Vol au Louvre : audition de Laurence des Cars
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bien. Allez mes chers collègues, je vous propose que nous reprenions nos travaux et nos auditions sur la sûreté du musée du Louvre en accueillant pour la seconde fois madame Laurence Descart, présidente directrice de l'établissement et son équipe. Madame la présidente directrice, nous vous avons entendu le le 22 octobre dernier, c'est-à-dire quelques jours seulement après le cambriolage du dimanche 19 octobre alors que nos concitoyens comme les équipes du musée étaient encore de manière bien compréhensible sur le le choc de ces événements.
Depuis cette date. Plusieurs travaux ont permis de voir un peu plus clair dans l'enchaînement des décisions et des événements qui ont conduit à mettre en échec la sûreté du musée. Une délégation de notre commission, il a été accueillie le 28 octobre pour constater l'état des installations.
Le 29 octobre, nous avons recueilli les éclairages de votre ministère de tutelle, de la préfecture de police et de l'Office central de lutte contre le trafic des biens culturels. et le 6 novembre, la Cour des comptes a rendu un rapport consacré au musée. Enfin, il y a maintenant une quinzaine de jours, j'ai pris connaissance avec notre rapporteur pour les crédits patrimoine, Sabine Drexler, des conclusions de l'enquête administrative diligentée par la ministre juste après le cambriolage.
Ces conclusions remises le 5 novembre sans avoir été rendu public ont ensuite été présentés à notre commission par ces auteurs et ont pu être consultés par les commissaires de la commission qui l'ont souhaité. Les éléments figurants dans ce rapport d'enquête nous ont paru trop graves pour ne pas vous demander ainsi qu'à votre prédécesseur à ce poste de nous fournir de nouvelles explications. Ces conclusions sont en effet d'une grande sévérité pour votre gestion comme pour celle de l'équipe précédente.
Elles établissent clairement que le cambriolage du 19 octobre, loin de constituer un événement fortuiti, a été permis par une accumulation de de carence dans le pilotage du musée qui aurait pu et aurait dû être résolu à la date du vol. Le rapport pointe ainsi la défaillance générale du Louvre en matière de sûreté. Cette défaillance est à la fois stratégique avec une priorisation des missions d'accueil et de médiation par rapport à la sûreté organisationnel également en raison d'une gouvernance peu formalisée enfin technique du fait de l'extrême lenteur des procédures de renouvellement et de modernisation des équipements.
Le rapport souligne que ces failles de sécurité avaient toutes été identifiées par plusieurs travaux antérieurs qui avaient formulé des recommandations concordantes. lui sont notamment annexés un audit de l'Institut national des hautes études de la sécurité de la justice réalisé en 2017 ainsi qu'un audit réalisé par le joellier Vancliff en Harple en 2019 plus spécifiquement sur la galerie Apollon ce dernier audit était réalisé dans le cadre d'un d'un messenat de compétence il est bien entendu toujours un peu facile de refaire le film des éléments des événements pardon à la lumière de nouvelles informations dans le cas présent il est cependant concernant de réaliser que la mise en œuvre de quelques-unes seulement de ces recommandations aurait suffi à gagner les 30 précieuses secondes qui auraient permis d'arrêter les malfaiteurs comme l'établit le rapport de l'enquête administrative. Afin de tirer toutes les leçons de ce cambriolage, il nous faut donc obtenir des réponses précises sur plusieurs points. en premier lieu.
Il est inquiétant que vous n'ayez pas eu connaissance des audits que j'évoquéis à l'instant et que ces documents ni vous ni l'administrateur général et son administrateur adjoint n'ai eu connaissance de de de ces rapports que j'évoquais il y a quelques minutes et que ces documents n'aient été redécouverts qu'à l'occasion de l'enquête administrative. Quelles sont les causes de cette perte de mémoire de l'institution ? Sans même parler de de mémoire, comment expliquez-vous que ces recommandations cruciales n'aient pas fait l'objet du suivi administratif, j'allais dire le plus banal ?
Il me semble en effet que cette question se pose à deux niveaux. Celui de la la présidence d'une part, mais aussi celui du fonctionnement quotidien des services du Louvre d'autre part. Sur ce premier niveau, nous avons interrogé hier monsieur Martinez sur la transition entre sa présidence et la vôtre.
