Audition de François Bayrou, Haut-Commissaire au Plan
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 63 %Attaque 20 %Défensif 17 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Comment comptez-vous mettre votre expérience au service du pays et travailler avec le gouvernement ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Comment percevez-vous le passage d'un rôle d'aménageur actif à un rôle de facilitateur ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Quelle orientation pourriez-vous soutenir concernant la transition écologique et la lutte contre le dérèglement climatique ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Comment l'État peut-il accompagner les relocalisations industrielles pour réduire les émissions de GES ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Quel rôle pour la fiscalité environnementale et l'épargne dans le financement de la transition écologique ?
- 12:00RelanceRéponse partielle
Faut-il renoncer aux LGV pour se concentrer sur les petites lignes ferroviaires ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00François BayrouFait
« le contrat social le plus généreux du monde »
- 7:00François BayrouChiffre
« la place de l'industrie dans le pib de la nation est tombé à 12% »
- 8:00François BayrouChiffre
« nous avons 33 milliards de déficit du commerce extérieur sur les biens d'équipement »
- 11:00François BayrouChiffre
« une augmentation nécessaire de 35 % de la consommation électrique sans émissions de gaz à effet de serre »
- 15:00François BayrouFait
« la désertification médicale est le résultat d'une politique publique criminelle »
- 19:00François BayrouChiffre
« la place de l'industrie dans le pib de la nation est tombé à 12% et encore les 2 25% en allemagne »
- 4:00François BayrouFait
« « il s'agit pas de les mettre encore une fois là où il pleut déjà là où il ya de la richesse parce que il faut peut-être faire aussi de l'aménagement du territoire et à réinstaller ces localisations sur des territoires qui sont en souffrance » »
- 6:00François BayrouFait
« « la production d'électricité qui est déjà décarbonée ça nous le savons mais puisque nous devons fermer des centrales nucléaires et ce qui se produit c'est le développement ddd parc photovoltaïque des unités de méthanisation » »
- 8:00François BayrouChiffre
« « s'endetter pour investir oui s'endetter pour les charges courantes non que devons être d'une certaine manière une règle d'or » »
- 10:00François BayrouFait
« « la logique administrative c'est une logique de prolifération continue » »
- 12:00François BayrouFait
« « pourquoi les chercheurs que nous avons éduqué formé promu porté au niveau international pourquoi par le tea party utile pour deux raisons la première on leur donne des moyens de travailler et la deuxième il ya une reconnaissance matérielle que la france rebelles à leur offrir » »
- 14:00François BayrouFait
« « les dépenses qui ont été consentis pour lutter contre l'épidémie et ses suites sont des dépenses que j'assimile mois des dépenses de guerre » »
- 18:00François BayrouFait
« « l'hydrogène offre plus de chance pour l'avenir parce que le recyclage des batteries est une question extrêmement lourdes et le bilan carbone des batteries aussi » »
- 20:00François BayrouFait
« « la question du refroidissement des centrales est une question technique central » »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
notre commission de l'aménagement du territoire et du développement durable ne peut être que sensible alors revitalisation du plan qui avait disparue depuis une quinzaine d'années et chacun peut s'accorder sur l'intérêt de soutenir la réflexion prospective pour éclairer les choix de notre pays alors que nous faisons régulièrement et collectivement le constat d'un manque de vision stratégique à long terme de l'état sur les sujets entrant dans le champ des compétences de notre commission l'objectif de cette audition est donc double d'une part nous permettre de mieux comprendre vos objectifs au delà de ce que précise les textes parus au journal officiel du 2 septembre et du 4 septembre 2020 comment monsieur le commissaire comptez-vous mettre votre expérience au service du pays comment vous envisagé de travailler avec les membres du gouvernement d'autre part nous souhaitions échanger avec vous sur des thèmes qui nous sont chères et qui entre dans le champ de compétence de notre commission par exemple je pense aux grandes politiques de réseaux d'infrastructure qui contribue à l'aménagement de notre territoire dans le secteur portuaire du transport de fret et de la logistique par exemple nous manquons d'une vision à long terme alors que la république populaire de chine en bise ambitionne de déployer ces nouvelles routes de la soie sur 30 à 40 ans je pense aussi aux voies et moyens que nous permettront d'assurer la cohésion et l équilibre de notre territoire alors que les fractures territoriales peine à se résorber à se résorber dans la mobilité dans l'accès aux soins est globalement dans l'accès aux services en proximité des forces contraires sont à l'oeuvre entre la métropolisation qui demeure puissante et l'aspiration d'une part croissante de nos concitoyens à vivre dans les petites et moyennes villes et à la campagne dans le même temps l'état est passé d'un rôle d'aménageur actif un rôle de facilitateur et d'accompagnateurs qui se matérialise par un changement de vocabulaire le programme d'attractivité du territoire et est remplacé par la politique d'égalité des territoires est maintenant de cohésion des territoires qui s'est matérialisé à travers la création de l' agence nationale de cohésion des territoires là une cité par la loi du 22 juillet 2019 examinée au fond par notre commission et dont notre collègue louis jean de nicolay était le rapporteur comment percevez-vous ces changements et quelle orientation pourrait être soutenu selon vous je pense enfin bien sûr à la transition écologique qui est un enjeu majeur pour notre indépendance nationale à terme votre audition intervient à un moment important car le sénat examinera à bientôt le projet de loi portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ces effets qui est issu des travaux de la convention citoyenne pour le climat il en place par le président de la république après le grand débat national et le mouvement des gilet jaune au delà des règles que le législateur peut créer pour assurer le respect par la france de ses objectifs en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre j'ai souhaité que le commissaire recueillir vos analyses sur deux points d'abord concernant les relocalisations industrielles qui sont un puissant levier car elles permettent à la fois de lutter contre les émissions de gaz à effet de serre à porter en france de prévenir les roses l'érosion de la biodiversité comment l'état les collectivités aussi l'accompagner au mieux ce mouvement selon vous est également assuré son acceptabilité sociale dans certains cas second point le financement de notre transition écologique la dernière note que vous avez publié propose d'isoler la dette de guerre de la crise sanitaire et de la relance pour assurer sa soutenabilité et nous permettent de continuer à investir ce qui est particulièrement nécessaire à la des corbeaux notion de notre économie vous avez fait des propositions ambitieuses pour la relance au delà des investissements à réaliser investissement considérable pour l'état les collectivités des entreprises quel rôle pourrait jouer et jouer la fiscalité environnementale et l'épargnent pour inciter la transition selon vous comment assurer la transition écologique dans un objectif de justice sociale selon vous voici monsieur le commissaire quelques questions et suggestions que je vous soumets que je soumets à votre appréciation je vous laisse la parole pour un propos introductif à l'issue duquel mes collègues nous interrogerons merci monsieur le commissaire encore une nouvelle fois pour votre présence si je recule j'ai le droit d'enlever le mas qui a personne à 3 m merci de votre accueil monsieur le président vous me permettrez un sourire il ya si longtemps que je ne me suis pas exprimé dans cet hémicycle certains souvenirs sont encore assez et vif donc je suis très heureux de me retrouver là et de me retrouver avec un certain nombre d'entre vous que je connais depuis longtemps [Musique] merci de m'avoir invité je ne prétendrai pas monsieur le président que j'ai la réponse à toutes les questions que vous avez posé car si je l'avais j'imagine que le que le statut de cette audition serait différent mais nous sommes tous devant des nécessités des nécessités que pour un certain nombre d'entre elles nous n'avions pas prévu ou pire encore que nous avions élu dé au fil des décennies et quelques-uns d'entre vous qui ont partagé les combats politiques qui ont été les miens se souviendront que on avait essayé de mettre au premier plan des préoccupations de la nation un certain nombre de ces circonstances de ces causes qui ont conduit à la crise que nous avons rencontrés là parce que cette crise a été pour la nation une prise de conscience douloureuse pas seulement du point de vue sanitaire on pourrait naturellement rappeler que des avertissements avaient été articulé à propos même d'une possible crise sanitaire le livre blanc de la défense en 2008 avait été précisément le risque que représentait que pourrait représenter une épidémie de cet ordre et cette affirmation n'avait pas été suivi je n'en fait grief à à aucun des gouvernements successifs ou plutôt il faudrait en faire grief est ou ce qui revient au même pas été suivi des décisions et de la mise en place d'organisations capable de faire face à une épidémie de cet ordre mais grave encore la nation a découvert ses faiblesses d'élus blesse structurelles qui ont amené à des événements absolument inédit et qui ont surpris tout le monde le la pénurie de médicaments et sur une très large gamme alors le sénat avait fait naturellement à un rapport sur ces sur ces sujets là encore le l'accumulation de rapports tout ce travail est pertinent et qui servent en réalité à occuper les rayons des bibliothèques une fois qu'ils ont été produits ce qui est une souffrance pour vous qui est qu'il est produisait mais ce qu'est pour la nation une pièce incroyable et les commissions parlementaires et le conseil économique et social avec qui j'ai beaucoup travaillé pendant ces six mois et les think tanks divers et variés tout cela ne débouche pas souvent sur grand chose et on l'a vu avec ces pénuries là on l'a vu avec d'autres faiblesses sur lesquels j'essaierai de revenir dans une seconde et donc s'est imposé à un certain nombre d'esprits moi je me battais pour ce sujet depuis très très longtemps sans jamais imaginer que quand j'en aurai la charge s'est imposé un certain nombre d'esprits notamment président de la république l'idée que en effet le long terme devait être réenraciner marche pas s'ils devaient être ré enraciné dans le débat public français vous avez fait allusion monsieur le président à la chine j'ai souvent écrit que la chine gouverner à 30 ans et nous parfois même pas 30 jours parce que la pression de l'actualité des événements des chaînes de télévision continue de l'éruption des sujets que vous connaissez temps avec des spécialistes ou des pseudo spécialistes autoproclamés qui font flamber des débats qui ne sont pas des débats sur lesquels on prend la peine de réfléchir pendant un certain temps et de fixer des horizons lointains et donc ces horizons de 30 ans moi je dis 10 20 30 ans les les trois étapes qui sont au fond l'étape d'une un horizon assez proche pour être perçue et d'un horizon de génération c'est trois étapes là nous avons le devoir de les ressaisir alors je veux vous dire dans quel cadre j'essaie de réfléchir et avec qui j'ai c'est de réfléchir le cadre le cadre dans lequel j'essaie de réfléchir c'est celui du projet de société que la france a construit et porter pour elle-même et face au monde et si on part du projet de société alors un certain nombre de nécessité vont apparaître et qui forment pour moi le cadre de la réflexion [Musique] nous avons le contrat social le plus généreux du monde je crois que on peut le soutenir sans avoir l'air d'être du côté des superlatifs mal passé le contrat social le plus généreux du monde la volonté de solidarité la plus affirmée et de l'école à la santé la solidarité face au chômage on peut le prouver sur chacun des domaines de l'action publique mais je veux dire une chose qui fait le vont le plus profond de ce que je pensais de ce que j'essaie de porter je ne vois pas qui peut s'inscrire en faux ce contrat social est impossible à soutenir si nous n'avons pas l'appareil productif capable de le financer or cette préoccupation au travers des années s'est étiolé et c'est pour ainsi dire effacés 2 la volonté ou de l'élaboration de la volonté