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AutreC dans l'air (sur YouTube)· 18 novembre 2024 8 minMixteEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Dominique Voynet, le retour d'une écolo convaincue à l'Assemblée - Reportage #cdanslair 16.11.2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquer la difficulté des écologistes à s'imposer?

  • 4:00RelanceRéponse directe

    Les Verts étaient antinucléaires.

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'Europe est un modèle en termes de réduction des gaz à effet de serre?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'écologie est étiquetée, ou est-ce qu'elle doit être partout?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00D.VoynetChiffre
    « On a 1 Français sur 4 qui vit dans une zone exposée aux inondations. »
  • 2:00D.VoynetPromesse
    « Les primes d'assurance seront de plus en plus élevées et on va les compter en dizaines ou centaines de milliards dans les 10 ou les 20 ans qui viennent. »
  • 3:00D.VoynetFait
    « Dans le projet de budget pour 2025, l'écologie paye un très lourd tribut. »
  • 4:00B.GiblinFait
    « L'Allemagne est dans une situation un peu limite quant à sa production d'électricité. »
  • 5:00B.GiblinFait
    « L'Europe est plutôt en avance sur l'Asie, sur l'Afrique. »
  • 6:00E.Crauser-DelbourgChiffre
    « On s'est rendu compte qu'en 2023, les continents avaient capté 3 fois moins de CO2, les sols et les arbres. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

- P.Dessertine: On va voir ce qu'ils vont faire, mais ils ne proposent aucune solution. Il faut voir les choses comme cela au niveau des démocraties. - A.de Tarlé: Une figure de l'écologie a fait son retour à l'Assemblée nationale, D.Voynet, après sa longue absence.

Que pense-t-elle du paysage politique français? - Elle avait décidé de quitter la vie politique, mais elle vient d'être élue députée. Un retour dans l'arène, face à l'urgence dit-elle. - D.Voynet: Les problèmes qui existaient déjà sont devenus plus complexes et plus douloureux à résoudre.

On continue de proposer le contraire de ce qui est nécessaire. On a 1 Français sur 4 qui vit dans une zone exposée aux inondations. Cela coûte de plus en plus cher.

Les primes d'assurance seront de plus en plus élevées et on va les compter en dizaines ou centaines de milliards dans les 10 ou les 20 ans qui viennent. Pourtant, on a toujours une majorité de parlementaires pour dénoncer, la bouche en coeur, le zéro artificialisation nette des sols, qui nous empêcherait d'investir et de préparer l'avenir. - Députée, sénatrice, ministre candidate à la présidentielle, elle sera l'un des visages de l'écologie politique pendant plus de 20 ans.

En tant que porte-parole, elle côtoie M.Barnier, ministre dans le monde de l'environnement, qu'elle juge aujourd'hui sévèrement. - D.Voynet: Quand j'ai entendu M.Barnier dire qu'il allait traiter avec la même exigence la dette financière et économique, je me suis dit que quelque chose pourrait peut-être changer.

Mais dans le projet de budget pour 2025, l'écologie paye un très lourd tribut. Chaque arbitrage budgétaire, c'est un coup de rabot supplémentaire. De voir que l'on continue à annoncer comme une grande innovation le fait que l'on va remplacer la chaudière au fioul, cela me donne envie de baisser les bras.

Je ne le ferai pas, car j'ai une responsabilité à l'égard des enfants que j'ai mis au monde et de leurs camarades. - Comment expliquer la difficulté des écologistes à s'imposer? Pour elle, la gauche a une responsabilité. - D.Voynet: J'ai envie que mon parti soit capable de s'adresser à tout le monde.

Il n'y a pas les bobos urbains qui mangent bio et les bouseux de l'autre. Il y a des citoyens qui aspirent à vivre mieux dans un monde qui change, et qui est parfois angoissé. Les partis politiques, y compris le mien, ont profondément déçu, en donnant l'impression d'avoir peu de prise sur le réel et la vie des gens.

Je veux réduire le fossé entre la gauche de l'opposition, qui promet des lendemains qui chantent, et la droite au pouvoir, qui y renonce parfois. - L'ancienne ministre de L.Jospin veut y croire. - D.Voynet: Je suis nostalgique de la gauche plurielle.

