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Podcast / conversation28 minutes - ARTE· 26 août 2026 46 minComplaisantMixteSantéÉconomie & entreprisesCulture, médias & sport

Marie Jaspard, en première ligne face à Ebola / Des attractions désastres ? | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Les chiffres annoncés par l'OMS sont absolument effarants. 2600 morts en 3 mois, sans compter les morts non annoncés ou non contrôlés. Est-ce que l'épidémie est absolument hors de contrôle ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi se diffuse-t-elle aussi vite ? Est-elle hors de contrôle ? Quelles mesures doivent être prises ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les symptômes et est-ce qu'il y a des symptômes qui peuvent être confondus avec d'autres infections ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment les soignants arrivent-ils à se protéger concrètement ?

  • 13:00OuverteRéponse partielle

    Quels sont les impacts du démantèlement du programme d'aide américain décidé par Donald Trump ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que pour autant Alix Merle vous partagez l'enthousiasme exprimé par le chef de l'État ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00AnandiaFait
    « La bataille contre cette maladie est rendue encore plus compliquée par le contexte politique et sociétal. »
  • 22:00Chiffre
    « Il manquerait en moyenne 50 % de personnel dans les créperies bretonnes. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir, soyez les bienvenue dans 28 minutes et bonsoir belle équipe. L'actualité c'est du pain et des jeux selon l'expression de la romantique. Autrement dit des emplois 22000 des parcs de loisirs géants en Île-de-Fance et le tout financé par l'Arabie Saoudite à hauteur de 6 milliards d'euros.

Annonce faite avanti par un Emmanuel Macron euphorique lors de la visite du prince héritier Mohamed Ben Salman, prince héritier saoudien à Paris. Les élus de la région de l'Île-de-France donc sont dans l'expectative. Un projet de cet ampleur devrait avoir des retombées positifes sur l'emploi.

Nous nous y voyons une opportunité majeure pour enfin améliorer la desserte en transport en commun de ce territoire et du département du Valdoise. Les méga parcs d'attraction, comme dirait Emmanuel Macron, sont-ils au cœur de la bataille des imaginaires et des récits en France ? On en débattra avant de vous retrouver en fin d'émission.

Xavier Modu et Théophile Cossa pour vos chroniques. Oui, est dans le cadre des négociations commerciales entre les États-Unis et les Canada, Donald Trump aurait exigé, avant de démentir, vouloir la fin des règles de protection du français au Québec. Inacceptable.

Ce serait renier d'histoire. Ben justement, on va parler d'histoire s'il vous plaît. Et vous, Théophile ?

Un sujet grave ce soir Ellisabeth, la Bretagne n'arrive plus à trouver d'artisans crépers. Il manquerait euh 50 % de personnel dans les créperies bretonnes. Pourquoi est-ce en fin d'émission ?

Paniquer, c'est bien, il garde son calme, c'est formidable. À tout à l'heure. Et pour commencer, à 5400 km de la France sur le continent africain en République démocratique du Congo, l'épidémie d'Ébola est la plus meurtrière de l'histoire du pays selon l'OMS.

Plus de 2600 morts en 3 mois. Une propagation foudroyante du virus et pas de vaccin. L'infecteiologue et chercheuse Marie Jaspar est rentrée dimanche de RDC où elle a supervisé un essai clinique destiné à protéger les contacts à haut risque sur place.

Son témoignage dans un instant. Marie Jaspar, bonsoir. Bonsoir.

Merci d'être venu alors que vous êtes arrivé il y a 3 jours de de République démocratique du Congo. Merci d'être avec nous ce soir. Je vous présente Anandia et Benjamin Sport.

Une question très simple. Les chiffres annoncés par l'OMS sont absolument effarants. 2600 morts en 3 mois, sans compter les morts non annoncé ou non contrôlé.

Est-ce que l'épidémie est absolument hors de contrôle ? Tout à fait, elle est hors de contrôle sur le terrain en RDC. Elle te diffuse maintenant un peu au nord-est de Bunia et donc effectivement on a on court un petit peu après et c'est très compliqué de la contrôler dans les l'état actuel de la situation.

On va en parler plus en détail avec vous dans un instant après votre profil idéal réalisé par Gelegra. Marie Jaspar, vous êtes infecctionologue, vous pilotez un essai clinique pour lutter contre le virus Ébola. Vous revenez de République démocratique du Congo où l'épidémie a déjà fait plus de 2600 morts.

Pourquoi se diffuse-t-elle aussi vite ? Est-elle hors de contrôle ? Quelles mesures doivent être prises ?

Pour répondre à ces questions ? Vous avez le profil idéal. Le gouvernement congolais a officiellement communiqué sur la propagation du virus Ebola et de son variant Bundibio le 15 mai dernier.

En 3 mois et demi, l'épidémie a fait plus de victimes que celle de 2018-2020 qui était jusqu'alors considérée comme la plus meurtrière en RDC. Il y a 5 jours, le coordinateur principal de l'ONU évoquait même une croissance exponentielle et sa déclaration n'incitait pas vraiment à l'optimisme. La bataille contre cette maladie est rendue encore plus compliquée par le contexte politique et sociétal.

Dans l'est du pays, des batailles opposent milices locales et groupes armés. De plus, une partie de la population souhaite enterrer ses morts de manière rituelle. Elle s'oppose donc aux volontaires de la Croix-Rouge qui prennent des mesures de sécurité en recouvrant les corps de chlore avant de les emballer dans des sacs mortuaires.

C'est le sécurité parce que sécurité facile jour. Le 20 août dernier 70000 vaccins ont été livrés. S'ils sont efficaces contre la souche Zaï, personne ne sait encore s'ils protègent contre le variant Bundibio.

Dans ces conditions désespérantes, le pape Léon X en a même appelé à Dieu ce dimanche. De votre côté, Marie Jaspar, vous considérez que s'il n'y a pas encore de vaccin contre ce variant, la recherche est extrêmement active. Marie Jaspar, il y a des années que vous vous intéressez à Ebola parce qu'en 2014, lors de la première grande épidémie, vous êtes allé en RDC et en Angola et vous dites "À l'époque, on ne connaissait rien.

Vous aviez d'ailleurs assisté à des scènes insoutenables d'enfants sacrifiés ou de petits enfants qui mouraient dans des conditions horribles. Alors, est-ce qu'on connaît plus maintenant ? Non, on connaît on connaît pas beaucoup plus euh surtout sur cette espèce là.

C'est vraiment le piège quand on est tous tombé. On connaissait bien Ebolair avec le temps 20146 effectivement l'épidémie d'Afrique de l'Ouest Guinée Libéra Sial on avait appris des choses sur l'espèce d'ailleur mais là malheureusement c'est une autre espèce donc ça c'était vraiment la très mauvaise nouvelle he on était tous préparés pour Zaï et puis on a eu autre chose. Ça c'est ça nous a vraiment mis un coup si je puis dire nous les cliniciens les médecins et les chercheurs.

