Conflit ukrainien, notre souveraineté alimentaire en danger ?
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on parler de souveraineté alimentaire c'est justement le thème de notre second débat avant de donner la parole à nos experts en décortique les les propositions des candidats de ces des candidats sur ce thème avec jonathan du ps la guerre en ukraine est venue chambouler les programmes des candidats à l'élection présidentielle à 38 jours du premier tour en plein salon de l'agriculture tous ou presque se sont positionnés sur le thème de la souveraineté alimentaire afin de limiter la dépendance française à certaines filières de production russe comme le blé la crise russo ukrainienne met en évidence une chose c'est que nous devons être souverain en matière accompagne la ferme france c'est un ours est majeur et on ne peut pas la faire décroître on ne peut pas la réduire au contraire jeunes agriculteurs que l'agriculture a un avenir la candidate d'extrême droite marine le pen défend quant à elle une vision proche sans préciser les contours de ces mesures elle plaide pour davantage de souveraineté en matière énergétique et alimentaire selon elle l'autonomie de ces deux secteurs et la garantie de l'indépendance française les agriculteurs de toutes les manières possibles parce qu'il en va de la souveraineté alimentaire de la france a sauvé la nage et ikea souveraineté alimentaire ce sont les piliers de notre liberté si nous n'avons plus à une livre et je souhaite que la france autre idée défendue dans les travées du salon celle du communiste fabien roussel le candidat pcf demande lui la création d'une conférence nationale sur la filière céréalière afin d'assurer la sécurité des prix pour les agriculteurs à ce que le président de la république le gouvernement engage rapidement une conférence nationale avec l'ensemble de la filière céréalière afin d'assurer une sécurité des prix en matière de céréales mais aussi une sécurité des prix pour l'alimentation du bétail puisque cette ce conflit cette guerre aux portes de l'europe va vous va avoir a déjà des conséquences fortes sur les prix du blé et des produits dérivés du blé le chef de l'état avait coupé l'herbe sous le pied de tous les candidats sur le thème de la souveraineté alimentaire en inaugurant le salon emmanuel macron avait annoncé un plan de résilience pour sécuriser les filières au niveau national et européen et pour débattre autour de ceux de cette question de la souveraineté alimentaire toujours ici depuis le pavillon 4 du salon de l'agriculture j'accueille marion guillou bonsoir bonsoir bienvenue vous êtes ancienne présidente de l'inra et l'institut national de recherche pour l'agriculture l'alimentation et l'environnement membre du haut conseil pour le climat emmanuel ducrocq bonsoir journalistes à l'opinion bienvenue bienvenue également à thierry pouch bonsoir bonsoir chef économiste aux chambres d'agriculture de paris matthieu croissandeau évidemment est resté à mes côtés marion guillou 7 cette notion de souveraineté alimentaire et est ce que vous n'avez pas un peu oublié en france et est ce qu elle n'est pas réapparue finalement grâce je mets des guillemets à la crise qu vide oui c'est certain c'est à dire qu'en fait vous souvenez de la réforme de la pac enfin la création de la pac ans 60,2 s'il fallait donner à manger aux européens donc à l'époque on pensait à ce qu'on appelait alors la sécurité alimentaire et puis courant monde mondialisation aidant spécialisation est dense circulation encourager on avait oublié que ça n'allait pas de soi et ce sont les périodes de crise et deux périodes de crise très récente la crise du coc vide d'abord est là bien sûr cette invasion d'ukraine qui remettent en haut de l'agenda le sujet de la souveraineté alimentaire pour moi c'est évidemment de souveraineté alimentaire européenne dont nous parlons et non pas seulement de souveraineté alimentaire français lluis à ce nous ça se joue à la dimension de l'europe emmanuel ducrocq et ont produit tout juste ce que l'on consomme c'est c'est à peu près ça le constat le constant en france on est autour est beaucoup plus exportateurs oui alors ça dépend de quelle filière on parle à sion de la filière des céréales on exporte à peu près la moitié de ce qu'on produit donc on a une filière qui est dynamique et qui a son utilité dans notre souveraineté mais aussi dans la stabilité de tout le bassin méditerranéen et ça c'est vraiment une donnée qu'il faut avoir en tête c'est qu'il y à aussi la sécurité du bassin méditerranéen qui dépendent nos productions après selon les filières c'est très variable par exemple les filières fruits et légumes ont beaucoup souffert ces dernières années d'un manque de compétitivité de normes très dur et on importe aujourd'hui à peu près la moitié des fruits et des légumes avec des variantes selon les variétés on a des aberrations dans notre système alimentaire par exemple ont produit des pommes de terre en france bien assez pour nous mais on va les transformer à l'étranger parce qu'on a plus les structures de transformation et pour la viande c'est un peu bizarre on a des animaux qui partent être transformé en grèce et en italie puis qui nous reviennent pareil pour les porcs qui nous reviennent sous forme de charcuterie donc si vous voulez on la france reste un pays très exportateur mais elle a perdu de sa puissance et de ses parts de marché à l'intérieur de son bassin naturel c'est à dire l'europe on va évidemment parler du blé des engrais thierry pouch mais s il ya beaucoup d'autres produits sur lesquels on est dépendant aujourd'hui la première dépendance qu'on observe statistiquement est historiquement c'est la dépendance aux protéines végétales et depuis le début des années 60 on avait signé en europe un accord avec les etats-unis pour notre approvisionnement en tourteaux de soja cet accord est toujours en vigueur d'une certaine manière et cette dépendance