L'île de Kharg, hub pétrolier de l'Iran, ciblée par les Américains|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
On va parler maintenant de cette frappe américaine cette nuit qui a visé l'île de Carg. Beaucoup de gens ont appris l'existence de cette île ce matin lorsqu'ils se sont réveillés parce qu'évidemment tout le monde ne connaît pas bien forcément cette région. L'île de Carg.
Regardez, elle est située dans le golfe Persique. C'est un un site stratégique pour les exportations pétrolières iraniennes. C'est le président américain Donald Trump qui a annoncé cette frappe.
Image à l'appui, vous le voyez sur son réseau social Trust pour se rendre compte de ce qui a été visé. Euh, on va d'abord pour bien comprendre ce qui s'est passé, retrouver Siavos Gazi notre correspondant athérant sur place qui nous parle de de l'importance de ce site stratégique pour les Iraniens. Écoutons notre correspondant RFI France 24 sur place.
Ça ça fait bien bien évidemment mal puisque c'est le principal terminal pétrolier de l'Iran. L'Iran n'exporte pas énormément de pétrole puisqu'elle représente à peu près 1400 400000 ou 1500000 barils de pétrole par jour. Euh donc une 80 à 90 % de ce pétrole est exporté depuis le terminal de CARCK.
Donc si Kark est touché, si les installations pétrolières sont touchées, donc évidemment l'Iran ne pourra pas exporter son pétrole. Mais il y a aussi un autre euh terminal pétrolier qui est beaucoup plus loin en mer d' euh près de Los India, le terminal de jazz qui peut être utilisé qui n'a qui n'a pas été utilisé jusqu'à maintenant. Mais le ça sera le même problème parce que si les Américains décident de passer donc de de dans dans l'escalade, le jazque pourrait également être frappé ou de être euh donc euh euh occupé par des par des militaires américains.
Et pour comprendre précisément ce qui s'est passé, Pierre Olivier dans le temps, vous nous avez rejoint pour regarder analyser ces images et ce qui s'est passé. D'abord, est-ce qu'il faut comprendre, c'est que c'est le président américain qui a annoncé cette frappe et il a annoncé uniquement cibler des cibles militaires. Absolument Quentin.
C'est donc Donald Trump sur son propre réseau social Truce qui a fait cette annonce. Je le cite, l'un des raids les plus puissants de l'histoire au Moyen-Orient. Vous le voyez sur ces images rendues publiques par l'administration américaine.
Ces frappes qui vistent ici l'île de Car située à une quarantaine de kilomètres au large des côtes iraniennes. Au total, 15 explosions ont été entendu et vous l'avez dit, Quentin, le président américain dit avoir complètement détruit des sites militaires iraniens mais épargné en revanche les installations pétrolières. Un responsable militaire américain affirme que des bombardiers ont visé des sites de stockage de missile ainsi que des sites abritant des mines iraniennes.
Ces mêmes mines, rappelez-vous, que l'Iran pourrait vouloir utiliser pour perturber la circulation. Dans le D3 d'Ormous sur place, les agences de les agences de presse iranienne, pardon, confirment ses frappes notamment sur les systèmes de défense antiaérienne de Lille. Regardez, l'ennemi a tenté d'endommager les défenses de l'armée, la base navale Joshan, la tour de contrôle de l'aéroport et le hangar à hélicoptère de la Continental Shelf Oil Company.
Alors pour le moment, les sites pétroliers de l'île n'ont pas été touchés par les Américains, mais Donald Trump menace de s'en prendre à ses sites si le D3 d'Ormous reste toujours bloqué. Et c'est une menace prise très au sérieux sur cette île puisqueen fait c'est une manne financière extrêmement importante pour l'économie iranienne. Oui, quand il faut se rendre compte cette île, elle fait 24 km².
Pourtant c'est par là que transite plus de 90 % du pétrole pétrole brut exporté par Teron. Aujourd'hui, on estime que 7 millions de barils en sortent chaque jour. Alors et ce qui est intéressant, c'est que la CIA expliquait déjà en 1984, il y a plus de 40 ans que les installations pétrolières de l'île sont les plus vital du système pétrolier iranien.
Elles sont reliées à l'Iran par de gigantesques pipelines. On compte notamment sur l'île une jetée de chargement de pétrole de 10 postes d'amarrage, une quarantaine de réservoirs de stockage de pétrole brut. Pour finir un enjeu stratégique majeur, Reuters estime à 50 milliards de dollars les recettes annuelles de pétrole iranien recettes qui permettent ensuite au régime de financer l'appareil d'État ou encore les milices régionales au Liban ou au Yémen.
Merci beaucoup Pierre Olivier d'entend Donald Trump parle d'un joyau iranien qui a été touché. Manéie Mircarn, est-ce qu'on est vraiment dans dans ce domaine là ? C'est un joyau pour l'Iran ?
