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Conférence de presseEurope 1 (sur YouTube)· 28 juillet 2025 12 minActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprises

Accord USA-UE : "Donald Trump continue d’essayer de fracturer l’Europe" (Jacques Morel)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Iness AlicanFait
    « Donald Trump et Ursula Van Derleyen sont parvenus à un compromis historique au terme d'un dernier tête à tête d'une heure. »
  • 3:30Iness AlicanChiffre
    « L'Union européenne va investir 600 milliards de dollars aux États-Unis et acheter pour 750 milliards de dollars d'énergie américaine. »
  • 4:00Laurent Saint-MartinFait
    « il y a un accord et que donc nos entreprises ont de la visibilité et donc il y a de la stabilité désormais dans la relation transatlantique commerciale »
  • 6:00Marc FerraciFait
    « 15 % de droits de douane vont être imposés à un très grand nombre de produits »
  • 7:00Marine Le PenFait
    « l'Union européenne à 27 États membres a obtenu de moins bonnes conditions que le Royaume-Uni »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

On va parler maintenant de cet accord entre les États-Unis et l'Union européenne qui ont trouvé un terrain d'entente sur les droits de douane. Donald Trump d'un côté, Ursula Van Derleyen, président de la Commission européenne de l'autre. Le compromis donc prévoit une taxe unique à 15 % sur les exportations européennes.

On écoute d'abord les détails avec Iness Alican. Je vais vous laisser vous exprimer aussi, mais je pense que c'est le meilleur accord jamais conclu. C'est un accord trouvé de justesse.

Donald Trump et Ursula Van Derleyen sont parvenus à un compromis historique au terme d'un dernier tête à tête d'une heure. Plus de certitude, ce qui est bien pour les entreprises des deux côtés de l'Atlantique. 15 % de droits de douane en incluant tous les investissements que le président vient de mentionner, les investissements dans les États-Unis et les achats là-bas.

Un soulagement pour Bruxelles qui échappe aux 30 % de surtaxe initialement annoncé par Washington. L'Union européenne va investir 600 milliards de dollars aux États-Unis et acheter pour 750 milliards de dollars d'énergie américaine. Les deux dirigeants parlent d'un compromis solide.

L'accord ne concerne toutefois ni l'acier, ni l'aluminium, ni les produits pharmaceutiques exclus du texte. La plupart des accords à part l'acier et l'aluminium, on est sur 50 % de droits de douane. Je pense que ça concerne tout le monde.

Un accord inextrémiste conclu à quelques jours de la date butoire du 1er août. Il devra encore être validé par les États membres de l'Union européenne. Et on va évidemment écouter ensemble un certain nombre de réactions politiques.

On va commencer par celle de Laurent Saint-Martin. C'est le ministre chargé du commerce extérieur et des Français de l'étranger. Il s'est exprimé ce matin à propos de cet accord.

Écoutez, la bonne nouvelle ce matin, c'est que il y a un accord et que donc nos entreprises ont de la visibilité et donc il y a de la stabilité désormais dans la relation transatlantique commerciale pour l'investissement entre l'Union européenne et les États-Unis. Ça c'est la bonne nouvelle parce que nos entreprises pendant de longues semaines et de longs mois craignaient d'abord que cette incertitude se transforme en incapacité d'investir, en incapacité de recruter et donc geler notre économie en quelque sorte. Et donc là-dessus, il faut quand même vraiment prendre cela en considération.

Oui, le fait que nous ayons désormais une forme de stabilité avec nos partenaires américain est bienvenu. Est-ce que cet accord est équilibré ? Non.

Bernard Canada, là où Donald Trump a été fort dans cette négociation, c'est qu'il est parti de tellement haut qu'en redescendant ce pourcentage de droit de douane et bien certains arrivent presque à s'en réjouir. Mais c'est un bon accord pour Donald Trump. C'est ce qu'il Oui, pour lui, on en doutait pas.

Je parlais plutôt pour nous. Il a dit c'est le meilleur accord qu'il pouvait décider et surtout qu'on pouvait avaliser. On a vécu Elodie Char quasiment 6 mois de tempête économique de tempête boursière et de tempêtes douanièr pour nos entreprises.

Je vous rappelle la difficulté d'un certain nombre de patrons de se faire entendre en disant que il n'en pouvait plus. euh Bernard Arnaud, vous savez, la polémique avec le patriotisme économique, y compris nos PME euh qui ont beaucoup souffert euh de cette difficulté. Alors, cet accord que euh qui a été imposé, il a pas été négocié, il a été à vrai dire imposé hier, euh c'est un accord qui qui fait suite à celui du Japon puisqu'on a à peu près les mêmes taux que le Japon qui a eu lieu il y a 4 jours.

