Désignation du candidat de la droite, propos d'Éric Zemmour... Le "8h30 franceinfo" de Jean-François Copé
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François Copé, c'est fait, les militants des Républicains ont officiellement enterré ce week-end le principe d'une primaire qui devait permettre de sélectionner votre candidat à la place tout ce jour lors d'un congrès. De quoi vous avez eu peur ?
A moi personnellement de rien du tout. De quoi ont eu peur les militants ? Je ne suis pas du tout étonné que les militants aient choisi de faire ça entre militants. Si vous proposez ce type de vote, vous êtes à peu près sûr du résultat. Donc il était quasi certain que les militants LR, quand même très malheureux de l'effondrement progressif de la droite depuis le désastre de la présidentielle et ensuite des européennes, aient plutôt envie de se recroqueviller sur le noyau dur de l'électorat, c'est-à-dire les militants. Donc c'est bien un parti qui se recroqueville ? C'est un parti qui n'est plus ce qu'il était.
D'ailleurs vous l'avez vu, ces 40 000 personnes qui ont voté, moi quand j'ai quitté mes fonctions à la tête de l'UMP au lendemain de la grande vague bleue des municipales, historique d'ailleurs, nous avions entre 350 et 400 000 militants et sympathisants très engagés, très mobilisés dans toute la France avec des fédérations dynamiques. Tout ça aujourd'hui est quand même un peu un souvenir.
C'est tellement un parti qui se recroqueville que même vos partenaires historiques, l'UDI et les centristes ont été écartés du Congrès. Ce n'est pas un problème ça ?
Ils l'ont été à partir du moment où les militants ont choisi que seuls ne pourraient voter les militants. Ce n'est pas que c'est un problème, c'est que ça donne une toute autre configuration, une toute autre légitimité plus réduite à celui qui emportera le Congrès.
Le candidat qui va être désigné en décembre prochain, ce sera le candidat de la droite, simplement de la droite et pas de la droite et du centre.
Oui, c'est la raison pour laquelle on peut aussi avoir le risque de voir les centristes proposer leur propre candidat sans oublier l'hypothèque d'un Xavier Bertrand qui aujourd'hui n'a toujours pas dit s'il se plierait au Congrès ou pas.
Et à qui vous demandez aujourd'hui de rentrer dans le jeu de ce processus ?
Non, vous savez Marc Fouvel, moi je ne demande rien à personne. Je regarde avec quand même un peu d'inquiétude tout cela, parce que je pense qu'il est capital que la droite est un candidat unique et qu'il est surtout capital que ce candidat soit désigné au moment où les votes se commencent un petit peu à se cristalliser, les intentions de vote des Français, c'est-à-dire au mois de janvier. Jusqu'au mois de janvier, ça va. Mais il faudra qu'au mois de janvier, au vu des sondages, parce que c'est quand même toujours ça qu'on regarde, s'il y en a un ou une qui fait la différence, on se plie derrière ce ou cette candidate. Sinon on aura tous les risques.
Attendez, expliquez-nous, parce que le Congrès il est début décembre. Là vous nous dites qu'il faudra regarder les sondages en janvier, l'élection elle est en avril.
Non mais ça, que l'élection soit en avril et que la cristallisation soit en janvier, l'histoire des présidentielles montre qu'avant, chacun y va de son développement, de sa tentative de faire, avec des hauts et des bas, en ce moment c'est la période Zemmour, ça peut changer, etc. Janvier, c'est autre chose. A partir de là, les Français commencent à se mettre en situation d'être électeurs. C'est là qu'il faut véritablement cristalliser les choses. Imaginons que Xavier Bertrand ne soit pas candidat au Congrès. Eh bien, les hypothèques resteront pleines et entières. Si en revanche il y va, à ce moment-là, ce sera décembre et pas janvier. Mais ne nous y trompons pas.