de l'état pourquoi parce que c'était un sel et peu à peu l'idée que vont céder sujet dans l'état n'avait pas tellement à s'occuper que c'était le domaine le lot la compétence et la légitimité des entreprises et des grandes entreprises que c'était les logiques économiques interprétée par les acteurs de l'économie et par les personnes morales qui font l'économie qui devait prendre les grandes décisions et ses grandes décisions nous ont amenés à une situation qui pour moi est absolument paradoxal est insupportable voilà que nous sommes un pays capable des plus grands exploits technologiques et scientifiques nous savons produire des satellites nous savons produire des fusées pour les mettre en orbite nous savons produire des avions parmi les meilleurs du monde nous savons permettait aux pyrénées je suis de le rappeler nous savons construire les hélicoptères et les moteurs d'hélicoptères qui sont les meilleurs du monde nous savons construire des sous-marins nucléaires qui installe dans dans un seul tube à la fois une ville une base de lancement de fusées une centrale nucléaire nous savons construire des automobiles nous avons été une nation de pharmaciens très en avance nous deux médecins nous avons été très en avance et nous sommes incapables d'assurer et de défendre notre place sur des secteurs de production absolument centraux nous avons un déficit commercial de la nation qui selon la manière de conter se situera autour de 75 milliards par an et vous savez bien que l'allemagne est à 200 milliards d'excédents cette année on comptera 65 milliards mais si on compte le transport ça fait 80 2 milliards et demi de déficit commercial la place de l'industrie dans le pib de la nation est tombé à 12% et encore les 2 25% en allemagne mais elle est de 10 9% en italie et elles mêmes de 16% en espagne et nous sommes en déficit commercial vis-à-vis de l'allemagne naturellement mais nous sommes en déficit commercial vis-à-vis de l'italie et vis-à-vis de l'espagne aussi est ce paradoxe incroyable de voir un pays capable de faire face aux défis scientifiques et technologiques les plus importants que le 21e siècle propose et nous sommes incapables d'être présent dans des secteurs aussi simple enfin simple aussi exigeant et méprisable que les biens d'équipement nous avons 33 milliards de déficit du commerce extérieur sur les biens d'équipement je parle pas de l'énergie savent pétrole il est pas chez nous je l'entends mais nous avons une capacité électronucléaire qui méritent d'être rappelés et spa doc cela rend le projet français selon un le projet social français dont nous savons tous ce qui le choque du sentiment national ou de l'unité nationale rend ce projet insoutenable sur le long terme peut-être je me trompe mais je ne vois pas qui peut défendre le point de vue contraire et ceci voilà pourquoi c'est très important que votre commission existe qu'elles soient spécialisés autour des sujets qui en font le le socle et ceci dans un temps qui est un temps de très grande mutation qui ont été encore accélérée par l'épidémie très grande mutation qui ont été accélérés par l'épidémie selon moi en aménagement du territoire je trouve cela heureux je pense que ce que l'épidémie a rendu présent à l'esprit d'un très grand nombre de nos concitoyens c'est que ce que vous avez appelé la métropolisation monsieur le président c'est à dire la concentration des activités humaines et des et des modes de vie danse des unités urbaines de plus en plus concentrée et qu'attend de plus en plus l'énergie et l'activité de la société cette métropolisation en raison de l'épidémie elle s'est trouvée mise en cause dans beaucoup d'esprits et tout d'un coup beaucoup de nos concitoyens ont découvert que peut-être il pouvait imaginer d'autres modes de vie que ce qui leur était imposé par cette métropolisation ce qui veut dire aussi que sacré pour nous beaucoup d'entre nous sont ont été élus locaux ça crée des obligations des exigences et des défis qui sont tout à fait essentielle des défis 2 je ne dirais pas aménagement du territoire mais de réaménagement du territoire et vous avez parlé de des questions que ça pose en termes de mobilité que ça pose en termes de réseau que ce ceci est tout à fait important prenons simplement un fait le télétravail était il y a un an jour pour jour une perspective lointaine [Musique] douze mois après le début de l'épidémie le télétravail est devenu un mode de presque normal classique d'exercice d'un certain nombre des tâches de la société économique d'éducation culturelle politique le distant ciel comme vous dites est devenu familier même à ceux qui ne l'avaient jamais approché ou n'envisage ait jamais de l'approcher évidemment ça pose la question des réseaux et la question de 2 de la numérisation croissante de la société avec ses atouts et ses handicaps et beaucoup d'entre vous sont élus municipaux départementaux tous vous êtes dans le plan de l'installation de réseaux de fibre ou bien est ce que on passe par des réseaux cuivre ce qu'on passe sous par les ondes est-ce qu'on passe par la fibre et des notions aussi exigeante que le ftth sont devenue familière à beaucoup d'entre nous geslin le privilège d'être responsable d'une communauté d'agglomération dans laquelle en tout cas dans sa partie agglomérée la puissance publique a fait à apporter la fibre à tous les foyers à toutes les adresses et à tous les sièges d'entreprises sur investissement public ce qui fait qu'aujourd'hui nous en recevant les dividendes et c'est une opération qui a été lancé il ya 20 ans et en voilà à quel point la pensée du long terme doit être réintégré dans la réflexion qui est la nôtre et c'est la même chose pour le développement durable pour la question climatique les deux sujets sont d'ailleurs étroitement liés je suis sûr que quand on a créé la commission à votre commission monsieur le président avec ces deux sujets certains rangs ont vu une addition un peu artificiel en réalité c'est le même sujet parce que au fond c'est la sujet c'est le sujet de la recherche d'un équilibre pour le présent et pour l'avenir et pour l'avenir de long terme et l'humanité sens bien d'une magna et l'humanité occidentales en particulier sent bien que d'une manière ou d'une autre si elle ne répond pas à la question de cet équilibre là c'est sa survie même qui se trouve menacée et c'est ce dont vous avez la charge alors on voit bien quels sont les grandes lignes je parle maintenant du volet écologique et climatique moi j'en distinguerait 3 si vous voulez bien la première c'est la question proprement climatique qui doit dans ses priorités m en première ligne la question des émissions de gaz à effet de serre donc de la production d'énergie au regard des émissions de gaz à effet de serre et de ce point de vue là on va bien les très grandes mutations qui sont en jeu j'ai j'ai reçu la présidente du haut conseil pour le climat qui a la chance ou la particularité d'être présente au conseil sur le président et le haut conseil sur le climat en france et d'être au sein du haut conseil sur le climat britannique en raison de son origine canadienne à l'aller 2 les deux capacités et au fond si on lille et papier très important qui sortent sur ceux sur ces sujets ce qu'on retient c'est que le grand mouvement qui doit être initié qui est en cours c'est l'électrification du parc automobile le premier et l'électrification du chauffage des logements ces présents à peu près dans tous les papiers mais la question est est ce que notre production d'électricité est en l'état capable de faire face à ces exigences la à ces mutations là à combien peut-on estimer [Musique] l'augmentation nécessaire de la production d'électricité je vais risque un chiffre alors ne m'en veuillez pas si je me trompe après tout ça fait longtemps que la nation aurait dû se saisir dans son ensemble de cette préoccupation donc si l'on regarde retour du chauffage électrique dans les logements et d'électrification de du parc automobile à ce moment là on se trouve devant quelque chose qui ressemble à une augmentation nécessaire de 35 % de la consommation électrique sans émissions de gaz à effet de serre j'ai déjà dit je veux le répéter devant vous je le dis avec humilité mais avec certitude je ne vois pas comment on peut assumer cette exigence de production supplémentaires et demandé en même temps qu'on renonce à la production d'électricité nucléaire en france je ne sais pas dire je veux bien prendre en compte tous les tous les arguments mais le la question de l'éolien elle se heurte à interrogation l'une sur le bilan carbone et l'autre sur l'acceptabilité sociale de la multiplication d'éoliennes sur la terre ferme offshore c'est naturellement autre chose et la question du photovoltaïque qui est une piste à coup sûr intéressante jean marc jancovici est venu devant vous je crois devant votre commission pour expliquer que la question du photovoltaïque c'était la question de la production des cellules photovoltaïques et elle demande une quantité d'énergie considérable pour pour simplifier faire fondre le silicium pour faire des cellules photovoltaïques et si vous faites fondre du silicium avec des centrales à charbon vous ne remboursez jamais les émissions de gaz à effet de serre vous ne compenseraient jamais les émissions de gaz à effet de serre et donc vous voyez que ça ouvre des questions qui tout débouche sur la production d'électricité sans compter que dans la préoccupation de l'appareil productif que je défende est devant vous à l'instant j'ai conscience d'être sur ces sujets minoritaire sur bien des points mais je je défends en conscience ce que je pense et ce qui me paraît ressortir des chiffres et des études je vous ai je suis naturellement prêt à entendre toutes les objections mais si je prends ça rend compte faut aussi rappeler que la france tenait dans le secteur électronucléaire une place de premier rang mondial et le cea son on a là des capacités très importante d'autant que si on va vers la volonté de favoriser des des productions d'énergies alternatives ce qui est la décision de la nation de que vous avez voté que le que le gouvernement a avalisé alors on sait avec certitude qu'il va falloir mettre au point inventer des gestion de réseau pour intégrer l'électricité produite police entré à la dimension de de nos villages de nos centrales photovoltaïques sur des terrains vagues des des couvertures de parking et de grands magasins des des ombrelles photovoltaïques sur des hectares et des hectares il faut inventer le réseau qui permettent d'intégrer et de délivrer pour utiliser un mot franglais que je n'aime pas sûr sur chacun de nos points de consommation est menée en parallèle la question de la réflexion sur l'économie de consommation le ce que l'association négawatt fait depuis longtemps et à juste titre toute cette réflexion là doit être intégrée et elle peut être intégré en se débarrassant si possible des obsessions a priori parce que il ya qu une certitude c'est que le mix va obliger à rassembler le mix énergétique va obliger à rassembler des modes de production différents et donc des modes de gestion de réseaux différents et ce sont de très très grands investissements monsieur le président comme vous l'avez dit pour l'instant pas à l'échelle deuxièmement j'ai dit premièrement les gaz à effets de la limitation des émissions de gaz à effet de serre deuxièmement la biodiversité que nous voyons bien menacée troisièmement le refus de l'artificialisation des sols et si j'ose dire l'amélioration de la qualité agronomique des sols parce que tout le monde voit bien qu'en matière de production agricole sur laquelle nous nous sommes fait doubler par l'allemagne par les pays-bas la france n'est plus aujourd'hui que le troisième exportateur de dans le domaine agricole et agroalimentaire derrière l'allemagne et des pays bas ce qui pour un certain nombre d'entre nous si profondément attaché à l'agriculture est comme une blessure si l'on veut concilier les productions de plus en plus respectueuse de l'environnement et de la vie animale et la capacité productive alors va falloir faire des bonds de géant dans la recherche et dans la technologie de des modes de production respectueux de l'environnement ceci nous ouvre des champs considérable ouvre à la france deschamps considérable et monsieur le président si je suis je et j'en finirai la 6e place devant vous devant nous ce que nous sommes tous au même poids devant des problèmes aussi exigeant si je place devant nous ces questions des grandes mutations d'exiger par le réaménagement du territoire par le la préoccupation climatique par le respect de notre environnement naturel et le besoin de reconquérir l'appareil productif dans des secteurs dont nous sommes absents j'ai une note en bas de page ici jouer un petit 1 et note en bas de page je ne confonds pas la relance et la reconquête la relance nécessaire elle s'adresse