Le pays est bloqué à cause de l'alliance allant de LR à LFI ! - Aleksandar Nikolic (France Info)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 32 %Attaque 50 %Défensif 18 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:16OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on doit se réjouir de la situation en Syrie ?
- 1:45ComplaisanteRéponse directe
Le tweet de Jean-Luc Mélenchon sur la Syrie vous semble-t-il juste ?
- 2:01OuverteRéponse directe
Quelle est la position du PS sur la libération de djihadistes français ?
- 4:25OuverteRéponse directe
Quelles conséquences de la prise du pouvoir des islamistes en Syrie pour la France ?
- 7:23OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'un gouvernement élargi est possible en France ?
- 10:21OuverteRéponse partielle
Un gouvernement élargi est-il probable ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:24Invité politiqueFait
« On se réjouit avec le peuple syrien de la chute de Bachar al-Assad dont la famille fait subir à ce pays depuis des décennies une dictature. »
- 1:01Invité politiqueFait
« Je rappelle aussi que ce peuple s'est soulevé en 2011 et a amené une révolution qui a été réprimée dans le sang. »
- 1:10Invité politiqueFait
« Aujourd'hui, on voit des images de prisonniers politiques qui sont libérés. »
- 1:20Invité politiqueFait
« Il faut s'assurer, avec l'aide de l'ONU notamment, qu'un véritable processus démocratique ait lieu. »
- 4:32Locuteur 1Fait
« Il est possible que nous payions en France les conséquences de la prise du pouvoir des islamistes en Syrie avec des flux migratoires importants. »
- 4:41Locuteur 1Fait
« Il y a eu une guerre civile qui est toujours en cours d'ailleurs, même s'il y a certains groupes qui s'imposent, et notamment des islamistes radicaux. »
- 5:00Locuteur 1Chiffre
« Effectivement, il y a cette inquiétude, puisque ça a accéléré à partir de la Libye des vagues migratoires, et notamment des records d'immigration en 2015. »
- 5:16Locuteur 1Fait
« On est inquiet de savoir, est-ce qu'il y aura justement des conflits intergroupes. »
- 5:46Locuteur 1Fait
« Ce qui est inquiétant, c'est de voir que systématiquement, il y a une espèce de dynamique islamiste populaire qui s'impose dans de plus en plus de territoires. »
- 12:58Invité politiquePromesse
« Nous sommes tout à fait prêts et prêtes à gouverner. »
- 13:01Invité politiqueChiffre
« Nous avons un budget que nous avons réussi à faire passer en partie. »
- 14:51Invité politiqueFait
« Parmi lesquels, par exemple, l'abrogation de la réforme des retraites que nous avons permis de faire discuter au moins en commission à l'Assemblée nationale et qui a trouvé une majorité pour être abrogée. »
- 14:53Invité politiqueFait
« Parmi lesquels, l'augmentation du SMIC, parmi lesquels, le refinancement des services publics. »
- 25:47Invité politiqueChiffre
« Nous avons réussi à lever près de 57 milliards, 60 milliards de recettes. »
- 40:33Locuteur 1Fait
« Il y a 20 ans, on était excédentaire commercialement. »
- 40:36Locuteur 1Chiffre
« Aujourd'hui, on est dans un déficit à 100 milliards d'euros. »
- 41:06Locuteur 1Chiffre
« Depuis 2017, le prix de l'électricité a augmenté de 75%. »
Temps de parole
- Invité politique23 %
- Locuteur 122 %
- Présentateur20 %
- Locuteur 518 %
- Locuteur 312 %
- Locuteur 94 %
≈ 2,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Alexandre Bar-Nicolique, député européen ARN, porte-parole du Rassemblement National. Bruno Milienne, ancien député, porte-parole du Modem. On a vu que la situation est déjà brûlante, brûlante sur cet échiquier géopolitique. On vous a montré ces images de la Syrie. Est-ce qu'on doit se réjouir, réjouir peut-être, je ne sais pas si c'est le bon terme, mais est-ce qu'on doit se réjouir d'après vous de la situation, Daniel Obono ?
On se réjouit avec le peuple syrien de la chute de Bachar al-Assad dont la famille fait subir à ce pays depuis des décennies une dictature. Donc il y a beaucoup de soulagement et en même temps de l'inquiétude, étant donné la nature des groupes qui ont pris le pouvoir. Et donc il faut s'assurer, en tant que France, avec le poids de notre pays, que ce soit bien, à très court terme, les Syriens et les Syriennes qui décident. Et le seul, c'est ce que vous dites, le peuple syrien. Exactement, enfin, enfin, de l'avenir de leur pays. Je rappelle aussi que ce peuple s'est soulevé en 2011 et a amené une révolution qui a été réprimée dans le sang.
Aujourd'hui, on voit des images de prisonniers politiques qui sont libérés. Donc ce sont des images très très fortes. Et donc il faut s'assurer, avec l'aide de l'ONU notamment, qu'un véritable processus démocratique ait lieu. Et notamment qu'un certain nombre de minorités, je pense aux Kurdes, j'étais au Rojava des Syriens en 2019. Et ce sont des combattants qui se sont battus contre Daesh, qui se sont battus et ont beaucoup perdu dans leur jeunesse notamment. Et donc l'ensemble du peuple syrien et l'ensemble de ces minorités doivent être protégés.
On va vous montrer le tweet de Jean-Luc Mélenchon, qui partage exactement ce que vous venez de nous exposer, Daniel Obono. Il dit « Je me réjouis à 100% de la chute du régime d'Al-Assad en Syrie ». Il ajoute « Je me méfie à 100% des nouveaux maîtres du pays ». Il dit « Enfin, j'espère à 100% que des élections libres sous contrôle international redonnent aux Syriens leur pouvoir démocratique ». On pourrait aussi évoquer, Bruno Miliem, les chrétiens d'Orient, qui sont encore nombreux en Syrie.
Le problème de la Syrie, c'est que c'est un pays avec beaucoup de populations d'origines différentes et de religions même différentes. 26. Voilà, donc c'est énorme. Il y a les Kurdes, il y a les chrétiens d'Orient, on en passe, et des meilleurs. Donc il va falloir effectivement que ces gens-là prennent leur destin en main. Donc pour l'instant, celui qui mène la rébellion et qui a réussi à renverser le régime de Bachar al-Assad montre plutôt des signes encourageants. Combien de temps ça va tenir ?
Joulani, un ancien de l'Al-Qaïda.
Mais quand il a commencé à envahir notamment Homs, il a promis aux gens que ce n'était pas la peine qu'ils partent, etc. Effectivement, il ne s'est rien passé. Mais personne n'est assuré de rien. Pour une fois, je dois le dire, je suis assez d'accord avec le tweet de Jean-Luc Mélenchon parce que je partage tout ce qu'il a mis dans son tweet. En revanche, si je peux me permettre gentiment, je me souviens du même Jean-Luc Mélenchon à la tribune à l'Assemblée nationale lors du premier quinquennat d'Emmanuel Macron qui demandait effectivement qu'on respecte Bachar al-Assad et qui voulait la réouverture de l'ambassade de France en Syrie. Donc c'est bien qu'il a évolué.
Il avait été reçu un 14 juillet par Nicolas Sarkozy qui était président à l'époque.
Non mais c'est bien qu'il a évolué.
Et M. Macron a été aussi au côté de l'Assemblée nationale.
