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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 15 octobre 2020 25 min

Couvre-feu, situation dans les hôpitaux... le "8h30 franceinfo" de Gabriel Attal

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

France Info. Bonjour Gabriel Attal. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin sur France Info au lendemain de l'intervention d'Emmanuel Macron en écoutant le président hier annoncer qu'un Français sur trois allait bientôt vivre sous couvre-feu. On a eu un petit doute. Tout d'abord, à partir de quand ce couvre-feu va-t-il s'appliquer ? À partir de demain soir, minuit. Vendredi soir, minuit une, on n'a plus le droit d'être dans la rue si on habite dans les huit métropoles ou en Ile-de-France.

0:27
Gabriel Attal

Jusqu'à 6h du matin et ensuite, à partir du samedi, c'est à partir de 21h. L'état d'urgence sanitaire entre en vigueur dans notre pays demain à minuit et donc cette partie-là de la nuit sera couverte par le couvre-feu. De minuit à 6h ? De minuit à 6h et à partir de samedi, c'est 21h tous les soirs.

0:44
Présentateur

Les amendes tomberont dès demain minuit une ?

0:47
Gabriel Attal

Vous savez, à chaque fois qu'on a mis en place... Enfin, après-demain minuit une, pour être précis, dans la nuit de vendredi à samedi. À chaque fois qu'on a mis en place des nouvelles règles, quand on a fait le confinement, quand on a annoncé le masque obligatoire dans les espaces publics à l'extérieur, il y a toujours eu un petit délai d'adaptation et de pédagogie, comme on dit. Je n'ai pas d'annonce à faire particulière sur ce sujet. Ça sera précisé par ailleurs au cours de la conférence de presse qui aura lieu cet après-midi. Mais il me semble absolument logique qu'il y ait un petit délai courant d'adaptation, même si là, les choses sont assez claires.

Je crois que tout le monde peut se positionner.

1:19
Invité

Alors, Gabriel Attal, dans quel cas on pourra continuer de circuler après 21h ? Par exemple, est-ce qu'on pourra circuler pour promener son chien après 21h ?

1:27
Gabriel Attal

Alors, là aussi, les détails... À vrai qu'on a l'impression d'être revenu six mois en arrière. Là aussi, les détails vont être donnés tout à l'heure lors de la conférence de presse. Mais pour ce qui est de la question de promener son chien, encore une fois, c'est du bon sens, évidemment, on peut promener son chien. Et d'ailleurs, pendant le confinement, vous pouviez sortir pour promener rapidement votre chien. Mais voilà, encore une fois, il faut être pragmatique, à avoir du bon sens. Ce qu'on vise avec ce couvre-feu, vous le savez, c'est les rassemblements privés, parfois festifs, qui sont aujourd'hui une source importante, si ce n'est majeure, de contamination. C'est ça, l'objectif.

2:00
Invité

Alors, il se passe quoi s'il y a des rassemblements privés, des fêtes clandestines ?

2:04
Gabriel Attal

Aujourd'hui, vous avez des contrôles, vous avez des sanctions, des amendes. Je vous avoue qu'on considère que l'amende, aujourd'hui, n'est pas suffisamment élevée. Et donc, on va sans doute la renforcer. Aujourd'hui, c'est 135 euros. Je crois que c'est l'amende classique. Mais là, je parle de ceux qui organisent des soirées clandestines. Je sais que ça choque beaucoup de monde. Ça choque et ça énerve, par ailleurs, et je le comprends, beaucoup de restaurateurs, beaucoup de patrons de boîtes de nuit qui sont aujourd'hui fermés, et qui voient qu'il y a des personnes qui organisent des fêtes clandestines, qui sont une source de contamination.

Donc oui, il faut augmenter les sanctions pour ceux qui organisent des soirées clandestines, que ce soit dans un établissement dont ils sont gérants.

2:44
Invité

À combien la sanction ? Combien l'amende ?

2:46
Gabriel Attal

Ça, ça va être précisé, mais si on veut une sanction dissuasive, elle peut être très dissuasive. Vous avez des pays, je crois que c'est au Royaume-Uni, où vous avez une sanction qui va jusqu'à 10 000 euros. Voilà, à partir du moment où vous avez ça qui tombe et que ça donne un exemple, je pense que c'est assez dissuasif

3:00
Présentateur

pour ceux qui organisent ça. Une question toute simple et qui concerne sans doute des millions de Français qui s'apprêtent à partir en vacances dans les jours qui viennent pour les vacances de la Toussaint, si on prend un train, si on prend une voiture et qu'on arrive après 21 heures sur son lieu de vacances, dans sa famille, dans une des zones concernées. On n'a pas le droit. Il va falloir qu'on avance son billet de train, par exemple, ou qu'on avance son arrivée.