Ceci dit, on avait appris beaucoup de choses sur la recherche dans ce contexte là et et sur la réponse dans ce contexte là et tout ça, on a pu le mettre en œuvre sur cette épidémie là et notamment la prise en charge des patients est bien meilleure d'une qualité vraiment très très bonne en fait hein. J'ai été impressionné moi en RDC là quand j'étais la semaine dernière. J'ai passé une semaine.

Ouais. La qualité des soins prodigués aux patients, aux gens qui sont malades, c'est c'est extraordinaire hein. C'est vraiment un niveau très élevé.

Et puis la recherche aussi. La recherche, on a beaucoup amélioré notre notre qualité de recherche. Comment on attrape le virus ?

Vous pouvez le rappeler pour ceux qui l'auraient oublié ou Ouais. Alors, c'est des contacts donc on est très très loin les uns et les autres sur cette table. C'est des contacts directs euh en fait avec tous les fluides corporels.

Donc fluide corporel, ça veut dire les les fluides postillons. Exactement. Y compris les fluides qui sont relativement faciles à s'échanger.

Évidemment, la diarrée, les vomissements, les saignements, c'est plus compliqué dans un dans un espace éloigné. Mais effectivement la sueur, si vous touchez la la main de quelqu'un qui a de la suur sur la main et que vous l'avez après dans votre bouche, là vous pouvez être contaminé. Ouais.

Et et juste avant la question de Benjamin, quels sont les symptômes et est-ce qu'il y a des symptômes qui peuvent être confondus avec d'autres infections ou des infections banales, bénines ? Oui. Oui.

Oui. Alors, c'est tout l'enjeu de toutes ces maladies virales, c'est que ça ressemble à tous les virus se ressemblent au début. Après, ça diverge.

Mais au début, c'est toujours pareil. C'est de la fièvre, des douleurs musculaires, des maux de tête, une fatigue et ça c'est pareil pour tout le monde. Et puis surtout au Congo ou en Afrique en général, ça se mélange, ça se confond souvent avec le paludisme.

D'accord. Et les soignants arrivent à se protéger vous-même. Comment ça se passe concrètement ?

C'est la question qu'on se pose naturellement. Alors moi cette sur cette épidémie là, je suis pas rentrée dans les centres de prise en charge. Celle de 2018, j'étais rentrée et puis 2014, j'étais rentrée aussi.

Donc là, j'étais soignante. Là, je suis chercheur, donc j'ai un peu mon ma deuxième casquette. Là, je suis pas rentrée dedans, mais les gens qui rentrent dedans, ben c'est comme sur vos images, hein, ils portent cet équipement assez pénible à porter, il faut bien se le dire, avec énormément d'épaisseur, donc une combinaison, un tablier, un chapeau, enfin, il y a beaucoup beaucoup de de procédés très compliqués pour l'habillage et pour le déshabillage, pour protéger les gens.

Et avec cette protection, on est protégé. Je dirais que le danger c'est quand on n'est pas habillé comme ça, c'est dans la communauté, c'est que c'est vous êtes à l'extérieur du centre de traitement et que là ben il y a il y a d'autres personnes qui sont symptomatiques qui vous l'ont pas forcément dit et donc le savent pas ou qui le savent pas. Exactement.

Et donc on on son dans ce cas-là la protection c'est la vigilance extrême en permanence. C'est qu'on a les mains dans les poches. Ah oui oui.

On touche personne. C'est des émissions. On touche personne.

On se fait on s'embrasse pas, on se sert pas la main, rien. On se fait des checks avec les couds duquement. Et parce que si la personne en face de vous était était infectée, était potentiellement contagieux, vous vous avez pas l'intention de le toucher.

Si vous faites ça avec le coup, vous êtes tranquille. Si vous le touchez avec la main, vous lavez la main, il y a plus de virus. Il y a vraiment cette cette habitude de faire attention à ses mains.

Et et tout ça parce que le taux de létalité, enfin de mortalité est quasiment égal à 50 %. C'est difficile à dire sur le trésemble-t-il en fait d'après ce que dit l'OM. Voilà.

Sur le Zaï, on sait que sans intervention, c'est 60 70 % donc c'est énorme. Sur le bundi bug, on sait pas encore très bien parce que là, dans l'épidémie actuelle, on les chiffre tellement incertains qu'on a ni le numérateur ni le dominateur. Donc la mortalité, c'est très compliqué à calculer.

Là actuellement, c'est autour de 40 50 effectivement mais je vous rappelle qu'au tout début on était à 20 et puis maintenant on a à 50. Donc ça dépend de combien de personnes on trouve de de d'énormément de critères épidémiologiques qu'on a qu'on maîtrise pas encore bien. Alors vous avez peut-être assisté à ça.

On va en parler avec vous et avec Anna. Il y a des attaques de plus en plus fréquentes contre les humanitaires. Oui, six humanitaires de la Croix-Rouge ont été blessés la semaine dernière dans l'est et le nord-est du pays.

Deux zones qui sont particulièrement instables, notamment à cause des conflits qui opposent les forces armées congolaises et les rebelles du M23. Plusieurs ambulances ont aussi été caillassées, vandalisé du matériel détruit. L'OMS faisait état à la mi-a de 12 centres de santé attaqués en RDC depuis le début de l'épidémie au mois de mai, ce qui complique indéblement le travail des soignants.

Et hier, le directeur régional de l'OMS en Afrique, le docteur Janabi, a donc appelé à une trêve humanitaire de 6 mois pour permettre aux équipes médicales d'atteindre les populations qui restent encore hors de leur portée. Alors, vous vous y étiez, est-ce que vous avez ressenti ce climat de tension et comment ça impacte concrètement le travail des soignants sur place ? Alors moi, je suis restée à Bia, donc dans la ville de Bia, et là, j'ai pas du tout ressenti cette cette ce ce cette insécurité.

Je sais qu'elle est surtout à l'extérieur de la ville avec des gros rebel. Alors en It, c'est plutôt les ADF que le M23, mais bon, c'est quand même globalement la même chose. Euh donc à cette lors de cette mission, la semaine dernière, je l'ai pas ressenti.

Par contre, quand j'étais là-bas en 2018, ils avaient brûlé enfin des gens avaient brûlé un notre centre de prise en charge. Donc littéralement étaient partis en feu. Donc on sait hein, c'est c'est très compliqué.

Il y a les groupes rebelles, il y a l'armée congolaise et puis après il y a les gens qui ont peur. La population qui a peur et une population qui a peur et qui qui est pas pe faire des actes irrationnels. Oui, tout à fait.

Quit à à abîmer leurs propres outils parce qu'on est là, on est là pour les aider mais on peut pas le en vouloir. Ils sont dans une zone enfin vraiment sacrifié depuis des années par la guerre, par les épidémies, par les les les chercheurs d'or, par enfin tous les intérêts internationaux qui vont aussi interagir dans cette zone là. C'est c'est vraiment une zone très compliquée pour la population.

