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interviewLCP (sur YouTube)· 22 septembre 2025 24 min

Le combat du futur de l'armée de Terre | Le journal de la Défense

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Générique --- Musique Aujourd'hui plus que jamais, l'armée de Terre française fait face à un environnement stratégique en pleine mutation. Entre conflits de haute intensité, menaces hybrides et révolutions numériques, le champ de bataille évolue à grande vitesse. Dans ce contexte, l'innovation n'est plus une option, c'est une nécessité.

Elle permet à nos forces terrestres non seulement de s'adapter, mais surtout de garder une longueur d'avance. Innover, c'est donc garantir l'efficacité opérationnelle, la réactivité et la résilience de l'armée de Terre au service de la souveraineté nationale. Qu'il s'agisse d'intégrer de nouvelles technologies, de repenser son organisation ou d'adapter ses doctrines d'emploi, l'armée de Terre s'est engagée depuis plus de dix ans dans une transformation profonde.

Cette transformation repose sur une synergie entre différents acteurs, qu'ils soient grands industriels, PME, startupeurs, étudiants ou ingénieurs. Mais elle repose aussi et surtout sur ses capacités à anticiper les conflits de demain. Comment l'armée de Terre se prépare à la guerre du futur ?

Pour y répondre, nous sommes allés à la rencontre des innovateurs. Leur grand rendez-vous, VivaTech, le plus grand salon européen en matière de nouvelles technologies. Et comme chaque année, le ministère des Armées n'est pas en reste, avec la présentation de nouvelles pépites, comme cette innovation en matière de détection radio. -Dans le cadre de nos missions, on a développé un outil qui permet de visualiser l'ensemble du spectre électromagnétique HF et qui nous permet d'identifier rapidement toute occupation brouillage inattendue.

Là, vous pouvez voir la surveillance du spectre en direct. Vous voyez que le spectre est particulièrement occupé. Dès qu'un utilisateur utilise une fréquence, on la mettra dans les petits carrés en haut et on surveillera si la modulation sur la fréquence est attendue et conforme ou pas.

Vous pouvez voir un cas très particulier ici, vous avez un radar transhorizon que nous avons identifié d'origine russe et qui occupe régulièrement les fréquences. -On pouvait également découvrir la reconnaissance faciale pour véhicules de combat. Cette IA connectée est capable d'alimenter sa propre base de données et d'informer sur la géolocalisation via une cartographie directement envoyée au poste de commandement.

L'intelligence artificielle, on la retrouve pratiquement dans toutes les innovations, notamment en matière de cybersécurité. -Par exemple, notre solution peut vous afficher une cartographie de la menace qui a été vue sur le réseau. Donc là, vous voyez sur cet écran, on voit toutes les assets, donc toutes les machines sur le réseau qui ont été identifiées comme ayant des comportements anormaux et tous les liens réseau avec leur environnement.

Ca permet à nos clients d'avoir une vision cartographique très rapide de là où se trouve la menace et comment elle se répand sur leur réseau. -Elle est aussi implémentée dans des projets de plus grande envergure, comme Pendragon. -Pendragon consiste à développer une unité de combat robotique intégrant de l'IA au profit des opérations de l'armée de Terre notamment.

C'est une unité robotique avec beaucoup de robots qui fonctionnent les uns avec les autres, des robots terrestres, des robots volants, et qui sont interconnectés par radio et qui se parlent et qui sont capables d'agir de concert. Niveau virage technologique, on est plutôt en avance sur la prise de conscience et la mise en oeuvre. Et donc, avec un projet comme Pendragon, on voit bien qu'on prend dès maintenant le tournant d'une technologie d'aujourd'hui et de demain sans doute.

Donc est très largement dans les premiers. -Innover, ce n'est pas seulement inventer du nouveau matériel. C'est aussi savoir analyser, anticiper et adapter ses doctrines militaires au monde de demain.

