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interviewC à vous (sur YouTube)· 12 mai 2026 13 min

Marine Barnérias : réaliser ses rêves pour combattre sa maladie

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

de la part de Boris. - F.Lopez: J'avais lu tous les livres de Boris sauf celui-là. - A.-E.Lemoine: Vous restez avec nous.

Tout de suite, le Bonus de Lorrain. - L.Sénéchal: Fernande, 102 ans, que sa petite-fille adore filmer. - Je veux pas que tu m'abandonnes. - Je t'abandonnerai jamais. - Dès que je te vois pas, tu me manques.

Quand tu vas à l'épicerie ou n'importe, allez...

Il me tarde que tu rentres. - L.Sénéchal: Elle est adorable.

Mel et Fernande sont des superstars sur les réseaux sociaux. Elles ont 700 000 abonnés sur Instagram. Fernande est incroyable.

Elle sait tout faire. Elle écoute de la musique de jeunes et danse à côté de sa petite-fille dans la voiture. Elle est très dynamique.

J'ai trouvé encore mieux. Elle s'appelle Supercar Mamie. Une grand-mère qui adore les grosses cylindrées. - ON VA TOUT ARRACHER! ... - P.Cohen: C'est des vraies? - L.Sénéchal: C'est pas de l'IA.

Il y a le programme des Pipelettes sur les réseaux sociaux. Des femmes fières et libres qui n'ont pas leur langue dans la poche. Il faut les entendre dire si elles aimeraient draguer telle ou telle personnalité.

Ca s'appelle "Go ou pas go". ...

Rires. - L.Sénéchal: Les papys n'ont pas de limite non plus.

F.Lopez, vous avez mis votre casquette de producteur pour leur rendre hommage. M.Barnérias, celle de présentatrice.

C'est comme ça qu'est né "J'irai au bout de tes rêves". - C'est Jean-Paul. Il a 80 ans.

Il a un coeur immense et passe son temps à faire du bien autour de lui. Il a travaillé toute sa vie et aujourd'hui, sa petite-fille a envie de lui dire merci. Avec elle, nous avons travaillé en secret depuis des semaines.

Nous avons imaginé une aventure sur mesure pour réaliser les rêves de Jean-Paul. Bienvenue dans "J'irai au bout de tes rêves". - L.Sénéchal: Ca démarre ce dimanche après-midi sur France 2 avec Maëlle pour ce premier épisode qui aide son grand-père à réaliser ses rêves au pas de course, ou plutôt au trot. - Voilà ta tenue.

Maintenant, on rentre dans la peau d'un driver professionnel. Est-ce que tu penses que les couleurs sont pas mal? - C'est nickel. - Il faut y aller.

On nous attend. - Ah bon? - Oui, on nous attend!

Gilet de protection! C'est parti! - T'es trop mignon. - Ca restera tout le temps dans ma mémoire, cette histoire. - L.Sénéchal: C'est émouvant.

Ca parle du lien entre générations et ça déménage, puisque les grands-parents sont capables de prouesses. Jean-Paul, 80 ans, va littéralement décoller. - Ton rêve était d'être pilote d'avion.

Aujourd'hui, tu vas être pilote d'avion. Aujourd'hui, tu vas pouvoir monter avec un vrai pilote et il va t'apprendre comment manier les commandes d'un avion. On sera avec toi pour le faire. - Non! - OH! - A.-E.Lemoine: Bonsoir, Marine.

Ravie de vous accueillir et de parler de cette émission qui va donner envie à tous les petits-enfants de demander à leurs grands-parents la liste de leurs envies. - M.Barnérias: Quand je voyais toutes ces images que vous avez envoyées, de toutes ces grands-mères, de toutes ces dames...

On peut avoir tendance à mettre des étiquettes sur ces personnes, mais elles ont tellement de choses à nous transmettre. Quand on pense qu'il y a 25 % de jeunes qui ont des troubles dépressifs, on se dit qu'il est peut-être un peu urgent de réunir ces 2 univers et de se reconnecter à nos aînés, ça peut remettre du sens. C'est pas une émission qui est dans la transmission.

C'est que dans un sens. - A.-E.Lemoine: C'est un partage. - M.Barnérias: Un échange.

On grandit aux côtés de nos aînés et ils rajeunissent à nos côtés. - F.Lopez: On s'est rencontrés devant les caméras de France Télévisions dans une émission qui s'appelait "Mille et une vies". - A.-E.Lemoine: On en parle dans un instant. - F.Lopez: On s'est pas quittés.

Elle avait envie de faire de la télévision. Je lui ai demandé ce qui lui tenait le plus à coeur. C'était ça.

Elle a une relation très forte avec sa grand-mère. Je crois beaucoup à l'idée de la sincérité à la télévision. C'est pour ça que j'ai cru à ce projet. - A.-E.Lemoine: A l'origine de ce projet, il y a Roselyne, votre grand-mère.

Elle a été votre premier cobaye. ... - A.-E.Lemoine: La plongée s'est bien passée? - M.Barnérias: Oui.

Les rêves sont aussi accessibles...

Elle vit sur la Côte de Granit rose et n'avait jamais mis la tête sous l'eau. Les rêves sont à nos portes. Chaque petit pas est important.

