Le patron de Danone débarqué, la "prime Macron", la réforme des retraites... Le "8h30 franceinfo" de Geoffroy Roux de Bézieux
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:17OuverteÉludée
Est-ce qu'à la fin, c'est toujours le fric qui gagne ?
- 1:43OuverteRéponse directe
Est-ce que vous, vous allez l'appeler pour le soutenir ?
- 2:27OuverteRéponse directe
Si vous deviez utiliser un mot, un seul mot pour qualifier l'année qui vient de s'écouler, ce serait quoi ?
- 3:30RelanceRéponse partielle
Est-ce qu'il faut des sanctions dans ces cas-là ?
- 4:28RelanceRéponse directe
Une journée de perdue pour la vaccination est une journée de perdue pour des vies et pour l'économie, c'est ce que vous aviez dit la dernière fois que vous êtes venu ici.
- 5:00OuverteRéponse partielle
Aux États-Unis, vous ne vous dites pas qu'on va en sortir économiquement écrasés par ces deux puissances ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:27Invité politiqueFait
« Je crois que ce qui est important d'Danone, c'est une entreprise un peu particulière parce qu'elle a un projet social et économique, pas depuis quelques années, depuis Antoine Riboud, c'est-à-dire depuis 40 ans. »
- 1:14Invité politiqueChiffre
« Les fonds dits activistes n'ont que 3% ou 3 ou 4% du capital. Donc, ça compte. Mais il y a 97% d'autres actionnaires. »
- 2:37Invité politiqueFait
« J'ai envie de parler de résilience. »
- 3:01Invité politiqueFait
« On a trouvé des solutions, le vaccin, en un an, opérationnel, qui marche. Alors que, normalement, l'industrie pharmaceutique, pour trouver des vaccins, c'est 6, 7, 8 ans, des tests, etc. »
- 3:45Invité politiqueFait
« Manifestement, ce qui se passe, c'est pas, en fait, si bien compris, le goulot d'étranglement est plus sur la mise en flacon des vaccins, pour tous les vaccins, que sur la production du vaccin lui-même. »
- 5:55Invité politiqueChiffre
« L'industrie française, en 20 ans, avait à peu près réduit de moitié. »
- 6:20Invité politiqueChiffre
« Oui, alors, la comparaison, c'est les 750 milliards du plan de relance européen avec les 1900 milliards. »
- 6:41Invité politiqueFait
« Non, n'oublions pas d'une chose, c'est que les Américains, c'est une économie sans filet de protection sociale. »
- 7:00Invité politiqueChiffre
« Quand on met 5 milliards par mois, je crois que c'est le chiffre, sur le chômage partiel, ça rentre dans le plan de relance de manière différente. »
- 7:38Invité politiqueFait
« C'est le numérique. Et c'est la force des Américains. »
- 9:12Invité politiqueFait
« Ça dépend un peu du type de confinement mais évidemment c'est pas bon pour l'économie. »
- 9:33Invité politiqueFait
« On a tout fait pour éviter le confinement, je pense qu'on a eu raison, ces 6 semaines de gagnés plus de gens vaccinés. »
- 12:08Invité politiqueFait
« Il faut ouvrir vite mais accepter que ce n'est pas tout à fait comme avant. »
- 15:10Invité politiqueFait
« un dispositif à deuxième état jusqu'à 2000 euros pour les salariés identifiés comme ou décrits comme seconde ligne »
Temps de parole
- Invité politique72 %
- Présentateur10 %
- Invité8 %
- Invité 28 %
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Bonjour Geoffroy Roux de Bézieux. Oui, bonjour. Le PDG de Danone, Emmanuel Faber, a donc été débarqué cette nuit. Ça faisait des mois qu'il était en conflit avec certains de ses actionnaires qui lui reprochaient, pour faire simple, de faire trop de social, trop d'environnement et pas assez de bénéfices. Est-ce qu'à la fin, c'est toujours le fric qui gagne ?