Ils peuvent être franchement très fâchés et on peut le comprendre. Hm. Sur les moyens mis en œuvre, est-ce que vous ressentez l'impact du démantellement de l'US de ce programme d'aide décidé par Donald Trump ?

Est-ce que vous l'avez vécu vous dans les faits ou l'avez constaté ? C'est difficile, honnêtement, c'est très difficile à dire. Alors, je sais que je devrais dire oui, c'est la catastrophe mais honnêtement c'est difficile à dire parce que d'abord moi, j'ai des financements européens.

V honnêteté, votre honnêteté vous honore. Déjà, bon, en tout cas, les financements européens eux sont toujours là. On est très soutenu par l'Europe pour les projets de recherche.

Donc moi, j'ai vraiment pas de problème de financement pour mon projet de recherche. Pour la prise en charge sur place, les collègues disent que oui, disent que ça se sent mais sur la prise en charge vraiment des patients. Ceci dit, arrivant à Buna, il y a énormément de drapeaux américains, il y a énormément de voitures américaines, il y a énormément d'aides américaines qui qui circulent.

C'est quoi ? C'est des humanitaires, des soignants dans Oui, oui, c'est c'est des c'est des soignants. L'aide américaine est toujours là.

Elle est juste que elle est probable de de ce que je comprends, elle est plus multilatérale, elle est bilatérale donc entre le Congo et les et la RD et la et les États-Unis pas via l'OMS, pas via les grandes organisations mais vraiment bilatérale. Marie Jaspar, votre projet c'était supervisé un essai EBO PEP. C'est quoi cet essai ?

Donc c'est un un essai clinique pour tenter de palier l'absence de vaccin ou le manque de vaccin. Voilà. Donc PEP ça veut dire prophylaxie de poste exposition en anglais.

Ouais. Et donc ça veut dire que on s'expose donc à un cas à source et donc on a un risque d'être malade et donc nous on intervient à ce moment-là. C'estàd que vous avez juste été exposé, vous avez pas réussi à vous protéger pour une une raison ou pour une autre et donc nous on intervient à ce moment-là pour vous donner un traitement.

Alors, on l'a pas le traitement, on l'évalue, hein, on n'est pas encore sûr qu'il fonctionne. Donc, c'est un médicament qu'on évalue contre un médicament qui est placé beau. Donc, on va essayer de voir la comparaison entre les deux.

Euh et pour voir si les gens qui ont été en contact rapprochés comme ça, donc c'est dans les enterrements sécurisés que vous voyez ici, c'est dans les soins aux patients, c'est dans les les les soins d'une maman à son enfant. Enfin, des choses vraiment très rapprochées. Si notre médicament permet que ces gens-là ne soient pas infectés du tout.

D'accord. Vous étiez à Bouia, c'est dans la province d'Itour. C'est ça.

C'est à l'est. C'est pas loin mais c'est relativement éloigné de Kinshasa. Qu'est-ce qui se passe si le virus arrive à Kinshasa 21 millions d'habitants ?

Alors ça, je pense que c'est la la c'est la antise. La hanise, c'est la hanise de tout le monde. Bien plus que qu'il n'arrive à Paris ou à Mayotte hein.

D'ailleurs, c'est vraiment Kinshasa notre sujet. Je suis passé à Kinshasa, il est vrai qu'il y a vraiment du monde à Kinshasa. C'est un un environnement qui est très propice à la diffusion de de ce genre de virus.

Donc ce serait la catastrophe. Il y a le fleuve he qui fait tout le trajet. Donc les autorités congolaises s'inquiètent du fleuve et donc essay de faire attention à ce que les gens qui prennent des bateaux euh ne n'arrivent pas à Kinshasa malade.

Les avions, ça se passe plutôt bien parce que la ligne est arrêtée. Il reste que les vols des Nations- Unies que moi j'ai pris et dans ce vol là des Nations Unies, il y a un contrôle sanitaire toutes les 15 secondes. J'exagère un peu mais c'est pas loin.

Une dernière question. Des gens peuvent survivre. On peut survivre au virus bien sûr.

Tout à fait. Sans séquel, cognitive ou physique ? Oui, on peut survivre et alors ça dépend beaucoup de nous les médecins.

C'est-à-dire que si on donne des soins de support appropriés et de grande qualité, les gens sur très bien. En Europe, en 2014-26, il y avait beaucoup beaucoup de cas. Il y avait une et pourtant en Europe, il y avait 18 % de mortalité uniquement alors que 60 70 sur le terrain.

Merci pour cette lueur d'espoir. Merci Marie-Jaspar, infecteiologue à l'hôpital Saint-Antoine de Paris. Merci d'être venu témoigner sur cette épidémie des volats en RDC.

Et on va passer à notre débat tout autre sujet. L'annonce lundi dernier, il y a 3 jours par l'Élysée, il y a 2 jours de la création de trois parcs d'attraction. Méga parc d'attraction en Île-de-France financé par l'Arabie Saoudite dédié au mangas japonais sur le site de Mirapolis.

Le royaume des Chus de Gargantu Rabel prend symboliquement un coup de pied au cul et la culture française avec d'ailleurs. Est-ce la victoire du soft power saoudien de la mondialisation d'une France transformée en parc d'attraction géant ou une Aubène avec des milliers d'emplois à la clé ? On en parle après la mise au point de Sandrine de Calvez.

En avril dernier, en visite à Tokyo, Emmanuel Macron avait surpris avec ce geste, le cameamea de Dragon Ball. Une passion présidentielle pour la bande destinée japonaise qui se confirme et se partage. Vous connaissez mon intérêt pour les mangas.

Avec l'Arabie Saoudite, nous faisons une annonce sans précédent du jamais vu depuis Disneyland Paris. Une nouvelle destination mondiale ici en France. Emmanuel Macron et le prince saoudien Mohamed Ben Salman ont dévoilé lundi à l'Élysée un projet qualifié d'orme.

Trois parcs d'attraction consacrés notamment à l'univers des mangas verront le jour près de Paris avec 22000 emplois annoncés à la clé. Le projet sera financé à hauteur de 6 milliards d'euros par l'Arabie Saoudite qui pilote déjà un méga projet de parc d'attraction près de Riad. Le chantier français sera lui lancé sur la commune de Cour Dimanche dans le Valdoise sur ce site où se trouvent les vestiges de Mirapolis.

Mirapolis a été le tout premier grand parc à thème tricolore. Oh, c'était super. Inauguré en 1987, il explorait le patrimoine littéraire français.

