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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 21 mai 2025 9 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & famille

Philippe Ballard : "Les Frères musulmans sont une organisation terroriste !" (BFMTV)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:14OuverteRéponse partielle

    Est-ce que réellement on a des outils pour faire face ?

  • 1:20RelanceÉludée

    La loi contre le séparatisme en 2021, vous vous êtes abstenu. Pourquoi ?

  • 2:44RelanceRéponse partielle

    Qu'est-ce qu'on fait ? Puisqu'à l'instant, on vous signifie que ce n'est pas une association.

  • 3:36OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous répondez à ça ?

  • 5:08ComplaisanteRéponse partielle

    Il essaie d'apporter de l'eau au moulin, pourquoi pas ?

  • 5:30OuverteRéponse partielle

    Si vous faites comme si ça n'était pas difficile de s'attaquer à ces sujets-là

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:22Invité politiqueFait
    « On pourrait avoir des outils et il faudra surtout avoir une volonté politique »
  • 0:33Invité politiqueFait
    « « Visant à combattre les idéologies islamistes ». »
  • 0:40Invité politiqueFait
    « Les pays européens qui l'ont fait, l'Autriche parce que les frères musulmans ont été classés dans la catégorie terroriste. »
  • 2:04Invité politiqueFait
    « d'Emmanuel Macron, discours des mureaux, on s'en souvient, de octobre 2020. »
  • 2:07Invité politiqueFait
    « « Ce à quoi nous devons nous attaquer, c'est le séparatisme islamiste. »
  • 2:32Invité politiqueFait
    « Ah bah oui, elle est insuffisante. »
  • 2:35Invité politiqueFait
    « Le rapport Robin, 2004, c'est un haut fonctionnaire de l'éducation nationale, qui pointait du doigt l'entrisme dans l'éducation nationale. »
  • 3:10Invité politiqueFait
    « Tout ça, ça tombe sous le coup de la loi. »
  • 4:52Invité politiqueFait
    « Ça naît au niveau local, parce qu'il y a un tas de municipalités, de gauche, de centre et de droite, et de droite, LR, qui collaborent avec les islamistes. »
  • 4:55Invité politiqueChiffre
    « Puis vous avez pointé le rôle de l'Union européenne qui distribue des milliards d'euros à des associations qui frayent avec les islamistes. »

Temps de parole

  • Philippe Ballard36 %
  • Invité33 %
  • Présentateur18 %
  • Invité 213 %

2,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Ce qu'on apprend avec ce rapport Philippe Ballard c'est que c'est en fait assez compliqué de punir, de s'attaquer à ce mouvement des frères musulmans puisque toute leur stratégie justement c'est de veiller à ne pas surpasser, à ne pas dépasser la loi. Est-ce que réellement on a des outils pour faire face ?

0:18
Philippe Ballard

On pourrait avoir des outils et il faudra surtout avoir une volonté politique parce que les propos de Jordan Bardella rejoignent la proposition de loi qui avait été déposée en février 2021 par Marine Le Pen sur le bureau de l'Assemblée Nationale et qui s'intitule « Visant à combattre les idéologies islamistes ». Là il y a tout le mode d'emploi pour combattre cet entrisme. Alors on parlait par exemple de la dissolution des frères musulmans, il y a les pays européens qui l'ont fait, l'Autriche parce que les frères musulmans ont été classés dans la catégorie terroriste.

Donc on peut très bien, et la loi française nous permet à l'instant T de dissoudre, parce que c'est une association cette association.

0:57
Invité

Mais ça n'est pas une association. Les frères musulmans aujourd'hui ne sont pas instituts. Il y a un certain nombre d'associations, mais aujourd'hui quand on dit dissoudre les frères musulmans, ça ne veut rien dire. Ils ne sont pas institutionnalisés. Il y a un certain nombre d'associations caritatives. Il faut s'attaquer à toutes ces associations, et ça on peut le faire. Les Autrichiens l'ont fait. La Jordanie l'a fait. Je suis d'accord, mais la loi contre le séparatisme en 2021, vous vous êtes abstenu. Parce qu'elle n'allait pas assez loin selon vous. C'était une première étape. Vous auriez pu la voter.

On a voté une loi contre les dérives sectaires, parce qu'il y a la menace des frères musulmans, mais il y a aussi des dérives sectaires dans notre pays. 2024, vous avez voté contre, parce que ça remettait en cause la liberté d'expression. Ah, maintenant, vous savez, ma grand-mère, elle disait « grandizou, petit fezou ». Je crois qu'aujourd'hui, il faut regarder les votes à l'Assemblée nationale.

1:49
Philippe Ballard

Vous disiez tout à l'heure, on a été naïf. Alors oui, ça, vous avez été naïf depuis des dizaines d'années.