3:21
Gabriel Attal

Je comprends cette question qui est très concrète et surtout à une veille de départ de vacances. Ce qui obligerait, accessoirement,

3:27
Présentateur

la SNCF a changé pas mal de choses dans les jours qui viennent.

3:29
Gabriel Attal

Et parce que cette question est très importante pour beaucoup de Français qui se la posent et parce que je n'ai pas de certitude sur ce sujet et que c'est en train d'être regardé ce matin avant la conférence de presse du Premier ministre, je préfère ne pas faire de plan sur la comète sur ce point-là mais ce sera évidemment clarifié avant les départs.

3:42
Présentateur

Voilà, et renvoyer aux annonces qui seront attendues en tout début d'après-midi.

3:46
Invité

Une question sur le jogging parce qu'on a vu justement pendant le confinement que beaucoup de Français s'étaient mis à faire du jogging. Là, on aura le droit de faire son sport après 21 heures ?

3:57
Gabriel Attal

C'est simple que les règles qui s'appliquaient pendant le confinement peuvent continuer à s'appliquer. Maintenant, je pense qu'il y a peut-être moins de jogging après 21 heures qu'avant. Mais là encore, je ne vais pas moi prendre les décisions ce matin sur votre plateau. Je comprends que c'est compliqué puisque j'interviens entre les annonces du Président de la République et les précisions concrètes du Premier ministre. Mais en tout cas, elles interviendront dans la journée. Je tente une dernière question pratique.

4:17
Présentateur

Peut-être n'avez-vous pas la réponse. L'attestation numérique, l'application qui permet de la remplir et de la fournir éventuellement aux forces de l'ordre. On l'aura quand ? Puisque le couvre-feu débute, vous nous l'avez dit, demain soir à minuit. Il va falloir les fournir assez vite. Ce que je peux vous dire, c'est que tous les outils

4:32
Gabriel Attal

liés au couvre-feu seront mis en place et disponibles au moment où le couvre-feu rentrera en vigueur. Donc d'ici demain minuit. Tous les outils seront accessibles aux Français avant que le couvre-feu entre en vigueur.

4:46
Invité

Alors sur les contrôles, est-ce qu'on va mettre un policier à chaque rue ? Est-ce qu'on en a les moyens ?

4:51
Gabriel Attal

Évidemment, il n'y aura pas un policier derrière chaque Français. D'ailleurs, il n'y en a jamais eu depuis le début de cette crise. Pourquoi ? Parce que c'est ce que le président de la République a rappelé hier. C'est aussi sur la responsabilité individuelle des Français qu'on parie et qu'on investit. Donc on fait confiance aux Français ? Moi, je vais vous dire, on peut leur faire confiance. Parce que qu'est-ce qu'on voit depuis le début de cette crise ? C'est qu'ils ont été extrêmement résilients, comme on dit. Ils ont fait beaucoup d'efforts. Aujourd'hui, vous avez une écrasante majorité de Français qui respectent...

5:12
Présentateur

Jean-Castex, le Premier ministre, nous disait quasiment l'inverse il y a quelques jours sur ce plateau. Ils nous disaient qu'ils se sont beaucoup relâchés pendant l'été. Aujourd'hui, on en paye les conséquences.

5:19
Gabriel Attal

Je vais vous le dire, il y a eu cet été, mais globalement, collectivement, peut-être un sentiment de délivrance et peut-être une volonté, et je peux le comprendre, et c'était mon cas aussi, de profiter de sa famille et de ses proches cet été après le confinement. Mais aujourd'hui, je pense qu'il faut bien l'avoir en tête, on est toujours dans une situation où le virus circule moins vite qu'au printemps dernier. Il circulait au mois de septembre en moyenne trois fois moins vite qu'au printemps dernier. C'est le fameux taux de reproduction du virus qui était un peu au-dessus de 1. Au printemps dernier, il était à 3. Là, on est, je crois, proche des 1,5.