au soja et aux protéines végétales en général n'a pas pu être surmontés malgré les plan protéines qui ont été adoptés depuis les années 70 et aujourd'hui la question se pose étant donné qu'il ya eu la crise que vit d'aujourd'hui la crise ukrainienne nous montre que nous sommes dépendants de l'ukraine pour les tourteaux de tournesol par exemple donc là c'est un point évidemment névralgique pour l'agriculture française et pour l'élevage en particulier donc ça veut dire qu'on peut manquer de tourteaux tournesol dans l'est dans les prochaines semaines on peut manquer de tout autre tournesol dans les prochaines semaines si les ports continue à être bloquée durablement on va parler du évidemment un grand chapitre de ceux de ce débat autour de du blé du blé russe de cet atout stratégique quelques chiffres pour poser le décor le poids de la russie dans le marché du blé premier exportateur mondial entre 18 et 20% des exportations mondiales 11 % de la production mondiale source chambre d'agriculture et puis l'évolution ça c'est aussi intéressant de voir l'évolution de la production de blé russe sur 20 ans ça correspond à la durée du pouvoir poutinien 2001 36 millions de tonnes de blé on est aujourd'hui à 80 millions de tonnes dont 35 millions exportés emmanuel ducrocq je joue ce chapitre avec vous vladimir poutine a voulu faire du blé un atout stratégique on peut clairement dire ça oui il a fait il là il a fait comme le font tous les chefs d'état c'est à dire qu'il a regardé quels étaient les atouts de son pays il a ainsi sa puissance sur l'armement sur l'énergie et sur l'agriculture si la puissance russe céréalière c'est autant des bleus c'est autant développer c'est parce que il ya eu d'une part des investissements mais c'est aussi parce que le changement climatique à donner à la russie une nouvelle façon de cultiver ses terres c'est à dire qu'avant aux plantes et des blés de printemps beaucoup beaucoup plus parce qu'on les plantes est après les gelées mais comme les gelées se sont faites plus rares on peut planter des blés d'hiver qui ont des rendements bien supérieur c'est de l'agronomie c'est un peu technique mais sa crise puis conçoit que si l'explosion de la production voilà est alors 7,7 ses tonnages de blé surnuméraires sont devenus une vraie âme géopolitique pour la russie c'est à dire qu'elle s'en sert pour dialoguer diplomatiquement avec l'egypte notamment qui dépend beaucoup du blé russe avec une partie du moyen-orient avec le liban avec certains pays d'asie et aujourd'hui on le voit la russie est en train de lier des alliances commerciales sur le blé avec la chine elle a établi un nouveau terminal ferroviaire non loin de la frontière chinoise et on sait que le blé s'il ne trouve pas preneur ailleurs s'il ne peut plus traverser la mer noire il partira en chine qui en est très friande et qui en a un grand besoin donc oui effectivement c'est une arme diplomatique géopolitique au sens presque défensif du terme militaire du terme marion guillou si si on rentre dans le détail effectivement les pays les plus dépendants du blé russe on l'a déjà un peu évoqué gérard larcher en parlait d'ailleurs lui aussi tout à l'heure si on doit faire la liste le c'est surtout le tour de la méditerranée ça donc et en plus il faut savoir que ce sont des pays qui en ce moment des stocks assez bas donc qu'ils vont être très dépendant à court terme des prix des céréales et on est tous un peu inquiet de ce qui se passait dans cette zone du monde dans l'est dans les semaines et les mois à venir oui parce que c'est un risque pendant nous interrompre de déstabilisation socialiste c'est tout le monde repenser à 2008 bien sûr c'est à dire c'est en risque si les gouvernements laisser les prix des céréales augmente et librement au cours mondial c'est un risque d'émeutes de la faim comme on en a connu en 2008 donc il faut absolument surveiller la situation dans ça il faut que les gouvernements de ces pays surveille la situation alimentaire de très près ou de déception majeure ou de déstabilisation politique qu'on a connu ensuite avec les printemps arabes 1 sur la vie chère est sûr qu'il a pourrait concerner tout le bassin méditerranéen oui c'est ça c'est à dire qu'en fait on sait que toute la rive sud de la méditerranée n'est pas autosuffisante en production céréalière qu'elle importe est donc vous l'aviez répéter tout à l'heure où le président du sénat l'a répété on sait que russie + ukraine c'est à peu près 30% de la circulation mondial des céréales donc cette zone qui est déstabilisée soit par la production soit du fait des ports et des moyens de transport et c'est ça devient un problème méditerranéen un problème stratégique sur les engrais je vais vous donner la parole tout de suite thierry pouch quelques chiffres là aussi le marché mondial des engrais la russie ses 16 % du commerce mondial et la part de la russie dans les importations européennes l'anglais c'est 25% là aussi c'est un peu toujours la même question mais elle est allée centrale quel est notre degré de dépendance aux engrais russe aujourd'hui on importe essentiellement des engrais de russie mais aussi d'ukraine un petit peu quand même oui et il faut aussi avoir à l'esprit que ces engrais sont fabriqués à partir de gaz pour l'essentiel est que nous sommes donc assez dépendant dans l'union européenne du gaz russe c'est 40 % des approvisionnements c'est un peu moins pour la france et 6% mais tout de même donc si vous voulez il ya une combinaison de facteurs qui risquent d'aggraver les coûts de production des agriculteurs pour se procurer des engrais à la fois par la flambée des prix du gaz qui se répercute sur le prix des engrais et aussi sur les disponibilités qui va y avoir parce que hees a rejoint le thème de votre émission en termes de souveraineté nous ne sommes pas souverain en engrais ce qui veut dire qu'il faudrait relocaliser la production d'engrais en france avec toutes les