1:54
Invité

Mais le Rassemblement national aussi, visiblement, si vous avez voté contre ces dérives.

1:57
Philippe Ballard

Non, non, mais attendez. Moi, vous voyez, dans cette proposition de loi, il y a les propos, c'est une phrase, d'Emmanuel Macron, discours des mureaux, on s'en souvient, de octobre 2020. Le président de la République déclarait, je cite, « Ce à quoi nous devons nous attaquer, c'est le séparatisme islamiste. C'est un projet conscient, théorisé, politico-religieux, qui se concrétise par des écarts répétés avec les valeurs de la République, qui se traduit souvent par la constitution d'une contre-société. » Et vous n'êtes pas d'accord avec ça ? Ah bah si ! Et après, qu'est-ce qu'il a fait ? Il a fait cette loi contre le séparatisme.

Vous avez lu le rapport, moi j'ai lu les extraits du Figaro, « Elle est insuffisante ». Ah bah oui, elle est insuffisante. Et c'est pour ça qu'on ne l'a pas voté. Vous n'allez pas au bout des choses. Le rapport Robin, 2004, c'est un haut fonctionnaire de l'éducation nationale, qui pointait du doigt l'entrisme dans l'éducation nationale. Mais alors qu'est-ce qu'on fait ? Et tous les gouvernements...

2:46
Invité

Qu'est-ce qu'on fait ? Puisqu'à l'instant, on vous signifie que ce n'est pas une association. Donc on ne peut pas dissoudre ce qu'on propose de Jean-Denis Mardella. Mais il y a plusieurs associations. Alors comment on fait ?

2:56
Philippe Ballard

Alors je vous renvoie à la Cour des comptes régionales, sur le lycée Aveyros, quelques extraits. Dans ce lycée, il y a des livres contraires aux principes de la République. Il y a des livres écrits par des imams qui interdisent de mêler femmes et hommes. Tout ça, ça tombe sous le coup de la loi. Donc on peut dissoudre toutes ces associations. Mais il n'y a pas la volonté politique. Parce que depuis des années, quand M. Attal fait sa proposition d'interdiction du voile pour les personnes de moins de 15 ans dans l'espace public, il me semble me souvenir que M. Attal a été Premier ministre. Il est au gouvernement depuis 2017. Qu'est-ce que vous faites ? Ce gouvernement, c'est ça.

L'interdiction de la Baïa, par exemple. Comme M. Rotailleau, c'est Goldorak au début, il y a les paroles. Puis à la fin, vous avez la fée clochette.

3:36
Invité

Qu'est-ce que vous répondez à ça ? Alors moi, ce que je réponds, c'est que d'abord, il y a eu l'interdiction de la Baïa par Gabriel Attal. Il y a eu des mesures qui ont été prises. Juste, je voudrais revenir. Le terreau de développement des frères musulmans aujourd'hui, c'est la pauvreté. Ils diffusent un certain nombre. Ils mettent en place des associations caritatives avec des distributions alimentaires, etc. Moi, j'étais opposé en 2022 à un candidat du Rassemblement national. Son suppléant avait publié une photo à l'occasion d'une collecte des Restos du Coeur avec que des produits à base de porc en disant « Je suis très heureux de donner pour les nôtres ».

Ça, de dire ça, ce qui est absolument scandaleux, parce qu'on ne fait pas la différence entre les islamistes et les musulmans. Ça, c'est absolument scandaleux. Et c'est là que se développe le terreau des frères musulmans. Quant à Fréjus, on n'a plus de centre social, Mairie et Rennes. Quant au Ponté, on a supprimé la gratuité de la cantine et de la garderie pour les plus défavorisés. Quant à Ayange, on a mis le secours populaire à la porte de son local. Voilà le terreau du développement des frères musulmans. Ça, c'est problématique.

4:37
Philippe Ballard

Mais vous avez lu le rapport, et c'était rappelé il y a quelques instants. Ça naît au niveau local, parce qu'il y a un tas de municipalités, de gauche, de centre et de droite, et de droite, LR, qui collaborent avec les islamistes. Donc c'est à tout ça qu'il faut s'attaquer. Puis vous avez pointé le rôle de l'Union européenne qui distribue des milliards d'euros à des associations qui frayent avec les islamistes.

5:00
Invité

– Avec cette proposition, et vous l'avez évoqué Philippe Ballard à l'instant, cette proposition de Gabriel Attal.

5:06
Présentateur

– Oui, proposition de Gabriel Attal. Enfin, il y en a plusieurs, mais il y a notamment celle d'interdire le voile pour les jeunes filles mineures de moins de 15 ans. Il essaie d'apporter de l'eau au moulin, pourquoi pas ? C'est une petite fisse qui n'est pas forcément inintéressante.

