Industrie, compétitivité et innovation en Europe
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 25 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Quelle appréciation portez-vous sur la mise en œuvre des préconisations des rapports État et Dragy ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Pouvons-nous réconcilier l'Europe et vitesse dans la mise en œuvre des réformes ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Quel regard portez-vous sur les initiatives récentes de la Commission européenne ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Quelles sont les perspectives de l'industrie automobile européenne face à la compétition mondiale ?
- 20:00OuverteRéponse partielle
Quel est votre regard sur le pacte vert européen au regard du contexte géopolitique ?
- 22:00OuverteRéponse directe
Quel rôle joue la BPI pour aider l'Europe à redevenir une puissance technologique autonome ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Chiffre
« on serait simplement à peu près à 11 % de mise en œuvre de ce que de ce que préconisent ces ces rapports. »
- 6:00Chiffre
« Le tiers de la rupture conventionnelle, c'est 3 milliards d'euros. La rupture conventionnelle, c'est 9 milliards. »
- 8:00Chiffre
« on a globalement 300 milliards de notre épargne qui part aux États-Unis et on a une capacité d'épargne dans l'Union européenne de 33000 milliards d'euros. »
- 10:00Fait
« ce qui a été annoncé le 16 décembre sur l'automobile est complètement insuffisant »
- 12:00Fait
« on en a jusque au début ou mi-2027 avant d'avoir leur application réelle sur le terrain »
- 14:00Chiffre
« la barrière à l'entrée pour une PME de déposer une plainte en terme de frais d'avocat est très élevé. C'est grosso modo 1 million d'euros. »
- 15:00Fait
« La Chine a décidé de bloquer les exportations de Tanksten depuis le mois d'avril 2025. »
- 20:00Martha SidracFait
« vous financez essentiellement de l'énergie renouvelable »
- 26:00Catherine Morin de SailliFait
« vous aviez été vivement critiqué à l'époque du Covid pour vos partenariats notamment avec Amazon »
- 30:00Renand LegeleFait
« plusieurs pistes existent dont la mise en place de véritables mécanismes de derisking »
- 32:00François BonauFait
« un certain nombre de nos de nos systèmes sont très dépendant de technologie extérieure »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Nous allons commencer laissant les autres collègues arriver. Merci monsieur Dufou d'être d'être présent parmi nous et je je vous le disais, je le dis officiellement, j'ai eu un message du groupe socialiste qui qui s'est excusé il y a 10 minutes en raison d'une réunion de groupe qui n'était pas prévue et donc ils se sont excusés d'ors et déjà. Donc nous recevons monsieur Nicolas Dufourc directeur général de BPI France, la banque publique d'investissement que nous connaissons bien pour évoquer plus particulièrement les enjeux qui sont liés à l'industrie, à la compétitivité et à l'innovation en Europe.
Tout ceci ayant énormément bougé. Toutes les lignes en tout cas ont été ont été modifiées récemment à cause de la géopolitique qu'on a l'impression de subir au quotidien. Je précise que cette audition est captée, vidéo captée et qu'elle est diffusée sur le site internet du Sénat ainsi que sur les réseaux sociaux du Sénat.
à la suite des rapports dragués et l'État qui ont mis en évidence un décrochage de de l'Europe en terme de compétitivité ainsi que la nécessité de renforcer le marché intérieur de l'Union européenne. Ces thématiques sont en effet au cœur de l'agenda réglementaire européen. Nous évoquerons d'ailleurs demain avec la présidente de la commission de la régulation de l'énergie, madame Emmanuel Vargon, les initiatives récentes et à venir de la Commission européenne notamment en matière d'énergie.
Monsieur le directeur, vous avez publié deux ouvrages récents sur la désindustrialisation et sur la dette sociale de la France. Au travers de l'action de BPI France, vous disposez d'un regard panoramique sur les forces et les faiblesses de notre économie et sur l'action de l'Union européenne. BPI France travaille notamment avec le Fond Européen d'investissement, filiale de la Banque européenne d'investissement dédiée aux petites et moyennes entreprises.
Nous souhaiterions donc connaître votre analyse globale concernant les enjeux d'innovation et de compétitivité des entreprises en Europe. Quelle appréciation portez-vous en particulier sur la mise en œuvre des préconisations des rapports l'État et Dragy dont on nous dit que c'est le ministre Adad qui nous l'a dit la semaine dernière, on serait simplement à peu près à 11 % de mise en œuvre de ce que de ce que préconisent ces ces rapports. Et donc on considère que c'est très lent par rapport aux ambitions de de ce rapport.
La Commission européenne a néanmoins présenté plusieurs paquets omnibus de simplification et vient enfin de présenter ces projets de 28e régime de droits européen des affaires et d'accélérateurs industriel. Nous avons une très très belle table ronde la semaine dernière à ce sujet. Tout ceci comporte bien sûr des timides avancées en matière de de préférence européenne.
Pouvons-nous réconcilier l'Europe et vitesse ? C'est la question que posait ouvertement il y a quelques jours à l'occasion de la réunion de l'Europil, gouverneur de la Banque de France, en relevant que la difficulté ne résidait pas tant dans le diagnostic que dans la lumière de mettre en œuvre les réformes nécessaires et dans le rythme de celle-ci. Partagez-vous cette analyse.
Quel regard portez-vous sur les initiatives récentes de la Commission européenne et quelle priorité vous semble-t-il aujourd'hui nécessaire de porter dans le débat public européen en vue de renforcer la compétitivité de l'Union européenne ? C'est c'est le l'enjeu d'aujourd'hui. Alors que on a affaire à et on le dit au quotidien à des compétiteurs internationaux très agressifs et en plus intégrons cette fragmentation du monde de plus en plus prignante.
Nous sommes convaincus dans cette commission que nous payons aujourd'hui certaines erreurs stratégiques de la précédente mandature européenne. Aucun doute là-dessus. lié à des modalités dogmatiques de mise en œuvre du pacte vert européen notamment en matière d'énergie nucléaire, d'agriculture ou encore d'industrie automobile.
Tout en partageant l'objectif global de transition vers une économie décarbonée, nous avions alors alerté en vain sur les conséquences industrielles mais aussi de fait social et territorial de ces cadres réglementaires qui étaient inadaptés et que l'Union européenne tente aujourd'hui de corriger. C'est là où c'est frustrant, monsieur le directeur, c'est que ici, on a eu tort d'avoir raison trop tôt. On a alertteré par des actes officiels, proposition de résolution européenne à vie politique sur toutes ces stratégies dont on considérait qu'elles allaient trop vite et trop loin.
En tout cas, qu'il y avait un temps sur la décision et l'objectif politique et le temps nécessaire aux entreprises de s'adapter qui n'étaient pas respecté. Et donc voilà, aujourd'hui le pire c'est de revenir en arrière. Vous êtes aujourd'hui administrateur vous-même de de Stellantis et je serais heureux de vous entendre sur ce sujet et sur les perspectives de l'industrie automobile européenne qui fait face à une compétition mondiale très très agressive et là aussi avec des enjeux qui ont été fixés, des objectifs qui ont été fixés sans respecter finalement les enjeux et la vitesse.
J'avais reçu des cadres de Cellantis et c'est un exemple que je prends souvent me disant voilà on met en réserve de milliards d'euros parce qu'on va être pénalisé dans la mesure où sur les véhicules utilitaires on n pas atteint les objectifs. Sauf que les véhicules utilitaires ils étaient construits mais ils étaient pas achetés. Donc là, enfin voilà, ça fait partie de ce que nous on analyse, qu'on dénonce et qui finalement quelques années après ou quelques mois après nous nous montre que on n'est pas on n' pas été à la hauteur en tout cas des stratégies.
Vous êtes donc vous en première ligne pour apprécier les difficultés de financement auxquelles se heurent nos entreprises. L'Europe manque de fonds propre. Ça c'est aussi un constat qu'on fait très très régulièrement.
Et ces fonds propres, on le voit sont indispensables pour financer l'innovation et la prise de risque, hein. Rappelons rapport Dragy à 100 %, c'est 850 milliards d'euros par an pendant une trentaine d'années. Euh clairement, on les a pas, sauf si on utilise des des des moyens qu'on évoque depuis de nombreuses de nombreuses années, notamment l'Union des marchés de capitaux. [soupir] Voilà.
Donc, il faut avancer rapidement bien sûr sur l'Union de l'Épargne et des investissements et justement quelles sont vos attentes et vos espoirs sur ces sur ces éléments-là. Donc voici quelques quelques questions pour figer un peu votre votre proposiminaire puis ensuite je laisserai la parole à nos collègues qui vous poseront d'autres questions si s'ils le souhaitent bien sûr. Merci.
Voilà. Très bien, monsieur le sénateur. Merci beaucoup mesdames et messieurs.
Bon, la la relation avec la Commission européenne est très importante pour le BPI historiquement. On l' on l'a construite progressivement et elle fait en sorte que la BPI est devenue de toutes les banques de développement européenne le premier partenaire de la Commission. [soupir] Grâce à à la qualité de cette relation avec les différentes directions, avec la Banque européenne d'investissement, avec le fond européen d'investissement, nous avons pu mobiliser à peu près 12 milliards d'euros.
Donc, ce sont des sommes importantes et vous aurez tout ça dans la réponse au questionnaire. Bon, ce sont ce sont des sommes qui nous permettent pour l'essentiel de garantir des crédits que nous faisons aux entreprises françaises. [raclement de gorge] Donc, ça nous permet de faire des prêts sans garantie. qui sont assis sur les dotations du FEI et de la commission en direct depuis que nous avons été euh considérés comme euh acceptable dans le dans leur c'est toujours ce même jargon.
