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Discours / meetingRenaissance (sur YouTube)· 14 avril 2017 50 minAutoproduitFond programmatiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesNumériqueEurope & international

Discours Devant la Communauté de l’Enseignement Supérieur | Emmanuel Macron

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:01Emmanuel MacronChiffre
    « près de la moitié des étudiants de première année de licence ne franchissent pas le cap de la 2e année »
  • 5:02Emmanuel MacronChiffre
    « 30 % seulement des étudiants obtiennent leur diplôme de licence générale ou professionnel en 3 ans »
  • 5:03Emmanuel MacronPromesse
    « nous construirons 60000 logements pour les étudiants et 20000 logements pour les jeunes actifs »
  • 5:04Emmanuel MacronPromesse
    « je souhaite créer 10000 places supplémentaires dans de nouvelles filières courtes professionnalisantes »
  • 5:05Emmanuel MacronPromesse
    « je souhaite que chaque établissement publie en toute transparence les taux de réussite et les débouchés de chaque formation »
  • 5:07Emmanuel MacronPromesse
    « je veux mettre fin à la régulation annuelle budgétaire qui conduit au rabot »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

son accueil aujourd'hui et la visite que nous avons pu faire j'y suis très sensible monsieur le Président du CNRS merci d'être là Mesdames et Messieurs les professeurs mesdames et messieurs je voulais être avec vous aujourd'hui pour parler enseignement supérieur recherche innovation et ça n'a rien d'innocent en cette fin de campagne nous sommes un pays qui doute nous sommes un pays que certaines ou certains voudrai enfermer dans ses fractures ramener dans le passé le laisser s'obséder par ce qui le divise alors que nous ne parviendrons à véritablement le faire entrer dans le siècle qui vient et aller de l'avant qu'en reconnaissant la part que joue la connaissance la recherche l'innovation l'enseignement au cœur de la promesse de progrès qui est celle de la République et donc le projet qui vous fait vivre et qui anime vos passions vos métiers qui nous rassembl aujourd'hui c'est aussi celui qui est au cœur du combat culturel que nous devons mener pour le pays et c'est à ce niveau-là que je veux placer la discussion que nous avons aujourd'hui ça n'est pas une discussion sectorielle ça n'est pas une case qu'on vient cocher aujourd'hui dans une campagne présidentielle c'est la capacité collective que nous avons à reprojeter le pays vers son avenir à lui redonner confiance en lui-même et en en effet quand on compte nos médailles fils quand on compte l'excellence de recherche française quand on compte les innovations et la réussite et l'écosystème grenoblois en est une formidable illustration depuis des décennies on a de quoi être fier et on a de quoi expliquer montrer que nous sommes une terre de recherche d'innovation de transformation nous sommes une terre de l'excellence en matière d'enseignement que nous pouvons non seulement le rester mais devenir mieux encore devenir la terre d'accueil des meilleurs chercheurs la terre qui gardera ses meilleurs chercheurs et leur donnera les moyens de travailler celle qui accueillera toutes celles et ceux qui se retrouvent dans nos valeurs et veulent réussir ici la terre qui permettra justement la véritable émancipation dans notre société qui est celle par le savoir et qui est celle qui permet à tous nos jeunes d'accéder justement à celui-ci cette bataille on en a très peu parlé durant la campagne présidentielle qui s'achève elle est pourtant fondamentale si nous voulons réussir les prochaines années parce qu'elle est au cœur de la place qu'on donnera à notre jeunesse dans le système d'enseignement supérieur et ensuite dans la vie professionnelle dans notre capacité à garder une excellence en terme de recherche fondamentale dans notre capacité à garder l'excellence en matière d'innovation de transfert technologique et donc dans la création de l'industrie du futur des services du futur de la médecine du futur et ça n'est pas un hasard si nous sommes ici à lineria chez Antoine petit un établissement qui est au cœur de cet écosystème qui collabore avec l'ensemble de ses partenaires universitaire qui collabore aussi avec le CEA merci St d'être là avec nous et qui a justement cette excellence de la recherche et de la Recherche Technologique chevillé au cœur de ces préoccupations l'interaction entre université et grands organismes c'est une des clés de l'excellence de la recherche française et je le dis en présence notamment évidemment d'an fou qui a uvré pour développer ses liens les préserve et a su aller au bout de quelques réformes sur lesquelles je reviendrai c'est aussi l'interaction entre notre recherche et les entreprises qui est une clé de voûte de cette réussite et l'écosystème grenoblois à ce titre en est une formidable illustration qui a permis sortant des grands laboratoires historiques de faire émerger des champions mondiaux de la technologie la microélectronique et de bien d'autres secteurs qui ont constitué justement cet essémage et cette réussite collective ce triangle si je puis dire de l'invention et de la croissance université et grandes écoles et école d'ingénieur grands organismes de recherche entreprise ce que vous portez ici à Grenoble c'est la clé de cette réussite et c'est sur ce triangle en quelque sorte que la bataille pour le progrès devra être conduite dans les prochaines années et c'est sur cela que je veux appuyer la stratégie que nous porterons en refondant le pacte de confiance qui doit exister entre nos chercheurs nos innovateurs et tous nos concitoyens et donc c'est pour cela que je veux ici vous parler d'université et de recherche et commencer par ce rappel qui est aussi un appel à la communauté scientifique n'oublions pas qu'en définitive c'est aux acteurs de la science de démontrer qu'elle est facteur de progrès humain et c'est pourquoi fort de ce constat et de l'importance que le sujet du jour recouvre en particulier dans le contexte qui est le nôtre je veux commencer par souligner une priorité la mobilité sociale dans et par l'enseignement supérieur nous venons de l'évoquer à avec les acteurs justement de l'écosystème grenoblois à l'instant et vous m'avez interpellé sur ce point parlons clair aujourd'hui l'ascenseur social dans le supérieur il fonctionne mal vous me le disiez madame la Présidente un instant c'est vrai que ce ne sont pas les élèves qui échouent dans le