difficultés que ça représente pourquoi quelles sont ces difficultés alors des difficultés en termes de temps de durer il faut investir et puis il faut pas oublier que l'épisode azf à toulouse a quand même marqué les esprits donc il sans parler de ce qui s'est passé au liban aussi d'envoyer que l'aller les usines d'engrais sont quand même très contrainte et on a du mal à envisager pour l'instant des phénomènes de relocalisation donc on resterait dépendant avec des engrais qui sur l'année 2021 c'est à dire avant le déclenchement du conflit ukrainiens avaient déjà augmenté en france de 138% donc en termes est ce qui peut contrecarrer du coup la flambée des prix des céréales d'un autre côté c'est le syndrome fameux syndrome nimby not in my backyard pas de ça chez moi manuel ducrocq ça chez moi et en plus on est confronté à une série assez particulières en france en ce moment c'est qu'il y avait une mission d'information après le silo du liban sur le stockage des engrais en france et on était en train d'interdire ou en tout cas de contraindre fortement le stockage des engrais c'est ça s'est produit juste avant la crise russe donc en fait on était aussi dans une idée qu'on allait réduire considérablement les capacités de stockage en france et tout ça et finalement complètement bouleversée c'est à dire que la leur surgissement de la thématique de la souveraineté alimentaire dans notre débat public de manière vraiment crû de manière vraiment vital est en train de balayer beaucoup de certitudes et beaucoup de pistes qu'on avait emprunté avec notre agriculture jusqu'au là justement je vais juste vous poser une question de béotien sur les engrais 100 en grèce a fait baisser de combien le roman tout dépend des cultures mais il faut regarder simple au double c regardez le bio regardez le bio on est on est sur des tassements de rendement assez conséquent là l'objectif de la commission européenne à travers sa stratégie ferme tout fort qu on montre qu'il ya des baisses de rendement qui pourrait aller de 10 à 15% sur certaines cultures donc on peut évidemment faire un usage dose et économe des intrants mais sortir complètement des engrais dans un pack temps relativement bref ça c'est une mission quasi impossible alors je vous redonner la parole tout de suite mais on rejoint quentin quel mec est avec nous qui est en duplex en direct depuis les allées de ce salon dans le dans le hall 1 quentin pour relayer peut-être les inquiétudes de plusieurs secteurs notamment avec jean-françois la zouk et le président d'inter céréales exactement thomas parce que on l'a compris dans votre débat avec vos invités on le voit tous les regards se tournent vers les céréaliers s'ils vont mal cela aura un impact mécanique sur beaucoup d'autres filières la france on l'a compris également elle dispose d'une bonne autonomie en matière de fonctionnement de sa filière mais il n'y a pas de problème d'importation d'exportation plutôt des cours et des marchés qui sont mondialisés donc écouter effectivement jean françois loiseau qui est le président de l'inter céréales qui rassemble les producteurs la collecte des céréales et les premiers transformateurs des céréales l'ukraine et la russie sont deux très grands pays producteurs de céréales de tournesol ou de colza la russie est devenue le premier pays producteur de blé en très très très peu de temps et ce qui se passe aujourd'hui c'est qu'à cause de cette guerre la mer noire sur laquelle il ya beaucoup de ports d'exportation de céréales ne va pas pouvoir sortir des bateaux pour aller sur le bassin méditerranéen sur le moyen-orient voilà et jean françois loiseau qui parle d'une crise très grave cité par étape celle qui pourrait de plus en plus graves avec des pays qui disposent parfois de trois semaines seulement de stocks on l'a entendu aussi dans les intervenants en plateau thomas cette désorganisation des filières du secteur primaire elle va mécaniquement avoir des répercussions chez les transformateurs des produits et un moment où les coûts des matières premières elles étaient déjà au milieu de négociations très difficiles très âpres avec les distributeurs ecoutez jean moreau qui est directeur général de la fédération de l'industrie laitière qui rassemble des marques comme lactel président ou danone qui chamboule tout le set cette crise ukrainienne sur les le cours d de l'énergie vient remettre en cause tout ce qu'on avait pu essayer de mettre en avant pour aller chercher la valeur pour permettre aux producteurs de lait et aux entreprises de vivre est dressée sur les territoires et donc on a un vrai souci là dessus mais ce n'est pas que le problème de l'énergie qui nous préoccupe il ya nos salariés en ukraine et nos salariés en voient là thomas a très rapidement pour évoquer une dernière filière que nous avons rencontrés depuis ce matin c'est la filière porcine elle est déjà en difficulté avait des exploitations qui sont déjà déstabilisé depuis la pandémie de kovy des également la fièvre porcine africaine écouter thierry meyer qui est le président de l'ina port ici au salon depuis plus de six mois brady moins un an l'alimentation animale avaient déjà avait déjà augmenté de manière considérable et on avait pris plus de 100 euros/tonne sur le blé est en quelques heures et en quelques quelques jours on est on a repris ça s'est amplifié au niveau de l'alimentation animale et hier en à côté par exemple à 344 euros la tonne et les productions animales sont très impactées par les cours des céréales est aujourd'hui si on prend un cours du porc le cours du porc le prix de revient du port c'est 80 % liés à l'alimentation animale on voit là thomas pour ses inquiétudes un dernier mot pour vous dire que il y avait des négociations sur le prix à des négociations qui ont lieu tous les ans qui se termine au moment du sang l'agriculture elles viennent donc de se terminer avec beaucoup de difficultés dans certaines de ces filières et on nous