On appelle ça le pilar assessement, hein. C'est-à-dire le pilar assessement, c'est l'assessement de des des des piliers de de régulation et de solidité qui fait que la commission peut travailler avec la banque sans passer par la banque européenne d'investissement. Donc on a deux relations, une avec la BEI FEI et une avec la Commission.
Et tout ça nous permet de financer des prêts à la transition énergétique, des prêts de décarbonation, de financer des prêts aux industries créative et culturelle, de financer quantité de choses en fait dans notre portefeuille de produit. Donc ça c'est très bien. Euh je vous cache pas qu'il a fallu des années pour qu'on y arrive hein.
C'estàd que le le coût d'entrée [raclement de gorge] à l'orient compliqué de de la commission est est très important. Donc, on a une équipe à Bruxelles permanente euh et on a on a d'une certaine manière un une sorte de microcorps diplomatique à l'intérieur de la de la de la BPI euh qui passe son temps à rencontrer les nouveaux interlocuteurs, à comprendre les nouveaux processus et qui en ce moment essayent plus ou moins à distance de comprendre ce qui se noue dans la progression budgétaire. Euh les donc ça c'est ça c'est la partie, j'ai envie de dire très positive du du sujet, c'est bon entre nous c'est complexe hein, c'est c'est un tout autre langage donc il faut l'apprendre mais une fois qu'on l' appris, qu'on connaît les individus, des sommes significatives peuvent nous nous être nous être alloué.
Voilà. [grognement] Euh rapport Dragui, rapport l'État. Alors, ça c'est tout à fait autre chose.
C'est c'est le j'ai envie de dire par contraste avec les grands rapports qui sont publiés par euh euh l'administration et le Parti communiste chinois euh régulièrement et qui sont immédiatement suivis des faits et appliqués à 100 %. De sorte que le point le point GPS de où va la Chine, il est il est absolument public. C'est ces rapports là.
Le point GPS de où va l'Europe n'est absolument pas indiqué ni par les rapports de Drag ni par le rapport de l'État puisque ils sont relativement peu appliqués. Ils sont relativement peu appliqués à cause de notre gouvernance d'une part et d'autre part à cause de des déficits de de puissance en fait en mobilisation de capitaux qui sont réels dans tous nos pays et qui sont pour une partie importante la conséquence des priorités implicites que nous avons décidé en faveur des États-Providence. plutôt que de l'innovation, ce qui n'est pas le choix chinois, hein.
Voilà. Donc ça c'est le sujet de mon deuxème livre. Tout ce qu'on tout ce qu'on décide de mettre dans la générosité par exemple du régime des retraites français ne va pas dans le financement de l'innovation.
J'en profite pour donner des ordres de grandeur. Le le financement d'innovation par la BPI qui est quand même l'instrument fondamental dans le dispositif français, c'est 3 milliards d'euros dans le budget 2026 et c'était 3 milliards d'euros grosso modo dans en 2025. Voilà.
Euh c'est donc faible. C'est donc faible à l'échelle du problème 3 milliards d'euros, ça se compare. J'ai envie de vous dire, vous allez dire que c'est polémique mais après tout ça parle à la proportion des ruptures conventionnelles qui sont en réalité des abus puisque le tiers de la rupture conventionnelle, c'est 3 milliards d'euros.
La rupture conventionnelle, c'est 9 milliards. Le tiers c'est des voyages, hein. C'est absolument établi par France Travail et donc on est allé très très loin dans le dérapage.
Voilà. Donc les abus de la rapure conventionnelle sont équivalentes au budget de financement de l'innovation de la BPI, grande banque de l'innovation française, grande nation européenne. Voilà.
Donc dans ces conditions là, le rapport Dragy pointant sur la nécessité d'investir 800 milliards par an dans toutes les verticales qui sont grosso modo d'ailleurs à la fin des fins les mêmes verticales que celles qui sont choisies par les Chinois, les Coréens, les Japonais et de facto les Américains ne peut pas atteindre sa cible. Est-ce que l'Union des marchés des capitaux peut aider ? s'en doute un peu mais d'une manière qui est très difficile à anticiper au fond assez plus quantifiable.
Il est clair que nos marchés de capitaux sont insuffisamment profonds et ça explique par exemple que le fond souverain norvégien qui pendant très longtemps réussissait à investir jusqu'à 40 % sur les marchés de capitaux européens en particulier les marchés boursiers depuis quelques années a constamment baissé sa proportion d'investissement européen pour être aujourd'hui établi aux alentours de 23 à 24 % hein. Et quand on pose la question à au patron du fond souverain norvégien des raisons pour lesquelles on en arrive là et et des raisons pour lesquelles on est sur un toboggan qui n'est pas prêt de s'arrêter, sa réponse c'est la profondeur des marchés de capitaux américain est telle que mes rendements sont inévitablement supérieurs. Il y a juste plus de capitaux, donc plus de liquidité, plus de possibilités, plus de destruction créatrice, plus de plus de chaos d'une certaine manière de cha de chaos créateur.
Voilà. Donc créer une vraie profondeur de marché de capitaux européen notamment dans le monde des actions côté et certainement une nécessité. Il n'en restera pas moins que les les les poches de capitaux prêtes à s'investir en risque en Europe sont faibles pour des raisons essentiellement culturelles aujourd'hui.
Et donc il faut il faut travailler la couche profonde de notre culture collective. Et c'est lié à l'évocation que je faisais à l'instant des priorités qui ont été celles de tous les États fondateurs de la communauté européenne qui était en direction des États-Pances beaucoup plus que dans la direction, on va dire colbertiste de politique industrielle ambitieuse et de politique d'innovation profonde, riche, sérieusement dotée et cetera. Voilà.
Donc les les capitaux issus de l'épargne privée européenne s'investissent peu en risque, hein. Je prends comme exemple les différents tours de table à la manœuvre desquelles nous sommes sur l'industrie quantique française. Il faut à chaque fois aller chercher des capitaux pour l'essentiel hors d'Europe.
Pour l'essentiel hors d'Europe. On fait ce qu'il faut pour que les entreprises restent absolument sanctuarisées sur le territoire, que la propriété intellectuelle ne sorte pas, pour que les managements restent français, que la cotation se fasse sur Euronex et cetera. Mais [souffle coupé] vous allez chercher des capitaux dans le golf et vous allez chercher des capitaux aux États-Unis.
Et euh pour ce qui est du paysage des start-ups digitales, quand elles arrivent à un stade qui est le stade dit de du gros donc de la croissance, c'est-à-dire des grosses levées de plusieurs centaines de millions d'euros, vous n'avez en règle générale que 20 % de capitaux européens. vous avez 80 % de capitaux américains. Vous voyez même les capitaux américains arriver maintenant dans le financement des start-ups européennes et françaises en particulière au niveau de l'amorçage, donc au tout début alors que vous n'avez que quelques slides, hein.
Donc c'est c'est c'est pour ça que vous avez absolument besoin d'une BPI. Je vous je vous coupe juste 2 secondes. Est-ce qu'il y a une promotion suffisante de ce genre de de produit ?
Vous vous exposez le cantique là de de façon claire qui enfin pour moi et en regard des des enjeux de de de demain est vraiment souverain comme comme comme matière. Euh et alors enfin nous les analyses qu'on a on les sait de toute façon vous connaissez ces chiffres, on a globalement 300 milliards de notre épargne qui part aux États-Unis et on a une capacité d'épargne dans l'Union européenne de 33000 milliards d'euros. C'estàd que sur les livrets de caiss sur tous les produits d'épargne à euh quelques 0,75 ou 1 % il y a 33000 milliards d'euros mobilisables.
Et alors alors je me dis à un moment quel est le problème ? Est-ce que est-ce qu'on a un problème de promotion ? Alors la confiance vous l'évoquez bien sûr en disant c'est peut-être mieux d'investir aux États-Unis mais c'est que 300 milliards par rapport aux 33000.
Ouais. Oui. Donc toujours cette question je me pose.
Non mais bien sûr c'est la bonne question. C'est la question c'est la c'est la question qui forme en fait le le mur de verre contre lequel nous à la BPI nous nous heurons à longueur de journée hein c'est-à-dire le manque de capitaux européens en risque. C'està dire que les capitaux européens sont des capitaux conservateurs.
Quand vous allez voir le ou la patronne d'un des grands gestionnaires d'actifs français et que vous proposez de créer un fond d'investissement consacré aux licornes côté par exemple hein les grandes licornes françaises. pour aller collecter l'éparne des Français avec une distribution dans les réseaux, une inscription dans l'assurance vie et cetera. La personne vous répond "Oui, bien sûr je peux le faire." Et vous lui dites "Mais quelle sera la taille de ce fond ?
On peut viser 3 4 milliards." Elle dit "Attendez, non mais pas du tout. J'ai pas de demande pour plus de 100 millions.
Voilà hein. Donc donc le le la couche profonde, je reviens à cette expression là de notre de notre imaginaire collectif en Europe est tel que on se dit quand on a de l'argent, je pense aux familles d'entrepreneur fortunés et cetera, il faut en Europe le mettre dans des actifs immobiliers beaucoup hein. Il faut le mettre dans le tourisme beaucoup.
Vous avez beaucoup d'entrepreneurs qui investissent dans l'hôtellerie par exemple he il bon mais quand il s'agit d'investir dans le semiconducteur, on va le faire aux États-Unis parce que quelque chose une petite voix nous dit hein et cette petite voix est montée progressivement de plus en plus puissamment depuis 30 à 40 ans que ce sont les Américains qui savent prendre les bons risques et rémunérer ce risque. c'est que le risque européen est plus risqué que le risque américain. Et c'est aussi une des raisons pour lesquelles on peut pas non plus demander à la veuve de Carpentra d'aller financer le cantique.