Mais bien sûr, mais c'est très bien. Moi je suis ravi. C'est bien qu'il a évolué, nous avons tenu toujours la même position,
notamment de soutien au peuple kurbe. Vous ne pouvez pas tenir deux secondes sans couper la parole des gens.
Et vous ne pouvez pas tenir deux secondes sans taper sur Jean-Luc Mélenchon. Eh bien on va continuer parce qu'on va voir ce que Jordan Bardella en pense et on va vous le montrer. On en vient dans un instant, vous inquiétez pas, vous allez continuer à débattre toute la soirée. Non, non, non, non, M. Millienne, je ne peux pas vous laisser dire ça et ça recommence. On pouvait peut-être ensemble assurer de notre soutien au peuple syrien sans que... Non, non, non, vous venez de dire un mensonge insultant parce que, excusez-moi, excusez-moi, moi quand j'ai été au Rojava et que j'ai apporté notre soutien aux Kurdes, aux Kurdes...
Vous n'appelez pas Jean-Luc Mélenchon.
Non, non, non, non, parce qu'à travers lui c'est moi que vous insultez. Et c'est l'ensemble des militants et militantes de la France. Daniel Obono, on va enchaîner si vous le permettez.
On va vous montrer, vous qui nous regardez ce soir, Daniel Obono, Daniel Obono, Bono Millienne, s'il vous plaît, ne me faites pas donner vos prénoms toute la soirée. Je vous en prie parce que les Français... J'entends, j'entends, j'entends, vous allez pouvoir être... Mais les Français... Daniel Obono, Daniel Obono, écoutez-moi s'il vous plaît, les Français qui nous regardent ont besoin de réponses, c'est hyper important par respect pour eux de leur réponse. Je vais vous montrer ce qu'a dit ce matin Jordan Bardella, il était l'invité dimanche en politique. Vous allez pouvoir nous en parler, Alexandre Nicolique.
Il dit, lui, regardez, il est possible que nous payions en France les conséquences de la prise du pouvoir des islamistes en Syrie avec des flux migratoires importants. Alexandre Nicolique.
Oui, il a évoqué ça en rappelant ce qui s'est passé en Libye après 2011, après le renversement d'une autre dictature de M. Kadhafi. Effectivement, il y a eu une guerre civile qui est toujours en cours d'ailleurs, même s'il y a certains groupes qui s'imposent, et notamment des islamistes radicaux. Donc effectivement, il y a cette inquiétude, puisque ça a accéléré à partir de la Libye des vagues migratoires, et notamment des records d'immigration en 2015. Après, ce que Jordan a pu exprimer, évidemment que nous, on s'oppose à toute forme de dictature qui s'impose par la force.
Donc pour vous, c'est une bonne chose ?
Ça dépendra de ce qui va se passer, en fait. On est inquiet de savoir, est-ce qu'il y aura justement des conflits intergroupes. Vous savez qu'il y a aussi, vous me parliez des Kurdes, mais cette pression turque, en soutenant d'autres groupes qui s'en prennent justement à ce mouvement kurde. Donc il va y avoir peut-être des conflits internes, on va voir ce que ça va donner. C'est encore très tôt, vous savez, il y a dix jours, il n'y avait rien. Donc attendons pour savoir ce qui va se passer. En tout cas, ce qui est inquiétant, c'est de voir que systématiquement, il y a une espèce de dynamique islamiste populaire qui s'impose dans de plus en plus de territoires.
Et au regard de certaines images, c'est le cas dans beaucoup de ces groupes rebelles. Al-Joulani, vous l'avez dit, était à Al-Qaïda, celui qui dirige HTS, qui a pris le premier Alep, qui possède la plus grande partie d'Alep, qui est allé ensuite à Amma, puis à Homs. Et aujourd'hui, c'est le groupe qui s'est le plus imposé. Alors même s'il veut donner des gages favorables, c'est quelqu'un qui était un djihadiste affirmé, qui a fait partie aussi de l'État islamique. Donc tout ça peut nous inquiéter. Mais je le dis, ça doit être une réflexion aussi plus poussée. Pourquoi il y a une forme de majorité islamiste aujourd'hui, dans beaucoup de pays, malheureusement ?
Et c'est le cas en Syrie qui, je trouve, marginalise un petit peu les forces laïques qui existent en Syrie et qu'il faut soutenir.
Laïques et sanguinaires, si je puis me permettre, en ce qui concerne Bachar Al-Assad. Je ne parlais pas forcément de Bachar Al-Assad.
Évidemment que je ne parlais pas de Bachar Al-Assad. Je disais que nous, on combat toute forme de dictature, toute personne qui s'impose par la force. C'était le cas de Bachar Al-Assad. Évidemment qu'on peut considérer que c'était, évidemment c'est mal et on est toujours très clair sur ça. En revanche, on a peur de la suite et on analysera avec un peu plus de recul ce qui va se passer maintenant.
C'est nerveux, parce que vous l'évoquiez à l'instant, Alexandra Nicolique, il y a une prison qui a été libérée aujourd'hui par les rebelles islamistes notamment. Et à l'intérieur de cette prison, il y avait 100 djihadistes, une centaine de djihadistes, dont des djihadistes français qui sont aujourd'hui dans la nature. Quelle position ici du Parti Socialiste sur peut-être ce qui va nous attendre, à la fois diplomatiquement et sur ces personnes qui sont françaises et qui ont été libérées ?
Oui, alors d'abord, moi je veux qu'on prenne juste une minute pour avoir un temps d'hommage pour ces millions de réfugiés syriens, de déplacés, ces victimes de ce dictateur sanguinaire qui a été capable d'utiliser du gaz contre sa propre population. Et pour répondre à votre première question, même si elle ne m'était pas directement adressée, oui, aujourd'hui, je souhaiterais qu'on puisse se réjouir de voir ce dictateur sanguinaire sortir du pouvoir et libérer, d'une certaine manière, ce peuple syrien. Néanmoins, est-ce que vous êtes inquiète pour les jours, les mois, les années à venir ?
Bien sûr qu'on est inquiète, parce qu'effectivement, quand on voit le profil des groupes rebelles qui ont fait tomber ce dictateur, évidemment, vous l'avez dit, des anciens d'Al-Qaïda, certains qui ont participé à Daesh, évidemment, que c'est inquiétant. Vous savez, moi j'ai décidé de m'engager en politique en 2015, précisément au moment de la vague migratoire des réfugiés syriens. J'étais psychologue bénévole à ce moment-là en centre d'accueil pour demandeurs d'asile. Et en fait, ce sont les récits et les témoignages de ce qui se passait dans les geôles syriennes qui ont achevé de me convaincre qu'il fallait que je m'engage en politique.
Parce que je veux dire ici, à quel point ce peuple, ces hommes et ces femmes qui se battent pour leur liberté, sont extrêmement résilients. Et justement, il y avait cette femme, que je ne l'oublierai jamais, qui était originaire de Homs, qui était professeure de faculté, et qui me disait, vous savez, la chance que vous avez d'être en France, d'avoir un État de droit, un régime libre, une démocratie. Et nous, en Syrie, on est pris en étau entre d'un côté un dictateur, Bachar Al-Assad, qui emprisonne et torture ses opposants politiques d'une façon absolument abominable, et de l'autre, les fondamentalistes islamistes qui, eux aussi, maltraitent nos corps et nos âmes en tant que femmes notables.