Dans tous les cas de figure, le moment de cristallisation, c'est plutôt le début de l'année prochaine. Et d'ici là, ce sont les tours de chauve traditionnelles des différents candidats. Vous, vous êtes pour qui ? Non, aujourd'hui je n'ai pas fait mon choix. Je n'ai pas fait mon choix parce que je pense que le désordre ambiant ne me donne absolument pas envie de déterminer de façon définitive mon engagement avec tel ou tel. qu'on verra ce qu'il en est au fur et à mesure des projets et puis des événements.
Vous n'avez pas fait votre choix aussi parce que le casting ne vous fait pas rêver ?
Bon, c'est-à-dire, il ne me fait pas rêver. Moi, vous savez, j'ai arrêté de rêver depuis longtemps. Oui, c'est sympa ça. Oui, on a le droit de faire semblant. Je peux vous la faire à l'envers. Vous savez, moi, j'ai le privilège d'avoir eu un long parcours politique parce que pendant près de 15 ans, j'ai exercé des fonctions de ministre. J'étais notamment ministre du budget, j'ai été chef de parti, chef de la droite, chef de l'opposition, président de la majorité de l'Assemblée. J'ai vu et fait beaucoup de choses, connu aussi quelques épreuves. Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'avec le recul, je suis quand même obligé de vous dire que ce n'est plus tout à fait le même temps.
Nous étions dans une époque où, d'abord, nous partagions des engagements autour d'une certaine forme de professionnalisme parce que la politique, c'est un métier d'expérience, notamment autour de Jacques Chirac, qui faisait qu'on savait ce que ça voulait dire de prendre des décisions.
Dans tous les candidats en lice aujourd'hui dans votre famille au sens très large, j'ai inclus Xavier Bertrand et Valérie Pécresse qui n'en font plus partie, vous ne retrouvez pas des pointures comme vous avez pu en connaître du temps de Jacques Chirac ?
Enfin, moi, personnellement, je pense qu'effectivement, on n'est plus du tout dans la même dimension. Ce qui ne veut pas dire que les talents ne se révéleront pas à l'épreuve des faits.
Est-ce que des pointures, je ne sais pas si le mot est le mot,
vous en trouvez en dehors de votre parti ? Non, mais franchement, on ne va pas jouer à ce type de casting parce que je pense que ça n'intéresse pas forcément.
Je vais vous poser la question autrement. Est-ce que vous pourriez voter pour quelqu'un qui n'est pas de votre parti à l'élection présidentielle en disant Edouard Philippe, Emmanuel Macron, pourquoi pas ?
Il est évident pour moi que s'il doit y avoir une confrontation face à un candidat d'extrême droite ou d'extrême gauche, mon choix sera toujours pour celui qui rassemblera ceux qui sont contre les extrêmes. Je l'ai fait avec Emmanuel Macron sans aucune espèce d'hésitation. Donc, encore une fois...
Un second tour, pardon, Jean-François Copé, mais un second tour Macron-Zemmour, vous vous dites ?
Alors, de toute façon, je vais vous dire, ce cas de figure...
Non, mais la question a été posée à votre collègue Éric Chassi, et lui, il a fait son choix, c'est Zemmour.
Oui, on l'a tous entendu, mais ce n'est pas mon point de vue. On ne parle pas du deuxième tour avant d'avoir vécu le premier. Aujourd'hui, je fais l'hypothèse que toutes les conditions peuvent être réunies pour qu'un candidat de droite soit enfin au deuxième tour. Et de ce point de vue, d'ailleurs, la candidature d'Éric Zemmour peut être un renfort au sens où il va d'abord peser sur les voix de Marine Le Pen. Et ça fera forcément une vraie différence. Marine Le Pen qui est en train de s'affadir à vitesse grand V compte tenu des provocations de Zemmour et de la manière dont il se comporte. Alors, je sais que c'est la nouvelle mode, et puis il faut faire vivre le chaland.