Il nous a remis un ensemble de notes préparées par chacun des services du Louvre afin de vous éclairer sur les les enjeux qui vous attendaient lors de votre prise de poste. J'ai pu constater que ces deux audits n'y étaient pas mentionnés. Sans doute, pourrez-vous nous apporter quelques éclairages complémentaires sur cette transmission de d'informations au moment de votre arrivée ? pour autant.
Ainsi que nous l'a également indiqué monsieur Martinez, un certain nombre de responsables sont demeurés en poste après son départ à la tête des services qui ont bien dû recevoir ces audites ou en avoir connaissance, les mobiliser pour préparer le schéma directeur puis les conserver. L'audit de 2017 est en effet présenté par monsieur Martinez comme l'élément déclencheur du schéma directeur de sûreté tandis que celui de 2019 avait été spécifiquement commandé pour la la sécurisation de la galerie d'Apollon. Comme je disais il y a quelques instants, que ces documents ne soient pas remontés un moment ou un autre dans la vie quotidienne des services en pleine phase d'élaboration du du schéma de directeur de sûreté est extrêmement étonnant.
En second lieu, vous déclariez devant nous le 22 octobre dernier, je vous cite, je n'ai pas arbitré en faveur d'une priorité plus d'aucune autre. J'ai fait de la sécurité une urgence absolue. L'IGAC et la MISA dans l'enquête administrative ainsi que la Cour des comptes dans son rapport thématique aboutissent malheureusement à la conclusion inverse.
Évoquant une dilution des responsabilités, une dérive doctrinale profonde et une inversion des priorités, ils estiment le que le Louvre n'est pas doté d'une culture de la sûreté. Cette lacune résulte selon eux d'une double sous-estimation, celle du risque de vol d'œuvre illustré dans votre cartographie des risques et celle de la vulnérabilité de l'établissement malgré la multiplication des cambriolages touchant à la fois les musées dans différents lieux de France et les alentours du Lourre. Cette mauvaise évaluation de la situation vous a notamment conduite à ne jamais solliciter l'intervention de la MISA tandis que la fonction de sûreté n'avait pas été identifiée dans l'organigramme de l'établissement. et que la formation des agents de surveillance était comme note l'enquête administrative insuffisante.
Ces travaux soulignent également que la préparation du schéma de directeur ne vous dispensait pas de mettre en œuvre les mesures d'urgence, la protection de la fenêtre de la galerie d'Apollon par une grille ou plus simplement encore l'actualisation des fiches de procédure des agents. Ces constats concordants portés par plusieurs organismes d'inspection ont-ils fait évoluer votre analyse de la situation ? Enfin, et ce sera mon 3è et dernier point, le monsieur Le Guedard qui est qui est demeuré à son poste de directeur du patrimoine architectural au début de de votre mandat, je crois, jusqu'en janvier 2023, nous a indiqué hier que l'avant-projet définitif de ce schéma directeur avait été arrêté de manière définitive à la fin du mois de janvier 2023 à temps pour permettre son application lors des Jeux Olympiques.
Quelles sont donc les raisons précises qui ont justifié par la suite le report de sa mise en œuvre ? Le rapport annuellement rendu par le Louvre sur la mise en œuvre de son contrat d'objectif et de performance attribué en 2024 attribué pardon, c'est en 2024, c'est de c'est décalage à de multiples raisons. Je cite la complexité du projet, des raisons budgétaires, la charge du travail des équipes soit un empilement de motif qui à ce stade reste imprécis et qui n'ont convaincu ni la cour des comptes ni l'IGAC et la MISA dans la quête administrative.
Madame la présidente, vos déclarations ont évolué sur le schéma depuis directeur depuis le 1er octobre et cette évolution a semé un certain trouble. Il est temps, je crois que vous nous expliquiez clairement l'existence des retards et les raisons de ces retards. Madame la présidente directrice, je vais à présent vous laisser la parole pour un propos liminaire d'une dizaine de minutes et ensuite les membres bien sûr de la commission qui le souhaitent pourront vous interroger et madame la rapporteur Sabine Drexler commencera par une première série de questions.
