Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 26 juillet 2024 11 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileJusticeSolidarités & familleÉconomie & entreprises

"Vous n'êtes pas de vrais français" : le RN craque encore et montre son vrai visage

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:26InvitéFait
    « Je cite, je réfute toutes vos informations et je nie les accusations racistes qui me sont reprochées, qui ne sont que des affabulations. »
  • 4:16PrésentateurFait
    « Elle m'a demandé de prendre un verre, j'ai refusé. Elle m'a demandé si j'allais voter pour elle et j'ai répondu « Si tu me masses, c'est tout, je suis parti tout de suite après » »
  • 7:49PrésentateurChiffre
    « la pénalisation des clients désormais passibles d'une amende de 1 500 euros et 3 750 euros en cas de récidive. »
  • 9:42PrésentateurFait
    « Le groupe au Bolloré conserve 6 fréquences sur 15, et bien entendu CNews, la multicondamnée, demeure. »

Temps de parole

  • Présentateur77 %
  • Invité13 %
  • Invité 210 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Pour ne rater aucune de nos vidéos, n'oubliez pas de vous abonner et d'activer la cloche. Un recours. Après le renouvellement de CNews, 6 chaînes sur 15 au groupe Bolloré ou encore l'arrivée de Réel TV, chaîne du milliardaire Kretinsky, nous exigeons une répartition plus équitable et plus démocratique des fréquences TNT. Signez et partagez notre grande pétition sur tnt.lemédiatv.fr. Vous rêvez d'une réformation sur la TNT ? Nous aussi. C'est parti pour le Flash Info. Le RN craque et montre une nouvelle fois son vrai visage. C'est une nouvelle casserole qui s'ajoute à la collection des cadres et des élus du Rassemblement national.

Nous apprenons par nos confrères de Street Press que la collaboratrice parlementaire de Julien Audoul, Julie Gaynet, a été accusée d'avoir tenu des propos racistes dans un bar. Vous n'êtes pas de vrai français, aurait-elle lancé, à destination de trois clients d'origine marocaine. L'intéressé se défend d'avoir tenu des propos racistes. Je cite, je réfute toutes vos informations et je nie les accusations racistes qui me sont reprochées, qui ne sont que des affabulations. Elle n'exclique par ailleurs pas de porter plainte en diffamation. Si elle dément les faits, des témoins confirment et trois plaintes ont été déposées. Nous avons pu nous entretenir avec la victime des propos racistes.

Elle témoigne pour le média.

1:45
Invité

On est allés aux propos à bonheur. On s'est posés, on a passé une super soirée. Vers la fin de la soirée, le groupe de Julie Gaynet arrive. Il y avait des histoires avec mon ami de dos qui se touchait un peu, de coup de coup, d'involontaire probablement, je ne sais pas, enfin sûrement. Et au moment où mon ami, pour la deuxième fois, lui dit, fais attention, l'ami, Julie Gaynet, du coup, qui était en face, qui n'avait rien à voir dans l'histoire initialement, entre mon ami et son ami réel, explose, littéralement explose. C'est bon, retourne-toi, dégagez, vous n'êtes pas, vous n'êtes même pas des Français. Et elle se retourne, et l'autre, elle surenchérit.

Ouais, vous n'êtes pas des vrais Français. Et là, enfin, moi je sais que j'étais complètement choqué, c'est un truc que je n'aurais jamais imaginé à entendre à Paris. Vous n'êtes pas des Français, donc ne m'aime-moi, etc. Je ne sais plus qui exactement lui dit qu'ici, qu'on est Français. Non, vous n'êtes pas des vrais Français. Vous n'êtes pas des vrais Français, vous n'êtes pas des vrais Français comme moi. Moi, je suis chez moi ici, je suis blonde aux yeux bleus. Avec le fameux geste, là, vous voyez exactement, je pense, qu'on est bien. Moi, à ce moment-là, je pense qu'on était absolument sous le choc. Je vais chercher la sécurité. La sécurité arrive, donc elle leur parle.

Et une dame du staff, qui est écoutée, en fait, est revenue pour nous dire, apparemment, elle bosse à l'Assemblée. Parce qu'elle l'a dit direct.

