JO: "On travaille sur le plan A": l'interview en intégralité de Laurent Nuñez
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Le préfet de police de Paris, Laurent Nunez, invité de BFM Politique. Laurent Nunez, juste avant de commencer cet entretien, je signale à tous ceux qui nous regardent chez eux qu'ils peuvent vous interpeller directement en flashant ce QR code qui apparaît à la droite de l'écran et nous relerons vos questions tout au long de cet entretien. Laurent Nunez, on parlera dans un instant du phénomène d'hyperviolence chez les mineurs, des réponses du gouvernement, mais d'abord je voudrais qu'on revienne sur ce qui s'est passé dans la nuit. Dans le 16e arrondissement, un chauffard a percuté un véhicule de police et une voiture qui était en train d'être contrôlée.
Il y a deux blessés graves, une policière et un enfant. Qu'est-ce que vous pouvez nous dire des faits et surtout, est-ce que vous pouvez nous donner des nouvelles rassurantes de cette policière et de cet enfant qui ont été grièvement blessés ?
Oui, alors cette nuit, on a eu sur le périphérique, au milieu de la nuit, un équipage policier qui a décidé de contrôler un véhicule qui roulait tout feu éteint et qui a invité ce véhicule à s'arrêter sur la voie de droite et donc a procédé à un contrôle. Et au moment où les équipages avaient pied à terre et donc procédé au 10 contrôles, on a un véhicule qui est arrivé à toute vitesse et qui a percuté, et le véhicule de police et qui du coup a percuté le véhicule qui était en cours de contrôle. Donc on a, l'auteur s'est enfui, je tiens à le dire, l'auteur s'est enfui et il a été heureusement interpellé très rapidement dans les environs, mais pas sur place, il est parti quand même.
Et nous avons donc deux blessés graves. D'abord une policière, un de mes effectifs, qui a été gravement blessée, qui souffre d'un traumatisme crânien et qui néanmoins est consciente. Et donc voilà, son pronostic vital au moment où je vous parle n'est plus engagé, mais c'est une blessure évidemment très grave. Nous sommes évidemment soulagés de savoir que son pronostic vital n'est plus engagé, mais elle est quand même très grièvement blessée. Et nous avons également un blessé grave qui est un enfant de 9 ans, qui est blessé au moins d'une fracture du nez.
Voilà, nous avons un blessé grave dans le véhicule qui était contrôlé, qui a été percuté indirectement, puisque c'est la projection du véhicule de police sur ce véhicule qui a entraîné ce choc.
Donc des blessés graves, mais leurs jours ne sont plus en danger.
Voilà, au moment où je vous parle, ce sont les dernières informations que nous avons, mais il convient toujours, vous savez, en matière médicale, de rester extrêmement prudent. Mais je sais par exemple que la fonctionnaire de police, grièvement blessée, a pu s'entretenir avec certains de ses collègues. Donc voilà, on est quand même rassuré, même si évidemment on ne peut que condamner fermement l'attitude de ce chauffard, dont d'ailleurs des dépistages alcoolémies ont été pratiqués. Je n'irai pas plus loin, il y a une enquête judiciaire qui a été ouverte évidemment. Mais la piste qui se dessine, c'est celle d'une enquête judiciaire qui est en cours. Il y avait trop bu au volant.
Et voilà, en tout cas, c'est un minima un chauffard.
Question d'Amandine Attalaya sur cette question de l'hyperviolence.
Oui, avec le Premier ministre Gabriel Attal qui a fait une série d'annonces en appelant à un sursaut d'autorité. Parce qu'il y a eu plusieurs faits d'hyperviolence que tout le monde a suivis, Viri Chatillon, Montpellier, Grande-Sainte, encore tout récemment, avec l'agression de Philippe qui a été tuée après avoir été passée à tabac. Est-ce que vous constatez aussi une violence de plus en plus forte, désinhibée avec des jeunes de plus en plus jeunes ?
Oui, on le constate de plus en plus. Alors, juste pour rebondir sur ce que disait Benjamin Diomel à l'instant sur l'accident, je veux aussi signaler que cette nuit, on a eu dans Paris, sur une tentative d'interpellation d'un trafiquant de stupes dans le premier arrondissement, un de mes effectifs qui a interpellé, a arrêté un scooter, qui a redémarré et qui a traîné un policier sur plusieurs dizaines de mètres, qui est heureusement légèrement blessé. Mais les refus d'obtempérer, c'est ça aussi. Je veux le redire, c'est ça aussi.
C'est des policiers courageux qui veulent interpeller des trafiquants de drogue ou des délinquants et qui parfois font l'objet de refus d'obtempérer, qui pourraient être violents à l'ordre. C'était un mineur sur ce scooter ? On n'en sait rien, puisque l'auteur est recherché. Je voulais le préciser. Donc l'auteur n'a pas été interpellé. Dans le même temps qu'on rend hommage à une policière blessée, je voulais dire ce qu'est l'activité de mes effectifs sur l'agglomération parisienne toutes les nuits et qui sont, et je rebondis évidemment sur votre question, et qui sont effectivement confrontés à une ultra-violence qui concerne une minorité de jeunes, mais qu'on ne peut pas nier.
La part de la délinquance des mineurs dans la délinquance générale, elle est stable, voire plutôt en baisse sur l'agglomération parisienne. Ces cinq dernières années, on était sur 21% en 2019 et on était à 13% en 2023 de mineurs impliqués dans la délinquance.
Donc il n'y a pas d'explosion de la délinquance des mineurs sur votre zone de compétence ?
Pour le premier trimestre 2014, on est même à 12%. Mais attention, le Premier ministre, ce qu'il veut souligner, ce qu'il a dit, c'est que ce qu'on constate, c'est que leur implication dans des faits plus graves que par le passé est réelle. Par exemple, dans les cambriolages, dans les vols violences, dans les vols violences, c'est 40% des mineurs qui sont impliqués.
Sur l'utilisation de ce qu'on appelle des armes par destination. Ce qui est beaucoup.