supérieur c'est le système qui échoue à leur donner aujourd'hui une place en tout cas en trop grand nombre parce que nos taux d'échec sont là pour le le signifier et nous signifier nos propres insuffisances près de la moitié des étudiants de première année de licence ne franchissent pas le cap de la 2e année 30 % seulement des étudiants obtiennent leur diplôme de licence générale ou professionnel en 3 ans c'est-à-dire sans redoubler ou sans renoncer et il faut mettre donc faut faire mettre un terme à cette sélection par l'échec parce que de fait les chiffres que je viens de rappeler montrre une chose notre système universitaire contrairement aux idées reçues il est très sélectif mais il est très sélectif de manière très hypocrite comme nous savons toujours très bien le faire en France c'estàdire qu'on sélectionne les gens par défaut et par l'échec on les sélectionne parce qu'on n'explique pas quelles sont les filières qui sont faites pour qui on n'oriente pas on ne guide pas suffisamment et on n'assume pas suffisamment une stratégie différenciée plus largement l'accès à l'enseignement supérieur c'est le facteur déterminant de la mobilité sociale et quand on regarde les chiffres ils sont à cet égard édifiant d'un département à l'autre les chances d'un enfant des classes populaires de devenir cadre elles vari du simple au double dans votre région les chiffres sont plutôt bons il y a de la mobilité parce que c'est une région où les jeunes même issus de classe populaire accède plutôt plus que dans la moyenne nationale à l'université moi je viens d'une région qu'on appelle maintenant les hauts de France je viens tout particulièrement de la Picardie où ces résultats sont catastrophiques parce que c'est une région où quand on vient d'un milieu populaire on va très peu à l'université parce que en quelque sorte on a décrété que ça n'était pas fait pour les jeunes des milieux populaires et donc la capacité que nous avons collectivement à intégrer à donner une place à chacun dans l'université et dans les formations du supérieur est à cet égard décisive pour gagner cette bataille de la mobilité sociale pour cela il faut que nos étudiants travaillent d'abord dans de meilleures conditions parce que le défi il est simple les sont déjà difficiles mais jeazo me le rappelit tout à l'heure c'est pour les années à venir plus 35000 étudiants en plus de ce qu'on connaît chaque année donc le défi va encore s'accroître dans les années qui viennent et donc pour répondre à celui-ci et réussir à à justement construire cette mobilité sociale dans et par l'enseignement supérieur on doit d'abord donc améliorer les conditions de nos étudiants faciliter l'accès au logement c'est pour cela que dans le plan d'investissement que nous portons dans le projet qui est le nôtre nous construirons 60000 logements pour les étudiants et 20000 logements pour les jeunes actifs ces logements ils seront accessibles sans dépôt de garantie sans demande de caution et pour un bail Non renouvelabl nous mobiliserons aussi les bailleurs sociaux pour créer au sein du parc social des logements jeunes avec pour objectif 30000 plac supplémentair pour simplifier la vie des étudiants nous confirons à la caisse nationale d' assurance maladie la gestion du régime d'assurance maladie des étudiants là aussi c'est une mesure de simplification mais qui est essentielle pour leur quotidien et parce que cela peut-être un facteur d'inégalité entre nos étudiants face à la culture ou l'apprentissage nous poursuivrons ce qui a été lancé nous demanderons aux universités d'élargir les horaires d'ouverture de leur bibliothèque en soirée le weekend avec un accompagnement de l'État et un accompagnement budgétaire à du proportion alors tout ça est très matériel me direz-vous mais enfin c'est le début de la bataille ensuite il faut une offre universitaire qui correspondent aux besoins des jeunes j'ai évoqué le gâi à l'instant des premiers cycles où des étudiants désireux de développement professionnel échoue dans les filières générales qui ne correspondent pas à leurs aspirations c'est pour y mettre fin que je souhaite créer 10000 places supplémentaires dans de nouvelles filières courtes professionnalisantes cela participe d'une plus grande autonomie en terme de formation que je veux pour les universités mais ça veut dire que on doit aussi créer plus de variété dans les formations universitaires de premier cycle il y a des jeunes qui aujourd'hui arrivent à rentrer par les IUT je souhaite maintenir le modèle des IUT continuer à le développer au sein des universités je veux rassurer tout le monde sur ce point mais en même temps je veux qu'on aille plus loin dans la capacité à créer des filières professionnalisantes pourquoi parce que c'est la clé une plus grande autonomie de formation parce que c'est la clé pour donner à des jeunes qui ne sont pas faits pour pour des filières purement académiques une place dans le supérieur et c'est d'ailleurs comme ça qu'ils y réussiront et c'est la clé pour vraiment développer dans notre pays l'apprentissage pourquoi l'apprentissage est à l'arrêt parce qu'on a cantonné à des filières très manuelles et très peu qualifié ou qualifiante il faut que l'apprentissage prenne aussi place dans l'université dans des formations nouvelles que nous allons développer et donc plus largement il faudra développer les licences professionnelles sur 3 ans et en alternance dès la première année dans dans les universités il faudra développer les passerelles pour ceux qui après un premier cycle professionnalisant se découvriront la capacité de poursuivre des études de longue au fond il faut décloisonner ce qu'on gère en silo décloisonner ce qui est devenu dans notre pays une forme d'assignation à un parcours selon le milieu d'où on vient selon le début d'étude qu'on a eu et parfois ça commence à la fin du collège on est en quelque sorte dans une voie qui est déjà tracée notre système là-dessus s'ouvrir être beaucoup plus innovant et correspondre à une plus grande mobilité des parcours pour cela il faut que nos université dispose de davantage d'autonomie pédagogique et si la politique publique doit fixer les priorités en effet il faut davantage d'autonomie pédagogique dans nos universités ça veut dire une vraie autonomie pour créer des formations pour développer des solutions sur le terrain on en parlait à l'instant avec vous monsieur le Président parce que c'est là que l'innovation se cré c'est là que les besoins sont connus c'est