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interviewLCI (sur YouTube)· 7 avril 2025 54 min

Grand reportage - Donald Trump, le bulldozer|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] 28 février 2025, les caméras du monde entier sont rivés sur la Maison Blanche pour un face- à faceace qui va tourner à l'affrontement. [Musique] La rencontre entre Donald Trump et Zelenski dans le bureau Val, c'est en diplomatie l'équivalent d'un accident industriel. Dès que Zelenski arrive à la Maison Blanche, il est accueilli comme le veut la tradition. sur l'un des perrons par Donald Trump qui tout de suite se moque de lui.

Il s'est mis à 131 aujourd'hui. [Musique] Selenski comme à son habitude est vêtu de cette tenue qu'on lui connaît désormais. Pull pantalon cargo.

C'est sa tenue de chef de guerre. Donc Donald Trump tout de suite il instaure ce rapport de force, cette moquerie. Le président ukrainien est venu réclamer le soutien des États-Unis, mais la réunion démarre par une nouvelle humiliation orchestrée par le clan Trump.

Pourquoi vous ne portez pas de costume ? Vous êtes au plus haut niveau de l'État et vous refusez d'en porter un. Donc on voit la réaction de Donald Trump qui apprécie finalement cette pique qui est envoyée par l'un de ses courtisans au président ukrainien.

Quand cette guerre sera finie, il y a les regards qui se crispent, les mâchoires de Zelenski et de Trump physiquement et ça se voit à l'image qui se sert. Il y a pas de sourire. [Musique] La conversation qui a eu lieu avant et ça malheureusement les médias n'en parlent pas suffisamment selon moi, c'est que on parle d'un deal sur les minéraux qui devait avoir lieu et c'était la raison principale de la venue de monsieur Zelenski au bureau Val.

Il a voulu amener Trump sur un sujet qui n'était pas à la gendarâme. Il a eu des mots qui ont immédiatement fait réagir le vice-président V et et Trump. Ce qui fait des États-Unis un grand pays, c'est leur engagement dans la diplomatie.

C'est ce que fait le président Trump. De quelle diplomatie vous parlez, Gidi ? Qu'est-ce que vous voulez dire ?

Je parle de la diplomatie qui mettra fin à la destruction de votre pays. Monsieur le président, avec tout mon respect, je pense que c'est irrespectueux de venir dans le bureau oval et d'essayer de débattre de cela devant les médias américains. En ce moment, vous envoyez deux forces des conscrits sur le front parce que vous manquez d'homme.

Vous devriez remercier le président d'essayer de mettre fin à ce conflit. Vous êtes déjà allé en Ukraine parce que vous parlez de nos problèmes. J'y suis allé, j'ai regardé les reportages.

Je sais que vous emmenez des gens en tournée de propagande, monsieur le président. N'êtes-vous pas d'accord pour dire que vous avez des difficultés à recruter des soldats ? En fait, on se demande quand on regarde cette scène s'il y a pas un jeu de rôle, hein, si Jidy Events n'était pas là justement pour agresser en en en première intention Zelanski pour laisser ensuite Donald Trump dérouler.

On a l'impression quand même d'un piège dans lequel est est tombé est tombé Zelanski. En temps de guerre, tout le monde a des problèmes. Même vous, vous êtes protégé par un océan et vous ne le ressentez pas, mais vous le sentirez à l'avenir.

Vous n'en savez rien. Dieu merci, vous ne connaissez pas la guerre. Ne me dites pas ce que nous allons ressentir.

Nous essayons de résoudre un problème. Ne nous dites pas ce que nous allons ressentir. Je ne vous dis pas parce que vous n'êtes pas en position de nous dicter cela.

Rappelez-vous ceci. Vous n'êtes pas en position de nous dicter ce que nous allons ressentir. Nous allons nous sentir très bien.

Vous en sentirez les effets, croyez-moi. Nous allons nous sentir très bien et très fort. Vous en ressentirez l'influence.

Vous n'êtes pas en bonne position en ce moment. Vous vous êtes mis dans une très mauvaise posture. Il a raison.

Vous n'êtes pas en bonne position. Vous n'avez pas les cartes en main pour le moment. Avec nous, vous commencez à en avoir.

Je ne joue pas aux cartes, monsieur le président. Je suis très sérieux. Je suis un président de guerre.

Vous jouez aux cartes. Vous jouez aux cartes. Vous jouez avec la vie de millions de personnes.

Vous jouez avec la 3e guerre mondiale. Vous jouez avec la 3e guerre mondiale. On est passé dans clash entre deux hommes à un crash diplomatique en direct.

Si vous voulez résumer en une seule image la rencontre Trump Zelenski dans le bureau Val, c'est l'ambassadrice ukrainienne aux États-Unis. Tout travail a consisté à préparer cette rencontre. dont elle sait qu'elle va être houleuse, périlleuse, difficile.

Et donc cette confrontation, elle va avoir des conséquences qu'on voit euh désormais aujourd'hui et qui sont tragiques pour l'Ukraine. Très bien. Je pense qu'on en a vu assez.

Qu'en pensez-vous, hein ? Ça va faire de la bonne télévision, ça je peux vous le dire. [Musique] Trump a réagi en fait en professionnel de la télé en trouvant une manière de faire le buzz d'une certaine façon.

Il l'a dit d'ailleurs à Zelenski en partant great moment of television et c'est un spécialiste. Il y a eu quelque chose qui s'est passé là et Zelenski n'a pas su intégrer le fait que Trump n'est pas seulement président des États-Unis, un businessman qui a un empire financier immobilier. C'est aussi un chaman.

C'est aussi un homme de télé. C'est un tournant parce que tout à coup c'est un peu bas les masques. On comprend finalement quelle est l'intention euh de Donald Trump qu'il est prêt à lâcher l'Ukraine s'il faut lâcher l'Ukraine.

Maintenant tout le monde a compris que Trump est capable de tout. [Musique] L'âge d'or de l'Amérique commence maintenant. Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump casse tous les codes, ceux de la diplomatie.