Et pourquoi est-ce qu'il circule moins vite ? Parce que les Français font des efforts, parce qu'ils portent le masque, parce qu'ils respectent les protocoles sanitaires qu'on a mis en place au travail, par exemple, et parce qu'il y a ces efforts-là. Donc moi, je vais vous dire, j'ai confiance, et on a confiance dans la capacité des Français à être responsables collectivement.

6:02
Invité

Juste une question sur les contrôles, une dernière question sur les contrôles. C'est la police municipale ou la police nationale

6:06
Gabriel Attal

qui va charger des contrôles ? Alors, on a engagé un travail avec les collectivités locales, vous le savez, et les élus locaux. Et évidemment, tout ça va se faire dans un partenariat avec les collectivités locales et les élus locaux. Donc ça sera à la fois la police nationale et la police municipale, comme c'était le cas d'ailleurs dans la deuxième partie du confinement, puisque ça n'était pas le cas au départ et que ça avait évolué ensuite à l'époque.

6:26
Présentateur

Est-ce qu'on paye aujourd'hui, Gabriel Attal, je dis 11 sur les 20 millions de Français qui vont être sous couvre-feu, l'échec de notre politique sanitaire, de notre politique de test, les non-dits sur les masques pendant des mois et des mois ?

6:37
Gabriel Attal

Vous savez, si la question que vous me posez est de savoir si on considère que tout a bien fonctionné depuis le début de cette crise, évidemment que la réponse est non. Qu'est-ce qui n'a pas marché ? Comment ? Qu'est-ce qui n'a pas marché ? Là encore, le président, je pense, a dit les choses assez clairement hier. Sur les tests, on a eu aujourd'hui pendant plusieurs semaines une situation où il y avait des retards et des délais d'attente inacceptables. Et d'ailleurs, moi je vais dire très clairement, que les choses ne sont pas encore réglées partout sur le sujet des tests. Ce matin, en venant sur votre radio, je suis passé, je crois que c'est à l'avenue de Versailles, à côté.

Dans le 16e arrondissement de Paris. J'ai vu un laboratoire où il y avait énormément de gens qui attendaient déjà dès 7h30 du matin. Donc voilà, il y a encore ces situations difficiles. Il va y avoir une vraie bascule dans les jours qui viennent avec l'arrivée des fameux tests antigéniques. Vous pourrez vous faire tester chez votre pharmacien, peut-être chez votre médecin. C'est pour quand ? Avoir le résultat en 15 minutes, 15, 20 minutes, tout de suite sur place sans qu'on ait besoin d'envoyer le prélèvement. C'est en train d'arriver. On est en train de les acheminer dans les différentes régions. Pourquoi c'est un entrain qui est si long ? Je peux vous dire que c'est long partout.

Et d'ailleurs, on a le même calendrier. Qu'est-ce qui freine ?

7:36
Présentateur

La haute autorité a donné son feu vert ? L'étape est où on n'a pas les produits ?

7:39
Gabriel Attal

La haute autorité a donné son feu vert très récemment. Oui, vendredi dernier. Il y a quelques jours. Donc évidemment, on ne met pas à disposition des produits, que ce soit des tests ou autres, sans qu'il y ait les autorités médicales qui donnent leur feu vert. Et heureusement, parce qu'on protège les Français et qu'on veut garantir leur sécurité absolue. Il y a eu un feu vert il y a quelques jours et c'est en train d'être acheminé dans les régions. Et dans les jours qui viennent, vous aurez la possibilité de le faire.

8:01
Présentateur

Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, invité de France Info. Jusqu'à 9h, on s'interrompt le temps du fil Info à 8h41 avec Mélanie Delaunay.

8:09
Invité

Entre 21h et 6h du matin, ce sont 20 millions de Français qui vont devoir rester à la maison. Le couvre-feu commence ce week-end en Ile-de-France à Montpellier en passant par Lyon pour tenter de freiner les contaminations par le coronavirus. Emmanuel Macron veut voir la mesure durer jusqu'au 1er décembre. Le Premier ministre Jean Castex doit préciser cet après-midi ce qui sera autorisé et ce qui ne le sera pas. Il fallait agir sur l'ensemble de ces interactions privées, réagit ce matin sur France Info. L'infectiologue Anne-Claude Crémieux, elle juge que le couvre-feu est une mesure forte qui a déjà été efficace. Pas de conséquences dans les transports, assure Emmanuel Macron.

