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Podcast / conversationFonction Publique Mon Amour· 22 janvier 2026 13 minComplaisantPortrait personnelTravail & emploi

Ce que vous tolérez vous gouverne avec Sébastien Martin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 100 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:56?Fait
    « C'est fondamental de réussir à garder une capacité de décision. »
  • 2:24?Fait
    « Si je vais trop vite, je vais tuer l'organisation, je vais l'épuiser. »
  • 3:08?Fait
    « La bienveillance oblige à l'exigence. »
  • 3:52?Fait
    « Tout ce que tu tolères devient le standard de demain. »
  • 8:16?Fait
    « Tout ce que tu tolères devient le standard de demain. »
  • 10:27?Fait
    « Faut pas avoir peur de discuter avec les gens. »
  • 11:10?Fait
    « On n surtout pas dans le ressenti, hein. Je donne l'impact. »
  • 11:54?Promesse
    « À partir de maintenant, je vous demande d'être à l'heure. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Non speech

[musique] [musique]

0:11
Locuteur

Bienvenue dans Fonction publique mon amour, le podcast qui change le regard créer du lien et nourri en débat serein. Plus de contenu sur www.fonctionpubblicamour.fr. FR quand tu dis quand tu as dit aller jouer au golf, je trouve que c'est ça illustre vraiment bien parce que là je suis sûre qu'il y a des tas de gens qui nous écoutent qui vont dire et voilà ils font rien. On a toujours su que c'est des gens qui Alors, tu j'aimerais te lancer là-dessus, mais prendre ce temps enfin en fait, j'aimerais te qu'on discute de cette capacité de décision si tu veux bien parce que ça c'est quelque chose que que je que je vis que je enfin en tout cas que de ma posture de dirigeante aujourd'hui je je vis.

C'est fondamental de réussir à garder une capacité de décision. Et c'est vrai que quand on est plongé dans ce quotidien, on la perd ou en tout cas, elle est plus aussi euh Moi, il m'arrive régulièrement de dire à mes équipes, faut pas me demander de prendre une décision aujourd'hui. Je suis pas c'est pas le bonjour. Je suis pas soit émotionnellement disponible pour ça, trop d'urgence à gérer. Donc là, c'est pas le moment. C'est pas aujourd'hui que je vais réussir à faire du jus de crâne comme je dis euh pour les sujets qui sont fondamentaux qui nous permettront de nous placer, de nous situer, de nous projeter dans 5 à 10 ans.

Mais je pense que les gens passent pensent qu'ils font rien les dirigeants. [rires] Oui. Mais quand tu dis ça à ton équipe, ton message c'est un message de vérité. Oui, tu es humaine. Oui, tu es juste humaine et je pense que tes équipes le prennent bien. Ah oui, ce message. Donc, on revient à cette notion de faut il faut parler vrai. Il y a des moments on n'est pas apte à prendre une décision, à définir une orientation ou quoi que ce soit. Et oui, notre rôle de dirigeant n'est pas d'être dans le quotidien. C'est c'est ça qui est compliqué à comprendre, c'est que notre rôle c'est pas notre quotidien parce qu'on est des gens merveilleux, formidables sur le terrain.

On n'est pas là pour se substituer eux. Donc notre rôle, il est différent. Il est d'aller trouver les moyens d'orienter l'organisation vers le bon endroit, au bon tempo, au bon rythme. Parce que c'est pas que l'endroit, c'est aussi le rythme. Pourquoi ? Parce que si je vais trop vite, je vais tuer l'organisation, je vais l'épuiser. Oui. Et c'est là où on voit apparaître des burnout et cetera et toutes les souffrances qu'on peut voir dans certains trucs. Inversement, si je vais trop lentement, ben en fait je ne fais plus confiance aux équipes. C'estàdire, on ne va pas, j'ai fait il y a pas longtemps un poste qui est qui est de dire si vous aimez vos équipes, faut en tirer le meilleur.

Donc faut pas être gentil. On n'est pas là pour être gentil. Il faut être bienveillant mais il faut pas être gentil. C'est toute la différence hein. C'estàdire la gentillesse peut emmener la complaisance. La bienveillance oblige à l'exigence. Ouais. Si si je veux faire grandir quelqu'un, bah bien sûr que je vais lui demander plus que ce qu'il réalise maintenant. Mais parce que je sais que la personne peut faire plus. Hmm si je sais qu'une personne peut faire plus mieux elle en terme de de attention hein je parle en terme de de capacité hein de compétences et cetera, si je lui demande pas ça mais en fait je la respecte pas. C'està dire j'accepte qu'elle puisse être médiocre. Waouh !