L'Union européenne a été créée pour entuber les États-Unis. Il est pyomane, il est dynamiteur et c'est aussi moi ce que j'appelle un vandal diplomatique du libre échange. Grâce au tarifs doués, je peux faire n'importe quoi à n'importe qui.

Avec cette nouvelle administration Trump, on est entré dans l'air du moi d'abord. Et ce que l'on peut craindre, c'est que fond Trump annonce la fin de l'Occident pour mieux se recentrer sur l'Amérique et mener sa révolution conservatrice. Notre pays ne sera plus jamais [Applaudissements] W.

Vous n'allez pas obéir ? Je ne joue pas avec vous. Je connais votre jeu, c'est un jeu ancien.

On va changer non pas les règles, mais on va changer complètement le jeu. Et à ce jeu, je suis le maître. L'Amérique est de retour.

Le 20 janvier, Donald Trump prête serment pour la deuxième fois et le monde entier retient son souffle. L'Amérique retrouvera sa place légitime de nation la plus grande, la plus puissante et la plus respectée de la planète, inspirant la crainte et l'admiration du monde entier. Donald Trump veut le retour d'une Amérique dominante et il va tout dynamiter.

Les règles du commerce international, le respect des frontières et les alliances géopolitiques. Tout commence quelques jours plus tard par un vote dans l'enceinte des Nations- Unies. [Musique] [Applaudissements] Pour la première fois depuis 2022, l'Amérique s'aligne sur la Russie en votant contre une résolution portée par l'Ukraine.

Les États-Unis soumettent leur propre texte. Il ne reconnaît ni la responsabilité de Moscou dans le conflit, ni la défense des frontières ukrainiennes. Vous savez le vote à l'Assemblée générale des Nations- Unies, hein, où il vote avec la Russie, la Corée du Nord, le Nicaragua, l'hériterait et il vote contre tous les pays occidentaux, théoriquement occidentaux, c'est un tremblement de terre.

Au fond, il nous dit "J'en ai rien à faire de la démocratie, des valeurs. Euh ce qui compte, c'est la puissance. Euh et donc moi je suis prêt à rejoindre le camp des grands prédateurs.

Le président des États-Unis justifie ce renversement par une promesse qu'il a faite à ses électeurs pendant sa [Applaudissements] campagne. Je m'engage à mettre rapidement fin à la guerre en Ukraine. Quand je dis mettre fin à cette guerre, je veux un accord très rapide et je connais les deux parties.

Vous ne pouvez le faire que par l'intermédiaire de la présidence. Vous contrôlez les entrées et les sorties d'argent. C'est possible et je ferai en sorte que l'accord soit conclu dans les 24 heures.

Lui, c'est un intérêt première, c'est de dire voilà, d'abord on dépense beaucoup, ce qui est vrai. C'est le pays qui a le plus contribué au conflit entre l'Ukraine et la Russie. Deuxème des choses, ben la géopolitique et euh l'image de l'Amérique sur la la scène internationale de dire voilà moi je suis capable de de faire parler euh la Russie à l'Ukraine, ce que personne n'a réussi à faire jusqu'à présent et puis de trois de ramener la paix dans le monde.

Pourquoi pas ? Et il considère que les États-Unis n'ont pas d'intérêt en Ukraine mais il veut mettre un terme à la guerre le plus rapidement possible. C'est un de ses points forts.

Ce n'est pas un béliciste au fond. C'est un réaliste. Il y a c'est la Russie qui est la plus puissante.

Je vais donc négocier avec la Russie. Donald Trump rond avec la politique d'isolement de la Russie. Le 12 février, il s'entretient au téléphone avec Vladimir Poutine, le premier d'une longue série d'échanges entre leurs deux pays.

Vous le croyez ? Oui, je crois qu'il veut la paix. Je crois que le président Poutine, je lui ai parlé hier, je veux dire, je le connais très bien.

Je pense qu'il veut la paix. Je pense qu'il me le dirait s'il ne le voulait pas. Il aimerait voir la paix.

Il aimerait que ça arrive. Je lui fais confiance sur ce sujet. Le regard que porte Trump sur la Russie est très différent du regard des présidents qui l'ont qui l'ont précédé.

En particulier du regard de Joseph Bedon. Lors de son premier mandat, il avait eu un un échange avec l'un de ses conseillers militaires, le général James Mattis. Trump avait déclaré que la menace principale pour lui n'était pas la Russie mais le terrorisme islamiste.

Et donc si on pouvait s'entendre avec la Russie pour contrer cet ennemi principal et bien ça pouvait être un bon mouvement stratégique. Jess Matis lui avait répondu respectueusement. Il s'est fait débarquer quelques temps après.

La plus grande menace et la plus grande attaque sur l'ordre libéral international actuel était menée par la Russie ce qu'elle faisait en Ukraine, par la Chine, ce qu'elle faisait en mer de Chine méridionale et qu'il fallait en être conscient. Donc on a vraiment euh un regard différent de de Trump et euh bien évidemment ça a des conséquences dans son positionnement aujourd'hui diplomatique et stratégique. Il parle à la Russie comme à un état normal au point d'envoyer Steve Wkoff, son meilleur ami et émissaire spécial à Moscou.

L'homme de confiance de Donald Trump rencontre le président russe plusieurs heures en toute discrétion. Son voyage se solde par la libération de Mark Fogel. Un enseignant américain détenu en [Musique] Russie.

Autre image forte de la normalisation en cours, cette photo, celle des délégations américaines et russes réunies à Riad en Arabie Saoudite pour la première fois depuis le début de la guerre. C'est une rupture totale parce qu'on avait quand même une Russie qui était mise aux banques qui était devenue un paria de la communauté internationale et puis qu'il réinsère immédiatement. Il a Trump au téléphone et tout à coup toutes les négociations s'enchaînent extrêmement vite avec presque on a l'impression la volonté de se partager de se faire un nouveau yalta ensemble de gérer les affaires du du continent européen mais par-dessus la tête des Européens sans élanski et sans sans les Européens.