Moi, j'ai appris, comme vous ce matin, donc je n'ai pas les détails. Je crois que ce qui est important d'Danone, c'est une entreprise un peu particulière parce qu'elle a un projet social et économique, pas depuis quelques années, depuis Antoine Riboud, c'est-à-dire depuis 40 ans. Un projet qui vient d'être sanctionné ? Je ne suis pas sûr. Il y a eu des désaccords, semble-t-il. Encore une fois, je parlais avec beaucoup de prudence entre le Conseil et le Président du Conseil, donc à un moment, il faut en tirer les conséquences. Mais Gislep, qui vient d'être nommé, je pense s'inscrire dans cette ligne. Pour moi, ce qui est important, c'est que Danone garde ce double projet, justement.
C'est-à-dire qu'il faut continuer à faire des bénéfices, c'est la pérennité de l'entreprise, mais Danone a toujours eu une dimension particulière, sociale et maintenant écologiquement. Plus récemment, objectivement, et je pense que l'objectif, c'est de garder ça. Pour reprendre ma question, le fric ne fait pas tout. Non, je ne crois pas. Je ne crois pas. Au cas particulier, je ne crois pas. Je crois que c'est plus un problème d'hommes et de femmes. J'ajoute une dernière chose. Les fonds dits activistes n'ont que 3% ou 3 ou 4% du capital. Donc, ça compte. Mais il y a 97% d'autres actionnaires. Et au final, tout ça se règle.
Mais ceux qui font basculer la décision ?
Encore une fois, je ne veux pas, je n'étais pas dimanche dans le conseil d'administration, donc c'est difficile pour moi de commenter. Au final, si vous voulez, c'est dans une assemblée générale que ça se décide, c'est le vote. Et je suppose que, vous savez, on connaît à l'avance les intentions de vote dans les assemblées générales.
Juste d'un point de vue symbolique, Emmanuel Faber, c'est un patron atypique, parce qu'il est partisan d'un capitalisme plus social. Est-ce que vous, vous allez l'appeler pour le soutenir ?
Écoutez, oui. Moi, d'abord, je voudrais rendre hommage à Emmanuel Faber, qui a aussi fait avancer tout le monde. Il était peut-être en pointe, si vous voulez, mais il a été un bon patron de Danone. Donc, je n'ai évidemment rien contre Emmanuel Faber.
Alors, Geoffroy Roux de Bézieux, il y a tout pile un an, le 15 mars 2020, le gouvernement a imposé la fermeture des restaurants, des cafés, des discothèques et cinéma. C'était le début d'un confinement dur. Un an plus tard, les restaurants, les cafés, les discothèques et les cinémas sont toujours fermés. Mais l'on respire un peu plus quand même. Le pays vit toujours au rythme de l'épidémie de Covid. Si vous deviez utiliser un mot, un seul mot pour qualifier l'année qui vient de s'écouler, ce serait quoi ?
Une question compliquée. J'ai envie de parler de résilience. La résilience des Français, d'abord, de tous les Français, qui en ont tous, comme vous, comme moi, marre de cette vie, évidemment. La résilience des entreprises, qui ont trouvé des solutions pour continuer. Alors, évidemment, celles qui sont fermées, c'est plus compliqué. Résilience globale. Et puis, peut-être aussi l'agilité. Moi, ce qui me frappe beaucoup, c'est qu'effectivement, on pensait que ça durait quelques mois. Mais en même temps, on a trouvé des solutions, le vaccin, en un an, opérationnel, qui marche. Alors que, normalement, l'industrie pharmaceutique, pour trouver des vaccins, c'est 6, 7, 8 ans, des tests, etc.
Donc, il y a aussi une forme d'inventivité, d'agilité, de génie humain qui s'est manifestée.
Sur les vaccins, Geoffroy Aude-Bézieux, notre sort dépend aujourd'hui de quelques grandes entreprises, parmi lesquelles AstraZeneca, qui ne tient pas ses engagements, avec l'Europe, qui ne livrera environ qu'un quart des vaccins. Est-ce qu'il faut des sanctions dans ces cas-là ? Une entreprise qui signe un contrat sur une question aussi cruciale, aussi vitale que les vaccins ?