Il est moins favorable que l'accord qui a été signé avec les Britanniques puisqu'ils en sont à 10 %. Néanmoins, ça va permettre un moment d'acalmie économique et financière et donc douinière pour beaucoup de nos entreprises. Ça va stabiliser, ça a été dit par Laurence Saint-Martin et moi je fais pas la politique le service après-vente du gouvernement.

Donc oui oui mais c'est pas non plus mon esprit. Mon esprit c'est de dire que ça va permettre de geler un certain nombre de d'inquiétudes d'autant que c'est Donald Trump qui valide cet accord. Et c'est là où c'est important.

Par contre, et si vous vimz, ce qu'on peut regretter, c'est que ça gère en ça ça règle en rien la faiblesse euh de notre industrie euh française. Ça gère en rien et ça ne règle en rien le problème d'absence d'économie euh organisée européenne. Ça règle en rien la difficulté que nous avons à produire en France et en Europe face à un certain nombre d'importations, je pense, aux chinoises qui nous inondent.

Ça règle en rien n'entrom plus euh la valeur de l'euro qui n'est toujours pas une monnaie numérique et ça met en revanche un peu en avant euh madame Vanillenne alors que ces derniers mois chaque pays, je pense à Madame Méloni, monsieur Orban, euh monsieur Stermer, y compris le chancelier allemand aller de son côté pour essayer de plaider auprès du géant américain des dispositions favorables. Voilà ce que j'en pense. C'est quand même un moment de stabilité à venir pour les entreprises françaises, mais ça ne réglera pas nos problèmes.

Nous payons cher une faiblesse qui est une faiblesse récurrente de nos économies en Europe. Une autre réaction du côté de l'exécutif, celle de Marc Feratis, c'est le ministre de l'industrie. Il est évidemment donc concerné par cet accord.

Écoutez, il parle d'un accord déséquilibré. C'est un accord qui reste déséquilibré parce que 15 % de droits de douane vont être imposés à un très grand nombre de produits. Alors certaines filières importante pour l'industrie européenne comme l'aéronautique, comme les spiritueux devraient être exempté.

Nous aurons les détails de cet accord dans la journée et ensuite une négociation technique aura lieu dans les prochaines semaines. Mais il faut bien se le dire, c'est un accord qui est déséquilibré et qui doit nous inciter à continuer à travailler au rééquilibrage commercial entre l'Europe et les États-Unis. Euh ça signifie très concrètement euh sur le sujet des services.

Vous savez que les États-Unis sont exportateurs de services vis-à-vis de l'Europe. Et bien je pense que nous devons aller plus loin sur le rééquilibrage et faire en sorte que les grandes entreprises américaines euh contribuent plus lorsqu'elles exportent des services et notamment des services numériques en Europe. Naim Fadel, ce qui est frustrant et c'est malheureusement ce à quoi on s'attendait en amont de cet accord, c'est que Donald Trump, il arrive, il est clair, c'est l'Amérique avant tout, il l'a dit, ça a été même son programme.

De l'autre côté, Ursula Van Derleyen, elle sait bien elle-même qu'elle représente 27 pays qui ont des intérêts divergents suivant les items comprendre de l'accord. Personne ne pense la même chose. Et Donald Trump le sait, il est seul face à une union qui n'a pas du tout fait la force pour le coup.

Ah bah exactement. J'ai j'ai quand j'ai eu euh donc les conclusions de cet accord, je me suis dit il est trop fort. Donald Non mais sérieusement, il est trop fort.

Il est car c'est lui qui dit c'est le meilleur accord du monde mais je vais vous laisser parler après. Mais oui, exactement. Il est caricaturé, il est moqué, il menace, il met effectivement la barre très haute pour donner le sentiment d'avoir lâché du l'est.

Non mais il et lui il pense avant tout à son pays, il pense avant tout à l'Amérique, il a le souci de son électorat. Alors que nous, malheureusement, on s'est mis aux mains de madame la présidente de la Commission euh européenne qui n'a euh qui en fait ne n'a pas le souci des intérêts de chaque pays. Et quand je vois que le Royaume-Uni a réussi seul à avoir quand même une un taux extrêmement intéressant par rapport à à l'Europe où on est 27, donc finalement, qu'est-ce que cette Europe ?