Moi je pense que il faut pas non plus incriminer Trump même qu'Aaris voulait elle aussi mettre un terme à la guerre qu'elle aurait elle aussi négocier et je connais les Américains, elle aurait négocié directement avec les Russes. Si quelqu'un sort de cette de cette salle et ferme la porte gentiment en vous disant au revoir ou si on vous claque la porte sur les doigts, il y a une différence. Et bien Trump est en train de nous claquer la porte sur les doigts.

Quand nous aurons réglé les choses, l'une des premières réunions que je veux avoir est avec le président chinois SH et le président russe Poutine. Et je vais leur dire, divisons nos budgets militaires par deux. Pendant 3 ans de guerre en Ukraine, les Américains ont constaté avec énormément d'inquiétude ce rapprochement entre la Russie et la Chine qui, vous le savez, ont signé un grand partenariat d'amitié sans limite.

C'est aussi ça le monde dans lequel Donald Trump arrive et manifestement il fait le pari que il faut absolument qu'il arrive à détacher la Russie de la Chine pour pouvoir ensuite mieux s'attaquer à la Chine. Alors face aux caméras, Donald Trump soigne sa relation avec le maître du Kremelin. Il a fait une déclaration très prometteuse mais incomplète.

Et oui, j'aimerais beaucoup le rencontrer ou lui parler, mais il faut en finir rapidement. Donald Trump est généralement fort avec les faibles et faible avec les forts qui le fascinent. Poutine, Kim Jong Un, ce genre de personnage là dans une certaine mesure ont le respect voire même l'admiration de Donald Trump qui aime cette idée qu'il se fait de la force, de la puissance et de l'autorité.

Personne n'a entendu sa voix auparavant. Si vous n'aviez pas remarqué, il ne fait jamais de conférence de presse. Avec l'Ukraine, Donald Trump utilise la contrainte.

Le président américain met la pression sur Volodimir Zelenski. Il lui envoie son ministre de l'économie pour conclure un accord sur les minerais destinés à rembourser l'aide [Musique] américaine. Le secrétaire d'État au trésor arrive à Kiev dans le bureau de de Zelanski et il lui met un deal sur la table.

Le deal, c'est 500 milliards de dollars que pourraient récupérer donc les les Américains en exploitant les terres rares ukrainiennes. Alors manifestement, Zelanski est quand même assez saisi et ne signe pas. A dit il faut il me faut du temps, c'est pas possible.

Refuse de signer. Je défends l'Ukraine, je ne peux pas vendre notre pays. Merci beaucoup.

Mais Donald Trump n'apprécie pas que le président ukrainien lui résiste et il le fait savoir. Un dictateur sans élection, Zelenski fera mieux de bouger rapidement où il n'aura plus de pays. Mieux vaut qu'il bouge et vite.

C'est absolument stupéfiant, c'est saisissant. Euh tout à coup, Trump qui explique que c'est presque l'OTAN qui est à l'origine du déclenchement de la guerre, que Vladimir Poutine n'est pas un agresseur euh de l'Ukraine, que euh l'Ukraine ne fera jamais partie de l'OTAN, que l'Ukraine aura beaucoup de mal à reconquérir ces territoires. On a l'impression que tout à coup, il reprend tous les argumentaires du Krèmelin.

Pensez-vous toujours que monsieur Zelinski est un dictateur ? Euh, j'ai dit ça, je peux pas croire que j'ai dit ça. Prochaine question.

Donald Trump, en fait, il n'a pas de filtre. Ça fait partie du du personnage qui mèle l'improvisation, la brutalité, l'indessence. Ce qui compte, c'est ce qu'on peut mesurer.

C'est ce qui est concret. Ce sont les gestes, les actes, les décisions, les paroles, elles ne valent rien. En revanche, la suspension de l'aide militaire, ça c'est concret.

Il est particulièrement brutal, non seulement parce que c'est sans doute son caractère, mais également parce que c'est une technique de négociation. Finalement, la pression, elle peut se déplacer sur les Russes, elle peut revenir sur les Européens, elle revient sur les Ukrainiens. Il faut qu'il soit le maître du jeu.

Il faut que ce soit lui, lui qui euh finalement décide de du moment du point maximal des centres de gravité de la négociation. Et il le fait rapidement, il le fait brutalement, il le fait sans demander pardon et ça et ça nous choque. Dès les premiers jours de son mandat, le président américain ébranle toutes les certitudes de ses alliés.

Sa première cible, l'OTAN. Pitex, son nouveau secrétaire à la défense, est chargé de faire passer un message aux Européens. Il y a une photo qui est absolument stupéfiante lorsqu'il débarque, parce que c'est vraiment débarqué au siège de de l'OTAN à Bruxelles.

C'est les man in Black qui débarquent, qui déboulent dans le siège de l'OTAN. Il va expliquer à l'OTAN queil va falloir que les Européens s'investissent bien davantage dans leur défense, que l'Ukraine dans l'OTAN, c'est même pas la peine d'y penser. Et ce que dit à ce moment-là Excet, c'est "Il y a un nouveau shérif en ville.

Ce nouveau shérif, c'est Donald Trump." L'Amérique est un membre actif de cette alliance. Nous l'avons été, nous continuerons à l'être.

Mais lorsqu'il s'agit de dépenses de défense, même 2 % du PIB ne suffisent pas. ni tr ni 4 comme l'a dit le président Trump, aller jusqu'à 5 % de dépenses de défense est essentiel. Sa vision, c'est de faire payer ses alliés, ceux qui ne s'arment pas assez, ceux qui ne se déventent pas assez.

On est en 87. Il il achète une pleine page dans New York Times et il dit "Nous allons faire payer et nous allons récupérer notre argent auprès de Il utilise l'expression de des machines à profit les plus puissantes jamais créées et que nous avons nous-mêmes créé le Japon, l'Arabie Saoudite, tous ceux qui profitent de la sécurité américaine sans payer." Et il applique exactement ça aujourd'hui.