là que les demandes jaillissent c'est là que l'écosystème est identifié et ça n'est pas depuis Paris pour tout et de manière homogène qu'on peut définir intelligemment une telle stratégie pour réussir cela l'information doit aussi donner les mêmes chances à tous on doit mettre plus de transparence dans le système et c'est la clé pour une bonne orientation aujourd'hui si vous venez d'un milieu populaire je vous défie de savoir vous repérer dans le monde de l'enseignement supérieur c'est impossible vous pouvez aller sur le site internet moi j'ai fait l'expérience déjà pour retrouver ce que vous voulez faire par rapport à la dénomination des formations il faut une certaine expertise la réalité c'est que comme il y a très peu de transparence sur la réalité des filières leurs résultats leurs résultats académiques leurs résultats en terme de déboucher et bien ceux qui ont un un réseau ceux qui sont bien conseillés par la famille ceux qui sont entourés ils vont aller vers les bonnes formations mais ceux dont la famille n'est pas en capacité de donner des conseils sont beaucoup plus démunis et donc pour ça il faut remettre de l'orientation dans le système secondaire donc beaucoup plus tôt en remettant tous les trimestre la présence certains le font mais c'est très inégal du postback donc des universités des organismes de recherche des écoles d'ingénieurs des branches professionnelles dès la fin du collège pour apprendre éduquer informer sur l'orientation et il faut mettre beaucoup plus de transparence sur les débouchés en terme académique et professionnel des différentes filière dès le début du système universitaire c'est pour ça que je souhaite que chaque établissement publie en toute transparence les taux de réussite et les débouchés de chaque formation pour celles et ceux qui connaissent bien la chose il me diront normalement ça existe déjà dans la loi enfin on ne l'a pas fait mais on l'a pas fait pourquoi parce qu'on a pas voulu aller au bout d'une vraie politique partenariale avec les universités avec les commu pour en même temps avantager favoriser et compris budgétairement celles et ceux qui jouent le jeu et donc c'est cette politique là que je veux mener une vraie politique partenariale et donc avec des incitations budgétaires pour celles et ceux qui s'engageront dans une telle politique pour cela il faut aussi mettre en place un système de prérequis qui donne à tous nos étudiants les mêmes chances de réussite et donc je souhaite pour cela que chaque université précise les prérequis de chaque formation et il faudra par exemple avoir des notes minimales par exemple en physique pour s'inscrire en licence de sciences à l'université et ceux qui n'en disposeront pas pourront valider des modules complémentaires en préalable à leur inscription et il sera toujours possible de rattraper son retard mais il faut qu'on sorte d'une hypocrisie complète qui est de dire avec n'importe quel baccalauréat avec n'importe quelle formation avec n'importe quelle note préalable on peut avoir accès à toutes les formations du supérieur c'est pas vrai parce que ce sont les mêmes jeunes que vous retrouvez à abandonner en L1 au bout de 6 mois ou d'un an et on perd des jeunes à leur dire tout est possible d'un seul coup ça n'est pas vrai et donc là-dessus il faut qu'on soit clair comme on est CLA sur les résultats on est clair sur les prérequis par contre comme on multiplie les formations comme on ouvre ces formations on recrée des passerelles et on permet de rattraper un retard qui un moment a été accumulé si on veut se construire justement une autre formation notre système est hypocrite au début et très fermé tout au long du parcours il faut faire l'inverse faut dire la vérité des prix à chaque moment et ensuite il faut laisser des passerelles à toutes celles et ceux qui veulent se battre contre la fatalité qui sont prêts à revenir sur ce qui un moment a été raté et dans cette logique merci pour cet enthousiasme dans cette logique modulaire secondaire et supérieur ne ne devront plus donc être de mondes étanches et c'est pourquoi la L des prérequis elle appelle une réforme du baccalauréat que j'assume totalement avec quatre matières qui passeront en contrôle terminal et les autres en contrôleue et avec les modalités que je viens d'évoquer et puis enfin pour réussir cela il faut donner une place plus grande à la formation continue pourquoi parce que de la même façon que je parlais des passerelles au sorties du secondaire au début de la vie universitaire ces passerelles doivent continuer à exister tout au long de la vie et le cœur du projet que je porte c'est un projet d'égalité des chances à tout moment parce que il y a des femmes et des hommes dans notre pays qui n'ont pas eu la formation initiale qui se révèlent dans leur travail et veulent pouvoir continuer à progresser et changer parce qu'il y a des changements technologiques des ruptures qui viennent fragiliser nos vies professionnelles et font qu'à un moment donné et bien on se retrouve dans une impasse avec une formation qui ne correspond plus au besoins or notre système de formation professionnelle est continu il est lui aussi totalement en silo si vous avez un di dans une branche qui marche bien vous allez avoir une très bonne formation continue simplement ça sera un peu moins bien si vous êtes dans une PME beaucoup moins bien si vous êtes intérimaire résolument moins bien si vous êtes chômeur ce sont ceux qui en ont le plus besoin qui en ont le qui ont le moins d'accès à notre formation continue et au moment de grands changement nous sommes dans une économie super chumpéterrienne les changements sont rapides brutaux avec des ajustements massifs si on veut vraiment protéger nos concitoyens dans ce contexte il faut pas protéger les emplois il faut protéger les individus et il faut les armer en les reformant pour qu'ils puissent aller vers des secteurs d'avenir c'est tout le défi notre formation continue et donc il faut que on se représente collectivement que dans les années à venir la formation continue va jouer un rôle aussi important que la formation initiale nous sommes sortis d'un monde où à 25 ans on a tout appris pour la vie c'est terminé parce que nous ne sommes plus dans un monde où pour toute la vie on vit dans la même entreprise ou forcément on travaille dans le même secteur c'est terminé et là-dessus les universités les organismes ont un rôle essentiel à jouer parce que moi je veux sortir la formation professionnelle d'un