Madame DC vous avez la parole. Merci monsieur le président. Monsieur le président, mesdames pardonnez monsieur le président, mesdames les sénatrices, messieurs les sénateurs, vous avez souhaité mauditionner à nouveau après avoir pris connaissance des conclusions de l'enquête administrative rendue le 5 novembre dernier par l'inspection générale des affaires culturelles.
Je répondrai bien volontiers à toutes vos questions comme je toujours fait. En préambule de nos échanges, je souhaite vous présenter les enseignements qui ont déjà été tirés du vol du 19 octobre 2025. J'ai la profonde conviction que le Louvre ne doit pas être jugé à l'ône de la crise qu'il traverse, mais bien à la façon dont il va tirer toutes les leçons des récents événements pour se transformer et se renforcer.
C'est la raison pour laquelle je voudrais également partager avec vous la vision d'avenir que je défends pour le musée puisque le Louvre de demain s'écrit dès aujourd'hui. Le vol du 19 octobre a cruellement mis en lumière nos fragilités en matière de sûreté. Permettez-moi de revenir en premier lieu sur les mesures que nous avons déployé depuis le vol et qui se poursuivront évidemment dans les mois à venir.
Dans les jours qui ont suivi le 19 octobre, nous avons agi rapidement et concrètement pour renforcer la protection du musée et ses abords en concertation avec le ministère de la culture et le ministère de l'intérieur. Certaines de ces mesures d'urgence sont déjà effectives, d'autres le seront dans les tout prochains jours. L'installation des dispositifs de mise à distance est terminée cette semaine.
Ils sont visibles qu'est François Mitterrand. Je remercie la ville de Paris et la préfecture de police pour leur accompagnement. Un poste avancé mobile de la police nationale sera opérationnel dès vendredis sur le rond-point du carousel.
Il assura plusieurs fois par an une présence attendue des forces de police sur le domaine du Louvre. Je remercie le préfet de police Patrice Fort pour son écoute attentive. Le lot 1 du schéma directeur des équipements de sûreté a été signé et notifié hier ainsi que je m'y étais engagé.
C'est dans ce cadre que nous allons accélérer le déploiement de 100 caméras périmétriques supplémentaires. Elles seront implantées au cours de l'année 2026 et assureront une protection renforcée des abords du musée. Nous poursuivons le remplacement complet de toutes les grilles classées au titre des monuments historiques qui entourent le palais du Louvre.
Il s'agit du schéma de sécurisation du domaine lancé après l'épisode des gilets jaunes. J'avais eu l'occasion d'évoquer ce sujet fondamental lors de mon audition du 22 octobre dernier devant vous. Nous terminons enfin le recrutement du coordonnateur Sûreté rattaché à la présidence du Louvre.
Ce coordonnateur nous permettra de faire face à l'évolution rapide des menaces aussi bien physiques que virtuelle qui pèse sur notre établissement. Il aura pour mission de renforcer notre architecture de sûreté afin de toujours mieux protéger les collections nationales, les agents du Louvre et les 9 millions de visiteurs que nous recevons chaque année. Ce coordonateur sera aussi et surtout le garant d'une véritable culture de la sûreté au sein de l'établissement.
Le vol du 19 octobre a aussi révélé ce que j'avais commencé à identifier dès 2022, une fragilité de nos chaînes de transmission, tout particulièrement dans le suivi des dossiers les plus sensibles. Le Louvre est le lieu du temps long. Il est fondamental de s'appuyer sur le travail mené par les précédentes équipes pour porter un regard parfaitement informé sur le bâtiment et les collections qu'il abritent.
Le départ de certains de nos collaborateurs entraîne une perte de mémoire parfois irrémédiable pour l'établissement. Beaucoup a été fait depuis 2023 sous l'impulsion de Marie Lacambre ici présente qui pourra vous en dire plus. Il faut continuer en ce sens et aller plus vite et plus fort par la mise en place de processus cohérents, unifiés et exhaustifs de partage des informations, par le respect le plus strict des procédures de transmission par une conscience aigue des enjeux de confidentialité au sein du musée.