3:05
Présentateur

Julien Odoul a expliqué à nos confrères de Street Press que Julie Gaynen n'était plus sa collaboratrice depuis le 7 juillet dernier. L'intéressée a pourtant été aperçue dans le quartier de l'Assemblée nationale, comme le montre cette story Instagram prise devant le Palais Bourbon. Et déclarée encore à Street Press le 24 juillet qu'elle était toujours collaboratrice. Reste à savoir de qui. Trois plaintes ont été déposées contre Julie Gaynen. Il est important de rappeler que le délit d'injure publique envers un particulier en raison de sa race, de sa religion ou de son origine peut aller jusqu'à un an d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende.

Tout ceci s'ajoute à une autre histoire récente de harcèlement sexuel. Cette fois-ci, on apprenait dans la soirée du 23 juillet par nos confrères du Canard enchaînés un échange entre les députés RN Franck Gilletti et la députée ensemble Anaïc Lemeur. Après que cette dernière ait demandé si le député RN allait voter pour elle pour le poste de secrétaire de l'Assemblée, celui-ci aurait répondu « Seulement si tu me masses » en désignant son sexe. On rappelle que de tels propos n'ont pas besoin d'être répétés pour être qualifiés de harcèlement et que la peine encourue peut aller jusqu'à deux ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende.

Dans un entretien accordé à Varmatin, le député RN nie d'avoir parlé de son entrejambe. Elle m'a demandé de prendre un verre, j'ai refusé. Elle m'a demandé si j'allais voter pour elle et j'ai répondu « Si tu me masses, c'est tout, je suis parti tout de suite après » a expliqué Franck Gilletti au quotidien Varroa. Rien ne va plus pour ces Jeux olympiques. Où est-ce que quelque chose s'est déjà bien passé finalement ? Les Jeux viennent à peine de débuter et le comité organisateur est déjà confronté à une nouvelle crise. Après les artistes de la cérémonie d'ouverture, ce sont maintenant les salariés de l'hôtel du collectionneur qui sont en grève.

C'est dans cet hôtel du 8e arrondissement de Paris que résideront les membres du comité international olympique. Un beau 5 étoiles privatisé à l'occasion pour la maudite somme de 22 millions d'euros. Alors pour un tel prix, on peut imaginer que les salariés sont bien ou tout au moins mieux payés pour l'occasion. Mais c'est mal connaître les patrons. Depuis le début des négociations annuelles obligatoires de cette année, les salariés réclament de nombreux droits qui leur ont été retirés. On écoute Laurice Toufagnan, déléguée syndicale de l'hôtel du collectionneur sur ce sujet.

5:15
Invité

C'est la quatrième grève depuis le début des négociations annuelles obligatoires. C'est-à-dire que, premièrement, les salariés veulent un 13e mois qui leur a été retiré purement et simplement pendant le Covid par les patrons. Ils veulent des augmentations de salaires. On reconnaît qu'il n'y a pas eu d'augmentation de salaires à l'hôtel du collectionneur depuis 2018, depuis 7 ans. Et ils veulent une prime d'ancienneté qui leur a été retirée. Ils veulent des jours enfants malades payés par l'employeur qui leur a été retiré par l'employeur.

En fait, ils veulent tous les avantages qu'ils avaient avant qui leur aient été purement et simplement sucrés par l'employeur pendant la fermeture d'un hôtel du fait du Covid. La fermeture où l'hôtel a eu plus de 15 millions d'euros, dette de l'État d'ailleurs, à l'époque. À titre d'information, ce que la CGT demande à l'hôtel du collectionneur représente environ un vingtième du montant du contrat qui a été passé pour la privatisation de l'hôtel avec le SOS.

6:15
Présentateur

Ces demandes ne semblent donc pas tirées par les cheveux, d'autant plus que cette année, l'entreprise qui détient l'hôtel a distribué 9,5 millions d'euros de dividendes aux propriétaires du bâtiment. En parallèle de cette nouvelle crise sociale aura lieu aujourd'hui un rassemblement contre ces Jeux olympiques. Cette contre-cérémonie organisée par le groupe Saccage 2024 aura lieu ce soir Place de la République à Paris. L'idée est de dénoncer, je cite, les conséquences antisociales et écocides de l'organisation de ces Jeux.