monde enfermé statutaire corporatiste pour l'ouvrir et donc il sera évalué en fonction de ses résultats et tous les acteurs qui forment devront pouvoir former des hommes et des femmes à tous les âges de la vie cette révolution le monde de l'enseignement supérieur et de la recherche doit aussi le porter et en être l'un des acteurs au-delà de ce sujet qui est pour moi le premier pilier de notre stratégie il y a ensuite une responsabilité sociale qui est collectivement la nôtre c'est que notre système d'enseignement supérieur et de recherche soit moteur de progrès pour la société et je le dis comme un élément essentiel quand je dis qu'on parle trop peu d'enseignement supérieur et de recherche c'est qu'en même temps on sous-estime la place que l'enseignement supérieur la recherche et tout l'écosystème que j'évoqué joue dans les changements que notre pays a vivre nous sommes au cœur d'une série de révolutions la révolution écologique et environnementale la révolution numérique la révolution de l'intelligence artificielle qui va avec elle la révolution des sciences humaines qui sont profondément percutées par les changements de représentation collectif que nous avons et les fractures que nous sommes en train de vivre la révolution de la santé tous ces sujets ne pourront avancer si les acteurs politiques ne prennent pas en compte le fait que la communauté d'enseignement supérieur et de la recherche doit les éclairer on était tout à l'heure avec un véhicule autonome on a une approche anecdotique de ce sujet mais c'est un sujet éminemment politique c'est un sujet éthique qui va consister à savoir où on place la responsabilité qui à un moment le véhicule autonome décide d'écraser ou pas qui sacrifie-t-il c'est un cas extrême come on le dit en SCI cognitive mais il faudra se poser la question c'est une question qui ne peut pas être réglée par l'industrie et moi je ne veux pas que cette question elle soit réglée demain par un acteur industriel ou un acteur du monde de l'assurance or si nous voulons que cette question soit réglé par les représentants du peuple c'est-à-dire qu'elle soit réglée politiquement nous devons être sûr que nous éclairons la totalité de la complexité de ces problèmes du point de vue justement de la recherche que nous en nous sommes nous nous mettons en capacité d'en connaître je dirais l'état le plus avancé qu'en même temps on décide d'éclairer cela avec une réflexion éthique qui est au cœur de notre stratégie et donc cette responsabilité sociale que j'évooque d'être les moteurs de progrès pour la société c'est le rôle que toutes les disciplines vont jouer dans les prochaines années et que je veux qu'elles joue et c'est pour moi la responsabilité sociale des sciences je veux aujourd'hui en particulier dans un monde où la postvérité ce qu'on appelle les Alternatifs facts jouent un rôle croissant viennent polluer le débat démocratique je veux qu'on remette pour ne pas tomber dans ce qui pourrait devenir un nouvel obscurantisme la place de l'évidence scientifique pour parler en bon franglais la responsabilité des scientifiques et de la communauté scientifique la place de la responsabilité éthique et qu'on remette les choses en bon ordre je ne veux qu'on tombe ni dans un hyper relativisme ni dans une espèce de conflit des interprétations qui qui serait capturé par des intérêts particuliers et donc face à la défiance montante la science doit assumer sa responsabilité sociale et la communauté de la recherche doit s'ouvrir échanger davantage faire connaître ses recherches écouter les critiques de nos concitoyens et à ce propos je veux saluer sans aucun jeu de mots ou référence inadapté la marche pour les sciences lancé à l'initiative de scientifiques américains qui aura lieu le 22 av prochain partout dans le monde et notamment en France moi j'ai fait un appel assees scientifiques pour dire qu'ils étaient les bienvenus en France parce que nous devons être la patrie qui porte cette vocation pour la science cette vocation d'éclairer le débat public d'éclairer le débat politique d'irguer nos débats de société et c'est pour cela je vous le dis que moi je regrette que la décision politique se soit bien trop souvent enclavé dans des débats de commentaires mais aussi que la recherche et la science se soi parfois réfugiés dans euh un académisme ou dans ses propres secteurs je veux que à nouveau on puisse irriguer mutuellement ces mondes parce que c'est le cœur d'une démocratie critique contemporaine où toutes les paroles ne se valent pas où il y a une autorité qui se construit il y a une autorité politique légitime en démocratie et il y a une autorité de connaissance qui est lié au diplôme qui est lié à la connaissance à la science j'ai eu la chance d' quelques années Paul RER il m'ait raconter une formidable anecdote que je vous livre sur ce sujet vous savez peut-être mais il était à la tête de nanter en 1968 au moment des événements la vie étant inventive son principal opposant était à l'époque Danon Bendit qui est devenu l'un de mes soutiens et Danon Bendit et ses camarades lui disent monsieur Ricker qu'est-ce que qu'est-ce qui justifie que vous avez de l'autorité sur nous rcker a eu cette phrase qui lui ressemblait dividement il a dit j'ai lu plus de livres et c'est ça l'autorité scientifique académique elle se construit dans et par le savoir mais au moment où nous nous parlons c'est fondamental ça veut dire une chose c'est que toutes les paroles ne se valent pas et ça nous devons aussi savoir le reconnaître l'accepter ça n'est pas antidémocratique c'est juste antidémagogique et moi je veux qu'on redonne une place dans nos débats publics à la science et qu'elle joue à nouveau pleinement cette place dans les débats publics et politiques qui sont les nôtres c'est pourquoi si je suis élu président de la République je veux que cet engagement soit porté au plus haut niveau et je mettrai donc en place un conseil stratégique de la recherche de la connaissance et de l'innovation qui sera directement rattaché auprès du président de la République dans lequel les principaux dirigeents d'organismes de recherche d'université mais également les grands scientifiques de toutes les disciplines seront réunis une fois tous les 6 mois pas pour un discours excathédral comme je suis en train de vous le faire dans cette fin de campagne du président de la République je connais trop cette chorégraphie elle n'apporte pas grand-chose surtout aux premièr intéressé mais pour une journée de