Dans les entreprises, ils recommandent le télétravail 2 à 3 jours par semaine quand c'est possible. Nous en avons jusqu'à l'été 2021 au moins avec ce virus a prévenu le chef de l'État. Ils sont très fatigués a dit hier soir Emmanuel Macron. Les soignants manifestent partout en France aujourd'hui, toujours pour alerter sur le manque de personnel, de moyens et de lits dans les hôpitaux publics. C'était une proposition de la Convention citoyenne pour le climat. le gouvernement opte finalement pour un malus automobile pour les véhicules les plus lourds. Cela concernera les voitures qui pèsent plus d'une tonne huit. France Info

9:24
Présentateur

Le 8.30 France Info Salia Braquia Marc Fauvel

9:29
Invité

Toujours avec Gabriel Attal le porte-parole du gouvernement alors avec le couvre-feu ce sont les restaurants les théâtres les cinémas qui vont être durement touchés. Tout à l'heure Michel Saran chef étoilé d'un restaurant à Toulouse et membre du jury de Top Chef était l'invité de la matinale de France Info on l'écoute. C'est catastrophique il n'y a pas d'autre mot déjà qu'on avait un genou à terre alors je crois que pour le coup c'est l'estocade finale. Si le gouvernement ne prend pas et ne nous assure pas la prise en charge totale de nos frais on est mort. Je vous le dis on est mort. Réponse du porte-parole du gouvernement.

10:01
Gabriel Attal

D'abord moi je veux dire que j'entends le désarroi et je l'entends d'autant plus qu'ils ont fait beaucoup d'efforts les restaurateurs. Il y a une dizaine de jours j'ai fait une réunion j'ai été rencontrer des restaurateurs parisiens. Ils ont fait énormément d'efforts. Ils ont mis en place le protocole sanitaire très strict très difficile ils ont parfois réduit le nombre de couverts qu'ils pouvaient accueillir ce qui fait que ils gagnaient moins d'argent. Ils ont engagé des frais pour s'équiper que ce soit en plexiglas en gel hydroalcoolique ou autre.

Et là aujourd'hui ils sont finalement les victimes indirectes de ce couvre-feu puisque ce n'est pas les restaurants qu'on vise avec le couvre-feu c'est les rassemblements privés et notre manière la seule manière aujourd'hui qu'on peut utiliser pour les réduire c'est le couvre-feu et indirectement évidemment que ça pèse sur les restaurateurs. J'entendais à l'instant Michel Saran qui disait on a un genou à terre et ça va être le coup de grâce. Moi je dis non. Il y a un genou à terre c'est certain mais on va les aider à se relever. On va les aider à se relever parce que le président l'a dit on va mettre en place on va renforcer les dispositifs qu'on a mis en place pour les accompagner.

Je rappelle qu'aujourd'hui les restaurateurs sont accompagnés avec les dispositifs qui ont été mis en place depuis le début de la crise. Chômage partiel fonds de solidarité jusqu'à 10 000 euros par mois qui peuvent leur être versés exonération de charges très garantie par l'Etat. La réponse est non. Ça n'est pas suffisant notamment dans les grandes métropoles où là ils vont encore réduire leur rentabilité entre guillemets et où en plus ils ont des frais qui sont plus importants qu'en dehors des métropoles notamment s'agissant du loyer. Ça coûte très cher dans une grande métropole de louer un espace pour être restaurateur.

11:28
Invité

Un nouveau geste ?

11:29
Gabriel Attal

Donc ce que je peux vous dire c'est que demain il va y avoir une concertation une nouvelle réunion entre Bruno Le Maire et les représentants des restaurateurs et que vont être annoncées des mesures pour renforcer l'accompagnement des restaurateurs financièrement pour leur permettre de tenir.

On a besoin de nos restaurateurs le président l'a dit c'est l'art de vivre à la française c'est des personnes qui ont envie de travailler qui travaillent dur qui travaillent dur toute l'année qui sont d'ailleurs en dehors d'une crise épidémique comme celle qu'on connaît qui sont les mieux disants sur les sujets d'hygiène et de normes sanitaires ils appliquent déjà tout le temps des protocoles pour protéger leurs clients et donc je comprends vraiment leur désarroi et c'est pour ça qu'on va les accompagner davantage.