où elle vise à soutenir des secteurs de production existant la reconquête pour moi c'est la volonté de la nation de reconstruire des secteurs de production dont nous avons disparu et c'est pas tout à fait le même sujet et donc le les remarques qui sont faites ici ou là sur et qui tendent à mélanger les deux pour moi ne sont pas ce que je vise donc je disais si l'on met toutes ses obligations devant nous alors on s'aperçoit qu'il ya un besoin d'investissements absolument considérable on pourrait en dire autant des réseaux ferroviaires on pourrait en dire autant des réseaux électriques on pourrait en dire autant des réseaux numériques qui on pourrait en dire autant de deux delà de la recherche de partenaires industriels c'est la raison pour laquelle j'ai soutenu dans la note que vous évoquiez l'idée de même si le mot est inadaptée mais c'est pour faire image d'un plan marshall qui fait suite aux dépenses de guerre qu'il a fallu faire contre le virus cette articulation là elle ressemble à une articulation historique qu'on a connu la guerre et la reconstruction la guerre et la reconquête et c'est la raison pour laquelle je pense qu'il faut que nous réfléchissions à réserver à une action aussi importante des sommes considérables rendu aujourd'hui accessible par les conditions du crédit créé par les grandes banques centrales rendu aujourd'hui accessible combien ça durera ceci est une autre question je crois que ça durera un peu en tout cas suffisamment si nous ne faisons pas ça si nous n'avons pas cette idée c'est une vision de citoyens on a des débats mais si nous n'avons pas cette idée de l'exigence de la reconquête de l'appareil productif dans les conditions qu exige la prise de conscience du temps sur le réaménagement du territoire et sur la défense des impératifs écologiques alors je pense que nous avons les plus grand risque de voir s'effondrer le projet national français voilà la vision dans laquelle je me trouve dernier mot avec qui le faire alors j'ai déjà commencé un travail approfondi avec le conseil économique et social qui va entrer dans une période nouvelle de son existence et avec les commissions parlementaires donc avec vous je n'ai aucune espèce de prétention à quelques monopole que ce soit nous sommes là pour enraciner des idées oublié depuis longtemps dans le débat public et si les citoyens s'en saisissent alors les gouvernants s'en saisiront parce que c'est dans ce sens que ça marche c'est l'opinion publique et qui est au fond le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple comme dit notre constitution n'a jamais été autant d'actualité que dans ces temps de démocratie médiatique et donc c'est avec vous que nous devons si vous l'acceptez prendre l'habitude d'un travail construit et durable pour précisément fléché avoir tous les débats nécessaires on peut être en désaccord complet avec ce que je dis je ne vois pas comment on peut l'être mais peut-être peut-on l'être jeu en tout cas je sais que notre modèle français est au risque il l'est depuis longtemps mais maintenant on le sait vous souvenez que valérie disait après la guerre de 14 notre civilisation savons aujourd'hui que nous sommes mortels mais c'est le modèle français qui se trouvent en péril parce que on a été pendant longtemps c'est pas négligent ou un peu éloigné des nécessités que j'évoquais la voilà pourquoi je suis non seulement à votre disposition mais déterminé à travailler avec vous pour prendre toutes les richesses de réflexion que vous avez sur ces sujets depuis longtemps ils soient illustrés par des études nombreuses mais pour les mettre en activité pour que les ces mines la soie à nouveau mise en exploitation en tout cas ça me paraît une nécessité pour pour les moments que nous vivons et que nous allons vivre dans la décennie qui vient merci beaucoup si monsieur le haut commissaire vous nous avait conviés a effectivement travaillé avec vous parce que je ne prends pas de risques au nom des membres de la commission pour vous dire qu'effectivement nous sommes à votre disposition et que nous avons bien l'intention de travailler avec vous parce que je crois que vous avez évoqué un sujet important vous avez effectivement paris relancer reconquête et relancerait conquête et bien c'est pas c'est pas une nuance de c'est une nuance de taille parce qu'il ya bien la balance aujourd'hui mais demain comment on fait pour reconquérir et je crois que vous pouvez compter sur nous sur l'expérience des élus locaux que nous avons été et puis aussi sur l'expérience de vivre sur le terrain régulièrement et de représenter nos territoires merci on a beaucoup de demandes de parole y en a 10 alors je vais donner la parole à une série de 5 et plus fameuse série de cinq madame st pée merci monsieur le président monsieur le haut commissaire cher françois bayrou je veux pour ma part vous questionnez sur votre positionnement toujours dans le cadre du réaménagement du territoire et de la reconquête des territoires sur les liaisons ferroviaires vous avez déclaré récemment dans un journal local nous avons bâti un réseau ferré fondée sur le principe de la grande vitesse et nous avons oublié en chemin les réseaux de proximité il est absolument scandaleux déclariez vous que la ligne entre bayonne et pau ne permettent pas des transports facile rapide et ponctuelle entre ces deux villes sans remettre en cause nullement l'intérêt de cette proposition est ce que vous sous-entendez qu'il faille renoncer à une prolongation de la lgv jusqu'à hendaye et pau et à l'échelle nationale pensez vous que les lgv ne sont plus une priorité et qu'il faille se concentrait sur les petites lignes c'est ma première question ma deuxième question quid sinon des trains de nuit plus précisément pensez vous qu'un train de nuit desservons pau puis en die par toulouse et seulement en haute saison c'est à dire en saison estivale comme c'est envisagé pour le moment par la sncf pensez vous que ce schéma soit satisfaisant pour les pyrénées-atlantiques je vous remercie merci chers collègues et dans la parole à monsieur marchand merci monsieur le président monsieur le haut commissaire en cette semaine un peu particulière ou devrions être les uns les autres dans les travées dans les allées du salon de l'agriculture vous avez évoqué effectivement le modèle agricole français et on voit bien que la crise sanitaire le dérèglement climatique la biodiversité mise en péril la précarité alimentaire font aujourd'hui de l'alimentation le sujet central d'ailleurs c'est un sujet dont vous êtes saisis dans une note du 18 décembre sur la question de la souveraineté alimentaire je cite il est assez effarant de constater que nous sommes devenus dépendants dans le domaine des fruits et légumes à cause de nos importations notamment de fruits exotiques ou de jus de fruits notre commission et vous souhaitez que nous puissions travailler ensemble je reçois bien volontiers cet appel notre commission avec nos collègues des affaires économiques nous sommes saisis de cette question de l'alimentation durable et local à l'aune de la route et riocreux territorialisation de l'alimentation et de l'aménagement du territoire et nous partageons d'ailleurs avec le conseil économique social et environnemental les mêmes préoccupations nous les avons auditionné sur la nécessité d'avoir de véritables politiques publiques qui semble aujourd'hui par trop cloisonnée et de développer des systèmes territoriaux à l'échelle des bassins de vie est ce que vous partagez cette analyse pour faire en sorte que demain nous puissions avoir un plan marshall à l'échelle d'un territoire pour cette territorialisation d'activités économiques permettant une alimentation durable et local pour toute notre population merci merci chers collègues et d'un apparat la collecte des demies on entendait la salle mais voilà monsieur le commissaire nous sommes bien sûr dans la commission de qui traite des thématiques de l'aménagement du territoire et du développement durable et merci d'avoir soulignant leur propos introductif le fait que ces deux thématiques étaient bien sûr extrêmement liés et lectrices sanitaires que nous traversons le démontrent à l'évidence néanmoins le conseil économique et social environnemental auquel vous avez fait allusion considère en tout cas j'ai cru le lire que dans vos différentes note celle du 28 octobre celle de décembre et de février les thématiques environnementales étaient insuffisamment travailler ou explicitées et ma première question est donc la suivante envisagez-vous de faire une nouvelle note spécifique traitant des problématiques environnementales et à défaut que répondez vous donc à cette pseudo critiques du conseil économique et social et environnemental la deuxième question concerne le mode opératoire que vous allez utiliser car traiter d'enjeux économiques environnementaux éducatifs culturels nécessite bien sûr un dialogue extrêmement étroits entre l'état et les territoires vous avez évoqué dans vos propos le souhait de l'échangé avec le céser d'échanger avec les commissions parlementaires mais allez vous privilégier une strate bien particulière notamment une strate territoriale bien particulière pour être connecté à la réalité donc des besoins des territoires et surtout pour assurer une transparence quant aux choix politiques qui seront prôné voilà les deux questions je voulais vous poser monsieur le haut commissaire en vous saluant et en disant je suis très heureux de retrouver au sénat merci je vais donner la parole à madame varia ce oui monsieur le commissaire aujourd'hui la crise sanitaire que nous venons de vivre que nous vivons depuis un an au-delà du fait qu'elle nous invite à réfléchir à relocaliser la production de nos médicaments et de notre matériel médical télescope il faut le dire des difficultés de long terme que rencontrent nos territoires ruraux fragilisé par la réforme territoriale et la concurrence a été dit des métropoles sur le plan démographique un solde naturel négatif qui n'est pas compensée par le solde migratoire des effectifs scolaires en baisse vieillissement de la population et des services publics en berne comme beaucoup d'autres départements ruraux le mien la dordogne qui est un des plus beaux départements de france souffre d'une désertification médicale qui nous fait craindre mais vraiment craindre des difficultés croissantes d'accès aux soins 0,8 médecins pour 1000 habitants et dans la moitié va atteindre l'âge de la retraite nous savons que cette désertification médicale ne sera pas compensée avant de nombreuses années par la suppression du numerus clausus qui ne met pas d'ailleurs fin aux quotas de formation dans les universités les élus locaux que nous sommes commune le pci département seuls et ensemble d'ailleurs un font preuve d'initiative et d'investissements colossaux pour maintenir enfin avec les moyens qu'ils ont autant que pour maintenir autant que faire se peut l'attractivité de ces territoires du numérique financer certes avec l'aide de l'état mais avec un apport très importante du département et des collectivités en passant par le financement d'une nouvelle d'une navette ferroviaire la création de maisons de santé des bourses aux étudiants d aide financière aux étudiants en médecine pour essayer de les garder à l'agriculture aux circuits courts à la création de zones d'activités l'aide au sport à la culture nos élus et nous faisons preuve d'un engagement qui mérite d'être soulignée dans la tâche est très compliquée la crise sanitaire semble réhabiliter notre ruralité parce qu'il se trouve que notre ruralité ses grands espaces il se trouve que nous constatons en ce moment de l'arrivée de deux néo ruraux qui vienne qui nous contactent qui veulent installer de l'agriculture biologique ou autre comment compter comptez vous monsieur bayrou prendre en compte toutes ces problématiques et convaincre qu'une nouvelle politique d'aménagement du théâtre du territoire équilibré est nécessaire pour prendre en compte ces inégalités territoriales criante sur le territoire responsable il faut bien le dire du sentiment d'abandon ressenti par la population et faut le dire aussi qu'ils par voie de conséquence se traduit par une augmentation importante à la fois du vote abstentionnisme mais du vote extrême aussi très remarquable sur nous sur nos départements enfin ne pensez vous pas que l'état doit garder la main sur ce que nous nommons nos biens communs à savoir la santé précisément le transport l'énergie a fortiori dans le contexte qui est le nôtre de la lutte contre le réchauffement climatique merci je vais donner la parole à marc tadié idrac pierre médevielle et on aura terminé cette première série de questions et nous commissaire pourra répondre merci merci monsieur le président monsieur le haut commissaire votre récente note sur les secteurs stratégiques pointe l'importance du secteur de l'énergie le développement