Je ne sais pas vous répondre, parce que je ne sais pas pourquoi ils ne livrent pas. Et donc, s'ils ont des difficultés de produire un vaccin qu'ils ont inventé en un an, on peut comprendre qu'il y a de mauvaises surprises. Manifestement, ce qui se passe, c'est pas, en fait, si bien compris, le goulot d'étranglement est plus sur la mise en flacon des vaccins, pour tous les vaccins, que sur la production du vaccin lui-même. C'est pour ça, d'ailleurs, que c'est compliqué, que d'autres fabriquent, vous savez, à Sanofi, c'est proposé pour fabriquer pour le compte 2, et le goulot d'étranglement n'est pas dans la production du vaccin lui-même.
Donc, c'est toujours pareil, un contrat qui n'est pas respecté, quand vous devez livrer une voiture et que vous la livrez 6 mois plus tard, est-ce qu'il y a une sanction ? Ça dépend où est la faute.
Une journée de perdue pour la vaccination est une journée de perdue pour des vies et pour l'économie, pour la reprise. C'est ce que vous aviez dit la dernière fois que vous êtes venu ici. Là, on a carrément perdu des semaines.
C'est toujours vrai, dans cet ordre-là, d'ailleurs. Commençons par dire que c'est une journée perdue pour les vies qui ne vont pas, enfin, les personnes qui ne vont pas être vaccinées. Après, on a quand même progressé. Je ne sais plus quand j'étais venu la dernière fois, mais le rythme de vaccination française, qui était très hors-tar par rapport à la moyenne européenne et puis d'autres pays. Là, on est maintenant dans une vitesse de croisière qui fait que les 10 millions, je crois, qui ont été annoncés pour mi-avril, fin avril, devraient être tenus. Quand vous voyez l'avance de la vaccination au Royaume-Uni,
aux États-Unis, vous ne vous dites pas qu'on va en sortir économiquement écrasés par ces deux puissances ?
Je ne suis pas sûr que, si vous voulez, les quelques mois d'avance qui ont été pris par le Royaume-Uni, par les États-Unis, jouent vraiment. Parce que si, à la fin de l'année, on a tous réussi à lutter contre la pandémie, que la majorité de la population est vaccinée, à condition qu'elle le veuille, et que donc l'épidémie n'a pas disparu, mais en tout cas qu'elle est à bas bruit, ou en tout cas à un niveau qui permet de vivre normalement, au fond, ces quelques mois ne joueront pas. Ce qui compte, c'est effectivement qu'on ait notre outil de production qui soit préservé, et ça, pour le moment, ça tient, c'est le quoi qu'il en coûte.
L'économie tient bon, pour l'instant,
grâce à la perfusion du quoi qu'il en coûte ? Oui, globalement, avec des exceptions que vous connaissez. Mais, disons-le, on avait un certain nombre de problèmes avant la crise, notamment côté industriel. L'industrie française, en 20 ans, avait à peu près réduit de moitié. Ces problèmes, ils n'ont pas disparu. C'est pour ça qu'il faut, et le plan de relance, de ce point de vue, est très important, il faut reconstruire et continuer à construire une industrie forte en France et en Europe.
Est-ce qu'il est suffisant, notre plan de relance, les Américains ont un plan de relance où on va dépenser trois fois plus par habitant que nous ? On entend des voix, comme François Bayrou, le commissaire au plan, qui commence à dire 100 milliards, ce n'est pas assez.
Oui, alors, la comparaison, c'est les 750 milliards du plan de relance européen avec les 1900 milliards. Sauf que le plan de relance européen, il n'est pas là pour l'instant. Il n'est pas là. Et les 1900 milliards américains, plus les 900 milliards de Trump avant. Donc, ça fait à peu près 300 millions de milliards.
Ça fait beaucoup d'argent aux Etats-Unis, beaucoup plus aux Etats-Unis par habitant.