Sur certains items de la délinquance, la part des mineurs est trop importante, trop importante. Et puis surtout, on a de plus en plus recours, chez une minorité de jeunes, mais c'est une réalité, à la violence, voire l'ultra-violence. Il y a des conflits qui vont se régler directement par l'usage de la violence. Et on le voit aussi par rapport au phénomène des bandes. Les affrontements entre bandes de jeunes sont toujours très stables. Il n'y a pas d'augmentation significative. Par exemple, on en avait 103 en 2022. On en a eu un tout petit peu moins, 99, en 2023. Mais attention, ce qu'on constate, c'est que l'âge de ces jeunes impliqués dans les affrontements entre bandes baisse.
On a des jeunes qui sont de plus en plus jeunes. Et on a de plus en plus, effectivement, d'usage d'armes par destination. Notamment de couteaux. Notamment de couteaux, de béquilles, de marteaux, parfois. Et on a vu, avec la séquence d'affrontements en match allé-retour qui s'est déroulée au début de cette année à Saint-Denis et qui nous a conduit à déployer un dispositif policier très important, en lien très étroit, évidemment, avec le maire de Saint-Denis, avec la police municipale de Saint-Denis. Mais on voit bien qu'il y a une montée, effectivement, d'une ultra-violence si on ne fait rien chez une minorité de jeunes et qu'il faut absolument endiguer.
Justement, avant de revenir sur les propositions du Premier ministre, comment vous expliquez ces faits de violences de plus en plus jeunes que vous observez ? Est-ce que c'est lié à des problèmes d'éducation, de défaillance des parents ou de rapport à la violence plus désinhibée ? Comment vous avez essayé de comprendre un peu ce phénomène ?
Bien sûr. Mais c'est le constat qu'a fait le Premier ministre dans son intervention à Virichati, où il y a multiples causes. à la fois, parfois, un désengagement des parents. Ça peut être aussi beaucoup plus de... On a un individualisme qui est beaucoup plus répandu. Puis, il y a parfois aussi, il ne faut pas le nier, des violences entre jeunes qui sont liées à une certaine forme d'entrisme de certaines doctrines. On pense évidemment à l'islamisme.
C'est-à-dire que quand Gabriel Attal parle d'entrisme islamiste avec certains qui prônent les préceptes de la charia, c'est aussi ce que vous constatez. Il n'y a pas d'exagération. Quand on entend charia, c'est-à-dire la loi islamique, on se demande si c'est vraiment la réalité de certains quartiers
ou s'il n'y a pas une forme d'exagération dans les mots qui sont employés. Il n'y a pas d'exagération dans les mots. J'ai cité trois causes, il y en a d'autres. Il y a les rôles des réseaux sociaux aussi, qui sont des lieux d'invective entre jeunes qui peuvent donner lieu ensuite à une traduction physique sur le terrain par des affrontements. où, on l'a vu pendant les émeutes, le rôle très néfaste qu'ont joué les réseaux sociaux, qui sont rentrés dans une rôle de surenchère pendant les émeutes urbaines de l'été dernier. Non, sur le mot charia, il n'y a pas d'exagération.
Il y a un moment donné, vous avez un certain nombre de penseurs du séparatisme islamiste qui vous expliquent que les lois de Dieu sont supérieures aux lois de la République. Et il s'en traduit tout un tas, une déclinaison dans de nombreux domaines, et y compris à l'école. Y compris à l'école, c'est la remise en cause d'enseignement.
Et donc, il y a des écoles de la République, Laurent Nunez, où la charia ne s'impose, mais en tout cas...
Non, il y a des écoles de la République. Il ne faut pas avoir peur de dire qu'il y a, dans certaines écoles de la République, un certain nombre d'individus qui essaient de laisser à penser que la loi de Dieu pourrait s'imposer aux lois de la République. Et il en découle tout un certain nombre de comportements qui sont heureusement combattus, heureusement combattus, mais qui peuvent y compris avoir une interférence dans les relations entre jeunes, voire dans la violence entre jeunes, quand un tel ou tel autre est stigmatisé parce qu'il n'obéit pas à certains préceptes religieux. Et on l'a vu dans certaines affaires récentes que ces éléments ont pu jouer un rôle.
Donc voilà, les causes, ce sont celles-là, ce sont celles qui a caractérisé le Premier ministre.
Juste avant une question de Damandine sur les réponses avancées par le gouvernement, Gabriel Attal a prononcé cette phrase, Viri Châtillon, il dit « La culture de l'excuse, c'est fini ». Ça veut dire qu'avant, cette culture de l'excuse, elle prévalait ? Il y avait une forme d'impunité qui existait ?
D'abord, je crois que sur ce sujet, quand même, ce n'est pas un débat d'opinion, le fait de vouloir protéger les jeunes. Non, mais c'est vrai que cette phrase,
elle interpelle quand on dit « La culture de l'excuse, c'est fini ».
Je la laisse entendre qu'avant,
il y avait une forme de mensuétude
face à cette hyperviolence. Je vais venir. En fait, les mesures dont tu as parlé, Gabriel Attal, il a parlé effectivement d'une réflexion à lancer sur la remise en cause éventuelle de l'excuse de minorité. C'est ça dont il parle. Les mesures qu'il propose sur augmenter les places en internat ou d'autres types de mesures, de mieux réguler les réseaux sociaux, je pense qu'on n'a pas à être pour ou contre. Enfin, on n'a pas à être pour ou contre. Ce n'est pas un débat d'opinion, ce sont des mesures qui visent à protéger nos jeunes. Donc, évidemment, on ne peut être que pour toutes les mesures qui visent à protéger nos jeunes. Et évidemment, on peut être que contre...
On peut être que contre tout ce qui les menace, tout ce qui peut les soumettre à des processus violents, voire qu'ils les tuent parfois. Et on l'a vu malheureusement avec les affaires récentes. L'excuse de minorité, le Premier ministre, il en parle de manière très claire et très précise à deux moments. Au moment où il dit qu'il doit y avoir plus de sanctions dans le monde scolaire, dans la sphère scolaire, d'une part, avec des sanctions. a été évoqué la possibilité d'avoir des mentions sur certains diplômes qui pourraient être effacées en compte tenu du comportement de la personne. C'est le monde scolaire. Et puis, il y a le monde de la justice aussi.