Enfin, il ne faut pas quand même qu'on se raconte des histoires. Ce sont les phénomènes classiques des mois d'octobre de présidentielle. Je veux m'assurer que ce que fait Éric Zemmour aujourd'hui, ça va durer dans le temps. Parce que ce que je note, c'est que depuis qu'il a commencé sa pré-campagne, il est obligé chaque semaine d'en rajouter une nouvelle. dans l'excès. Alors, il a commencé par dire que sa première décision serait de supprimer, d'interdire tous les prénoms à consonance dite étrangère. Ça en dit long quand même.
Et deuxième promesse, enfin deuxième déclaration, hier à la radio, sans que ça fasse bouger qui que ce soit, il a osé dire que la France n'était pas responsable de la rafle du Veldiv, qui est une des tâches les plus sombres de l'histoire de la France. Donc, on est arrivé à un niveau de délire qui, dans l'indifférence intellectuelle générale, commence à peser lourdement quand même.
La différence... Oui, vous avez raison, c'est pas le bon mot. C'est dans l'absence d'indignation. C'est pas tout à fait l'indifférence, c'est l'absence d'indignation. C'est la banalisation. Jean-François Copé, la question a été posée hier au patron de votre parti. Christian Jacob, question simple. Éric Zemmour est-il raciste ? Réponse de Christian Jacob, non. Éric Zemmour est-il d'extrême droite ? Réponse du patron de votre parti, non.
Écoutez, c'est pas mon point de vue que je vous dise. Raciste, toujours, pas qu'il soit raciste. Je pense qu'il utilise les ressorts de l'extrême droite. Quand vous lisez, quand vous écoutez Éric Zemmour, vous retrouvez, si vous avez un peu de connaissance de tout cela, l'extrême droite de Charles Maurras, à travers l'idée de dire « c'était mieux avant », qui était une antienne de l'extrême droite du XIXe siècle, et deuxièmement, la théorie du grand remplacement. Alors aujourd'hui, c'est le grand remplacement par les musulmans, nous dit M. Zemmour, mais sous Charles Maurras, c'était les juifs et les italiens, de la même manière.
Donc il y a un moment, il faut qu'on réalise quand même que l'on entend, avec M. Zemmour, un discours d'extrême droite. Alors pourquoi est-ce qu'on ne le dit pas aussi clairement ? Pourquoi c'est si difficile à dire aujourd'hui ? Écoutez, ça fait quelques minutes que nous avons le plaisir d'être ensemble, je pense vous l'avoir dit avec beaucoup de clarté.
Voilà, c'est pas vous qui fixez la ligne des républicains, c'est plutôt le patron.
C'est pour ça que je vous pose la question. Non, mais Marc Vauvel, encore une fois, moi je ne suis pas là pour jouer les prompteurs avec mes collègues. Bon, chacun dit ce qu'il veut. Moi, je vous dis, et je crois avoir quelques légitimités aussi pour m'exprimer sur ces sujets, après tout, et je vous dis, oui, il défend les thématiques de l'extrême droite. Alors il le fait avec son style, mais c'est ça l'extrême droite française, elle a toujours existé. Donc on peut faire semblant, on peut jouer avec ça, on peut venir expliquer que, oh bah oui, peut-être qu'on pourrait faire des alliances. Ça fait 20 ans qu'on tient bon avec Le Pen.
Je voudrais bien savoir pourquoi est-ce que tout d'un coup on lâcherait avec Zemmour qui reprend exactement le même fil conducteur.
8h41, le fil info avec Mélanie Delonnet. On vous retrouve dans un instant, Jean-François Copé.
Impossible ce matin de dire qui va succéder à Angela Merkel au lendemain des élections législatives en Allemagne. Son parti, la CDU, fait son plus mauvais score. Devancé d'une courte tête, même pas 2% par le SPD. Conservateur et sociodémocrate vont tenter chacun de former une coalition pour gouverner les tractations début de ce matin. D'abord entre les Verts et les Libéraux, arrivés 3e et 4e du scrutin. Les règles pour les tests Covid vont bien changer le 15 octobre. Toujours gratuits pour les mineurs, remboursés pour les adultes vaccinés. En revanche, les non-vaccinés devront payer leurs tests, précise le Premier ministre dans les Echos, à moins d'avoir une ordonnance.
