Olivier Dussopt : Les casseroles du Monsieur Retraites de Macron
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- 0:23OuverteRéponse directe
Alors tu es venu nous parler aujourd'hui d'un ministre sous les feux de la rampe.
- 5:04OuverteRéponse directe
Alors, Thomas, c'est assez incroyable comme séquence, surtout qu'en plus d'être englué dans des affaires douteuses, Olivier Dussopt a retourné sa veste.
- 8:20OuverteRéponse directe
Alors, bien d'être renvoyé, loin d'être renvoyé pour ses soupçons de favoritisme, Olivier Dussopt garde toute la confiance du gouvernement.
- 12:14RelanceRéponse directe
C'est quand même une stratégie dangereuse pour le gouvernement, car on se souvient qu'un scandale du même ordre avait déjà parasité la dernière tentative de réforme des retraites de l'exécutif Macron.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:14Invité politiqueFait
« Vraiment, il faut se demander à quand un Conseil des ministres délocalisé au tribunal de Paris. »
- 2:54Invité politiqueFait
« Le parquet national financier le soupçonnait d'avoir favorisé une entreprise, la SOR, qui en échange lui avait donné deux lithographies d'un peintre assez connu qui s'appelle Gérard Garouste. »
- 3:30Invité politiqueChiffre
« L'infraction de favoritisme, c'est peut-être puni de deux ans d'emprisonnement et de 200 000 euros d'amende. »
- 5:12PrésentateurFait
« C'est lui qui était vent debout contre la précédente réforme des retraites en 2010. »
- 8:56Invité politiqueFait
« Quand même, sur votre conception des choses, si vous étiez mis en examen, est-ce que vous renonceriez à être candidat ? — Oui, de la même façon que dans le principe, un ministre doit quitter le gouvernement lorsqu'il est mis en examen. »
- 9:26Invité politiqueFait
« Il y a quand même notre ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti, qui a été mis en examen par la Cour de justice de la République. »
- 10:02Invité politiqueFait
« On a quand même eu les deux plaintes pour viol contre Gérald Darmanin, qui, même si elles ont débouché sur des non-lieux, ont posé quelques questions quant à la moralité, à la probité du ministre de l'Intérieur. »
- 10:19Invité politiqueFait
« Damien Abad, qui était, en 2022, à l'été dernier, éphémère ministre des Solidarités, qui a été accusé, lui aussi, de plusieurs viols, et qui n'a quitté le gouvernement que vraiment sous une pression populaire et médiatique. »
- 10:58Invité politiqueFait
« Agnès Buzyn, aussi, ministre de la Santé, a été mise en examen par la Cour de justice de la République. »
- 11:35Invité politiqueFait
« On se souvient notamment de la relaxe prononcée contre Laurent Fabius et deux autres ministres dans l'affaire du sang contaminé en 1999. »
Temps de parole
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Donc vraiment, j'ai l'impression que les membres du gouvernement Macron ont désormais deux endroits où se rencontrer. Le Conseil des ministres le mercredi matin et les bancs du Palais de Justice. Vraiment, il faut se demander à quand un Conseil des ministres délocalisé au tribunal de Paris. Et c'est vrai qu'avec toutes les casseroles, peut-être qu'ils auraient de quoi de faire un restaurant.
Salut Thomas. Salut Théophile. Alors tu es venu nous parler aujourd'hui d'un ministre sous les feux de la rampe.
Alors oui, je suis venu vous parler d'Olivier Dussopt, le ministre du Travail, celui qui est en première ligne contre vents et marées pour défendre la réforme des retraites face aux vilains députés gauchistes. On l'écoute cet après-midi à l'Assemblée.
Monsieur le ministre, cher Franck et cher Gabriel.
Madame la présidente de la commission des affaires sociales. Mesdames et messieurs, madame la rapporteure générale. Mesdames et messieurs les rapporteurs. Mesdames et messieurs les députés. Nous y sommes.