Non, n'oublions pas d'une chose, c'est que les Américains, c'est une économie sans filet de protection sociale. Vous n'avez pas d'assurance chômage, vous avez un coût de la santé qui est très élevé, puis qu'on paye sa santé, il n'y a pas de sécurité sociale. Et donc, pour comparer ce qui est comparable, il faut aussi inclure dans les plans de relance européens, par exemple, le chômage partiel. Quand on met 5 milliards par mois, je crois que c'est le chiffre, sur le chômage partiel, ça rentre dans le plan de relance de manière différente. Les Américains ont envoyé, je ne sais pas si vous avez suivi, 1400 dollars à tous les ménages modestes.
Mais au fond, ça compense l'absence d'assurance chômage, l'absence de RSA. Après, il y a une différence importante de nature. Les montants sont plus élevés, indiscutablement. C'est que c'est un plan beaucoup basé sur la relance par la consommation. Ce qui n'est pas le choix qui a été fait chez nous. Ce qui n'est pas le choix qui a été fait. Mais il y a une raison aussi, c'est que les Américains sortent gagnant, et ça répond un peu à votre question, en termes d'industrie et de secteur, qu'est-ce qui a bénéficié de la crise, en quelque sorte ? Pas bénéficié, mais qui sort renforcé. C'est le numérique. Et c'est la force des Américains.
Donc ils ont moins besoin, eux, de travailler leur offre, alors que les Européens, et en particulier la France, a besoin de renforcer son industrie. Le fil Info, 8h40 avec Olivia Chandiou.
Et on vous retrouve dans un instant, Geoffroy Roux de Bézieux.
Retard de livraison, effet secondaire, AstraZeneca se défend dans un communiqué alors que 6 pays européens, derniers en date, l'Irlande et les Pays-Bas, suspendent l'utilisation de son vaccin anti-Covid. AstraZeneca assure étude à l'appui qu'il n'y a pas de preuve que son vaccin augmente le risque de thrombose. 48 millions d'Italiens sous cloche ce matin. Face à la dégradation de la situation sanitaire, les trois quarts du pays sont reconfinés. Rome impose la fermeture des bars, des restaurants, des magasins non essentiels et des écoles. L'affronte des bonnets rouges et l'abandon de l'écotaxe était-il il y a 7 ans.
Mais les députés qui se penchent sur la loi climat viennent de dire oui à des écotaxes régionales. La Fédération nationale des transports routiers veut croire sur France Info ce matin qu'il y a encore le temps du débat mais n'écarte pas une mobilisation. Deux joueurs du Paris Saint-Germain cambriolés hier soir alors qu'ils se faisaient battre au Parc des Princes en clôture de la 29ème journée de Ligue 1 par Nantes. De son côté, le leader Lille a fait un match nul zéro partout contre Monaco. France Info
Le 8.30 France Info Salia Brakia Marc Fauvel
Avec Geoffroy Roux de Bézieux le président du MEDEF Alors selon une analyse de l'INSEE datant de juin 2019 le bassin de l'Île de France dégage plus de 40% de la richesse nationale. Qu'est-ce qui se passe si la région est reconfinée ?
Ça dépend un peu du type de confinement mais évidemment c'est pas bon pour l'économie. Maintenant je vois comme vous les chiffres de tension en réa je suis pas médecin ni épidémiologiste je suis pas devenu depuis un an c'est aux politiques de décider en fonction des chiffres et de l'évolution dans la semaine ou dans les jours qui viennent. On a tout fait pour éviter le confinement je pense qu'on a eu raison ces 6 semaines de gagnés plus de gens vaccinés peut-être qu'à un moment il faut y aller mais c'est pas à nous de prendre la décision. En tout cas l'impact
le week-end est acceptable selon vous ?
L'impact sera significatif ça dépend un peu de la gradation puis de la durée c'est surtout ça. Il n'y aurait pas d'opposition du MEDEF ? Il n'y a jamais eu d'opposition on a eu une opposition au mois de novembre quand on nous parlait de commerce essentiel de commerce non essentiel parce que pour nous cette distinction n'avait aucun sens on est sortis de ce débat là après c'est la durée et surtout comment on en sort qui est pour nous le plus important.