Et je pense qu'il propose très clairement d'ouvrir un débat.
C'est une attente des policiers ? Est-ce que ça changerait vraiment les choses sur le terrain, sur le terrain des interpellations ? Évidemment, oui,
c'est une attente. Évidemment, oui, c'est une attente. Donc, d'abord, ce qu'a proposé le Premier ministre, c'est de réfléchir à cette excuse de minorité en matière judiciaire, en matière d'application de sanctions pénales. Et il a saisi le garde des Sceaux d'une réflexion sur ce sujet. Mais oui, c'est une attente pour nous.
Vous êtes favorable à cette réflexion-là assez vite ? Non, mais il faut que vos téléspectateurs
comprennent ce dont on parle. Par exemple, je vous disais, il y a 40% dans les faits de cambriolage, vous avez 40% de mineurs qui sont mis en cause. Mis en cause. Ça veut dire que moi, mes équipes qui font un travail remarquable pour lutter contre les cambriolages qui baissent sur l'agglomération parisienne, qui baissent à Paris. Donc, on a baissé tout 2023. Le premier trimestre 2024 est en baisse significative. Par exemple, à Paris, c'est moins 13%. Vous pensez juste
que ces jeunes qui font des cambriolages, vous pensez qu'ils vont être dissuadés d'en faire parce qu'ils se disent que s'ils passent devant le juge, il n'y aura plus
l'excuse de minorité ? Bien sûr. Non, mais vous plaisantez. On interpelle des groupes de cambrioleurs qui sont généralement soit des jeunes majeurs, soit des mineurs et qui, souvent, sont mandatés par des groupes criminels un peu mieux organisés. Et c'est d'ailleurs aussi ce qu'on remarque dans les homejackings dont on a beaucoup parlé, les homejackings, qui sont certes en baisse, mais parce que c'est une priorité pour nous. Et puis, on interpelle des jeunes mineurs. Et donc, vous avez deux traitements judiciaires différents.
Alors, pour répondre à votre question, oui, pour nous, pour les policiers, bien sûr qu'on aimerait que cette excuse de minorité soit mise de côté quand on a un groupe constitué, quand vous avez des mineurs qui arrivent à la majorité. Il y a des mineurs
entre 16 et 18 ans
en Laurent Nunez. On est d'accord, c'est ce que j'allais vous dire. Mais qu'est-ce qu'il faut faire de plus sur ce sujet ? Qu'il puisse être jugé le plus rapidement possible, qu'il puisse y avoir des comparutions immédiates comme il y en a pour les majeurs. Est-ce qu'il faut balayer l'excuse de minorité pour certains mineurs en dessous de 16 ans ? Alors, en dessous de 16 ans, ce n'est pas les termes du débat qu'a posé le Premier ministre. Nous, on rencontre beaucoup de mineurs impliqués dans des faits d'élécances graves, dont les cambriolages, immédiates, une procédure judiciaire, immédiate. Et c'est ce que nous, nous attendons, évidemment, dans la police.
Et je parle ici au nom des gendarmes. Nous, nous sommes évidemment très en demande de ce type de mesures. Et là, vous envoyez un signal fort, un signal de fermeté, un signal d'autorité. L'autorité, il faut rappeler que ce n'est pas un gros mot de parler d'autorité. L'autorité, c'est une valeur. Et donc là, vous envoyez un signal fort. Amandine Nathalia.
Est-ce que parmi les signaux, l'idée par exemple d'un couvre-feu pour les mineurs après 23h, qui est, quand on regarde les sondages, une idée plébiscitée par les Français aurait du sens pour vous ?
Dans certains cas, cette mesure a pu avoir du sens. Dans certains cas, elle a pu avoir du sens. Ce sont des mesures qui sont décidées parfois par des élus locaux sur certains territoires. Oui, cette mesure a du sens.
Vous dites aux municipalités de décider cas par cas, si oui ou non. Vous n'êtes plus sur du cas par cas que pour de la généralisation, en fait ? Non. Là, on parle du couvre-feu. Là, les sondages montrent que les Français sont favorables à une généralisation.
Le but, c'est par les mesures qu'a annoncé le Premier ministre, de réinstaller l'autorité à tous les étages, d'avoir des jeunes qui ne traînent pas seuls dans la rue au-delà d'une certaine heure et qui sont en proie à toutes les formes de dérive et toutes les formes de violence. Encore une fois, ça ne concerne qu'une minorité de jeunes. Donc là-dessus, vous dites au cas par cas.
Laurent Nunes, deux questions d'actualité. La première, sur ce qui s'est passé vendredi où un individu a été interpellé après être entré dans le consul adhéant avec des explosifs factices. Sa garde à vue a été prolongée hier soir. Qu'est-ce qu'on sait de ses profils et de ses motivations ?
Si c'est un individu qui est rentré dans le consul adhéant avec une ceinture, ce qui ressemblait à une ceinture d'explosifs avec des grenades, tout était factice mais évidemment, nous ne le savions pas. J'ai été requis par l'ambassade d'Iran et nous avons engagé nos moyens spécialisés, notamment la section d'intervention de la BRI, la brigade de recherche et d'intervention parisienne. et donc l'individu après négociation s'est rendu et a été interpellé. Je veux saluer évidemment la BRI qui a travaillé de manière remarquable sur cette affaire en un temps très rapide. Le quartier a été bloqué, un certain nombre d'immeubles ont été évacués et l'individu a pu être interpellé très vite.
Ce qu'on sait, c'est qu'il y a une enquête judiciaire en cours, moi je n'en dirai pas plus, on sait que c'est un individu qui était déjà connu puisqu'il avait déjà mis le feu à des pneus après une manifestation d'opposants iraniens. Donc il avait brûlé des pneus devant l'ambassade, il avait été interpellé d'ailleurs immédiatement et il faisait d'ailleurs l'objet d'une interdiction de ne pas être dans ce secteur.