Cette émission nous rappelle que nos rêves sont accessibles. Si on s'empêche de rêver, c'est comme si on se rapprochait un peu plus de la mort. On a besoin de rêver en étant à la fois jeune...

On n'a pas besoin d'attendre de réaliser ses rêves. Ca me rappelle tous les jours qu'il faut que je réalise les miens et que je continue d'y croire. - P.Cohen: Votre parcours, la résilience dont parlait Frédéric, parcours particulier...

A 21 ans, vous êtes diagnostiquée d'une sclérose en plaques. Vous avez filmé votre vie après le diagnostic. Vous avez appelé ce film "Rosy". - M.Barnérias: En 2015, ma vue commence à diminuer.

Je rentre dans une phase de déni. Je n'ai pas la maladie où il y a le plus d'handicap en France. C'est pas possible!

Je peux perdre l'usage d'un bras, d'une jambe ou bien la vue. C'était fou. - P.Cohen: "Rosy" c'est le nom que vous avez donné à votre maladie.

C'est une drôle d'idée de donner un nom à quelque chose qui vous pourrit la vie. Pourquoi ça? - M.Barnérias: Je trouve ça plus joli.

Mettre du beau dans quelque chose qu'on trouve laid, ça nous permet de mieux vivre avec. Au quotidien, on peut avoir un aléa. On sait jamais ce qui peut se passer.

On peut pas contrôler les choses. Quand cette sclérose en plaques est arrivée, ça m'a sclérosée de l'intérieur. Il y avait cette fameuse étiquette.

On n'ose pas l'enlever pour se la réapproprier ou se réinventer en quelque sorte. "Sclérose en plaques", j'avais pas envie de vivre avec ça. Je me suis rendu compte qu'il y avait quelque chose de joli derrière l'angoisse, la peur ou la paranoïa.

Il y avait "rose" dans "sclérose". Je me suis dit que c'était cool de cohabiter avec "Rosy". Je pense à toutes les personnes qui ont une pathologie et qui sont dans leur chemin.

La cohabitation prend peut-être toute une vie. J'insiste sur le fait que ça a été un cheminement intérieur qui continue. Je suis loin d'être guérie.

On cohabite. - P.Cohen: On va voir le voyage dont vous parlez.

Un grand voyage en Nouvelle-Zélande, en Birmanie et en Mongolie. - M.Barnérias: Je suis pas du toute une aventurière, mais j'avais un objectif: ressentir. ... ... - M.Barnérias: C'est pour toi, Rosy! - P.Cohen: La thérapie par le voyage, ça vous parle, Frédéric? - F.Lopez: Forcément.

Elle dit qu'elle n'était pas une aventurière. Moi-même, je suis jamais parti tout seul. J'ai trouvé ça incroyable.

Quand elle filme, elle se rend pas compte que ça va donner un film. C'est un producteur et Gaumont va laisser sortir ça. Tu te sens moins seule? - M.Barnérias: C'est une thérapie pour moi-même.

Je suis déjà avec quelqu'un avec qui j'avais pas envie de cohabiter. Je voulais faire face à toutes mes angoisses et toutes mes peurs. Je me demandais ce que j'étais en train de faire et pourquoi j'étais partie là-bas.

C'était un peu être en communion avec mes angoisses. Parfois, ça permet de les dépasser. - P.Lescure: Frédéric, vous êtes indissociable de "Rendez-vous en terre inconnue".

Vous avez emmené des célébrités au bout du monde. Des séquences sont restées cultes. - M.Robin: Ca va, là-haut?

Pas trop crevés? Rires. - YOUHOU! - L.Sénéchal: C'est une scène que vous aviez pas vue venir? - F.Lopez: On était chez les Himbas.

Ces femmes se sentaient méprisées par des femmes qui les méprisaient avant. Le fait de voir M.Robin se mettre torse nu et mettre de l'ocre comme elle le faisait, le fait que cette femme vienne de loin, ça les a renforcées dans leur dignité.

Elles disaient: "Si vous grattez et que vous enlevez l'ocre, je suis peut-être plus blanche que vous." - A.-E.Lemoine: "J'irai au bout de tes rêves", c'est dimanche à 15h15 sur France 2.

Frédéric vous réalisez aussi les rêves de certains enfants pour une association. - F.Lopez: Boris, vous parlez de cette idée que quand on vit des choses terribles, grâce à l'aide des autres, on peut surmonter ça.

Cette association me donne foi en l'humanité. C'est un groupe de retraités qui s'est retrouvé devant une décharge avec des enfants. Ils se sont demandés comment les aider.

Ils ont posé une seule question: "De quoi vous avez le plus besoin?" La première fois, c'était "on voudrait manger". Ensuite, ils ont dit: "On voudrait changer nos vêtements." Et puis après: "On voudrait se laver et aller à l'école comme les autres." Ils sont arrivés avec un instituteur.

Ils ont sauvé plus de 15 000 enfants et leurs familles. On est dans un monde un peu dépressif. C'est l'idée de 2 personnes, qui, avec l'aide de tous ceux qui peuvent compter sur eux, peuvent changer le monde.

Ces enfants étaient élevés par des gens polytraumatisés,

Marine Barnérias : réaliser ses rêves pour combattre sa maladie — Christian Jacob · Pourquijevote