Mais 4 ans plus tard, le parc symbolisé par sa statue de gargantuis a croulé sous les dettes. Remplacer ce géant issu de la littérature française par un parc dédié au mangas japonais et financé par l'Arabie Saoudite, le projet divise, c'est même une hérésie selon le président du puit du fou par KM axé sur l'histoire de France. Plutôt que d'aller chercher une licence japonaise, cherchons dans les souvenirs de Victor Hugo ou de Saintxupéri ou dans toute l'histoire de France un imaginaire qui peut être mise en scène de manière merveilleuse.

Alors entre les mangas et Victor Hugo, faut-il vraiment choisir ? Le projet saoudien représente-t-il un sacrilège ou une chance ? Quelle est la part des parcs à thème dans l'attractivité de la France ?

Nos trois invités pour ce débat. Ali Merle, bonsoir. Bonsoir.

Analyste économique chez Xerfi, spécialisé dans l'analyse des marchés, du tourisme et des loisirs. Selon vous, les parcs d'attraction contribue au rayonnement des territoires. C'est une logique vertueuse.

L'activité du parc profite aux autres sites touristiques. Le projet saoudien est plutôt à priori une bonne nouvelle. À côté de vous, Stéphane Duran.

Bonsoir. Consultant en tourisme et loisir chez Voltaire Expert. Un cabinet de conseil où vous accompagnez les collectivités et les entreprises dans leur projet.

Et selon vous, le projet saoudien cristallise les oppositions d'autant qu'il n'y a pas eu de véritable projet concurrent en France depuis 30 ans. Et vous ajoutez, s'il voit le jour, cela aura un impact forcément sur les autres parcs d'attraction environnant. Et à côté de vous Ri Knafou, bonsoir géographe, professeur émérite à l'université Paren.

Vous êtes l'auteur d'un essai hypertourisme. Le tourisme à l'épreuve de sa démesure. Et vous estimez que ce projet de parc d'attraction est diablement 20e siècle anachronique en quelque sorte, qu'il ruine l'objectif de faire de la France la première destination de tourisme durable.

Par ailleurs, vous ajoutez, on est véritablement dans le fait du prince au sens littéral du terme et on va démarrer le débat avec le héros, le super héros du jour. Bah oui, Dragon Ball, ce héros de manga japonais certainement le plus connu au monde. Un personnage créé sous le feutre du japonais Akira Toriama il y a plus de 40 ans, très populaire en France et qui devrait donc être au cœur de l'un des parcs d'attraction financés par l'Arabie Saoudite et annoncé par Emmanuel Macron.

Un protocole d'accord a été signé mais les contours restent flous. Est-ce que pour autant Alix Merl vous partagez l'enthousiasme exprimé par le chef de l'État ? Oui.

Euh le le marché des parcs de loisir est très dynamique ces dernières années. Euh il est en expansion euh que ce soit en nombre de visiteurs, en panier moyen par visiteur. Euh donc a priori, on on peut on peut imaginer que dans les prochaines années, ce dynamisme va se poursuivre et euh et qu'il y a de la place pour un autre parc en France.

Euh là c'est trois parcs hein. C'est ça c'est très créé hein. C'est trois parcs.

Aachronique Ri Knafou complètement 20e siècle pour des raisons quoi écologiques euh de durabilité de tourisme d'émission de gaz à effet de serre de de Oui. pour pour toutes ces raisons-là effectivement puisque c'est c'est c'est un projet qui est en porte àfa par rapport à ce qui était la nouvelle politique touristique de la France à savoir se promouvoir la France comme première destination de tourisme durable dans le monde. tourisme durable, ça veut dire en particulier se préoccuper de l'empreinte carbone, non seulement du tourisme en général, mais de la manière dont les touristes viennent jusqu'à nous.

Et donc faire appel à de plus en plus souvent une clientèle étrangère, c'est se mettre en porte à faux par rapport à cet objectif de notamment de l'accord dit de Paris sur le climat. Alors, il y a d'autres raisons qui font que je suis un peu réservé face à ce projet, même si je sous-estime pas l'importance économique parce que il y a il y a la clé effectivement de la richesse à créer, des emplois, tout ça n'est pas négligeable et je le prends en compte. Mais ce qu'il faut voir aussi, c'est que on rentre là dans une logique de dépendance de plus en plus forte vis-à-vis des marchés extérieurs et en particulier les marchés lointains.

Stéphan, encore faut-il qu' que ce projet aille à son terme ? Est-ce que vous êtes confiant en cela ? Alors là, on verra.

Il se trouve que depuis 30 ans, depuis Disney, il y a pas eu un seul grand projet qui est sorti en France, hein. On a les les exemples d'Europa Park, d'Europa City qui avait été porté par un très grand groupe. Il y avait eu beaucoup de moyens qui avaient été mis.

Il a été un groupe français ou étranger ? Français, il a été sacrifié sur des pour des enjeux politiques. Center Park a essayé de développer les projets, ils ont pas pu les sortir plus.

Donc la règle, c'est quand même que depuis 30 ans, les grands projets comme ça ne sortent pas. Alors, principalement pour des questions réglementaires d'urbanisme, c'est très très compliqué. Le la France est un pays où l'aménagement est terminé, on peut plus faire de Greenfield, enfin de partir sur des des sites vierges.

Donc effectivement là, on a l'opportunité peut-être d'avoir d'être sur une friche, ce qui est une facilité réglementaire, mais il va falloir évidemment une grosse grosse volonté politique. On verra l'année prochaine ce qui va se passer et et assurément une fois qu'on a des faits d'annonce passé, ça prend combien d'années là ? prend 3 4 5 6 ans.

Euh un chantier de parc comme ça, c'est 3 ans. L'ingénierie, le développement et c'est 2 3 ans aussi. Après la grande le temps long, c'est les autorisations, c'est les recours, c'est euh ces choses-là qui peuvent Disland ça a été 4 ans à peu près finalement.

Mais à l'XM, ça coûte donc 6 milliards à peu près hein. Qu'est-ce qu'on sait de ce fond souverain ? Est-ce que c'est un fond qui est crédible ce fond souverain saoudien ?

Alors je Il s'appelle Kidia. Le c'est un fond qui il me semble est associé à qui est lié avec l'État euh saouien. Donc à priori en terme de ressources euh il y a pas trop de sujets.

Euh il profite des revenus euh issus des hydrocarbures et du pétrole en tête. 900 milliards qui est aussi sur donc les financements ils sont là. Il y a il y a pas de sujet sur le financement.

Euh voilà la licence japonaise laait pas la licence. Il y a un peu plus de questionnements sur la licence qui n'a pas été pas été négocié ou mais mais apparemment ils l'ont enfin Kidia est quand même la filiale du fond souverain d'Arabie Saoudite le PIF qui a investi maintenant depuis 10 ans sur des diversifications économiques hein prépare ils préparent eux ils travaillent sur le long terme ils préparent la prépétrole hein donc ils ont notamment considéré que le tourisme les loisirs la culture était un un un levier de développement économique important avec 2030 àou là est un exemple de la coopération aussi franco-saoudienne pour développer un un très gros projet de ce type-là. Donc sur la et et par ailleurs, ils ont effectivement une stratégie de diversification et d'exportation hein, de leur savoir-faire et de leur capacité financière.