12:04
Présentateur

Il y a également la question de l'hôpital Gabriel Attal on sait qu'aujourd'hui quasiment un tiers des lits aujourd'hui en réanimation sont déjà occupés par des malades atteints par le Covid lors de la première vague on se souvient de la pénurie de certains médicaments mais aussi de masques de certaines surblouses de gants chirurgicaux je voudrais vous faire écouter ce que disait ce matin Arnaud Chiche qui est le fondateur du collectif Santé en danger vous savez c'est ce collectif qui est né en dehors des syndicats sur les réseaux sociaux par sa déception après les annonces

12:29
Invité

du Ségur de la santé Il y a quelques jours dans un bloc opératoire de France il n'y avait pas de gants stériles donc il faut arrêter de mentir sur les masques ça fait deux mois qu'il y a une pénurie pardon sur les gants ça fait deux mois qu'il y a une pénurie c'est la réalité les infirmières m'appellent les surblouses on travaille tous avec des sacs poubelles pré-percés est-ce que c'est normal où est la plateforme de commande est-ce que je dois aller moi-même en Chine il a fait quoi Jean Castex cet été il dit qu'il n'était pas en vacances au mois d'août et on le remercie mais d'abord c'était pas le seul il a fait quoi le matériel c'est impardonnable

12:59
Présentateur

comment on fait face à la deuxième vague de malades dans ces conditions

13:01
Gabriel Attal

on a beaucoup travaillé pour préparer cette deuxième vague on a reconstitué d'abord le stock d'états de masques qui étaient nécessaires dans le pays qui se portent à près d'un milliard de masques disponibles dans les stocks pour équiper notamment nos soignants mais là le problème c'est les gants on a engagé des commandes et c'est vrai que sur les gants je crois je suis pas en charge de la santé mais sur les gants je crois qu'il y a une tension plus importante mais là aussi on a fait des commandes là aussi il y en a qui arrivent peut-être qu'il y a des retards je l'entends parfaitement et je comprends que pour les personnels ce soit difficile l'acheminement des ministères vers les hôpitaux peut-être qu'il y a des tensions locales très fortes peut-être parfois qu'il y a des situations où on se retrouve une journée et où il n'y en a plus de disponibles mais vraiment là-dessus il y a une mobilisation très forte il y a je crois sur la question des gants une tension au niveau mondial nos chiffres dit également

13:46
Présentateur

les postes promis au moment du Ségur de la Santé pour l'instant on ne les voit pas

13:49
Gabriel Attal

on a formé plusieurs centaines je crois 750 personnels qui habituellement ne travaillent pas en réanimation avec des formations rapides pour leur permettre d'intervenir en réanimation au moment de la deuxième vague mais pour ce qui est des postes des créations de postes qui ont été annoncées oui cet été dans le Ségur de la Santé on a annoncé et on a mis le budget pour créer 15 000 postes supplémentaires à l'hôpital

14:10
Présentateur

ce qui est historique certains simplement pour pouvoir des postes qui n'étaient pas pourvus jusqu'à présent faute de candidats qui n'avaient pas assez de monde tout simplement

14:16
Gabriel Attal

mais pour pouvoir un poste une infirmière un anesthésiste réanimateur vous ne les formez pas en 3 mois

14:22
Présentateur

c'est pas vrai et les premiers postes vont arriver quand ? les premiers arrivés une fois que ces gens ces hommes et ces femmes seront formés

14:28
Gabriel Attal

c'est dans quelle échéance ?

ce que je vous dis c'est que là aujourd'hui parce qu'il y a eu des formations rapides pour des professionnels qui exerçaient déjà à l'hôpital mais qui n'exerçaient pas en réanimation on a la possibilité de mettre plus de professionnels en réanimation donc ça c'est important ensuite il y a des créations de postes dans le cadre du Ségur je veux rappeler aussi puisque vous le disiez à l'instant il y a des postes qui n'étaient pas pourvus faute d'attractivité c'est pour ça qu'on revalorise les salaires à l'hôpital et ça aussi c'est historique c'est 8 milliards d'euros alors ça ne fait jamais très concret quand on dit ça mais très concrètement ça veut dire que tous les professionnels à l'hôpital vont gagner au moins 200 euros de plus net par mois il n'y a jamais eu d'augmentation il n'y a jamais eu une augmentation aussi forte sur un temps aussi court et ça ça a déjà commencé à entrer en vigueur vous avez un certain nombre de professionnels qui touchent déjà 90 euros de plus net par mois dans les mois qui viennent ça va être doublé et donc on arrivera un peu au-dessus de 180 euros avec des primes supplémentaires dans certains cas donc on voit qu'il y a cet engagement très fort moi je comprends et j'entends et je le dis et j'entends que quand on travaille dans un hôpital aujourd'hui les soignants sont fatigués mais évidemment qu'on est fatigué parce que non seulement ils ont été en première ligne pendant le confinement mais surtout ils n'ont pas arrêté de se mobiliser et la délivrance dont je parlais tout à l'heure pour beaucoup de français eux ils ne l'ont pas forcément vécu cet été et donc c'est très fatigant et voir arriver une deuxième vague aujourd'hui moi je peux comprendre que ça soit démoralisant mais on est là pour eux on est là pour les soutenir encore une fois le Ségur c'est son objectif et on va évidemment continuer à le faire