Oui, tout à fait. C'est vraiment le très fonctionnel et symbolique de l'industrie pétrolière. euh iren et iranienne pardon et c'est un c'est un coup dur en fait pour pour les Iraniens.
En revanche, je vraiment je ne pense pas que que la menace sur les installations pétrolières soit crédible et qu'il fasse cette erreur parce que ce serait une erreur monumentale que de toucher aux installations pétrolières. Ça ça permettrait en fait au régime iranien de de d'avoir un mouvement de rassemblement euh derrière lui. Euh les les Iraniens sont très nationalistes.
L'industrie pétrolière, ça fait partie des infrastructures dont la population va avoir besoin euh pour pour vivre le jour où le régime ne sera pas là. Donc porter un coup dur aux Iraniens, sécuriser le D3 d'Ormose au régime iranien pardon. sécuriser le Droit d'HOme.
Oui, je pense que l'étape d'après pourrait éventuellement être une débarcation des forces marine sur l'île de Carker pour pour prendre le le contrôle de de ces installations pétrolières pendant le temps de la guerre. En revanche, les frapper, je pense que ce n'est envisageable par personne. Michel Madamou, je suis encore une fois d'accord [grognement] avec madame.
Moi, j'y crois pas beaucoup à cette opération de débarquement sur car parce que le calcul coortunité est vraiment pas bon. Vous avez à peu près 1000 soldats iraniens sur sur cette île, ce qui implique quand même à peu près si on prend les ratios militaires terrestres qu'il faudrait débarquer de 3 4000 soldats américains pour pouvoir l'emporter. C'est quand même beaucoup de victimes, beaucoup de de blessés.
Et puis rappelons-le, si vous prenez le contrôle de Carg, vous ne prenez pas le contrôle du pétrole iranien. C'est c'est ce n'est qu'une zone de transit en fait he le pétrole 90 % quand même. Oui, mais si vous voulez, le pétrole, il est dans des dans des nappes qui sont au large ou qui sont sur le territoire iranien.
Vous vous ne vous emparez pas du pétrole iranien en fait. Euh mais effectivement, vous pouvez utiliser carg négociations postérieures. Mais moi, j'ai l'impression que ça ne vaut pas le coup parce qu'une fois que vous avez pris le contrôle de carg, vous avez des problèmes logistiques considérables en fait parce que vous devez faire des prisonniers.
Vous devez ensuite ravitailler les soldats qui sont sur place, vous devez les protéger contre des frappes de drone et balistiques iraniennes. Enfin, c'est c'est vraiment une prise de tête vraiment massive. Et donc du coup, moi je n'y crois pas.
Moi, je crois plutôt à un coup d'éclat, un dernier coup d'éclat américain plutôt sur le nucléaire fin mars euh plutôt qu'un débarquement sur sur Carg. On a laatos que pour vous le la frappe sur l'île de Carg, ça peut être stratégique justement dans cette guerre contre l'Iran ? préparatif pour une pas une opération amphibie mais la 82e division aéroportée les larguer et puis moi je pense que si c'est pour une strangulation du de de l'économie iranienne contrairement aux irraquiens qui avaient pilonné en 85 les les les le l'île de car ils avaient tout rasé avê tout détruit là à l'époque c'était une guerre schanger des missiles la guerre des villes hein euh vous avez tout à fait raison je pense que les Américains feront pas la bêtise de tout détruire pour pas se mettre les Ianiens à dos, mais prendre le contrôle de l'île, je je sais pas mais je pense que c'est faisable probablement pas par une opération amphibie à cause du risque parce que là il faut qu'il passe par cas euh hormouse mais avec des parachutistes et vous avez des divisions aé c'est ce qui est pas facile hein la logistique après il faut les ravitailler et tout mais ça pourrait moi c'est ce que je disais la semaine dernière en tout cas c'est une des hypothèses que j'avance 82e aéroporté pourquoi pour carg pas pour aller chercher les 400 kg d'uranium mais alors Sébastien Ra ça paralyserait vraiment totalement l'Iran si jamais ces sites étaient frappés ?
Euh moi je pense que déjà le l'île est paralysé, c'est-à-dire que on n pas besoin de s'en prendre au pétrole lui-même. Il suffit d'utiliser les utilities comme on dit, c'est-à-dire tout ce qui est nécessaire pour pouvoir utiliser ce pétrole, pour charger les bateaux, pour et cetera. à partir du moment où tous ces utilities sont endoménagés, c'està-dire que le bah le pétrole, il est en sur cette île, mais il peut pas être chargé pour l'exportation.