Là, il y a ce qui s'est passé vendredi, est-ce que plus généralement vous craignez les conséquences que pourrait avoir sur le sol français le conflit entre Iran et Israël ? Est-ce qu'il pourrait y avoir un risque sécuritaire, terroriste en conséquence de ce qu'il se passe au Proche-Orient ?
Bien sûr, nous craignons les conséquences sur le territoire national de ce conflit au même titre que nous avons eu des conséquences de l'attaque terroriste du Hamas du 7 octobre où on a eu une montée en puissance des actes antisémites et puis évidemment, je renvoie pour la menace terroriste à la propagande d'Al-Qaïda et l'État islamique actuellement qui est très forte, qui se diffuse et qui cible aussi et bien sûr la France et donc nous sommes très attentifs pour nous le terrorisme c'est quelque chose évidemment qui est pris très au sérieux
La menace reste très importante
et la propagande de l'État islamique peut conduire un certain nombre d'individus à passer à l'action invités qu'ils le sont par cette propagande donc évidemment que nous restons très attentifs Question d'Amandine sur un autre sujet d'actualité
Oui, cet après-midi va se tenir une manifestation à l'appel de la France insoumise et du nouveau parti anticapitaliste je cite contre le racisme de l'islamophobie Pas que, notamment Notamment parmi d'autres en effet
C'est important de préciser
Oui, c'est bien de préciser contre le racisme et l'islamophobie et pour la protection de tous les enfants vous avez au début voulu interdire cette manifestation parce que vous craignez des troubles à l'ordre public finalement la justice administrative a suspendu cette interdiction est-ce que vous le regrettez est-ce que vous craignez toujours
non, je regrette rien j'en prends acte moi je suis préfet de police préfet de la république je prends acte des décisions de justice je peux peut-être expliquer pourquoi j'ai pris cet arrêté j'ai pris cet arrêté parce que les thèmes de la manifestation que vous avez cité sont ceux qu'effectivement le juge a retenu je le respecte moi j'en avais d'autres j'en avais d'autres d'abord je n'avais pas que les partis politiques que vous citez qui ont déclaré cette manifestation mais un certain nombre de collectifs qui appellent à lutter j'ouvre les guillemets contre les violences policières c'est ça ce que j'avais moi comme déclarant d'une part d'autre part sur cette manifestation qui se termine par un concert on apprend aujourd'hui que le rappeur Médine qui a interdit à plusieurs reprises confirmé par le conseil d'état va se produire ce soir place de la république donc ce concert pourra avoir lieu mais surtout cette manifestation donc vous avez cité effectivement le thème principal c'est lutter contre le racisme l'islamophobie et la protection des enfants évidemment bien sûr on est tous d'accord il y avait d'autres thématiques et vous aviez dans la déclaration dans le mémoire qu'a produit l'avocat dans le mémoire qu'a produit l'avocat en défense vous aviez la dénonciation d'un état post-colonial mais si la justice
a considéré que votre interdiction était excessive c'est bien que ces arguments-là visiblement
n'ont pas suffisamment porté laissez-moi terminer Benjamin Nouvelle qui considère que l'état post-colonial traite les jeunes de nos quartiers comme les jeunes à Gaza j'ai eu la faiblesse de penser que tout ça était susceptible de créer des troubles à leur public dont acte la justice a forcément raison et donc je prends acte de cette décision et cette manifestation aura lieu rapidement avant de faire
une courte pause il y a aussi ce qui s'est passé jeudi avec la préfecture du Nord qui a décidé d'interdire une conférence avec Jean-Luc Mélenchon Rima Hassan sur la question palestinienne est-ce qu'il n'y a pas une tendance trop forte de la part des préfets des autorités de vouloir interdire ce type de rassemblement avec des slogans que vous dénoncez ?
Non c'est faux c'est faux c'est un débat qui est très politique et moi je reste dans mon rôle de préfet moi les décisions que nous prenons c'est pour prévenir des troubles à leur public et chaque cas là pour le coup on est dans le cas par cas donc chaque cas doit être examiné est-ce qu'il y a des risques de troubles à leur public est-ce qu'il va y avoir des contre-manifestants est-ce qu'il va y avoir des affrontements je suppose que c'est ce qui a pris en compte oui et en même temps
le gouvernement Emmanuel Macron dit souhaiter que chacun puisse exprimer sa voix admettez qu'on reste un petit peu comment dire quoi face à une sorte de contradiction entre ce que dit le chef d'état et la décision du préfet non ?
le préfet a pris sa décision évidemment moi je la soutiens moi je ne sais pas par solidarité corporatiste il a considéré qu'il y avait des risques de troubles à leur public donc il a pris cette décision moi pour cet après-midi j'ai pris une décision parce que je pense que je pense je pensais je pensais qu'il y avait des risques de troubles à leur public maintenant dans ce que vous dites là il faut que vous sachiez que nous notre mission première c'est de défendre et de protéger la liberté d'expression c'est notre rôle premier je crois que demain monsieur Mélenchon va à Sciences Po faire une conférence j'ai eu des échanges et des contacts avec les organisateurs avec la direction de Sciences Po nous n'allons pas nous opposer à cette conférence que va donner monsieur Mélenchon à Sciences Po et je ne vais pas l'interdire en même temps il n'y a aucune raison de s'y opposer il y a toujours des risques de contestation je pense qu'il y a une partie de l'opinion qui souhaiterait sans doute qu'on l'interdise bon je ne sais pas quel type de propos vont être tenus mais j'ai considéré que la liberté d'expression devait être maintenue mais que nous maintiendrons cette conférence évidemment nous allons pouvoir prévoir un dispositif policier pour éviter qu'il y ait de troubles à leur public mais le fait de dire que les interdictions sont systématiques est faux
merci beaucoup on se retrouve dans un tout petit instant restez avec nous dans BFM Politique le préfet de police de Paris Laurent Nunez invité de BFM Politique Laurent Nunez juste avant de parler des Jeux Olympiques et de la cérémonie d'ouverture une question d'un téléspectateur sur les Jeux Olympiques comme quoi cela intéresse et cela passionne ceux qui nous regardent voilà ce que vous demande Richard que comptez-vous faire pour protéger les touristes des pickpockets pendant les Jeux Olympiques ?
