Le journal de 6h - 02/06
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:01InvitéFait
« Je viens de fortement recommander aux gouverneurs de déployer la garde nationale en nombre suffisant de manière à dominer les rues. »
- 1:13InvitéFait
« Les maires et les gouverneurs doivent établir une présence massive des forces de l'ordre jusqu'à ce que les violences soient endigées. »
- 1:20InvitéFait
« C'est une ville où un État refuse de prendre les mesures qui sont nécessaires pour défendre la vie et les biens de leurs habitants. »
- 1:29InvitéFait
« Alors j'enverrai l'armée américaine et résoudrai rapidement le problème pour eux. »
- 3:14AuditeurFait
« Que faites-vous ? Ce que vous faites, c'est inutile. Ça ne ramènera pas mon frère. »
- 6:32InvitéFait
« Chez Ryanair, l'idée de perdre une partie du salaire pour éviter un plan social ne passe pas, selon Damien Mourgue, délégué SNPNCFO. »
- 6:43PrésentateurChiffre
« L'année dernière, il y avait un milliard d'euros de revenus. Nous avons apparemment 4 milliards d'euros de réserve. »
- 7:22InvitéFait
« Fragilisés par l'arrêt du championnat, 4 clubs de top 14 ont déjà trouvé un accord avec joueurs et entraîneurs pour une baisse de salaire. »
Temps de parole
- Présentateur40 %
- Invité11 %
- Invité 29 %
- Invité 39 %
- Présentateur 28 %
- Invité 47 %
- Invité 56 %
- Auditeur6 %
- Locuteur non identifié4 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez RMC, mardi 2 juin, l'info sur RMC. Il est 6h, ou presque 6h, Céline Kalman est là pour les dernières informations. Bonjour Céline. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Le discours de la nuit aux Etats-Unis, Donald Trump promet de rétablir l'ordre. Le chef de la Maison Blanche menace de déployer l'armée si les gouverneurs ne parviennent pas à sauper les violences. Nous serons aux Etats-Unis dès le début de ce journal. En France, après deux mois et demi de fermeture, cafetiers et restaurateurs peuvent rouvrir pour le plus grand bonheur des clients. Et puis le second tour des municipales, les candidats ont jusqu'à ce soir pour déposer leur liste en préfecture.
Il est 6h, bienvenue à tous sur RMC. La démonstration de force de Donald Trump à Washington qui dénonce donc un terrorisme intérieur. Le chef de la Maison Blanche a annoncé vouloir déployer des milliers de soldats pour rétablir l'ordre. Le pays est secoué par des manifestations et affrontements depuis une semaine après la mort de George Floyd, décédé après son arrestation. Écoutez le président américain.
Je viens de fortement recommander aux gouverneurs de déployer la garde nationale en nombre suffisant de manière à dominer les rues. Les maires et les gouverneurs doivent établir une présence massive des forces de l'ordre jusqu'à ce que les violences soient endigées. C'est une ville où un État refuse de prendre les mesures qui sont nécessaires pour défendre la vie et les biens de leurs habitants. Alors j'enverrai l'armée américaine et résoudrai rapidement le problème pour eux.
Nous prenons tout de suite la direction de Washington où l'on retrouve le correspondant de RMC Jean-Bernard Callier. Jean-Bernard, on a la sensation que Donald Trump n'a pas franchement l'intention à jouer l'apaisement, bien au contraire. Et son intervention hier a été parfaitement orchestrée.
Donald Trump a organisé une séquence digne des meilleures émissions de télé-réalité. Il a convoqué les caméras pour un grand discours sur les émeutes. Et en même temps, il a donné l'ordre de faire évacuer les manifestants devant la Maison-Blanche. Manifestants pacifiques, il faut le préciser, mais qui ont été très fermement repoussés avec gaz lacrymogène et grenades assourdissantes. Ce qui fait qu'on avait deux images. A gauche, des images de chaos. Et à droite, un président martial qui promet de rétablir l'ordre. Le ton était extrêmement ferme. Il est le président de la loi et de l'ordre. Il est prêt à faire intervenir des milliers de soldats.