C'est une Europe qui est bien faible. C'est une une Europe aussi à l'image aussi aujourd'hui de nos pays respectifs où on narrive plus à à gérer notamment regarder par rapport à la question de l'immigration, à la question et cetera où on ne gère plus rien, on est ex extrêmement affaibli et je dirais même en faillite justement parce que vous avez parlé du Royaume-Uni et on va en dire un mot. Marine Le Pen s'est exprimé sur les réseaux sociaux sur cet accord qu'elle qualifie de fiasco politique économique et morale et notamment elle parle de fiasco politique car dit-elle l'Union européenne à 27 États membres a obtenu de moins bonnes conditions que le Royaume-Uni souverainetés en matière commerciale ne s'additionnent pas elle se diluent voir en lespect s'annulent sous le poids de la bureaucratie bruxelloise.

Arnaud Clarel ce qu'on voit c'est qu'en effet le Royaume-Uni est seul mais s'en sort plutôt mieux que nous. D'abord pour l'accord, c'est une forme de raquette mais une forme de raquette une forme de raquette avec des raisons objectives. C'est-à-dire que du point de vue des États-Unis, il y a 650 milliards de dollars de déficit avec l'Europe et les États-Unis se disent "Ça fait 40 ans qu'on protège qu'on protège l'Europe, que ça permet à l'Europe d'avoir de mettre moins d'argent dans l'armée, de faire marcher son économie. il nous impose des normes et le déficit est-elle ?

Je décide parce que j'ai la puissance militaire et parce que aussi le continent américain pourrait se refermer tout seul. C'est-à-dire s'il y avait vraiment une guerre commerciale, le les États-Unis pourraient se se refermer sur eux-mêmes de du Pacifique à l'Atlantique et recommencer à créer des petites des petites cuillères, des enfit, vous voyez des des choses et plus de ne plus acheter de viton, vous voyez ce que je veux dire ? qui peuvent vivre eux-mêmes.

Donc les l'Europe avait tout à perdre. Donc 15 % c'est pas si mal puisque la bourse a monté après cette après cette cet accord. Donc c'est pas un accord catastrophique.

Maintenant pourquoi vous m'avez posé pourquoi l'Angleterre à 10 % ? parce que l'Angleterre a quitté a quitté l'Union européenne et que sans doute les normes les normes qui sont imposés par l'Union européenne ne sont peut-être pas imposé par la Grande-Bretagne et puis c'est un allié traditionnel et solide des États-Unis. Mais si on quitte l'Europe, les taux le taux de ce qu'on payera pour le la dette montra considérablement l'Europe nous protège considérablement encore.

Ça, il faut quand même le le comprendre. Jacques Morel, ça rejoint d'ailleurs le même sujet qu'on avait sur la voie de la France tout à l'heure. C'est-à-dire qu'on voit bien que Donald Trump savait qu'il avait face à lui une personne qui en représente 27 et qu'il était en position de force puisque finalement c'était presque à nous de le convaincre de tirer vers le bas les droits de douane.

Lui, il avait aussi à perdre certes mais sans doute moins que nous. Tout à fait. cette façon où il continue sa politique d'essayer de fracturer l'Europe, hein.

On voit bien déjà au sein des du gouvernement français si vous voulez que les ministres n'apprécient pas de de la même façon cet accord qui vient d'être signé. On n'en revient pas d'une certaine naïveté, si vous voulez, euh de nos dirigeants euh à à l'échelon de l'Europe ou à l'échelon notre pays face à un Trump qui est capable de pétarder tout ça euh dans les jours qui viennent parce que il gagne des batailles comme ça pour 2 3 jours, après il change d'avis, il part d'un autre côté que ce soit sur les fronts extérieurs en Israël, en Ukraine, si vous voulez, il prendent des décisions et quelques jours Après, c'est des décisions contraires en fait qui sont appliquées. Donc cet accord, je je suis pas sûr, moi je suis pas un grand politique, mais je suis pas sûr si vous voulez que cet accord puisse servir d'épines dorsales pour les années à venir.

Mais si je peux me permettre, la France la France, un dernier mot, la France devrait se faire rembourser auprès de l'Union européenne parce que l'Allemagne non mais l'Allemagne a à gagner avec cet accord parce qu'elle pororte tandis que la France, elle avait pas un un déficit enfin disons les États-Unis n'avaient pas un déficit avec la France mais elle avait un déficit avec l'Allemagne. Donc normalement si le président de la République est aussi fort en en relation internationale, il devrait peser sur l'Union européenne pour que la France en retire. quelque chose parce que d'autres pays retirent quelque chose de l'accord alors que la France qui est quand même un un élément important dans l'Union européenne perd de perd dans cet accord.

Co?