L'Armée de Terre organise des travaux en partenariat avec les étudiants de l'EGE, l'Ecole de Guerre Economique. L'intérêt, avoir un regard neuf sur la situation de la France en cas de crise majeure. -L'EGE est une école pionnière, c'est l'Ecole de Guerre Economique, une des premières écoles fondées en intelligence économique, qui forme plus de la moitié des élèves et étudiants formés dans le domaine en France, et qui a pour particularité à la fois de se positionner sur un sujet qui est tout à fait d'actualité, l'hybridité de la guerre, le rapport de force et les stratégies d'influence. -L'objet de notre présentation, commandée par le commandement du combat futur, portait sur la notion de victoire pour la France à l'horizon 2040.

Celle-ci nous permet de dégager des invariants de la victoire et des intérêts vitaux pour la France, et comment les protéger. -On parle beaucoup de faire la guerre, mais on ne parle pas assez de la gagner. Qu'est-ce que c'est que gagner la guerre ?

Qu'est-ce que c'est que le monde en 2040 ? Ces étudiants nous ont apporté une vision différente de nos propres études. -Le constat qui est fait là, c'est qu'il y a de plus en plus la montée d'un anarchisme international avec de moins en moins de respect du droit international. -Il ne s'agit pas pour nous, aujourd'hui, de préparer une guerre qui serait identique à celle de la guerre russo-ukrainienne ou à la guerre de Gaza.

La guerre est un caméléon, elle se transforme tout le temps. Il y a des éléments tendanciels, il y a des éléments d'évolution. La guerre de demain ne ressemblera pas totalement, mais conservera un certain nombre d'éléments.

Notre travail est d'identifier ces tendances et ces facteurs d'évolution. -Ce qui est certain, c'est qu'aujourd'hui, on assiste à une véritable mutation du champ de bataille. S'il y a eu une période après la Première Guerre mondiale qui a vraiment atteint son maximum avec la Seconde Guerre mondiale de la mécanisation du champ de bataille, aujourd'hui, on est en train de prendre un grand virage vers la robotisation du champ de bataille.

Il est de plus en plus difficile de mobiliser des masses humaines et effectivement la technologie offre des opportunités pour compenser cette masse humaine par de la masse technologique. Aujourd'hui, cette masse technologique est de plus en plus prégnante sur le champ de bataille et ça a développé une forme de transparence du champ de bataille. La multiplication des capteurs, qu'ils soient spatiaux, aériens, terrestres, électromagnétiques, acoustiques et autres, fait qu'il est très difficile aujourd'hui de se dissimuler sur la zone du champ de bataille.

Cette transparence, qui, du coup, de fait, crée une vraie hostilité pour le soldat, pour l'être humain, puisque dès qu'il est repéré, il peut être frappé, va nous pousser à investir ce champ-là par des machines, par de la robotique. -Parmi les organismes du ministère les plus impliqués dans la transformation de l'armée de Terre, on retrouve l'AID, l'Agence de l'innovation de défense. Elle facilite l'accès à l'innovation et sa production via la conduite d'appels d'offres. -Pour moi, un des exemples les plus illustratifs de projets, de démarches d'innovation, s'appelle CoHoMa, c'est le "Challenge collaboration homme-machine", qui est conduit cette année, en 2025, pour sa troisième édition.

A l'origine, comme tout projet d'innovation, cette intuition que j'ai eue à l'époque comme directeur du Battle-Lab Terre était simple, il s'agissait d'immerger des ingénieurs, des chercheurs, des élèves en école d'ingénieurs en dernière année, dans les réalités très pragmatiques du terrain pour les amener à mettre en oeuvre par eux-mêmes des solutions techniques à l'état de prototype dans un environnement opérationnel complet. Propos indistincts -La troisième édition du Challenge CoHoMa portait notamment sur la résilience des systèmes et l'interactivité des robots. Pour les mettre à l'épreuve, des ennemis nombreux et coordonnés ont été représentés par des QR codes à éliminer. -Nous avons mis en oeuvre des plateformes de nature différentes, à la fois de très gros UGV, le maximum faisant deux tonnes, avec une capacité thermique.