Un avertissement pénal probatoire, c'est ce qui va remplacer le rappel à la loi. Une sorte de sursis. En cas de nouvelle infraction dans l'année qui suit, « Le contrevenant sera jugé pour les deux délits », explique le garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti. Lance, nouveau dauphin du Paris Saint-Germain en Ligue 1 de football. Les sangs et or ont fait chuter Marseille. 3 buts à 2. France Info
Le 8.30 France Info, Salia Brachia, Marc Fauvel.
Toujours avec Jean-François Copé, maire Les Républicains de Meaux. Depuis des mois, les riverains se plaignaient sur décision du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin. 130 toxicomanes ont été déplacés vendredi par bus d'un parc du 18e arrondissement de Paris vers le nord de la capitale à la lisière de la Seine-Saint-Denis. Et là, ce sont les habitants de Pantin et d'Aubervilliers qui râlent avec l'arrivée de ces toxicomanes près de chez eux. Est-ce que vous les comprenez ?
Non seulement je les comprends, mais ça en dit long sur la mentalité des Parisiens. C'est extravagant de considérer que le problème, c'est de débarrasser un quartier de Paris de telle ou telle nuisance, et de considérer que ça n'est pas un problème de le transférer sur les villes d'à côté. Après, c'est une décision du ministre de l'Intérieur, c'est ce que j'ai dit. Non, attendez, je trouve que je suis maire de Meaux, donc de la grande banlieue parisienne. Je suis absolument indigné de voir la manière dont les Parisiens se comportent avec la banlieue d'Île-de-France. C'est inacceptable. Quand vous dites les Parisiens...
Les Parisiens en général, ceux qui les représentent...
Les dirigeants parisiens ! Mais les dirigeants parisiens ! Mais c'est tellement français comme ça ! Encore une fois, elle n'est pour rien dans cette décision. C'est les centres de commandement. Les centres de commandement de ce pays ont toujours été à Paris. On pleurniche toute la journée qu'on veut décentraliser, partager les responsabilités. Et quand un problème comme celui-là arrive, on ne prévient même pas les élus, puisque Karine Franklin a appris par la maire d'Aubervilliers, maire d'Aubervilliers, une des plus importantes villes de la grande banlieue parisienne, a appris par la presse cette décision. C'est là où on se dit, mais on perd le sens commun.
Cette absence de respect des élus est absolument indigne. Elle en dit long sur le décalage. Pardon de faire ce parallèle, mais quand je vois la campagne qui s'est déroulée en Allemagne, qui est fondée sur le partage des responsabilités, le rôle des lenders, l'écoute, le consensus, on ne fait rien tout seul, une certaine forme de tolérance, et que je vois la manière dont, pour faire un coup politique, pour sauver le journal de 20 heures, on va prendre une décision dans la journée, et ne me dites pas que Mme Hidalgo n'y est pour rien, elle n'y est pas pour rien. Parce qu'en vérité, tout ça est un petit jeu de rôle entre le maire de Paris, le ministre de l'Intérieur et le préfet de police.
Là, c'est absolument indigne.
Pour faire une petite parenthèse, la grande différence entre l'Allemagne et nous, c'est la proportionnelle, qui oblige à s'allier, à discuter, à voir ce qu'on a pu voir hier en Allemagne, qui semble impossible chez nous en France. Une heure après les premiers résultats, vous avez tous les leaders de tous les partis autour de la même table, à la télé, qui sont en train de discuter, en se parlant poliment, en ne se coupant jamais la parole, en ne disant pas j'ai gagné, tu as perdu, etc. Chose qu'on n'a jamais vue à ma connaissance ces dernières années en France. Vous dites pourquoi pas la proportionnelle intégrale, on y va, et on sera forcé de s'entendre.