C'est quand même très risqué. C'est vrai. [grognement] Donc c'est c'est une question proprement au sens aussi noble que possible du terme culturel.
Mais je pense que le le dire résout déjà une partie du problème parce que ça ouvre les yeux dans dans les les contacts que j'ai avec notamment les grands familiers offices européens. Je leur demande mais vous investissez combien ? dans la diptech hein.
Vous prenez par exemple les familles belges qui reçoivent qui sont les grandes les grandes héritières propriétaires des groupes de brasserie hein [grognement] avec des dividendes annuelles qui sont gigantesques. Absolument gigantesques. Bon ces dividendes vous quel quelle est la proportion que vous investissez dans la diptech européenne chaque année ? la question les désarsonnes.
Donc moi, je pense je pense qu'il faut qu'il on on on déclenche peu à peu et c'est de l'ordre de la fierté en fait patriotique européenne un phénomène de société par lequel on se doit d'investir dans le risque européen, voyez, et pas seulement dans le risque américain, sinon on y arrivera pas. Et ceci, le rapport Dragy de ne le résout pas et l'Union des marchés de capitaux non plus. Parce que vous pouvez faire l'union des marchés de capitaux.
Si les détenteurs d'épargne européens sont pas décidés à prendre des gros risques chez nous et ils ne sont décidés qu'à les prendre chez eux, et bien en réalité qu'est-ce qui va se passer ? Vous aurez des gros fonds américains comme Vanggarde et cetera qui vont chaluter l'épargne européenne. Ça sera encore plus simple pour eux puisqu'on aura créé un espèce de grand terrain de foot sans frontière fluide pour eux.
Voilà. Donc moi, je pense qu'il faut il faut résolument euh poser sur la table la question de la culture du risque européenne, hein, ce qui ce qui ce qui nous ramène à d'autres sujets au fond très très noblement politique autour du principe de précaution. Voilà, c'est ça la grande différence entre les États-Unis et l'Europe et c'est aussi la grande différence entre la Chine et l'Europe puisque la Chine est et est et est par construction décision verticale mais aussi par j'ai envie de dire souhait collectif de fierté nationale décidé à investir dans la DIPTtech massivement massivement et quand elle est décidée ça veut dire que tous les fonds d'investissement doivent le faire ça veut dire que les banques qui détienent des des volumes de dépôts gigantesques, sont plus que sérieusement incités à financer la DIY chinoise, hein, ce que les banques françaises font à la marge finalement hein, parce que leurs clients ne leur demandent pas de le faire.
Et puis vous avez également des volumes de subvention descendantes qui sont absolument considérables qui sont les subventions de l'État chinois et surtout surtout des subventions des des collectivités locales, des mairies qui veulent de l'emploi local et qui veulent de l'emploi de haute technologie, hein. Voilà. Bon, c'est ça le paysage dans dans la décision et on faisait un parallèle la dernière fois, je sais plus à quelle occasion dans dans une dans une réunion peut-être dans les différents échanges que j'ai, c'est de dire aussi par rapport à la culture politique de ces différents continents, que ce soit bien sûr les États-Unis ou ou la Chine et je mets à part la Russie qui elle seule pourrait être un continent, c'est qu'en fait on on a un [raclement de gorge] chef avec des États fédéraux.
Nous, il y a finalement des États uniques avec plusieurs chefs et dans la décision dans la décision c'est peut-être là aussi où politiquement on prend du retard les uns et les autres. c'est compliqué d'avoir une une stratégie porter unanimement et on se rend compte que ça nous fait perdre du temps. Vous parliez tout à l'heure de de l'industrie [raclement de gorge] chinoise, je voyais un reportage tout à fait récemment sur l'épopée du véhicule électrique en Chine.
Une fois qu'ils ont décidé d'équiper, c'est parti. Enfin euh c'est c'est un coup de fusil à un seul coup et et tout le monde se met au garde à vous en disant c'est là qu'il faut aller. Oui.
Oui. Donc système des batteries interchangeables. Enfin quand est-ce qu'on verra des batteries interchangeables chez nous ?
Enfin, on a on a déjà pas de batterie mais enfin voilà. Donc je pense je pense qu'on est euh on est sur c des contrats et c'est pas une remise en cause des institutions européennes. C'est dire qu'aujourd'hui on se rend compte que on est contraint par un temps de décision qui hors urgence hein parce qu'on sait aussi décider vite en Europe quand il y a quand il y a une urgence mais hors urgence et quand c'est stratégique c'est difficile de décider.
Oui, oui, ça c'est tout à fait clair qu'on a on a des coups de coordination qui seront structurellement supérieurs parce que nous sommes des démocraties. Bon, et que le Parlement européen est une très très grande démocratie. C'est clair.
Euh maintenant, on se souvient aussi que dans les années 50, 60, 70, 80, l'Europe a été capable d'inventer la plus belle industrie du monde sans qu'il y ait une gouvernance centrale de politique industrielle. Il y en avait aucune puisque les Allemands en voulaient pas, les Britanniques n'en voulaient pas et la France n'a jamais eu gain de cause. Et d'ailleurs quand il s'est agit au moment du traité de mastrist d'introduire un chapitre de politique industrielle, nous n'avons pas pu, hein.
Les Allemands étaient d'accord pour qu'il y ait une politique judiciaire, ils étaient d'accord pour qu'il y ait une politique d'immigration, ils étaient d'accord pour des choses d'ailleurs extraordinairement avancé avec le recul, mais ils étaient radicalement hostiles à la politique industrielle parce qu'ils n'acceptaient pas la manière dont la France à la chinoise essayait verticalement d'imposer un agenda à son industrie. Et il n'en reste pas moins que que culturellement, je reviens à mon mot, l'Europe était faite pour faire une très grande industrie à cette époque là et elle s'est laissée déborder parce que l'industrie est devenue de très très hautes technologies ultra capital intensive et que probablement aussi nos élites industrielles ont d'une part un peu vieilli quand on parle du Mittle stand d'un certain nombre de de pays européens et d'autre part ont été au final touché de plein fouet par la question de la compétitivité du du territoire européen en fait hein, d'où les délocalisations qui ont fait un mal qui ont fait un mal fou. Donc aujourd'hui la question c'est comment est-ce que on fait rentrer et descendre vraiment ruisselé dans toute l'infrastructure politique-économique européenne le désir profond de redevenir une puissance technologique dominante faut parce que sinon sinon les gens n'investiront pas. les gens n'inciront pas hein.
Et pour ce qui est de la BPI, je répète que dans nos nos start-ups de nouvelle génération hein, le le digital, ça coûte pas très cher finalement. Vous faites vous faites une ou deux levées de 200 millions et vous êtes partis quoi. Vous pouvez faire Doctolib avec 300 millions hein.
Mais le quantique c'est 1 milliard par entreprise hein. Le spatial les nouveaux lanceurs, c'est des sommes considérables. Euh et donc je je à ce stade je je je [raclement de gorge] peu d'idées claires sur comment sortir de ce de de cet impasse.
J'en ai au moins une qui est que aujourd'hui qui prend des risques en Europe ? Les États plus que le privé hein et les Américains, les Chinois et [raclement de gorge] les puissances du Golf. Mais les en Europe, les acteurs européens qui prennent des risques sont les États.
Donc il faut que les États puissent devenir coinvestisseur les uns des autres dans les start-up tech européennes. Autrement dit, il faut que la BPI italienne, la BPI allemande, la BPI polonaise puisse investir dans le quantique français et réciproquement hein. Il faut accepter que pendant quelques temps, le temps que au fond l'argent privé européen retrouve confiance dans le continent sur le risque, je répète, les tours de table de la DIY type qui réinvent l'Europe soient composé de l'Union qui investit en capital directement maintenant beaucoup. où ils ont un portefeu de l'ordre de 1000 entreprises avec nous et les banques de développement européennes qui vont travailler ensemble de plus en plus hein.
Voilà. Donc ça c'est un point fondamental qui explique aussi que alors c'était une vieille intuition à l'origine même de la BPI dans la doctrine d'investissement de la BPI [grognement] voté par le Parlement rien n'interdit que la BPI investisse en Europe pour faire l'Europe hein. Et dans les doctrines d'investissement de la KFW de la Casse à dépositive rien ne leur interdit d'investir en France en direct.
Il faut pardon jusqu'ici ça c'est très très peu fait. La KFW investit beaucoup dans les fonds français de capital risque. La KFW est un gros investisseur dans les fonds français de capital risque.
C'est une chose extraordinaire. Nous sommes un investisseur significatif dans les fonds allemands de capital risque. Et moi, ma titre personnelle, je pense c'est comme ça qu'on fera l'Europe, hein.
C'est-à-dire par des conjonctions euh de de de partenariat d'acteurs euh ultra business sur les cas très particuliers en en mettant en mettant nos ressources les uns les autres à disposition du grand projet. En revanche, si on on s'arqueboute sur l'idée que chacun des 27 états doit être une petite Europe à lui seul, c'est-à-dire tout faire, on y arrivera jamais. On y arrivera jamais, ça c'est sûr.
Voilà. Donc ça c'est ma réponse à votre à votre première question. Euh dans le cadre de la nouvelle programmation budgétaire, on va beaucoup travailler avec la commission parce qu'on aura besoin de plus de 12 milliards que ça a été le cas jusqu'ici pour une raison simple qui est que on anticipe les difficultés budgétaires françaises et la et la nécessité critique du redressement des finances publiques.