Et nous avions mis en oeuvre également des prototypes d'UGV, tout électrique, avec aussi fonction hybride. Sur la partie des vecteurs aériens, nous avons mis en oeuvre pour cette édition trois, la fonctionnalité d'essaims, donc, d'essaims coordonnés d'UAV capables de réaliser cette mission d'observation, de détection et d'identification des menaces. Et en plus de cela, une voilure fixe faisant relais de communication. -On a répondu à trois besoins principaux.

Le premier besoin, c'était un besoin tactique, offrir une vision globale et modulaire de la totalité du champ de bataille et la possibilité de communiquer entre le chef tactique et les opérateurs de la façon la plus automatique possible. Le deuxième besoin, c'est une extension du territoire explorable de façon globale en utilisant des remorques qui nous servent d'avant-postes, donc sur lesquelles on aura des caméras mais aussi une extension réseau. Et enfin, une extension un peu plus minutieuse avec des dépôts de balises ciblés aux endroits où le réseau semble manquer et qui nous sert aussi à miner le territoire à ces endroits-là. -En quelques années, les systèmes sans pilote embarqués ont révolutionné la manière de conduire les opérations militaires.

Surveillance, renseignement, frappe ciblée, guerre électronique, leur champ d'action est vaste et leur efficacité redoutable. Musique L'Armée de Terre est devenue actrice de premier plan dans le développement et l'intégration de ces technologies. En anglais -On mutualise aussi nos forces industrielles de défense et nos startups pour obtenir des technologies similaires.

Donc l'effort est là pour développer notre partenariat et nos projets communs dans un avenir proche. Je peux dire que la France est notre partenaire principal, pas seulement à cause de sa taille, mais surtout par rapport à la quantité et à la qualité des solutions des projets apportés et qui ont été développés avec d'autres pays. Je pense qu'ils sont l'un des partenaires les mieux placés dans le domaine de l'innovation en Europe. -De la montée en puissance des capacités existantes en passant par l'exploration de nouveaux formats tels que les nano-drones, munitions téléopérées ou encore essaims autonomes.

Musique A la septième brigade blindée, on forme les soldats, en mettant à l'épreuve utilisateurs et technologies. Elle est une brigade bonne de guerre, une unité entièrement opérationnelle en effectif comme en matériel et prête à partir immédiatement en mission dans le cadre d'un conflit de haute intensité. -Nous testons très rapidement nos innovations sur le terrain, c'est le moyen de les confronter à la réalité.

Actuellement, la brigade déploie son centre d'entraînement tactique drone sur le camp du Valdahon. Ce centre a vocation à doter la brigade d'une nouvelle capacité qui n'est pas seulement le drone d'attaque, mais c'est bien le groupe de frappe complet, groupe qui est composé d'un chef de groupe tactique, d'un télépilote drone stabilisé d'observation et de plusieurs drones de frappe. La clé c'est la coordination entre ces différents éléments, dans un cadre tactique cohérent.

Drone -Je ne sais pas si c'est un véhicule. Ca c'est un véhicule aussi. Un véhicule.

Et il y a cinq personnels. -OK. -J'ai un visuel sur un personnel qui fait une PLO du nord au sud de Tango. -OK.

Il est armé ? Propos indistincts -On est ici justement pour pouvoir incorporer les drones de frappe avec les drones stabilisés. Donc les drones stabilisés, eux, vont mener l'observation et les comptes rendus.

Et nous, on est en train d'incorporer les drones de frappe, les drones FPV en vol immersif afin de détruire différents objectifs, que ce soit du véhicule léger, blindé. Ca peut aller jusqu'aux infrastructures. -Eclairer, surveiller, détruire.

La résilience de l'armée de Terre passe aussi par sa capacité d'adaptation sur le terrain, comme ici, avec cet atelier amovible où l'on monte et répare les drones en un temps record. -Ici, nous sommes dans l'atelier mobile. C'est une structure modulaire et transportable qui nous permet de réparer n'importe quel système en tout temps et en tout lieu.