Alors justement, pour revenir à ma question initiale, est-ce que vous êtes inquiète aujourd'hui de la libération de ces djihadistes français dans la nature ?
Bien sûr qu'on ne peut que s'en inquiéter, mais ça, c'est certain. Ça, c'est certain. Après, moi, je crois en la capacité de la France, et je pense que c'est nécessaire qu'on soutienne notamment un des seuls peuples, finalement, qui est encore libre, démocratique, laïque, féministe, sur ce territoire, qui sont notamment les Kurdes, les Kurdes syriens, irakiens, qui, dans ce Moyen-Orient compliqué, se battent encore pour promouvoir, justement, les principes de la démocratie. Alors, évidemment, sur ces personnalités qui se sont évadées, bien sûr qu'on est inquiets. Pour l'instant, on va voir ce que ça va donner.
Mais je pense que, d'un point de vue géopolitique, ce qu'il faut, c'est que la France soit au rendez-vous du soutien à ces Kurdes qui se battent pour leur liberté et qui peuvent, justement, insuffler une vague démocratique pour le Moyen-Orient.
Alors, la France en soutient, encore faudrait-il qu'on ait un gouvernement pour cela. Les discussions, on va juste ramener le propos au centre de notre échiquier aujourd'hui. Discussions en France qui vont se continuer, qui vont continuer avec le chef de l'État demain. Est-ce qu'un gouvernement, un gouvernement qui serait entre les lignes, qui serait élargi, est aujourd'hui possible, probable, probant ? Dans notre pays, on fait le point avec Jeff Wittenberg et on en parle juste après. Regardez.
Était-ce un rendez-vous sans lendemain ? Qu'a obtenu cette délégation de socialistes venue à l'Élysée vendredi parler pour la première fois de compromis ? Gauche, droite et centre, peuvent-ils s'entendre ? Entre les lignes, celles-ci vont-elles bouger vers un nouveau socle commun ? À gauche, six mois seulement après sa création, le nouveau Front populaire est au bord de la rupture. Rien ne va plus entre socialistes et insoumis.
Ils sont en train de s'aventurer hors du nouveau Front populaire. J'en suis très inquiète.
L'objectif de LFI, constate un député PS, c'est une présidentielle anticipée. Nous, on veut faire avancer le pays, pas mettre le bordel. Un député modem observe le divorce en cours et fait du pied aux socialistes. S'il y avait une présidentielle aujourd'hui, Le Pen et Mélenchon seraient en tête. Les modérés ont tout intérêt à se rassembler. Se rassembler, on en est encore loin au PS. Mais s'engager à ne pas censurer un nouveau gouvernement, on s'en rapproche peut-être. Le PS pose au moins une condition. Un vrai recul sur la réforme des retraites. Il faut qu'il y ait un gros totem qui tombe, dit ce dirigeant socialiste, parce que le coût politique pour nous, il est lourd.
Cette réforme, défendue par les macronistes et par la droite, est-elle intouchable ? On n'est pas obligé de parler d'abrogation, plaide un élu centriste. On peut dire qu'on gèle la réforme. Il va bien falloir qu'on bouge. Voilà donc le scénario optimiste pour le pouvoir, un socle qui s'élargit. Mais si ça ne marche pas, la menace de censure du RN est toujours là, brandie par Marine Le Pen, réitérée aujourd'hui.
C'est toutes vos demandes, sinon censure.
Mais bien sûr ! Sur le terrain, c'est une autre affaire. La censure, les gens peuvent accepter qu'on la fasse une fois, avoue ce député RN. Je ne suis pas sûr qu'il faille recommencer. Pressé de toute part d'aller vite, Emmanuel Macron poursuit demain ses consultations. Il pourrait annoncer le nom du nouveau Premier ministre dès demain soir ou mardi.
Voilà des conversations demain, des discussions avec le chef de l'État. Il reçoit dès le matin à l'Éliott, le parti communiste français suivra. Puis les écolos, vous voyez le programme, ça commence demain à 9h du matin. Et donc d'ici midi, on devrait peut-être avoir une espèce de vision de ce à quoi pourrait ressembler notre potentiel gouvernement, si on est très optimiste. Néanmoins, il manque un rendez-vous très important ici pour clore le nouveau Front populaire. C'est la France insoumise, Daniel Obono.
Vous ne voulez pas gouverner ? Ah si, bien sûr. Et nous sommes tout à fait prêts et prêtes à gouverner. Nous avons un budget que nous avons réussi à faire passer en partie. Et si M. Macron avait dénié, respecté le vote des Français et des Françaises, dès l'été, nous aurions pu, avec nos partenaires du nouveau Front populaire, mettre en place des mesures pour répondre aux besoins des Français et des Françaises.
Ça n'a pas été fait. Est-ce qu'il ne faut pas tourner la page et avancer ?
Et résultat, le gouvernement qui était censé avoir une majorité est tombé par un vote de censure. Et en vérité, en tombant, il montre que le problème fondamental, c'est bien Emmanuel Macron et le fait que, là, il va appeler toutes ses forces politiques, mais pour quoi faire ? Pour essayer de monter de toute pièce une pseudo-majorité qui... Vous voulez dire quoi ?
On prend les mêmes et on recommence, comme en juin dernier ?
De toute évidence, c'est bien ce qu'il s'agit et vous l'avez suffisamment commenté ainsi que vos confrères et consorts sur d'autres médias.
Mais vous auriez pu peut-être faire bouger les choses en allant discuter. Là, votre voix, elle n'est pas audible.
Écoutez, nous, je crois que notre voix, elle est très audible des Français et des Françaises qui en ont assez des tambouilles et nous ne voulons avoir rien à faire avec quoi que ce soit qui remette en cause le mandat sur lequel nous avons été... Excusez-moi, mais ça fait juste six mois qu'il y a eu des élections. Les Français et les Françaises sont allés par millions voter à un niveau jamais vu. Mais spoiler, vous n'avez pas eu de majorité. Nous avons été placés en tête.
Il y a eu trois blocs, il n'y a pas de majorité, c'est pour ça qu'on en est là aujourd'hui. Donc je vous répète ma question, pourquoi ne pas aller discuter
pour représenter les Français qui ont voté pour vous ? Nous représentons les Français en disant que nous avons été élus sur un programme. Je sais que ça a l'air trivial comme ça pour beaucoup de gens parce que... On ne peut pas vous reprocher de part de la politique. Croire à son programme et vouloir qu'il soit appliqué sans quelque chose de assez lunaire. Donc nous représentons les Français et les Françaises qui ont mis en tête un programme de rupture parmi lesquels, par exemple, l'abrogation de la réforme des retraites que nous avons permis de faire discuter au moins en commission à l'Assemblée nationale et qui a trouvé une majorité pour être abrogée.
Parmi lesquels, l'augmentation du SMIC, parmi lesquels, le refinancement des services publics. Et c'est là-dessus que nous voulons nous travailler. Et je ne crois pas que M. Macron, quelles que soient les formules qu'il envisage, et l'avoir entendu à l'allocution qu'il a donnée il y a quelques jours, c'était quand même assez clair. Vous parlez de la responsabilité ? Exactement. Un niveau d'arrogance complètement, pour le coup, lunaire. Et un refus d'assumer ses responsabilités.