Donc ce que nous n'aurons plus ici, il va falloir aller le chercher là-bas. Voilà. Et c'est ce qu'il faut faire.
Voilà. Donc on s'équipe pour ça. Je je le sais pour être apporteur spécial à la commission des finances sur la recherche, c'est très bien qu'on a on a des crédits à aller chercher dans l'Union parce que on a un déficit de de de crédit européen dans la mesure où finalement les outils français permettent aujourd'hui à la recherche française de ne s'appuyer que sur la France.
Oui. Donc on a là-dessus on a fait une expertise très poussée sur le sujet. le ministre est en phase avec nous mais on sait très bien qu'il y a il y a il y a un défaut.
Voilà. Tout à fait. Et ça ça suppose que la les institutions européennes euh ne cèdent pas la tentation de penser que elle pourrait tout faire tout seul, hein.
C'est-à-dire que la Banque européenne d'investissement pourrait remplacer toutes les BPI européennes. Euh la tentation est toujours un peu là quand même. Je pense qu'il faut il faut la il faut la confronter par des par des preuves pragmatiques en réalité hein. que on voit très très mal comment une institution centrale pourrait euh avoir la proximité terrain typiquement que la BPI a en France avec ses 50 agences, ses 80000 clients en direct, c'estes ses 2000 salariés sur le terrain et et ça la relation avec les banques privées, sa puissance de frappe humaine de terrain, hein.
Bon, ça je pense que la Banque Européne d'investissement l'a l'a tout à fait reconnu, mais en fond propre, on est, je pense, à la fin d'une première étape où la banque a voulu avoir son portefeuille en direct, hein. Mais comme l'Europe est grande et que on est 500 millions, ça donne un portefeu qui devient extrêmement important et difficile et difficile à gérer. Donc donc j'appelle j'appelle de mes vœux une sorte de d'architecture en poupée russe hein où la Banque européenne d'investissement nous donne les moyens de faire ce métier euh [gémissement] nous encourage à construire le maillage européen des BPI nationales qui vont coinvestir ensemble toutes financé par la BEI garantie par la BEI sur des volumes très significatifs.
Voilà. Donc là là on aurait un emboitement qui serait je pense intelligent, pragmatique, ultra fluide avec des conséquences absolument directe sur les entrepreneurs de terrain. Voilà des délais courts en particulier, c'est des délais courts, des modes d'instruction simplifiés.
Euh voilà, ça c'est le dialogue qu'on a avec eux et avec le fond européen d'investissement. Ouais. Alors évidemment, il y a des pays qui n'ont pas de BPI et qui se reposent entièrement sur la BEI et sur le FEI.
Mais pour ceux qui ont une BPI et la bonne nouvelle que je peux partager avec vous, c'est que euh il y en a de plus en plus. C'estàd qu'on a on a une activité euh qui est structurée à la BPI consistant à recevoir des délégations de camarades européens qui viennent voir comment on a fait, ce qu'on a fait pour le reproduire, hein. Et donc vous commencez vous commencez à voir des choses euh très intéressantes, en particulier en Hollande, au Danemark, en Suède, en Finlande.
Nous avons une équipe qui aide les États à construire leur propre BPI, hein. Donc on a aidé à la création de la BP grec, à la BPI litwanienne. Euh euh un des membres de mon comité exécutif est membre est lui-même membre du conseil d'administration de la BPI litwanienne, hein, la BPI estonienne.
On a des un dialogue avec la BPI polonaise. Ils viennent tous voir mais aucun aucun jusqu'ici n'est allé jusqu'au bout de la démarche qui avait été décidée en 2012 qui était euh voté par votre assemblée en particulier euh de tout fusionner dans une seule entité. L'innovation, l'export, la garantie export, le crédit, les fonds propres directs, les fonds propres indirects, le conseil, l'accompagnement à l'entrepreneuriat, tout.
Les autres pays ont en général une grosse agence d'innovation plus une banque de PME plus une agence de crédit export et ils ne les ont pas fusionné. Donc tout ça ça leur donne tout de même nettement moins de puissance. Euh voilà, à l'exception de l'Italie, l'Italie a [souffle coupé] dans sa caisse des dépôts a à peu près tout rassemblé.
Donc voilà. Donc ça ma réponse au dispositif institutionnel à ce qu'il faudrait faire pour que pour que la promesse la promesse Dragui, la promesse l'État soit réellement suivi des faits hein. Alors ensuite ensuite il y a la il y a le sujet automobile Stellantis et il y a tous les débats en cours.
Donc très clairement ce qui a été annoncé le 16 décembre sur l'automobile est complètement insuffisant hein. Ça a été annoncé à grand coup de cimbal pour faire croire que en fait l'Europe avait accepté de de poser le genou à terre et de faire une énorme concession sur sur l'année 2035. il n'en est rien.
Euh les les la concession qui était faite de passer de 100 % à 90 % en contrepartie de l'usage d'acier vert ou de biofioule, elle est presque marginale et ne rés aucun cas le problème. Le le refus de de la de la commission de traiter la question que vous souleviez vous-même, monsieur le sénateur, des véhicules utilitaires légers et catastrophiques pour les groupes, hein. Ça représente des amendes potentiellement de plusieurs milliards d'euros.
Est-ce qu'on a aujourd'hui les moyens de se payer des amendes de plusieurs milliards d'euros dans la situation dans laquelle sont nos groupes ? La réponse est non. La réponse est absolument.
Euh ou alors ou alors on veut vraiment définitivement convaincre ces groupes de quitter le territoire européen pour aller s'installer ailleurs au Maghreb, en Amérique du Sud, en Chine et aux États-Unis, hein. Euh donc ce qui est en cours de négociation sur un assouplissement des conditions d'application des amendes sur les véhicules utilitaires légers est fondamental. l'assouplissement prenant la forme d'un étalement de 3 à 5 ans des mesures d'effort en faitin.
Bon, j'espère que j'espère que les négociateurs vont aboutir. J'espère que le conseil se mettra d'accord. Il restera un point fondamental qui est que vous citiez vous-même hein, monsieur le sénateur qui est que la temporalité européenne n'est pas n'est pas la temp la temporalité qui convient à la sauvegarde du secteur automobile européen parce à supposer qu'il décide rapidement sur ces allègements, [raclement de gorge] on en a jusque au début ou mi-2027 avant d'avoir leur application réelle sur le terrain, ce qui est beaucoup trop tard.
Chaque chaque minute compte. Je sais pas si vous avez vu la publicité dans les échos aujourd'hui. Donc si vous si vous avez les échos d'aujourd'hui, une nouvelle marque chinoise que je ne connaissais pas et pourtant j'y vais régulièrement, c'est acheter la première la 4e de couverture des échos en totalité en totalité hein pour présenter un véhicule évidemment magnifique avec des des des délais de recharge extraordinairement court 5 minutes.
Que veut-on ? Bon donc le le la négociation en cours sur les véhicules utilitaires légers et fondamental. Ensuite il a la question du contenu local.
Bon là c'est pareil, il faut absolument qu'on aboutisse et qu'on aboutisse vite. Or on est capable de faire vite en Europe quand il a été nécessaire de faire vite sur le Covid. On a fait vite.
Donc donc BPI France est très bien placé, je pense pour vous dire vu le le nombre d'entreprises de sous-traitants automobiles au capital desquels nous sommes, que la souffrance est immense et on peut pas laisser ça perdurer indéfiniment. euh ces ces ces entrepreneurs valeureux ont besoin de visibilité, hein. Euh donc le contenu local à 70 % doit être un contenu made in Europe, ne peut pas être un contenu made with Europe comme certains le proposent, c'est-à-dire une sorte d'extension intellectuelle de l'Europe à l'ensemble des des pays partenaires avec lesquels nous avons signé des accords de de libre échange.
C'est une c'est c'est en fait politiquement d'ailleurs c'est quelque chose qui absolument incompréhensible pour les citoyens hein et économiquement ça vide totalement de son sens l'idée même qu'il puisse y avoir un contenu européen. Totalement. Et même sur le Maroc je pense qu'il faut il faut avoir une réflexion solide mais c'est une vraie réflexion politique.
Que souhaite-on souhait-on que le Maroc devienne le Mexique de l'Europe ? Pourquoi pas hein ? Mais il faut il faut juste en mesurer les conséquences.
C'est des fermetures d'usine très significatives sur le continent. On peut le décider mais il faut juste le dire. Ça se fait pas.
Ça se fait pas dans l'ombre hein. Idem pour la Turquie. Donc tant et tant qu'on n'est pas en mesure de présenter une sorte de consensus politique objectif pour nos citoyens sur cette idée que nous décidons de faire du Maroc, le Mexique, de l'Europe, et ben il faut fermer.
Il faut que le made in Europe soit un made in continent. C'est indispensable hein. C'est c'est c'est notre position.
Alors ensuite, il y a il y a pour BP France, nous sommes actionnaires de sous-traitants de rang 3 2 1 comme Valeo, Foresia, Forvia et nous sommes actionnaires aussi de l'OEM Stellantis et l'État est actionnaire de Renault. C'est sûr que dans dans la chaîne de la valeur, les intérêts sont pas toujours complètement partagés, hein. Mais il y a quand même, je trouve, c'est intéressant de le voir, une sorte de solidarité affective autour de l'objectif ultime qui est sauver l'industrie européenne de l'automobile qui est littéralement en péril menacé existentiellement de disparition.