C'est dur pour la personne. Ça veut dire que soit je me suis pas rendu compte qu'elle était douée et c'est vraiment dommage. Soit je sais qu'elle est douée mais j'en ai rien à faire. Dans les deux cas, le message il est pas bon. C'est fondamental là ce que tu es en train de toucher du doigt. Enfin ce que tu es en train de nous partager. On en a déjà parce qu'on a on a eu l'occasion d'échanger par ailleurs que ce soit sur d'autres sujets. Mais j'ai envie de te reposer là la question si tu veux bien. Quelle différence on peut faire entre Non, je vais plutôt te poser la question comme ça. Est-ce qu'on doit se faire aimer en tant que manager ou en tant que dirigeant ? Non, en fait pas du tout.

C'est ce que je disais hein. Tu veux être aimé vend des glaces. vend des glaces. Là, tu verras les sourires des enfants, les sourires des parents. Un peu moins avec le prix des glaces. Mais mais si au principe vend des glaces, on n'est pas là pour être aimé. Parce que si on est là pour être aimé, en fait, on va avoir un biais de de positionnement qui va pas être le bon. Quand on veut être aimé, on devient gentil, on devient complaisant. Oh, mais j'ai besoin d'être aimé. Il m'aime pas. Mais bien sûr qu'il t'aime pas. C'est pas ton rôle. C'est pas ton rôle. Bien sûr qu'il t'aime pas.

Par contre, tu veux être respecté, tu veux être reconnu pour ce que tu es et ce que tu fais, bah il faut accepter que sur un moment, sur certaines périodes, tu ne sois pas aimé. Et c'est pas grave. C'est juste pas grave. Et c'est pour ça qu'on parle de solitude du dirigeant, hein. La solitude du dirigeant dont on parle souvent, OK, c'est qu'effectivement, on n'est pas aimé. Bien sûr qu'on n'est pas pote avec tout le monde. Bien sûr que on va pas euh euh ce soit pas à côté de nous à table, à côté de nous. Alors, ça empêche pas, hein. Ça empêche pas. D'accord. On peut s'entendre très très bien mais on est on n'est pas là pour devenir copain.

Ça veut pas dire qu'on deviendra pas mais ça veut dire que mais même un vrai ami, on va revenir sur un autre domaine mais qui est proche. Un vrai ami, c'est celui qui dit la vérité, qui dit qui est sincère qui cherche tu as des vrais amis, ils vont te pousser à faire mieux. Est-ce que eux ils savent que tu peux faire mieux ? Donc ils vont pas être sympa avec toi. Moi, un ami qui fait que de me dire je suis le plus beau, le plus intelligent, le plus fort et cetera ben je me pose la question du terme vrai ami que j'ai utilisé. Ça veut pas dire que c'est pas une connaissance que j'apprécie, mais quelqu'un qui nous quelque part ne veut que nous faire plaisir et ben il me fait pas grandir. Ouais.

Non, c'est sûr. Et me fait pas grandir. Quand tu as des enfants, quand tu as des enfants, tu cherches à ce qu'ils aillent plus loin. Alors, de temps en temps, tu veux leur faire plaisir bien entendu. Mais ouais, il y a des moments, c'est difficile parce que le sport c'est compliqué, parce que les études c'est compliqué, parce que bah les relations avec les copains, copines sont compliquées et cetera. Sauf que si tu les pousses pas en avant, ben en fait, tu les tires vers le bas. Moi, je crois que notre rôle c'est de tirer vers le haut les gens. Et quand j'accompagne des dirigeants, quand j'accompagne des organisations, ça secoue.

La première chose que je vérifie, c'est est-ce que l'organisation et en particulier le dirigeant et le comité de direction est apte à entendre cela. Comment tu fais ça ? Ah ben en fait, tu vas tu vas les les tu discutes un peu avec eux. Donc moi en fait, j'ai toute une période de de de discussion avec eux avant même de commencer. Je dis, moi je vous fais pas d'offre tant que je n'ai pas discuté avec vous et avec les certaines parties prenantes et je vais pousser sur certains points mais comme je le ferai dans la réalité, tu vois, une fois qu'on qu'on commence ce travail.

Mais la personne te dit quelque chose, tu vois, typiquement c'est euh j'ai eu le cas que ça, tu vois, quelqu'un qui me dit "Bah oui, mais dans mon équipe, j'ai quelqu'un qui est pas performant depuis des années. H et donc la personne, elle est mauvaise, elle est nulle et cetera." Bah le meilleur moyen de vérifier c'est "Ben non, je suis désolé mais c'est pas la personne qui est nulle, c'est toi." Alors là, habituellement, tu as un petit choc. Ah oui, [rires] tu as un petit choc. Et je dis mais c'est toi, c'est toi qui tolère depuis des années que la personne ne soit pas au bon niveau ben c'est normal qu'elle continue. Ça veut dire en fait tout ce que tu tolères devient le standard de demain.