Moi, je pense que ce n'est pas la proportionnelle qui a permis cela. La proportionnelle peut être un des éléments. C'est deux traditions. En réalité, ce qui est la ligne d'explication des différences entre la France et l'Allemagne, c'est qu'en Allemagne, la politique, c'est moins important qu'en France. En Allemagne, la force du débat, c'est autour des grands fondamentaux de l'économie, de la prospérité, du développement de l'Allemagne. Et donc, les enjeux ne sont pas du tout les mêmes. Les dirigeants politiques en Allemagne, depuis toujours, sont au service de la prospérité économique allemande. Là où, chez nous, il y a une part d'idéologie en France qui est énorme.
Donc, on est beaucoup plus clivant. Et donc, ils ont, les Allemands, conçu un système institutionnel qui permet, par ce consensus, d'éviter les débords, d'éviter les excès. Alors que, chez nous, c'est beaucoup plus clivant parce que ça tourne autour de l'élection présidentielle. Je ne suis pas en train de dire qu'un des systèmes est meilleur ou moins bon que l'autre. Je suis simplement en train de dire que nous devrions, nous, tirer un enseignement de tout cela. C'est de ne plus accepter les excès dans les débats. Car, en réalité, nous les faisons trop dériver dans des proportions folles.
Et cela vulnérabilise les dirigeants politiques alors que nous avons besoin de les préserver pour qu'ils puissent
sereinement exercer leurs fonctions. Je referme la parenthèse, Jean-François Copé. J'en reviens à la question des toxicomènes. Qu'est-ce qu'il faut en faire ? Vous dites qu'on ne devrait pas les déplacer. C'est une forme de mépris pour la banlieue, etc.
Qu'est-ce qu'on fait de ces personnes-là ? Mais c'est un travail qui ne peut pas être géré en une journée. Ce qui est répréhensible, c'est qu'on laisse s'enquister des problèmes humains absolument dramatiques pendant des mois. Personne n'en parle. Ce sont les riverains qui, vivant tout cela et que leurs enfants affolés, appellent les pouvoirs publics depuis des mois sans que personne ne bouge. Et puis, tout d'un coup, on dit, on va régler le problème dans la journée. C'est un travail de très long terme. Tous, en tant que maire, nous sommes confrontés à ce type de problème. Qu'est-ce que vous faites chez vous, Amour ? Par exemple, qu'est-ce que nous faisons-nous ?
C'est de veiller à ce que, justement, il n'y ait jamais de cristallisation de groupements aussi importants que ce qu'on a pu connaître dans Paris. Donc là, par exemple, on a le sujet, Amour, en ce moment, sur des regroupements de nombre beaucoup moins importants, mais le problème existe. Donc, on est en train de le traiter. Et comment ? De manière... Enfin, c'est très difficile. C'est du long terme. On essaie de faire du cas par cas, d'essayer de traiter chacune des personnes.
Les dealers, les consommateurs, on rentre au contact, à la fois par la répression, parce que derrière, ce sont des bandes mafieuses, mais aussi par l'accompagnement individualisé et la prévention, de réussir à diluer ces groupes qui, en réalité, constituent, très concrètement sur le terrain, des lieux de deal, de trafic qui sont extrêmement graves.
Il faut ouvrir des centres de désintoxication et pas des salles de shoot. C'est ce que disait hier Valérie Pécresse.
Elle a raison. Elle a raison. La différence, elle est majeure, y compris dans la terminologie. Dans un cas, on est dans une approche totalement médicalisée d'accompagnement. Dans l'autre, on est dans une forme déguisée de légalisation qui, en réalité, ne réglera rien. Parce que quand vous légalisez, du coup, on va chercher l'interdit suivant. C'est tout cela qu'il faut qu'on arrive à enrayer. Mais tout le monde, tous les pays du monde connaissent cela puisque c'est lié au trafic mondial de la drogue. Mais pour autant, il ne faut pas craindre d'avoir des approches locales et surtout de ne jamais laisser les choses s'enquister
comme c'est le cas à Paris. Je voudrais qu'on parle de la crise sanitaire, Jean-François Copé et d'abord d'une image de ces derniers jours manifestation des antipasses sanitaires un peu partout en France, mobilisation en baisse et une image qu'on a pu voir du côté de Nice où certains de ses manifestants sont allés le dire sous les fenêtres du maire Christian Estrosi en criant Estro Colabo. Christian Estrosi a fait savoir qu'il avait mis une partie de sa famille, placé une partie de sa famille, notamment ses enfants chez d'autres personnes par sécurité. Quand vous avez vu ces images, à quoi ou à qui avez-vous pensé ? C'est l'extrême gauche.