Et donc les OEOM, il faut aussi les entendre quand ils disent le contenu local, on y est favorable. simplement il renchérit le coût et donc il faut trouver des moyens de de compenser ça. Donc c'est de la politique commerciale, c'est forcément des tarifs ou bien ce sont des des bonus malus mais surtout des bonus ou des bonis réservés au véhicules européens avec du contenu européen et et dans des proportions au milieu d'euros significatives. 5000 € 6000 € 7000 €.
Est-ce que les États ont les moyens de se payer ça ? Aujourd'hui, les États un par un probablement pas beaucoup. La France très peu, même si je pense ce soir il y aura des annonces qui seront faites grâce au au crédit d'économie d'énergie, hein.
On a on a ce mécanisme des CE qui nous permet de retrouver un peu d'oxygène, mais à l'échelle du rééquipement complet du continent par de la véhicule du véhicule électrique, les besoins budgétaires sont très importants. Donc c'est quand même beaucoup la question des barrières douinières qui se posent. Et là, je voudrais faire un point sur ce sujet, peut-être même à vos secrétaires envoyer le les les débats qui ont eu lieu la semaine dernière au salon Global Industrie où j'ai souhaité que ce problème soit posé parce qu'à l'intérieur du salon dont je suis président, nous avons [gémissement] chaque année désormais l'habitude d'organiser des 4 jours de grands débats sur l'industrie.
Voilà. Et donc on invite, bon on avait invité Stéphane Séjourné hein et donc le débat je pense était très intéressant et je vous le passerai. Et on avait invité également un avocat du cabinet GID de Bruxelles pour qu'il nous raconte comment on dépose une plainte, comment elle est instruite, le temps qu'il faut pour ce que la PME doit savoir et cetera et cetera.
Voilà. Et ce débat-là était ultra intéressant. Il en ressort quoi ?
Il en ressort que bon, d'abord la barrière à l'entrée pour une PME de déposer une plainte en terme de frais d'avocat est très élevé. C'est grosso modo 1 million d'euros. Euh donc la question se pose de quasiment la commission d'office.
Commission d'office existe en droit pour les lois pénales. Après tout, puisqu'on est dans une urgence industrielle, pas seulement sur l'automobile, mais sur toute l'industrie européenne, peut-être qu'on pourrait dire que pour des PME, les grands cabinets de Bruxelles qui ont tout gagné beaucoup beaucoup d'argent, hein, avec des collaborateurs qui souvent sont des anciens de la commission euh pourrait accepter un principe de commission d'office. Bon, ensuite, il y a le deuxième problème qui est que vous déposez votre plainte, elle doit être traitée par DG Trade.
Y a-t-il assez de monde à DG Trade pour traiter les plaintes ? Non. Pourquoi est-ce que DG Trade n'a pas le budget de recrutement de tous les instructeurs nécessaires pour instruire les plaintes issues du choc chinois 2.0 que nous vivons depuis 18 mois ?
Et ben parce qu'il y a pas de consensus à Bruxelles sur le fait qu'il faille réellement s'y mettre. Donc donc il faut le dire en fait. Est-ce qu'ils ont collectivement réellement envie de traiter de manière kilométrique la plainte lente qui monte de tous les territoires européens de la de la Bretagne à la Pologne ?
Si c'est oui, ça doit se voir parce que tout va très vite et ces plaintes mettent 1 an et en un an, vous êtes mortin. Voilà. Bon, ensuite, il y a il y a un certain nombre d'instruments qui sont des instruments de politique commerciale toujours plus complexes qu'on pense quand on creuse mais qui doivent être mobilisés et et bien entendu, il y a la réalité de des rétorsions chinoises qui sont une très grande violence.
Très très grande violence, hein. Je vous donne un exemple. La Chine a décidé de bloquer les exportations de Tanksten depuis le mois d'avril 2025.
Or, le tinste est le métal fondamental pour les outils de coupage du métal, hein. Et euh ces outils doivent être renouvelés régulièrement parce qu'ils usent. Donc depuis 9 mois, on fonctionne sur les anciens outils.
Mais mais mes clients industriels qui sont dans l'industrie de la découpe, hein, du façonnage, de de la pliure et cetera, sont catastrophés, se demandent comment ils vont faire. Donc les les Chinois leur disent "Bah, vous allez acheter des outils de coupe chinois." C'est ça qui se passe.
C'est comme ça qu'on se parle. Je vous je vous faire passer ce message. C'est c'est absolument comme dans les films.
C'est vraiment comme ça que ça se passe, hein. Donc c'est sûr que c'est sûr que une guerre commerciale, c'est une guerre commerciale. Voilà.
Mais il faut juste savoir ce qu'on veut. Euh et l'industrie européenne est aux premières loges pour vivre toutes les conséquences de ce de ce que je viens d'indiquer. Merci.
Si vous le voulez bien, on pourrait prendre quelques questions de des collègues. Alors, ah bah voilà, j'ai une petite liste. On va on va prendre par trois questions comme ça on va laisser la liste s'agrandir.
Alors, on va commencer par Martha Sidrac puis Catherine Morin de Sailli. Soyez bref dans vos questions pragmatiques comme d'habitude, sinon je suis pas contente. Merci président.
Euh oui, monsieur le directeur général, vous avez évoqué déjà pas mal de sujets et moi je suis très sensible sur les propos que vous avez eu sur Stellantis. Moi j'ai un grand site celui de Poissi dans mon territoire. Donc forcément on suit ça de près sur tout ce qui est automobile et devenir d'un certain nombre de sites industriels.
Mais c'était pas l'objet de ma question. Euh je vais vous poser simplement une question directe, c'est quel est votre regard sur le pacte vert européen aujourd'hui au regard en fait du contexte géopolitique et géoéconomique. Mais pourquoi je vous pose cette question là ?
Je fais un lien avec ce que vous-même vous promvez à travers votre communauté COC Vert, que sont les entreprises en charge de tout ce qui est transition écologique et puis industrielle. Et j'ai regardé, je me suis voilà, j'ai eu cette curiosité de voir ce que vous financiez et en fait vous financez essentiellement de l'énergie renouvelable. Donc je fais un parallèle avec vos propos sur euh le l'industrie automobile chinoise aujourd'hui.
Euh on sait qu'en fait les grands les grandes entreprises du renouvelable aujourd'hui sont essentiellement chinoises. Donc je voulais voir avec vous qu'est-ce quelle réponse vous nous donnez au regard en fait de ce parallèle que l'on pourrait faire aujourd'hui. D'autant plus que vous êtes entre guillemets la banque des entrepreneurs.
Quel entrepreneur desquels on parle précisément et est-ce que vous financez aussi quand même je dirais le cycle de vie global parce que toutes ces énergies renouvelables, je ne fais pas distingo éolien photovoltaïque, je ne veux pas lancer le débat de l'énergie en France vraiment. De quel entrepreneur on parle, de quel financement on parle, pourquoi ce choix des énergies renouvelables ? et je vous prie de ne pas me répondre juste l'Europe, mais sinon peut-être que vous avez des éléments à à nous donner là-dessus et donc peut-être y a-t-il des entreprises éminemment française, éminemment européennes qui se lance là-dedans ?
Lesqueles, comment et à quelle hauteur ? Je vous remercie. Bien ma question monsieur le président va va poser sur le numérique qui n'est pas une industrie mais en réalité toutes les industries il est vrai que la digitalisation de notre société irrite [grognement] tous les secteurs.
Donc dans un un contexte de concurrence mondiale et exacerbé. Pourriez-vous me dire le rôle que joue aujourd'hui la la BPI avec la la France et et l'Union européenne pour aider à à ce que notre continent puisse redevenir une puissance peut-être pas souveraine. Ce serait une ambition assez forte du jour lendemain.
Au moins au moins retrouver une forme d'autonomie technologique, se dégager en tout cas de ces dépendances dangereuses. Par exemple, comment accompagnez-vous les sujets aussi importants pour l'innovation que sont les les start-up de l'intelligence artificielle, de la cybersécurité, comment accompagnez-vous un projet par exemple de de cloud souverain tel que la plateforme Noom Spot. Comment accompagnez-vous également nos entreprises françaises du numérique à l'export ?
Comment soutenez-vous également les opérations de formation ? Vous aviez été vivement critiqué à l'époque du Covid pour vos partenariats notamment avec Amazon à l'époque et aussi confier les données des entreprise de nos PME à Amazon. Avez-vous changé de de stratégie depuis ?
Tant il est vrai que la question de la souveraineté numérique est une question préignante et que nous devons soutenir notre politique industrielle dans ce domaine. C'est ni plus ni moins d'ailleurs les conclusions aussi du rapport Dragét. Merci pour vos réponses.
Merci. Euh merci monsieur le président pour euh cet exposé très clair sur la guerre commerciale que nous vivons actuellement. Alors, on a plus parlé de la Chine que des États-Unis.
Oui. Mais ma question porte sur les États-Unis. Il y a quand même une volonté américaine de réindustrialiser leur pays et aussi de de de eux aussi sont mobilisés sur le principe de souveraineté économique.
Alors, ma question est la suivante : comment se comportent les investisseurs américains en Europe ? Est-ce que ce principe de souveraineté et de réindustrialisation des États-Unis a des conséquences ? Et nous européens ou même français, quel regard portons-nous sur cette volonté américaine de de de redevenir un acteur industriel majeur ?
Merci. Très bien. Euh madame la sénatrice, donc sur les activités de la banque du climat que nous sommes hein, fier d'être.