Ce sont des drones modulables qu'on peut réparer comme on le souhaite avec des pièces qu'on trouve sur le marché. Quand ils les crachent, on peut rapidement venir ici sur l'atelier les réparer. -L'accroissement des technologies déployées sur les théâtres d'opération met de plus en plus les soldats à découvert.

Un des plus grands enjeux en termes d'innovation est la furtivité, notamment dans le domaine de la communication, où multiplier les moyens est devenu une nécessité d'ordre vital. -Ce système a la particularité d'utiliser différents canaux de communication. Il peut très bien passer d'un moyen de communication par satellite à un moyen de communication par 4G ou inversement, et par radio.

Ca nous permet de nous dissimuler, surtout si on est détecté par l'ennemi. Que ce soit des canaux satellitaires, 4G, 5G ou également radio, ça nous permet, en utilisant un moyen de communication, par exemple PR4G, de communiquer directement que l'information va passer par cette station et ensuite, ça sera retransmise. Donc on pourra par exemple, communiquer d'un PR4G au poste de commandement à un téléphone PNIA comme on a au quartier. -Plus furtif encore, mais il fonctionne sur une zone restreinte, le système Li-Fi. -C'est de l'échange de données en réseau fermé au sein d'un CO.

Un des avantages du Li-Fi, c'est ce côté léger, pratique. On n'a pas besoin de brancher les ordis entre eux. Actuellement, on est juste sur un réseau restreint et on cherche à faire un deuxième niveau de classification, confidentialité, du niveau secret.

Pour l'instant, on n'est pas capable pour des raisons de sécurité du système d'information au niveau cyber. Mais on y travaille et c'est une ambition de l'état-major notamment d'arriver à déployer deux réseaux qui soient totalement hermétiques sur un même site. -Aujourd'hui, les nouvelles technologies sont principalement issues du monde civil et sont ensuite adaptées aux besoins des armées.

Mais le soldat n'en reste pas moins une source d'innovation qu'il puisse directement de ses expériences. La maquette modulable Matamore en est un exemple. Elle permet de réaliser un dispositif urbain en miniature.

Grâce à des nano-drones terrestres, les équipes peuvent s'entraîner en amont pour mieux visualiser la zone de l'intervention. Des soldats géo-trouvetout, ils en foisonnent dans cette brigade. Mais on les retrouve aussi et surtout à la STAT, section technique de l'armée de Terre, où l'on teste, invente le matériel de demain.

Le commandant Flavien en fait partie. Il est à la tête du projet Proteus, qui répond à une demande de l'état-major, augmenter les capacités dans la défense aérienne. -C'est un manque sur le terrain dans la partie défensive face à la lutte anti-drone et l'impulsion est venue de la task force LAD de l'état-major des armées qui nous a demandé de réfléchir à comment recycler nos anciens systèmes pour pouvoir réaliser rapidement et à faible coût un système de lutte anti-drone efficace.

La conception se fait dans un premier temps assistée par ordinateur pour valider les plans 3D avant la mise en production de ce prototype dans les ateliers. Ca, c'est la zone à défendre, donc le site de Vouziers. -Une fois le prototype assemblé, le système et le véhicule porteur sont testés durant plusieurs semaines par la STAT sur tout type de terrain et de climat. -On se situe dans le secteur de Vouziers où on est en défense statique, où on défend le plot face à des menaces drones et à des ennemis qui sont en cours d'infiltration dans notre zone. -Un visuel. -Le Standard 2 possède un coeur d'intelligence artificielle qu'on a pu évaluer et qui nous permet de réaliser une estimation de distance automatique, de traque de cibles par intelligence artificielle et du but prédictif qui nous permet d'optimiser les tirs sur des cibles aériennes.