15:48
Présentateur

Est-ce que vous souhaitez que tous les soignants se fassent obligatoirement vacciner contre la grippe saisonnière ?

15:53
Gabriel Attal

Alors ça un arbitrage qui a été rendu ça a été dit par les autorités sanitaires évidemment qu'on recommande très fortement aux soignants et qu'on leur demande de se faire vacciner il n'y a pas d'obligation prévue en tant que telle mais on leur demande de le faire et moi là aussi je fais confiance je sais qu'ils sont responsables ils ont envie de protéger leurs patients donc évidemment ils le feront

16:12
Invité

Gabriel Atalamo sur le télétravail il faut que les entreprises fonctionnent que les services publics soient ouverts c'est ce qu'a dit le président hier dans la fonction publique où allez-vous imposer le télétravail ? Est-ce que vous allez l'imposer d'ailleurs ?

16:23
Gabriel Attal

Le président de la République a dit hier qu'il recommandait très fortement d'avoir 2-3 jours semaines et donc moi ce que je peux vous dire c'est qu'à ce titre on va demander à la fonction publique d'être exemplaire et donc d'appliquer cette recommandation partout évidemment partout où c'est possible il y a des postes que vous ne pouvez pas télétravailler mais c'est le cas aussi dans le secteur privé

16:42
Présentateur

Est-ce que vous avez le tableau de bord aujourd'hui savoir combien de fonctionnaires télétravaillent précisément ? Est-ce que ce chiffre existe quelque part ?

16:48
Gabriel Attal

Il doit exister vous savez on a des outils pour faire remonter les informations dans la fonction publique mais je ne peux pas vous le donner ce matin Et comment on incite les entreprises privées

16:56
Invité

à recourir au télétravail ? Parce que jusqu'à présent ces dernières semaines le mouvement c'était plutôt de faire revenir les salariés au bureau

17:03
Gabriel Attal

Ça l'a été après le moment du déconfinement et ces dernières semaines les indications dont on dispose c'est plutôt qu'avec le passage en alerte renforcée puis en alerte maximale dans les métropoles il y a eu un mouvement inverse et plus de précautions même si je le redis si on a mis en place un protocole sanitaire très strict cet été au travail c'est parce que aujourd'hui quand on respecte le protocole sanitaire dans son entreprise ou dans son administration on est protégé il permet d'aller travailler mais il y a notamment un enjeu de pression sur les transports qui fait qu'on recommande le télétravail l'expression du président de la République hier elle est évidemment très claire et ce que je peux vous dire c'est que les ministres concernés Bruno Le Maire et Elisabeth Borne pour réunir les partenaires sociaux les représentants des employeurs pour traduire très concrètement ces recommandations

17:47
Présentateur

9h moins 10 le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal invité de France Info le fil info avec Mélanie Delaunay

17:52
Invité

il commence demain soir à minuit le couvre-feu va s'appliquer dans toute l'île de France et dans les métropoles de Grenoble Lyon Saint-Etienne Lille Rouen Aix-Marseille Toulouse et Montpellier interdit de sortir sauf pour une urgence sanitaire ou pour aller travailler par exemple entre 21h et 6h du matin le gouvernement veut appliquer ce couvre-feu jusqu'au 1er décembre Emmanuel Macron a aussi appelé hier soir à mettre au maximum le masque y compris en famille ou entre amis et à appliquer la règle de 6 pas plus de 6 personnes à table ou dans la rue une amende de 135 euros est prévue pour ceux qui ne respectent pas ce couvre-feu elle n'est pas suffisamment élevée on va sans doute la renforcer pour ceux qui organisent des soirées clandestines indique sur France Info le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal face à la crise provoquée par l'épidémie il y aura une aide exceptionnelle de 150 euros elle concerne comme au printemps les bénéficiaires du RSA mais aussi cette fois ceux des APL ils réclamaient un rendez-vous depuis longtemps les syndicats de policiers s'entretiennent en ce moment avec Emmanuel Macron après une série de violences contre les forces de l'ordre et puis ça n'a pas été évident mais les Bleus l'ont emporté en Croatie 2 buts à 1 pour ce match de Ligue des Nations de football France Info