Bon, Olivier Dussopt, c'est quand même un peu compliqué pour lui en ce moment. C'est un des hommes les plus détestés de France. Mais il faut quand même que je vous parle de lui, que je le défende, parce que j'aime bien les causes perdues. Et c'est vrai qu'il met de l'énergie à défendre la réforme des retraites. Contre vents et marées, j'en parlais tout à l'heure. Et puis c'est quand même un homme qui a des valeurs morales, qui a la probité, qui a de l'éthique. On se souvient qu'à l'époque où il était député socialiste et qu'il soutenait Manuel Valls, il avait quand même des valeurs très fortes. On écoute un petit extrait de 2017.
Je considère aussi à titre personnel que dès lors qu'un élu est condamné, parce que dans le cadre de ses fonctions, il a utilisé les prérogatives qui étaient les siennes pour s'enrichir, pour détourner, pour dévier et vicier l'intérêt public et bafouer l'intérêt général, je pense que ça devrait être illuminatoire. Et qu'au-delà de la question de justice, la moralité propre de chacun des individus devrait les conduire à s'effacer et à ne plus jamais solliciter la confiance de leurs concitoyens.
Alors ça tombe bien qu'il parle de tout ça, parce qu'entre-temps, depuis 2017, Olivier Dussopt est devenu ministre. Et puis surtout, il y a eu une petite enquête, il est sous le coup d'une enquête du parquet national financier. Il veut vraiment, Olivier Dussopt, laisser son nom à la réforme des retraites, mais il risque surtout de laisser son nom à un scandale judiciaire. Donc je vous résume, c'est un peu compliqué. Mediapart, c'est en effet l'écolon de manque depuis quelques années. En gros, Olivier Dussopt était le maire d'Adonais, une petite commune de l'Ardèche.
Et dans ce cadre, évidemment, on passe des contrats dans le secteur de l'eau pour la fourniture d'eau à l'ensemble des habitants. Et le parquet national financier le soupçonnait d'avoir favorisé une entreprise, la SOR, qui en échange lui avait donné deux lithographies d'un peintre assez connu qui s'appelle Gérard Garouste. C'est donc finalement peut-être des faits de corruption. Et en fait, en enquêtant le parquet national financier, a découvert d'autres choses. Déjà, il n'avait absolument pas déclaré ses cadeaux, puisque en tant que parlementaire, on doit déclarer tous les cadeaux d'une valeur supérieure à 150 euros. Et là, les lithographies étaient estimées à 2000 euros.
Mais surtout, ils sont remontés dans le temps. Ils ont trouvé que déjà à la fin des années 2000, en 2009-2010, Olivier Dussopt aurait commis des actes de favoritisme. C'est le terme qui a été retenu par le parquet national financier, en favorisant justement cette rigideau pour qu'elle remporte un marché dans sa ville d'Anonais. Et quand même, l'infraction de favoritisme, c'est peut-être puni de deux ans d'emprisonnement et de 200 000 euros d'amende. Mais bon, il n'y a pas de quoi émevoir les éditorialistes des médias mainstream. Qu'eux trouvent ça pas grave du tout.
Et vers ce même, dans la théorie du complot, on écoute Nathalie Saint-Cricq et Jean-Michel Apathie, qui l'autre soir sur France 5 étaient dans une forme olympique.
Alors, dans ce contexte, un ministre clé, Ivan Trippenbach, en première ligne dans la réforme des retraites, c'est Olivier Dussopt, le ministre du Travail. Il est mis en cause par la justice dans une affaire de favoritisme. C'est lui qui va devoir défendre ce projet de loi à l'Assemblée. Il va être en première ligne. Est-ce qu'il va tout simplement pouvoir le faire ?
Vous regardez Jean-Michel au moment de... Comme mon temps du regard. Ne faites pas ce genre de choses. J'ai regardé l'action du Parc national financier, avec une date qui est assez étonnante quand même. La fuite est au porté. Oui, c'était hier. Parce que 2000 les faits reprocher, on commence en 2017, et hop, justement, juste la veille du début du débat.