C'est pourquoi un audit interne sera lancé dès le mois de janvier. Il aura pour mission de tracer les chaînes de transmission d'information et fera toute la lumière sur nos faiblesses afin d'y apporter des solutions efficaces et pérennes. J'auraiis bien sûr l'occasion de répondre précisément à vos questions sur les dysfonctionnements pointés par le rapport de LIGAC et notre part de responsabilité.
Mais permettez-moi d'abord de partager la vision qui guide notre action car c'est elle qui donne sens aux mesures que nous déployons. Les mesures d'urgence que je viens de décrire sont indispensables mais elles ne suffiront pas. Le vol du 19 octobre n'est pas un accident isolé.
Il révèle des fragilités structurelles que seul un projet d'ensemble peut traiter durablement si nous voulons dépasser cette crise, poursuivre la transformation du Louvre et le faire entrer véritablement dans le 21e siècle. Nous devons être à la hauteur de l'enjeu. Le Louvre est un lieu sans pareil dont le rayonnement, la puissance et l'envergure sont uniques au monde. 2300 agents les le servent chaque jour avec fierté et passion et je veux les saluer devant vous.
Pour nos concitoyens, il est un témoin de l'histoire de notre pays et incarne notre idéal républicain. Pour tous ceux qui le visitent, il est un symbole de la France, un lieu de découverte ou dialogue 9000 ans d'histoire. Au cours de ces dernières semaines, l'attachement de nos publics ainsi que des partenaires et amis du Louvre en France et dans le monde ne s'est pas démenti.
Nous comptions d'accueunir des milliers de visiteurs chaque jour sans baisse de fréquentation. Nous présentons actuellement deux magnifiques expositions. Nous continuons de recevoir des messages de solidarité et d'amitié du monde entier.
Ce puissant soutien renforce le sens de notre mission quotidienne. Pour que le Louvre demeure ce formidable lieu d'apprentissage et de plaisir que nous chérissons tant et que le monde nous envie, il nous faut apporter deux solutions puissantes au défi qui s'imposent à lui. Pas de demi-usure ou de rustine.
Notre musée a besoin un besoin profond d'évolution. Ces défis sont parfaitement identifiés. J'ai eu l'occasion à plusieurs reprises de les partager auprès de la représentation nationale.
Nous devons faire face à l'obsolescence des infrastructures techniques de l'établissement, à la fragilité toujours croissante du Louvre, à la fois palais et musée, au déséquilibre des flux de public avec une fréquentation massive de certaines de ces salles tandis que d'autres sont presque vides alors qu'elles abritent d'innombrables chef-dœuvres à des conditions de travail de plus en plus difficiles pour nos agents. Tous ces sujets sont indissociables. Tous revêtent la même importance.
Ils sont au cœur du projet L'ouvre nouvelle renaissance annoncé par le président de la République le 28 janvier dernier. C'est pourquoi ce projet inclut, je le rappelle, cinq schémas directeur dont la mise en œuvre est absolument nécessaire. Le schéma directeur des équipements de sûreté notifié lundi dernier sur lequel je pourrais revenir évidemment si vous le souhaitez. le schéma directeur des équipements électriques, le schéma directeur de sécurité incendie, le schéma directeur des circulations mécanisées, le schéma directeur du génie climatique et la rénovation des réseaux hydrauliques et des ventilo convecteurs.
L'ouvre nouvelle renaissance est à la hauteur de l'immensité et de la complexité de ce lieu qui accompagne l'histoire de France depuis 9 siècles, expose plus de 30000 œuvres et s'inscrit dans un domaine de 37 hectares. Ce projet est ambitieux à la hauteur de ce qu'elle l'ouvre et des défis qu'il affronte. Il est adossé à des financements calibrés et des ressources identifiées.
C'est un projet réaliste, nécessaire et responsable. Je suis déterminé à le défendre. Voilà mesdames les sénatrices, messieurs les sénateurs, les convictions qui sont les miennes et que je souhaitais rappeler en préambule de notre échange.
Je vous remercie pour votre attention et me tiens bien sûr à présent à votre disposition pour répondre à toutes vos questions. Merci madame présidente. Alors, on va revenir un peu sur le sur le rapport et avant de donner la parole à notre rapporteur, moi je voulais vous poser une question sur le schéma directeur de la sûreté évidemment parce qu'on a du mal au fil des auditions, au fil des échanges avec les uns et les autres à remonter le fil de l'histoire du schéma directeur et de comprendre pourquoi un schéma directeur lancé en 2017 n'arrivera dans une phase opérationnelle de mise en œuvre qu'en 2026.