dit qu'elles sont déjà caduc à cause de la crise en ukraine merci quand on vous retrouve évidemment s'il yad'autres d'autres informations notre message à faire passer depuis les allées du salon marion guillou vous ne l'avez dit tout à l'heure là c'est cet enjeu c'est enjeu de souveraineté alimentaire et se joue au niveau de l'europe mais est ce que la crise qu'on est en train de vivre ne remets pas en cause tout simplement le vieux modèle de d'agriculture qui existe depuis des décennies en france et en europe d'abord en tant que citoyen on constate que l'europe est là et qu'elle est plus plus importante qu'avant et au niveau agricole l'europe c'est extrêmement important c'est la première politique européenne pour l'instant l'agriculture toujours et c'est bien après la guerre les gens veuillent fin et c'était leur priorité de manger à leur faim que les agriculteurs est une existence digne puisque c'était un double objectif pour les agriculteurs et pour les consommateurs alors est ce que l'europe de fait l'europe et la bonne échelle quand on parle de spécialisation quand on parle transformation vous parliez des pommes de terre elles vont se faire transformer en belgique c'est peut-être normal que lier des gains d'échelle et que les pommes de terre face quelques kilomètres pour aller se faire transformer en belgique c'est écologiquement c'est s'est pas totalement un très grand mais bon c'est pascal plus loin au delà des noms mais il faut aussi penser que le consommateur cherche à voir des aliments pas trop cher et donc le principe de spécialisation au niveau européen peut se jouer dans la mesure où nous nous sentons dans la même unité politique et nous nous sentons solidaires en fait c c'est ce qui se joue en ce moment et c'est sans doute ce qui est en train de progresser à vitesse grand v malgré nous et du fait de ce drame une craignant donc pour moi oui c'est toujours l'europe qui est la bonne échelle pour penser la politique agricole et alimentaire etc au niveau européen qu'il faut qu'on s'interroge sur nos dépendances et je pense que c'est extrêmement important de continuer l'analyse qui a été commencé dire sur quels produits sommes nous dépendons de pays extra européens de quelques opérateurs et donc fragile et il ya une étude qui a été faite là-dessus il ya des vaccins vétérinaires il y à des acides aminés dont il ya des produits pour l'alimentation animale il ya un certain nombre de produits extrêmement précis sur lesquels nous sommes très dépendants et c'est dangereux quand nous savons que le monde devient plus difficile c'est dangereux de dépendre de l'étranger sur des produits vitaux d'où l'importance de réfléchir cette souveraineté alimentaire au niveau européen est effectivement l'a pas fait depuis longtemps changement de modèle ou pas emmanuel deux crocs c'est une vraiment une très bonne question et je pense qu'on n'a pas encore la réponse mais on avait pris une orientation stratégique en europe qui était la déclinaison agricole du green deal sa salle appelle la stratégie farm to fork à grands traits ça consistait à comment dire à appliquer des transitions agroécologiques assez rapide à couper de moitié les les utilisation d'engrais et de produits phytosanitaires c'est peut-être un peu moins de jeu j'ai plus le chiffre en tête mais enfin aller couper drastiquement a augmenté beaucoup les jachères de l'ordre de 10% pour comment dire minimiser l'empreinte écologique de l'europe dans la production alimentaire mais on se rend compte que ça se traduisait par des chutes de production vraiment impressionnante sur certaines filières 10 à 15% globale des volumes de nourriture mais peut-être 20% sur les céréales et sam et l europe dans une position de dépendance accrue c'est à dire que les exportations vers le bassin méditerranéen globalement c'était fini et on se rendait compte qu'il y avait beaucoup de choses qu'on allait importer par ailleurs pour des motifs sans doute très louable écologique mais on se rend compte que dans le climat actuel tout ça devient vraiment très comment dire à remettre à plat clairement parce que la donne géopolitique a changé parce que l'alimentation c'est une donnée stratégique c'est vital ce continent a oublié que la la comment dire la souveraineté alimentaire ce qui consiste à choisir son destin alimentaire c'est une construction ça ne nous est pas tombé comme ça tout cuit dans le bec pardon pour l'expression mais c'est 60 ans de travail en europe de politique concertée alors avec des distorsions de concurrence avec des sur transposition mais avec quand même un objectif de nourrir la population qui était un peu abandonné et qui peut être va revenir au premier plan thierry pouch sûr sur cette question de modèle il ya un autre élément qui est intéressant c'est les difficultés du marché du bio dire qu'on voit que les finalement les consommateurs ils se ruent moins sur le bio depuis quelques mois voire depuis un ou deux ans que dans les années précédentes alors là il ya un principe de réalité d'une certaine façon là aussi il ya surtout une réalité économique s'est s'imposé à l'agriculture biologique il y avait effectivement une perspective très prometteuse pour le développement de l'agriculture biologique il y avait une attente sociétale et puis la crise sanitaire est intervenue avec évidemment les confinements donc on consommer un peu moins on a les moins dans les magasins etc mais surtout il ya eu cette crise économique qui a stabilisé l'évolution du pouvoir d'achat finalement et que les consommateurs se sont rendus compte que le prix du bio était beaucoup plus élevé qu'il y avait une offre de produits alimentaires qui était sensiblement similaire au bio les produits estampillés haute valeur environnementale tous les toutes les indications géographiques les signes de qualité et ils ont demandé à ce que finalement le bio apporte la preuve que l contribuer finalement à la réduction du de la