des énergies renouvelables le couple est à la réduction de la part du nucléaire dans notre production énergétique suscite de nombreuses interrogations les énergies renouvelables dont l'empreinte environnementale n'est pas encore tout à fait évaluer sont en vive croissance même si leur intermittence pose la question de la décarbonation de notre mix énergétique la question vous l'avez compris sous jacente est évidemment celle de notre indépendance énergétique vous l'avez d'ailleurs en partie évoqué dans vos propos liminaire la france dispose d'ailleurs d'un véritable avantage comparatif de ce point de vue vis-à-vis de ses voisins européens ces productions énergétiques est d'ailleurs l'un des angles morts des travaux de la convention citoyenne nous avons pu le constater lorsque nous les avons interrogés ici alors que ce secteur est primordial pour notre réussite dans la transition écologique monsieur le haut commissaire je souhaite vous interroger sur le développement des énergies et plus particulièrement des énergies renouvelables et plus particulièrement celle des panneaux photovoltaïques que vous avez également évoqué tout à l'heure dans un récent rapport publié par le ministère de la transition écologique différentes pistes sont identifiées pour améliorer leur bilan environnemental d'après le rapport la relocalisation d'un grand nombre d'activités et la clé premièrement il convient de créer des filières à haute valeur ajoutée de recyclage les 50000 à 60 mille tonnes de panneaux mis sur le marché en france chaque année sachant qu'ils deviendront des déchets d'ici 20 à 30 ans le rapport préconise également l'ouverture de mines en france le cas échéant avec des soutiens publics afin de privilégier une production nationale de matières premières et secondaire que ce soit du silicium indium argent et d'autres matériaux qui serait plus responsable pour que de la production importée enfin le rapport préconise de développer une vision de filières afin de relocaliser la fabrication des panneaux notamment des cellules quel regard portez vous sur ces recommandations le photovoltaïque pourrait-il constitué un des axes importants de la réindustrialisation française quand on sait que 70 % de l'empreinte de la france est composée des missions importés et que la réindustrialisation de notre pays constitue un levier de diminution de notre empreinte environnementale je vous remercie dernier intervenant pour cette série question monsieur mais deviennent monsieur le haut commissaire vous avez ras pauliste faculté sa capacité de la france à faire des satellites de diffuser cette faculté à être le meilleur angle certaines technologies mais face à la relance ne pensez vous pas qu'il va falloir faire preuve d'humilité et preuve de capacités d'adaptation c'est quand même nous sommes devant un mur et il va falloir vraiment s'adapter vous avez rappelé les malheurs de notre culture nous sommes plus que troisième pays exportateur et depuis 2010 9 nous sommes devenus pays importateurs nous ne produisons plus que nous consommons jusqu'à mars est inquiétant quand on connaît le potentiel serait culture qui était la première lecture européenne en agriculture il ya la viticulture vous avez parlé de domaines d'excellence français et c'est un domaine c'est toujours un domaine d'excellence cette viticulture je pense que là aussi on nous ont eu dans notre long bienne a la prétention de moins travaillé que les autres d'en tirer des conséquences aujourd'hui dans viticulture il ya cet acharnement qui vont peut-être d'une certaine arrogance parce que nous sommes peut être les meilleurs nous nous pensons le meilleur a refusé un étiquetage standard qui se fait dans tous les pays et nous disparaissions des rayons de certains magasins scandinaves ou anglo saxon il suffit de regarder je crois la tête d'un acheteur la pomme par exemple dans une bouteille du jurançon d'irouléguy c'est pas très parlant l'étiquetage et je pense qu'on ne gagnerait avec cette humidité ses facultés d'adaptation et ont conservé des parts de marché que nous sommes en train de perdre bêtement et justement à paroles que voilà une large gamme de questions essayer de répondre avec l'humilité à laquelle monsieur médevielle nous nous invite tous à denise saint-pé alors les questions locales je vais aller très vite encore que j'y sois naturellement comme comme maire de pau très très attachés comme ancien président du conseil général des pyrénées atlantiques [Musique] la question des lignes ferroviaires paraît si on en reste dans le cadre actuel de la réflexion difficilement ce soluble actuellement les lignes ferroviaires secondaires je lisais une étude indique enfin qui indiquait que le kilomètre passager coûte à chaque région un euro à sa g 1 km 1 euros des régions moi je crois que on doit laisser la porte ouverte ou favoriser l'ouverture à des mutations technologiques par exemple à du matériel roulant léger on a le matériel on connaît bien le matériel roulant actuelle et ce qu'il coûte ce qui le met je pense que on peut de ce point de vue gagner beaucoup avec une mutation du matériel roulant les lignes que vous évoquez et que nous connaissons bien ces lignes là elles vont très rapide et un grand nombre de lits qui ne sont pas électrifiés vont très rapidement se trouver devant la question de du matériel roulant hydrogène on est en train de développer aujourd'hui le le premier train à hydrogène les droits gêne et horn n'étant pas autre chose que un mode de stockage de l'électricité mains d'un mode de stockage de l'électricité sans inconvénient sens sans rejet sans pollution encore insuffisant du point de vue de la capacité énergétique mais très performants du point de vue écologique comme vous le savez mieux que personne nous avons construit à pau la première ligne de bus à haut niveau de service à hydrogène au monde et comme vous savez elle marche très bien la question c'est la production d'électricité j'y reviendrai dans les interrogations suivantes mais je pense que on à la lune une réflexion à conduire sur ces toutes petites lignes de mutation du matériel vous savez que des idées sont avancées matériel ferroviaire léger ou bien transformation des lignes en des ans des voies qui seront ouverte à des trams mettons des trams bus quelque chose qui pourra permettre les liaisons sans avoir le poids d'investissement que représente la remise en état d'une ligne ferroviaire et vous savez bien accueilli je pensais c'était évidemment très très exigeante pour nous tous est-ce qu'il faut renoncer aux lgv pourtant non on a vous voyez bien on a il s'agit de l'alimentation principale d'un réseau qui doit ensuite se diffuser alors sur la palombe plus je vous répondrais d'autre que la palombe bleue c'est le train de nuire qui existait entre paris et pau et tarbes et qui voit aujourd'hui en haute saison un projet qui passe par toulouse vient beaucoup d'interrogations sur ce poids et pour ma part je serai circonspect si vous voulez bien monsieur marchons avec les masses comme un homme a du mal à repérer l'exigence de re localisation de production agricole avec des conduites agronomique bio ou le plus haut possible ça développe absolument partout ça va se développer absolument partout on vient de dans notre communauté d'agglomération vient de lancer cette opération la communauté d'agglomération achètent des terres agricoles les met à la disposition que de ce qu évoqué madame vayas 2 néo ruraux décider à produire bio en maraîchage et nous leur achetons la production avec la cuisine centrale qui qui fait les repas circuits courts garantie de prix et aide réelle et nous recevons à peu près chaque semaine des visites d'autres communautés d'agglomération de communes intéressées par le par le processus que nous avons mis que nous avons été les premiers à mettre en place tant que je suis absolument certain que cette que cette que ces modes de production locaux durable durable locaux est en effet une perspective importante vous voyez bien ce que tout ça veut dire si on réfléchit c'est que ça ne peut pas être des actions individuelles où ça ne peut que très rarement être des actions individuelles on redécouvre y compris dans le monde agricole la vertu du collectif et du collectif partagé entre les agriculteurs ou les petits groupes aux sociétés d'agriculteurs et la puissance publique et ceci va avec la politique de refus darty field artificialisation des sols et toute la réflexion quant aux cadres dont je ressens la nécessité c'est le réinvestissement du pont entre puissances publiques et acteurs individuels qu'ils soient entreprises ou individus et c'est vrai dans la reconquête productive j'en dirai un mot probablement dans le courant des questions stéphane demi bon je souriais en vous entendant parce que les les trois notes d'ouverture en compte en produire entre une et deux par mois avec la toute petite équipe qui est la nôtre je veux rappeler que nous sommes en tout huit équivalents temps plein pour le plan de la nation mais moi j'ai toujours plus aux petites équipes certain nombre d'entre vous le savent bien et donc de ce point de vue là je ne me plains pas mais en effet les trois sujets que nous avons posées sur la table se prêtait peu à une réflexion écologique ou plus exactement étaient traités par exemple dans la première note la première note c'est fait et si le coc vite durée on est en octobre à l'époque tout le monde pense que ça va finir mais nous il nous a paru intéressant on avait des navets des petits indices comme ça qu'ils qui nous frappe et il nous a paru intéressant de de poser cette question là c'est la première note c'est la première note stratégique qui était en europe consacrée à ce sujet là et si le coc vite durée la deuxième note c'est les pénuries les pénuries de médicaments et les secteurs stratégiques comment sauvegarder ce que tout à l'heure l'un d'entre vous disait notre indépendance la question de notre indépendance et de notre indépendance au moment de crise comment fait-on pour ne pas être à la merci de rupture d'approvisionnement qui dans une société aussi développé que la nôtre ou prétendument se développer que la nôtre sont proprement inacceptable et la 3ème note c'était la dette la dette du que vides et éventuellement de la relance on voit bien que il faut il faut traiter jacques sujet mais je ne perds jamais de vue la question au sens large de la défense de notre patrimoine environnemental et de sa pas seulement sa protection et sa réhabilitation dans l'avenir je pense à la qualité agronomique des sols c'est une politique autant de protection que de réhabilitation et qui peut aller très vite donc assez c'est la conviction qui est la mienne donc alors ensuite la strate territoriales il vous étonnera pas qu'à titre personnel je considère que le labyrinthe territoriale est une des faiblesses actuellement de l'action publique mais c'est votre boulot dont je vais pas le faire à votre place donc c'est votre responsabilité au sénat en particulier de réfléchir à ce sujet est plus difficile encore que de réfléchir à ce sujet de vous mettre d'accord sur ce sujet parce que en tout cas la complexification croissante à laquelle nous tous élus locaux sommes exposés pas seulement à albert ou ou à pau ce par tous est une faiblesse nationale d'aujourd'hui et il m'arrive parfois d'envié napoléon dans sa dans sa capacité de simplification de la vision de l'action publique n'en sommes pas tout à fait là donc tout le travail que vous ferez je le lirai avec attention et je le soutiendrai avec ardeur dans sa territoriales je pense que le travail qui a été fait sur les communautés de communes et d'agglomération est un travail extrêmement utile c'est probablement le plus utile qui a été fait au travers du de ces dernières années il ya là au bord des bassins de vie des bassins d'action publique mais qui demande naturellement être ré harmonisées avec les régions vous étonnera pas que je pense que certaines régions sont démesurés et donc illisibles dans leur périmètre [Musique] et si je m'interroge note politique si je m'interroge sur les raisons qui ont fait qu'on les a découpé comme ça alors je suis d'autant plus perplexe donc voilà l'asra territoriales qui me paraît la mieux adaptée aujourd'hui dans la réalité où nous sommes avec des impératifs de réaménagement du territoire que j'évoquais et de défense de notre patrimoine environnemental il me paraît que le réseau des communautés de communes et d'agglomération est un réseau utile voilà mais c'est pour risquer une réponse à madame maria la désertification médicale est le résultat d'une politique publique criminelle qui s'est développé au travers du temps j'ai même écrit un livre sur ce sujet que j'ai pas publier pour des raisons vous voulez pas qu'on connaît le sentiment qu'ils avaient et se livre ce s'appelait un crime parce que la régulation de l'information médicale a été voulu