Il y a la question au Samen du Nouveau Front Populaire, si vous le permettez. Est-ce que vous vous sentez trahi ? Vous allez me répondre juste après. De la posture d'Olivier Fort. C'est nerveux. Et là, je me tourne vers vous. Qu'on a eu du mal à capter au début. Une porte, une grande porte d'Olivier Fort s'est ouverte. Il parle de compromis, notamment sur la réforme des retraites. Mais il ajoute néanmoins qu'il fait toujours partie du Nouveau Front Populaire. On a juste du mal à comprendre de quel côté du Nouveau Front Populaire il se situe peut-être que vous pouvez nous éclairer.
Non mais alors, il a été, je pense, parfaitement clair. Il y a une censure. Ce n'est quand même pas un acte anodin dans notre démocratie. Vous voyez, c'est très rare. Donc, ce que disait le Parti Socialiste. À partir du moment où on pose cet acte de censure, il y a un blocage. Donc, dans les moments de blocage, il faut de la clarté. Et nous, nous avons expliqué que ceux qui vont pâtir du fait qu'il n'y a pas de budget, c'est le chaos institutionnel, nous, nous ne l'avons jamais souhaité. Donc, ce que nous disons simplement. Effectivement, vous l'avez dit, on a une composition tripartite. Donc, personne ne peut faire appliquer ces mesures seules.
Vous voyez, donc, ce que nous expliquons, c'est qu'il y a un grand vainqueur de ces élections législatives. C'est le barrage républicain, c'est le Front républicain. Et donc, ce que nous disons simplement dans cette situation de blocage, c'est que ce Front républicain, parce que je le rappelle...
Comment souhait qu'il s'arrête où ? Pardon de parler de sémantique. Et peut-être que, Bruno Milliam, vous pourrez intervenir à ce moment-là. On a d'un côté l'Arc républicain, on a de l'autre côté ce que vous partagez, le Front républicain, notamment avec les écologistes. Seulement, et le Front et l'Arc républicain, apparemment, ça ne commence pas et ça ne se finit pas au même endroit. Où est-ce que commence le Front républicain ? C'est l'inervieux. Et, Bruno Milliam, où est-ce que commence l'Arc républicain ? Parce que là, on se trouve d'une partie à gauche et d'une partie à droite. Et ça fait des millions d'électeurs, presque un tiers des Français. Si on se passe...
Et du Rassemblement national et de toute partie de la France insoumise, ça fait beaucoup français mis de côté.
Je pense que les élus savent pertinemment grâce à qui ils ont été élus. Et ils savent très bien qui s'est désisplé en leur faveur. Donc, jusqu'à Laurent Wauquiez, Mme Gennevard, donc les LR, qui ont été élus, M. Darmanin, Mme Elisabeth Borne, qui ont été élus sur la base de citoyens de gauche qui se sont mobilisés pour faire barrage à l'extrême droite. Jusqu'à la France insoumise. Donc, eux constituent pour moi le Front républicain. Constituent le Front républicain. Donc, ce que nous disons, nous ne renonçons pas au nouveau Front populaire. Et le nouveau Front populaire doit être plus fort, plus solide que jamais. Parce que c'est notre force.
Aujourd'hui, nous savons que nous avons des stratégies différentes. C'est pas grave, on les assume. Et vous savez quoi ? On a l'habitude que la droite l'utilise contre nous, ces divergences. Donc, ça, on n'est pas à ça. Donc, travailler texte par texte. C'est ce qu'on nous dit aujourd'hui. Mais il faut sortir du blocage. Et donc, ce que nous disons, c'est qu'effectivement, on va trouver des lignes de majorité pour voter un budget. Nous sommes le 8, je crois. Nous avons le temps pour voter ce budget. On peut se mettre d'accord sur des priorités et avancer au moins le temps qu'il y ait de nouvelles élections.
Mais là où les macronistes jouent un jeu qui est paradoxal, c'est qu'en fait, ils ne veulent pas reconnaître le résultat des élections. Et dans ce sens, Mme Aubonot a parfaitement raison. Parce que la réalité, c'est que les quelques mesures que nous avons proposées pour plus de justice, pour plus d'égalité dans ce pays, ils les ont refusées. Ils préfèrent travailler avec l'extrême droite, le Rassemblement National ou l'UDR plutôt qu'avec le nouveau Front Populaire. Mais bien sûr, allez-y, Alexandre Nicolique.
Non, c'est insupportable. Honnêtement, parce que quand vous dites extrême droite, fonds républicains, le programme du NFP, c'était quoi ? Quand vous regardez précisément, c'était par exemple revenir sur la loi anti-Squad, qui remet en cause le droit de propriété. C'est dans la déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Le droit de propriété est inviolable et sacré, par exemple. C'est aussi ça, la République. La République, c'est aussi une vision de l'identité.
Je suis désolé, mais entre ma vision de l'identité, par exemple, qui est antiraciste, antiracialiste, qui considère que la couleur de peau est une caractéristique physique, comme la couleur des yeux, par exemple, et qui détermine l'identité comme telle, l'identité française, en tout cas, derrière un socle commun, de valeurs communes, d'un ressenti commun, d'une histoire commune, pour qu'on fasse peuple. Et c'est ce qui a fait, notamment, que la France a été longtemps le pays le moins raciste du monde.
Et quand vous avez, là, par exemple, ce que vous approuvez avec des gens comme Adamo Bono, qui est raciste, je le dis clairement, quand Adamo Bono est pour des réunions, par exemple, non mixtes, ça veut dire qu'on choisit les gens selon la couleur de peau, qui a une vision de l'identité basée, notamment sur la couleur de peau, qui dit et revendique qu'elle est amie avec Ouria Bouteigla, qui a écrit le livre Les Blancs, Les Juifs et Nous, qui est un pamphlet raciste, racialiste, homophobe, antistémite, et qui, en plus, en plus, quand on parle, parce que l'extrême droite, c'est aussi ça, c'est le refermement religieux.
Et quand, et je veux juste terminer là-dessus parce que c'est insupportable, je ne sais pas. Oui, oui, je dis que vous êtes raciste, Adamo Bono. Vous répondrez après, je n'ai rien dit qu'en est.
Non, je ne réponds pas du tout. Vous avez été insultant, injurieux, et vous en répondrez devant un tribunal. Et il n'y a rien d'autre à répondre. Je confirme que vous êtes racialiste et raciste
et je confirme, et je confirme également que vous voulez remettre en cause le droit au blasphème. Ça va être très difficile, effectivement,
de pouvoir discuter ensemble et d'imaginer un gouvernement de consensus en vous accusant les uns les autres. Et j'ai juste une pensée ce soir pour les Français. Je vais me l'insulter. Monsieur Nicolique, monsieur Nicolique, s'il vous plaît, vous avez répondu. Monsieur Nicolique, vous avez répondu. Daniel Obono, vous avez répondu. On pense juste ce soir aux gens qui nous regardent et qui se disent mais définitivement. Non, non, mais juste.
Ça décide de taper sur Obono. Je ne sais pas. Non, non, non, on tape sur personne. Monsieur Nicolique,
les gens qui nous regardent ne comprennent plus rien. Bruno Miliem, arrêtez avec Sandra Nicolique. Bruno Miliem, une question. Moi, je ne suis dans le confrère. Oui, oui. Dans le concret, vous êtes particulièrement silencieux et lorsque vous êtes silencieux, arrêtez, s'il vous plaît. Arrêtez tous les deux. C'est insupportable pour les gens qui nous regardent. Tous les Français ici sont représentés, madame. Oui, oui. Bruno Miliem. Non, madame. Tous les Français sont représentés ici. Bruno Miliem, qu'est-ce que vous pensez de l'arc républicain ou le front républicain ? Est-ce qu'il est possible aujourd'hui ?