Euh je vais vous donner les chiffres. Donc nous ne faisons pas que d'abord, je vais être très fier de ce qu'on fait en financement de renouvelable, mais nous avons fait une conférence de presse la semaine dernière pour pour présenter nos chiffres qui vous donne le chiffre suivant pour l'année 2025 avec le titre qui va bien, une dynamique qui persiste 6,3 milliards d'euros déployés hein dans le par ailleurs notre plan hein, notre plan c'est de faire plus de 20 milliards d'euros consacrés au climat en quelques quelques années, ça concerne 3000 entreprises. Sur les 6,3 milliards d'euros, vous avez euh 2,1 milliard d'euros qui sont en effet, comme vous le dites, la production d'énergie décarbonée.
Tout le reste, c'est autre chose, hein. Vous avez 2,5 milliards d'euros qui sont le financement de ce qu'on appelle les offreurs de solutions et en particulier toutes les start-up Greench qui sont l'essentiel de la communauté du COC Vert. Et puis vous avez 1,7 milliards d'euros qui sont essentiellement des pressant qu'on appelle les prêts verts à dire en direction des entreprises industrielles françaises qui passent à l'électrique, qui se décarbonent et qui ont besoin d'être financés pour cela par des prêts dans lesquels on prend pas de collatéral puisqu'en fait il y en a pas hein.
Donc, ce sont des prêts qui sont adossés à des fonds de garantie dotés par l'État quand il les doté encore il y a quelques années, mais il nous reste quelques réserve sur le programme 134. Alors effectivement, le mandat de la BPI depuis depuis sa création est de financer le déploiement d'infrastructure de de d'énergie renouvelable. Ça n'a jamais changé.
Notre conseil d'administration a toujours insisté sur ce point. Je vous accorde que depuis 2013, alors pas dans le photovoltaïque où la bataille était déjà perdue, hein, mais dans l'éolien, le les chaînes de valeur européennes se sont fragilisées, hein, avec les prises de conscience qui nous ont tous traversé et qui conduisent quand même à un certain nombre de de de réactions. Donc typiquement sur le sur le solaire, vous avez un gros projet qui s'appelle Los Solis dans l' de la France qui va voir le jour hein.
Ça fait des années des années que les acteurs travaillent sur le sujet et je pense que cette fois-ci nous sommes pas loin du rivage hein. Sur le sur l'éolien, il y a encore toute une chaîne de de fabrication européenne. Il est vrai fragilisé par les attaques des acteurs chinois, hein.
Tout à fait clairement. et et euh ceci a été très largement commenté dans la presse la semaine dernière à l'occasion des annonces sur l'éolien sur l'éolien en mer et sur l'éolien flottant. Euh c'est c'est l'équation en fait est assez simple.
Les grands acteurs européens savent faire mais euh ils sont plus chers ils sont plus chers que les acteurs chinois. Donc la la question est de savoir si [grognement] on rétablit comme on dit en mauvais anglais un level playing field ou pas. Et c'est une question qui qui qui nous dépasse un peu nous BP France.
Donc qu'est-ce qu'on fait ? Nous, on finance effectivement des champs éoliens et des champs photovoltaïque. He et mon prochain rendez-vous d'ailleurs après après vous avoir quitté, ça sera un de ces acteursl qui s'appelle Next Team qui fait uniquement de l'éolien.
Voilà. Euh tout est parti finalement dans mon commentaire sur sur la nécessité de se défendre de ce qui nous est arrivé avec les panneaux photovoltaïques. On sait ce qui se passe.
Le protocole est connu. La lecture de la bataille, elle est faite et et donc et donc qu'attends-ton pour que ceci ne soit pas dupliqué sur l'ensemble des verticales de l'industrie européenne ? C'est ça mon propos. sur le digital, madame la sénatrice.
Donc oui, on fait beaucoup beaucoup de choses, ça c'est sûr, hein. On finance naturellement Mistral, on est actionnaire, on est actionnaire de la plupart des entreprises françaises d'intelligence artificielle. On est en train de lancer un un un un un plan de transformation très profond de la BPI autour de l'intelligence artificielle, hein.
Euh [gémissement] et j'ai envie de vous dire, on essaie d'être euh au maximum possible de l'efficacité opérationnelle digitale et informatique en tant que banque avec ce qu'on a. Donc typiquement à l'époque du PGE, il y avait aucune solution de cloud européenne capable de nous permettre de vous livrer finalement un PGE qui a fonctionné, qui est celui qui a engendré le moins de fraude de tous les PG européens en 10 jours, hein, et c'était Amazon Web Service. Alors, nous sommes nous continuons de travailler avec AWS.
Les datas des PME français sont absolument pas [halètement] transmise du tout, hein. Il faut une double clé. Le le le serveur est en région Île-de-France et cetera, mais nous travaillons en même temps à aller vers une solution qui devient maintenant possible. dites multicloud, hein, où vous allez avoir euh sur le territoire français, sur le territoire européen des solutions qui seront pas 100 % européennes euh mais qui seront des solutions encore plus sécurisées que la double clé dont je parlais à l'instant, hein.
Je pense en particulier au partenariat entre Tales et Google qui s'appelle Sens, hein. On peut penser aussi au partenariat entre Microsoft et Orange qui s'appelle Bleu. Euh donc tout ça va tout ça va plutôt dans la bonne direction, sachant que euh pour l'instant il n'y a pas en Europe d'offreur de solution qui soit capable d'offrir une prestation compétitive par rapport au aux solutions logicielles du cloud américain.
Je parle pas des infrastructures, ça on sait faire. BP France les finances d'ailleurs, on on est en train de financer plusieurs plusieurs data centers gigantesques pour l'intelligence artificielle. Donc, on sait faire ça.
En revanche, les solutions logicielles qui représentent pour chacun des acteurs américains, c'est-à-dire Google, Microsoft, Amazon, plusieurs dizaines de milliards d'euros par trimestre. Aucun acteur européen ne sait faire ça aujourd'hui. Donc il faut il faut accepter de reconnaître ça.
C'est c'est c'est absolument le miroir de ce qui se passe sur le panneau photovoltaïque avec les Chinois. Ce sont des dépendances que nous nous sommes créées dont on peut raconter l'histoire, hein. La dépendance sur le cloud américain, elle a elle elle commence à naître.
À l'époque, j'étais chez Capgéini euh en 2007-2008. Donc c'est c'est assez ancien hein. C'est à ce moment-là que au fond les grands acteurs européens qui auraient pu le faire ne l'ont pas fait.
Et ensuite ensuite c'est la boule de neige et et rattraper un retard dans une cinétique de boule de neige. C'est ça demande énormément de capitaux et ça demande des groupes capables de le faire que nous n'avons pas en Europe. Voilà.
Et [grognement] donc c'est ça qui m'a amené à plusieurs reprises à faire à faire au fond des des déclarations sur le fait que il fallait qu'on fasse tout de même très attention à à ne pas être un territoire doublement colonisé d'un côté en industrie par les Chinois, de l'autre côté en digital par les Américains, hein. Comment est-ce que les Chinois ont réussi à faire un cloud chinois ? en interdisant le américain, mais nous on les a laissé rentrer.
C'est aussi bête que ça hein. Si si on les avait bloqué, il y aurait eu un boulevard pour des groupes européens, on l'aurait fait mais on les a laissé rentrer. De même que sur le commerce électronique, les Indiens n'ont pas laissé rentrer Amazon.
Vous avez donc un groupe indien qui fait Amazon et nous on les a laissé rentrer. Ça été notre politique constante. On a laissé rentrer les Chinois, on a laissé rentrer les Américains pratiquement surtout même sur la banque d'affaires, sur sur le sur le marché de de des émissions d'action de l'Ecity Capital Market.
Les banques américaines ont 55 % de part de marché en Europe. Donc nous sommes un continent ouvert et donc c'est très très difficile ensuite de se battre pour rattraper pour rattraper des retards prix. Il faut dans un continent au coût de coordination qu'on connaît parce que nous sommes 27 et où et où l'épargne européenne veut pas s'investir dans le risque.
Il faut savoir d'où on part. On part on part de là hein. Voilà. et sur l'intelligence artificielle euh il va il va très difficile de lire la la bataille devant nous, hein, mais enfin assez clairement euh vous voyez Open fait une levée sur une valorisation de 850 milliards d'euros, hein, c'est-à-dire pratiquement 4 fois LVMH et cette entreprise n'existait pas il y a 4 ans. euh Tropique va faire va fait sa dernière levée sur 350 milliards d'euros est en train de monter très rapidement.
Donc la la la la la quantité de prédation potentielle qui est en train de naître de l'autre côté de l'Atlantique à notre égard est gigantesque. Absolument gigantesque. Absolument gigantesque.
Le sénateur qui indquait qu'on avait plus parlé de la Chine que vous y avez un peu répondu mais par rapport aux États-Unis. les investissements américains en Europe. Oui.
Donc donc les Américains en en fait euh euh exporte relativement peu de biens industriels en Europe, hein, euh des armes essentiellement de l'industrie d'armement et du matériel informatique fabriqué en Chine souvent du des des grosses machines pour le semi-conducteur, des choses comme ça. il s'intéresse aux PME industrielle européenne. Leur rachat d'ailleurs des frais la chronique comme vous avez pu le voir récemment sur LMB racheté par par Loument dans un dans une dynamique de réinvestissement des grosses infrastructures industrielles américaines mais ils sont pas dans une dynamique de découplage total et de relocalisation radicale.
Ça ça serait excessif de le penser. Il continuent d'investir en Chine par exemple, il continuent d'avoir des usines en Chine, il continuent d'en ouvrir en Chine les Américains. Donc ils font comme si on était en train de découpler complètement mais la vérité c'est que il continue de faire des affaires hein.