C'est l'extrême gauche. Bien sûr, ce sont des mouvements qui n'ont plus rien à voir avec l'idée qu'on a de vouloir se faire vacciner ou pas. Ce sont des mouvements d'extrême gauche très organisés qui choisissent les causes les unes après les autres comme prétexte pour venir être extrêmement violents verbalement, voire physiquement. On l'a connu pendant la période des Gilets jaunes. Qu'est-ce qui vous fait dire qu'il y a peut-être des gens d'extrême droite je n'ai pas de problème avec ça. C'est en tout cas des extrémistes. Mais pourquoi je vous dis ça ?
C'est parce que je sais pour le voir et étudier ça de près que ce sont plutôt des techniques utilisées par les mouvances d'extrême gauche que d'extrême droite. Peut-être qu'il y a aussi là-dedans des agitateurs d'extrême droite. Mais en tout cas ce sont des minorités extrémistes militantes dont l'objet est d'utiliser tous les sujets qui peuvent être l'objet de polémiques on en a connu d'autres rappelez-vous les Gilets jaunes pour venir créer de l'agitation et de la déstabilisation. Donc c'est absolument indigne et évidemment moi j'ai pensé comme tout le monde j'imagine à Christian Estrosi qui a dû être effectivement très inquiet et qui a dû protéger sa famille.
Et je vois bien derrière tout cela la nécessité pour la République de protéger beaucoup mieux ses élus.
Dans trois jours le pass sanitaire il sera étendu aux 12-17 ans et aussi vont devoir se le procurer pour aller au restaurant au cinéma dans les lieux culturels en général. Est-ce que c'est une bonne chose ou on aurait pu s'en passer puisque l'épidémie recule en métropole ?
Moi depuis le début j'ai toujours eu la même position et y compris en tant que maire de mots c'est de m'aligner sur les décisions gouvernementales. Vous êtes très allemand dans l'âme finalement sur la crise sanitaire. En tout cas moi je suis toujours à inviter mes concitoyens à regarder ce qui se passe dans les autres pays. Je trouve que c'est passionnant ça permet de relativiser ça permet de nous rappeler le bonheur. Quand je me regarde je m'inquiète
quand je me compare je me rassure je disais beaucoup Nicolas Sarkozy
Je ne crois pas qu'il soit l'auteur de la formule d'ailleurs. Mais en revanche la formule est très juste et ce qui est vrai c'est que derrière tout cela il y a surtout l'idée de relativiser et de mesurer le bonheur la chance immense qu'on a d'être en France ce pays qui offre gratuitement les soins l'éducation qui est aux côtés de ceux qui souffrent dans des proportions qu'aucun pays au monde ne connaît.
Vous appelez tout le monde à se faire vacciner parce que Christiane Taubira elle a renoncé à inciter les Guyanais par exemple à se faire vacciner.
En disant je n'ai pas toutes les informations aujourd'hui. Bon écoutez j'ai des tests commentés ce que racontent les uns ou les autres sur des sujets dont ils n'ont pas forcément pu mesurer tous les tenants et aboutissants et qu'ils s'excusent dans la journée. Bon on peut tous après partir sur tel ou tel thème. La vérité c'est que le vaccin est en train de sauver les pays qui ont la chance de pouvoir les administrer à leur population. Donc on peut faire semblant on peut dire que ce n'est pas vrai c'est la réalité.