Après ce débat animé. Mais, non, mais vous voyez bien, l'illustration que vous avez sur le plateau à l'instant, vous voyez bien qu'il y a des lignes qui sont irréconciliables et c'est bien ce qui me désole parce que je pense qu'il y a des choses à prendre un peu partout. Mais ça, on n'a pas la même conception de la politique. Moi, quand Mme Obono dit que ça peut paraître trivial de soutenir son programme, je dis non. Moi, je respecte Mme Obono parce qu'elle soutient un programme auquel elle croit. Ce n'est pas parce que moi, je n'adhère pas qu'elle n'a pas le droit de soutenir son programme. Soutenir son programme, c'est parfaitement normal.
C'est normal que chacun dans son coin soutienne son programme. Dans la situation dans laquelle on est, en revanche, je pense qu'on pourrait faire des bougées les uns les autres pour essayer uniquement dans l'intérêt général du pays. Et puis, on va refaire un tout petit peu la genèse si vous voulez bien puisque moi, j'ai été le premier député à me désister en France, le premier, au profit d'un candidat du NFP. Ce n'est pas parce que je me suis désisté pour un candidat du NFP que j'approuvais votre programme, Mme Obono. On est bien d'accord. Donc, il faut penser aux millions de Français qui n'approuvent pas le programme du NFP.
À tout le moins, la totalité du programme, soyons nuancés. À tout le moins,
la totalité, oui, puisque moi, il y a des points dedans avec lesquels je ne suis pas contre. Donc, à tout le moins, pas la totalité. Il faut donc penser aussi à ces Français-là et ne pas les insulter en leur disant nous, on appliquera le programme et avec le programme, tout le programme. Ils n'ont pas voté pour ça. Ils n'ont pas voté pour ça. C'est la pure réalité. Alors, soit on est capable, je veux dire, ça va être assez simple ce qui va se passer dans les mois qui viennent. Soit on est capable les uns et les autres de faire preuve d'un peu de responsabilité et d'avancer les uns vers les autres en toute bonne foi.
Soit on n'en est pas capable et le chaos institutionnel va s'installer et ce sera fini. On va vous montrer
cette prise de parole du ministre Casbarian qui a pu nous faire à tout le moins sourire. Encore une fois, voilà ce qu'il a déclaré le ministre Casbarian dans le JDD, le journal du dimanche ce matin. Lui, il dit et pourquoi pas, en fait, travailler cette organisation qui irait du Parti Socialiste jusqu'au Rassemblement National. Voilà, lui, c'est ce qu'il dit. Il imagine un front plus large qui peut effectivement vous faire bondir, Mme Obono, on va vous laisser répondre là-dessus. Un front plus large jusqu'au Rassemblement National, dit-il. Il a eu une réponse tout aussi drôle, entre guillemets, d'Olivier Faure qui lui dit il faut arrêter les stups. Daniel Obono.
D'abord, je tiens à rappeler qu'à 20h05, par la voie de Jean-Louis Mélenchon, nous avons indiqué que nous ferions un barrage antifasciste et que nos candidats et candidates se désisteraient. Je finis là-dessus pour expliciter, et ça va dans le sens de ce que vous avez dit, se désisteraient au deuxième tour si elle, oui, il était en face du Rassemblement National. Cela, ça fait partie de notre histoire antifasciste, mais ça ne fait pas un programme.
Oui, moi, ça fait partie de mon histoire familiale, madame Obono.
Oui, oui, mais très bien.
J'ai pas besoin d'un groupement politique pour savoir ce que j'ai à faire. J'ai demandé l'autorisation de personne.
Très bien. On a une histoire familiale, politique, l'histoire de ce pays. En tout cas, pour moi, ça signifie cela, et l'antifascisme fait partie de cette histoire-là. Ce barrage antifasciste, pour moi, ce n'est pas un socle d'un programme politique. Nous n'avons pas fait que c'est un accord politique, mais on est encore d'accord là-dessus, avec qui que ce soit pour lesquels nous nous sommes désistés. Donc, il n'y a aucune raison pour que ce soit sur cette base-là que vous acceptiez de discuter, etc. Chacun a eu son programme, l'a présenté devant les Français et les Françaises, et les Français et les Françaises ont voté.
Par ailleurs, je tiens à rappeler qu'au cours des trois derniers mois, qu'est-ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale ? Ce n'est pas le programme dans l'intégralité du nouveau Front populaire qui a été adopté lors des votes sur le budget de l'État ou le budget de la Sécurité sociale. Nous, on aurait souhaité avoir beaucoup plus de recettes levées, pouvoir avoir plus de justice fiscale. Ce n'est pas l'intégralité de notre programme. Mais pourquoi avons-nous voté le budget, à la différence des députés macronistes ?
J'aimerais bien que vous arrêtiez de nous mélanger avec les députés macronistes.
Non, non, mais j'ai fait un geste parce que vous étiez précédemment dans le bloc gouvernemental. Non, non, je suis désolé. Le PS, c'est le PS,
la France Insoumise,
c'est la France Insoumise.
Vous êtes du modèle. On n'a pas fait le LFP.
Vous êtes du modèle. Ce que veut dire Mme Obono, c'est qu'il y avait ici un socle gouvernemental dans lequel était, bien sûr, le modèle. On va remettre l'église au milieu du village. Allez-y, terminez, Mme Obono.
Et donc, nous avons voté ce budget parce qu'il allait plutôt dans le bon sens. Nous avons réussi à lever près de 57 milliards, 60 milliards de recettes. Ce n'est pas tout le programme du NFP, mais vous voyez bien que nous sommes ouverts au compromis. Nous étions prêts, justement, à ce que ce budget soit adopté parce que, en définitive, ça répondait majoritairement aux besoins, à l'urgence économique et sociale. Donc, non.
Ce que vous nous dites, c'est que vous êtes prêts à faire des compromis
lorsqu'il faut voter texte par texte. C'est le but du débat parlement. Mais alors, d'où notre question initiale ?
Mme Obono, d'où notre question initiale, en réalité. Si vous êtes prêts texte par texte à faire des compromis, pourquoi ne pas aller discuter avec Emmanuel Macron pour lui expliquer ça ? Mais parce que ce n'est pas...
C'est ça qu'on a du mal à saisir. Nous ne considérons pas que ce soit le rôle du président de la République de choisir, à la place des Français et voter, de qui on met là, qui on met ici, etc. Et on a déjà eu l'occasion de voir ce cirque avoir lieu. Pour quel résultat ? La censure et la chute du gouvernement Barbier. Donc, tout ça, en fait, tout ça... Pour vous, c'est une vague hypocrisie ? C'est ce que vous nous dites ? C'est une hypocrisie, et surtout, vis-à-vis des Français et des Françaises qui ont été suffisamment dégoûtés par le fait que leur vote a été piétiné. Et donc, nous ne voulons rien avoir avec cela.