Euh lorsqu'on vous a interrogé euh quelques jours après le le cambriolage, vous vous nous avez euh déclarer je cite "J'ai accéléré l'élaboration d'un schéma directeur et vous avez précisé qu'il n'y a pas de retard dans la mise en œuvre du schéma directeur. Euh vous avez ajouté que quand vous êtes arrivé, ce schéma directeur était à l'état de réflexion et qui avait une réflexion mais que vous avez souhaité prendre à bras le corps ce sujet." Bon, alors je je vais pas revenir sur ce que nous a expliqué monsieur Martinez et son équipe jusqu'en septembre 2021.
Je crois que c'est à peu près clair. En revanche, nous interroger sur après 2021, nous avons compris que un un avantprojet euh vous avez été présenté quelques enfin a été soumis au vote du conseil d'administration en octobre 2021, c'est quelques semaines avant votre arrivée, qu'un avant-projet détaillé cette fois-ci a été soumis à votre décision au printemps 2022 que vous avez demandé Alors, c'est là aussi où vos interprétations ont évolué dans le temps ou plus exactement ce qui nous a été dit hier ne correspond pas à ce que vous nous avez dit il y a quelques semaines. Vous avez dit à l'époque que vous avez amendé ce projet parce qu'il vous paraissait insuffisant sur trois points.
La question de l'hypervision, la question de la surveillance périmétrique et la question de la cybersécurité. On va laisser de côté la question de la cybersécurité parce qu'elle est pas en lien direct avec le cambriolage. Monsieur Martinez et son et son équipe ont clairement précisé que pour ce qui est de l'hypervision et à travers l'hypervision, la rénovation du poste central, c'était au cœur du schéma directeur dès 2018, les premières élaborations du schéma directeur et dans la PS comme dans la qui vous ont été présenté, il y avait très clairement à la fois l'hypervision et le le la protection périmétrique.
Vous nous préciserez ce point. En revanche, ils nous ont euh euh précisé que à votre demande avait été euh euh étudié deux choses à partir donc de du printemps 2022. euh le fait euh de d'envisager une autre localisation du PC central dans les le la version 2022, il était prévu dans le pavillon de flore. vous avez souhaité, je vous expliquerai peut-être les raisons, mais enfin vous avez souhaité une autre localisation et euh par ailleurs, et ça ça nous avait jamais été dit, vous avez demandé aussi qu'il y ait une contrexise financière du coût des mesures telles qu'elles ressortaient dans l'av projet détaillé et qui était de 56 ou 57 millions, je le dis de mémoire.
Euh ce travail a été fait et a donné lieu à un avantprojet détaillé définitif qui a été approuvé et soumis au vote sans doute du conseil d'administration le 31 janvier 2023. Euh 31 janvier 2023, les procédures d'appel d'offre a été lancée fin 2024 en décembre 2024. Il s'est donc écoulé pratiquement 2 années entre l'approbation de l'APD définitif et lancement de des appels d'offre. le rapport annuel de performance du Louvre donc qui est rédigé par vos équipes et qui est envoyé à la tutelle précise bien pour l'année 2024 et c'est retranscrit aussi dans le l'enquête administrative qu'il y ait eu retard et que le démarrage des travaux se fera plus tardivement.
On pourra revenir sur les dates si vous le souhaitez et met en avant trois raisons. La complexité administrative, la charge de travail des euh équipes et le coût budgétaire. Euh nous arrivons donc euh fin 2024, l'appel d'offre est lancé.
Il n'a été attribué. Vous confirmeraiz sur ce point d'ailleurs parce que je suis pas sûr s'il est officiellement attribué ou pas attribué mais il aura fallu une année pour l'attribuer alors même qu'il était prévu que la notification des des marchés se fasse dans un temps plus court là aussi dans le rapport annuel de performance. Bref, on arrive à y voir à peu près clair après plusieurs auditions sur ce schéma directeur, mais il apparaît clairement qu'il y ait eu des retards.