crise climatique et donc on est dans une phase de sous consommation de produits issus de l'agriculture biologique qui finalement engorge le marché et provoque des tassements de prix des déclassements notamment en laye mais il n'ya pas que cette filière là et donc il ya une vraie interrogation là dessus je voudrais juste ajouter un point sur la souveraineté à l'échelle européenne c'est fondamentalement posée la question d'une perspective d'une europe fédérale finalement parce qu'aujourd'hui on voit bien qu'il ya encore quelques divergences sur l'idée de souveraineté entre des pays du nord plutôt orienté vers le libre échange et donc s'approvisionner à l'extérieur et des pays plutôt du sud qui sont quand même arc bouté sur cette idée de souveraineté dont qu'il a il ya un enjeu il ya un défi considérable pour l'union européenne de définir une souveraineté alimentaire qu'ils soient ancrés dans une europe fédérale au point de changer son sa forme un mental et même quand ça vous fait réagir oui parce qu'on a eu un petit laboratoire de ce que ça donne un pays qui n'a pas pris soin de sa souveraineté alimentaire le royaume uni a fait le choix de dépendre du reste du monde pour son alimentation il importe un peu plus de la moitié de ses besoins alimentaires et on a vu quand il n'a plus vraiment d'agriculture très variés et on a vu quand il est sorti de l'union européenne que ça a posé beaucoup de problèmes et et on a eu des rayons vie mais on a eu des productions appauvri etc il faut que le royaume uni se reconstruise se reconstruisent une agriculture ou qu'il ait source et ailleurs beaucoup plus loin sur la planète ski coq qui pose quand même des questions d'empreinte environnementale de son alimentation donc voilà on peut être que la vraie leçon est la triste leçon de tout ça c'est qu'il faut se prendre soin de cet atout l'europe c'est une terre bénie des dieux par son sol par son climat qui a déjà des pratiques qui ont beaucoup évolué et qui sont beaucoup plus vertueuse qu'elle l'était auparavant il faut considérer qu on a là un atout stratégique avec notre agriculture avec notre alimentation et qu'il faut cultiver cet atout alors dans ce débat consacré aux conséquences de de la guerre en ukraine sur l'agriculture on est on est toujours évidemment direct du du salon de l'agriculture il ya la question du marché russe parce que là aussi un chiffre qui nous vient de l'association française de l'agro-industrie anja la france est le neuvième fournisseur de la russie en produits agroalimentaires ça représente 780 millions d'euros par an marion guillou on peut imaginer que le secteur agricole français va souffrir dans son ensemble de cette perte les marchés comment vous l'analysez ça d'abord tout à l'heure j'avais envie de réagir passe alors allez-y rapidement mais s'il nous reste un peu attendre parce qu'on peut quand même faire mieux on peut utiliser mieux les engrais on n'est pas obligé de laisser des nitrates en excès on n'est pas obligé donc on peut beaucoup amélioré la manière de faire la précision ce qu'on appelle dans tout le salon l'agriculture de précision la goutte d'eau qui va au bon endroit l'engrais qui appliquaient à bonn à bon escient donc c'est pas je veux dire c'est pas le modèle naïf contre le modèle on parle notamment de l'agriculture de précision oui bien sûr il ya des moyens qui permet il ya des moyens tels prix s'ils donnent dans le trio qui permettent de faire mieux et donc on utilisera moins d'engrais je dire on est capable et ces dernières années la consommation d'engrais n'a pas arrêté diminuer certes lentement mais n'a pas arrêté diminué donc donc on est capable de faire mieux c'est ce que je voulais mais alors c'est dans les camps dans les duels c'est une évidence pardon voilà huit ans je suis tout à fait d'accord avec avec avec marc guillou on est toutes capables de faire mieux et on le sait jouer aux logiques qui s'ouvre à nous aussi voilà encore mieux alors je repose la question sur le marché russe oui ce que ça représente pour l'agriculture française parce que ce marché aujourd'hui il se ferme alors oui ce marché se ferme cela dit la france n'est pas si mal placé je dire objectivement c'est pas marché majeur pensais pas le marché numéro un pour nous et ce qui va être très difficile c'est surtout l'augmentation du prix de l'énergie je veux dire je pense que là le problème immédiat pour les français à gérer c'est l'augmentation du prix de l'énergie et donc l'augmentation du prix de l'engrais et du point de vue géopolitique ces problèmes de tension alimentaire au sud de la méditerranée je pense pas que le problème numéro un pour l'instant ce soit le débouché sur le marché russe de toutes les façons depuis le l'annexion de la crimée les sanctions européennes et américaines ça s'est traduit par des mesures de rétorsion adoptée par moscou et notamment le fameux embargo qui est toujours en vigueur et qui a comment plomber un certain nombre de filières françaises les produits laitiers et le fromage en particulier la viande porcine les fruits et légumes donc là avec la crise ukrainienne et les nouvelles sanctions ça risque d'aggraver un processus qui est engagée depuis 2014 d'où l'importance d'un d'un quoi qu'il en coûte agricole d'où l'importance d'un quoi qu'il en coûte mais jusqu'à quand dans quelle mesure on va aller encore plus loin que ce qui a été fait sachant que l'état est quand même structurellement d'été maintenant ce qui n'est pas le cas de la russie justement qui va pouvoir à hauteur de 12 % d'endettement public comparativement à nous à 120% il va pouvoir justement débloquer suffisamment de crédit pour soutenir un certain nombre de secteurs dont celui de l'agriculture qu'est ce qu'on peut attendre en la matière est ce que effectivement ça a été l'un des thèmes de notre premier débat mais je veux bien vous entendre là dessus et daniel ducrocq sur la phrase de marine le pen qui était dans les allées du