Il faut qu'ils nomment une Première ministre ou un Premier ministre avec qui vous discuterez ? issu du nouveau Front populaire qui sera en capacité de discuter à l'Assemblée. Excusez-moi, c'est le fonctionnement d'une démocratie parlementaire. Il n'a pas l'air de vouloir aller par là. Il n'a pas l'air de vouloir aller par là. C'est pour cela que nous pensons qu'en définitive, le problème, c'est Emmanuel Macron et après, Barnier, ce sera à lui de s'en aller.
Mais Alexandre Dornicolique, peut-être que vous partagez cette vision que le problème, c'est Emmanuel Macron. Peut-être que j'ai trouvé un point commun entre vous. Voyez, on arrive à trouver des points communs.
Depuis sept ans, effectivement, on peut se dire en matière d'immigration. Enfin, on ne va pas refaire le bilan. Maintenant, on est dans une situation qui est bloquée. Surtout au fait d'une alliance qui allait de LR à LFI. Il y a eu un blocage, notamment pour faire élire un certain nombre de députés RN. On n'a pas pu avoir cette majorité. On est dans un blocage avec trois blocs. Donc, il faut s'adapter à ça. C'est pour ça que nous, on dit, pour sortir de cette impasse, parce qu'avant, il y avait deux blocs. Donc, il y avait soit la droite, soit la gauche. Donc, il y avait une majorité qui se dégageait.
On dit qu'il faut appliquer ce qui est déjà, comme c'est déjà le cas dans les collectivités, dans beaucoup de collectivités, il faut une proportionnelle avec une prime majoritaire, notamment de 25%, qui va permettre à la liste qui est arrivée en tête, au mouvement qui est arrivée en tête, de dégager une majorité et qui pourra ensuite appliquer sa politique et qu'on ne soit pas dans cette situation de blocage.
Et ce gouvernement républicain à la Caisse-Barrion, qui irait du PS jusqu'au Rassemblement national, vous seriez pour ? Au Rassemblement national ?
En fait, nous, on n'est pas sur les profils de personnes. Nous, ce qu'on veut, c'est qu'il y ait au moins une partie de notre programme qui soit appliquée, en tout cas que ça aille vers ce que l'on souhaite, qu'il n'y ait pas de hausse d'impôt. On a été très clair là-dessus. Et or, il y a eu 13 hausses d'impôt et 40 milliards qui étaient prévus de hausse d'impôt, alors qu'on sait déjà que nos entreprises sont en difficulté. Donc évidemment qu'on ne pouvait pas accepter ça. On veut des annonces claires sur la politique migratoire. Là, on voyait par exemple un budget en baisse sur la lutte contre l'immigration irrégulière de 42% dans les autorisations d'engagement.
Un gros pas sur l'AMU de M. Barnier. Beaucoup de pas vers le Rassemblement national avec M. Barnier. Il faut rappeler ce qui s'est passé.
Vous voulez baisser la part de remboursement.
Réduite à 200 millions d'euros.
Oui, mais c'est un milliard de 100 millions. Et en attendant, il voulait dérembourser des médicaments. C'est-à-dire que les Français, les étranges de l'immigration irrégulière auraient été plus pénalisés que les clandestins qui n'ont pas à être sur le territoire français. Et c'est injuste, évidemment. Non, en fait, ils ne doivent pas être sur le territoire français, Madame Bonneau. Mais enfin, nous, on veut que la loi soit respectée.
Y compris pour les Français. Mais oui, mais vous,
c'est une vision, c'est une vision différente. Madame Bonneau, ils ne devraient pas être sur le territoire français. C'est une vision différente.
Ils sont là. C'est l'inervieux quand on entend ce qui se passe sur ce plateau, notamment. Ils sont là.
Ce n'est pas fasciste.
Ça va être difficile. Ce n'est pas fasciste, vous savez.
La nélophobie,
c'est une des composantes des courants d'extrême.
Je vous ai dit étrangers en situation régulière, mais vous savez, le camp de la gauche était même pour la préférence nationale.
En fait, ce qui va être difficile, c'est que vous dites exactement la même chose depuis tout à l'heure. On pourrait continuer sur fasciste, pas fasciste, c'est toi, c'est moi. Mais si on pouvait avancer sur le débat, ce serait bien. Je vous ai entendu, monsieur Nicolique. C'est l'inervieux.
Quand on voit ce qui se passe, notamment sur ce plateau qui est très représentatif en réalité de ce qui se passe aussi à l'Assemblée nationale et des discussions un peu hautes en couleur qui peuvent arriver, est-ce que le Parti socialiste ici a aussi sa carte à tirer du jeu et peut permettre cette discussion ouverte et de trouver ces compromis texte par texte d'entendre les uns les autres et pourquoi pas arbitrer. Est-ce qu'un ministre, un premier ministre de gauche et notamment issu des rangs du Parti socialiste pourrait rassembler ces points de vue
diamétralement opposés ? Alors, hors rassemblement national. Nous, ce que nous avons demandé, c'est un premier ministre de gauche, effectivement. C'est déjà une partie de réponse
que vous venez de donner,
hors rassemblement national. Oui, écoutez, c'est évident. Je veux dire, c'est notre combat du quotidien. Et moi, je ne cesse de le dire depuis le 7 juillet au soir. Nous sommes dans un sursis. Et c'est aussi pour ça, d'ailleurs, qu'on doit faire du compromis et travailler pour avancer pour les Français. Parce que ceux qui vont pâtir de ce désordre, ce sont les classes populaires, les classes moyennes. Moi, j'ai mandat de les défendre. Donc, j'ai mandat d'essayer de trouver des solutions. La situation, elle est bloquée, je l'ai dit. Donc, oui, on va devoir trouver des compromis. Et c'est là le rôle du Parti socialiste qui est prêt, effectivement, à travailler sur des priorités.
C'est-à-dire, on ne touche pas aux malades, donc on arrête. Avec le déremboursement des consultations médicales, des médicaments, on ne touche pas aux retraités, donc on arrête. Avec la désindexation des pensions de retraite, on soutient l'hôpital public, par exemple. On lance des plans de prévention. On travaille sur les accidents du travail avec de l'investissement supplémentaire. Vous dites la même chose que le Rassemblement national,
sauf que vous ne touchez pas à l'AM. Si je puis me permettre, quand on vous... Il fait encloser sur les entreprises des taxes de productivité.
On en oublierait presque que c'est le PS qui a appliqué le plan d'austérité sur l'hôpital d'un milliard d'euros par an et qui n'a pas voulu augmenter ou lever le numerus fosus qui fait qu'on est dans un désert médical aujourd'hui.
Si je peux terminer ma phrase... C'est quand même fort de café d'oser parler.
Oui, oui, des entreprises. Par exemple, la CVAE, les taxes sur la productivité qui pénalisent notre industrie, par exemple.
Alors, j'aimerais que tout le monde soit quand même au clair sur le fait que le Rassemblement national qui, soi-disant, défend les classes populaires, vote en faveur des intérêts des capitalistes dans ce pays et des grandes entreprises. Vous parlez des entreprises qui sont en difficulté. Moi, je soutiens les TPE, les PME, tout le tissu économique, la majorité d'ailleurs, qui, effectivement, peuvent être en difficulté. Mais je ne soutiens pas les multinationales qui, d'un côté, prennent de l'argent public à travers les crédits d'impôts et qui versent des milliards d'euros de dividendes et qui, de l'autre côté, organisent des plans de licenciement. Et vous voulez augmenter les impôts ?