Euh notamment notamment si on se place sur le plan si on se place sur le plan global la France Paris euh incontournable sur la sur la sur la carte du monde. Alors c'est trois par oui parce que ces trois parcs pourraient voir donc voir le jour on l'a dit sur le site de l'ancien par d'attraction au Mirapolis dans le Valdoise ouvert en 1987 et fermé 4 ans plus tard seulement mais avec elle quel impact économique sur la région les Rivrins sont pour le moins sceptiques. Écouter Tony Clavo est le cfondateur du collectif Mirapolis aux habitants.

Si on nous annonce 22000 emplois mais qu'il y a pas de garantie que déjà ça profite aux gens aux locaux en fait ça sert à rien. Et après c'est quel genre d'emploi ? Si c'est des CDD des on utilise des étudiants.

Si c'est des emplois précaires précaires pardon en fait où on est surexploité comme à Disneyland on a déjà vu les manifestations il y a pas longtemps. Donc en fait l'argent c'est bien mais en fait l'argent ça peut pas acheter une identité locale, ça peut pas acheter un territoire et en fait ça achète pas tout l'argent. Il a raison à l'M où on fait un peu la fine bouche tout de même face au nombre d'emplois créés.

Si ça avait été en Espagne, on aurait dit que l'attractivité française était pas au rendez-vous par exemple. Quelle est votre position ? Euh non, je pense que l'attractivité française et le rendez-vous.

Après, c'est sûr que les emplois dans les parcs d'attraction, c'est de l'emploi saisonnier. C'est c'est c'est l'emploi qui peut paraître précaire. C'est beaucoup d'emplois ont été annoncés par Emmanuel.

Si on prend si on prend Disneyland, c'est beaucoup d'intermittents aussi. Euh voilà. Après aussi le chiffre de 22000 paraît quand même élevé.

Euh Disneyland, c'est c'est 18000 emplois, sachant que c'est 18000 mais avec 80 hactares de parc d'attraction, 200 hactares si on rajoute les les hôtels et les golfs et le golf, ça crée des emplois dans toute la communauté et dans tout Alors, ça crée alors ça ça crée des emplois euh Oui, parce que forcément il faut faire travailler des gens sur place, notamment dans la restauration, dans les hôtels et cetera. Euh après les intermittents, ils peuvent venir peut-être de Paris, peut-être un peu plus loin. Par contre, ça crée de l'emploi indirect dans le sens où ces gens qui travaillent dans le parc, ils ont besoin d'être logés, ils ont besoin de d'avoir une vie, de consommer, faire leur cours, ce genre de choses.

Donc ça crée aussi cet emploi indirect et puis et puis ça crée aussi de l'emploi dans du point de vue tout ce qui est entretien maintenance des équipements. Il il faut bien que des gens interviennent dans le parc. Mik fous, c'est donc quand même une obène, non ?

Au moment où le chômage remonte en France, on se dit "Bon, c'est pas mal du tout. Disneyland est quand même le premier employeur en Île-de-France." Oui.

Alors, de ce côté-là, effectivement, je je vous rejoins. Il y a il y a une dimension d'OBen et d'ailleurs c'est c'est ce c'est la manière dont je perçois le projet. Il y a une opportunité qui a été exploitée.

Il y a de l'agilité dans l'exploitation de cette opportunité, mais je ne vois pas de vision. Euh, vous l'avez rappelé à juste titre, l'Arabie Saoudite a une vision qui s'appelle d'ailleurs 2030. Bon, c'est sa vision à elle.

Elle pense à l'après-pétrole avec l'argent du pétrole. Euh bon, je dire nous n'avons pas de vision nous les Français et nous nous n'avons pas de vision face à ça puisque c'était dans les propos de Nicolas Deviler. Bon euh le patron du puit du fou effectivement à propos le patron du du puit du fou.

Mais c'est vrai que ce projet là qui se qui met en valeur le soft power saoudien et qui s'appuie aussi sur le soft power japonais avec les mangas finalement déroge par rapport à l'idée qu'on se fait et qui était tout à fait transpartisane de l'exception culturelle française. Là on on y est pas, on ne la trouve pas. Et là aussi, il y a un porte àfau qui me paraît évident et et ceci relève bien de ce que j'ai appelé l'hypertourisme, c'est-à-dire le système touristique mondialisé qui est un système extrêmement efficace dans son fonctionnement mais qui ne se préoccupe en rien des des retombées que ce soit en terme de environnementaux, ça va de soi, de d'appropriation des biens publics.

Il y a là un vrai problème qui est posé et à travers le ce qu'on le peut qu'on sait de ce projet, ce qu'on ne voit pas bien à l'heure actuelle finalement, c'est déjà l'étude d'impact régional parce que c'est vrai que ça va se passer à à Sergie Pontoise sur une friche, mais encore faut-il que effectivement loger tous ceux qui vont y venir, ceux qui vont y travailler, faire venir les touristes sur une ligne de REA qui est déjà saturée. Ce que j'ai vu dans Disneyland, dans l'histoire même de Disneyland, c'est la hauteur de l'investissement de l'État pour pouvoir rendre le projet viable. Alors, vous avez parlé de Nicolas Deviller he sur la bataille des des récits.

Voilà ce que dit le directeur du puit du fou dans le Figaro. En faisant de la France à succursal touristique, le pétrodollar saoudien n'investit pas dans un manège. Il finance un récit, une mythologie, un point de vue civilisationnel.

Stéphane Duran, vous êtes d'accord avec cela ou pas ? Je je crois que c'est quand même assez largement exagéré. La réalité c'est que dans le monde la France est connue pour l'art de vivre.

Le luxe c'est le tourisme principalement. Et donc effectivement on est dans une approche qui est globale. Paris la destination la plus désirée du monde.

La France et infrastructur sa capacité d'accueil. Et donc je là où il y a un basculement, c'est qu'effectivement euh le plus du fou l'histoire Astérix était dans un personnage français de dessin de de bande dessinée système américain la bande dessinée et là et là on franchit un cap, on est dans l'univers des jeux vidéos et ça vient d'Asie la région la plus enfin la zone au monde la plus efficace économiquement et donc ça traduit je pense basculement économique et culturel aussi et là où il y a les réserves de clients sont ell aussi les plus importantes. Oui.

Et et quand Nicolas de Villier évoque une haine de ses propres racines, l'oikophobie, la France cédant à l'exotisme oikophobe, vous trouvez qu'il va trop loin même vous, Réy Knafou ou pas ? Je reprendrai pas les mêmes termes effectivement, mais simplement je trouve que là aussi il y a un décalage, une contradiction dans dans ce système là. Effectivement les étrangers qui viennent en France, c'est pour retrouver toute une série de spécificités qu'ils prêtent à la France.