On peut penser par exemple, et au hasard, au nettoyage social qui a consisté à expulser de Paris des milliers de personnes en situation précaire, comme l'a expliqué notre journaliste Jemil Chan-le. Mais aussi le déploiement de la vidéosurveillance algorithmique qui serait en mesure de pister par reconnaissance biométrique n'importe quel individu. Enfin, la dernière blague sur laquelle les organisateurs du rassemblement veulent appuyer, ce sont les Jeux olympiques d'hiver de 2030.

La France a en effet obtenu leur organisation dans les Alpes françaises, un projet qui va à nouveau poser des questions sur le coût environnemental de ces Jeux en plus des 2 milliards d'euros alloués à leurs organisations. La Cour européenne des droits de l'homme valide la pénalisation des clients de prostitution en France. La CEDH avait été saisie par 261 travailleurs et travailleuses du sexe qui dénonçaient l'impact de la loi 2016 qui sanctionne les clients de personnes prostituées. L'instance européenne a tranché la question aujourd'hui et a estimé que cette loi ne violait pas la Convention européenne des droits de l'homme.

Saluée par les abolitionnistes de la prostitution, la loi de 2016 a abrogé le délit de racolage et la remplacée par la pénalisation des clients désormais passibles d'une amende de 1 500 euros et 3 750 euros en cas de récidive. Les travailleurs et travailleuses dénoncent une mise en danger physique et mental. En effet, cela peut pousser les clients à vouloir se cacher par exemple et mettre encore plus en danger les travailleurs. La Cour souligne qu'elle est pleinement consciente des difficultés et des risques auxquels les personnes prostituées sont exposées dans l'exercice de leur activité.

La Cour précise cependant que, je cite, ces phénomènes étaient déjà présents et observés avant l'adoption de la loi 2016. Des phénomènes négatifs attribués déjà par le passé à l'introduction du délit de racolage dans le droit français. Les requérants dénoncent une criminalisation du travail du sexe en France qui entrave l'accès aux soins et à la protection sociale. Mimi, la présidente de l'association de santé communautaire trans et féministe Acceptesté, affirme que malgré les recommandations internationales, la France a pénalisé les clients conduisant à une forte hausse des violences. Violences souvent ciblées contre les femmes trans, migrantes, travailleuses du sexe.

Mimi ajoute qu'il est plus dur de négocier le port du préservatif à cause de la perte du pouvoir de négociation face aux clients, résultant en une hausse des contaminations du VIH, syphilis et autres. Comme tous les travailleurs, nous méritons le droit à la sécurité sur notre lieu de travail, assure Mimi. Merci d'avoir suivi ce bulletin d'information. Vous le savez, hier nous avons appris avec consternation la décision de l'ARCOM au sujet du renouvellement des fréquences TNT. Notre candidature portée par une alliance inédite de médias indépendants, mais aussi par les 4000 sociétaires de notre coopérative, a été rejetée, malgré un dossier solide, original et financé.

Mais voilà, alors même que nos médias étouffent, sous la férule oppressive de milliardaires qui les utilisent comme instruments d'influence et de séduction des pouvoirs politiques, l'ARCOM a choisi le statu quo. Le groupe au Bolloré conserve 6 fréquences sur 15, et bien entendu CNews, la multicondamnée, demeure. L'ARCOM consacre l'entrée dans le PAF du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, qui s'est enrichi dans le rachat de centrales à charbon hyper-polluantes, et en fin de cycle, et qui depuis se construit un empire sur le modèle classique fondé par l'hyper-concentration médiatique, à savoir Marianne, elle, ou encore Franc-Tireur. Bref, tout change pour que rien ne change.

Aucune solution n'est apportée au problème de concentration, de manque de pluralisme et de diversité dans les médias TV présents sur ces fréquences qui nous appartiennent à tous et à toutes. Mais le média n'est pas seul. Fort d'une puissante dynamique citoyenne, nous allons tous à la fois renforcer notre projet éditorial, conforter notre modèle, mais aussi engager très vite un recours. Nous exigeons une répartition plus équitable et plus démocratique des fréquences TNT. Signez et partagez notre grande pétition sur tnt.lemédiatv.fr. Force à nous et force à vous qui nous regardez, qui nous partagez, qui nous aimez et qui nous financez. Belle journée sur le média.