sciemment voulue et avec la complicité de tous les acteurs y compris des médecins eux-mêmes et des organisations de médecins eux mêmes c'est une ce pour moi c'est une des plus nuisibles décision qui a été prise au travers du temps alors naturellement elle s'accompagnait aussi de mutation sociologique très importante sur la conception du travail des horaires de travail sur sur la manière dont les familles de médecins s'organisait la place des femmes dans le monde médical le mais il demeure que c'est un crime et qu'en effet il va falloir durée c'est un scandale est un crime pour le pays qui se considérait comme le grand prix médicale au monde et qu'il était qu'il était donc je suis très profondément d'accord avec vous et sur le travail que vous faites aussi que les collectivités locales font conseils généraux en l'occurrence j'imagine que c'est à cela quand ordonne vous faites allusion vous avez acheté votre réflexion sur l'état dans sa légitimité de défenseurs des biens communs et je partage ce sentiment je voudrais répéter ce que je disais à la réponse l'une des réponses précédentes l'état désormais on dit état stratège pour l'opposer à l'état spectateurs que nous avons été pendant 30 ans 20 ans au travers de toutes les alternances moi je pense que l'état doit être fédérateur il doit être générateur de tous les acteurs y compris des acteurs privés on ne peut pas demander à un acteur privé que ce soit un individu ou une personne morale une entreprise on peut pas lui demander de ne pas se préoccuper de ses propres intérêts de son propre avenir et de ce point de vue là il ya rien à dire mais on pourrait lui demander de participer à une volonté collective et c'est sous cet angle que je place la question de la localisation des activités de la reconquête de la baille productif français pour moi la responsabilité de l'étain est là l'état doit être le fédérateur l'entraîneur le il doit motiver et passer devant leurs responsabilités les différents acteurs autrement nous n'y arriverons pas mais il se trouve que aujourd'hui nous avons des chances qui n'était pas ouverte aux années précédentes et qui ne seront peut-être plus ouverte après on a le sentiment j'ai le sentiment que on peut pour une fois sauté dans le train pourquoi parce que si je repense à l'appareil productif on est devant une mutation technologique massive et majeur avant l'élément déterminant c'était la main d'oeuvre et le coût de la main d'oeuvre et à ce moment là on vous disait mais vous voyez bien monsieur ballon qu'on peut pas s'opposer à la chine au vietnam à des à des coûts de main d'oeuvre qui sont telles que 30% de ce que nous avons à déployer peut-être même mois et peut-être discours sortent pas ceci est en train de changer parce que les modes de production connaissent leur grande révolution avec la robotique la les algorithmes les dates aller quand qui a vu fonctionner dans le monde industriel les imprimantes 3d de pointe qui produisent en quelques heures et parfois fraction d'heure des pièces qui avant demander des jours et des jours d'usinage si on a vu ça on comprend que quelque chose est en train de changer et il se trouve que nous sommes on pointe nous france dans ces domaines là dans les domaines notamment des algorithmes il ya une chaire au collège de france d'algorithmique y est observée comme un des lieux les plus les plus avancés du monde sur ces sujets là des compétences de boîte je mets une note en bas de page nous devons nous inquiéter d'autant plus de l'effondrement du niveau des élèves en mathématiques et ça aussi si on est placé devant nos responsabilités ce sujet est évidemment un sujet majeur donc une grande mutation technologique dans le domaine de la production qui s'accompagne d'une disponibilité quasi miraculeuse des moyens d'investissement à des taux qui dans aucune génération n'a eu l'exemple si on met en face ces deux fenêtres d'opportunités alors nous avons peut-être quelque chose à à penser et à dire et l'état le rôle de l'état peut s'en trouver facilité voilà pour répondre à votre question madame de ces drac vous avez très justement pointé la question des panneaux photovoltaïques et de la production des cellules photovoltaïques et je l'avais dit dans mon introduction la question là lauriane les cellules photovoltaïques au silicium sont enfin doivent nous placer devant deux éléments d analyse le premier de ces éléments sait d'où vient l'énergie qui permet de produire les cellules photovoltaïques au silicium c'est-à-dire de fondre le silicium je les dis et jancovici je crois la dis devant vous en tout cas devant le sénat je sais pas dans quelle organisation cissé de l'électricité produite à partir de charbon jamais la production photovoltaïque ne remboursera l'émission de gaz à effet de serre qui a permis de produire les cellules 30 ans ça suffit pas pour rembourser cet investissement là mais si c'est une électricité décarbonée alors on a là la possibilité en effet de 2,2 d'aider puissamment au bilan j'ouvre une fenêtre pas de rêves d'avenir il y actuellement des recherches qui sont conduites autour du photovoltaïque organique dont le bilan carbone est lui extrêmement différents le bilan des cellules photovoltaïques au silicium on dit habituellement que ses 20 ans pour rembourser la quantité de l'énergie nécessaire à la production de la cellule là c'est 20 jours et encore certains disent même sept jours sont des cellules qui ont moins de rendement mais qui ont l'avantagé de pouvoir produire de l'électricité même à l'ombre sur n'importe quel façade il il guettait prennent les photons c'est une production électrique et ça coûte à beaucoup moins cher et en production et en pause ça aussi c'est une voix ceci simplement pour dire que moi je pense que que le génie humain va pas s'arrêter aujourd'hui et je je je pense qu'une société qui retrouverait la confiance dans sa capacité à innover à créer à trouver à chercher alors on aurait là quelque chose de deux d'une réconciliation avec notre avenir et voilà pourquoi j'adhère à votre vision de filières sur ce sujet là en particulier j'imagine que vous aviez un objet précis en tête il ya en effet aujourd'hui des relocalisations de production et on est allé travailler avec le cea sur ce sujet des relocalisations de production tout à fait intéressantes notamment en rendement de ces cellules avec des gains de rendement de 15 à 20% et c'est c'est évidemment très très important sans compter la filière du recyclage et j'adhère à ce que vous dites c'est aussi c'est vrai d'ailleurs aussi pour les batteries parce que le les recherches sur les batteries elles se heurtent à la question du recyclage des batteries ce qui est d'ailleurs philosophiquement intéressant parce qu'on voit le que le que la grande idée du cycle des cycles est une idée réelle enfin qui se vérifie dans la réalité monsieur médevielle enfin j'ai dit que j'adorais à votre appel à l'humilité alors je suis pas sûr qu'il soit de la compétence du plan de deux réformes et l'étiquetage du vin mais après tout pourquoi pas parce que le parce que la recherche de l'étiquetage standard identifiables par les consommateurs étrangers ces présents depuis très longtemps dans la réflexion de la viticulture et pourquoi ça n'a pas avancé ça c'est vous qui le savez mieux que moi j'en ai une petite idée c'est que il s'agit d'accepter des révolutions internes mais ce que je crois c'est qu'on pourrait faire avancer ses réflexions en même temps que la défense de notre patrimoine de château de propriété de d'acteurs individuelle et donc pour moi c'est en effet deux types de réflexion ouverte qui nous permettront d'améliorer notre appareil productif et notre place en commerce extérieur ce que c'est vrai que la plupart de nos vins et de nos châteaux y compris le jurançon qui est comme dirait madame mariage le meilleur vin du monde en tout cas dans son secteur c'est assez difficile à identifier étant donné la dimension des productions donc donc je partage cette réflexion avec vous je serais content de la partager dans le futur merci encore cette question je vous demanderai des tasses et boeuf est ce qu on a encore deux sujets après à a évoqué donc j'ai donné la parole à monsieur gilles et merci président monsieur le haut commissaire pour planifier il faut notamment avoir une administration agile efficaces dotées de moyens adéquat quelle est votre analyse sur le sujet ce que vous ferez justement des propositions ou estimez-vous que c'est hors champ aujourd'hui de votre mission et puis également pour planifier il faut pouvoir s'appuyer sur des acteurs de la décentralisation des acteurs impliqués et moteurs après une longue attente donc il semblerait que la loi cadre des soit de nouveau inscrite à l'agenda pensez vous que cette loi sera une réponse efficace pour permettre d'impliquer donc l'ensemble des parties prenantes dans une stratégie de planification sur le plan national et puis enfin bien sûr vous l'avez souligné dans vos interventions il faut une capacité budgétaire il faut aussi une acceptabilité des grandes orientations et donc quel est votre calendrier sur ce sujet et dans le cadre de ce quinquennat parce qu'on est quand même sur un moment qui est assez ramassé et si il faut que les grandes lignes soient effectivement validé je pense que nous sommes plusieurs à souhaiter savoir qu'elle serait effectivement le calendrier quelque part de cristallisation des positions je vous remercie merci je mets ma parole à monsieur pointereau oui merci monsieur le président monsieur le le haut commissaire au plan finalement vous succéder à la tête d'une mission qui a existé déjà depuis fort longtemps sous plusieurs formes et dans la première a été créé en 1963 par le général de gaulle et qui s'appelait la datar et dont le délégué au plan était monsieur olivier guichard et qui a été un grands aménageurs du territoire est à l'origine c'était deux étaient chargés de rééquilibrer le territoire face aux défis qui s'imposait à l'époque des mutations économiques après de l'après-guerre et afin qu'eux aussi que les richesses économiques soient mieux réparties sur le territoire pour développer le monde rural également et développer les infrastructures de transport mais surtout avec une vision à très long terme sur notre territoire aujourd'hui on est en 2021 et finalement on revient quelque part à la la case départ et après cette crise sanitaire économique social et bien que nous vivons là vous nous avez donné un certain nombre de grandes lignes assez généraliste sur lequel d'ailleurs nous travaillons beaucoup déjà sûr dans notre commission de ce que doit être l'aménagement du territoire et un plan pour l'avenir mais concrètement quels sont les projets sur lesquels vous travaillez pour la désertification dans le monde rural mais pas que pas que la des médecins aussi sur la population qui quittent nos villages sur la souveraineté de la france en termes de réindustrialisation on a plus de machines outils qui sont fabriqués dans notre pays du retour de nos chercheurs qui sont partis à l'étranger de la relocalisation des fabricants de médicaments qui sont partis en asie comment on peut les faire revenir chez nous et si on les fait revenir chez nous il s'agit pas de les mettre encore une fois là où il pleut déjà là où il ya de la richesse parce que il faut peut-être faire aussi de l'aménagement du territoire et à réinstaller ces localisations sur des territoires qui sont en souffrance parce que le ruissellement l'attend toujours dans ces territoires là donc voilà quels sont vos moyens tout simplement pour agir concrètement alors je dis pas financièrement parce que j'ai par la pression vous avez un gros budget à part pour fonctionner mais quels sont vos concrètement vos votes recoller concrètement votre pouvoir d'agir auprès du président de la république des différents ministères parce que bon c'est ça qui nous intéresse merci g20 parole à monsieur houlgate puis à madame préville l'un et monsieur le président monsieur le commissaire vous avez fait allusion tout à l'heure à la première note que vous aviez produit donc au dernier trimestre qui s'intitule et si l'aco vide dur est donc cette hypothèse se confirme d'une certaine façon et il semble que donc la pandémie avec les différents variant elle va s'installer donc durablement bouleversant ainsi nos modes de vie nos liens sociaux et nos rapports économiques dans cette note vous souligner qu'il d'une manière structurelle pourrait se poser à terme la question d'une économie nationale remobilisés par l'action de la puissance publique vous citez donc la prise en charge du chômage partiel les prêts garantis par l'état et vous dites que ça présente les modalités de l'interventionnisme économique comme exemple de l'autorité nouvelles de ceux qui seront chargés de l'action publique alors ma question elle est très simple comment passer d'un état stratège inspiré par