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interviewLe Média· 6 juillet 2026 23 min

MACRON « TRUQUE » 2027 ? LES DESSOUS DE SON CHOIX DANS LES DATES DE LA PRÉSIDENTIELLE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour tout le monde et bienvenue pour un nouvel épisode des Indiscrets sur le média, votre rendez-vous hebdomadaire politique avec Nils. Tous les vendredis, il nous offre les indiscrétions du monde politique, les petits secrets des plus grands et avons-le, on aime ça. Alors, au sommaire aujourd'hui, Emmanuel Macron serait-il en train de magouiller avec les dates de la prochaine présidentielle ?

Nils a enquê là-dessus et on va aussi vous parler de la nouvelle erreur de Gérald Darmanin qui pourrait bien avoir des conséquences dramatique. Allez, c'est parti pour les indiscrets. Bonjour Nils.

Salut Amira. Salut à toutes et à tous. J'espère que tu vas bien.

Alors, Emmanuel Macron a annoncé les dates de l'élection présidentielle et ça fait déjà polémique. Oui, le président a tranché les premiers et seconds tours de l'élection présidentielle auront lieu respectivement le 18 avril et le 2 mai 2027. Regardez, le 1er mai, il y a aussi le risque de potentiel débordement.

De telles images pourraient-elle avoir une influence en dernière minute sur le vote des Français. l'exécutif en tout cas tranché après avoir longuement tergiversé, ce qui devrait soulager certains candidats impatients qui vont enfin pouvoir inscrire ces dates sur leur premier tracte de campagne. Voilà.

Alors, sauf que tu le disais en introduction, ce choix du chef de l'État validé en conseil des ministres ce mercredi est décrié alors par tout le monde hein, les opposition que ce soit la droite, l'extrême droite au RN évidemment, mais aussi à gauche et même chez les syndicats car bah ce deuxième tour interviendra au lendemain du 1er mai. C'est le jour de mobilisation syndicale à l'occasion de la fête des travailleurs. Alors, Nin, tu vas peut-être pouvoir nous dire comment sont choisies les dates de l'élection présidentielle ?

Alors pour être honnête euh je ne suis pas si calé que ça en constitution. J'ai donc demandé à un spécialiste, hein, euh le le constitutionnaliste Jean-Philippe De Rosier de nous expliquer tout ça. Écoutez-le.

Les dates sont prévues par la Constitution, par l'article 7. C'est euh 20 jours au moins et 35 jours au plus avant l'expiration du mandat. Et en plus, il faut que l'élection soit un dimanche.

Le choix des dates s'imposait au président de la République et au gouvernement. L'alternative était était unique entre 11 et 25 avril ou 18 avril et et de mai. Et c'est la deuxième option comme c'est assez traditionnellement le cas à savoir un premier tour en avril, un deè tour au mois de mai.

Voilà donc en vérité si j'ai bien compris hein Emmanuel Macron avait deux fenêtres de tir soit les 11 et 25 avril soit les autres dates qu'il a choisi. Alors à l'Élysée, on assure que le chef de l'État a voulu tenir compte des vacances de printemps. très gentil pour les Français hein, selon les zones A, B, C ou encore la Corse.

Alors, elle s'étale du 3 avril au 3 mai 2027 et le 2 mai une seule zone sera concernée et encore, ce sera la veille de la rentrée. Et donc, l'Élysée explique que bah ça peut annoncer davantage des lecteurs aux urnes. C'est bien la première fois qu'on se préoccupe des Français mais enfin voilà.

Et il y en a un qui n'est pas du tout content de ces dates de l'élection présidentielle. Tu veux nous en parler Nils ? C'est Bruno Retaillof.

Et oui, hein, Bruno Retaillot. Pour Bruno, c'est un complot. Écoutez, le candidat, les républicains, la présidentielle, c'était sur Télébol Boloré cette semaine.

Qu'on me fasse pas croire que dans les cortèges, dans les prises de position, il y aura aucun écho politique. Une fois de plus, ce gouvernement a obtempéré et le choix du gouvernement, ça a été le choix de la gauche parce que la gauche pense que une second tour après le 1er mai et bien ça l'avantagera. Voilà.

Alors pour Bruno Retaillot, c'est le choix d'Emmanuel Macron, c'est pour avantager la gauche selon lui. Alors inutile de vous dire que les accusations de Retaillo font hurler de rire en haut lieu. Voilà ce que me déclare notamment un familier de l'Élysée.