Il est prêt à faire intervenir l'armée fédérale. Si, et c'est un grand si, si les gouverneurs n'arrivent pas à rétablir l'ordre. Quelques minutes après, il est sorti à pied de la Maison-Blanche pour se rendre à l'église Saint-Jean, à 200 mètres. Là où un incendie a été allumé la nuit dernière. Là, il a longuement posé avec une bible à la main encore l'image. Les manifestants sont rentrés chez eux furieux d'avoir été violemment délogés pour une photo.
Les résultats de l'autopsie de George Floyd. Il est mort par homicide après avoir fait un arrêt cardiaque à cause de la pression exercée sur son cou. Des conclusions du médecin légiste officiel qui rejoignent d'ailleurs les résultats d'une autopsie indépendante réclamée par la famille de la victime. Le frère de George Floyd, lui, s'est rendu hier à Minneapolis pour lui rendre hommage. Il a exhorté les manifestants à protester pacifiquement.
Que faites-vous ? Ce que vous faites, c'est inutile. Ça ne ramènera pas mon frère. Vous protestez, vous détruisez. Ça peut vous faire vous sentir bien pendant un instant, comme avec l'alcool. Mais ensuite, on réalise ce qu'on a fait. Et ils ne vont pas bouger. Vous savez pourquoi ils ne vont pas bouger ? Parce que ce sont nos biens qui sont détruits, pas les leurs. Rien ne va changer comme cela. Il faut agir différemment. Agissons différemment.
Les funérailles de George Floyd auront lieu dans une semaine à Houston, au Texas, ville d'origine. L'ex-boxeur Floyd Mayweather a fait savoir qu'il paierait la cérémonie. Joe Biden, candidat démocrate à la Maison-Blanche, a accusé dans un tweet Donald Trump d'utiliser l'armée contre les Américains. Biden qui se rendra tout à l'heure à Philadelphie pour s'exprimer sur les troubles qui secouent les Etats-Unis. En France, rassemblement à Bordeaux en hommage à George Floyd ou encore à Paris devant l'ambassade des Etats-Unis hier. Autre rassemblement a bondi, cette fois en Seine-Saint-Denis. Une centaine de personnes réunies pour réclamer justice pour Gabriel, un adolescent de 14 ans.
Il a été gravement blessé à l'œil après une interpellation policière il y a une semaine. L'avocat de la famille doit déposer une plainte aujourd'hui pour violence en réunion par une personne dépositaire de l'autorité publique. RMC 6h04, nous y sommes, phase 2 du déconfinement avec la fin de la limitation des 100 kilomètres. Et bien sûr, la réouverture des bars et restaurants. Nicolas Trenot et Margot Bédé se sont rendus dans un petit village de quelques centaines d'habitants en Alsace. Le bar va rouvrir à 14h.
Dans le bar tabac familial à Rispac, une bâche en plastique sépare maintenant la salle du comptoir. Tout a l'air prêt. Jean vérifie que la tireuse à bière n'a pas rouillé pendant la fermeture. Ça tourne, ça fonctionne. C'est parfait. On est reparti dans le bain et on a une petite pression. Une guerre pression qui trouvera preneur cet après-midi. Les habitués sont déjà devant leur QG, impatients de voir leur village de 600 habitants reprendre vie. C'était mort. D'habitude, il y a toujours le patron qui est devant, du monde qui est à l'extérieur. Et puis voilà, il n'y avait rien. Il y a des potes à qui on a bossé, qu'on va voir de nouveau. Et puis tchatché, se raconter nos misères.
Ça me manquait, ouais.
Salut Pat ! Oui, c'est un client fidèle, un gentil garçon.
Sur le perron, Sylviane, la tante du patron, une figure de ce bar, attend vivement le retour de tous ses neveux.