19:05
Présentateur

le 830 France Info Salia Braquia Marc Fauvel Gabriel Attal Emmanuel Macron a annoncé hier soir une prime pour les allocataires du RSA et des APL les aides au logement prime de 150 euros par allocataire auxquelles s'ajouteront 100 euros pour chaque enfant pourquoi une prime plutôt qu'une revalorisation sachant qu'on sait que la crise va durer

19:27
Gabriel Attal

vous savez depuis le début de cette crise on a fait le choix de s'adapter à la situation de constater les difficultés qui sont vécues par des Français et d'y répondre on a déjà versé une prime au moment du confinement avec déjà 150 euros par foyer c'est la même c'était 4 millions de foyers qui avaient reçu cette prime à l'époque on a mis en place des aides spécifiques pour ceux qui ont l'allocation de rentrée scolaire 100 euros en plus cet été on a mis en place une aide pour les jeunes au début de l'été 100 euros on a aidé et soutenu les associations d'aides alimentaires et c'est évidemment normal bref on a mis en place des dispositifs exceptionnels pour accompagner ceux qui sont dans la précarité et la pauvreté et c'est normal je ne dis pas ça pour claironner c'est qu'on considère c'est les valeurs de la France je dis ça parce que ce n'est pas le choix qu'on fait la plupart des autres pays et c'est notre devoir que d'accompagner ceux qui sont dans la précarité qui sont encore plus précarisés avec cette crise et pourquoi ne pas

20:22
Présentateur

l'inscrire mois après mois et en faire une revalorisation comme le réclamait par exemple Laurent Berger à la CFDT

20:26
Gabriel Attal

je vais vous dire est-ce qu'on se continuera à être au rendez-vous et en fonction de l'évolution de la crise on continuera à accompagner financièrement comme on va le faire là une nouvelle fois évidemment oui est-ce que pour autant le travail c'est-à-dire par l'insertion c'est-à-dire en renforçant la prime d'activité la réponse est non pour le long terme c'est ça qu'on veut faire pour le court j'espère pas mais peut-être le moyen terme on continuera à les accompagner avec des primes exceptionnelles mais on sera au rendez-vous

20:54
Invité

est-ce que l'État va aider les départements qui versent le RSA parce que le nombre de bénéficiaires a bondi dans certains départements exemple en Seine-Saint-Denis

21:00
Gabriel Attal

il y a une discussion qui est en cours pour regarder comment les choses quels sont les frais comment l'État va aider

21:05
Invité

les départements

21:05
Gabriel Attal

à financer d'abord pour regarder quels sont les coûts supplémentaires pour les départements aujourd'hui et il y aura des décisions

21:12
Présentateur

un mot des masques qui ont été distribués aux enseignants dans l'éducation nationale

21:16
Invité

oui des masques de la marque DIM qui ont été distribués donc aux enseignants à la rentrée au début de la rentrée scolaire ils seraient toxiques ces masques parce qu'ils sont traités à la zéolite d'argent qui est considéré donc comme toxique pour la santé humaine et l'environnement vous avez plus d'infos

21:30
Gabriel Attal

alors d'abord moi j'ai vu cette information sur Twitter en voyant un article je crois que c'est l'Obs qui avait sorti ça

21:36
Présentateur

l'Obs et le reporter

21:38
Gabriel Attal

je l'ai tout de suite envoyé à mon équipe en leur demandant de quoi il s'agissait mon équipe m'a répondu on va regarder par ailleurs c'est les mêmes masques que nous on a reçu au ministère pour les agents du ministère

21:48
Présentateur

c'est celui que portait Emmanuel Macron le jour où on l'a vu on se souvient de cette scène porter un masque et tousser énormément remettre le masque et finalement l'enlever c'était celui-là aussi

21:56
Gabriel Attal

je crois en tout cas c'est ce que j'ai lu ce que je peux vous dire c'est que c'est en train d'être regardé avec beaucoup d'attention parce que si c'est vrai ça peut être assez grave et donc on est en train de regarder ça mais je n'imagine pas qu'on puisse avoir distribué des masques sans avoir garantie qu'ils soient certifiés et homologués donc on est en train de regarder cette situation avec beaucoup d'attention sur l'étiquette de l'emballage

22:15
Invité

des masques il est écrit ce n'est pas un dispositif médical ni un équipement de protection individuelle

22:19
Gabriel Attal

on est en train de regarder ça avec beaucoup d'attention

22:21
Invité

on en a distribué combien ?