C'est un sujet qui est vu connu qui est traité d'ailleurs qui est traité je rappelle que sur cette zone qui suscite tant de polémiques du Champ de Mars Tour Eiffel Trocadéro en 2023 par rapport à 2022 on a fait baisser les atteintes aux personnes de 52% les atteintes au bien de 42%
dans les transports il y a quand même encore beaucoup de problèmes
et dans les transports la délinquance dans les transports baisse de 15% en 2023 les violences dans les transports de quasiment 20% donc on fait beaucoup d'efforts évidemment que plus les JO vont arriver moi c'est ce que me demande le ministre de l'Intérieur on va évidemment monter en puissance et on aura des dispositifs de lutte anti-délinquance partout partout partout sur l'agglomération parisienne et évidemment en priorité dans les secteurs touristiques donc on mettra des gros moyens
Il y a une action spécifique contre les pickpockets contre les touristes qui pour certains vont découvrir Paris et donc vont aussi découvrir les joies si j'ose dire des risques qui sont pour en prenant les transports
spécifiques contre les vols notamment les vols à la tire ou les vols simples qui sont quand même en volume la catégorie la plus importante des atteintes aux biens ce qu'on appelle les atteintes aux biens oui bien sûr nous aurons des dispositifs policiers très importants et ce que je veux dire par là c'est que ce que je voulais dire par là c'est que depuis maintenant l'automne 2022 le ministre de l'Intérieur nous a demandé partout dans les lieux où on a beaucoup de touristes déjà d'être très présents et cela produit des résultats très significatifs
Je continue de signaler à ceux qui nous regardent qu'ils peuvent continuer à flasher ce QR code et vous interpeller Laurent Nunez directement Lundi sur BFMTV et RMC le président de la République a évoqué un plan B
et un plan C pour la cérémonie d'ouverture des JO un plan B au Trocadéro un plan C au Stade de France
le 13 décembre sur le plateau de Quotidien Laurent Nunez vous expliquait qu'il n'y avait pas de plan B et vous répondiez non à la possibilité d'une cérémonie au Stade de France est-ce que vous comprenez que ces revirements puissent quelque peu
inquiéter les Français ? Il n'y a pas un monde où il y a un revirement Benjamin Dumel il n'y a pas un monde où il y a un revirement j'ai mal compris
dans ce cas-là ce que vous aviez dit
on travaille sur le plan A c'est le plan que souhaite mener le président de la République et c'est le plan qu'on va mener si tout se passe bien s'il n'y a pas de menaces terroristes d'attaques terroristes dans les semaines qui précèdent c'est évidemment le plan A qu'on va mener et on y travaille avec beaucoup de sérénité et ce sera une très belle mais il y a bien un plan B et un plan C mais c'est normal pour tout type de menaces
vous disiez l'inverse il y a 4 mois
pour tout type de menaces qu'il s'agisse du cyber de la canicule d'une grosse une ligne de transport qui soudainement connaît une interruption on a ce qu'on appelle des plans de contingence
oui mais bon mais je maintiens que vous disiez l'inverse le plan B
c'est un plan de contingence le plan B c'est un plan de contingence qui est une cérémonie qui se ferait sur un format réduit sur un format réduit et le président de la République a indiqué le lieu donc évidemment je le reprends vous imaginez bien qui sont des choses dont on parle quand même vous imaginez bien donc c'est le trocadéro
plus sur le plan B justement mais ça veut dire quoi cérémonie réduite devant le trocadéro
ce qui serait un plan de contingence alors d'abord nous n'arriverions à ce type de scénario et le président l'a rappelé aussi il l'avait déjà rappelé par le passé que s'il y avait des menaces et plus que ça des attaques terroristes qui frapperaient l'Europe a fortiori la France c'est à ce moment là évidemment qu'on adapterait on adapterait la cérémonie mais pour l'instant
en Europe on passe sur le plan B
pas forcément on analyserait la situation mais c'est ce qu'on appelle un plan de contingence c'est notre métier de prévoir des plans de contingence et moi je suis on travaille sur le plan A et donc à quoi ressemble
ce plan de contingence ça veut dire en fait c'est une cérémonie sur la scène statique
je ne vais pas vous décrire ce que serait ce plan de contingence ça intéresse
les Français
ce serait évidemment une cérémonie sur un format réduit j'en dirais pas plus
c'est à dire
devant le trocadéro devant la tour Eiffel sur seulement un tronçon le président a parlé du trocadéro le président a tout dit le président a tout dit le plus important c'est que vous ayez à l'esprit qu'on travaille sur le plan A et que c'est ce plan A qui normalement se déroulera sans aucun souci appeler tout de suite imaginez parce que vous avez quand même un certain nombre de leaders politiques ou de responsables de chercheurs parfois d'anciens responsables policiers qui en appellent tout de suite au plan B ça veut dire que finalement face à la menace terroriste face à la menace terroriste à la propagande de l'Eich
l'idée n'est pas de faire une politique sur la cérémonie d'ouverture mais juste de souligner que pendant plusieurs mois tous les responsables sécuritaires politiques des Jeux Olympiques expliquaient qu'il n'y avait qu'un plan A rien qu'un plan A seulement un plan A et vous avez Emmanuel Macron qui au micro d'Apolline de Malherbe lundi matin dit ah bah oui oui il y a un plan B et puis il y a même un plan C comprenez juste que les gens se posent la question
c'est pour ça que je vous explique les choses plan de contingence c'est on a des attaques terroristes qui font qu'on est obligé de se rabattre sur une cérémonie en mode dégradé et le plan C dont a parlé le président ce que vous appelez le plan C c'est le repli sur un format protocolaire parce que là on a vraiment des menaces graves et on respecte le minimum minimum d'une cérémonie mais pour l'instant toutes mes équipes on en parlait encore avec le ministre de l'Intérieur vendredi soir tout le monde travaille sur le plan A avec beaucoup de détermination et beaucoup de conviction et ce sont des facteurs exogènes qui pourraient se produire comme des attentats terroristes qui pourraient nous conduire à revoir les choses et ça serait certainement pas moi qui déciderais
une cérémonie de repli au stade de France en plan C effectivement c'est quelque chose qui serait vraiment possible si l'état de la menace était très très très le stade de France ou ailleurs mais là on serait sur
non mais là c'est la dimension le plan C c'est le scénario uniquement protocolaire qui est de de soléniser l'ouverture des jeux mais là on n'a même pas de cérémonie c'est quelque chose de très protocolaire voilà mais comprenez quand même que les Français se posent des questions
parce que ils disent non je ne veux pas répondre mais on est sur un format une configuration de cérémonie inédite à laquelle on n'a jamais assisté jusqu'à présent qui amène aussi à des questions de sécurité et les Français s'interrogent effectivement sur donc de poser des questions sur les plans B et sur les plans C c'est pas illégitime c'est de comprendre à quoi vous pourrez ressembler ces cérémonies les Français ont aussi cette curiosité et cet intérêt même à comprendre à quoi ça pourrait ressembler vous avez parfaitement raison
c'est pas illégitime mais moi ce que je veux confirmer aujourd'hui c'est que nous on travaille sur le plan A on y travaille d'arrache-pied d'ailleurs cette semaine je vais communiquer avec Tony Estanguet la ville de Paris et le préfet de région Île-de-France nous allons donner une conférence de presse ce jeudi pour expliquer comment va se passer la vie dans la zone de la cérémonie pendant les 8 jours qui vont précéder cette cérémonie nous on travaille
sur l'autre en dehors de la sécurité il y a une inquiétude sur le niveau de la scène ou pas ?