Après 10 ans au pouvoir, Emmanuel Macron serait donc à l'action pour favoriser la gauche. Ce serait une première. En vérité, c'est que quelle que soit la date choisie, elle allait être critiquée.

C'est le jeu de la politique, mais il faut vraiment arrêter de crier au complot. Voilà. Et puis à la sortie du conseil des ministres ce mercredi, la porte-parole du gouvernement Hom de Brégon s'est agacé des procès en manipulation qui sont fait au président.

Écoutezla. Non, alors je veux bien qu'on polémique sur beaucoup de choses. Je vous ne je vous propose qu'on ne polémique pas sur les dates des élections présidentielles.

Là encore, c'est un choix qui a été fait d'abord au regard de ce qu'impose la Constitution. Les règles euh seront les mêmes qu'à l'habitude. Euh il y a une période de réserve, il y a des dates qui ont été fixées eu égard aux différentes contraintes et aux différentes exigences qui sont pos qui s'imposent à nous.

Les premières sont constitutionnelles et le seconde ont été partagé encore une fois avec l'ensemble des partis politiques. On aurait pu choisir d'autres dates qu'on nous aurait probablement reproché au regard du calendrier des vacances scolaires. Donc j'entends que ça ne convienne jamais parfaitement aux uns et aux autres.

Voilà. Alors finalement pour le constitutionnaliste Jean-Philippe Deosier que j'ai consulté he le président a peut-être choisi la moins pire des solutions. Écoutez cet éminent spécialiste.

Le mandat se termine le 14 mai. Il est assez rare que les deux tours de l'élection présidentielle aient lieu au mois d'avril. C'est arrivé en 2022 parce que si on avait organisé ça au mois de mai, le second tour aurait eu lieu soit le 1er mai, soit le 8 mai.

Donc là, ça aurait été le jour même de la fête des travailleurs ou de la victoire de 45. Et ça effectivement c'est un petit peu plus malvenu. Les deux options pouvaient prêter à confusion, pouvaient prêter à débat politique.

Là il y a le débat politique sur le 1er mai. S'il avait choisi le 11 et le 25 avril tout en disant qu'il veut rester jusqu'au 14 mai, on lui aurait reproché de vouloir rester au pouvoir alors que le prédécesseur a été élu et que il faut qu'il dégarpisse le plancher. Alors, le constitutionnaliste nous explique très bien que Emmanuel Macron a finalement choisi la moins pire des solutions.

Alors, pourquoi il y a autant de polémique et autant de défiance par rapport à ce choix ? Bah, peut-être qu'au fond euh c'est moins le choix des dates qui a posé problème que la personne euh qui a choisi ces dates, c'est-à-dire Emmanuel Macron. Alors, une première hypothèse, en 2022, le second tour de la présidentielle qui avait abouti à la réélection d'Emmanuel Macron s'était tenu le 24 avril.

Le Conseil constitutionnel par la voix de son président d'alors c'était Laurent Fabius avait proclamé les résultats le 27 avril et la cérémonie d'investiture avait été organisée à l'Élysée le 7 mai 2022. Donc on pourrait penser logiquement que son mandat Emmanuel Macron s'arrête 5 ans plus tard le 7 mai 2027. Eh bien non car Emmanuel Macron a pris quelques libertés avec les usages.

Écoutez l'annonce de Laurent Fabius il y a 4 ans. Le Conseil constitutionnel en ce 27 avril 2022 proclame monsieur Emmanuel Macron, élu président de la République. Son nouveau mandat débutera à compter du 14 mai 2022 à 0h.

J'adresse au président Emmanuel Macron toutes nos félicitations pour son élection. Voilà. Donc à l'époque et ben on en reprenait pour 5 ans.

Alors personnellement ça fait 10 ans en ressenti, 10 ans de Macron. Mais bon bref. Donc le nouveau mandat du chef de l'État a débuté le 14 et non pas le 7 mai.

Et donc selon l'article 6 de la Constitution, le mandat du président de la République dure 5 ans jour pour jour. Alors certes, Macron réélu, il avait pu prendre quelques libertés, ça n'avait pas d'incidence sur la date réelle de sa de sa fin de mandat, mais effectivement euh ça avait ça avait fait mauvais genre. Alors ça c'était la première hypothèse.