Musique Les hélicoptères modernes disposent de capteurs qui leur permettent de les alerter quand ils sont pris par un radar ennemi ou par un télémètre qui cherche à calculer la distance vers les hélicoptères. Donc nous, notre système est passif sur ce point, il ne dispose pas de radar et il n'a pas de télémètre pour mesurer l'hélicoptère. Il n'envoie aucun faisceau vers les aéronefs.

Pourquoi ? Parce que c'est notre intelligence artificielle qui nous fait le calcul de distance de notre cible sans émettre aucun rayonnement électromagnétique. -Levée de batterie, levée de batterie, je me déplace sur l'IMA2.

Chef, on fait levée de batterie. -Le prototype validé est ensuite soumis à un appel d'offres pour sa production industrielle. Il viendra enrichir tout un panel d'innovations mises au point par la STAT, comme notamment l'EFG, l'essaim de drones sur embarcation fluviale du génie, ou encore le détecteur de drones portatifs, Mercure-Haddes.

Autant d'innovations qui pourront être exploitées sur les différents théâtres d'opération. Pour assurer la cadence, l'armée de Terre compte bien sur le soutien de ses partenaires de la BITD, qui non seulement assure la production des innovations, mais sont aussi force de proposition. Musique -Les besoins en consommation d'énergie sont en constante évolution pour les notions, bien sûr, écologiques, mais aussi également d'empreintes logistiques.

Et cette solution d'hybridation répond complètement à ce besoin opérationnel. La discrétion, la furtivité que cela peut amener sur les derniers kilomètres d'approche, le gain en énergie, évidemment. Il est évident que ce système hybride permet également d'imaginer, dans le futur, de transformer Arquus comme fournisseur d'énergie sur les bases opérationnelles. -Ce qui est dicté par l'évolution du champ de bataille, on essaye d'y répondre avec les idées, les nouvelles innovations qui permettent de répondre à ces urgences.

En cas de conflit majeur, évidemment, nous nous préparons à pouvoir répondre à une montée en puissance brutale des besoins, en produisant davantage, en essayant de produire plus vite. Il y a bien sûr un certain nombre de conditions à remplir pour obtenir aussi les pièces de nos fournisseurs, pour obtenir aussi la contribution de ressources humaines qu'on doit solliciter, mais nous investissons et nous sommes prêts à monter en puissance. -Une décennie après avoir lancé le programme Scorpion, l'armée de Terre semble avoir réussi le défi d'une coopération efficace et élargie avec les différents acteurs de sa transformation.

Aujourd'hui, elle continue de s'ouvrir au monde civil. Le 14 juillet était l'occasion de présenter les dernières innovations et d'aller à la rencontre des Français. Parmi les équipements qui ont retenu l'attention du public dans la cour d'honneur des Invalides, on retrouve évidemment les robots, mais aussi la trottinette tout terrain. -Il s'agit d'un véhicule 100 % électrique à quatre roues motrices avec également une remorque qui peut s'y atteler avec une batterie supplémentaire.

Cela permet d'atteindre jusqu'à 100 kilomètres d'autonomie et c'est un véhicule qui offrirait de réels avantages stratégiques pour une équipe qui pourrait être déployée parachutée, par exemple. On est en train de faire des études d'Aérolargage actuellement pour vérifier si un parachutiste pourrait sauter avec le véhicule et se déployer au sol ensuite. C'est un véhicule qui est actuellement utilisé par la police belge, donc déjà utilisé d'un point de vue opérationnel et qui peut intéresser tant les forces conventionnelles que les troupes plutôt forces spéciales, donc qui l'ont actuellement en test sur le deuxième exemplaire acquis par le Battle-Lab Terre.

On est sur des budgets qui sont relativement conséquents et donc on a la chance d'avoir l'appui de l'agence Innovation Défense pour accompagner ce type de projet. -Moi, je trouve ça intéressant. On ne se doute pas qu'on peut avoir autant de choses innovantes dans l'armée.

