L'édito de Paul Sugy : «Les Municipales, premier acte de l'après-Macron»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
où le premier ministre Sébastien Lecornu a demandé à ses ministres de ne pas aller sur les plateaux de télé lors des soirées électorales et là pour le premier tour et pour le second tour. En clair, le gouvernement doit rester en dehors de tout ça. Exactement.
Un dimanche soir et puis le dimanche suivant. côté gouvernement, ce sera pas de son, pas d'image. Le premier ministre a même signé une circulaire en ce sens, document que le Parisien s'est procuré et qui dirait selon donc ce journal que les membres du gouvernement sont tenus à une obligation renforcée de neutralité institutionnelle et de réserve, notamment lors des séquences médiatiques relatives au scrutin afin de garantir une stricte séparation entre la communication gouvernementale d'un côté et l'expression politique partisane.
Ceci afin dit Sébastien Lecnu de garantir la clarté du débat démocratique. Alors c'est vrai que le gouvernement sembla un petit peu en retrait de ces élections municipales. En tout cas plus que ça ne pouvait l'être par le passé.
Rachid Adati est sorti du gouvernement pour mener sa campagne. Il ne reste que deux ministres du gouvernement de Sébastien Lecnu qui sont candidats. La ministre des sports, Marina Ferrari qui va essayer de défier son rival LR, elle-même étant sous la bannière du modème à exlesbain et Michel Fournier, ministre de la ruralité, ministre délégué qui lui repart pour un tour au Voivre, sa commune des Vauges où il y a quelques 280 âmes et où il émer depuis 1989, excusé du peu.
Les autres, ils sont assez nombreux. ministre du gouvernement de Sébastien Lecnu qui se présente le sont beaucoup plus loin sur la liste. En tous les cas, ils ne sont pas tête de liste.
Le cas évidemment de Sébastien Lecnu lui-même à Vernon en Normandie, de Gérald Armanain à Tourcoin dans le Nord. Ils sont très nombreux en réalité à se présenter. Mais on voit bien que cet enjeu est finalement un peu plus secondaire que ça n'a pu l'être par le passé pour le gouvernement.
Paul en clair, ça veut dire qu'il y a il y a pas un camp représenté par le gouvernement pour les municipals. Non seulement il y a pas un camp représenté par le gouvernement, mais surtout les candidats membres du gouvernement le seront sous des bannières politiques concurrentes au niveau national. Et surtout, j'irai plus loin, Romain, ces élections municipales sont selon moi le premier véritable acte de l'après Macron.
On ne se soucie plus guère d'Emmanuel Macron ni même de son héritage politique au travers de ces élections et surtout celle-ci révèle cruellement que le mouvement politique fondé par le président de la République n'est en définitive qu'un agrégat d'individualités isolées et en chacune après le macronisme leurs ambitions propres et souvent divergentes. Et regardez ça, c'est plus intéressant même Gabriel Atal est aux abonnés absents. Lui, il sait que l'élection va être un naufrage pour Renaissance.
Il s'y implique le moins possible. Alors certes, il a fait quelques sauts de plus pour soutenir quelques candidats à Nant, à Tour, à Malakov ou à Levalois. Mais là, ces jours-ci, il était en tournée surtout international sur des thèmes beaucoup plus éloignés des grandes villes, la diplomatie, la défense.
Bref, il ne veut surtout pas que le naufrage annoncé puisse se rejaillir sur lui. Il y a quand même Édouard Philippe qui représente des candidats sous l'étiquette Horizon. Qui présente des candidats sous l'étiquette Horizon.
Oui, vous avez raison. et Édouard Philippe surtout a misé lui énormément sur ses élections municipales. Il a même dit que sa réélection au Havre conditionnerait sa participation, sa candidature à l'élection présidentielle de 2027.
Mais voyez ce que ça donne. Pour la première fois, il est donné lui-même perdant au Havres dans certains sondages et Christian Estrosille, vice-président de son parti, qui est candidat à Nice, bah n'est pas non plus assuré de la victoire. Pierrive Bournael, j'aurais pas besoin de beaucoup le commenter et surtout qui refuse de fusionner avec Rachid Adati et est assuré à ce stade de ne pas être maire de Paris ou pratiquement.
Et donc on voit bien que au fond le parti Horizon qui se voulait d'abord le parti des maires se révèle en réalité surtout une écurie pour un candidat à l'élection présidentielle Édouard Philippe mais a du mal à ancrer des candidats et donc des maires véritablement dans le paysage politique local. Euh surtout, ils sont concurrencés aussi par la percée du RN qui vient bousculer cela. Et Édor Philippe peut-être euh a ici euh trouvé une sorte de fragilité structurelle. trop occupé à soigner son image nationale, n'a peut-être pas suffisamment investi sur le terrain.
Emmanuel Macron