vrai débat de vraie confrontation et en capacité d'éclairer les problématiques contemporaines ce sujet c'est celui qui au-delà du caractère symbolique permettra je le crois très profondément de transformer notre action publique et notre capacité à collectivement ce sujet de la connaissance et de la recherche au plus haut niveau et c'est le rôle d'ailleurs qu'aujourd'hui les uns et les autres vous menez dans la santé quand je regarde aujourd'hui le rôle qui est celui de l'incerme et qui à travers les projets que cet organisme porte réussit à avancer en lien avec les CHU ou les centres de lutte contre le cancer et réussi à transformer là aussi très profondément la matière c'est le même rôle que joue aujourd'hui le CEA dans la transformation de notre industrie et de la Recherche Technologique quels qu'en soient les secteurs c'est le même rôle que jouent nos universités et nos organismes de recherche en particulier le CNRS en matière justement de recherche environnemental le même rôle que jouent nos universités et plusieurs organismes dans la transformation de nos sciences humaines et sociales particulier quand il s'agit aujourd'hui de lutter contre les phénomènes de radicalisation je veux que collectivement nous nous étions en situation au plus haut niveau de rééclairer le débat public la transformation sociale par la connaissance la recherche et l'innovation le troisième pilier de cette stratégie que je veux ici vous exposer et porter auprès de vous c'est évidemment celle qui concerne les institutions et les moyens mais elle vient pour moi au service de ces missions fondamentales et sociale que j'évoqué capacité à faire réussir notre jeunesse et la capacité à transformer la société et à éclairer ses choix le paysage de l'enseignement supérieur et de la recherche doit continuer à se transformer et les institution c'est évidemment la clé de la performance dans la durée historiquement nous le savons la France a construit des grandes institutions universitaire à l'image un peu de ce qu'on fait certains autres pays mais avec une une spécificité française c'est qu'on sa'est toujours méfier de l'université ça a commencé avec François prier et le Collège de France et ça ne s'est plus jamais dément quand on voulait faire quelque chose de bien on le faisait à côté de l'université donc ce traumatisme s'est perpétué à travers le temps mais on a fait les organismes de recherche les grandes écoles donc les classes prépa aux grandes écoles et autres alors il se trouve que ce système marche et notre spécificité française ne cherchons pas à casser ce qui marche pour Eser de s'écraser sur des dogmes ou des modèles qui sont autres ne retombons pas pour autant dans nos travers le modèle de grandes universités d' doit aujourd'hui aller au bout de sa logique et réussir à gagner dans la concurrence internationale pourquoi parce qu'aujourd'hui le sujet n'est pas la concurrence qui existe entre Dijon et Grenoble c'est donner la capacité à Grenoble ou à toutes les grandes universités de France de réussir à l'échelle internationale et la vraie concurrence est avec d'autres mais de le faire sans casser ce qui existe et en travaillant intelligemment comme vous êtes en train de le faire aujourd'hui avec les écoles d'ingénieurs avec les organismes de recherche qui contribuent à un écosystème alors pour se faire je suis convaincu qu'on a besoin d'avancer vers plus d'autonomie et pour moi plus d'autonomie ça ne veut pas dire moins de moyens et je vais être là-dessus très clair plus d'autonomie et c'est d'abord plus d'autonomie de recrutement ce qui veut dire plus de responsabilité pour nos universités pourquoi parce que quand vous êtes une grande université vous vous battez avec un système qui est hérité d'un autre âge le CNU je vous le dis très franchement alors je vais revenir dans le détail parce que vous savez mon équipe m'a préparé un texte dont la subtilité mériterait que je le lise comme un entomologiste pour ne froisser personne mais donc comme je n'arrive pas comme je n'arrive pas à être convaincant en anonnant des textes l je vais vous je suis obligé d'être sincère et de vous dire ce que je pense et donc ce que je vais faire si je suis élu bon le CNU ça n'a jamais protégé contre les chapelles le petit favor me et les combine on va se parler franchement c'est pas vrai le CNU ça bloque la capacité de certaines grandes universités à recruter qui elles veulent dans des conditions compétitives quand il y a d'autres grandes universités qui à l'autre bout du monde ou parfois à l'autre bout des Alpes peuvent y arriver donc il y a des grandes universités qui se battent dans la concurrence internationale elles doivent pouvoir recruter hors du CNU parce que c'est ça la réalité de leur quotidien et donc elle doit pouvoir le faire j'y suis favorable ensuite l'avantage d'une procédure nationale et ce que fait le CNU c'est que ça protège la promotion de chercheurs d'enseignants chercheurs qui sont parfois pris dans une université et qui peuvent être martyrisés par une tutelle qui est injuste c'est ça et donc dans ce cas-là il faut que la procédure du CNU en tout cas que ce rôle d'évaluation consiste continue à durer plus largement c'est que nous avons tous un gros problème avec l'évaluation personne n'aime l'évaluation donc là c'est pareil on m'a préparer un truc qui est absolument illisible sur l'évaluation parce que faut faire de l'évaluation enfin on peut pas évaluer toujours les gens pareils et cetera donc moi je suis pour l'évaluation je vous dis très franchement elle doit être indépendante elle doit elle doit pas être un coup prê unique parce que il faut garantir la capacité à mener des projets longs pour des enseignants chercheurs mais nous avons besoin de mettre plus d'évaluation dans notre système l'évaluation des chercheurs enseignants chercheurs et professeurs et de mettre de l'évaluation des structures simplement avec l'évaluation on doit avoir un système de recrutement et de promotion cohérent et un système de dotation cohérent parce que l'évaluation sans moyens ou l'évaluation sans promotion ça n'a jamais rien donné donc c'est ça que nous allons construire ensemble pour le dire en des termes très simples et peut-être un peu moins précautionneux que ce qu'on avait prévu de dire donc voilà je suis pour que les universités qui sont dans la compétition internationale et le souhaitent puissent recruter hors CNU et je suite pour qu'on des gardesfous qu'est-ce qu'on fera on regardera s'il y a pas