On a l'impression que c'est un corps vieux de l'armée, c'était ma perception. Alors qu'il y a énormément de choses innovantes de partout. La technologie, ce qui peut être intéressant pour nous, les jeunes, aujourd'hui, si on veut se développer là-dedans.

Ca dépoussière l'image de l'armée. -C'est excellent, notamment pour les petits-enfants qui découvrent un peu ce que c'est le monde de la technologie. Enfin, tous ces trucs qui seront communs demain pour tout le monde.

Musique -On voit tout autour de nous, il y a énormément de drones, que ce soit des drones terrestres, aériens. Et aujourd'hui, avec la situation internationale, les conflits internationaux, on voit vraiment que c'est de plus en plus utilisé. Je trouve ça particulièrement intéressant de voir ce que nos armées proposent dans ce domaine-là, en fait.

Musique -Votre mouvement...

Propos indistincts --- --- -Le bouclier se porte de la façon suivante. Nous avons deux sangles. Une sangle qui vient se positionner dans le creux du bras ce qui permet à l'opérateur en déplacement de pouvoir avoir le bouclier appuyé au niveau de sa hanche et en fonction de la configuration dans laquelle il est et de la situation du terrain, il utilise les encoches pour positionner son arme à différents endroits.

Voilà. Vous avez, sur l'avant du bouclier, ce qu'on appelle un attrape-regard puisque l'adversaire aura les yeux, et ça a été démontré, attiré par ceci et appliquera des feux à cet endroit-là au lieu d'essayer de taper ailleurs. Musique -Sur cette partie-là, vous pouvez avoir le projet qui est nommé Fronde, un projet qui est tactique, qui est l'utilisation d'un drone FPV dix pouces avec une munition anti-char.

Pour compléter la trame anti-char qui est à disposition des unités combattantes, ainsi que tout l'environnement du combattant, c'est-à-dire le masque en pilotage en vue immersive et la radiocommande. -La transformation de l'armée de Terre, entamée depuis une décennie, s'opère d'abord par une phase d'analyse, puis d'anticipation. Le commandement du combat futur a la lourde tâche de prévoir les succès des missions à venir, dans un monde où les guerres conventionnelles ne font plus légion.

Les batailles électroniques avec système de brouillage, les chances de survie réduites à cinq minutes lorsque le soldat est détecté par un drone, les spectres multichamps poussent les armées à être constamment en alerte dans tous les domaines. Produire tous azimuts n'est pas une solution. L'aspect stratégique doit rester essentiel en matière d'innovation. -Au sein du commandement du combat futur, nous disposons également d'un bureau d'observation des conflits qui est là pour observer l'ensemble des conflits en cours un peu partout dans le monde, que ce soit l'Ukraine, mais également l'Arménie, Gaza ou tous les conflits que l'on peut trouver, de façon à essayer de déterminer ce qui est, finalement, une tendance de fond de ce qui est purement conjoncturel.

Ca permet de ne pas tomber dans le gadget comme on a pu l'imaginer à un moment donné sur le drone FPV, donc le drone kamikaze qui était le game changer pour certains. En fait, ce n'est pas le cas. On voit qu'à la guerre, très souvent c'est une combinaison de capacités qui fait la différence et ce n'est pas uniquement un seul moyen, un seul équipement.

Si on regarde en 1940, les chars français étaient de meilleurs que les chars allemands. Néanmoins, les chars allemands avaient compris qu'il fallait qu'ils se combinent avec l'aviation et les systèmes de communication. Du coup, ils avaient un tempo opérationnel supérieur au nôtre, ils ont fait la différence.

Et donc, c'est aussi une des missions du CCF d'essayer d'imaginer des combinaisons de capacités qui permettent de créer cette différence. -Se préparer au monde de demain, c'est avant tout préserver la paix et la souveraineté de la France. Militaire ou civil, chacun peut y contribuer à sa manière.

L'Armée de Terre veille à faciliter cette implication citoyenne. Et c'est sans doute pourquoi elle est aujourd'hui leader en Europe et dans le monde en matière d'innovation technologique. Musique Générique