Nils, qu'en est-il de la deuxième hypothèse ? Et bien la lecture très subjective de la Constitution par Emmanuel Macron, on l'a déjà dit ici et répété hein dans cette émission à mou reprise que Emmanuel Macron a une vision très extensive he de la loi constitutionnelle. On l'a vu à plusieurs reprises par exemple sur le pouvoir de nomination hein, Macron est fréquemment sorti des clous parfois souvent en procrastinant.

Par exemple, pour le château de Versailles, Catherine Pegar, l'ancienne maîtresse des clés du palais est restée en poste bien au-delà de la limite d'âge autorisée par le fait du prince, enfin plutôt du couple Macron. Et puis Nils, on l'a aussi vu en 2024 qu'Emmanuel Macron n'en faisait qu'à sa tête. On l'a vu après la dissolution.

Et oui, quand le chef de l'État a refusé de nommer la candidate du NFP, hein, euh Lucy Casté à Matignon, au nom, je cite, de la stabilité constitutionnelle alors que c'est bien le cartel des gauches qui était arrivé euh premier à l'Assemblée. Alors là encore, la tradition républicaine non écrite voulait que le président de la République nomme premier ministre he la personne désignée par la coalition, le parti arriva en tête, ce qu'il n'a pas fait. Alors certes, ça pouvait faire sourire de nommer euh Lucy Est Matignon qui était quand même une personnalité de moindre importance politique, mais en réalité, elle était bien la candidate désignée écouter Emmanuel Macron.

La question n'est pas un non. La question c'est quelle majorité peut se dégager à l'Assemblée pour que un gouvernement de la France puisse passer des réformes, passer un budget et faire avancer le pays ? Et donc j'ai choisi la stabilité. le gouvernement en charge des affaires courantes avec des ministres qui ont eu un qui ont eu qui ont eu un engagement remarquable sur ce sujet sous l'autorité du premier ministre et bien ils seront aux affaires courantes durant les jeux c'est normal jusqu'à la fin des jeux jusqu'au 8 septembre donc dès que je le pourrai en tout cas il est clair que jusqu'à la mi-août nous ne sommes pas en situation de pouvoir changer les choses parce que on créerait un désordre voilà alors à l'époque Macron a invoqué la période des Jeux Olympiques pour faire comme si la dissolution n'avait pas eu lie et de fait les ministres des missionnaires On fait plus qu'expédier les affaires courantes puisque Macron a même signé des décrets d'application juste avant la démission du gouvernement de tal.

D'ailleurs, on se souvient que le journal officiel était plein comme un œuf tellement voilà le le président et son son jeune premier ministre avait effectivement signé des décrets jusqu'au dernier moment. Alors, il y avait eu notamment un texte sur l'immigration, hein, forcément terrifiant et puis un autre forcément injuste sur les industries soi-disant vertes. Alors, on voit bien nos confrères de reporters expliquer que c'était surtout des décrets antiécologiques.

Alors certes, c'était légal mais quand même c'était très limite pratiquement. Bah oui, Atal n'avait plus aucune légitimité hein et Emmanuel Macron a toujours fait ça. C'està-dire il a sans cesse jouer avec les limites de la Constitution, avec celle de la légalité juridique.

Oui, tu le disais Nils, il aime bien jouer avec la Constitution, le président Emmanuel Macron. D'ailleurs, il l'a fait également quand il a interdit des manifestations ou encore plus récemment le concert de LFI. Oui, voilà.

C'était lors de la fête de la musique hein. La justice administrative a d'ailleurs fait du petit bois avec l'arrêté délirant pris par le préfet de police Patrick Fort qui est d'ailleurs l'ancien dircap d'Emmanuel Macron à quelque Oui, le monde est petit hein. Voilà donc effectivement le préfet s'était trompé dans la liste d'invités hein.

Voilà donc effectivement le juge administratif avait considéré que cet arrêté était totalement illégal et donc effectivement le concert a bien pu avoir lu. Donc petit à petit, finalement Emmanuel Macron a dicté aux pays et aux forces politiques son agenda et sa politique. Regardez d'ailleurs son agenda qui est prévu pour les prochains mois.