22:23
Gabriel Attal

je ne sais pas vous dire combien on en a distribué mais en tout cas il y en a un certain qui ont été distribués d'ailleurs y compris dans d'autres ministères

22:29
Présentateur

nous sommes censés Gabriel Attal voter pour les élections régionales dans un peu moins de 6 mois au mois de mars est-ce que vous êtes sûr et certain que ces élections auront bien lieu à cette date ?

22:39
Gabriel Attal

on a décidé de mettre en place une commission qui va associer l'ensemble des forces politiques avec un éclairage sanitaire pour regarder quand est-ce qu'on peut tenir ces élections il y a ces élections qui normalement doivent intervenir au mois de mars d'ailleurs jusqu'à maintenant on a toujours dit qu'elles interviendraient au moment prévu on voit bien qu'il y a une augmentation exponentielle de l'épidémie depuis une dizaine de jours d'ailleurs qui va sans doute se poursuivre dans les semaines qui viennent je tiens à le dire parce qu'on parle du couvre-feu des mesures nouvelles qui sont mises en place il faut bien avoir confiance que ce virus c'est un paquebot il met plusieurs semaines à évoluer quand on prend des mesures il faut se souvenir au moment du confinement quand on a décidé le confinement généralisé du pays les premiers effets sanitaires positifs on les a vus au bout de 3 semaines un mois là c'est un couvre-feu donc voilà il faut avoir conscience que dans les semaines qui viennent il va y avoir évidemment une poursuite de la dégradation des indicateurs qui est mécanique à quel moment la décision sera-t-elle prise ?

il faut que la décision soit prise avant que la campagne officielle commence donc février d'ici à la fin de l'année début d'année 2021 qu'est-ce qu'on va regarder ? on va regarder dans quelles conditions vu les conditions sanitaires aujourd'hui et vu les restrictions qu'on met en place dans quelles conditions est-ce qu'on peut tenir une campagne électorale aujourd'hui ?

23:51
Présentateur

est-ce qu'on pourrait voter dans certaines régions et pas dans d'autres ou est-ce que tout le monde doit voter en même temps ?

23:54
Gabriel Attal

je crois qu'il faut que ça soit en même temps partout je crois mais ça ça va être regardé aussi mais comment est-ce qu'on tient une campagne dans ce contexte sanitaire ? est-ce qu'on peut la tenir ? si ce n'est pas le cas est-ce que ça met en doute la sincérité du scrutin ? il faut voir aussi avec des juristes et si on considère qu'on ne peut pas quand est-ce qu'on peut tenir ces élections ? quelle prévisibilité on peut donner ? évidemment il faut un éclairage sanitaire évidemment il faut qu'il y ait une forme de consensus politique alors justement vous avez

24:22
Invité

des premiers retours des partis politiques de l'opposition ?

24:25
Gabriel Attal

écoutez j'étais avec le premier ministre dans la réunion qu'on avait tenue avec les forces politiques il y a quelques semaines il y en aura une nouvelle d'ailleurs je crois dans une semaine des questions avaient été posées sur les élections régionales mais ce n'était pas au cœur des discussions qu'on avait eues à l'époque on va les revoir autour du premier ministre et puis surtout il y a cette commission qui va travailler la vraie différence avec les élections municipales c'est qu'à l'époque des élections municipales certes on a le confinement qui a été décrété entre les deux tours on s'en souvient mais il y a eu une campagne qui s'est tenue normalement il n'y avait pas de restrictions même si on commençait à voir que l'épidémie se développait dans notre pays et que tout le monde était assez prudent mais il y a eu une campagne qui a pu se tenir là si on constate que la situation continue à se détériorer et qu'il y a des restrictions importantes qui sont mises est-ce qu'on peut tenir une campagne ou pas et si on ne peut pas la tenir est-ce qu'on peut tenir des élections ou pas à cette date évidemment il faudra tenir à un moment ces élections Gabriel Attal porte-parole du gouvernement merci à vous et bonne journée dans 2 minutes 9h sur France Info