Donc bien sûr qu'il faut vacciner bien sûr que le pass sanitaire c'est ce qui permet de renouer avec la vie parce que du coup on se retrouve en société on peut aller au théâtre au cinéma au restaurant les villes aujourd'hui alors je ne suis pas trop à Paris mais dans nos villes mais les gens renaissent se retrouvent on peut se serrer la main se retrouver on peut le seul fait d'être vacciné redonne une certaine forme de confiance pour autant les gens je le vois bien sont prudents beaucoup continuent de porter le masque on a son gel on fait attention mais malgré tout on se retrouve le spectacle la vie et ça c'est quelque chose d'absolument inestimable j'en suis désolé pour les anti-vax en même temps le fait qu'ils soient de moins en moins nombreux à manifester me laisse à penser qu'un certain nombre d'entre eux finalement sont retournés au restaurant et au cinéma ce dont je me réjouis Jean-François Copé
l'invité de France Info il est 8h52 le fil info Mélanie Delaunay
objectif former 1 million 400 000 chômeurs de longue durée l'an prochain le Premier ministre va présenter aujourd'hui le plan du gouvernement il prévoit des financements pour les entreprises qui formeront ces demandeurs d'emploi pendant plusieurs mois SOS médecins sonne dans le vide 24 heures de grève jusqu'à demain pour demander une augmentation du tarif des visites à domicile ils en assurent environ 3 millions par an les pourboires bientôt défiscalisés à condition qu'il soit réglé par carte bancaire Emmanuel Macron doit l'annoncer à Lyon où il se rend au salon international de la restauration le temps de travail au coeur d'un bras de fer entre la métropole d'Aix-Marseille et les éboueurs en grève depuis la fin de semaine dernière des discussions commencent aujourd'hui en Allemagne les tractations s'annoncent compliquées au lendemain des élections législatives le SPD devance d'une courte tête la CDU mais pour gouverner il faut en passer par une coalition avec au moins 3 parties France Info
le 830 France Info Salia Brakia Marc Fauvel
toujours avec le maire les républicains de Meaux Jean-François Copé elle a dirigé l'Allemagne pendant 16 ans elle a vu défiler 4 présidents français dont 2 issus de votre famille politique Angela Merkel ne sera bientôt plus chancelière le départ d'Angela Merkel c'est une mauvaise nouvelle pour la France ?
il ne faut pas dire ça on verra on verra l'avenir laissons déjà les allemands déterminer leur nouvelle coalition leur nouveau gouvernement c'est pour nous un partenaire absolument majeur en même temps chapeau l'artiste pour Angela Merkel 16 années durant lesquelles elle a eu affronté beaucoup de crises où elle a fait preuve d'une solidité absolument exceptionnelle sans jamais y mettre des éclats nous français on adore mettre des éclats dire que c'est toujours grâce à nous elle ne l'a jamais dit pour autant elle rend un pays avec des finances publiques qui sont quasiment à l'équilibre malgré la crise financière et la crise sanitaire alors que nous on a laissé filer tout ça dans des proportions folles un pays où il n'y a pas de violence verbale ou physique de même nature même si c'est pas non plus le paradis loin sans faux que chez nous c'est un message d'apaisement qui ne peut pas nuire après pour autant je garde pour moi des frustrations terribles et notamment le fait que l'Allemagne ne veuille pas s'engager dans la défense européenne ce qui pour moi est une est une d'une très grande tristesse parce que chaque jour montre que nous avons besoin d'une défense européenne que les français portent ça quasiment tout seul avec les anglais un jour sur deux et que nous avons besoin de nos amis allemands
quand vous dites qu'il faut une défense européenne ça veut dire qu'il faut une armée européenne