la lucidité et la clairvoyance de la vision et de la réflexion dont vous êtes aujourd'hui d'ailleurs l'un des ddd témoin à un état qui soit un état acteurs qui seraient enracine dans l'action sur le long terme vous avez fait allusion plan marshall au sortir de la deuxième guerre mondiale la france et dans les décennies qui ont suivi la france je dirais s'est dotée d'une stratégie de filière alors en en prenant appui à la fois sur des grands organismes vous avez parlé du ceum on pourrait dire l'inra l'inserm le cnes le cnete le connexion et ainsi de suite mais aussi sur des entreprises et est à l'heure actuelle on sent que ces grands organismes sont à la peine et que d'autre part on a l'impression est l'exemple de danone le site c'est que nous entreprises eh bien elles ont du mal à en didier l'appétence pour ne pas dire l'avidité des marchés financiers activistes sur le court terme donc comment essayer de ré enraciné donc dans le long terme par la volonté de la puissance de l'état merci même préville merci monsieur le président monsieur le haut commissaire alors par le passé nous avons connu certains l'ont déjà évoqué des planifications qui on est et vertueuse à bien des égards puisque nous avons du rail partout de l'électrification maintenant ce qui se produisent ce sont des initiatives des expérimentations mais quid pour le pays et pour les territoires qui n'ont pas forcément les moyens de mettre en place ce toutes ces choses là et ce qui se profile c'est plutôt un pays avec un développement en mosaïque voir en patchwork est là vérité c'est que nous avons des déséquilibres de plus en plus marqué sur nos territoires ce qui d'ailleurs été pointé par l'europe puisque nos régions ont été déclassés de ce fait là pour l'accession aux fonds européens donc où est l'équité et est-ce que c'est cela que nous voulons pour le développement de notre pays et je vais rebondir sur cette question là à propos de l'énergie parce que ce qui se passe actuellement dans le pays avec sur le thème de l'énergie la production d'électricité qui est déjà décarbonée ça nous le savons mais puisque nous devons fermer des centrales nucléaires et ce qui se produit c'est le développement ddd parc photovoltaïque des unités de méthanisation mais tout cela sans que cela ait vraiment du sens et uniquement pour je ne sais pas si c'est l'appât du gain en tout cas pour quelque part faire de l'argent or l'électricité n'était elle pas un bien commun c'est un sujet complexe qui est souvent caricaturée et qui nécessiteraient je pense et c'est un problème vraiment très important pour notre avenir que davantage les français soient sensibiliser informer et former sur les tenants et aboutissants de toutes les formes de production d'électricité or ce n'est pas le cas et donc on voit les gens foncé vers certaines solutions sans même voir exactement en quoi elle consiste donc voilà je trouve que s'il ya vraiment un problème important et très concrètement il n'y a pas vraiment de planification sont nos territoires sur l'installation des parcs photovoltaïques des parcs éoliens des unités de méthanisation ça part dans tous les sens c'est quasi anarchique et notamment dans mon département qui est le lot ensuite pour ce qui concerne la réindustrialisation est ce qu'à un moment donné il n'y a pas eu une espèce de rôles assignés à la france au niveau au centre de l'europe comme étant une zone touristique et que nous avons à pâtir de des choix qui ont été faits par le passé et vous avez parlé de cet appareil productif qui est qu'il faudrait réindustrialiser 1 qu'il faudrait remettre en marche quelque part mais qui est en déclin et pour l'instant il n'y a pas d'arrêt à ce déclin alors comment vous voyez vous comment vous voyez d'endiguer ce phénomène est donc de de permettre de regagner une place au sein de l'europe et au sein de haut niveau international de notre productivité voilà je vous remercie merci même préville monsieur dantec oui merci monsieur le président c'est un débat évidemment passionnant et un en écoutant mais c'est le haut commissaire et mes collègues et moi j'ai quand même l'impression qu'on est toujours un peu dans la nostalgie des trente glorieuses du plan d'olivier guichard même si sur les métropoles d'équilibré il avait bien vu les choses mais c'est justement le changement de paradigme d'après guy sharks et qui est devant nous et que finalement un nous n'arrivons porte à sortir de nos deux noms pesanteur et vous en avez donné quand même plusieurs exemples quand on parle je trouve avec beaucoup de nostalgie de nos filières industrielles des choix du général de gaulle défiance des années 70 on oublie de dire qu'on a totalement raté la filière informatique etc le to7 de thomson est resté bien seul et que là on s'est retrouvée marginalisée qu'on a mis effectivement toutes nos billes sur le nucléaire industrie totalement marginal est de plus en plus à l'échelle mondiale qui sort aujourd'hui un kilowatt six fois plus cher que le photovoltaïque et que donc notre question est plus la capacité de mutation rapide sur des secteurs qui sont de fait à l'échelle mondiale des secteurs d'impasse industriels et s'est dit dans tous les rapports mondiaux sauf en france et finalement nous n'arrivons pas à dépasser c'est ses pesanteurs et c'est le cas aussi à d'autres niveaux et là je suis d'accord avec vous c'était beaucoup moins d'accord sur votre analyse du photovoltaïque puisque c'est pathétique c'est quand même 55 g même avec du charbon chinois d'émissions de co2 par kilo watt le nucléaire c'est 66 g mais si en plus on produit du fauteuil de l'électricité effectivement d origine non carbonées on baissera encore le le bilan carbone met donc moi mais je pense que notre question aujourd'hui c'est comment nous sommes capables de dépasser 1 la totalité des lobbys et des pesanteurs de la société française le lobby des médecins en est un je dirais le lobby des sénateurs peut en être un parce que vous avez insisté sur les intercommunalités moquera de l'espace démocratique et pour les régions on a les mêmes difficultés donc on a des pesanteurs à différents niveaux la haute administration nous des fois d'autres lobbys et comment en tant que co commissaire avec votre petite équipe vous pouvez participer de sortir de ses pesanteurs qui fondent la société que la france est effectivement aujourd'hui n'est pas dans une dynamique très positive à l'échelle mondiale et je le précise par deux questions 1 derrière très courte c'est la première sur le crt e et la c1 ça peut être un peu chez vous les contrats de relancer transition énergétique à l'échelle territoriale moi je suis convaincu aujourd'hui c'est ce qui remonte de tous les territoires qu'on est en train de gaspiller l'argent on est en train de gaspiller de l'argent pour des raisons y compris de calendrier électoral de vouloir dépenser tout de suite relancer tout de suite et donc on prend des projets qui sont mal mûri et qui ne tape qu'un certain nombre de filières qui sont pas les filières les plus en difficulté aujourd'hui notamment si on fait de la voirie ont fait des choses sur lequel par ailleurs on n'a pas de vraie crise c'est pas là que la crise liée aux que vides et on n'a pas de stratégie territoriale renforcée par le crt eux donc je pense que là on est en train de dépenser beaucoup d'argent alors qu'il fallait plutôt le garder dans la durée premier point est le deuxième point qui m'a étonné c'est que vous avez pas peut parler de l'europe or les filières industrielles elles ne sont plus à l'échelle nationale elles sont obligatoirement à l'échelle européenne et cette intégration économique européenne et quant à la grande différence par rapport aux trente glorieuses finalement vous l'avez très très peu évoquée dans vos premières interventions messieurs fernique messieurs gold merci monsieur le président monsieur le commissaire en a mis en avant ce matin un certain nombre de grands enjeux non à parler d'alimentation on a parlé d'énergie on a parlé de mobilité on a parlé de numérique on a parlé de santé droit qu'à un autre enjeu de taille aussi sur le moyen et sur le long terme qu'il faut pas occulter c'est la gestion la préservation de la ressource en eau avec la multiplicité des usages et et conséquences du réchauffement climatique mon intervention c'est pas une question mais simplement je voulais vraiment mettre l'accent ce matin sur un sujet qui me semble essentielle à court moyen et long terme et qui peut pas être simplement pas être occultée merci monsieur calvet monsieur le commissaire d'abord merci de la respiration que vous nous avez offerte moi il y avait un moment j'étais à l'époque à l'udf autant que le dire nous avions des réflexions et nous avions un peu de prospective et je les fais pour ma part ma communauté urbaine à l'époque à perpignan un projet de territoire réflexion et ce qui est et ce qu'il ce qui m'a beaucoup marqué c'est que l'état et j'ai participé a pu avec plusieurs mandats ici à l'assemblée finalement à l'abandon du territoire et l'état n'a plus joué ce rôle stratégique depuis des années je ne vais pas revenir comme certains l'ont dit à la mission racine qui nous concerne est à perpignan mais je voulais vous interroger ce matin très simplement sur le tourisme et sur la même pér hâtive nécessité d'aider à la requalification de l'hébergement dans l'ensemble de notre tourisme dans l'ensemble de notre territoire rural notamment que j'aille dans mes pyrénées et du côté du côté de font romeu que j'aille à lourdes les fois quand je vois les hôtels quand je vois l'ensemble de cet hébergement que j'aille à saint nectaire c'est notre parcours un peu partout et bien pour des produits alimentaires aussi bon et bien je vois un hébergement qui n'est pas à la hauteur de ce que nous devrions faire et là il ya un immense enjeu et je suis désolé car par exemple quand on vient de signer les contrats de plan dire est à région dans différentes dans différentes régions nous n'avons jamais été associés à la mise en oeuvre de ces contrats et nous avons beaucoup de choses à dire l'hébergement au touristique c'est ma seule question mais ça n'aurait beaucoup d'autres sur lesquels je pense qu'il ya des réflexions à faire alors qu'à vous parler de plan marshall sur le commissaire peut être ça pourrait en faire partie merci merci monsieur de vie naze et monsieur chevrolet lycées et merci monsieur le président merci sur le haut commissaire merci d'ailleurs pour votre exposé que j'ai trouvé moi très pédagogique j'étais très intéressé par la façon dont vous a posé le problème énergétique sur l'électricité et et renvoyant notre avenir à l'électricité et puis vous avez décliné les différents modes de produire de l'électricité et qui quelque part arrive à la solution dire que tout compte fait les centrales nucléaires c'est aussi une solution la joie et ou soulever un autre problème vivent pas très loin la centrale du bugey ça n'est pas sa prolongation qui me pose problème c'est que le changement climatique fait que l'eau du rhône à l'âme on arrive plus chaude que par le passé aaron centrales nucléaires elle doit être refroidie donc question comment on fait demain et quand on intègre aussi cette problématique est-ce que la solution énergétique de nos sociétés c'est l'électricité oui c'est une question importante dernier intervenant monsieur chevrollier merci monsieur le président monsieur le haut commissaire nous avait parlé de réenraciner le long terme dans la politique française c'est effectivement important d'avoir une vision long terme dans une période où on est plutôt dans la culture de l'instant et la vision court termiste des choses et donc c'est un vaste programme qui vous nous proposez et ces dernières années ces dernières décennies a quand même eu sur un certain nombre de sujets une politique de l'essuie glace et sur les sujets majeurs que notre émission traite que ce soit l'adaptation au changement climatique la préservation et la reconquête de la biodiversité effectivement il faut avoir une vision long terme mais j'aurais vous interroger sur un point que vous avez abordé uniquement par rapport aux taux d'intérêt c'est le sujet de la dette qui est un sujet qui vous intéresse depuis longtemps déjà en 2002 vous en aviez parlé et c'est un sujet qui nous préoccupe façon aussi très importante aujourd'hui quand on voit le notre niveau d'endettement à 120 % et donc ses capacités d'action de notre pays pour pour agir donc vos réflexions sur le sujet et à deuxième point sur vous avait parlé de l'organisation territoriale mais vous n'avez pas parler d'eux du poids de la technocratie française et quelles réflexions sur cette capacité de nos élites sont importantes pour le pays mais qu'elle s'adapte pour permettre justement d'avoir une vision et un avenir prospère pour votre pays merci merci monsieur le haut commissaire à ces quelques questions très complète je