ça c'est le préfet de région il est très haut c'est le préfet de région de préfet Paris qui gère ces sujets mais pour l'instant à cette période de l'année je crois que l'inquiétude est assez limitée
juste avant qu'Amandine vous pose une question juste avant qu'Amandine vous pose une question sur ce qu'a dit la ministre des Sports juste pour être très clair sur cette histoire de plan A, plan B, plan C qu'est-ce qui fait la différence entre un plan B plan de contingence et un plan C où en fait toute la partie artistique de la cérémonie d'ouverture passe et c'est seulement protocolaire c'est quoi ?
c'est une différence de gravité dans une menace terroriste dans les jours qui précèdent en gros pour essayer de comprendre vous êtes dans une salle de pilotage vous avez à prendre une décision avec le ministre de l'Intérieur le président de la République de ce qui va devenir en fonction de quels critères vous décidez de passer à une cérémonie limitée sur la scène dit plan B ou à quelque chose de là pour le coup très éloigné qui serait seulement protocolaire
avec quels éléments vous vous décidez ? dans la question vous avez formulé la réponse pardon mais vous avez formulé la réponse d'abord c'est les autorités politiques qui décideront moi je ne suis que préfet de police les autorités politiques décideront et vous avez formulé la réponse ça va dépendre du niveau d'attaque terroriste dont on aura fait l'objet mais évidemment on ne fera pas l'objet d'attaque terroriste on est complètement on est complètement l'arme au pied les services de renseignement les services de protection de voie publique vous êtes optimiste sur le fait que le plan A ça peut se déclencher
au plus tard jusqu'à quand avant le début de la cérémonie c'est à dire que c'est est-ce qu'à la veille c'est impossible que ça se décide la veille donc non ça ne peut pas se décider
la veille c'est quelques semaines avant donc si vous basculeriez dans un plan B ou C c'est quelques semaines avant mais encore une fois la décision ne m'appartient pas et ce serait pour répondre clairement à votre question on passe de l'un à l'autre en fonction de la gravité des attaques terroristes qui auraient pu avoir lieu ou de la menace terroriste très caractérisée
Justement question d'Amandine sur ce qu'a dit la ministre des Sports
Je voulais demander quelque chose sur la jauge
sur la jauge
est-ce qu'il y a aussi un plan B un plan C sur la jauge à 326 000 spectateurs sur la scène ou ça c'est intangible de toute façon
sur le plan C
ça l'exclut
la jauge dans le plan A maintenant elle est intangible bon elle est complètement intangible on est sur 104 000 spectateurs sur les quais bas et 220 000 sur les quais évidemment que dans un dispositif de plan B ce serait autre chose évidemment D'accord
Juste pour que là encore les français comprennent et se disent qu'il y a parfois des prises de parole contradictoires on entend d'un côté il n'y a pas de menace caractérisée et en même temps il y a un risque terroriste élevé est-ce que vous pouvez expliquer ce que ça veut dire ?
Je vais réexpliquer ce que ça veut dire je vais réexpliquer ce que ça veut dire la ministre des Sports puisque c'est la ministre des Sports qui a juste le titre a dit il n'y a pas de menace caractérisée c'est-à-dire que que ce soit les services de renseignement dont une grande partie sont placés sous l'autorité du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin et le ministre de l'Intérieur lui-même l'a dit nous n'avons pas de menace caractérisée contre les Jeux voilà nous n'avons pas de menace connue qui cible les Jeux Olympiques une menace caractérisée ça veut dire que vous avez commencé à détecter un groupe qui veut s'en prendre aux Jeux Olympiques ça n'est pas le cas et ce n'est absolument pas contradictoire avec le fait de dire qu'évidemment qu'on est dans un contexte de menaces terroristes élevées vous avez Al-Qaeda et Daesh vous pouvez toujours avoir deux, trois individus qui décident de passer à l'action et donc c'est pour ça que la menace terroriste s'est élevée mais nous n'avons pas connaissance de groupe qui serait déterminé à s'en prendre au territoire national et à la France c'est ça ce que ça veut dire et c'est tout sauf contradictoire question d'Olivier Beaumont
oui alors effectivement quand la fête va commencer on va avoir un dispositif de sécurité et de contrôle exceptionnel considérable il va y avoir des périmètres des QR codes pour pouvoir accéder dans les fameuses zones des criblages aussi on nous présente ça comme une fête formidable et effectivement c'est exceptionnel mais est-ce que vous entendez aussi ce que se disent les parisiens sur cet aspect de la capitale de Paris qui va d'être invivable pendant 15 jours 3 semaines même au moment des Jeux Olympiques
alors d'abord on fait tout pour que ce soit pas le cas on fait tout pour que ce soit pas le cas les dispositifs que vous venez de citer c'est-à-dire les zones où la circulation sera restreinte mais possible mais possible parce qu'on a tenu compte de ce qu'était la réalité de la vie économique j'étais encore jeudi matin aux mines de Rungis avec l'ensemble des producteurs qui livrent tous les jours dans Paris pour leur expliquer ces règles donc les zones dont vous parlez ce sont des zones extrêmement limitées ce sont les zones autour des sites olympiques le fameux QR code pour circuler autour d'un site olympique on parle de circulation automobile
le jour de la cérémonie d'ouverture c'est quasiment Paris-Villement j'y viens
je parle des sites olympiques sur les sites olympiques on fait tout pour que les choses se passent bien je voudrais quand même rappeler accessoirement que moi je ne suis pas l'organisateur des jeux moi mon job c'est de les sécuriser et c'est le job du ministre de l'Intérieur et donc on a défini des zones qui sont des périmètres où on restreint la circulation pourquoi ?