ça veut dire qu'il faut une politique de défense tout court avec tout ce que ça veut dire bien sûr une armée mais surtout des matériels puisqu'aujourd'hui la guerre elle est beaucoup technologique des services de renseignement de la cybersécurité vous savez quand on parle de diplomatie c'est bien gentil la diplomatie une grande diplomatie n'est possible que si l'on a une grande politique de défense sinon on est crédible nulle part dans le monde et c'est notre sujet et aujourd'hui alors que nous avons cette semaine l'hommage national à celui de nos soldats qui a été tué dans des conditions héroïques au Mali j'ai envie vraiment de vous dire nous avons besoin de l'Allemagne dans ce domaine là et ce que je vais regarder de très près c'est en fonction de la coalition qui émergera ce que nous pourrons faire ensemble pour créer cette nouvelle dynamique européenne notamment dans le domaine de la sécurité
et de la défense Jean-François Copé c'est cette semaine jeudi qui sera rendue la décision concernant l'affaire Big Malion 14 prévenus dont Nicolas Sarkozy sont été jugés pour financement illégal de la campagne de l'ex-président en 2012 vous avez été entendu pendant cette affaire vous avez même été accusé au tout début au tout début de l'affaire Big Malion avant d'être je le précise entièrement blanchi par la justice vous n'êtes donc pas concerné par la décision qui sera rendue dans trois jours qu'est-ce que vous en attendez aujourd'hui qu'est-ce que vous en espérez
d'abord c'était la justice de prendre sa décision elle a enquêté de manière très approfondie elle a fait un travail très rigoureux j'ai subi à l'occasion de cette affaire une épreuve personnelle extraordinairement et anormalement violente de mise en cause par des gens qui n'y connaissaient rien ou plus exactement qui avaient d'autres agendas en essayant de me pointer comme ils l'ont fait la justice vous l'avez rappelé effectivement rendu mon honneur je suis donc intervenu dans ce procès uniquement comme témoin donc moi tout cela est un peu derrière moi j'ai à tous égards changé de vie le verdict sera rendu effectivement cette semaine je le regarderai évidemment avec attention je ne le commenterai pas je n'ai jamais commenté de décision de justice je dis simplement que la justice sera passée au sens où pour ce qui me concerne très personnellement elle aura bien voulu reconnaître mon innocence là où France Olivier Gisbert pour ne prendre que cet exemple est venu expliquer le jour de ma démission à la tête de l'UMP Copé va retourner dans les égouts c'est sa place
puisqu'on le rappelle c'est le point l'hebdomadaire qu'il dirigeait qui vous avait accusé c'est comme ça qu'est partie l'affaire Big Malion et que j'ai fait condamner à tort et qu'il a été condamné depuis Salia
pourtant vous avez dit Jean-François Copé quand vous avez été entendu comme témoin vous avez dit il faut se demander à qui cela profite je rappelle que tout s'est fait dans le contexte d'une campagne présidentielle est-ce que pour vous justice ne sera rendu que si Nicolas Sarkozy est condamné ?
Non encore une fois je vous le dis je ne me prononcerai en aucun cas sur la décision de justice elle-même si j'ai dit cela c'est parce qu'il se trouve que pendant toute la partie du procès avant que je ne sois entendu un certain nombre de parties prenantes d'avocats se sont cru obligées de me mettre en cause moi tout le temps bon tout ça était très organisé je ne suis dupe de rien et donc lorsque je suis arrivé à l'audience j'ai pu remettre les pendules à l'heure et m'adresser directement à ses avocats en leur faisant observer que c'était bien de vouloir me salir quand j'avais le dos tourné mais que je les trouvais bien pleutres lorsque je les regardais dans les yeux et je me suis même demandé si certains d'entre eux étaient pour la défense de leurs propres clients ou d'autres voilà donc c'est la raison pour laquelle à un moment pour que les choses soient dites j'ai dit je voudrais rappeler plutôt que de me stigmatiser comme vous le faites depuis le début du procès qu'il faut se demander toujours à qui tout ça peut profiter voilà
la réponse de la justice ce sera donc jeudi absolument l'épilogue sans doute pas d'ailleurs parce que peut-être une suite à ce procès de cette affaire Big Bagnon merci beaucoup Jean-François Copé et bonne journée à vous merci merci à tous
merci à tous
Éric Zemmour