salon il ya quelques heures dix ans les agriculteurs ont pas vu l'ont pas vu le quoi qu'il en coûte je suis pas certaine qu'il n'ait pas vu le quoi qu'il en coûte c'est quand même un secteur qui s'est mobilisée considérablement qui a dû se remettre en ordre de marche avec des équipes réduites qui a dû repenser toutes ces chaînes de deux femmes de fabrication je sais pas dans quel sens elle dit n'a pas vu le quoi qu'il en coûte inapte à bélie qui n'ont pas touché les aides ya une partie du plan de relance qui est destiné à la modernisation à l'innovation en agriculture donc non je pense que ce qu'elle a dit a été un peu vite dit sur les 100 milliards du premier plan de relance il y en avait 1 milliard 2 qui était dédiée à l'agriculture et le secteur agricole est inscrit dans le plan de relance 2030 donc alors on parle évidemment et c'est normal on est on est au coeur du salon de l'impact de cette de cette guerre sur les rémunérations la situation les importations des agriculteurs mais nous consommateurs thierry pouch on va forcément être impacté en bout de chaîne y'a pas de il n'y a pas d'autre possibilité la problématique de la répercussion des flambées de prix sur le consommateur était déjà engagé depuis l'année dernière d'où le thème de du pouvoir d'achat dans cette campagne électorale bien évidemment donc là si on a une flambée du prix du blé tout à l'heure il était question de 340 euros dans votre repassage on est aujourd'hui à 350 euros la tonne donc on a déjà progressé donc inévitablement il y aura des répercussions sur les produits transformés à moins que dans une perspective d'intervention de l'état on pourrait pratiquer justement comme le font les argentins ou les russes une taxation des exportations pour retenir les disponibilités sur le territoire national et faire pression sur les prix essayer de desserrer cette pression sur les prix donc ça peut être une perspective mais inévitablement la question de l'inflation des produits alimentaires va se poser dans les semaines et les mois qui viennent taxer les exportations qu'est ce que vous pensez de cette idée réelle du coup c'est toujours un jeu à double à double tranchant parce que si on taxe par exemple nos exportations de céréales vers le bassin méditerranéen on s'est déjà rendu compte la semaine dernière où il ya peut-être deux semaines que l'egypte avait fait un appel d'offres pour acheter du blé qu'elle a annulé parce qu'ils étaient à un prix trop élevé qu'elle ne pouvait pas se l'offrir et le blé a depuis pris quelque chose comme 50 euros la tonne et donc elle peut encore moins se l'offrir donc si on commence nous à renchérir les exportations vers ces pays là on va garder pour nous une certaine forme de stabilité mais on va les déstabiliser complètement avec ce que sa robe comme conséquence pour nous c'est à dire des migrations probablement donc en fait tous à cesser ce sont des effet de domino dans ce monde alimentaire interconnecté quand on touche un des petits boutons ont fait bouger tous les autres donc il faut vraiment bien pensé aux effets que aux effets que tout cela à quand la russie a décidé de mettre des quotas sur ses exportations elle a participé à l'augmentation des cours du blé si les cours du bien on commençait à monter ces derniers mois c'est parce que la russie a retenu une partie de ses stocks pour elle en les taxant depuis 2018 quand même la fao rappelle donc avant qu vide pendant qu vide et maintenant avec la guerre russo ukrainienne que l'insécurité alimentaire est en train d'euros se redresser donc il faut aussi tenir compte de ça un pays comme l'afghanistan est en train de mourir de faim en silence parce qu'ils n'ont même plus les moyens d'acheter quelques tonnes de blé pour nourrir leur population qu'est ce que ça suppose comme comme réforme marion guillou ce qui est très intéressant c'est de constater que l'organisation mondiale du commerce qui tous à une époque était là pour éviter les mesures protectionnistes maintenant elle réglemente justement les empêchements les barrières à l'exportation cirque elle empêche les pays de garder pour eux au lieu de demander aux pays de ne pas se protéger on a complètement inverser la logique du commerce mondial c'est à dire qu'on limite on observe limite les pays qui mettent des barrières aux exportations alors qu'avant vous souvenez bien que toute la doctrine de l'om sait c'était de faire tomber les barrières à l'importation on allait la logique de l'offre et la demande au niveau mondial a complètement été inversés cyril fouche c'est très important ça ce qui vient d'être rappelé par marion guillou parce que dans la thématique de la souveraineté c'est une brèche dans la mondialisation qui s'est ouverte lundi il va falloir reconsidérer l'organisation de l'économie internationale et il faut la repenser en pensant à l'agronomie c'est à dire que si on exporte des céréales si un commerce mondial des céréales c'est parce que la culture des céréales elle et elle est contrainte par la géographie par le climat en dessous du 50e entre le 25e et le 50e degrés de latitude on peut faire du blé ailleurs c'est très compliqué et c'est pas de la mauvaise volonté ou c'est pas de la cepa de la nullité agro logique pardon agronomique c'est juste que c'est pas possible donc en fait tout ça va s'amplifier avec le changement climatique avec la réalisation de nouvelles zones nos qui va falloir repenser la matière la manière dont on cultive mais faut pas penser que le fait de faire du commerce de céréales c'est de la domination coloniale c'est aussi parce que ça répond à une demande très matériel est très basique de choses qui ne sont pas possible de produire sur d'être produites sur place dans des pays avec des démographies qui sont galopante et donc en fait on a aussi cette équation là je vais remercier thierry pouch d'avoir participé à ce débat parce qu'on va aussi accueillir tout de suite merci beaucoup c'était c'était