parce que vous avez des spectateurs qui se rendent sur des sites olympiques et donc on n'a pas envie qu'ils se fassent renverser par des véhicules donc on limite la circulation automobile c'est ça l'objet et effectivement on a prévu une nombreuse dérogation parce que la vie économique doit continuer parce qu'il y a des riverains parce qu'on fait de la dentelle en fait on essaie de s'adapter à toutes les situations économiques situations professionnelles personnelles et on a effectivement prévu des QR codes donc vous redîtes à Paris après il y a la cérémonie d'ouverture après il y a la cérémonie d'ouverture la cérémonie d'ouverture c'est autre chose je vous rejoins c'est autre chose parce que pour la cérémonie d'ouverture qui se déroulera le 26 juillet les 8 jours qui précèdent les 8 jours qui précèdent on a prévu un dispositif antiterroriste qui est assez massif et qui va faire que toute personne véhicule dans cette zone fera l'objet d'un contrôle très poussé très poussé et d'enquête administrative effectivement la contrainte va être très forte pour la cérémonie d'ouverture mais qui nous avons la chance d'avoir toutes les grandes délégations qui vont faire monter leurs athlètes sur les bateaux les israéliens les américains toutes les délégations y vont parce qu'elles font confiance au service français grâce au dispositif évidemment que nous mettons en place et ce dispositif ce périmètre de protection en fait partie Question d'Amandine
Oui il y a un gros point noir encore c'est le manque de vigiles c'est-à-dire qu'il n'y a pas pour l'instant assez de personnes qui postulent et donc il y a un défaut de recrutement qui pourrait pallier si jamais vous n'arrivez pas à recruter suffisamment est-ce que c'est les policiers qui seraient encore davantage sollicités voire les militaires peut-être qui viendraient
d'abord on a bon espoir que le COJO arrive à recruter l'ensemble de ses agents de sécurité privée c'est mal barré pour la plupart des sites c'est le cas il y a encore quelques inconnus sur certains sites et donc juridiquement le COJO a d'autres possibilités notamment des négociations de cas agréés voilà cette discussion se poursuit après au cas par cas au cas par cas ça c'est toujours les protocoles d'accord entre l'organisateur et l'état au cas par cas quand il y a une défaillance les forces de l'ordre ils pallient ponctuellement mais ça n'est toujours ça n'est jamais que ponctuel juste pour être précise
sur cette pénurie de vigiles
est-ce que ça vous inquiète ? Non ça ne m'inquiète pas pour l'instant non ça ne m'inquiète pas pour l'instant nous nous avons un gros dispositif policier on aura des pics à 45 000 policiers et gendarmes sans compter les militaires du dispositif Sentinelle qui sur la plaque parisienne seront au moins 10 000 donc on aura un gros dispositif maintenant ces défaillances là il faut aussi que vos téléspectateurs comprennent que ce dont on parle c'est quoi ?
Vous croyez qu'au stade de France ou dans certains stades ça n'arrive pas qu'il y ait des défaillances d'une entreprise de sécurité privée voire que nous-mêmes nous considérions par exemple sur des palpations que ça va pas assez vite que c'est pas suffisable on prend le relais ponctuellement ponctuellement mais pour l'instant la question ne se pose pas et si ça devait être le cas ayez bien en tête que c'est ce que nous faisons systématiquement au stade de France ça nous arrive parfois de dire sur telle porte on prend les palpations parce que ce qui est fait ne nous convient pas ou parce qu'on veut assurer le plus haut niveau de sécurité Sur ces forces de l'ordre mobilisé question d'Olivier
Et oui monsieur Nunez le gouvernement s'est engagé auprès des policiers d'Ile-de-France mobilisés pendant la période des Jeux olympiques de leur accorder une prime exceptionnelle de 1900 euros mais d'après le syndicat Unité aujourd'hui le compte n'y est pas puisque le gouvernement peine à tenir cette promesse on nous dit que Bercy freine que Matignon joue la montre en tout cas au moment où on se parle cette promesse de prime n'est pas validée est-ce que il va bel et bien y avoir une prime pour les policiers cet été qui vont être mobilisés
pendant toute cette période Écoutez moi je ne suis pas dans le secret des discussions budgétaires je me garderai bien de tous commentaires ce sont mes agences mais je ne vais pas me dérober à la question je ne suis pas dans le secret des discussions budgétaires je ne sais pas pour moi si ces choses étaient acquises ce que je peux vous dire c'est qu'on va avoir des policiers des gendarmes qui pendant trois mois ne partent quasiment pas en congé qui vont être fortement mobilisés qui ils le savent parce qu'on a l'habitude moi je suis leur patron je sais comment on gère les choses on est beaucoup dans des gestions on est beaucoup dans des gestions en conduite donc on a nos planifications qui sont bien établies telle unité de gendarmerie ira à tel endroit telle compagnie de CRS à tel endroit mais dans la vraie vie ça change tous les jours on nous apprend qu'il y a telle visite d'un chef d'état finalement qui arrive que tel comité national olympique dans Paris a fait l'objet d'une menace donc on se déploie donc on va beaucoup les solliciter sur des amplitudes calendaires extrêmement importantes et le missionnel ça va être une forte sollicitation
et donc vous n'avez pas de raison de penser que cette prime ne soit pas versée à vos agents
c'est exactement ce que je voulais dire je n'ai pas de raison de penser que ce ne soit pas le cas il y a une mobilisation qui est quand même exceptionnelle exceptionnelle mais qu'à ce stade
ce ne soit toujours pas validé ça ne vous interpelle pas ça ne vous inquiète pas
je ne ferai pas de commentaire là-dessus je ne suis pas dans le secret des discussions
ça inquiète vos agents en tout cas
ils se posent la question il y a une forme d'impatience chez les agents et d'inquiétude oui évidemment
deux questions encore avant de vous transmettre une question de téléspectatrice la première sur le criblage qui est prévu pour s'assurer que ceux qui participent à l'organisation des Jeux Olympiques ne posent pas de problème dans leur profil Gérald Darmanin avait annoncé il y a une quinzaine de jours que 161 fichiers S avaient été écartés qu'est-ce que vous pouvez nous dire de ce criblage qui continue est-ce que vous avez débusqué d'autres profils problématiques ?