Et là, on voit bien la dans la stratégie américaine, si vous voulez, les ils ont attaqué les cibles militaires et là petit à petit, on va vers des cibles civiles, des ils essayent de toucher au portefeuille iranien et euh et toute la question sera de savoir dans les prochains jours parce que là, on est le weekend, vous savez, tous les marchés euh financiers, la plupart des marchés, les matières premières sont fermés, mais il faudra voir lundi le cours du baril de pétrole parce que lundi, il va y avoir la réaction à ce à toutes ces opérations qui ont lieu ce weekend. C'est toujours au moment du weekend qu'on s'en prend à ces questions de pétrole parce que pendant ces prochains jours, enfin c'est même sans doute ces prochaines heures, en tout cas les Iraniens l'ont promis, les Iraniens par réciprocité vont s'en prendre aux intérêts pétroliers dans la région américain. Donc il va y avoir aussi sans doute des missiles, des drones qui vont se jeter sur des entreprises privées américaines qui sont dans la région.
Et donc euh si vous voulez l'information qui va sortir de ces de ces de ces missiles, enfin de ces attaques va perturber considérablement le marché euh le marché des matières premières dès lundi. Et souvenez-vous la la petite crise de panique, enfin la crise de panique, l'une des plus grandes dans l'histoire quand même. La crise de panique a eu lieu dans les premières heures lundi matin en début de semaine et sans doute que la semaine prochaine, faudra voir vraiment avoir les yeux rivés sur le cours du baril de pétrole parce que dans les prochaines dans les premières heures de l'ouverture de tous les marchés, on va voir un petit peu quelles sont les tendances pour les prochains jours.
Alors justement ce qui est très intéressant c'est que vous avez parlé tout de suite des répercussions des Iraniens. Alors forcément, on sent que le pétrole iranien est devenu l'enjeu de cette guerre. En tout cas, aujourd'hui, les regards se tournent justement vers cette denrée.
Écoutez l'un des pores-paroles des gardien de la révolution qui promet le feu et la terreur sur quiconque s'attaquerait justement à son pétrole. Écoutez cette réaction. En réponse aux déclarations du président des États-Unis d'Amérique, agresseur et terroriste, nous déclarons qu'en cas d'attaque contre les infrastructures pétrolières, économiques et énergétiques de la République islamique d'Iran, comme nous l'avions déjà prévenu, toutes les infrastructures pétrolières économiques et énergétiques appartenant aux compagnies pétrolières de la région qui détiennent des parts américaines ou coopér avec les États-Unis seront sont immédiatement détruites et réduites en cendre.
Et cette réaction, elle a déjà commandé puisque elle a déjà commencé pardon parce que juste après, regardez le centre de commandement interarmé iranien qui a réagi et qui a renchéri informons les dirigeants Émirati que l'Iran considère comme son droit légitime de défendre son territoire en frappant les ports, les docs et les cachettes de l'armée américaine. Voilà pour cette réaction de l'Iran. On va tout de suite retrouver à Dubaï justement aux Émirats retrouver notre envoyé spécial Elisa et Cléh ces dernières heures notamment des sites énergétiques, en tout le cas on l'avait montré en image dans le journal tout à l'heure des panages de fumée sont ont été aperçus justement tout près de ces sites énergétiques ces dernières heures.
Exactement une installation pétrolière qui était ciblée dans l'est des Émirats arabes unis. On a vu, vous le disiez, c'est panaches de fumée qui serait dû à l'interception d'un projectile venant de l'Iran. Alors, il y a encore un petit doute sur la nature de ce projectile.
S'agissait-il d'un drone ou plutôt d'un missile ? Et ce qui est sûr, c'est que ça fait bien écho aux différentes menaces qui viennent de Teran qui ont d'ailleurs, vous le disiez, averti les civils de ne pas s'approcher des ports des quai puisqu'ils sont, je cite, une cible légitime qu'il pourraient frapper puisque selon eux, ils sont un refuge pour les militaires américains. En revanche, ce qui est assez déconcertant ici, c'est que ces menaces, elles elle elles dénotent avec le sentiment des habitants ici, des civils qui sont totalement censurés par l'État, qui n'ont pas le droit d'avoir accès à ces informations, qui n'ont pas le droit non plus de divulguer sur les réseaux sociaux des vidéos de ces explosions sous peine de 50000 € d'amende et de 2 ans d'emprisonnement.
Merci beaucoup les ACLH. Arthurstein, on sent vraiment que la guerre ça fait pas c'est c'est pas ça ne vient pas d'arriver que maintenant parce qu'évidemment euh les les les pays du golf ont été attaqués dans les premières heures. Mais on sent vraiment que maintenant tous ces enjeux sur le pétrole s'étendent justement à tous ces pays qui sont juste à côté de l'Iran et ses alliés.