Je répète parce que ça c'est vraiment super important. Tout ce que tu tolères devient le standard de demain. Ce qui veut dire que si tu envoies le message que tu tolères la médiocrité, ben bien sûr que tout le monde va s'accepter ça ou sauf ceux qui font ça pour eux qui ont d'autres motivations et cetera, mais sinon globalement tuenvoie un message à l'organisation que c'est normal. J'ai je vais prendre un autre exemple, c'est tu acceptes que les gens soient tout le temps en retard à une réunion 10 15 minutes. Bah la première fois, la deuxième fois, la troisième fois, on va considérer que c'est une exception, c'est une tolérance.

Mais si ça devient dans la durée, en fait tout le monde va arriver 10 15 minutes en retard puisque tout le monde, on sait que les autres vont arriver 10 15 minutes en retard. Donc j'ai pas perdre de temps. Donc j'ai transformé une tolérance en normalité. il devient tolérable, normal d'être en retard. Alors ça ne veut pas dire qu'il faut pas gérer les exceptions. Il faut pas non plus devenir stalinien hein. Attention mais attention à ce qu'on tolère. Là je la question qui me vient c'est comment comment on je vais pas utiliser le bon terme he mais c'est celui qui me vient. Comment on marque son territoire ? Enfin comment on montre qu'on ne tolère plus.

Je pense à à à des cas par exemple le l'arrivé en retard en réunion, j'imagine qu'on peut envoyer un premier mail en disant merci d'être à l'heure euh on peut afficher, je dis pas que c'est les bonnes solutions que je donne, on peut afficher quelqu'un qui arrive en retard. Enfin, il y aura toujours une forme de résistance de certaines personnes/ashéquipe. Euh et euh enfin, moi si j'étais dans ce cas-là, j'ai pas non plus envie de perdre du temps et de l'énergie à dire aux gens "N'oubliez pas d'être à l'heure, il faut être à l'heure, attaque 10 minutes de retard." Comment vous faites ? C'est très simple. C'est très très simple. Première chose, tu'envoie jamais de mail.

C'est faut le dire ça, faut le dire. Ben, on est dans l'humain, le management, leadership, c'est de l'humain. Faut pas avoir peur de discuter avec les gens. Donc ben on parle gens. Donc soit on a une personne particulière et là on commence par du feedback. C'est du feedback de recadrage. Tu as été en retard ce matin. En fait, ça le plus tôt possible par rapport à l'événement hein. Plus vous êtes loin, moins sa puissance. D'accord ? à la réunion de ce matin, tu as été en retard de 15 minutes. Voilà l'impact que cela a eu. Ça nous a tous mis en retard. On n pas pu finir l'agenda et cetera. Ce n'est pas acceptable. Je te demande maintenant d'être à l'heure à partir de maintenant.

Donc j'ai donné à la fois le contexte, c'est pas génial. Je dis pas tu es en retard, c'est tu as été en retard à la réunion de ce matin de 10 minutes, de 15 minutes. Donc c'est c'est pas discutable, c'est factuel. On n surtout pas dans le ressenti, hein. Je donne l'impact. Voilà l'impact. Je donne du sens et voilà ce que je te demande de faire à partir de maintenant. OK ? Ça c'est le premier truc. Si si tout le monde qui est en retard, ben on commence la réunion en disant "Bah écoutez, on est prévu une réunion à 9h, il est 9h1, on a enfin la dernière personne qui arrive." Voilà ce que ça a comme impact. À partir de maintenant, je vous demande d'être à l'heure.

Alors, ça veut dire aussi que nous on est à l'heure, hein. Oui. Bah oui. Attention, hein. Et puis après, il y a un autre truc très simple, c'est ce que j'appelle la fermeture de porte. Il est 9h, tu commences la réunion, il y a que deux personnes et ben tu commences avec deux personnes. Les personnes qui arrivent, soit tu les laisses rentrer et elles prennent comme c'est. OK. au moment où c'est et tant pis pour elle. Soit tu fermes la porte siant la réunion est commencé, tu l'as raté. C'est dommage. Pas mal. Pas méchant hein. Pas méchant. Je peux te garantir pour l'avoir fait dans un certain nombre d'organisation qu'au bout de deux réunions, les gens sont à l'heure. Oui.

Oui, je veux bien le croire. Au bout de deux réunions et à aucun moment je n'ai levé la voix. à aucun moment je me suis énervé. À aucun moment je n'ai fait de reproche. C'est de dire c'est une question de respect d'être à l'heure. Si on dit à 9h, c'est que d'autres personnes peut-être qu'à 10h, elles ont besoin d'être libérées. On est à l'heure. OK. Merci d'avoir écouté Fonction publique, mon amour. Pour soutenir le podcast, parles-en autour de toi et retrouve tous les contenus et bien plus encore sur www.fonctionpubblicque monamour.fr.