Alors tout à l'heure aura lieu à Matignon la troisième conférence sociale de ce quinquennat vous allez y participer évidemment l'un de ses objectifs c'est de préparer la vie d'après la sortie de crise réfléchir notamment à l'allègement progressif des mesures sanitaires dans les entreprises est-ce que c'est déjà le bon moment pour y penser ? Oui. Est-ce qu'il ne s'agirait pas plutôt de les alourdir aujourd'hui
les règles sanitaires ?
Non mais je pense qu'il faut commencer à réfléchir à l'après parce qu'on voit quand même des pays qui s'en sortent qui déconfinent même si d'autres confinent on voit que les pays qui ont beaucoup vacciné sont dans une logique de baisse des restrictions sanitaires donc il faut y travailler avec surtout comment petit à petit progressivement de manière habile sectoriellement on retire on baisse le quoi qu'il en coûte on ne peut pas vivre éternellement sous perfusion de l'état ce qui est le cas d'un certain nombre de secteurs il faut que ça s'arrête cette année je vais un peu vous répondre la même chose c'est à dire que ça va dépendre de la situation sanitaire mais tous les indicateurs sur la vaccination semblent indiquer qu'à un certain niveau de vaccination c'est le syndrome des anglais on peut commencer effectivement à lever les mesures sanitaires donc lever les mesures de soutien simplement c'est un peu différent quand vous êtes restaurateur que vous rouvrez je ne vais pas donner de date parce que je ne sais pas quand mais disons avant l'été mais qu'on vous donne une jauge de x% qui a un QR code à l'entrée etc etc évidemment ce n'est pas tout à fait la même exploitation le même chiffre d'affaires qu'en temps normal donc il faut que le quoi qu'il en coûte soit réglé un peu en fonction des restrictions sanitaires nous on a depuis 6 mois je crois que c'est ici j'ai employé l'expression le monde d'avec je constate avec satisfaction ça a été repris par d'autres il faut ouvrir vite mais accepter que ce n'est pas tout à fait comme avant donc les cinémas avec une jauge il y a les spectacles vivants qui fait un concert test pour voir comment on fait pour faire un concert avec moins de monde il faut expérimenter et trouver le bon niveau d'aide qui permet de remettre l'économie au travail mais en gardant une exploitation alors ne prend pas de bénéfice mais au moins pas perdre trop d'argent
Geoffroy Roude-Bézieux est-ce que l'état a été trop généreux avec son quoi qu'il en coûte Maurice Lévy le président du conseil de surveillance du groupe Publicis était à votre place il y a quelques semaines et il nous a donné son avis écoutez-le
je pense que le gouvernement a été formidable sur l'ouverture des caisses si j'ose dire et la possibilité d'aider quasiment tous les secteurs et je pense qu'il y a eu quelques largesses qui n'étaient pas absolument indispensables je vois autour de moi des tas d'entreprises qui se portent plutôt bien qui font de très bons parcours et il n'est pas utile de les soutenir ou de les aider
est-ce que clairement des entreprises ont profité de la générosité de l'état
je ne suis pas d'accord avec ça
que à la marge il y ait quelques abus il y a eu d'ailleurs tout simplement des escroqueries j'ai vu ça il y a quelques bon on n'en a pas il y a quelques mois
au chômage partiel
oui mais globalement il n'y a pas eu si vous voulez d'effet d'aubaine et d'ailleurs les entreprises qui se portent bien Maurice Lévy a raison de parler d'entreprises qui se portent bien elles ne sont pas aidées elles ne bénéficient pas du chômage partiel elles ne bénéficient pas des fonds de solidarité mais les prêts garantis
par l'état aussi
les prêts garantis par l'état alors on arrive à l'année il y a un centre d'entreprises alors je ne sais pas combien qui vont les rendre ils les ont pris par précaution dans l'inquiétude du mois de mars ils vont les rendre que ça et là c'est très difficile de faire un système qui est complètement adapté il y a eu des gens qui s'en sortent pas trop mal peut-être c'est pour ça d'ailleurs qu'il faut maintenant rentrer dans une autre phase
il y a un autre point qui est au menu de cette conférence sociale aujourd'hui le gouvernement souhaite semble-t-il mettre en place une prime pour ceux qu'on avait appelé les travailleurs de la deuxième ligne les caissiers les éboueurs les routiers effectivement est-ce que le MEDEF y est oui ou non favorable ?