Le le luxe, le territ les les grands paysages, la gastronomie et cetera. Là, on est dans autre chose. C'est une autre manière de s'insérer dans la mondialisation qui nous est proposée et qui est une manière quand même plutôt subie que que choisie.

Et si je fais une référence avec Disneyland, euh lorsque euh Disneyland a ouvert, les usines Renault de Boulogne Biancour venaient juste de fermer et c'était un passage de témoin. Aujourd'hui, on se lamente beaucoup sur la le reflux de l'industrialisation française. Ben, c'est ce passage de témoins à l'économie des services.

Et là, on franchit une étape de plus. En même temps, il y a 150 parcs d'attraction à peu près en France. C'estàd qu'il y a un marché.

C'est donc ça veut dire que ça plaît aux gens. Mais qu'est-ce qui leur plaît concrètement ? C'est d'être en famille.

C'est c'est devenu un loisir à part entière. Ce qui leur plaît, c'est que voilà, les dépenses de loisirs sont devenues une priorité pour les ménages quit à arbitrer en fait sur d'autres dépenses, notamment les biens de consommation, l'aménagement du logement, ce genre de choses, voir parfois sur l'alimentaire he enfin on on cherche notamment depuis le Covid en fait, on a passé 1 an 2 ans enfermé à enchaîner les confinements. Depuis, on on essaie de vivre des expériences et on voit que depuis 2019, voilà, le nombre de visiteurs dans les parcs, les 20 principaux parc augmenté de 19 % alors que c'était des chiffres qui étaient plutôt qui progressaient un peu mais qui étaient assez stable finalement. après l'avant, il y a un vrai avant après et et sur les les parcs d'attraction, je pense que oui, alors certes, c'est une un rayonnement de la France sur sa culture et cetera, mais quand quand nous les Français, on va dans un parc d'attraction à l'étranger, quand on va à Europa Park, quand on va à Porte Aventoura, c'est pas pour la culture espagnole ni pour la culture allemande.

Mais je je crois que fondamentalement le Disneyland ou demain ce projet peut-être n'enlèvera rien à l'attractivité de la Provence, du Valde de Loire, euh des montagnes français ou d'autres on est on est sur d'autres d'autres univers, d'autres référentiels, d'autres imaginaires. Puis enfin, faut pas oublier, on parle beaucoup d'international Disney, c'est le plus gros, c'est 45 % de clientèles françaises, c'est 55 % de clientèle international mais essentiellement européennes à la part du grand international et minoritaire. Et en fait on vient avant tout en France à Paris et parfois cette occasionl on va chez Disney mais c'est pas contraire aussi des gens qui vont à Disney qui vont pas très c'est plus minoritaire.

On va évoquer avec vous trois la France qui exporte des parcs ces parcs à l'étranger. Tout est pas négatif exactement le puit du fou hein qui fort de son succès a réussi le paris de s'implanter en Espagne à Toled tout près de Matride en 2021. L'idée c'était d'adapter le concept vandéen aux spécificités de l'Espagne.

Donc le modèle de spectacle grandiose qui retrace 1500 ans d'histoire, il reste le même. Mais les décors et les grands personnages changent. Au lieu de jeunes d'arc ou des mousquetaires, on rencontre plutôt le SID ou Christophe Colomb et c'est un succès.

Le parc a accueilli 1700000 visiteurs en 2025 et réalisé un chiffre d'affaires de 70 millions d'euros. Autre succès en Chine cette fois à Shanghaiï avec un spectacle un spectacle immersif de 2h spécialement pensé pour les grandes métropole et qui plonge le public chinois dans le Shanghai des années 30 et le puit du fou ne compte pas s'arrêter là puisqu'un nouveau parc est attendu au Royaume-Uni près d'Oxford d'ici 2030 et le parc Astérix devrait ouvrir une succursale en Allemagne Anna oui parce que les Allemands sont très friants des histoires d'Astérix en BD c'est d'ailleurs le deuxième marché juste derrière la France mais ils sont aussi très friants de parc d'attraction. Ce qui a d'ailleurs poussé la compagnie des Alpes qui détient le parc Astérix et le futuroscope entre autres à s'implanter à l'ICEPig en rachetant un parc déjà existant qui va être complètement métamorphosé pour coller parfaitement à l'univers des irréductibles gaulois.

Et là, l'ouverture est prévue en 2030-2031. Réy Knafou, quand on implante un parc Astérix avec notre culture française, notre histoire française à l'étranger, finalement c'est pas si différent de ce que fait l'Arabie Saoudite en France. Je pense que c'est quand même assez différent parce que vous l'avez noté à juste titre, il y a déjà un intérêt en Allemagne à l'endroit de d'Astérix.

Alors, il y a aussi un intérêt à l'évidence en France vis-à-vis de Dragon Ball effectivement, mais je crois que c'est pas tout à fait la même chose. Et l'exemple du puit du fou à l'étranger est intéressant parce que de facto ils se font dans le paysage local. Le pu du fou n'a pas commis l'erreur de vouloir replacer les le l'histoire de France en Espagne compte tenu de des rapports difficiles notamment l'époque napoléonienne entre la France et l'Espagne.

Sur les mangas pardon sur les mangas on est quand même le deuxème pays le plus consommateur de mangas derrière le Japon. Euh je pense que enfin implanter un parc sur ce thème là en France c'est quand même plutôt dans la bonne dynamique quoi. C'est du chovinisme français ou pas de s'en émouvoir Stéphane Durant ?

Moi je moi je crois pas ce que je pense c'est que les gens vont dans les parcs pour se faire plaisir y compris au puit du fou. Donc peu importe le software ou l'exception culturelle française ou l'influence culturelle côté en tout cas du côté des consommateurs, on va dans on va au puit du fou notamment parce que c'est un moment exceptionnel parce qu'il y a un professionnalisme, une qualité qui est absolument remarquable qui a été d'ailleurs les meilleures parc du spect du monde. Donc donc cette cette exclusivité là bah elle fait vivre une expérience aux familles, au groupes d'amis qui est qui est très particulière, très forte.

On peut pas imaginer qu'il y a des valeurs qui soient communiquées dans ces parcs là. l'insu des visiteurs, est-ce que c'est une crainte que vous avez ou pas du tout ? Parce que véhiculer des valeurs, Philippe Devilier revendique heinateur depuis du fou autour du roman national.

Pour répondre à votre question, je pense pas que ça soit forcément au tourisme à inculquer des valeurs. Que que le tourisme s'appuie effectivement sur un ensemble de valeurs, c'est très bien, mais je pense qu'il faut pas non plus trop charger la barque du tourisme qui qui obéit à d'autres impératifs qui sont ceux de la rentabilité et du marché. Il y a un marché effectivement pour Dragon Ball et je comprends tout à fait qu'on veut l'exploiter.