Euh je précise que si le schéma directeur était rentré dans une phase opérationnelle, notamment la la pose des caméras périmétriques aurait permis euh d'empêcher ou de retarder, on va être prudent, le cambriolage du 19 octobre. Il y a bien eu retard et il y a eu retard pour diverses raisons mais notamment pour des raisons budgétaires. Est-ce que vous pourrez vous pouvez nous éclairer sur ces différents points ?
Alors, monsieur le président, euh on reprend effectivement cette question du schéma directeur et peut-être au moment effectivement où je prends la décision conseillée bien sûr euh par euh mon équipe et par le comité de sûreté du musée, je ne suis pas seul à prendre ce type de décision, de regarder le périmètre de ce schéma directeur pour voir s'il est effectivement complet. Vous évacuez la question de la cybersécurité. C'est une question absolument capitale qui est effectivement ajoutée à ce à ce schéma directeur.
Nous le renforçons aussi en matière de nombre de caméras périmétriques et aussi de couvertures vidéo dans les espaces muséographiques. C'est un un schéma qui est voilà plus important que prévu et surtout nous l'étendons aussi. Question qui n'a pas été évoquée à d'autres entités qui sont dans le domaine du Louvre. notamment le centre de recherche et de restauration des des musées de France qui rentre dans ce dans ce périmètre.
Donc c'est un un effectivement un moment où nous augmentons en quelque sorte la voilure de ce schéma directeur pour qu'il soit le plus complet possible, le plus solide possible pour l'établissement puisque nous faisons de cet enjeu une priorité et un quelque chose qui est absolument fondamental pour la transformation et la modernisation évidemment du musée. Donc ça c'est un c'est un moment évidemment très important et il y a effectivement cette demande de réévaluation financière de du schéma directeur qui dans l'état précédent était évalué à peu près à 50 millions d'euros. Donc les études sont faites et c'est donc un schéma euh évalué et c'est le chiffre qui est aujourd'hui en train de déployé et qui a été programmé de façon pluriannuelle dans les budgets euh qui vont se déployer dans les années qui viennent au Louvre.
Un chiffre de 80 millions et c'est bien ce ce projet complété augmenté qui est finalement validé. Donc projet de très grande ampleur qui se laisse d'un certain nombre d'éléments importants. sur la localisation du PC euh du poste de commandement.
Comme vous le savez sans doute depuis le le le lancement de cette réflexion sur le schéma directeur, il y a eu cinq localisations différentes qui ont t envisagé au sein du Louvre et il y avait effectivement une proposition au sein du pavillon de Flor qui était très lié et ça a été d'ailleurs je crois rappelé hier à la question des Jeux Olympiques et la capacité à pouvoir se placer à une extrémité du palais et qui couvre aussi le domaine des tuileries. Là encore, j'ai écouté les les débats internes à la commission de de sécurité du Louvre où il y avait voilà des débats, des échanges sur la pertinence de ce lieu assez excentré puisque nous sommes, vous le savez, au bout du palais et le souhait euh voilà de de plusieurs de voilà de plus de plusieurs membres de ce comité de sûreté de placer ce poste de commandement beaucoup plus au centre du palais et en liaison directe avec la direction de l'accueil et la surveillance ainsi que de la direction générale et de la présidence du Louvre. C'est cette localisation donc que je ne préciserai pas, vous me permettrez de rester un tout petit peu flou qui a été finalement retenu pour des vraiment là encore des des questions d'efficacité et de rapprochement des directions autour de cette question précisément euh de la sûreté.
Donc ça c'est vraiment le le le fond de cette révision que j'assume hein j'assume parfaitement. d'avoir posé des questions, d'avoir challengé certains choix euh et d'avoir poussé plus loin ce qui était déjà effectivement avancé dans le dans les études parce que c'est une responsabilité immense que vous que vous prenez lorsque vous développez le schéma directeur sûreté d'un d'un musée comme le Louvre avec on le sait des investissements de dizaines de millions qui vont créer une architecture qui devra tenir dans le temps aussi et qui devra être en capacité de vot évoluer. Donc c'est c'est une énorme décision et qu'il fallait évidemment discuter et et compléter et renforcer.