alors là-dessus je pense qu'il y a deux réponses un peu différentes la première chose c'est est-ce qu'il y a des métiers qui ont finalement un salaire qui par rapport à leur utilité sociale peut paraître insuffisant peut-être la difficulté c'est que c'est dans des chaînes de valeur quand les agents de nettoyage par exemple il y a un appel d'offres l'état pour prendre ces dégâts ou les qualités locales mettent ça au prix minimum et donc derrière très difficile d'augmenter les salaires alors est-ce que la prime que probablement peut répondre nous on était défavorable à un système de primes ciblées parce que dans une même entreprise si vous pouvez donner une prime à une catégorie et pas aux autres ça crée d'énormes problèmes là ce que va annoncer le gouvernement semble-t-il cet après-midi je ne suis pas complètement sûr mais en priori c'est la reconduction de la prime dite prime Macron que moi j'appelle la prime patron
c'est-à-dire prime défiscalisée jusqu'à 1000 euros voilà
pour tous les salariés pour tous les salariés tous les salariés de France
donc toutes les entreprises qui voudront bien mettre en place cette prime et pas spécifiquement ceux qui ont continué à travailler pendant le confinement si j'ai bien compris
un dispositif à deuxième état jusqu'à 2000 euros pour les salariés identifiés comme ou décrits comme seconde ligne le problème c'est quoi c'est que on sort d'une année où collectivement les entreprises françaises quand on fait l'INSEE qui dit la somme de tous les comptes d'exploitation ont perdu de l'argent et en particulier dans ces métiers là alors pas partout vous allez me trouver des exemples et il y en a d'entreprises où il y a ce type de profession et qui ont fait une bonne année mais globalement tout simplement tous les gens qui travaillent pour d'autres entreprises agents de sécurité nettois etc avec le télétravail on réduit ça veut dire que ça va être difficile et que nous ce qu'on craint parce que c'est l'argent des autres l'état dit aux entreprises privées donner des primes
mais l'argent des entreprises qui a été versé c'était aussi l'argent des autres quelque part c'était l'argent public c'était l'argent des impôts non il y a eu
une défiscalisation
vous confondez quand je dis les aides aux entreprises qui ont été accordées le chômage partiel c'est aussi l'argent des impôts
que payent aussi les entreprises c'est l'argent de tout le monde on va dire mais sans polémiquer si vous voulez c'est l'année où le sujet c'est comment on va pouvoir maintenir des augmentations de salaires ou des primes alors que la plupart des entreprises encore une fois il y a des exceptions seront dans une situation financière difficile et j'ajoute ça veut dire quoi ça veut dire que les entreprises ne vont pas réinverser
cette prime
je ne sais pas vous dire et je ne peux pas répondre pour toutes les entreprises je crains juste que le gouvernement pour se entre guillemets débarrassé de ce sujet redonne le manche aux entreprises et puis il y aura un effet de déception j'ajoute vous savez qu'en France on a la chance d'avoir un système de partage des profits qui est unique en Europe participation intéressement mais un des sujets qu'on a nous c'est comment parce que si on applique strictement les formules on risque d'avoir là aussi une baisse forte tout simplement parce qu'évidemment les bénéfices de l'année 2020 globalement ne sont pas à la hauteur de ce qu'ils étaient en 2019 2019 c'était une très bonne année est-ce que vous appelez
par exemple les entreprises qui ont fait des bénéfices qui versent des dividendes à verser cette prime à leurs salariés
je ne peux pas appeler toutes les circonstances sont différentes ça ne veut rien dire faire des bénéfices ça dépend du niveau d'investissement donc chaque entreprise est différente alors celle qui verse des dividendes mais ça ça veut dire quelque chose on en verse
on n'en verse pas pardon