Il l'a fait pendant son premier mandat mais on l'a retenu. Ses conseillers l'ont retenu. Aujourd'hui, il est là.

Il n'a plus de conseiller traditionnel républicain pour le retenir, pour l'empêcher de mettre une pression maximale sur l'OTAN comme il voulait le faire à l'époque. Répétez après moi. Moi James David V jure solennellement.

Moi James David Van jure solennellement. Avec cet autre émissaire, cette fois totalement acquis à sa cause, Donald Trump fait parvenir un autre avertissement à ses alliés. JD V prend la parole lors de la conférence sur la sécurité à Munich.

Ces mots font l'effet d'une douche froide. La menace qui m'inquiète le plus vis-à-vis de l'Europe n'est pas la Russie, ni la Chine, ni aucun autre acteur extérieur. Ce qui m'inquiète, c'est la menace intérieure, le recul de l'Europe par rapport à certaines de ces valeurs les plus fondamentales.

Des valeurs partagées avec les États-Unis [Applaudissements] [Musique] d'Amérique. On a le vice-président américain qui va faire aux Européens une leçon de démocratie. On ne peut pas forcer les gens à penser, à ressentir ou à croire.

On est quand même à ce moment-là à quelques jours de l'élection allemande, des élections législatives allemandes. JD Vens par exemple décide que pas besoin, il a pas besoin d'aller rencontrer Olaf Scholz, le chancelier allemand euh à Munich. En revanche, vous savez qu' il est allé voir il est allé voir Alice Weidel, la chef de fil de la FD qui sera évidemment l'une des grandes gagnante du scrutin puisqu'elle arrive 2e et que l'extrême droite se retrouve euh 2e force politique au Parlement.

Mais il y a cette façon de s'imisser véritablement dans la politique européenne. Au fond, ce qu'il reproche aux Européens, c'est du fait de leur histoire d'essayer de limiter la diffusion d'un certain nombre d'idées. C'est la liberté d'expression de l'extrême droite.

Voilà, il parle l'immigration, l'identité, c'est une extrême droite identitaire, fortement fortement identitaire. Pour Donald Trump, l'Europe c'est aussi et peut-être avant tout un adversaire économique. L'Union européenne est très mauvaise pour nous.

Elle nous traite très mal. Elle ne prend pas nos voitures, elle n'achète pas nos produits agricoles. Elle a été créée pour entuber les États-Unis.

Je veux dire, soyons honnête, l'Union européenne a été créée pour entuber les États-Unis et jusque-là, ils ont fait du bon boulot. Mais maintenant, je suis président. En réalité, l'univers mental de Donald Trump est relativement simple.

Il y a des institutions, des pays, des gens qui payent ce qu'ils doivent payer et des gens qui ne payent pas et qui donc par définition sont des voleurs, des arnaqueurs, des entubeurs. C'est la vision qu'il a par exemple de euh de l'Europe. Il déteste l'Union européenne.

Il ne sait pas vraiment ce qu'est l'Union européenne. Et chaque fois qu'il rencontrait au début chaque fois qu'il rencontrait un homme, un politicien européen, il lui disait "Si tu quittes l'Union européenne, je te donne un magnifique accord de commerce." Parce qu'on lui avait fait comprendre que les accords de commerce c'étaient Union européenne.

Il arrivrivait pas il arrivait pas à l'admettre. Pour lui, il y a qu'une chose qui compte, les États. Comme il l'a fait à mreprise pendant sa campagne, Donald Trump menace les Européens d'appliquer des droits de douane. 25 % sur l'aluminium et l'acier jusqu'à 200 % sur les champagnes et lesvins français.

Évidemment en ligne de mire certainement la conquête de nouveaux marchés, la volonté aussi d'obliger des entreprises européennes à venir sur le sol américain pour essayer de réindustrialiser l'Amérique. Les Américains ont voté pour ça. Donc lorsqu'on importe des denrées, des produits de pays étrangers qui ne respectent pas les mêmes règles, qui ne jouent pas le le jeu avec l'Amérique, il est entendable de pouvoir les pénaliser d'une certaine manière.

Et donc en rééquilibrant ses forces commerciales, il veut pouvoir non seulement rendre de l'argent aux Américains et faire comprendre notamment aux Chinois ou à d'autres pays que ça ne peut plus durer comme ça. Un à un, les dirigeants européens défilent dans le bureau oval à commencé par Emmanuel Macron. C'est un client avisé, je vous le dis.

Ni la diplomatie, ni les représailles économiques ne semblent convaincre Donald Trump d'abandonner sa guerre commerciale. Monsieur le président, est-ce que notre premier ministre vous a convaincu de ne pas imposer de droits de doigt au Royaume-Uni ? Il a essayé, il a travaillé dur, je peux vous le dire.

Il a mérité son salaire. Le protectionnisme, c'est une colonne vertébrale de la pensée de Donald Trump. Mais pour lui, le protectionnisme est double.

Vous avez un protectionnisme défensif qui est de dire tout le monde abuse de la bonté américaine, envahit le marché américain, nous devons protéger notre base industrielle. Donc c'est finalement un protectionnisme assez classique, la protection du marché intérieur. Le deuxième aspect qui est plus original, c'est un protectionnisme offensif, c'est-à-dire autant il n'utilisera pas la force militaire, autant il utilisera les droits de douane pour imposer des changements de politique à des à des pays.

Si vous ne fabriquez pas votre produit en Amérique sous administration Trump, vous pererez des droits de douane et dans certains cas élevés. Alors, il a cette phrase où il dit l'un des plus beaux mots de de la langue anglaise, ce sont les tarifs doués. Les droits de douane.

C'est un beau mot. C'est l'un des plus beaux mots du dictionnaire. L'un des plus beaux mots que je n'ai jamais entendu.