Laissez-moi terminer une phrase. 1 200 postes qui sont menacés aujourd'hui. Donc, c'est simplement ça que nous disons. On ne peut pas faire peser l'effort toujours sur les mêmes et, de l'autre côté, refuser la taxation des super-riches. C'est ça, la chimère, l'imposture du Rassemblement national. C'est qu'ils prétendent défendre les classes populaires, ils votent contre l'augmentation des salaires, ils votent contre la taxation des multinationales, ils nous expliquent qu'on est asphyxiés d'impôts, mais, en réalité, ils ne veulent pas que chacun contre eux à sa juste mesure. Allez-y, répondez.
On va écouter tout le monde ici, les Français, c'est de vous entendre.
On est pour une augmentation brut comme ça des salaires, en imposant ça aux entreprises. On dit, nous, qu'on est pour une augmentation de 10% permettre aux entreprises d'augmenter de 10% sans charge. Parce que, ce qui pénalise aujourd'hui nos TPE, vous savez, il n'y a jamais eu autant de PME qui ont fermé les 12 derniers mois. Je sais bien. Il y en a deux fois plus qu'il y a 7 ans. Et bien, ça, c'est la conséquence d'une fiscalité qui est inadaptée, par exemple, dans un monde qui est de plus en plus concurrentiel. C'est comme ça, en fait. Non, pas du tout. Et c'est pareil sur l'industrie. C'est un marché qui est bloqué parce que le pouvoir d'achat
des Français est exsangue parce que les salaires sont trop bas dans le pays. Évidemment.
Et donc, il faut les augmenter, il faut créer de la richesse, justement. Et ce que je ne comprends pas... Et si je peux me permettre, vous dites sur les super-riches. Mais vous savez, je suis en commission 8 au Parlement européen. On l'a fait... Il n'y a pas longtemps, il y avait justement une commission avec les Hongrois qui disaient on est sur le produire en Hongrie et ce qu'il faudrait, c'est penser en Hongrie. Et donc, ils avaient ce débat-là. Mais nous, on est évidemment sur une baisse de la production et de la part de l'industrie. Donc, on ne produit même plus en France à cause, justement, d'une fiscalité, à cause d'une augmentation du prix de l'énergie.
Je reviens, justement, de Vendée. Il y a une entreprise de meubles, Gauthier, qui va faire fermer et qui va virer 700 personnes à cause du prix de l'énergie. Et ça, c'est la conséquence de politiques qui ont été menées sur la politique énergétique depuis 20 ans et vous devez l'assumer. Et qui a fait augmenter considérablement les prix de l'électricité, par exemple. Mais nous, on n'en est même plus à penser, on n'en est même plus à produire. Je veux dire, mais il faut aussi faire en sorte de conserver, de garder ceux qui vont demain être les grands cerveaux qui vont créer... Alors, on a entendu vos idées à tous. On a entendu Alexandre Nicolique. On a une baisse du niveau.
On a une baisse du niveau. On a les faire fuir aux Etats-Unis. En Chine, je ne sais pas. Vous, vous cherchez à les produits. On a entendu vos idées à tous. Je préférerais qu'on ait des musques. Je préférerais qu'on ait des gens. Oui, je vous confirme. Je préférerais qu'on ait des gens qui créent des zones. Alors, pardonnez-moi d'être ici sur ce plateau.
On vous a tous entendu. On a entendu vos idées. Donc, on va rouvrir le triège géant. On va savoir si notre Premier ministre, il aura des lunettes, une moustache ou si ce sera une femme. Et on va essayer ici de s'entendre. Si vous le permettez, Bruno Miliem, il y a peut-être quelqu'un qui pourrait tenter de réconcilier ces personnes. Vous, en l'occurrence, qui êtes au milieu de ce plateau. Oui, il y a du travail. Est-ce que le nom de François Bayrou pourrait aider ?
En même temps que je vous dis ça, il y a du boulot, mais quand même, vous voyez même dans les discours et dans les postures, en restant bloqué chacun dans son idéologie, je ne leur reproche pas parce qu'ils sont intimement persuadés qu'ils ont raison. Vous voyez bien qu'il y a des lignes qui peuvent se rejoindre. Mais c'est très difficile. Donc, il va falloir trouver quelqu'un qui soit en capacité de parler avec tout le monde. Alors qui ? Chercher.
Un Bayrou, par exemple. Si je vous dis un Bayrou qui est au sens... Non, mais franchement, je ne vais pas vous dire autre chose. Je ne vais pas vous dire autre chose.
Mais pour une raison simple...
Qui déjeune avec Marine Le Pen, qui parle avec les socialistes, avec la France Insoumise.
Tout notre engagement depuis que le Modem a été créé est sur deux pieds. Nous, on a toujours... Et Mme Obono, qui a été élue en même temps que moi, elle le sait très bien, en 2022... En 2017, pardon. Tout notre engagement au Modem a toujours reposé sur deux pieds. Oui, nous sommes des libéraux, mais on ne doit pas tout laisser faire aux entreprises et notamment aux multinationales. Et nous sommes aussi sociaux parce que quand on pose une idée, on essaye de voir les conséquences qu'il y a pour l'être humain. Et oui, ce n'est pas normal que les salaires soient aussi bas. Oui, il y a des raisons pour lesquelles ils le sont. Il y a des raisons pour lesquelles ils le sont.
Oui, les entreprises sont trop taxées en France. Elles sont les plus taxées au monde. Je vous donne juste un chiffre en termes de déficit de compétitivité. Même pas par rapport à la Chine ou aux États-Unis, mais par rapport à nos voisins immédiats. Ça concerne les ETI, les PME, les TPE dont tout le monde parle et dont tout le monde imagine être le représentant plus que les autres. C'est 80 milliards de déficit par an. Donc déjà, vous partez en compétition avec un boulet au pied. Il y a bien un moment où il va falloir trouver un truc tout en payant bien les salaires. Moi, je ne suis pas magicien. Je ne suis surtout pas économiste. Donc, je ne suis pas magicien.
Alors, est-ce qu'on peut écouter quand vous nous dites que je ne suis pas économiste et que je ne suis pas magicien ? Le fait que vous nous expliquez comment augmenter les salaires et comment taxer les entreprises.
J'essaie de mettre un peu de bon sens. J'ai des chiffres. Il y a une situation qui est compliquée à résoudre. Il faut effectivement se mettre autour de la table. Il y a des idées qui sont bonnes à prendre à droite et il y a des idées qui sont bonnes à prendre à gauche. Donc voilà, c'est tout ce que je dis. Voilà. Je suis désolé, Mme Obouno, ce n'est pas pour vous attaquer. Mais vous voyez quand vous dites... Vous allez quand même le faire. Non, non, je vais le faire très gentiment, Daniel. Je vais le faire très gentiment. Quand vous nous avez parlé de compromis de ce budget-là parce qu'effectivement, on n'a pas appliqué. Vous n'avez pas voté tout le programme d'une FP. On est d'accord.
Je suis d'accord là-dessus. Mais vous voyez la différence s'inquiéter de ce que le Parti Socialiste larguait les amarres. Il faut qu'ils reviennent à la maison. Ce n'est pas un ordre. Mais quand même, ça ne va pas du tout. Je pense qu'ils veulent faire des compromis sans sortir de leur qualité d'hommes et de femmes de gauche. Et vous n'êtes pas d'accord avec eux. C'est ça que je ne comprends pas. D'un côté, vous nous dites qu'on est prêts à faire des compromis. Et dès qu'il y a un de vos membres du NFP qui essaye d'avancer tout seul, vous essayez de le rattraper.