des universités qui sont déviantes donc on on évaluera à postériori ce qui est fait moi je suis beaucoup plus pour une évaluation à postériori qu'à priori parce que c'est ça la clé de la confiance ou un blocage à priori et ensuite les universités qu'il souhaitent pourront recourir au recrutement donc de droits commun et à la procédure CNU ensuite je souhaite qu'il y ait plus d'autonomie pédagogique et de formation c'est ce que j'évoqué tout à l'heure rapidement on doit aller au bout bout de cette logique permettre à des universités d'ouvrir les formations qu'elles souhaitent être plus innovantes sur le terrain là aussi avoir un contrôle à postériori mais laisser les universités s'organiser ouvrir des formations et le faire différemment à ce titre sous l'influence d'un ancien étudiant localement bien connu et très impliqué dans les sujets médicaux je voudrais en effet redire que sur la question du numérus closus en médecine je partage donc je vais le dire clairement on a laissé là s'installer un système absurde celui du numerus closus qui exclut précocément 85 % d'étudiants excellents et motivés et conduit à l'expatriation dans des pays voisins puis ensuite à l'embauche de médecins formés à l'étranger pour combler nos propre pénurie donc nous sommes relativement chadien en la matière je propose assez directement qu'on mette fin à ce système qui ne marche pas et que on puisse examiner avec les différentes parties prenante comment concilier l'objectif de formation de qualité de régulation de l'offre il se trouve que l'histoire récente nous a appris que ça n'est pas parce qu'on réduisait le nombre de médecins qu'on arrivait à réduire le nombre de pathologies ou de patients ça n'a pas marché nous poursuivons pas cette voix donc je propose de supprimer le numérus closus et d'aller vers quelque chose de plus pragmatique pour aller au bout de cette logique donc donner de l'autonomie de recrutement de formation de l'autonomie pédagogique il faut aussi améliorer la gouvernance de nos universités et là-dessus je vous le dis je suis tout à fait favorable à ce qu'on construise de nouveaux modèles de gouvernance ces nouveaux modèles ils pourront être mis en place à l'initiative des acteurs eux-mêmes et assuront une plus grande souplesse je vous lis ce qu'on m'a mis dans la composition des instances dirigeantes et dans les modalités d'organisation interne initialement je n'ai pas compris cette phrase en gros ça veut dire moi la relation que je veux instaurer avec vous c'est plutôt une relation de clarté pour qu'on puisse agir efficacement qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire que je suis favorable à ce que localement quand c'est porté il puisse y avoir l'organisation ad hoc qui soit retenue type grands établissements type voilà l'organisation qui permet d'être mobile d'avoir une activité la plus réaliste possible de s'adapter à l'écosystème et d'être pragmatique donc je ne suis pas pour un modèle unique en terme d'organisation de nos universités je suis pour qu'ell puisse associer à leur gouvernance les partenaires qu'ell puisse associer toutes celles et ceux qui sont pertinents pour avoir une action efficace donc je suis pour plus d'autonomie je suis pour une gouvernance plus simple qui soit portée par les acteurs de terrain et qui ne soit pas imposé dans un modèle unique d'en haut le recrutement des dirigeants des organismes de recherche et des grandes universités devra là-dessus suivre les normes internationales et moi je suis favorable à ce que on continue à à regarder les projet avec des vrais comités de sélection mais je le dis devant deux dirigeants d'organisme de recherche tris dont j'ai pu apprécier en tant que ministre la qualité du travail et dont je sais la qualité de la vision donc j'ai pas le sentiment que le cœur du problème que nous ayons soit dans la nomination des dirigeants d'organismes de recherche dans ce pays dans le contexte de la mondialisation de la science il nous faut donc armé de tout cela et de toutes ces innovations un paysage universitaire qui soit mieux structuré parce qu'il y a une mondialisation de la science qui est là qui va vite qui redéfinit les rôles et qui a des conséquences un mouvement d'ouverture d'internationalisation de notre enseignement supérieur et de notre recherche et donc celui-là on doit continuer à l'accompagner à le faire parce que la réalité de vos activités au quotidien c'est que cela se joue à l'international et donc il y a eu plusieurs évolutions fortes engagées depuis 10 ans en particulier avec les initiatives d'excellence qui ont permis là aussi une mise en mouvement du système universitaire et de recherche il l'a parfois complexifié et donc moi je souhaite qu'on un on poursuivre cette accélération de l'internationalisation de la différenciation et qui permettent de mettre à jeu égal les organismes de recherche les unités mixtes les universités les écosystèmes de recherche et d'enseignement supérieur à jeu égal dans la compétition internationale mais qu'on le fasse un de manière beaucoup plus simple je ne veux pas on supprimera les superstructures qu'on a rajouté ces dernières années et deux qu'on le fasse en associant pleinement le ministère parce que je vous le dis très franchement je ne suis pas pour que ce soit une forme de politique hors sol je suis favorable aux appels à projet je suis favorable à ce qu'on ait une politique volontariste mais je pense que on peut en simplifier les modalités et permettre d'avoir une stratégie unifiée qui est portée par la personne en charge de la stratégie d'enseignement supérieur et de recherche pour être très clair je veux aussi que dans le cadre de ces appels à projets dans le cadre justement de de ces différents projets qui ont conduit à cette transformation ce soit bien les coûts complets des projets qui soient pris en en compte et qui soit prise en charge et qu'on se retrouve pas avec des structures qui perdent de l'argent quand elles gagnent des appels à projet ou que leur excellence est justement récompenser ce qui est en train d'émerger au fond et qui va se conforter dans les 5 10 prochaines années c'est un réseau de 10 à 15 universités de recherche de classe mondiale internationalisé et fortement articulé avec les organismes de recherche ensuite un réseau d'université qui assure une mission pédagogique et qui valorise leur excellence spécifique dans les domaines où elles choisissent justement de s'investir et donc il y a une diversité d'excellence en