alors ça c'est les chiffres nationaux nous pour ce qui est de notre pour ce qui est de notre ressort les criblages sont faits par un service national et les préfets sont informés des enquêtes positives je veux rappeler quand même pour vos téléspectateurs que c'est ce qu'on appelle les enquêtes administratives ça a été prévu par la loi SGO et ça concerne toutes les personnes qui vont rentrer sur un site olympique qui a été défini dans le cadre d'un décret pour chaque site on a un décret enfin un décret peut plaire voir plusieurs sites mais il y a un texte réglementaire qui dit que tel et tel site fait partie de la catégorie de ce qu'on appelle les grands événements et nous avons des enquêtes administratives systématiques il n'y a que les spectateurs qui y échappent que les spectateurs qui échappent aux enquêtes administratives et elles sont faites donc pour tout le monde pour tout le monde voilà et le périmètre de protection de la cérémonie d'ouverture fera partie des grands événements et donnera lieu pour tout le monde à enquêtes administratives
deux petites questions un peu plus légères sur la cérémonie d'ouverture la première le président a confirmé qu'il se baignerait dans la Seine
est-ce que vous aussi ? moi je sais que le président l'a dit moi je l'ai dit à madame la maire de Paris avec le préfet de région d'ailleurs je ne sais pas s'il nous écoute je l'embarque aussi dans cette affaire mais je crois que lui-même avait dit que nous baignerions vous allez vous baigner
dans la Seine
oui oui bien sûr franchement vous trouvez que ça donne envie à cette époque-là ça donnera envie en ce moment non mais vous savez qu'on prépare quand même il y a des plantes baignades dans la Seine ça fera partie de l'héritage quand même oui d'accord donc moi j'ai prévu
donc vous allez vous baigner oui j'ai prévu on vous repassera l'archive si jamais vous n'y allez pas autre question rapide sur la présence d'Aya Nakamura la chanteuse à la cérémonie d'ouverture ou de clôture en tout cas qui participera aux festivités est-ce que vous aimez bien Aya Nakamura ?
alors je ne connais pas mais
vous connaissez par exemple une de ses principales chansons
c'est une des artistes francophones qui est quand même les plus connues dans le monde voilà c'est tout ce que j'ai à dire et moi personnellement vous n'avez pas eu la curiosité vous n'avez pas de chanson préférée ? non pardon vous savez Benjamin Diobel vous parlez à un monsieur qui a 60 ans maintenant et qui n'est pas forcément en prise avec ce qu'écoute les jeunes ce qui est un peu normal mais je connais cet artiste et je trouve et j'ai évidemment été très choqué par les campagnes par les attaques qui ont été faites par les attaques dont elle a fait l'objet et j'ai évidemment été très choqué voilà c'est pas ça la France et c'est pas ça notre République
une question d'une téléspectatrice Maéva qui vous pose la question suivante Gérald Darmanin le ministre de l'Intérieur a dit après les Jeux Olympiques un cycle au ministère de l'Intérieur sera atteint ce qui a été interprété comme la possibilité qu'il quitte sa fonction pourriez-vous revenir au ministère pour prendre sa suite rappelons que vous avez été le ministre délégué l'adjoint en quelque sorte de Christophe Castaner quand il était ministre de l'Intérieur
alors j'étais secrétaire d'État de Christophe Castaner moi je suis préfet de police vous savez nous nos échéances sont très courtes la vie des hauts fonctionnaires est faite de toujours très courte dans le sens non pas on peut parfois durer longtemps moi j'ai fait beaucoup de postes dans la sécurité donc je considère que j'ai duré un peu longtemps
mais est-ce que ça vous tente ? est-ce que ça vous tente ? est-ce que vous proposez d'être ministre de l'Intérieur ?
franchement ce sont des questions que je ne me pose pas moi je suis très content du ministre de l'Intérieur actuel avec Gérald Darmanin on a une relation professionnelle et amicale on travaille en toute confiance moi je suis très content de travailler avec Gérald Darmanin j'espère que ça va durer le plus longtemps possible le plus longtemps possible et en tout cas
vous faites déjà un peu de langue de bois comme un vrai politique donc ça veut dire que quand vous serez ministre de l'Intérieur c'est comme quand on dit à Gabriel Attal quand on l'interroge sur ses ambitions politiques en 2027 il dit moi j'y pense jamais
pas du tout moi j'espère travailler avec Gérald Darmanin et comme préfet de police et Gérald Darmanin comme ministre de l'Intérieur le plus longtemps possible parce que c'est un homme de conviction qui est très apprécié dans la troupe des policiers et des gendarmes et des préfets évidemment et à commencer par moi le premier
Laurent Nuñez