Alors là, il y a eu l'entrée de Mark Block au Panthéon, il y a eu aussi le G7 à éviant. On a vu qu'Emmanuel Macron était très content, hein. Euh, vont suivre une visite au Moyen-Orient, le sommet de l'OTAN en Turquie, les célébrations du 14 juillet, voilà, avec nos militaires autour de la coalition des volontaires pour l'Ukraine et puis évidemment le suivi de l'étape du Tour de France, hein, par tradition.

Voilà, donc jusqu'au dernier moment, je vous préviens, on va bouffer du Macron. Voilà notamment ce que m'explique un conseiller de l'exécutif, Emmanuel Macron veut présider jusqu'au bout. Ce n'est plus un gouvernement, c'est un comité des fêtes.

On passe notre temps à caler des événements dans l'agenda. C'est dément. Nils, je pense qu'on va essayer de rassurer nos auditeurs.

Emmanuel Macron, va revenir en 2032 ou qu'est-ce qui se passe ? Bah, en tout cas, je sais pas si on peut rassurer nos abonnés parce qu'en réalité euh la rumeur, elle plane et elle est quand même tenace. Je crois d'ailleurs que l'un de nos invités en a parlé, c'est Markeld dans dans une autre émission.

Mais en gros, Emmanuel Macron euh se verrait bien effectivement revenir en 2032 après avoir laissé le pays très affaibli, hein. C'est un peu moi ou le chaos ce président. Alors c'est un rêve pour lui, c'est un cauchemar pour une majorité de français à en lire les sondages, pas seulement d'ailleurs les abonnés au médias.

Et voilà peut-être pourquoi l'annonce de ces dates pour la présidentielle est aussi mal perçue par les forces politiques de gauche comme de droite. D'ailleurs, cela en dit long sur le climat de défiance politique et social installé par ce président. Merci Nils d'avoir enquêté sur ce sujet et on va passer à notre deuxième sujet.

Justement, on va continuer à parler de défiance avec un ministre justement d'Emmanuel Macron, Gérald de Darmanin qui n'en est pas à sa première affaire. Alors, explique-nous qu'est-ce qui s'est passé récemment. Alors, de mémoire de magistratmanin a commis un impère assez incroyable.

Euh en fait, le ministère de la justice n'a pas mis à jour le code de justice pénale des mineurs, ce qui pourrait entraîner la libération de euh jeunes considéré comme très dangereux. C'est le canard enchaîné qui a révélé l'affaire cette semaine. Et tout est partie d'un mail interne en fait de l'USM, l'Union syndicale des magistrats, le syndicat majoritaire de la profession.

Alors entre nous, c'est pas vraiment une bande de gauchiste, hein. C'est pas le syndicat de la magistrature, ils sont plutôt centristes bontins. Et bien cette fois euh ils ont pris euh leur plume par mail pour tirer la sonnette d'alarme hein.

À compté de ce mercredi 1er juillet, les mineurs qui étaient jusque-là en détention provisoire pendant le temps de l'enquête, qui sont suspectés d'avoir commis des faits criminels entre 16 et 18 ans, devront être remis en liberté dès lors que les jugesuront ordonné leur renvoi devant les assises. Alors la raison Nils à tout cela et bien il y a un an le conseil constitutionnel a censuré le texte qui permettait de garder en prison avant leur procès ses mineurs accusés de crime. Et bien ce délai d'Armanin l'a laissé filer.

Aucun texte n'a été voté avant l'échéance. Résultat depuis mercredi il n'existe plus aucune base légale pour maintenir ces mineurs en détention. Alors de quel mineur on parle exactement ? parce que on a eu récemment la polémique avec Hamza Ladouane.

Est-ce qu'il s'agit de mineurs avec des pistolets à eau ? Alors non, clairement on ne fait pas l'apologie de la prison ici sur le média. On parle vraiment des mineurs les plus dangereux.

J'ai posé la question des magistrats pour préparer cette émission. Il s'agit par exemple d'un jeune accusé d'en avoir tué un autre à coup de couteau. Ça peut être aussi un autre qui aurait commis des tournantes av acte de barbarie ou encore un tueur potentiel de la des mafia.