En aucun cas, je n'ai arrêté quoi que ce soit. Euh, soyons très clair, c'est un mouvement continu qui a d'ailleurs été euh je pense souligné hier euh de réflexion de de perfectionnement en quelque sorte et de complétude de ce de ce schéma directeur euh qui c'est qui vient tout simplement est le jeu de l'écoute des professionnels euh qui nous entourent et aussi bien sûr des bureaux d'études qui accompagnent notre notre réflexion. Alors ensuite sur les sur les étapes budgétaires précis, je peux peut-être passer la parole euh à notre administrateur général adjoint ou à Marie Lacamp qui est notre directrice administrative et financière ou voilà je pour vous redonner le calendrier très précis de de développement.
Monsieur le président, mesdames et messieurs les saintrices et les sénateurs, je vais vous donner effectivement des des éléments précis. Je je tiens tout d'abord à à souligner que vous avez auditionné hier Deifus et Laurent Leguedard et que nous avons travailler en étroite collaboration avec ces deux personnes. Euh cela s'est passé de manière extrêmement fluide puisque nous sommes repartis de l'état du projet tel qu'il était.
Nous l'avons interrogé, nous avons constaté qu'il était bien mené. Nous avons soulevé certaines questions mais il n'a jamais jamais été question de remettre en cause les fondements de ce projet et l'architecture globale n'a pas n'a pas du tout changé. Je me permettrai de rajouter un petit point sur le paillon de flore.
Pourquoi nous avons choisi de ne pas maintenir le PC au niveau du paillon de flore ? C'est que ce bâtiment est en fait isolé au sein du palais. c'est qu'il ne communique pas directement avec le reste.
Donc la sortie se fait sur la chaussée et il nous semblait euh embêtant que ce PCC soit ainsi isolé du reste du palais à plusieurs centaines de mètres de la direction générale. Donc c'était vraiment un des éléments majeurs qui nous a fait réfléchir à cette localisation et de le ramener à un endroit plus central. Maintenant sur les les conditions de d'avancement du projet.
Je précise aussi que euh nous appliquons le code de la commande publique, ni plus ni moins. Mais sur ce dossier-là, évidemment, nous l'avons impliqué de manière extrêmement scrupuleuse parce que ce sont des sujets très sensibles et il est pas question pour nous d'avoir le moindre contentieux sur cette questionlà. Et cela impose en particulier sur des sujets de sûreté de prendre du temps pour tous les marchés et de prendre du temps particulier en séparant une phase candidature et une phase offre. considère qu'en fait quand vous passez comme quand on passe des devis voilà pour pour une commande en fait on on sélectionne d'abord un certain nombre d'entreprise qui sont capables et ensuite on restreint le choix et on en sélectionne une dernière qui va faire le projet.
C'est exactement cela qui s'est passé et ces procédures prennent du temps. Par exemple, euh pour sélectionner le maître d'œuvre, donc c'était avant l'arrivée de Laurence d'écart, il a fallu 14 mois. Voilà.
Et nous pour passer le marché, il a qu'on connait Non, mais il a fallu un an, c'est voilà. C'est tout à fait normal. C'est tout à fait normal.
Laisse finir monsieur si on prend maintenant le calendrier le effectivement le les étude détaillé doncelle la hein a été a été validé en février 2023 ou nous l'avons validé en février 2023 en internant. Euh je précise à ce sujet d'ailleurs que quelques mois après, nous avons écrit à la tutelle pour l'informer, un courrier a été envoyé à la tutelle pour l'informer de l'avancement du projet. Et c'est aussi à ce moment-là que nous avons aussi souhaité avoir une contrexpertise financière.
Ensuite, une fois qu'on est à la en fait, on n pas du tout en phase opérationnelle. On en est même loin sur le plan de sur le plan d'un d'un déroulement d'un d'un projet puisqu'il faut faire ce qu'on appelle la phase ce qu'on appelle la phase projet qui en fait consiste à avoir euh c'est une phase où on rédige toutes les pièces techniques et les pièces techniques dans ce marché c'est des centaines de pages parce que ça concerne tout le palais, tout le domaine. Donc c'est un c'est un travail absolument gigantesque qui a été fait et le bureau d'étude technique notre notre prestataire nous a rendu une première version en juillet et août en deux phases. en juillet-aût 2023.