salue l'art de monsieur chevrollier de me prendre par les sentiments parce que il m'interroge sur la dette et sur la technocratie et en effet ce sont sont des sujets sur lesquels depuis longtemps je réussis de vous répondre tout de suite puisque votre question vient d'être posée je reprendrai ensuite monsieur le président avec votre permission dont dans l'ordre en effet j'ai consacré une grande partie de mon engagement public a essayé de faire naître l'attention des citoyens de l'opinion publique sur les déficits et la dette j'ai même conduit les campagnes vous l'avez rappelé électorale sur ce sujet alors qu'est-ce qui quel était le socle de la réflexion et casque qui est en train de changer et vous avez un compatriote mayennais qui qui s'occupe aussi du sujet et je j'ai été auditionnée sur sur les orientations que je portais sur ce sujet par jean arthuis qu'est-ce qu'ils étaient profondément choquant pour moi dans la manière dont nous étions résignés et complice en face de la constitution inde une dette trop importante c'est que cette d'être là elles étaient des voiliers il y a des dettes juste normal intéressante dont il faut défendre le principe par exemple c'est le cas des dettes consacré à l'investissement de long terme quand vous allez construire une université une autoroute une voie ferrée à un réseau de satellites météo ce sont des réalisations qui seront utilisés par les générations à venir il est donc normal qu'elles prennent une partie de cette charge c'est la même chose quand on construit une maison pour sa famille en emprunter c'est une dette légitime puisque mais ce qui est profondément anormal c'est qu'on se soit endetté sans limite quasiment pour les charges courantes d'une société de l'état il est pour moi pas normal que hollande est qu'on met à la charge des générations futures les retraites que l'on paie aux pensionnés actuelle c'est un supporter il est totalement anormal qu'on met à la charge des générations à venir le remboursement de nos feuilles de sécu actuel ce qui est fonctionnement courant ne devrait pas devoir faire appel à la dette alors j'ai été ministre de l'éducation pendant de nombreuses années je connais très bien les débats sur ce sujet on peut dire que l'éducation c'est un investissement après il ya comme ça des des habiletés de réflexion mais le front le le simple le fondamental de cette réflexion devrait être s'endetter pour investir oui s'endetter pour les charges courantes non que devons être d'une certaine manière une règle d'or vous aurez observé qu'on s'est pas endetté pour investir jamais depuis les 20 dernières années très très peu et c'est là que je suis moi profondément choqué et je maintiens que le combat que j'ai conduit avec un certain nombre d'entre nous à cette époque était un combat absolument fondée en justice et en équité au travers des générations alors quelque chose a profondément changé je vous réponds précisément sur la dette qu vide qu'est ce qui a changé nous avons la chance parce qu'on a fait les bons choix d'être sous la protection tout cas sous le soutien d'une des grandes banques centrales de la planète très souvent je me dis mais où en serions nous si nous avions voté non au moment de ce référendum crucial de maastricht je pense qu'on serait beaucoup moins bien de ce point de vue là les banques centrales la banque centrale américaine au premier chef la banque centrale européenne avec mario draghi christine lagarde etc ont fait le choix de [Musique] proposer une politique monétaire qui permettait de soutenir l'activité du pays et l'emploi l'activité de leur zone et l'emploi et ça a été à mon sens une politique bienvenus et ils sont pas allés par quatre chemins le gouvernement américain la banque centrale américaine qui ont une grande différence avec la banque centrale française européenne la grande différence c'est que dans les compétences dans la mission de la banque centrale européenne il n'y a que la stabilité des prix dans la mission de la banque centrale américaine la federal leurs réserves il y à la stabilité des prix et le plein emploi est aussi une politique de taux mesuré mais si vous mettez l'instabilité et le plein emploi la politique et pas tout à fait la même donc là l'un fédéral réserve est allé dans ce sens est en train dans notre ignorance de faire des choix qui sont des choix extrêmement lourd pour l'avenir puisque le président biden a annoncé qu'il allait mettre 1900 milliards de soutien et ils ont mis aussi une somme du même ordre l'année dernière 2020 2021 c'est près de 3500 à 4000 milliards qui auront été mis sur la table c'est à dire quelque chose comme 20 % du pib américain sur deux ans et donc quand j'appelle à un plan marshall de soutien quand je prends la liberté d'appeler à un prix hommage à l' de soutien je compare ça avec les dépenses budgétaires américaines c'est les banques centrales permettent aujourd'hui on le sait bien aujourd'hui d'emprunter à 0 % et même assez souvent -2 0% c'est vrai pour nos collectivités locales aussi on vient de se contracter dans ma dans ma ville et dans l'agglomération dont je suis responsable des emprunts à 0,38 % pour des sommes considérables à mon sens c'est une chance dont aucune des générations précédentes da bénéficier et si c'est pour de l'investissement alors c'est sain premier aspect deuxième aspect des mutations de nous devons prendre en compte les dépenses qui ont été consentis pour lutter contre l'épidémie et ses suites sont des dépenses que j'assimile mois des dépenses de guerre lorsqu'une guerre vous tombe tombe sur le destin de la nation que sa survie est menacée by ap haye a rien d'autre à faire que acheter des avions des blagues et des drones des est et à soutenir la constitution d'unités pour pour mener le combat parce que c'est la survie de la nation qui est en jeu c'est ce qui s'est passé pour moi avec avec 7 avec cette épidémie non pas comme certains le disent que le virus c'est un ennemi militaire c'est pas ça la question la question c'est qu'on était devant une interrogation sur la survie de la nation et de son modèle à quoi s'ajoute le plan de reconquête nécessaires pour financer le contrat social français voilà pourquoi j'ai proposé ces trois étapes première étape identifier les dépenses liées précisément à ces deux objectifs et les cantonais et je propose qu'on fasse ça saoule au contrôle de la cour des comptes j'ai rencontré hier monsieur moscovici je pense que la cour des comptes est prête à faire ça pour quoi pour pas que tout le monde considère que ces dépenses sont prioritaires et doivent être affectés aux mêmes au même coffre fort donc il faut de ce point de vue là du sérieux et premières étapes identifiées cantonné deuxième étape je propose je ne fais pas en lui en abordant cette deuxième étape de la technique financière et budgétaire je sais très bien que pour un technicien ce que je vais dire techniquement n'est pas fondée mais politiquement salé décrété que ces deux têtes la nécessaire imposé par l'épidémie elles doivent bénéficier d'un différé d'amortissement elle ne pèseront pas pendant dix ans alors tu point de vue technique de la technique que financière je sais très bien que c'est du refinancement de dettes jeu même dans les pyrénées on arrive à comprendre ça mais le le le le fond de la mer c'est que la nation dise voilà on a dix ans pour se redresser et cette dette ne pèsera pas pendant ce temps là c'est un objectif de mobilisation civique et ensuite allongé la maturité de la dette pour que son remboursement ne pèse pas trop vous verrez là que je ne me range pas parmi ceux qui demandent qu'on efface cette dette je pense qu'il n'y aurait pas de pire risque que celui là parce que c'est très simple à partir du moment où vous dites que vous ne rembourserait pas plus personne ne nous prêtera jamais or la france à la différence de tous ses voisins n'est pas un pays en excédent primaire ses voisins pourraient la limite dire on rembourse plus rien il arriverait si la situation ne se détériorait pas à vivre nous ne pourrions pas nous france nous sommes obligés d'avoir pendant un certain temps le temps du redressement recours à l'emprunt ce qui est d'ailleurs une des manifestations de la faiblesse que nous avons accepté au travers du temps et contre laquelle je me suis battue en effet alors ça c'est le premier point pardon d'avoir été long mais comme j'ai fait des propositions sur ce sujet ensuite vous l'avez pris par les sentiments en parlant de la technocratie française je veux dire trois choses très simples la première la logique administrative c'est une logique de prolifération continue [Musique] l'administration créer de l'administration si vous avez le temps je vous recommanderais volontiers la lecture d'un d'un grand sociologue des organisations anglais qui est un pur génie qui s'appelle parkinson le livre s'appelle les lois de parkinson je vous encourage parce que c'est un un monument d'humour et de justesse sur la prolifération administrative le principe est simple une administration elle est obligée de travailler pour justifier son existence et donc elles s'intègrent et du travail et ya jamais de services suffisants pour y faire face alors pardon de ce salaire de d'une notation légère c'est une notation extrêmement lourdes et quiconque a gouverné y compris les collectivités locales sans parler de de la plus grande administration du monde qui est l'éducation nationale se fait une idée de ce sujet ça c'est le premier sujet deuxième sujet une des faiblesses ses l'endogamie le même moule or l'endogamie où que ce soit dans le vivant elle produit des affaiblissements et le modèle de pensée jeu je pense que c'est une idée assez présentes à l'esprit du président de la république il a évoqué plusieurs fois et sur laquelle il a fait une partie de sa campagne c'est qu'il faut sortir du moule et troisième sujet je m'arrêterai là c'est que tout ça pose un problème social extrêmement lourd un problème de d'incompréhension entre le prétendu haut de la pyramide est la base de la pyramide sociale qui fait qu' on ne parle plus la même langue que les règles les contrôles les freins qui sont ceux de l'administration qui sont ceux produits par l'administration où il ya des gens très bien ce ça rien à voir s'impose à l'action publique notamment locales et aussi à l'action économique ou des créateurs ou des inventeurs ou des innovateurs et sont plus souvent bloquante que soutient et c'est 3 si vous mettez ensemble ces trois considérations notamment le social qui fait que désormais en aide dans un recrutement qui est assez socialement réservé à ceux qui grosso modo on les codes et aux autres pas cette question là à mon sens pose en effet une question de l'organisation de notre action publique administrative en france par don de parler crûment mais c'est absolument ce que je ressens et vous voyez que de ce point de vue là en effet je n'ai pas changé de conviction alors je vais répondre rapidement pardon mais comme vous m'avez pris sur deux sujets de prédilection mais l'administration monsieur gilles et m'a interrogé oui oui où est-il monsieur gilles est donc c'est pas entendu tous venez de le voir et probablement faudra-t-il en effet que nous consacrions des travaux à ce sujet assez assez vite je ne sais pas du tout hors champ si on fait le bilan des faiblesses de notre pays il ya là à mon sens une question en effet sur la loi 4d j'espère qu'elle va venir c'est en tout cas c'est ce que sa ministre espère que vous connaissez bien et puis qu'à l'entrée dans le quinquennat nous y sommes le nous allons entrer dans l'année cruciale pour le quinquennat naturellement et pour sam conclusion je n'ai qu'une ambition c'est que ces idées figurent dans le débat je prétends pas du tout même si vous n'y avez poussé les uns ou les autres à dire qu'on va décider sur tous ces sujets de ce qu'on va faire ça c'est la sphère du gouvernement et je prend grand soin de ne pas entrer en conflit ou en concurrence ou en quoi que ce soit avec le gouvernement c'est l'exécutif à ses responsabilités et nous nous sommes par la dimension naturellement le sans comparaison possible avec un gouvernement une administration millions de fonctionnaires et tout ça mais nous pouvons semer des idées peut-être un jour pousser jusqu'à leur réalisation voilà pour le pour le calendrier monsieur point trop où est il j'aimais beaucoup les richards mais c'est vrai que ce que monsieur dantec a dit est assez juste ce nous avons changé d'époque nous étions un pays qui pouvait décider pour lui même à l'intérieur de ses propres frontières d'un certain nombre de choses mais le monde ne permet plus de décider seulement à l'intérieur de ses propres frontières il ya un mot que vous avez utilisé qui est juste c'est vous avez dit comment comptez vous agir auprès du président de la république du gouvernement c'est exactement ma mission telle que je la conçois