petite répartition de la richesse entre les actionnels et les salariés oui mais vous simplifiez à l'excès les choses verser des dividendes ça dépend du niveau de dividende le dividende c'est le loyer du capital quand vous avez investi dans une entreprise vous attendez un loyer comme vous êtes propriétaire d'un immeuble on rémunère un risque si ça rémunère un risque les premiers de corvée aussi ils ont pris des risques mais oui je ne dis pas je ne dis pas je n'oppose pas le dividende au salaire ou à la prime je dis simplement on ne peut pas généraliser si le dividende est en baisse c'est pas la même chose que si le dividende est maintenu ou en hausse je ne sais pas vous dire sur les résultats 2020 comment seront les dividendes pour résumer clairement
cet après-midi vous n'allez pas soutenir le gouvernement dans cette proposition de verser des primes
on ne peut pas être contre la possibilité d'une prime des fiscaliers mais je dis juste attention de ne pas créer un énorme éteint l'année dernière 2020 c'était à peu près 5 milliards d'euros qui ont été distribués enfin 2020 pour 2019 voilà je ne pense pas ça serait formidable mais je ne pense pas
qu'on arrive au même chiffre Geoffroy Roux de Bézieux vous restez avec nous le fil info à 8h51 avec Olivia Chandiau
inceste viol agression les députés examinent aujourd'hui la proposition pour renforcer la protection des mineurs face aux violences sexuelles déjà adoptées par le Sénat le texte propose de fixer un seuil de non consentement à l'âge de 15 ans la riposte d'AstraZeneca le laboratoire se défend et assure dans un communiqué que son vaccin contre le Covid ne cause pas d'effet secondaire et ce après la suspension de son utilisation dans ses pays européens 280 000 doses seront livrées cette semaine dans les pharmacies françaises pour la généralisation de la vaccination en officine Danone tourne la page Emmanuel Faber le patron très engagé sur les questions sociales et est remplacé à la présidence du groupe agroalimentaire il a été écarté par le conseil d'administration et remplacé hier soir par Gilles Schnepp ancien PDG de Legrand c'est bon c'est fait ticket pour les Jeux Olympiques de Tokyo l'été prochain validé pour l'équipe de France de Handball malgré leur défaite hier soir 29 à 28 contre le Portugal les bleus premiers du tournoi se qualifient France Info
le 8.30 France Info Salia Braquia Marc Fauvel
toujours avec le président du MEDEF Geoffroy Routbezieux alors ce qui n'est pas au menu de la conférence sociale cet après-midi c'est la réforme de l'assurance chômage qui doit donc s'appliquer au 1er juillet prochain c'est le bon moment de la mettre en place cette réforme
toujours compliqué parce que c'est jamais le bon moment mais souvenez-vous il y a un an jour pour jour on annonçait un tsunami sur le marché de l'emploi les prévisions les plus pessimistes c'était 1 million de chômeurs en décembre 2020 en réalité et probablement massivement grâce aux aides et au chômage partiel on a préservé l'emploi il y a eu 300 000 chômeurs de plus c'est beaucoup mais pas à la hauteur de l'arrêt économique quand le PIB baisse de moins 8 mathématiquement c'est beaucoup plus bon après le problème de l'assurance chômage en France et on emporte collectivement les partenaires sous une responsabilité c'est qu'on a un système extrêmement compliqué qui dans un centre de cas au fond pousse à la permettance pousse les employeurs et les employés à la permettance c'est à dire à enchaîner des périodes de 2-3 jours de contrat je travaille le week-end dans un restaurant et en fait le reste du temps et dans ces cas-là mon revenu est plus élevé que si j'étais sur un contrat plus long donc vous pensez qu'il y a des gens qui font ça volontairement si vous voulez moi je ne vais pas accuser ni les employés ni les employés de bénéfice du système le système est mal fait voilà et donc il y a cette réforme cette partie de réforme qu'on avait soutenue elle reste valable simplement ce que fait le gouvernement avec le réacteur c'est d'accord c'est de le faire rentrer en vigueur que quand le marché du travail reviendra à un niveau normal donc à des indicateurs notamment de nombre d'embauches qui soient positifs après il y a un autre volet que vous connaissez avec lequel on n'est pas d'accord c'est ce fameux bonus sur les CDD