C'est pour ça que ça ne me paraît pas l'argument de contestation le plus fort du projet. Je pense que là où je trouve qu'il y a un vrai problème, c'est dans la vulnérabilité ou la dépendance que que cela contribue à accentuer vis-à-vis des marchés extérieurs. Parce que l'histoire récente du tourisme, en particulier du du Covid, a montré notre fragilité.

Euh et la prochaine pandémie, elle arrivera et on sait qu'elle est elle est déjà presque programmée. Je veux dire que nous nous sommes à les les virus circulent dans les avions que nous prenons et qui sont de plus en plus nombreux. Donc on voit aussi euh la guerre en Iran nous montre une fragilité géopolitique qui a quand même perturbé pas mal les notamment les transports aériens en euh dans dans le monde et les approvisionnements en kérosène.

Donc plus nous rentrons dans une logique de ce type et moins nous préparons l'avenir à long terme. Encore une fois l'essentiel des visiteurs des parcs de loisirs en France sont français ou européens. Donc euh oui, je suis d'accord avec certains éléments, mais on est quand même avant tout sur un grand marché intérieur européen.

La majorité des gens viennent en voiture parce que c'est en famille, ils viennent en en en train. Euh l'usage de l'avion pour venir dans un part de loisirs est marginal. Est-ce que ça nous sectorise ?

Ça segmente un peu. Regardez ce que dit Jérôme Fourquet, le directeur du du pôle Opinion et stratégie d'entreprise de l'IPOP. Avec le parc Dragon Ball, la France accepte son destin de parc d'attraction géant du village planétaire.

Voilà, on se spécialise mais pardon juste je fois. Est-ce que la création le développement des parcs de loisirs a a enlevé la moindre usine en France ? Depuis 30 ans, la France perd des usines.

C'est pas à cause du tourisme. À l'inverse, on n travaillé dans plein de pays pour lesquels le tourisme, c'est une manière de faire valoir son attractivité, de faire valoir son développement économique. Donc s'il y a des industrialisations, ça peut venir compenser c des industrialisations.

Faut s'en féliciter. Oui, il faut enfin moi je pense qu'il faut s'en féliciter dans le sens où ça dynamise en territoire. Malgré tout ça.

C'est alors la France va pas devenir une c'est pas devenir Orlando quoi. C'est on a une attractivité touriste. Pourquoi Orlando ? rappeler pourquoi vous parce que c'est pour le coup c'est une ville qui est très connue à cause de la multiplicité des voilà de parc dans cette ville.

Ouais. Euh la France, c'est un territoire qui est riche euh sur le plan touristique parce queon a des paysages, parce que on a une justement on a c cette art de vivre que que tous les visiteurs viennent voir et finalement les parcs d'attraction, c'est plus une étape en fait. C'est c'est un moyen de divertissement.

C'est une expérience au milieu d'autres. Mais ouais. Pourquoi Rikou il serait pas durable ce ces parcs ?

Pourquoi ce serait pas écologiquement viable et peut-être qu'ils peuvent le faire bien ? C'est pas tellement les parcs que la clientèle. Or euh je suis d'accord avec ce que vous dites.

Effectivement à l'heure actuelle la grande clientèle internationale est minoritaire dans une bonne partie de ces parcs. Mais là ce projet fait clairement référence à des clientèles venus de l'extérieur et notamment d'Asie. Donc euh c'est là que le problème se pose effectivement et là on on est dans autre chose.

Alors s ajoute aussi une autre considération qui je pense émeut un peu les professionnels du secteur, c'est qu'on ne sait pas si le secteur arrivera à éponger euh finalement euh toute la clientèle, tout le marché, toute l'offre qui sera mise en matière de parc d'attraction parce que je pense qu'à l'heure actuelle, les responsables de Disneyland ou d'Astérix en Île-de-France doivent commencer à se poser des questions. D'ord. D'accord.

Très bien. Ben écoutez, ce sera sur cet inconnu, ce sera la conclusion de notre débat. On en reparlera dans 9 ans quand ou 8 ans quand ce parc géant donc ouvrira à la place de Mirapolis.

Merci à tous les trois d'avoir participé au débat. On va rester dans l'actualité vu par Xavier Maudu et Théophile Cossa. On évoque le premier ministre canadien qui a eu une montée de lait comme on dit là-bas face aux exigences de l'administration Trump qui voulait éliminer le français des étiquetages des produits américains et puis en Bretagne terre de la crêpe ou de la galette de blé noir.

Et bien depuis le moyen-âge la Fédération de la crêperie alerte il y a plus de crépier c'estes bêtes suette comme on dit. Bon mais d'abord le mot vedette du jour weekend d'intégration une espèce d'euphémisation l'air de rien du mot bisutage c'est entendu les weekend d'intégration se multiplient weekend d'intégration les weekends d'intégration sont suspendus qu'est-ce que ça veut dire exactement ce que ça dit merci de m'en dire un peu plus entendu la vie secrète des mots vedettes way acronyme de weekend d'intégration est un rituel de passage vers la vie étudiant sous la forme d'un séjour hors les murs d'une école supérieure ou d'une fac organisé pour créer rapidement de la cohésion entre les nouveaux d'une promo. Le 30 août vont démarrer les premiers way chariant leur lot de cauchemar.

Sommet de s'intégrer à leur semblable et de cultiver l'esprit de corps de leur institution, les nouveaux étudiants sont fortement incités à participer à ces weekends où ils devront, sous le saint patronnage des grands et de la haute picole, avaler des océans d'humour potage et se livrer à quantité d'activités cousines du jeu du docteur pour la cohésion. Bien que les organisateurs de Way s'en défendent, ces séminaires ne sont pas débarrassés de leur composant de bisutage devenu déluel en 1997. Une enquête de l'observatoire des VSS dans l'enseignement supérieur de 2024 montre que quasi quatre étudiants sur 10 ont été témoins ou victimes d'une forme de violence lors de ces événements.

Les Way sont un panthéon du FIVE. Un étudiant infirmier toulousain sucombe à un coma éthylique. Un autre de l'edex s'écrabouille au pied d'une fenêtre.

Un groupe d'orléanais est poursuivi pour exhibition sexuelle. Un aspirant Toubib en pousse un autre sur un barbecue à Poitier. Des Parisiens gravent le dos d'un camarade à la capsule de bière.

Le way, antichambre whisky coca entre l'adolescence et la vie de cadre est aussi un crash course social. En un éclair, on y apprend les codes sociaux, le rapport au monde, la loyauté, on y intériorise une hiérarchie. Bref, on y bichonne l'habitus cher à Aristote, la reproduction des élites bourdiusiennes ou tout simplement la lutte des classes à faire.

C'est clair. Merci Timonolt. Bonsoir à nouveau Théophile et Xavier.

Il y a un accessoire. C'est quoi ? C'est une grosse production.

Ah oui, en effet. Oui. Bon, on en parle tout à l'heure.