Bref, le haut du spectre criminel selon les magistrats effectivement que j'ai interrogé hein. Alors euh pour se rassurer et peut-être pour essayer de rassurer le public et d'éteindre la polémique hein, la chancellerie affirme au contraire que le nombre de mineurs concernés est marginal mais sans pouvoir donner de nombre, ce qui est pas vraiment rassurant à la fois pour les magistrats et puis pour le public hein, les français évidemment. Alors, en catastrophe, il y a une dépêche, hein, ce qu'on appelle une dépêche, donc un petit texte signé des directrices des affaires criminelles et des grâces et de la protection judiciaire de la jeunesse qui a été envoyé au parquet le 29 juin en soir, donc vraiment à l'extrême limite hein du délai.

Et puis il est demandé au procureur de tenir la chancellerie informée strictement de toute remise en liberté de mineurs concernés et de préciser les mesures de sûreté qui auront pu être décidées. Voilà, je cite effectivement bah cette cette dépêche qui a été envoyée. Alors selon l'Union syndicale des magistrats, c'est encore une manière de se défausser hein.

Voilà ce que m'explique d'ailleurs le secrétaire national de l'USM. C'est si facile de taper sur les magistrats. Le ministre met la pression sur nos collègues, mais c'est bien sa responsabilité qui est engagée.

Le ministère nous inonde de priorité. On a reçu une soixantaine de circulaires l'an passé et une cinquantaine depuis le début de cette année. C'est énorme.

Comme tout est urgent, rien n'est urgent. On ne peut pas suivre. Alors, est-ce que Gérald Drmanin, je connais déjà la réponse, mais est-ce qu'il a au moins présenté ses excuses ?

Ah bah non, au contrairein. Il a fait comme s'il de rien était. Regardez, c'était à l'Assemblée nationale, c'était mercredi.

Aujourd'hui, pour après avoir un échange avec la chancellerie et bien sûr les disposition qu'on a pu prendre avec le secrétaire général du gouvernement, notre interprétation c'est que la loi étant promulguée à la fin du mois de juillet puisque nous avons un vote définitif de ce texte autour du du 20 juillet si j'ai bien compris, nous n'aurons pas de difficultés particulières pour l'application et la modification de la loi en ce qui concerne le code général des mineurs. Donc il s'agit bien du flux. Il y a bien une dépêche d'explication qui a été portée.

Aucun des tenu provisoires mineur n'a été libéré. Cet amendement a été voté par votre assemblée. Je m'en félicite.

Il est donc recevable et je suis très heureux que bientôt ce soit la loi de la République. Voilà. Donc à l'écouter une simple erreur technique.

Le ministre explique qu'un amendement au projet de loi sur la justice criminelle est en cours d'examen à l'Assemblée et qu'il a été déposé ce mercredi pour rectifier le tir. Mais il ne s'appliquera évidemment qu'une fois la loi promulguée soit au plutôt mi-juillet. Alors pourquoi n'avoir pas anticipé en introduisant la disposition dans le texte initial ou par un amendement en amont ?

Et bien on ne sait pas vraiment. Euh en tout cas, nos éditocrates hein, se sont empressés de défendre Gérald Darmanin sur les plateaux télé. Regardez par exemple sur RMC.

Je trouve quand même là un peu dur avec Gérald Darmanin parce que si on t'écoute bien à l'origine le problème c'est le Conseil constitutionnel, c'est les décisions aberrentes du Conseil constitutionnel de gens que personne n'a élu. Je rappelle qu'il y a plus que seulement 36 % des Français d'après un sondage qui ont confiance dans le Conseil constitutionnel. Donc moi, je suis pour la suppression immédiate et totale du Conseil constitutionnel et le Conseil constitutionnel pour la 1e fois nuit aux intérêts de la France et met les Français en danger.

Voilà. Donc bah c'est le Conseil constitutionnel hein, c'est de sa faute hein, il ne fait qu'appliquer le droit et il fait respecter la loi. Mais euh effectivement euh il faudrait peut-être le supprimer.

Alors c'est un peu délirant de tenir ce genre de discours avant 2027. C'est assez irresponsable et c'est dans la droite ligne finalement de ce que propose un certain Bruno Retaillot. Et puis en plus euh Nils, hein, on va parler de toutes les défaillances he euh de la justice hein.

Le corn, il a encore annulé son rendez-vous avec la maman de Rosa. On l'a pris ce matin. Oui, c'est cette maman hein qui accuse Jérôme Barella, le suspect principal de l'affaire Liana, d'avoir violé à des dizaines de reprises sa fille âgée de 10 ans à l'époque hein.