D'ailleurs, il m'appelle Tati. C'est ma petite pièce.
Je les connais depuis que je suis petite. Donc ouais, c'est un peu plaisir de savoir comment ils vont.
C'est la vie du village. On se retrouve de nouveau, mais ça ne sera plus comme avant. Car il y a la crainte ici que l'anxiété créée par l'épidémie l'emporte sur la convivialité.
Les enseignants retournent dans les lycées aujourd'hui. Reprise aussi des visites vendredi dans les EHPAD pour les mineurs. Les conditions sont assouplies. Et puis c'est aujourd'hui aussi que vous pourrez télécharger l'application Stop Covid. Son ambition est de pister Covid-19 sans surveiller les Français. Travaillez autant et gagnez moins. La colère du syndicat majoritaire chez Ryanair en France qui dénonce un chantage au licenciement. La compagnie irlandaise à Bakou a proposé de baisser de 20% les salaires des pilotes et copilotes et de 10% celui des hôtesses et stewards. Les employés ne retrouveraient l'intégralité de leur salaire qu'en 2025. Olivier Chantereau.
Chez Ryanair, l'idée de perdre une partie du salaire pour éviter un plan social ne passe pas, selon Damien Mourgue, délégué SNPNCFO. Si notre compagnie est une des compagnies,
il est mieux placé pour la reprise et pour le futur. L'année dernière, il y avait un milliard d'euros de revenus. Nous avons apparemment 4 milliards d'euros de réserve. Mais quand même, on nous demande de placer les employés dans de la précarité.
La société de Richebourg, sous-traitant d'Airbus et de Dassault Aviation, propose, elle, de baisser les salaires pour limiter l'ampleur du plan social envisagé. Si les syndicats acceptent, les employés auront deux options, explique Christelle Daub, avocat en droit social.
Ce qui est important de préciser, c'est que c'est un accord qui doit être soumis à l'accord du salarié. S'il accepte ce qui a été décidé au niveau de cet accord, se substituera de plein droit aux clauses de son contrat de travail. En revanche, son refus constituera un motif légitime de licenciement.
Fragilisés par l'arrêt du championnat, 4 clubs de top 14 ont déjà trouvé un accord avec joueurs et entraîneurs pour une baisse de salaire. Plusieurs clubs de Ligue 1 ont entamé des négociations.
Les candidats au second tour des municipales ont jusqu'à ce soir pour déposer leur liste en préfecture. Ultime tractation. Quelles sont les villes clés à suivre le 28 juin prochain ? Jérémy Trottin.
Première ville test, le Havre. Bien qu'arrivée en tête le 15 mars dernier, le Premier ministre ne dispose que de très peu de réserves de voix. En cas de défaite, Edouard Philippe serait en très mauvaise posture pour rester à Matignon. A Perpignan, un front républicain anti-Louis Alliot s'est constitué derrière le maire sortant Jean-Marc Pujol. Parti sans l'étiquette du Rassemblement National, l'ancien compagnon de Marine Le Pen espère décrocher un symbole avec la préfecture des Pyrénées-Orientales. Toujours dans le sud, cette fois à Marseille, le suspense est total.
La gauche qui a créé la surprise au premier tour espère répéter l'exploit et ravir la ville à la droite après les 24 ans de règne de Jean-Claude Godin. À Lille, Martine Aubry est engagée dans une triangulaire difficile. Une défaite marquerait la chute de ce fief détenue par les socialistes depuis maintenant 65 ans.
Je précise que David Béliard sera votre invité tout à l'heure. Oui, est-ce qu'il va y avoir accord avec Anne Hidalgo ou pas ? Qu'est-ce que vous en pensez ? Fusion des listes ? Nous allons voir, moi je pense que oui aussi. Nous allons voir, nous allons voir David Béliard, tête de liste Europe Écologie Les Verts, à Paris, liste écologique, il est 6h08. Merci Céline, on se retrouve tout à l'heure.