C'est comme de la musique à mes oreilles. Il adore ça. Il adore cette idée de pouvoir brandir ce gourdin qu'il appelle les droits de douanes afin de faire plier dans son esprit n'importe qui.

Serons-nous le 51e état ? Les premiers visés sont ses plus proches voisins, le Canada et le Mexique. [Musique] Le Mexique doit cesser de permettre à des millions de personnes d'entrer dans notre pays.

Il peut les arrêter. Et nous allons imposer des droits de douans au Mexique et au Canada parce que les illégaux passent aussi par le Canada. Les drogues qui passent par le Canada atteignent des chiffres records.

Je n'ai pas l'habitude d'être d'accord avec le Wall Street Journal, mais Donald, il soulligne que même si tu es un homme très intelligent, ce que tu fais est vraiment stupide. Quand il parle au Canada ou au Mexique, il y a des questions très particulières qui viennent sur la table. sont des questions liées à l'immigration et liées au trafic de drogue.

Ça, ce sont des messages qui sont extrêmement importants sur le plan national aux États-Unis. Ça lui permet de mobiliser un peu plus son électorat. Et ça veut dire aussi que quand il discute avec le Canada et le Mexique, si le Canada et le Mexique essayent de faire preuve de bonne volonté, de prendre des mesures symboliques pour montrer leur engagement et de répondre aux attentes de Donald Trump, ça il est en mesure de les revendiquer comme des victoires politiques.

Il va mener ce jeu de poker menteur des droits douanes jusqu'à la fin. Et regardez ce qui s'est passé. Le jour où ses droits douanes devaient être appliqués, cette augmentation de 25 %, et bien en 24 he il avait trouvé un accord avec Justin Trudo et avec Rod Schendom pour mettre cette augmentation sur pause pour une durée de 30 jours.

Et en échange, il obtient quoi ? Exactement ce qu'il recherchait, l'investissement du Canada et du Mexique dans la lutte contre l'immigration illégale et contre la drogue et les opiacés. Donald Trump n'hésite pas à transgresser les accords commerciaux bâtis par ses prédécesseurs.

Ce faisant, il s'inspire d'une autre figure de l'histoire politique américaine, William [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] McKinley. Le président McKinley a rendu notre pays très riche grâce à ses tarifs doués et à son talent. C'était un homme d'affaires exceptionnel.

Mckinley était le président américain qui avait lancé des queres commerciales, qui avait augmenté les tarifs douignés de manière significative. Donc Mcinley et est et finalement ce parallèle qu'on voit avec une Amérique qui structurellement a toujours été plus protectionniste que libre échangiste. La parenthèse qui s'est ouverte après 1945 s'est peut-être refermée avec Donald Trump.

Et euh Mcinley, c'est un néoimpérialiste. C'est vraiment celui qui l'applique, qui va faire ma main base par exemple sur l'archipel d'Hawai. Une vision expansionniste qui se retrouve dans le discours de l'actuel président des États-Unis.

J'aimerais que le Canada devienne notre 51e état. Nous leur donnons une protection, une protection militaire. Nous n'avons pas besoin d'eux pour les voitures.

Nous n'avons pas besoin d'eux pour le bois, pour rien. Nous n'avons pas besoin d'énergie. Nous en avons plus queux.

Il y a pas seulement la question du commerce avec le Canada. Il n'y a pas seulement la question des des des territoires, si vous voulez, du point de vue stratégique. Il y a la question de l'eau en particulier.

Il y a de nombreuses études depuis des années sur le besoin qu'auraient les États-Unis de détourner ou de capter une partie de de la ressource hydrique canadienne. Euh regardez l'état de la Californie aujourd'hui en particulier. Donc Trump met une pression maximale sur le Canada mais je pense qu'il a trop besoin de la relation commerciale avec le Canada pour aller au-delà d'un certain point culminant.

Avec Donald Trump, l'Amérique réaffirme sa sphère d'influence. Le 7 janvier, le jet privé du président des États-Unis se pose sur le Tarmac de Nou, la capitale du Groenland. Son fils aîné Donald Junior sort de l'avion suivi par quelques caméras.

Officiellement, il s'agit pourtant d'une virée privée. Nous sommes juste ici en tant que touriste pour voir. Ça a l'air d'être un endroit incroyable.

On en parle depuis un moment. Avez-vous un message de votre père ? Il vous passe le bonjour à qui ?

Je lui ai parlé hier. Il passe le bonjour à tout le monde au Groenland. Vous êtes toujours intéressé par l'achat du Genland ? [Musique] Donald Trump envoie son fils au Groenland pour montrer sa volonté de racheter hein le le Groenland.

Donc immédiatement, on voit on voit son fils prendre son avion, essayer d'organiser mini meeting dans une salle de restaurant où on voit plein de casquettes rouges maga au Groenland, ce qui fait quand même assez assez bizarre. Mais en fait, c'est c'est pour montrer que il est sérieux et pour mettre la pression. Mais sur le Grenland, on sait qu'il y a des ressources naturelles importantes et que d'autres pays, on parlait de la Russie et la Chine, eux ont déjà pris de l'avance dans d'autres positions et que l'Amérique veut aussi s'assurer une une force d'accès à ses ressources naturelles.

Vous n'avez pas exclu le recours à la force militaire ? Nous avons besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale. On me l'a dit depuis longtemps, bien avant que je ne sois candidat.

Les gens en parlent depuis très longtemps. Environ 45000 personnes y vivent. Les gens ne savent même pas si le Danemark a un droit légal sur ce territoire.

Mais si c'est le cas, il devrait y renoncer parce que nous, on en a besoin pour notre sécurité nationale, pour le monde libre. Ce qui compte pour Trump, il y a trois choses pour l'Amérique. La prospérité économique, l'exemplarité morale et la force militaire.

Trump est le premier à dire "Mon but, c'est la prospérité économique, mon moyen, c'est la force militaire." Quant à l'exemplarité morale, ce n'est pas ce pilier là pour moi n'est plus vraiment ou en tout cas je m'appuerai plus vraiment dessus. C'est le premier à le faire depuis très longtemps dans les présidences américaines et c'est pour ça qu'il apparaît comme un hérétique.