En revanche sur le digital, ils sont dans une logique de de de captation à peu près complète de la valeur européenne, ça c'est sûr, hein. et et et quand vous parliez de des sorties de 300 milliards d'euros d'épargne investis aux États-Unis, le pire n'est pas tant cela. Le pire c'est que du matin au soir, vous vous réveillez le matin, vous commencez à aller sur des réseaux américains, tout ça est payant.
Cet argent, c'est pas de l'impôt sur la société payé en France. Tout part toute la journée, vous utilisez des plateformes américaines. Vous avez rendez-vous avec votre commissaire au compte, c'est un groupe américain.
Vous avez votre rendez-vous avec un banquier, c'est un banquier américain. Non, mais vous avez rendez-vous avec le le le groupe qui gère vos en l'occurrence, c'est pas le cas BP France, mais qui gère le vos bâtiments américains. toutes ces toutes ces vous prenez un consultant, vous êtes américain, vous prenez un un cabinet de un avocat, ça va être un des 30 avocats américains de Paris et et toute cette valeur, on oublie qu'elle part, mais elle part hein.
Alors, Renand Legele et François Bonau se préparent. Et monsieur le directeur général, vous avez dit l'épargne européenne ne veut pas s'investir dans le risque européen. Donc effectivement s'agissant du financement de la DIPTech européenne, on voit bien qu'il y a un point de blocage principal qui reste le niveau de risque perçu notamment sur des projets longs, capitalistiques et technologiquement incertains.
Dans ce contexte, plusieurs pistes existent dont la mise en place de véritables mécanismes de derisking qui s'agisse de garanties publiques, de dispositifs de first loss ou de coinvestissement permettant d'absorber les premières pertes et de sécuriser les investisseurs privés. Donc ma question est la suivante : dans quelle mesure ces outils sont-ils aujourd'hui suffisamment développés, efficaces en Europe ? Et surtout, que faudrait-il changer concrètement pour passer à une autre échelle ?
Est-ce qu'il faut renforcer le rôle de la BEI, créer des instruments dédiés à la DIPTEC ou revoir certaines contraintes prudentielles pour attirer davantage de capitaux privés ? Je vous remercie. Qui a François ?
Oui. Merci président. Monsieur le directeur général. comme l'a évoqué le le président dans son proposiminaire sur le fait que au niveau européen, il y avait eu un certain nombre de décisions qui avaient été lourdes de conséquences pour pour l'Europe.
Je voudrais vous parler un peu de souveraineté. Euh aujourd'hui euh on voit bien que un certain nombre de nos de nos systèmes sont très dépendant de technologie extérieure et donc il y a il y a il y a un risque, je prendre un exemple, celui par exemple des voitures électriques. Si les voitures électriques demain sont chinoises sur des logiciels, ilelles pourront être arrêté à tout moment par sans sans tomber dans une forme de paranoïa.
Donc est-ce que est-ce que vous pensez qu'on est aujourd'hui en capacité de financer des technologies qui nous permettrai d'avoir cette cette possibilité ? Alors, je sais bien que vous êtes pas économiste, mais savoir si ces questionsl sont évoquées par la BPI et qu'est-ce votre sentiment sur ce sujet ? Don pardon.
Oui, je prie faut que je Oui, très Oui, très rapidement. Merci beaucoup pour les réponses que vous nous avez déjà apporté. Je voudrais rebondir sur une autre réflexion que vous avez partagé avec nous, c'est sur la réflexion politique que vous avez évoqué dans vos propos.
Euh donc question euh est-ce que vous pensez aujourd'hui que le process de décision européen est suffisamment bien armé ? En réalité, le fonctionnement même de l'Union européenne telle qu'elle est, c'est un vaste sujet. Mais j'ai l'impression que vous avez une petite idée là-dessus par rapport à tous les sujets que nous évoquons aujourd'hui.
Je vous remercie. Très bien. Sur le sur le first loss, donc il y a déjà des dispositifs de garantie de crédit à l'innovation dont je parlais tout à l'heure qui sont pour partie financé par l'Union et qui sont efficaces.
Bon mais ça nous permet de faire des crédits de 5 millions 10 millions d'euros garantis à à 60 % par des fonds dans lesquels on va trouver 50 % commission, 50 % États français. Ça ça marche bien mais c'est des c'est sur des petits montants hein. Ensuite, il y a un mécanisme qui commence à se développer que j'ai beaucoup poussé et et je je on est plutôt sur une trajectoire ascendant qui s'appelle la garantie de projet stratégique qui permet cette fois-ci non pas sur le bilan de la banque publique d'investissement mais sur le bilan de l'État comme la COFAS en garantie export qui s'appelle maintenant BPI France assurance export de couvrir 80 % du risque de 50 % du pool bancaire. hein, ce qui fait 40 %.
Ça c'est pas mal hein. Mais cette fois-ci sont des très gros montants. Typiquement une giga factory de batterie, elle fait son un gros poule bancaire, on peut aller jusqu'à 50 % 80 % de 50 %.
Et donc c'est des centaines de millions d'euros de pris en garantie sur le bilan de l'État. Exactement comme on prend des garanties export quand on couvre une vente d'avion rafale en Indonésie. Sauf que on a réussi ceci et on n'est pas les seuls, tous les pays européens l'ont fait qui est de dire quand une usine va objectivement exporter, elle mérite de bénéficier des dispositifs de garantie export.
Ça c'est super. Ça c'est super. Maintenant vous allez demander mais vous en avez fait combien ?
Tout ça est instruit par nos équipes de BP France Assurance Export et décidé ensuite par de facto le ministre hein puisque c'est le bilan de l'État et pas le bilan de la BPI. On en a fait petite vingtaine petitte vingtaine en France. Et [raclement de gorge] bon alors la la question c'est est-ce que est-ce qu'on utilise cette fameuse GPS pour prendre des risques d'eptech hein ?
Donc des vrais risques de haute technologie très complexes avec des courbies très profondes, des vallets de la mort très longues. C'est une question de portefeuille ensuite hein. On peut en faire un deux mais en faire 30 extrêmement risqués sur le bilan de l'État.
Ça peut ça peut à un moment évidemment inquiéter euh nos amis et camarades de la direction du trésor, mais pour le pour le reste le l'outil existe et c'est assez nouveau. En fond propre, il y a effectivement historiquement euh cette idée de faire une sorte de first loss, hein, qui garantit à la baisse les investisseurs en capital. Ça n'a jamais prospéré nulle part ailleurs, nulle part dans le monde, pardon, parce que le l'alléa moral est très important en réalité.
C'estàd que les investisseurs finissent par faire à peu près n'importe quoi et c'est très coûteux. Donc c'est pas très sain pour c'est c'est voilà, c'est pas très sain pour le pour le l'écosystème d'investissement. Et j'ai envie j'ai envie de vous dire dans dans peut-être dans vos vies quotidiennes, vous en avez peut-être l'expérience directe.
C'est l'ISF PME ou le first loss, c'est l'État au travers de l'avantage fiscal, hein. Vous savez que grosso modo, vous avez la possibilité de retrouver votre mise, même si le fond d'investissement travaille mal, hein, puisque vous bénéficiez de l'avantage fiscal. Or, en fait, c'est ça qui s'est passé.
C'est-à-dire que l'avantage fiscal a pas forcément euh encouragé les fonds d'investissement à faire les meilleurs investissements possibles dans le cadre de ce de cet outil, hein, euh dont la disparition n'a pas été un drame pour la France, honnêtement. Voilà, donc tout ça ça fait des des réponses, j'ai envie de dire, techniquement précises à votre question, mais on voit bien qu'on n'est pas à l'échelle du problème qu'on évoquait qui est le mismatch entre la profondeur de l'épargne européenne et les nécessités de financement de la DIPTECH. Ensuite, la souveraineté.
La question que vous posez hein, effectivement c'est c'est assez angoissant mais c'est normal aussi. C'est-à-dire qu'on vient d'un monde dans lequel on se faisait confiance et on passe à un monde où on est dans la défiance. Donc il faut retourner totalement le gant.
Le peut-on ? Je vous cache pas qu'il y a je pense qu'il faut accepter de se dire que sur un certain nombre de sujets, on ne le peut pas, hein. Typiquement ce que j'ai évoqué tout à l'heure sur le cloud, hein.
De même que réinventer un anopique européen ou un open européen aujourd'hui c'est ensemble vide. On ne voit vraiment pas qui pourrait faire ça, avec quel capitaux, quels ingénieurs, on sait pas sur le donc sur les sur la mobilité effectivement tout le software qui permet d'être suivi à distance, traqué et cetera. Oui, on saurait faire.
On a typiquement un groupe comme Baleo sait faire des choses formidables euh et les fait d'ailleurs et et les vents simplement ce qu'on voit au aux États-Unis sur les taxis autonomes, les voitures autonomes sans chauffeur euh pointe sur une avance technologique et une avance sur la quantité de données maîtrisées qui est aujourd'hui honnêtement extraordinairement difficile rattraper en Europe, hein. Je vois je vois pas quel acteur serait capable de rattraper ce retard là honnêtement sur d'une part Tesla et d'autre part et d'autre part Wimo et euh et c'est toujours la même chose, c'est que pourquoi est-ce que les Chinois ont des groupes capables de faire l'équivalent, c'est que bah Tesla et Wimo ont été des factos pour cette fonctionnalité-là interdit. Je reviens 2 minutes sur ce que vous disiez sur les véhicules et tout à l'heure la publicité sur sur les échos.
Je regardais un petit peu ce que c'était sans faire de publicité. C'est une association BYD Demler qui date de 2012, la marque qui est développée là. Et en fait, ça va faire de la BWD de luxe.