France tout n'est pas pareil tout ne peut pas être confondu et c'est ce qui fait d'ailleurs notre force et il faut pour cela encourager la Constitution d'université nouvell à partir du rapprochement justement entre universités et grandes écoles avec la collaboration des organismes de recherche c'est ce mouvement qui a été lancé par quelques universités pionnières c'est ce mouvement dans lequel Grenoble s'inscrit et qui doit se poursuivre mais on doit là aussi avoir une politique qui est adaptée à la réalité du terrain qui est adaptée aux dynamiques et aux dynamiques d'excellence qui sont pluriel et multiple et c'est dans ce contexte qu'il faudra le moment venu faire le bilan d'ailleurs des communautés d'universités et d'établissements président pour voir lesquels de ces regroupements ont enclenché une dynamique c'est sans doute encore trop tôt pour le faire mais il faut avoir un processus très pragmatique il y en a qui sont en train de marcher qu'il faut donc péréniser il faut peut-être même aller au bout leur donner plus de moyens et réussir à transformer l'essai il y en a peut-être qui ne March pas et là faudra en tirer les conséquences mais je veux qu'on soit très pragmatique en la matière les grands organismes sont déjà très ouverts pour leur part à l'accueil de chercheurs étrangers on l'a vu tout à l'heure avec les chiffres médusans de l'ineria il faut aussi que nos universités s'inscrivent davantage dans ce mouvement et s'ouvre de plus en plus aux chercheurs étrangers parce que je souhaite que dans cette stratégie que je viens d'évoquer nous soyons une terre d'excellence en mat mare d'accueil et pour moi il y a pas de concurrence de l'excellence quand j'ai fait un appel aux meilleurs chercheurs internationaux en matière justement de transition énergétique et en particulier des chercheurs américains j'ai des chercheurs français qui ont dit déjà occupez-vous des chercheurs français non je veux je veux m'occuper des chercheurs français mais je veux qu'on ait les meilleurs si on a les meilleurs français qu'on sait les garder en leur donnant vraiment les moyens de travailler en ayant un vrai écosystème d'enseignants chercheurs ce triangle que j'évoqué on attirera les meilleurs si on attire les meilleurs étrangers on voyait tout à l'heure dans vos laboratoires un monsieur qui vient de Boston on est sûr de garder les meilleurs français donc c'est une c'est une compétition créatrice d'effets positive et donc là-dessus on doit être très ambitieux et moi j'en ai assez que pour notre enseignement supérieur et notre recherche on a des petites ambitions al ça n'est pas qu'une question de moyen c'est une question de reconnaissance d'organisation de simplification de pragmatisme on doit avoir des grandes ambitions pour avoir des grands résultats on doit avoir des grandes ambitions pour attirer les grands talents et je veux que les jeunes qui rentrent dans le secteur n'est pas chevillé au corps dès le début une forme d'esprit de défaite ou de gestion au quotidien ils doivent avoir envie de faire de très grandes choses c'est fondamental parce que ce que vous faites au quotidien c'est avant tout une transformation culturelle c'est avant tout un travail qui consiste à avoir Haut et Grand et donc c'est cela ce que nous allons porter et pour ce faire j'allégerai les procédures et réduirai les délais d'obtention des visas talent enfin il nous faut des institutions et des organismes qui soient plus efficaces pour encourager l'innovation et donc pour ça il faut renforcer encore l'articulation entre les universités les organismes dont la mission est de participer à la politique scientifique de la nation et l'Agence nationale de la recherche dont la mission est de promouvoir l'excellence en la matière quelle est la difficulté actuelle on le sait bien je vais aller droite au but c'est que on a paupérisé laanr faut être très clair on a créé le CGI à côté et on a plutôt serré les budgets des organismes et des universités c'est très difficile d'avoir une politique cohérente quand on sert partout donc moi je veux simplifier le paysage on ne peut pas avoir durablement le CGI et la NR ça ne marche pas parce qu'il y a une concurrence des appels à projets parce qu'on a une forme à ce moment-là de multiplication des structures d'appel à projet avec un ministère qui gère la popérisation de ses propres structures donc je veux simplifier ce paysage on on aura une stratégie claire définie dès le début avec des appels à projets portés par un acteur unique avec un vrai pilotage politique des juris indépendants qui jugent l'excellence académique mais derrière une vraie stratégie et une simplicité des financements et des structures et je crois dans laanr dans ce que cette agence porte elle ne doit pas se substituer au budget de fonctionnement et au budget récurrent des universités ou des organismes mais elle doit permettre de porter des projets sur les priorités de recherche elle doit permettre de développer des financements partenariots et c'est dans cette logique que je veux remettre le système en marche de manière claire c'est aussi d'ailleurs dans cette logique que je prendrai des arbitrages clairs sur les grands les grands écosystèmes d'innovation et de recherche le vôtre mais aussi sa clé qui a besoin de beaucoup de simplification pour pouvoir être plus efficace parce qu'il y a tous les instruments pour y réussir enfin il nous faut un système pour l'enseignement la recherche et l'innovation je vous ai parlé d'institution et vous pensez sans doute moyen la question va évidemment au-delà les moyens je vais être très clair je souhaite mettre dès le début du quinquena une stratégie quinquenale claire en place je veux mettre fin à la régulation annuelle budgétaire qui conduit au rabot c'est cela qui fait ensuite que des université subissent des mesures totalement incompréhensibl type le gel du gvt qu'on expliquait tout à l'heure c'est un peu technique mais enfin ça n'en reste pas moins concernant parce et ça ne récompense pas la vraie transformation donc la réforme que je veux conduire c'est de simplifier les structures faire des économies par les rapprochements partout où c'est possible faire des économies en tirant les conséquences de l'autonomie des établissement et donc en réduisant la place du ministère et des services centraux on ne peut pas garder la même structure au niveau des services centraux quand on donne plus d'autonomie sur le terrain d'abord parce que c'est pas cohérent et ensuite