c'est-à-dire fait ressortir des problématiques et des lignes de force et les partager avec les décideurs de premier rang on est plutôt du côté de ceux qui avertissent de ceux qui cherchent à faire entrer des idées dans l'atmosphère de la décision publique et c'est une tâche absolument précieuse alors vous avez dit que ça commençait avec la datar et olivier guichard non ça commence avec jean monnet qui a été installé par le général de gaulle précisément pour faire ça et qui ensuite a pris le plan marshall comme comme objet de comme objet de planification mais c'est le général de gaulle qui a voulu ça il le dit à toutes les pages de ses mémoires tout le temps il dit ça ça doit être la sphère de cette réflexion de long terme que porte que porte le plan donc voilà monsieur point trop comment relocaliser les chercheurs on consacrera une étude à ce sujet de la recherche et de son organisation ce qui me frappe c'est là la parcellisation de l'organisation de la recherche en france je j'ai essayé de faire la cartographie de la recherche en virologie ya dix ou onze organismes différents qui accueille des chercheur en virologie et ouais le rôle fédérateur tille soutien aide articule c'est ce qui manque le plus le plus en france donc il ya de ce point de vue là un travail d'organisation il ya une question très simple pourquoi les chercheurs que nous avons éduqué formé promu porté au niveau international pourquoi par le tea party utile pour deux raisons la première on leur donne des moyens de travailler et la deuxième il ya une reconnaissance matérielle que la france rebelles à leur offrir et si on veut pas regarder ça en face alors il nous reste les yeux pour pleurer et a constaté que tu est l'inventeur de vaccins a été formé en france le patron de moderna et français le et si nous les avons laissé partir c'est que nous les avons fait partir et tout le reste est littérature et donc malgré mes goûts personnels je ne m'y associerais pas voilà monsieur pointereau monsieur houlgate où est-il sur quatre pardon vous avez posé une question absolument centrale j'ai esquissé une réponse mais je vais la reprendre avec vous c'est pas très bien ce que veut dire état stratège alors je sais très bien où je compte suis très préoccupé par les questions de stratégie depuis longtemps mais la question que vous posez c'est si vous avez une stratégie comment vous la fait appliquer et il n'est pas vrai que l'état tout seul puisse l'état doit être gelée dit dans mon introduction fédérateur il faut qu'il prenne en compte la diversité de ceux qui vont participer à la stratégie définie c'est à dire toutes les formes de puissance publique et les acteurs individuels et les entreprises les collectivités locales le l'administration et l'état plus les entreprises plus par exemple les innovations et les recherches privées et il faut il a pour mission de définir suffisamment clairement et de faire participer tous ces acteurs à cette stratégie là depuis combien de temps ça n'a pas été fait en france presque un demi-siècle parce que c'était l'idée que le général de gaulle se faisait et il avait réussi à faire partager songer aux grands programmes et je ne fais pas du retour en arrière je regarde pas le rétroviseur et les grands programmes ils datent tous deux plus de 50 ans et depuis on a été prisonnier d'une idéologie qui voulait que ou vont l'intérêt général ne soit pas autre chose que la somme des intérêts particuliers or je crois que c'est faux et on le constate aujourd'hui l'intérêt général peut être définies indépendamment même si c'est en liaison avec les intérêts particuliers et ça c'est le rôle de l'état et pardonnez moi de le dire devant vous c'est le rôle des responsables politiques les responsables politiques parlementaires exécutif leur mission c'est celle là de faire partager à la communauté nationale début qu'elle ne saurait pas formulé s'il n'y avait pas une vie démocratique c'est la raison pour laquelle comme vous l'avez compris je suis pas très favorable au tirage au sort parce que faire dépendre des décisions vous voyez je suis très minoritaire j'accepte faire dépendre des décisions d'intérêt public de l'aléatoire sans qu'on sache ni qui ni ce que pensent ceux qui savaient pas progresser le débat public ça fait pas progresser la conscience et ça fait pas poser c'est la responsabilité mais j'accepte d'être contredit sur ce sur ce sujet et donc oui les grands organismes et oui les entreprises ont quelque chose à voir dans ce sujet c'est la responsabilité de l'état de les fédérer madame préville oui madame préville est-ce que l'électricité peut être considérée comme un bien commun oui le l'immense organisation de production de l'électricité et de son transport c'est en effet un bien commun après comment on organise le bien commun et puis avoir dû du public et du privé dans le bien commun les zones sont à délimiter et je vous suis reconnaissant de ne pas m'avoir interrogé sur le plan hercules et donc et tanks mais vous avez complètement raison de dire que il y a là une tâche d'éducation civique très importante et d'éducation tout cours d'éducation populaire tout coup qu'on a laissé tomber et c'était à mon sens une grave erreur alors j'ai pas d'accord avec vous sur le fait qu' il y aurait eu une décision mystérieuse prise quelque part que la france devrait être une réserve touristique que empathie pas aux autres enjeux je ne le crois pas je crois pas qui est une main noire quelque part mais vous serez d'accord avec moi et moi avec vous sur cette formulation mais nous avons laissé faire dont nous l'avons accepté et encore une fois pour avoir mené des combats acharnés sur ce sujet du produire en france et en europe je maintiens que oui on le savait mais on a laissé faire c'était plus facile et peut-être aussi le la communauté d'intimité entre l'état et les grandes entreprises à participer à ça à ce qui est une résignation alors comment arrêter le déclin par le débat public et je ne connais pas d'autres moyens par la prise de conscience et le partage avec l'opinion publique de la conscience de l'urgence de la situation devant laquelle nous nous trouvons et du risque mortel qu'il y assure notre modèle de société si on veut si si on ne relève pas ces défis là monsieur dantec je vais répondre tout de suite à la question pourquoi vous ne vous n'avez pas parlé de l'europe dans ce sujet je vous dire le fond de ce que je pense vous serez libre de partager mon sentiment parce que la question n'est pas européenne elle est française les faiblesses que je décris la prise de conscience nécessaire la mobilisation que je voulais que je voudrais voir naître ça se joue pas à bruxelles ça se joue chez nous dans chacun de nos communes je dirais dans chacune de nos réunions de famille si on ne se rend pas compte de la menace qui pèse sur nous était défis que cela nous impose alors on va perdre la bataille et on retrouvera des réflexions de l'avant guerre de 40 l'étrange défaite faut pas chercher très loin pour que cette étrange défaite elle trouve des échos dans la situation actuelle du pays et je suis aussi profondément européen que vous pouvez l'imaginer mais c'est chez nous que ça se joue et notre place en europe c'est chez nous qu'elle se joue et nulle part ailleurs et donc je suis d'accord avec vous pour dire que ça ne doit pas se regarder dans le rétroviseur ce que nous faisons c'est faire face à des temps nouveaux en sachant que les temps toujours été nouveau depuis que le temps étant il est nouveau mais y'a vous voyez une espèce de deux cyclos dynamique ce cd cycle mais qui avance et donc on se il n'est pas étonnant qu'on se retrouve avec des problèmes de l'après guerre parce que d'une certaine manière nous avons accepté un un déclassement comme celui de la guerre à imposer à la france je parle de l'aga de 40 la guerre de 14 est un drame européen qui que nous n'avons pas fini de payer alors sur les contrats de relance de transition écologique que de transition énergétique j'suis pas forcément d accord avec vous voilà je pense qu'on fait des choses dans la précipitation ce qu'elles sont totalement fondée en réflexion j'en suis pas certain mais où sont les lieux de réflexion et où sont les lieux de réflexion dont on tienne compte je le répète je ne lis jamais vous vos études les études sorties des commissions les rapports que vous produisez sans me dire qu'est ce que ça va devenir et la réponse est là ce n'est pas al avantage de notre démocratie française donc c'est pour manifester monsieur dantec mon accord avec une grande partie des choses que vous avez dit monsieur gold ou est-il monsieur colts je peux pas dire autre chose que vous avez raison et que la ressource eau sa gestion sa gestion respectueuse de l'environnement et en même temps lucide et et prudente je prends un exemple on a beaucoup parlé d'énergie et d'énergies propres moi j'ai la conviction qu'on n'est pas au bout de nos ressources en hydroélectricité et pour quelqu'un qui qui vit au bord des gaves des pyrénées je vois bien qu'il ya là de l'énergie sans porter atteinte à l'environnement mais ça impose qu'on accepte de sortir des schémas préétablis qui dit on touche plus jamais au cours d'un cours d'eau c'est la régulation de la ressource en eau des inondations en particulier et c'est une énergie gratuite disponible entièrement verte peut-être ça nous oblige à imaginer en hydroélectricité des parcours nous vous rue peut-être ça nous oblige à nous interroger sur les décisions qui vont être prises en matière d'hydroélectricité dans les rapports entre le l'europe et la france entre l'union européenne et la france donc vous avez complètement raison [Musique] l'histoire de l'humanité songez à l'egypte c'est l'histoire de la gestion de l'eau et donc notre mission historique comme génération elle n'est pas différente de celle des générations qui nous ont depuis si longtemps précédé donc je suis d'accord avec vous et je suis d'accord aussi pour qu'on y travaille si ça vous intéresse monsieur calvet si l'udf traité si bien c'est qu'elle devait avoir un bon secrétaire général est un bon président un seul l'époque que vous évoquez tant que je ne peux que vous donner raison mais nous ne parlons pas politique ni vous ni moi je suis d'accord pour dire que la question de l'hébergement touristique est une question de reconquête de notre appareil productif ce que dans l'appareil productif via l'industrie et à l'agriculture et la pêche et ya les services et nous sommes en effet un grand pays touristique une quasi premier au monde et parfois on a l'impression que nos services sont pas tout à fait à la hauteur c'est donc une question de de reconquête celle là aussi et peut-être dans des sauts mesurés du plan marshall que j'évoque parce que si nous c'est vrai pour le tourisme que pour le reste si nous ne réinvestissent ont pas au moment critique où nous sommes ça sera pas une victoire et je crois que ça sera un échec assez lourd parce que les nos concurrents et voisins ont les moyens de l'investissement ils ont su se créer les moyens de l'investissement et donc il faut aussi se dire qu'ils vont pas voir d'un oeil totalement enthousiaste sauf que si la france se développent leurs clients se développeront élisions donc l'intérêt si les états unis ont emporté le plan marshall c'est qu'ils savaient qu'ils auraient là des clients et ils ont même obligé dans un certain nombre de cas on parlait tout à l'heure de machines-outils ceci n'est pas très éloigné du sujet et enfin monsieur devinettes où est il passé oui la question du refroidissement des centrales est une question technique central les ingénieurs sont pas tous d'accord sur le sujet en tout cas ce que je lis moi il ya des débats mais je suis d'accord avec vous pour pour que ces débats soient à suivre simplement votre dernière phrase votre dernière interrogation qui était de dire mais est-ce que l'électricité la clé de l'énergie à venir alors monsieur le sénateur faut vous dépêcher de faire entendre cette raison parce que aujourd'hui la totalité des réflexions autour de l' usage de l'énergie je parle pas de la production le lusage de l'énergie ale ce centre autour de l'art et électrification du chauffage des logements et du parc automobile par batterie par hydrogène ce sont deux modalités différentes parce que l'hydrogène offre plus de chance pour l'avenir parce que le recyclage des batteries est une question extrêmement lourdes et le bilan carbone des batteries aussi ce qui est pas tout à fait le cas pour l'hydrogène mais l'orientation générale aujourd'hui peut-être cette orientation générale peut-elle être interrogé mais l'orientation générale c'est droit vers l'électricité comme énergie propre encore faut-il qu'elle soit propre voilà vous remercier de de la qualité de la sympathie parfois de l'empathie de nos échanges merci beaucoup monsieur le président [Applaudissements] [Musique]
François Bayrou