On parlait d'une dream team et on a l'impression, aujourd'hui, que chacune des composantes du NFP essaye de tirer son épingle du jeu. Si on avait résolu la question du "qui", nous serions en mesure de présenter à E.Macron une candidature que l'on n'aurait pas pu refuser.

J'espère que des personnalités fortes vont émerger, qui incarnent les valeurs de la gauche et de l'écologie sur les 2 ans qui viennent, sinon, on ne gagnera pas et ce sera bien - A.de Tarlé: Une question taquine. Les Verts étaient antinucléaires. - B.Giblin: Dans le discours, un peu.

Dans les faits, ils se sont calmés. Ils ont pris conscience que, pour l'instant, le nucléaire, sur le réchauffement climatique, c'est le plus efficace rapidement. Vous voyez la situation en Allemagne.

Après Fukushima, A.Merkel a décidé de tout fermer. Fin du nucléaire et on a fait marcher le charbon au maximum de ce que l'on pouvait.

On a importé l'électricité d'Europe, dont l'électricité nucléaire française qui a été achetée par l'Allemagne. Ils ont développé l'éolien et le solaire. A un moment où l'on va beaucoup booster la demande d'électricité, ce n'est pas sûr que l'éolien et le solaire suffisent à répondre à ces énormes besoins d'électricité.

L'Allemagne est dans une situation un peu limite quant à sa production d'électricité. Pour faire des voitures thermiques, électriques, en masse, il faudra avoir énormément d'électricité. Pour décarboner les aciéries, je sais que c'est important en Allemagne, il faudra produire énormément d'électricité, ce qui est un vrai problème, et faire croire qu'avec simplement l'énergie solaire et l'énergie éolienne, on va répondre à tout cela, c'est un très gros mensonge. - A.de Tarlé: Est-ce que l'Europe est un modèle en termes de réduction des gaz à effet de serre?

On a baissé cela d'un tiers, depuis les années 90? Cela a baissé l'an dernier de 8,3 %. - B.Giblin: C'est aussi l'économie qui est moins florissante, donc on consomme moins d'énergie.

L'Europe est plutôt en avance sur l'Asie, sur l'Afrique. L'Afrique n'a pas tellement encore besoin de faire beaucoup d'économies, puisqu'elle est à un démarrage de développement. Ils n'ont pas envie d'être privés quand ils arrivent à la consommation et qu'on leur dise: "Pas pour vous." Mais ils iront plus vite qu'on le pense.

Parce que le phénomène du dérèglement climatique, c'est important. Je vais prendre le cas du Sahel. Dans notre représentation, c'est la sécheresse.

Mais que ce soit au Nigeria ou au Tchad, il pleut énormément, avec des conséquences dramatiques et des problèmes de tensions entre les agriculteurs et les éleveurs. Le lac Tchad, dont on croyait qu'il allait disparaître, est en train de s'étendre considérablement. - A.de Tarlé: Les inondations font des ravages comparables à ceux qu'on a vus à Valence? - B.Giblin: Non, car ce n'est pas urbanisé comme à Valence.

On est en milieu rural. Mais les conséquences économiques et les tensions peuvent être similaires. - E.Crauser-Delbourg: On s'est rendu compte qu'en 2023, les continents avaient capté 3 fois moins de CO2, les sols et les arbres.

On se prive de notre capacité naturelle et gratuite à capturer ce carbone. Même si l'on fait l'effort de moins réduire, si les sols ne peuvent plus capter, aucun scénario ne peut être réalisable. - A.de Tarlé: On revient aux questions.

C'est une question politique. La voici. Philippe, est-ce que l'écologie est étiquetée, ou est-ce qu'elle doit être partout?

Est-ce qu'il y a des partis qui s'en soucient plus ou moins? - P.Dessertine: Le principe des accords de Paris et de tout ce que l'on évoque, non, ce n'est pas de gauche ou de droite, c'est l'humanité. - A.de Tarlé: La gauche semble plus sensible à l'écologie. - P.Dessertine: Il y a eu une évolution en disant que l'on aurait beaucoup de questions sur la réalité du capitalisme.

Quand ce sont les pays riches qui émettent de la monnaie quand ils en ont besoin, on peut se dire qu'il faut supprimer le capitalisme pour réussir une amélioration climatique. C'est une vision possible. - A.de Tarlé: La décroissance? - P.Dessertine: Oui, ou un mode de fonctionnement différent.

Le terme de "décroissance", y compris pour des gens de gauche