On commence avec vous. Vous aviez alors dans sa guerre avec le Canada, guerre commerciale, Donald Trump a exigé la fin de l'étiquetage bilingue anglais français sur les produits américains hein évidemment vendu au Canada, inadmissible selon le premier ministre canadien. Puis Donald Trump est revenu sur son idée en disant "Mais pas du tout, j'adore le Canadien francophone." Bon, c'est une vraie girouette.

Oui, c'est vrai. Totalement. Et vous nous racontez une histoire canadienne.

Exactement. Ellisabeth, partie du port de Hfleur. Le français Samuel de Champelin débarque le 3 juillet 1608 sur le territoire algonquin.

Il a traversé l'océan. Champelin n'est pas seul. Il a avec lui une trentaine d'hommes.

Des ouvriers qui sont chargés de créer un établissement français en Amérique. C'est la ville de Québec. D'accord.

Et on parle français à l'époque. Oui, ces gens-là parlent français. Alors, ils parlent le français d'alors he c'est le français du début du 18e siècle.

Un français matiné de patoi. Patoi normand sans doute. Et puis la colonisation débute avec des individus qu'on connaît bien parce que les archives ont conservé la trace de leur voyage.

Ce qui permet de distinguer trois grands groupes de colons. Vous avez des colons normands, des colons venus d'Île-de-France et puis des alentours et des colons de Poitou et de Lenjou. C'est-à-dire des gens qui parlent français français avec les dialectes, les pas qui sont associés.

Ce qui est remarquable en fait, c'est que vous avez très peu de colons venus de région française avec une langue, le breton, l'occiant, l'alsacien, le basque ou le corse. Non, c'est bien le français qu'on parle au Canada français mais en 1763 la France perd la guerre de 7 ans et elle perd le Canada qui est récupéré par l'ennemi anglais. Et que devient le français ?

Alors là, ça c'est les Britanniques n'imposent pas l'anglais. Non, il n'impose pas l'anglais parce que le français c'est alors la langue internationale. Donc les élites britanniques comprennent très bien le français et puis surtout ce serait ballot de se mettre à dos toute une population francophone.

C'est la émense majorité de la population. Non, ce qui est étonnant c'est que c'est avec la naissance des États-Unis que le français est mise en danger. La Grande-Bretagne perd ces 13 colonies d'Amérique.

Celles et ceux qui en Amérique anglophone avaient lutté contre l'indépendance ce carapat. Ce carapat où ? la colonie britannique la plus proche, c'est-à-dire le Canada.

Et donc cette migration bouleverse la démographie, change les équilibres linguistique et c'est ainsi que l'anglais devient la langue officielle. Et puis al le Québec, bah le Québec où on parle français a beaucoup moins de relation avec la France. C'est vraiment un territoire qui est isolé.

Donc le français qui se développe là-bas, c'est un français qui a gardé toutes ces traces, toute cette forme du 18e siècle et aussi tous les cépatois. C'est au 19e siècle en fait que le bilingouisme est reconnu au Canada mais reconnu grâce à l'action des Québécois, des québécoises qui sont fier de leur français. D'ailleurs aujourd'hui encore la devise du Québec c'est "Je me souviens et nous nous n'avons pas oublié".

Mais c'est beau comme du George Meret la du Canada. Bah oui, je me souviens. Bon merci tabernacle, quel talent.

Théophile. Bon ben alors pourquoi cette poêle ? Parce qu'il y a un problème en Bretagne.

L'heure est grave, panique dans l'Ouest. La Bretagne incontournable pour ses paysages, sa fraîcheur, son crach et ses créperies s'inquiètent de ne plus trouver assez d'artisans crépi. C'est la Fédération de la créperie qui sonne le bou en ce moment, il manquerait en moyenne 50 % de personnel dans les créperies bretonnes.

Pire sur 10 embauches, 6 tourneur court. Résultat, les patrons allongent leurs horaires sans peur d'être obligé parfois de se convertir à la vente à emporter et fabriquer leurs crêpe à la machine, voire même de fermer leurs établissements. Alors pourquoi ces cauchemars en créperis ?

Tout simplement parce que le métier d'artisan crépier est de moins en moins attractif. Déjà lorsqu'on débute he c'est payé au SMIC. Il fait très très chaud derrière les bilu vous savez ces gros cylindres en fonte sur lesquels on étale la pâte à crêpe.

Oui parce que je vous ai apporté la poêle d'Hervé le rédacteur en chef. Mais ça ça c'est nul ça. C'est du matériel d'amateur.

Voilà, on parle d'un sujet sérieux et puis il faut rester debout, aller vite sans parler des horaires. Vous travaillez le soir, le weekend, les vacances scolaires he depuis le Covid, le secteur de la restauration a beaucoup de mal à fidéliser les salariés. Il faut aussi se loger à côté de la crépie avec le SMIC.

Bah bon, c'est un peu compliqué. Et puis sur les quelques 5000 créperies qu'il y a en France, 1000 sont en Bretagne. Ça rajoute de l'attention.

Que faire ? améliorer l'image de la profession dit la Fédération de la créperie bah pour susciter des vocations parce que crépier ça ne s'improvise pas vous savez le tour de Rateau à crou roselle en breton c'est un métier la FD voudrait qu'il soit reconnu par des diplômes de l'État type CAP et même he pourquoi pas qu'il y ait un titre de meilleur ouvrier de France d'autant qu'on a ici des super formations particulièrement en Bretagne l'école maître Crépied à Renn l'école international national de crépier de Saint-Malot. Bah attendez là, je vous parle du Polytechnique et du Harvard de l'artisan crépier qui attire des étudiants du monde entier au-delà de nos frontières, Belgique, Allemagne, États-Unis et même Corée.

Sauf que problème la grande majorité des étudiants ne veulent pas des des apprentis ne veulent pas devenir salariés. Ils aspirent tous voilà à ouvrir leur créperie et pourquoi pas à l'étranger. On ne compte plus le nombre d'aventures entrepreneuriales de Breton et pas que qui exportent leur biligue partout dans le monde.

Mexique, Australie, Vénezuela, Japon. C'est là-bas que a commencé la chaîne Breve Café vous savez he qu'on voit maintenant beaucoup en France. Et on peut comprendre que ce soit tant à Aspen, le courchevel des États-Unis, une française a fait comme ça fortune en ouvrant sa créperie. sa spécialité, la crêpe au caviar qu'elle vend, tenez-vous bien, 180 dollars et c'est même pas fait à temps avec de la farine de sarasin no commentes.

On connaissait la fuite des ingénieurs français à l'étranger. Voici la fuite des artisans crépiés. Oh, écoutez, le bléoir ou rien quoi.

Bon, merci à tous, merci de nous avoir suivi. Vive les crêpes à demain 20h05. Chus et pour se quitter en hommage à Dolly Parton, la pétroleuse féministe et chanteuse des country inoubliable Joline.

Elle est morte hier à 80 ans. I'ming of you. Please don't take my J J J