Sur cette histoire, puisqu'on en parle, c'est un marché public qui a été passé, Olivier Dussopt a eu deux lithographies... Voilà, donc, en échange ou pas de l'accord qu'il avait donné pour ce marché public, Mediapart dit que les échanges de mails entre la personne qui lui a donné une lithographie, il y a plus de dix ans maintenant, Donc, entre cette personne et Dussopt, ne sont absolument pas équivoques sur la contrepartie. Et je vous dis ça parce que, en fait, je pense que les mails enlèvent très vite. Et que, peut-être, Olivier Dussopt aura quand même beaucoup, beaucoup, beaucoup de difficultés.
Alors, Thomas, c'est assez incroyable comme séquence, surtout qu'en plus d'être englué dans des affaires douteuses, Olivier Dussopt a retourné sa veste. C'est lui qui était vent debout contre la précédente réforme des retraites en 2010. On regarde un petit magnéto.
Le reculer l'âge de la retraite est doublement injuste. Injuste car elle écarte d'emblée la recherche d'autres recettes et notamment la mise à contribution de l'ensemble des revenus et en particulier ceux issus du capital. Ma question est double mais elle est très simple. Allez-vous réellement prendre en compte les propositions des différents partenaires sociaux ? Ou allez-vous imposer une réforme déjà décidée par l'Elysée ? Allez-vous, oui ou non, reculer l'âge de la retraite de 60 à 63 ans ? Alors, vous allez me dire quoi ? J'ai changé ?
Vous disiez que la réforme était injuste à l'époque, c'est de la passer à 62 ans et aujourd'hui vous voulez la faire passer à 60, faire passer l'âge légal à 64 ans. Que s'est-il passé Olivier Dussopt ? D'abord oui, parce que la maturité politique fait qu'on évite parfois les solutions simplistes. Donc il faut... Donc j'ai changé, c'est ça la réponse. Il faut assumer parfois de mûrir et de mesurer peut-être plus les contraintes avec la complexité des choses. Nous sommes aussi à un moment très différent, avec un taux de chômage qui est sans commune mesure. En 2010, c'était plus de 12%. Et c'était à la sortie d'une crise, et d'une crise violente.
Puis par ailleurs, en 2010, il n'y avait pas dans la réforme tous les outils, tous les accompagnements que nous prévoyons. Mieux mesurer, mieux prévenir la pénibilité, mieux tenir compte des carrières longues. Il n'y avait pas de minimum de retraite. Et en cela, je reprends la question que j'ai posée. Il y a beaucoup des demandes. Je sais qu'il y a des désaccords, des différents, et que les syndicats s'opposent à la réforme sur l'âge. Mais il y a beaucoup de demandes des syndicats, sur tous les autres aspects, que nous avons satisfaites. Et d'une certaine manière, je répondais à cette question aussi. Oui, mais la mobilisation est maintenue.
Alors ne dites plus, j'ai trahi mes valeurs, mes amis, etc. On dit, j'ai mûri. C'est un peu ce que dit Olivier Dussopt pour justifier son retournement de verse, parce que ce serait quand même assez incroyable. On se souvient qu'Olivier Dussopt a été longtemps classé à l'aile gauche du PS, qu'ensuite, quand Manuel Valls était arrivé à Matignon, il s'était rapproché de Manuel Valls dans l'espoir d'obtenir un poste de ministre qu'il n'avait pas forcément eu. Et même pendant les premiers mois du quinquennat d'Emmanuel Macron, il était vent debout contre la politique d'Emmanuel Macron. Il votait contre toutes les lois, y compris les lois de finances.
On se souvient que le 21 novembre 2017, il avait voté contre le projet de loi de finances, porté par la majorité, donc Emmanuel Macron. Et le 24 novembre, trois jours plus tard, il avait vu la lumière. Il avait trouvé son chemin de Damas. Il a rejoint le gouvernement en tant que ministre délégué au compte public. C'était quand même assez savoureux, puisqu'on se souvient qu'en 2014, Olivier Dussopt avait traité Emmanuel Macron de connard, suite au propos de celui qui était à l'époque ministre de l'économie, qui avait qualifié les ouvrières de GAD d'illettré. Donc, ce n'est pas une nouveauté, la trahison en politique.