parce que les gens qui sont formés pour faire du contrôle à priori vous pouvez pas leur demander de faire du contrôle à postériori et donc ils feront tout au quotidien pour faire que l'autonomie ne marche pas et c'est pas c'est il y a rien de personnel dans cette affaire c'est anthropologique si je puis dire et et donc il faut faire des gains de structure simplifier notre organisation collective et en même temps avoir une vraie visibilité budgétaire sur 5 ans il y aura des efforts à faire mais il faut il faut donner de la visibilité avec des vrais contrats partenariaots avec une vraie stratégie partagée qui permet de l' faire mais qui ne porte pas le rabot par contre je souhaite que sur le fonctionnement on stabilise les choses et que justement les projets les projets technologiques puissent venir en plus de ces budgets de fonctionnement pour où récompenser l'excellence type IDEX ou récompenser des projets type sur telle ou telle priorité mais viennent en plus et pas en substitution quand c'est trouve trop souvent le cas enfin pour conclure un dernier mot sur l'Europe avant de filer comme un voleur parce que je crois qu'un train nous attend et que je vais devoir partir mais je ne veux pas finir sans un mot pour conclure sur l'Europe parce que je crois dans l'Europe sur ce sujet j'ai très peu de concurrence dans cette campagne présidentielle parce que parce que je crois dans l'Europe vraiment c'est-à-dire y compris dans les contraintes que nous nous sommes mis nous-mêmes avec l'Europe mais qui font que quand on est marié il y a des droits et des devoirs réciproques donc parce que aimer l'Europe sans aucune contrainte c'est au fond ne pas l'aimer vraiment c'est s'aimer soi-même ou aimer l'idée qu'on se fait de l'Europe donc j'aime l'Europe je veux la défendre et je veux qu'on la renforce en matière justement de recherche d'abord parce qu'on a une exceptionnelle densité d'institution une la circulation des étudiants comme des chercheurs est là on doit encore la renforcer et l'améliorer on a des synergies très fortes à exploiter et un budget qui fait une large part à la recherche dans la stratégie européenne alors il y a des succès tel que le RC on l'a vu d'ailleurs tout à l'heure pour les lauréas qui sont les vôtres nous venons de fêter ces 10 ans il faut le valoriser il faut au moment où on instruit le procès de l'Europe montrer aussi ses réussites le dire et continuer à être très présent dans ces structures et moi je suis convaincu que nous devons renforcer la solidarité de cette communauté scientifique et de recherche européenne le brexit nous a montré d'ailleurs la force de cette communauté et moi je veux qu'on soit une terre d'accueil pour les chercheurs britanniques vous avez entendu les appels du pied au moment du brexit les premiers à réagir sont ce sont ça a été les chercheurs les enseignants chercheurs le monde de l'excellence parce qu'ils savent ce que l'Europe représente pour eux et donc accueillons-les mais en même temps continuons à développer le RC il y a aussi les lourdeurs administratives on le sait je ne parlerai pas par dessence des PCRD et du temps qu'ils peuvent vous prendre pour remplir les dossiers donc là on doit se battre pour simplifier il y a un vrai travail de déburaucratisation de l'Europe mais cette bureaucratisation elle s'est faite parce qu'on a accepté l'affaiblissement du leadership politique parce qu'on a accepté que l'Europe n'était plus tenu par des projets et un vrai volontarisme et je le remettrai au cœur pour ce qui est de la recherche et ce qui est du numérique parce que pour moi l'un des sujets aussi fondamentaux c'est en matière de numérique d'avoir une vraie stratégie publique et privée au niveau européen parce que c'est l'échelle critique à la fois pour la connaissance pour la recherche et pour le développement technologique et économique et par de là l'Europe la France doit reprendre toute sa place dans la circulation mondiale des chercheurs et des étudis udiant et je le dis le rétrécissement le refermement que certains ou certaines portes n'apportera rien au contraire nous avons besoin d'une recherche triomphante qui exporte aussi ses talents s rayonner s porter sa créativité c'est gagner dans la compétition internationale et c'est pour ça que je veux qu'on généralise progressivement le programme Erasmus avec un objectif de 200000 jeunes français par an c'est-à-dire 25 % d'une classe d'âge effectuant au moins un semestre à l'étranger et je veux qu'on développe davantage le cadre des échanges avec les pays méditerranéens et africains en particulier je veux vous l'avez compris que nous soyons je veux sur tous ces sujets que nous soyons une grande nation scientifique et cette objectif on l'a eu à un moment je sais que beaucoup sur le terrain et beaucoup dans leur fonction on porté beaucoup dans les villes et sur les territoires l'ont porté et le pte la transformation de notre pays elle se fera aussi par là et pour conclure en un mot j'attends énormément de du monde de l'enseignement supérieur et de la Recherche j'attends qu'on arrive collectivement à donner une place à nos jeunes j'attends collectivement que nous arrivions à transformer les débats de société pour remettre de la raison à l'heure des peurs et de l'obscurantisme j'attends que nous arrivions à porter cette excellence scientifique au cœur de la transformation de notre société qu'il s'agisse du savoir comme de l'industrie ou des services je veux et je ferai tout pour que nous redevenions la nation de l'excellence scientifique du savoir et de la connaissance parce qu'il en va justement de ce que nous sommes mais surtout il en va de ce que nous pouvons devenir et donc vous l'avez compris la semaine qui vient la dernière avant ce premier tour de la présidentielle je la porterai sous ces aospices celle à la fois d'un optimisme volontaire et celle aussi de croire farouchement dans la raison et dans la la connaissance parce que aujourd'hui nous sommes plongés dans un choix simple décider l'obscurantisme et le repli décider le retour en arrière la paille de fer et le désamour de l'avenir ou dire que l'avenir c'est un rêve impossible dont on sait qu'il a déjà produit des monstres par le passé mais non il y a un avenir raisonnable il y a un avenir lucide il passe par une vraie politique en matière de connaissance en matière scientifique en matière d'éducation et c'est celle que je veux conduire avec vous merci pour votre attention merci beaucoup merci à vous comme un vour