Ouais. Voilà. 2012. 2012. 2012.
L'association et la marque incroyable existe depuis 2012. Ouais. Ou oui, effectivement, c'est un nom qui me dis absolument.
Et puis les process de décision européens, bon euh c'est trop lent, c'est beaucoup beaucoup trop lentin. Et c'est toujours pareil, c'est que c'est que vous vous êtes dans des dans des constructions administratives ultra respectables où tout le monde est bon, tout le monde fait bien son travail. Donc il faut il faut pardon.
Oui, on fait des Non mais c'est ça c'est c'est queil y a pas ça sert à rien de chercher des bouquisses en fait c'est le système qui construit pour être extraordinairement lent. C'est un système qui est construit pour que les coûts de coordination soient très élevés. Et donc vous pouvez avoir des conversations qui sont rassurantes avec les commissaires qui vont vous dire on va y aller, on va le faire et cetera.
Puis vous descendez une couche, puis deux couches, puis trois couches, vous arrivez à à la couche N-4 de la commission et ensuite vous ajoutez à ça le temps qu'il faut pour faire un trilogue. Le conseil, le parlement et la commission 1 an. Et donc donc il faut faire avec ce il faut faut faire avec cela.
Mais mais encore une fois, le Covid nous a montré que quand on veut, on peut décider de caroter tout ça, consécuer tout ça. a vraiment une nécessité catégorique, on le peut euh peut-être non parler des voitures parler des voitures et et par rapport au CFP qu'on va demain par rapport au CFP de demain puisque monsieur le directeur nous évoquait euh l'insuffisance des crédits vraisemblablement pour euh pour tout pour couvrir tous les enjeux. Oui.
Ouais. C'est une bonne c'est une bonne un test de ce qu'on va exposer demain matin parce qu'effectivement le CFP, on veut faire rentrer dans une boîte à chaussures une paire de bottes. Donc pour prendre une image qu'on peut tous comprendre, c'est-à-dire qu'en fait là la commission érige de nouvelles priorités sans vouloir revenir sur les priorités qui étaient les les plus anciennes.
On arrive même à vouloir dire qu'elle veut augmenter ses frais de fonctionnement interne. on voit bien toutes les critiques qu'elles ont fait naître chez les États-membres dans le cadre déjà de l'exécution du du CFP actuel. Donc je pense qu'à un moment, enfin moi c'est mon sentiment après avoir beaucoup écouté, c'est qu'aujourd'hui la commission n'arrive pas à voir qu'est-ce qui doit rester du niveau supranational et européen et qu'est-ce qui doit être porté par les États-membres. et on n'arrive pas à faire cette ligne de partage qui permettrait à la rigueur de se dire que certaines politiques deviennent vraiment européennes.
C'est l'Europe qui s'en charge. Les Étatsmembres sont des charges et donc on peut comprendre qu'à ce moment-là, il y a des contributions des Étatsmembres au budget européen et qu'à l'inverse mais c'est la même chose dans nos relations entre l'État et les collectivités. Et donc en fait comme cette ligne de partage est extrêmement floue, on a les États-membres qui vont être très réticents à venir voir leurs augment enfin l'augmentation de leur contribution croître pour faire face à tous les besoins que la commission met comme devant relevé de son périmètre.
Ouais. Et à la fin, on en arrive à voir tout le monde qui fait un peu quelque chose et on en arrive à créer des échelons de coordination entre échelons européens et et échelons nationaux. Et donc effectivement quand on est après sur des sujets par exemple où euh d'innovation où on voit bien que finalement pour chercher, pour créer, bah il y a l'émulation et que tous les chercheurs sont pas forcément en France et que il peut y avoir une bonne connaissance, une école en France qui doit se jumeler avec je sais pas ce qui se passe en Lituan ou autre.
C'est là où certainement l'Europe peut jouer ce rôle de catalyseur et de de mise ensemble. Euh mais c'est pas vrai pour tout ce que va faire euh l'Union européenne demain. Et ce que ce qu'on voit aussi hein dans le dans le futur CFP, c'est que finalement euh sous le prisme de vouloir introduire plus de flexibilité en apparence comme ça dans la gestion des budgets euh par les Étatsmes, euh on craint un peu que finalement on perde quand même en autonomie de gestion et de détermination de ce que chaque État veut faire. euh avec les crédits européens.
Donc c'est c'est pas vraiment une question mais c'est un constat qui je sais pas peut-être alimenté votre réflexion. En tout cas, en frais de fonctionnement, il faut absolument donner les moyens à la commission de recruter chez DG trade. Moi, je je sais qu'à chaque fois qu'on rencontre une direction, elle nous dit qu'elle manque de personnel et voilà, vrai pour la DG trade, mais vrai pour d'autres directions.
Et le problème aujourd'hui c'est que les pour les États parce que c'est des frais de fonctionnement donc essentiellement qui s'appuie sur la contribution des États et aujourd'hui pour les États, il est hors de question d'augmenter la contribution puisqu'elle va voir là en 2027 et 2028 une augmentation considérable naturelle h ne serait-ce que par le remboursement des emprunts qui ont été créé Next Generation EU ou enco et et donc là pour les Étatsmembres, il est hors de question d'augmenter leurs contribution qui sont obligatoires et qui vont déjà énormément augmenter. L'inflation la de l'augmentation, pas l'inflation mais l'augmentation déjà pour ce budget 2027 va être va être très très importante et ça euh mais on l'entend de toutes les directions. Mais comme le disait Christine, il y a aussi peut-être de la part de la commission une ambition à embrasser beaucoup de sujets et donc à se donner forcément des compétences et nous on veille à la subsidiarité au sujet de compéten mais peut-être que la commission a trop embrassé finalement en oubli les les exigences telles que vous venez de nous évoquer là notamment sur l'industrie et et l'économie.
Ça c'est un constat qu'on fait aussi qu'on fait hebdomadairement dans toutes dans toutes nos commissions. Mais mais je je pense que aujourd'hui pour pour l'Union et en particulier pour la commission augmenter son nombre de fonctionnaires peut-être pour être plus performante mais en tout cas si c'est son souhait c'est c'est c'est pas à l'ordre du jour des des volontés des Étatsmembres ça c'est sûr. La question desg trait, vous nous l'avez évoqué aussi sous l'aspect [raclement de gorge] de la difficulté pour les PME à pouvoir recourir.
On avait entendu, je me souviens, sur une sur une audition ici, la DG trade sur la la question de l'aluminium et des produits d'acier venant d'Indonésie qui qui enfin qui allaient à l'encontre de ce qu'on pouvait avoir comme développement ici sur le marché européen et avec des difficultés pour les PME à pouvoir recourir contre ces contre ces nouvelles données du marché qui étaient complètement illégales. Et ça enfin on l'a vécu aussi ici en direct sur ces questions et là s'il faut plus de fonctionnaires, c'est un problème. C'est un problème.
D'autres interventions ? Oui, vas-y Vincent. Bon, écoutez, merci pour votre intervention.
Oui oui. Non mais je vais être très rapide parce que je je vous écoute beaucoup et j'aime votre liberté de ton et votre liberté de parole assez libérale sur un constat que vous avez très bien décrit où on a été trop loin dans le commerce BA sans aucune protection et aujourd'hui pour revenir en arrière c'est très difficile quand on a quand on quand on on court derrière des innovations où ils ont 15 ans d'avance. Moi je suis au à France 2030 au SGPI au CSIA où on a voté notre rapport hier.
Euh euh sur le 2025 euh sur le cloud, je suis un peu je suis un peu moins pessimiste. Il y a des exemples, c'est euh on a d'assau système euh qui a beaucoup fait là-dessus qui peut qui pourrait faire beaucoup plus mais avec euh l'État qui est pas assez aux manœuvres pour pour dire il faut faire plus dans la commande publique notamment. Alors, on a amélioré, on est passé à 86 % de de cloud plus européens en fait, mais on pourrait grâce aux normes justement aller encore plus vite euh et avoir un vrai clou de souverain.
Donc, on a des exemples comme ça où on pourrait faire beaucoup plus si on était un peu plus réactif. vous l'avez très bien dit, mais la réactivité, l'agilité dans un monde, je pars en Chine dans 15 jours, dans un monde qui nous dépasse totalement où le manque de réactivité de de la Commission des hommes politiques ne comprennent pas ce qui est en train de se passer entre les Américains et les Chinois. Et et notre agilité, il faut qu'on la retrouve tant au niveau européen qu'au niveau ici de nos de nos parlements parce que vous savez, on passe 80 % de notre temps à faire des choses inintéressantes et 20 % de choses qui servent à quelque chose en fait.
Et oui, [grognement] merci beaucoup. Merci beaucoup. Alors, ouais, je vais voir le ministère le ministre de la recherche maintenant.
Ah oui, bon, très bien. OK. Bah oui, le le constat sur la recherche publique et la recherche privée, on le fait aussi hein.
C'està dire qu'on a on a un besoin un besoin on a une chance en en Europe qui est extraordinaire, c'est que on reste le continent de la science. Oui, tout à fait. On reste le continent de la science. c'est que la science vient de chez nous.
Ouais. Et on narrive pas à la faire. Mais ce que vous disiez sur la recherche privée, enfin le ratio recherche publique, recherche privée, on n pas on a pas de souci avec la recherche publique en terme de de croissance de recherche.
On a et et nos outils, je pense au CR, je pense à un tas de choses, ne suffisent pas à à permettre de gagner ces quelques ces quelques points permettant à la recherche privée d'émerger. Bon courage. Merci beaucoup.
Merci beaucoup.
Jean-françois Rapin