mais qui lui entrera en vigueur un peu plus tard il faut qu'il y ait 22 secondes alors que la réforme de l'assurance chômage
c'est dans 3 mois pour une raison très simple non pas 3 mois c'est quand le marché du travail reviendra la réforme techniquement entre mais le cliquet si vous voulez n'entra que quand on aura un marché du travail de niveau normal sur le bonus malus on comprend l'intention il y a des employeurs qui dans le même secteur font plus ou moins moins de contrats donc on va les pénaliser sauf que le problème c'est qu'on compare des choux et des carottes dans le même secteur aujourd'hui la réforme telle qu'elle est posée vous avez les remontées mécaniques et vous avez les transports publics bon quand vous êtes dans un transport public la majorité des emplois sont en CDI parce que quand vous êtes les bus de telle collectivité locale vous avez à peu près devant vous la visibilité quand vous êtes dans les remontées mécaniques par construction vous employez des saisonniers vous employez les gens 4 mois ou 5 mois par an donc le système techniquement ne tient pas à l'autre c'est ce qu'on dit depuis des mois et des mois bon on n'a pas été entendu
après vous avez quand même gagné c'est une petite victoire du MEDEF parce que donc comme l'a dit Marc ça va s'appliquer qu'en septembre 2022 et en plus entre temps il y a une élection présidentielle donc il se peut que ça ne s'applique jamais
vous savez ça ? je ne sais pas c'est pas une victoire du MEDEF parce que pour une raison très simple c'est qu'il fallait un benchmark c'est-à-dire qu'il fallait faire une période d'observation et le gouvernement a entendu quand même que l'année 2020 n'est pas tout à fait en matière d'emploi une année typique donc ça je pense qu'ils ont à peu près compris cet argument-là l'autre grande réforme du quinquennat celle des retraites elle est morte et enterrée ? vous avez posé la question au premier ministre vous avez compris
où on en est de cette réforme-là ?
je crois si vous voulez que c'est une réforme les retraites ça concerne tout le monde c'est le sujet numéro un d'inquiétude des français et d'ailleurs je pense que les français enfin dans les études qu'on fait ont montré que le système n'était pas pérenne ils ont compris que la retraite par répartition dans une démographie qui se réduit posait un problème donc il faut faire quelque chose par contre la réforme qui a été proposée mal expliquée mal préparée depuis le début du quinquennat je pense qu'elle est morte et enterrée parce que les esprits ne sont pas prêts que ça soit côté partenaire sociaux ou tout simplement côté côté citoyen ne comment dire n'en tirons pas la conclusion qu'il n'y a pas de problème sur les retraites et qu'il ne faut pas réformer le système mais on reprend tout à zéro on oublie cette réforme-là on reprend tout à zéro il y a des choses qui ont été il y a des choses qui ont été travaillées il ne se fait pas tout à zéro mais en tout cas je pense qu'il faut changer de perspective j'ajoute un point qu'on a un peu oublié nous on est responsable enfin les partenaires sociaux des retraites complémentaires ce qu'on appelle Agir Carco les français ne connaissent pas forcément la terminologie ils arrivent à la retraite
pour ceux qui sont à la retraite ils regardent
effectivement vous avez raison et que donc on a nous aussi notre responsabilité et dans le cours de l'année je ne sais pas quand on le fera il faudra regarder l'évolution d'Agir Carco le déficit prévisionnel et éventuellement ce qu'il faut faire pour le corriger merci à vous Geoffroy Roux de Bézieux bonne journée