passionnant merci d'être venu sur notre plateau au coeur de du salon du pavillon 4 de ce salon de l'agriculture on accueille tout de suite stéphane sotra bonsoir bienvenue et bravo stéphane fautrat puisque vous êtes le lauréat du prix spécial des territoires mutualia public sénat alors vous êtes agriculteur dans le loiret c'est ça là où exactement alors tout à fait dans le nord du loiret dans une commune nouvelle qui s'appelle le mal géré moi qu'en fait tu es à côté de malesherbes des kills limitrophes avec l'essonne et la seine et marne a alors depuis combien de temps vous fait ce métier et puis alors qu'est-ce que vous produisez alors avec mon épouse nous sommes accros agriculteurs depuis 1984 sur cette exploitation familiale voyez donc ça fait déjà un nombre de décès ni l'exploitation familiale ça veut dire qu'avant vous dérouter nos parents nos grands parents voilà donc depuis deux siècles et produisons sur cette exploitation pour répondre à votre question uniquement des productions végétales c'est à dire du blé de l'orge de brasserie des pommes de terre des betteraves du tournesol du colza du soja depuis peu de temps de la luzerne voilà un assolement très diversifié comment vous avez fait évoluer finalement votre votre métier votre exploitation depuis quelques années choix vous avez pris un virage ya quoi il ya trois quatre ans c'est là c'est pour cette raison que vous avez parlé de ce prix que nous avons obtenues ces halles approche un peu de fans carrière et quand nos enfants indiquent qu'ils ne sont pas intéressés qui n'ont pas envie d'être agriculteur parce que tout à fait tout à fait recevable et juste nous sommes posé la question en 2018 avec mon épouse du devenir de cette exploitation au cours de notre vie professionnelle comme souvent les agriculteurs nous avons acheté au reste de la famille les bâtiments souvent départ des parcelles de terre du fossé donc petit à petit on nous sommes devenus à être maître si vous voulez de notre outil professionnel et à ce moment nous faisons c'est question du devenir de cette exploitation mais des fois quand tu un peu un petit peu provoqué jeudi on pourrait la vendre un investisseur chinois par exemple ou bah oui puisqu'elle nous appartient on fait des voix un industriel il vend son entreprise à quelqu'un d'autre et c'est son choix voilà donc c'était une option c'est de la vendre dans sa globalité et de faire en fait ce que nous voulions c'est une option nous avons choisi une autre option qui est de dire de toute façon l'agriculture et l'alimentation et notamment aux portes du grand paris mais aussi ailleurs l'agriculture à l'alimentation des décennies à venir ne sera pas la même que celle des décennies passées voilà le rapport à l'alimentation du citoyen le rapport à l'environnement et aux questions environnementales de citoyens sera pas les mêmes donc on dit vous avez fait quoi vous êtes passé comment vous êtes passés au bio mais pas que c'est sympa d'avoir passé au bio on fait un chemin un autre chemin oui nous sommes dit il faut transformer sur place nos productions nous avons depuis des décennies petit à petit perdu la maîtrise de la valorisation de notre produit je le dis aussi direct que ça et ça ça crée un problème donc en fait on va essayer d'attirer dans notre exploitation beaucoup de bâtiments on a on peut construire les bâtiments des entrepreneurs qui auraient envie de monter une activité transformation des productions que nous faisons sur notre ferme ok combien c'est ce que vous êtes impliqué avec c'est quoi ces on appelait on parle souvent de tir lieu c'est 1 0 on a commencé à faire autre chose savez ça viendra après et nous avons on a une production qui est très importante dans notre région que la production d'orge de brasserie oui tout notre territoire est réputé le hasard a voulu le hasard on a un peu cherché que nous rencontrons contre riom des jeunes brasseurs parisiens qui ont créé une marque qui s'appelle lbf la brasserie fondamentale ils créent leur marque à paris ils ont l'ordre 3 4 bars ils font leurs petites recettes leurs gammes et ça marche donc il cherche un endroit pour installer leur brasserie vous allez ouvrir une brasserie alors non mais la bras si elle est ouverte déjà et elle est ouverte donc en mai conduit on a fait le chemin inverse c'est qu'en fait ils nous ont dit nous on veut bien travailler on veut bien venir chez toi on la met toute la production de notre brasserie scam cent mille bouteilles par semaine actuellement toute la production de notre brasserie lé bureau donc quand je vous dis qu'on a fait le chemin inverse compris et qu'on adapte notre exploitation à l'entreprise de transformation que l'on a sur notre dans notre écosystème c'est ça on fait on fait le chemin inverse c'est à dire que on ne se lance pas dans la production de l'agriculture biologique sans avoir le client en fait c'est un peu on sait que c'est risqué on sait que c'est difficile c'est pas du tout le même métier voilà donc il faut se former il faut que les jeunes qui travaillent avec moi voilà donc on a fait ça ouais alors ça m'intéresse d'avoir votre rond on est dans un débat sur la souveraineté alimentaire est ce que vous vous sentez concerné par exemple pour parler des engrais est ce que est ce que c'est un c'est un enjeu pour vous est ce que vous vous importez des engrais ou alors est-ce que vous en avez moins besoin parce que vous êtes passés au bio c'est quoi votre il faut aussi des fumeurs pour l'agriculture biologique et ça a des débats qu'on a eu un autre endroit il ya quelques jours notamment avec avec un manuel c'est oui ça me soucie l'origine des engrais ça me soucie ça me soucie sur le prix ça me soucie aussi sur l'origine en agriculteur à un peu militant mais c'est le sujet qu'on a eu ce qu'ils viennent de russie si on va un petit peu plus loin oui samsam souci ça me soucie aussi sur le prix parce que les fumeurs ont les engrais organiques ou les