5:20
Invité

– En 2022, il fustigeait justement la chasse aux femmes voilées. C'est d'ailleurs ce que dénonce Jordan Bardella.

5:27
Présentateur

– Oui, mais… – Il a changé d'avis. – Bon, chacun évolue et chacun avance. Enfin, si vous faites comme si ça n'était pas difficile de s'attaquer à ces sujets-là, mais par exemple, sur l'interdiction du port du voile dans l'espace public que souhaitait, que souhaite toujours Marine Le Pen, mais quand Jordan Bardella a envisagé d'être Premier ministre, il a dit que cette mesure, en l'occurrence, serait repoussée à 2027, parce que c'était constitutionnellement difficile, dans les faits difficiles à mettre en œuvre. – Non, mais il y a aussi une réalité à l'épreuve des faits. Ce sont des choses qui prennent du temps d'agir. C'est à chaque fois compliqué.

On ne peut pas dire que rien n'a été fait du tout, puisque le rapport mentionne qu'il y a déjà eu, par exemple, 10 000 contrôles, qu'il y a eu la fermeture temporaire ou définitive de mémoire 740 établissements. Ce qui est compliqué, c'est que ça s'est diffusé partout. C'est une pieuvre terrible, en effet. C'est le milieu associatif, c'est l'école, c'est les mosquées, plus de 7% d'entre elles gangrénées aujourd'hui par cette forme d'islamisme et dans lesquelles les frères musulmans sont actifs aujourd'hui. Donc qu'il y ait une prise de conscience, on ne peut que s'en féliciter, une prise de conscience en tout cas plus importante.

Il est vrai aussi que le sujet franchit un peu le mur du son de ce qu'il est possible de discuter aujourd'hui, parce que fut un temps, il y a encore peut-être 5 ou 10 années de ça, où c'était plus compliqué d'aller sur ce terrain-là et où ceux qui s'y attaquaient étaient parfois assez rapidement taxés d'islamophobie.

6:51
Invité

C'est d'ailleurs une part aussi de ce que mentionne le rapport. Et là-dessus, la société a évolué. Un mot sur cette proposition de Gabriel Attal. Amandine le rappelait, interdire le port du voile dans l'espace public pour les moins de 15 ans. Est-ce qu'il n'y a pas un risque d'amalgame aussi ? Porter un voile, ce n'est pas forcément adhérer à l'islamisme radical. Même pas du tout. En fait, tout le sujet est là aujourd'hui. C'est d'éviter les amalgames et de ne pas choquer, de ne pas victimiser d'une certaine manière nos compatriotes musulmans, qui sont des musulmans modérés, qui vivent très bien avec les lois de la République et qui posent de problèmes absolument à personne.

Parce que plus on va victimiser, plus on va renforcer ces courants salafistes ou des frères musulmans. Et par exemple, interdire le voile dans le sport, est-ce que vous seriez pour ? Mais je pense que c'est un débat qu'on doit avoir à l'Assemblée nationale. De même, moi je ne... C'est pas exclure tout un pan de la société ? Qu'est-ce que vous en pensez, vous, personnellement ? Moi, je crois que dès lors qu'on ne parle pas uniquement des musulmans, mais qu'on élargit à ce qu'est la pratique religieuse chez les jeunes de moins de 15 ans. C'est-à-dire qu'on ne stigmatise pas l'islam en tant que religion. Et moi, ce que je combats, ce ne sont pas les pratiques religieuses.

Ce que je combats, c'est l'islam politique. Voilà. Et donc sur le sport ? Sur le sport, dès lors que c'est une manifestation politique de changement de la société, d'imposition de la charia à notre société, je la combattrai avec la plus grande force. Eh bien, si ce n'est pas le cas, il faut faire dans l'indulence, dans ce cas-là. Parce que les frères musulmans se sont développés en Égypte sur une forme de martyrologie. Dès lors qu'ils se sentent martyrisés, eh bien c'est là qu'ils grandissent. Et il faut faire extrêmement attention à ça. Et respecter nos compatriotes musulmans qui vivent très bien leur foi.

8:32
Philippe Ballard

Non mais évidemment, il faut faire la différence entre les islamistes et les musulmans qui pratiquent leur religion tout à fait paisiblement. Il n'y a même pas de sujet. Puis il faut rappeler quand même que les musulmans sont les premières victimes des islamistes, entre parenthèses. Mais moi j'ai parlé de votre naïveté. Le bloc central, la droite, mais il y a aussi la complicité. Parce qu'on parle d'islamophobie. Un terme qu'on retrouve, c'est décrit dans le rapport, c'est à dessein que ce thème est employé.

Parce qu'on se victimise et il y a un relais nauséabond, y compris à l'Assemblée nationale, qui s'appelle LFI et qui marche et qui est une courroie de transmission de ses frères musulmans.