On se souvient, pour faire un petit rappel historique, à l'époque, à la fin du XVIIIe siècle, au début du XIXe siècle, quand il y a eu tous ces régimes, ces changements de régime, la Révolution, l'Empire, etc., la fin de la monarchie, il y avait des petits plaisantins qui s'étaient amusés à faire un dictionnaire des girouettes où ils avaient compilé toutes les personnes qui avaient retourné leur veste, et même qui les avaient retournées sept ou huit fois. Et je pense qu'Olivier Dussopt aurait eu toute sa place.
– Alors, bien d'être renvoyé, loin d'être renvoyé pour ses soupçons de favoritisme, Olivier Dussopt garde toute la confiance du gouvernement, a annoncé le cabinet de la première ministre Elisabeth Borne.
– Alors, c'est devenu vraiment une règle d'or au gouvernement, même dans l'affaire Olivier Dussopt, où Olivier Dussopt est en ce moment particulièrement exposé, puisque c'est lui qui défend en première ligne la réforme des retraites. On garde ces ministres-là, ils ne sont finalement jamais renvoyés, même s'ils sont mis en examen. C'est vraiment un petit peu les ministres périphériques qui peuvent être démis de leurs fonctions. Mais c'est quand même incroyable, parce qu'on se souvient de ce que disait Emmanuel Macron pendant sa campagne présidentielle en 2017. On regarde un petit magnéto. – Quand même, sur votre conception des choses, si vous étiez mis en examen,
est-ce que vous renonceriez à être candidat ? – Oui, de la même façon que dans le principe, un ministre doit quitter le gouvernement lorsqu'il est mis en examen.
– Alors, il avait érigé cette règle, sauf que cette règle a absolument été bafouée, parce que des ministres mêlés à des affaires judiciaires et même mis en examen, il y en a eu pléthore. Vraiment, il y a eu toute une litanie, c'est presque un inventaire à la prévère. On rappelait deux, trois, parce que c'est quand même assez impressionnant. Il y a quand même notre ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti, qui a été mis en examen par la Cour de justice de la République, parce qu'il était accusé de s'être venger de magistrats avec qui il avait eu des démêlés quand il était avocat.
Il a notamment diligenté des enquêtes administratives contre des magistrats qui avaient mis en examen leurs clients. Et bien loin de reconnaître cet orbe, Éric Dupond-Moretti s'est montré très très attristé. On l'écoute.
– Ma mère, elle a 85 ans. Elle ne comprenait pas que son fils soit accusé.
Toutes les mères sont comme ça. – J'ai presque envie de verser une petite larme. Alors, ce n'est pas fini à l'inventaire. On a quand même eu les deux plaintes pour viol contre Gérald Darmanin, qui, même si elles ont débouché sur des non-lieux, ont posé quelques questions quant à la moralité, à la probité du ministre de l'Intérieur, et qui a été maintenu en fonction, et qui continue à s'exprimer sur les plateaux télé, et même à viser peut-être la présidentielle de 2027.
On a eu Damien Abad, qui était, en 2022, à l'été dernier, éphémère ministre des Solidarités, qui a été accusé, lui aussi, de plusieurs viols, et qui n'a quitté le gouvernement que vraiment sous une pression populaire et médiatique. Et on l'oublie souvent, mais le secrétaire général de l'Élysée, le tout-puissant Alexis Colleur, celui qu'on surnomme le vice-président, est quand même mis en examen dans le cadre d'une affaire où ses liens familiaux avec l'armateur MSC, l'armateur Italo-Suisse, qui dispose d'intérêts en France, par exemple le port du Havre, ou les chantiers de l'Atlantique, Alexis Colleur était intervenu, alors qu'il était au ministère de l'Économie, dans des dossiers liés à MSC.