fumeurs qui sont utilisés en agriculture biologique sont déjà beaucoup plus cher que les que les engrais pour l'agriculture conventionnelle et sont beaucoup plus beaucoup plus rares voilà donc dans les dents les dents les coûts de revient en fait des produits ça ça a toute son importance mais mais tout ça me soucie bien entendu mais match on est en fait notre démarche notre schéma c'est une relocalisation en fait nous on se dit on s'est dit avec et avec les générations un nouvel qui travaillent avec nous nous avons 15 millions de consommateurs à notre porte j'ai en fait notre exploitation elle a 61 kilomètres du centre de paris alors c'est vrai que c'est une particularité nous nous disons nous avons 15 millions de consommateurs on va essayer d'en nourrir quelques-uns avec ce qu'ils attendent voilà c'est ça l'idée donc au delà du du bio même si à la logique de circuits courts vous pouvez répondre à une demande de circuits courts pour des consommateurs parisiens par exemple moins 24 heures c'est l'étape d'après c'est à dire que vous avez parlé de l'éco lieu c'est que nous répondons à un appel à projets de la région centre val de loire ce que nous sommes dans la région centre val de loire pour la création d'un éco lieu tiers lieu à côté de la brasserie qui aura notamment une épicerie de produits de producteurs un espace de coworking et ça attire les urbains oui et on est dans la dans le circuit court c'est intéressant le modèle du groupe à ce qu'on est vraiment dans une diversification dans un virage raisonnée comment vous analysez le le parcours de stéphane faudra le parcours de stéphane c'est l'histoire de l'agriculture française c'est à dire une agriculture qui s'est toujours beaucoup adapté à ce qu'elle est ce qu'elle avait sous la main aux besoins fakih kia qui a considérablement changé je sais pas si il ya d'autres secteurs économiques en france qui ont autant évolué que l'agriculture au cours des décennies et c'est l'histoire de stéphane c'est aussi l'histoire d'une agriculture extrêmement diverse et c'est aussi pour ça que l'agriculture française et résistante c'est que il faut des modèles comme celui ci pour répondre à des clients de proximité il faut aussi des grandes exploitations parce qu'il ya des gens qui n'ont pas les moyens d'avoir accès à des produits qui coûtent sans doute un petit peu plus cher que les autres il faut que cette agriculture puisse répondre aux besoins de tous les français en quantité en qualité et c'est ça qui est important dans la conception de l'agriculture française c'est qu'il n'y a pas un seul modèle qui peut marcher il y en a beaucoup et je pense que c'est fantastique de se dire que chaque agriculteur peut déterminer le projet qui lui plaisent celui dans lequel il va se réaliser il ya des céréaliers qui exporte des céréales et qui sont très fiers de ce travail là vous faites de la bière pour le pari vous en être très fiers et vous avez bien raison et il n'y a pas deux il n'y a pas de cette agriculture voyez il n'y a pas de sun agriculture il y a des agricultures qui répondent aux besoins et aux besoins des consommateurs alors évidemment il faut faire toujours mieux il faut faire toujours plus dans le détail plus dans la précision etc mais ça c'est un travail de fond que la culture très habituel ou de marion guillou oui ce qui m'intéressait également dans votre danse que vous décriviez c'est le mouvement vers les engrais organiques vous disiez que je suis membre du haut conseil pour le climat et vous savez peut-être que les engrais minéraux sont beaucoup plus nocif pour les gaz à effet de serre pour le pour ce qu'on appelle le changement climatique que les engrais organiques et donc qu'on va voir dans les années qui viennent un mouvement général vers les engrais organiques avec ce que vous signaliez c'est là le besoin d'avoir plus d'engrais organiques donc d'utiliser les déchets des villes est à nouveau ça va être un lien entre les différents milieux d'utiliser plus tout ce qui est des chais des industries déchets ménagers déchets des villes pour injecter 2 les engrais organiques donc on trouve finalement une convergence entre les différents mouvements et ce que je voulais dire aussi sur le bio c'est vous avez échappé à ce problème mais le bio il faut que ce soient plus payés que le reste puisque le rendement est moins fort et ça ne peut pas être autre chose qu'un marché de niche sinon vous ne vous n'avez plus la valeur ajoutée qu'il faut donc tout le monde s'étonne du fait que les prix du bio s'écroule mais c'est pas étonnant c'est une question de quantité sur le marché à vous le mot de la fin stéphane faute non je vais juste à me dire une petite chose c'est que nos bières les biards que nous fabriquons ne vont pas jouer seulement dans le grand paris mais si vous prenez le tgv à la voiture barbosa et nos bières si vous avez sur air france transavia europe vous avez nobiliaire pour ce temps freine encore l'avion donc qu'on est oui mais mais voilà et par rapport à ce que disait madame guillou l'instant c'est vraiment tout le tout l'économie circulaire en fait qu'on fait sur l'exploitation par exemple la brasserie elle produit 300 tonnes de ce qu'on appelle de drèches ce sont les produits les issues enfin qui me veut devenir des biscuits par exemple ils peuvent devenir des biscuits mais transformé 300 tonnes de drèches en biscuit en février c'est en fait beaucoup beaucoup alors vous en faites quoi eh bien on fait de léon feix de l'épandage dans les champs pour la culture qui suit pour une autre culture et ça moi je suis passionné par cette par cette démarche merci beaucoup merci à tous d'avoir participé à ce débat c'était vraiment passionnant là c'est la fin de de cette émission un grand merci à toutes les équipes de public sénat parce qu'une des loques comme on dit une délocalisation c'est un vrai beau travail collectif donc merci à tous c'était une émission nickel comme on dit
Fabien Roussel