Oui, exactement. Moi je pense que la la virulence de la réaction du régime iranien, on dit beaucoup sur l'importance aussi du pétrole pour la survie du régime, à la fois pour la survie du régime en général, mais aussi pour des individus de manière très très particulière. Donc ça explique certainement aujourd'hui cette grande virgulence.
Après, comme vous l'avez dit, les attaques envers les les pays du golf étaient étaient déjà antérieures. Et donc, je pense que de la part des des Américains, il y avait aussi cette idée de se dire si euh nos partenaires, nos alliés ne peuvent pas exporter leur pétrole, il y a pas de raison que les les Iraniens puissent continuer à profiter de de cette mane qui encore une fois est très certainement très importante pour euh pour la pour la survie du régime. Donc, je pense que c'est un jeu aussi à plusieurs niveaux à ça.
Et en plus de ces cités énergétiques, je rappelle également qu'un consulat émirati a été visé à Abil en Irak ces dernières heures. On parle également de l'ambassade américaine frappée à Bagdad en Irak. Euh, on est vraiment sur une ligne de crête Ronaldato ces dernières heures.
On a l'impression que ça peut s vraiment s'embraser. C'est c'est inquiétant. Moi je pense que si les Israéliens se mettent à cibler les grosses raffineries dans les monarchies du golf, à ce moment-là, les les pays les les Saoudiens, tout ça vont vont probablement répliquer.
Et mais pour carg, j'ai vraiment l'impression que les Américains feront tout pour éviter de bombarder, de pilonner le le pétrole en tant que tel, pour éviter que les Iraniens en viennent à cet extrême. Mais c'est quand même inquiétant, ils frappent partout. Je pense qu'ils sont comme un rat coincé.
C'est c'est dangereux, ça saute et euh bah je pense qu'ils sont prêts à faire à peu près n'importe quoi. Sébastien Rot puis oui, on voit bien il y a pas il y a même pas le début du commencement de la morce d'une d'une baisse de tension dans la région. C'est-à-dire que on a des discours extrêmement béliqueux, extrêmement martiaux de part et d'autre he parce que on parle beaucoup de l'Iran, mais vous avez vu les discours de Trump hein, il est que dans une espèce de rapport de force, même de vertige de son propre rapport de force.
Et donc si vous voulez, on voit mal comment il peut y avoir un apaisement des tensions dans la région. Et euh ce qui est problématique, c'est que beaucoup d'analystes économiques, là encore dans des économistes, beaucoup d'analystes disent que si le tronormous reste fermé jusqu'à fin euh mars, on va avoir des barils à 150 dollars. Et donc là, euh la crise pétrolière dans laquelle nous vivons aujourd'hui risque de prendre des proportions mais absolument considérables pour l'ensemble des pays de la planète.
Madelie Mircan. Oui. Alors, moi je je j'aimerais euh un peu euh ramener un peu d'espoir [rires] dans ce théma, non ?
Parce qu'en fait euh il faut se dire que depuis quelques jours, maintenant, depuis plus d'une semaine, on est très focalisé effectivement sur les agissements du régime iranien sur le D3 d'Hermose et les pays aux alentours. Et on n' pas d'image au manque d'information. Il y a une asymétrie d'information sur ce qui se passe en fait à l'intérieur du territoire iranien.
Euh sur toute cette période, les attaques israéliennes sur les bases des gardiens de la révolution, sur les bases des forces de répression à l'intérieur n'ont n'ont pas arrêté. C'est vraiment ça se poursuit nuit et jour. et en fait les fondations du régime de de toute part que ce soit les circuits financiers, que ce soit la force de répression, que ce soit euh vraiment au niveau de de des institutions de ce régime, la le euh le ministère de de justice, il y a eu des tentatives pour libérer des prisonniers dans le curdistance.
Ça ça a réussi. On a aussi un nettoyage massif des zones curdes en fait de de force de répression et une coalition des curdes qui se met en place. Euh moi je pense que dans les de le l'issue de nos problèmes dans le Détroit d'Hormose n'est pas militaire dans l'étroit.
Moi je pense que l'issue c'est plutôt côté effondrement du régime qui ne veut pas forcément dire un changement de régime tel qu'on le fantasme en fait en disant ils partent et ça revient. ce serait vraiment euh une émergence de l'intérieur d'un d'une fraction qui pourrait venir en sauveur et qui pourrait commencer les négociation en donnant des garanties euh à l'international sur le nucléaire, en rendant les stocks. Donc, il pourrait y avoir beaucoup beaucoup de choses mais pour que ça puisse émerger, il faut pousser le régime jusqu'à ce point de bascule.
Et aujourd'hui, ce qu'on voit cette tension, ce chaos, c'est ce rapprochement sur ce à ce point de bascule.