C'est pour ça qu'il est mis en examen. Agnès Buzyn, aussi, ministre de la Santé, a été mise en examen par la Cour de justice de la République. C'est toujours assez marrant, on n'en parle pas assez, mais c'est quand même une aberration démocratique que c'est cette Cour de justice de la République, où il y a 15 personnes qui jugent les ministres, qui ont commis des infractions pénales au cours de leur mandat. — Ils sont soupçonnés d'avoir commis. — Voilà, qui sont soupçonnés. Et dans ces 15 personnes, il n'y a que 3 magistrats de profession. Il y a 12 parlementaires, 6 députés, 6 sénateurs, qui sont parfois du même bord politique que la personne mise en cause.
Et c'est vrai qu'à plusieurs reprises, la Cour de justice de la République a été d'une clémence absolument incroyable avec certaines personnes mises en cause. On se souvient notamment de la relaxe prononcée contre Laurent Fabius et deux autres ministres dans l'affaire du sang contaminé en 1999. Et finalement, les seuls ministres qui ont eu à quitter le gouvernement... C'est une ministre qui ne comptait pas beaucoup. On se souvient notamment d'Alain Griset, qui est une ministre obscure, ministre déléguée au PME, qui a pris 6 mois de prison avec sursis pour une déclaration incomplète et mensongère du patrimoine.
Donc vraiment, j'ai l'impression que les membres du gouvernement Macron ont désormais deux endroits où se rencontrer. Le Conseil des ministres le mercredi matin et les bancs du Palais de justice. Vraiment, il faut se demander à quand un Conseil des ministres délocalisé au tribunal de Paris. Et c'est vrai qu'avec toutes les casseroles, peut-être qu'ils auraient de quoi
de faire un restaurant. C'est quand même une stratégie dangereuse pour le gouvernement, car on se souvient qu'un scandale du même ordre avait déjà parasité la dernière tentative de réforme des retraites de l'exécutif Macron. C'était à l'époque Édouard Philippe qui était Premier ministre.
Alors c'est vrai que c'est très dangereux, surtout que là, on a quand même une immense majorité des Français, 73% qui sont opposés à la réforme des retraites.
Et on se souvient qu'au fin 2019, Emmanuel Macron avait déjà voulu faire la réforme des retraites, qu'il y avait de nombreuses manifestations dans la rue, et que la personne qui était en charge de cette réforme des retraites, qui était Jean-Paul Delevoye, qui était présenté comme un homme de consensus, ancien président du Conseil économique et social, qui avait fait, tu te souviens-toi, le casting des députés LRM pour les législatives de 2017, normalement, Delevoye devait mener à bien cette réforme des retraites en tant qu'haut commissaire aux retraites, sauf qu'il y avait fait un petit hic, c'est qu'il avait oublié dans sa déclaration d'intérêt à la Haute Autorité pour la transparence de la République, il avait oublié de déclarer plein de mandats, y compris des mandats rémunérés auprès d'obscurs think-funk dans l'éducation.
Et donc, du coup, ça avait quand même mis du plomb dans l'aile à la réforme des retraites. Jean-Paul Delevoye avait été obligé de démissionner. Et puis, finalement, la réforme avait été arrêtée avec la survenue de la pandémie du Covid. Et on n'avait plus trop parlé, mais Delevoye avait quand même pris quatre mois de prisos avec sursis et 15 000 euros d'amende. C'est quand même assez frappant à chaque fois de voir que les tribunaux sont quand même très cléments avec les puissants.
Il y a eu quand même, pour le cas de Delevoye, une dispense d'inscription au casier judiciaire et une dispense d'inéligibilité, ce qui tranche quand même avec la sévérité dont les tribunaux ont pu faire preuve, par exemple, dans le traitement des Gilets jaunes. Ça rappelle cette phrase de La Fontaine qu'on cite souvent, que vous soyez puissant ou misérable, les jugements de la Cour vous rendront noir ou blanc. On espère qu'avec Olivier Dussopt, la justice passera et qu'elle passera de manière impartiale.