Donald Trump a longtemps cultivé cette image de disruptor in chief de de la personne qui va être source de de secousse de turbulence. Il a une inspiration historique, c'est Richard Nixon. et sa théorie de l'homme [Applaudissements] fou, c'est cette idée de se dire "Si les gens me croient prévisibles, euh je n'aurai jamais d'avantage stratégique par rapport à eux.

Si en revanche les gens me pensent fous, je peux inspirer la peur, je peux intimider les gens et je peux les forcer à se rapprocher un petit peu plus de mes positions." Ce plan mettra fin à la guerre et servira la paix. Alors, on le voit avec le Groenland, on le voit avec le le Panama où il dit "On va récupérer le canal".

Alors, cette méthode de de la pression maximale, elle marche à un certain moment. Il faut reconnaître avec le Panama. En fait, il s'en prend à la Chine qui a obtenu la concession de deux ports à l'entrée et en fait à la sortie du canal. et il explique que euh la Chine est en train finalement de d'avancer ses pions sur le le continent sud-américain et aux portes des États-Unis et que tout ça est inacceptable.

Il y a tout simplement l'application de la doctrine Monro de 1823 euh à l'ensemble de ce que les Américains appellent leur hémisphère. Leur hémisphère, ce sont les deux Amériques et finalement rien ne doit se décider dans les compartiments stratégiques les plus hauts sans que les États-Unis n'aient donné leur blanc sein. C'est à double tranchant.

Les États-Unis disent "Voilà notre sphère". Mais dans ce cas-là, la Chine peut dire "Voilà la nôtre. Voilà la nôtre." Et nous allons appliquer la doctrine Monro à la mère de Chine méridionale.

Nous demandons la reconnaissance d'une prépondérance régionale exclusive comme vous. [Musique] Le président des États-Unis conserve des intérêts au-delà du continent. C'est au Proche-Orient qu'il envisage le plus fou des scénarios, la reconstruction de Gaza par les [Musique] Américains.

La vidéo Trump Gaza qu'il poste sur son réseau social, elle est absolument sidérante. On voit donc des des enfants qui sortent des tunnels et qui tout à coup débarquent dans une espèce de riviera qui serait une espèce de Las Vegas du Moyen-Orient avec ses ses billets qui tombent du ciel. un Donald Trump et Benjamin Netaniau en train de siroter un cocktail en maillot de bain sur la plage de Gaza.

Donald Trump évoque pour la première fois son projet lors de la visite de son allié, le premier ministre israélien Benjamin [Musique] Netaniaou. Les États-Unis vont prendre le contrôle de la bande de Gaza et nous allons faire du bon travail là-bas. Nous allons en prendre possession, créer un développement économique qui fournira un nombre illimité d'emplois et de logements pour les habitants de la région.

Je ne veux pas fanfaronner ni faire le malin, mais la côte d'Azure du Moyen-Orient, ça pourrait être quelque chose de [Applaudissements] magnifique. C'est non seulement absolument faux dans le point de vue du droit international, mais encore une fois, c'est le constructeur qui s'exprime, c'est le businessman. Pour lui, apporter la paix par le business, c'est donner la paix durable. au peuple dont il est question.

La réponse par Trump est absurde. Mais je veux quand même souligner que il pose une vraie question que nous les démocraties occidentales, nous ne voulons pas regarder regarder en face. [Musique] Ce qui frappe, c'est l'activisme en effet de de Donald Trump qui s'attaque à tous les conflits au Prochrient, à l'Ukraine, à la Russie parce qu'il a promis he à ses électeurs qu'il serait l'homme de la paix, qu'avec lui il y aurait pas de troisème guerre mondiale, qu'il réglerait tous ses conflits, même si on voit que c'est beaucoup plus compliqué que ce qu'il avait anticipé, que ce qu'il avait promis.

Mais il faut bien comprendre que pour Donald Trump, l'important c'est pas le reste du monde. L'important ce sont ses électeurs, ses promesses. C'est America First, c'est l'Amérique d'abord.

Aux États-Unis, Donald Trump va mener une véritable révolution conservatrice et pour chasser tous ceux qui ne s'alignent pas sur sa [Musique] [Applaudissements] politique. L'âge d'or de l'Amérique commence maintenant. [Applaudissements] À partir de ce jour, notre pays prospérera et sera à nouveau respecté dans le monde entier.

Nous ferons l'envie de toutes les nations et nous ne nous laisserons plus abuser. Au cours de chaque journée de l'administration de Trump, je vais tout simplement faire passer l'Amérique en premier. Cette priorité, Donald Trump va la mettre en [Applaudissements] scène.

Alors qu'il vient tout juste de prêter serment, il va à la rencontre de ses plus fervants partisans. Puis tout à coup, évidemment, on voit Donald Trump arriver. C'est une lièe incroyable.

Et il arrive en portant euh sous le bras ces fameux décrets qu'il brandit comme ça euh à la à la foule. La foule a très bien vu le petit bureau qui a été installé sur la scène euh qui est aux couleurs du président avec le blason du président américain. Donc elle se doute très fortement qu'il va venir là signer les premiers décrets.

Le deuxème point, président Trump est un gel de la réglementation pour freiner les bureaucrates jusqu'à ce que nous ayons le contrôle total de cette administration. [Musique] [Musique] Pourriez-vous imaginer Biden faire cela ? Je ne le pense pas.

C'est une rupture totale. On va aller très vite. C'est ça le message de de Trump.

Et on va vraiment tenir les promesses qui ont été faites pendant pendant la campagne. Et c'est la grande différence entre Trump 2è mandat et Trump premier mandat. c'est que là, il a eu le temps de se préparer et cette fois-ci, il arrive avec un programme, il arrive aussi avec une équipe et j'ajouterai qu'il s'est radicalisé par rapport à son premier mandat. [Musique] Il est vindicatif, il veut à la fois cette fois-ci imposer sa vision, le faire brutalement et aussi prendre sa revanche.