Donc le cornu devait la recevoir et ça ne s'est pas fait au dernier moment. Écoutez son avocat, il est intervenu ce matin sur RTL. le le rendez-vous avait déjà été décalé une première fois de façon assez surprenante et là, il vient d'être annulé sans fondement.

Donc c'est c'était assez navrant pour ne pas dire honteux, pas pour moi mais pour la maman de Rosa que que j'assiste puisque elle avait besoin de comprendre, elle avait besoin d'être assistée, elle avait besoin d'avoir des éclaircissements par rapport à toute cette procédure. Et on ne peut que constater qu'il y a un faussé énorme entre ces belles paroles des hommes politiques et en particulier donc du gouvernement et du premier ministre et en même temps la réalité qui fait que les victimes sont abandonnées sur le terrain. C'est c'est vraiment navrant, pas d'autres mots.

Voilà, effectivement une première rencontre avec le premier ministre était prévu la semaine dernière. Elle a été reportée, elle devait avoir lieu aujourd'hui, mais donc elle a également été annulée. Alors ça commence à faire tâche.

Matignon n'a pas déigné donné d'explication mais on a un indice parce que la mère de Rosa a porté plainte cette semaine contre deviner et bien Darmanin lui-même, regardez. Voilà, c'était le le Figaro qui a révélé cette plainte. Elle a déposé plainte auprès de la Cour de justice de la République qui est la seule habilitée à juger les ministres dans l'exercice de la fonction pour mise en danger délibéré de la vie d'autruie et non assistance à personne en danger hein.

Et donc le document vise explicitement le garde des sauts. Voilà notamment l'extrait de la plainte de la mère de Rosa auprès de la Cour de justice de la République. En s'abstenant de fournir à l'autorité régalienne qui le mérite les moyens nécessaires pour son bon fonctionnement, monsieur d'Armanin se rend personnellement responsable d'une partie du dysfonctionnement de l'institution judiciaire.

Soyons honnête, Nils, on sait déjà malheureusement he que cette plainte n'a aucune chance d'aboutir. Oui, parce que le garde des saut n'est pas policier, il est pas enquêteur ou il est pas gendarme, il est pas procureur, il est pas juge, hein. Il n'a même plus le droit de se mêler d'un dossier individuel depuis la circulaire Tobira.

Mais cette plainte, elle a d'abord valeur de symbole. Elle vise à faire reconnaître la défaillance de l'État dans les affaires de violence sexiste et sexuelles et notamment sur les affaires qui effectivement concernent des mineurs. On a appris finalement vendredi donc le jour nous enregistrons cette émission que Sébastien Lecnu recevra finalement prochainement à Matillon la mère de la petite Rosa.

Donc voilà c'est effectivement Matignon qui a communiqué sur ce sujet à France Info. l'avocat de la maire de Rosa qui a annoncé lundi le dépôt de la plainte devant la CJR d'une plainte contre le ministre de la justice Gérald Darmalin pour non assistance à personne d'un danger mise en danger de la vie d'autrui va pouvoir directement évoquer avec le premier ministre la série de défaillance lourde de la part du ministère de la justice voilà que la la maman de la petite Rosa donc reproche à Gérald d'Armanin et plus largement au gouvernement affaire à suivre. Alors, on comprend mieux pourquoi le cornu a autant de mal à honorer ce fameux rendez-vous, hein.

Son meilleur ami en politique et au gouvernement, c'est un certain Darman, hein. Les deux hommes se connaissent depuis longtemps, font les 400 coups politiques. On se souvient qu'ils avaient notamment loué ensemble une villa qui appartenait à un mafioso notoire en Corse.

Voilà. Et il gouverne aujourd'hui finalement le pays, hein. Pour Darmanin, le parallèle avec l'affaire Liana est flagrant.

Le ministre s'est défaussé sur la procureur d'che dans cette histoire alors qu'elle est débordée. Il a insisté sur les responsabilités individuelles des magistrats et quelle est la responsabilité individuelle politique du ministre de la justice ? Nils, je crois avoir la réponse jamais.

Voilà, exactement. Merci Nils en tout cas pour toutes ces petites indiscrétions. Merci à toi et puis on se revoit évidemment la semaine prochaine.

J'ai hâte. À vendredi prochain Nils. À vendredi.

Salut. Et avant de terminer cette émission, nous avons quelque chose de très important à vous dire. L'avenir du média est en jeu.

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