Alors si je puis me permettre, ce n'est pas ce que nous a dit Mme Obouno il y a quelques minutes. Non mais moi j'ai bien entendu Mathilde Panot. Oui mais Mme Obouno sur ce plateau, vous nous confirmez que vous, vous êtes prête à faire des compromis texte par texte. Et c'est ce que vous avez déjà fait à l'Assemblée nationale. C'est ce que vous nous avez dit.
Mais pourquoi s'inquiéter alors
de ce que le PS...
Non mais si vous permettez, on discutera avec nos collègues et camarades du Parti Socialiste. Mais non mais j'ai le droit d'être informé aussi, comme tous les Français. Mais vous qui êtes pour la liberté d'expression, excusez-moi,
et d'information puisque vous placardez le nom de tous les... Vous demandez le nom de tous ceux qui doivent se faire de la censure sur tous les réseaux sociaux. Expliquez-moi pourquoi. Bruno Millet. Comme ça je vais partir moins bête.
Donc nous avons dit, et vous l'avez noté, que nous avions voté, y compris avec des députés du Modem, des amendements qui ont permis d'avoir un budget effectivement NFP compatible. Et c'est de ça que nous parlons. Le débat parlementaire est par essence un compromis. Personne n'imagine qu'un texte arrive. Un texte arrive, un texte arrive, et il ne va pas sortir de la même manière. Donc oui, tout cela n'est pas antinomique avec le fait de dire qu'on arrive avec un programme, donc excusez du peu, nous souhaitons vous rappliquer notre point parce que nous pensons que c'est pour le bien du pays.
Et qu'ensuite, on arrive à des compromis dans le débat parlementaire parce que l'intelligence collective fait qu'on arrive à avoir un certain nombre de propositions. C'est quoi qui ne vous convainc pas ici, Bruno Millet ? C'est quoi qui ne vous convainc pas ? Dans ce cadre, nous nous pensons que l'ensemble des députés du NFP, et donc on préfère avancer ensemble, l'ensemble des députés du NFP qui ont voté les amendements qui ont permis qu'on ait un budget NFP compatible, doivent continuer dans ce sens-là. Donc ce ne sont pas des ordres, ce sont des discussions qu'on a. Alors, juste un mot pour savoir ce qui ne vous convainc pas.
Rapidement, Mme Bonneau, on arrive sur la fin de la conversation. Je n'ai besoin que de rappeler les propos d'Olivier Faure il y a à peine trois mois qui expliquaient qu'aucun socialiste ne serait jamais le supplétif ou la supplétive de la Macronie. Et je suis tout à fait d'accord avec ce que disait Olivier Faure il y a trois mois. On peut vous rappeler les propos de Jean-Luc Mélenchon qui dit qu'il n'a pas reçu mandat pour avoir un rapport. Oui, je sais que vous êtes obsédé par Jean-Luc Mélenchon. Il hante un macroniste depuis des années. Mais vous avez toujours un double langage. Mais non, je pense que c'est très clair.
Quand vous les voyez s'éloigner vous les brossez dans le sens du poil pour qu'ils reviennent. Mais n'essayez pas
de créer je ne sais quoi entre le NFB. Personne ne s'échappe.
On va juste, si vous le permettez, faire deux choses. Déjà, répondre à Alexandre Nicolique et ensuite, vous également, c'est l'interview. Allez-y, Alexandre.
Non, ce qu'il faut comprendre c'est que ce qu'ils avaient choisi budgétairement c'est une grosse hausse de la fiscalité. Vous savez que derrière le Venezuela, la Corée du Nord, le Cuba, on est le quatrième pays qui capte le plus la richesse. Apparemment, ça ne marche pas quand on voit la trajectoire du déficit public, justement. Excusez-nous de me dire qu'on va dans une très mauvaise direction, justement, et que c'est ce qui va entraîner une faillite collective comme on l'a pu connaître en Grèce à un moment, justement, avec une captation des richesses. Et à un moment, il va falloir se poser des questions de fond. Vous savez, il y a 20 ans, on était excédentaire commercialement.
Aujourd'hui, on est dans un déficit à 100 milliards d'euros. Il y a eu d'énormes erreurs. Justement, cette augmentation de la fiscalité qui pèse sur les entreprises. Il y a eu des choix énergétiques catastrophiques. Je le dis parce qu'il y a 25 ans, on a fait le choix de minorer le nucléaire pour mettre en avant les énergies renouvelables. Je donne juste un exemple. Dans les années 70, Plan Mesmer, 93 milliards d'euros sur la table, ça produit 70 % de l'électricité française. On l'a mis 100 milliards également sur l'éolien, le photovoltaïque. Ça ne produit même pas 10 % de l'électricité française.
Si depuis 2017, le prix de l'électricité a augmenté de 75 %, c'est une des raisons et on continue de s'enfoncer dans cette erreur. C'est ce qui pèse notamment sur les entreprises parce que oui, elles ont une fiscalité qui est bien plus lourde que même nos concurrents européens mais en plus, il y a des prix énergétiques qui sont de plus en plus importants. Et je suis désolé, mais je parle là de l'excédent commercial sur les entreprises, sur l'industrie, mais on peut parler de l'agriculture par exemple. On était deuxième pays exportateur il y a 25 ans. Aujourd'hui, on est sixième et on est en voie de se faire dépasser également par l'Espagne.
C'est-à-dire que la politique agricole qui a été menée, elle est totalement inadaptée quand on peut passer à 25% de bio en 2030 alors que le marché il est à 6%, mais c'est lunaire. Quand on continue de valider des accords, par exemple, des accords internationaux qui vont pénaliser nos filières comme avec le Mercosur il y a quelques jours, et désolé de le rappeler, mais vos alliés au Parlement européen ont voté pour M.
Hansen comme commissaire européen à l'agriculture qui est pour le Mercosur et qui se bat pour le Mercosur comme ils ont voté pour des gens, et c'est pareil pour la gauche, pour des commissaires européens anti-nucléaires et des gens qui sont hostiles justement et qui vont nous amener dans un déclin à la fois agricole et énergétique.
Céline Nervieux, on a une grosse minute, elle est pour vous, on ne vous a pas beaucoup entendu. Allez-y. Écoutez, j'espère qu'on va trouver une solution. Moi j'étais sur les marchés ce week-end et les gens sont inquiets. Honnêtement, les gens attendent un esprit de responsabilité. La majeure partie des Français sont des gens modérés, raisonnables, qui attendent que leurs responsables politiques leur offrent des perspectives qui permettent de sécuriser notamment les plus vulnérables d'entre nous. C'est ce que nous allons nous atteler à faire dans les mois qui arrivent. Déjà, on a ce budget de la sécurité sociale qui va falloir...
Oui, je sais, parce qu'ils nous l'ont dit, ils nous ont engueulé, pardonnez-moi l'expression, en nous disant mais ressaisissez-vous et arrêtez, parlez-vous, essayez de construire un chemin et c'est ce que nous allons faire en protégeant les plus vulnérables, en mettant en contribution les plus riches, et c'est ce que nous faisons et le Parti Socialiste prendra toute sa part. Merci à tous les quatre d'avoir été avec nous. Merci.