Et tout se passe ici à la Maison Blanche dans un bureau oval transformé en studio de téléréalité. Le bureau Trump, c'est une sorte de happening permanent. C'est-à-dire les les gens rentrent, sortent, les milliardaires qui sont ses copains passent, ça discute, il regarde en permanence Fox News.

On est vraiment aux antipodes d'un Joe Biden qui se cachait beaucoup auquel on avait très peu accès. Non, là Donald Trump invite quasiment quotidiennement les journalistes qu'il a choisi à l'intérieur du bureau Val, Elon Musk. On a l'impression que le monde peut suivre en direct les décisions toutes plus tonitruantes qu'il prend.

Parmi ces premières mesures choc, la lutte contre l'immigration. La frontière sud se ferme et le président invite les caméras à filmer la chasse au clandestin. Beaucoup de choses ont changé.

Maintenant, on dit que les migrants doivent être traités comme des criminels. Des juges américain tentent de s'y opposer souvent en vain. Le président du Salvador, un proche de Donald Trump, diffuse l'expulsion des membres d'un gang. soigneusement mise en scène, on les voit notamment qui partent menoter des États-Unis qui sont embarqué dans des dans des avions.

Il y a eu des expulsions par milliers pendant le mandat de Joe Biden, mais là évidemment, il y a une surcommunication pour bien montrer que il tient ses promesses et que avec lui ce qui se passe à la frontière, ce qui se passait avant n'aura plus lieu et que il va vraiment serrer la vie. Donald Trump envoie un autre signal fort à ses partisans. Il accord de la grâce à tous les émeutiers du [Musique] Capitol.

Donc c'est pour le 6 janvier pour les otages environ 1500 personnes qui seront complètement graciers. Je vous l'avais bien dit. Souvenez-vous que le président respecte sa parole.

Promesse faite, promesse tenue. Quand vous grassiez des personnes qui se sont adonné à des actes violents dans l'objectif de participer à une sédition, à partir de là, Donald Trump dit deux choses. La justice finalement c'est moi.

Moi, je libère et moi je vais faire comprendre au système judiciaire qui est le plus [Applaudissements] fort. Il est habité par un sentiment de vengeance parce qu'il a la conviction d'avoir été, dit-il, victime d'une véritable chasse aux sorcières judiciaire. [Musique] Nous avons mis fin à la militarisation du gouvernement lorsqu'un président en exercice est autorisé à poursuivre violemment son adversaire politique comme moi.

Est-ce que ça a marché ? Pas vraiment hein. Pas vraiment.

Comme un défi lancé à la justice, le président publie son nouveau portrait officiel. Il ressemble très pour très à son fameux Muck Shot. La photo prise lors de sa brève incarcération en 2023.

Les gens l'adorent. Pour reprendre la main, Donald Trump nomme ses plus fervants soutiens à des postes clés. Son ancienne avocate prend la tête du ministère de la justice.

Les reines du FBI sont confié à Cash Patel, un ex-procureur fédéral dont les propos complotistes siment le doute jusque dans les rangs du parti républicain. Pouvez-vous dire ces mots ? Joe Biden a remporté l'élection de 2020.

Joe Biden est était le président des États-Unis. Vous ne pouvez pas dire que Joe Biden a gagné l'élection ? C'est la même chose pour les deux sénateurs.

Leurs élections ont toutes les deux été certifiées. L'un a été président et l'autre l' maintenant. B ces personnages sont l'illustration du test de loyauté que Donald Trump impose à l'ensemble des gens qui se rapprochent de lui et qui font partie de son administration.

Et puis à l'inverse, tous ceux qui l'ont poursuivi sont euh immédiatement remerciés. Et au FBI, ça va par exemple très loin. Dans les premières semaines du mandat, il fait démanteler euh l'un des services du FBI qui s'occupe d'enquêter sur les ingérences étrangères pendant les élections.

Ce qui à terme évidemment peut poser des problèmes de de sécurité aux États-Unis. L'autre cible dans le viseur de Donald Trump, c'est la bureaucratie. Washington, c'est vraiment le le symbole pour Trump et ses supporters de la capitale fédérale onirégulatrice.

Tout ça est est définitivement terminé dans l'air Donald Trump. Il faut en effet tout détricoter. [Musique] Alors pour détricoter, il avait évidemment son agent en chef des tricoteurs, c'est Elon Musk he qui à la tête du Dodge va essayer de de licencier des des milliers de personnes.

C'est la tronçonneuse de la bureaucratie. La tronçonneuse. [Musique] Dodge, c'est une sorte de tronçonneuse qui doit venir découper sans fioriture et sans nuance dans les effectifs du gouvernement fédéral qui sera une espèce de mamouth inefficace et qui opprimerait les Américains.

Le département de l'efficacité gouvernementale s'attaque en premier à l'USAID, l'agence en charge de l'aide américaine au [Musique] développement. Ce sont plus de 2 millions en fait d'employés fédéraux qui reçoivent des lettres où on leur demande de justifier dans le weekend de ce qu'ils ont fait cette dernière semaine sous peine d'être licencié. [Applaudissements] Ça aurait pu être fait d'une manière beaucoup plus franche et plus juste et ce n'est vraiment pas le cas.

Très vite, Elon Musk prend une place prépondérante auprès de Donald Trump. Et puis on le voit aussi arriver dans le bureau oval avec son fils sur sur les épaules, improviser une conférence de presse avec un un Donald Trump qui est derrière le bureau vol. Si vous n'avez pas Oui oui X, désolé, la gravité c'est difficile parfois.

Cette scène, elle dit qu'Elon Musk a tous les accès. Il lui pique un peu la vedette mais en même temps, Trump le laisse faire. Ils se rejoignent sur un point, c'est celui de faire de la politique en véritable business et surtout de mener une politique résolument libertarienne le moins d'état fédéral possible, le plus de liberté individuelle accordée aux [Applaudissements] citoyens.

Donald Trump s'en prend aussi aux normes imposé selon lui par les accords internationaux. Je me suis retiré de l'accord injuste de Paris sur le climat qui nous coûtait des milliers de milliards de dollars que les autres pays ne payz pas. C'est un homme d'affaires qui fonctionne, vous savez avec des termes très très simples.

Moins d'impôts, moins de réglementation. On va on va vous savez drill drill drill c'estàd on va ouvrir tout à l'exploitation pour les énergies fossiles. Aujourd'hui, je vais également déclarer l'urgence nationale en matière d'énergie.

Nous allons forer bébé forer. Il représente une certaine Amérique hein qui ne croit pas au changement climatique et entre un changement climatique hypothétique et de faire de trouver encore plus de pétrole, il n'hésitera pas un instant, il choisira le pétrole. Nous allons revenir au paill en plastique.

Ces pailles en carton ne fonctionnent pas. J'en ai eu de nombreuses fois. Elles se cassent, elles explosent.

La paille en plastique, c'est génial. Ça c'est Donald Trump qui a du flair et qui montre son génie du marketing. Il y a très peu de gens qui sont fans des pailles en carton.

Donc même ceux qui n'apprécient pas Donald Trump ne peuvent s'empêcher d'esquisser un petit sourire. Et ça s'insère parfaitement dans sa guerre culturelle. Cette idée que des personnes sont venues avec l'idée de changer le mode de vie américain tel qu'il est rêvé, myifié ou présenté par Donald Trump.

Ils ont des idées débiles et absurdes. Et donc Donald Trump, il dit "Moi, je suis là pour lutter contre ça." [Musique] Donald Trump se présente comme le pourfondeur d'une Amérique W à laquelle il oppose les valeurs traditionnelles.

La première réunion de son cabinet ministériel commence par une prière. La question religieuse, c'est Donald Trump, elle est très intéressante parce que elle ne va pas d'elle-même. Donald Trump, c'est un businessman marié plusieurs fois et sauf que lors de son premier mandat, il s'est rendu compte que la droite évangélique était un allié précieux pour assurer son élection et pour pouvoir assurer sa pérennité en [Musique] politique.

Il faut quand même reconnaître quelque chose d'assez étonnant chez Donald Trump, c'est qu'il a réussi à faire l'union des droites de la droite américaine. Ce mouvement maga make America Great Again qui l'a bâti, il l'a fait avec d'un côté le T parti qu'on a bien connu en 2008 auprès de la campagne de Sarah Pin et John McCain. Il a aussi été cherché des composantes de la droite évangélique et ces droites mises sur Donald Trump pour éradiquer les idées progressistes dans toutes les sphères de la société. [Applaudissements] Nous allons forger une société sans distinction de couleur et fondé sur le mérite.

À partir d'aujourd'hui, la politique officielle du gouvernement des États-Unis est de dire qu'il n'y a que deux sexes : masculin et féminin. C'est un homme d'affaires qui sent le vent et qui va dans le sens du vent. Or aujourd'hui, le vent va dans une grande partie dans le sens d'un conservatisme, d'un antiwisme avec cette idée que des politiques d'inclusion, de diversité sont allées trop loin et plutôt que de revenir une forme de centre, mais on va barrer dans le sens complètement inverse en étant très dur.

Vous êtes prêts ? Quelle belle photo ! À coup de décret spectacle, le président interdit aux athlètes transgenre de pratiquer des sports féminins.

C'est un 10/ 10. Il veut aussi retirer l'éducation des compétences de l'État fédéral pour laisser la main aux États. [Musique] Dans quelques instants, je vais signer un décret pour entamer le démontellement du ministère fédéral de l'éducation.

Une bonne foi pour toutes. [Applaudissements] Aux yeux des électeurs de de Donald Trump, ce ministère, c'est devenu le symbole du wisme de de ces démocrates qui cherchent à endoctriner les enfants avec des idées soi-disant beaucoup trop progressistes. Et on rentre vraiment dans une espèce de de guerre culturelle.

Euh, on sent que l'idéologie anime davantage finalement ce 2è mandat. Dans cette bataille, Donald Trump va jusqu'à changer le vocabulaire. Le Golfe du Mexique, reconnu internationalement, devient du jour au lendemain le golfe d'Amérique.

Mesdames et messieurs, votre attention. Sur le côté droit de l'avion, Air Force One se trouve actuellement dans les eaux internationales. Pour la première fois dans l'histoire, il survole le golfe d'Amérique, récemment rebaptisé ainsi.

Waouh, il a fait ça bien. Quand la presse refuse d'approuver ses changements, Donald Trump restreint ses accès à la Maison Blanche. Il menace les médias publics de supprimer leur financement.

Face à ces attaques, l'opposition reste inaudible. Et Camela Haris, laissez-moi vous dire qu'on en entend plus du tout plus du tout parler. Ça paraît déjà à des années lumières et on sent que les démocrates n'arrivent pas à trouver une façon de répondre à la brutalité, aux outrances de de Donald Trump.

Ils sont sans voie par ce qui est en train de se passer. Lorsque les États-Unis font leur psychanalyse, c'est le monde entier qui est convoqué dans la salle. Et c'est exactement ce qui se passe aujourd'hui.

Et c'est pour ça qu'à mon avis, on est dans une tendance longue. Cette deuxème administration Trump, ce n'est pas une parenthèse. Euh on est au début d'une nouvelle ère.

Si on vous chercher un un point positif à la présidence Trump, je dirais que c'est un grand moment de vaccination pour les nations du monde contre toute forme de monodépendance, quelle qu'elle soit et d'où qu'elles viennent. Ne mettez jamais tous vos œufs, que ce soi vos œufs sur la sécurité, sur l'économie, sur la diplomatie dans le même panier. C'est ça que Donald Trump est en train de de démoner et de faire éclater au grand jour. [Musique]