Donc on a une première phase de ce qu'on appelle le pro, le projet en juillet-août. Nous n'étions pas satisfaits de ces documents parce que il y avait la qualité de documenti sur certains points suffisantes. Le planning était à revoir.
Nous avons donc demandé une deuxième une deuxième version. Cette deuxième version nous a été donnée à l'automne et nous l'avons validé le 22 décembre 23. Donc ça c'était la phase projet.
Donc là, nous avons les documents techniques. Une fois qu'on a les deux documents techniques, il y a tout ce qui est la phase administrative de rédaction des pièces de marché. Et cette rédaction des pièces de marché a eu lieu sur l'îné 2024, au même moment où avait lieu le débat budgétaire avec le ministère puisque effectivement nous n'avions pas encore eu notification des crédits qui permettaient de financer les schémas directeurs.
Donc c'est cette année 2024 qui a été effectivement crucial. Et nous avons écrit à la tutelle le 18 décembre 2024 à nouveau pour l'informer de l'état d'avancement du projet. Et le 20 décembre 2024, nous avons lancé la les marchés permettant de l'attribuer comme la présidente vient de l'expliquer hier sur le sur le lot numéro 1.
Donc c'est un projet complexe, c'est un projet qui s'est fait dans le pur respect de la des procures administratives, mais l'ampleur des documents, l'ampleur de la matière impose aussi de laisser du temps au prestataires. Nous n'avons pas traîné sur nos phases de validation mais simplement il faut du temps pour rédiger toutes ces pièces et avancer dans le projet. Monsieur St, j'entends ce que vous dites mais ça ne correspond pas à ce que vous écrivez à la tutelle.
Je je je lis le rapport annuel de performance 2023 qui précise bien fin 2023 documents de consultation pour l'appel d'offre et le cahier de charge technique ont été finalisés. Ce que vous venez de nous dire et je cite le reste de du rapport annuel qui vient de vous de l'ouvre. C'est pas le ministère qui l'écrit, c'est c'est les services du L'appel d'offre interviendra début février 2024.
Il y a pas eu de modification des règles de marché public à ce moment-là. Vous connaissiez les règles des marchés publics interviendra début février 2024 conduisant à une notification des marchés de travaux au mois de novembre 2024. L'appel d'offre a été de fait lancé comme vous venez de rappeler en décembre 2024. 10 mois plus tard et il aura été notifié en décembre 2025, c'est-à-dire 1 an plus tard de performance de l'année euh suivante de 2024, vous constatez qu'il y a retard.
Je ne sais pas pourquoi vous ne ne reprenez pas ce mot de retard aujourd'hui alors que il est écrit noir sur blanc sur les documents qui viennent de chez vous. Et vous constatez qu'il y a retard. Vous expliquez les raisons.
J'y reviens pas. Enfin, on y reviendra. notamment sur l'aspect budgétaire et vous précisez que la publication de l'appel à candidature a eu lieu le 20 décembre 2024.
Vous venez de nous le redire absolument. L'objectif, il est bizarre ce micro làin, l'objectif est de choisir des candidats pour la fin février 2025 et ainsi de lancer la publication des marchés de travaux début mars 2025. Vous répétez à deux reprises à votre tutelle qu'entre le lancement des travaux et l'attribution, il faudra environ 3 mois.
Vous l'avez dit en 2024 dans le rapport d'exécution de 2024 et celui de 2023. De fait, il aura fallu quasiment une année. Et vous continuez de nous dire qu'il y a pas retard.
Pourriez-vous nous dire clairement est-ce qu'il y a retard ou il y a pas retard ? La question qu'on se pose et que tout le monde se pose. Oui.
Vous l'avez Voilà. Oui, c'est bon. Maintenant, ça marche.
Euh en fait, il y a eu effectivement euh il y a eu il y a eu retard puisqueen fait on monsieur le président Tout à fait. Il y a eu un retard au sens où les procédures ont été lancées plus tardivement que prévu, mais ce n'est pas un retard au sens où il y aurait eu une volonté de retarder le projet parce que ce qui était soulevé au début, c'était que le musée avait choisi de financer d'autres projets. Or, ce n'est pas le cas.
Simplement effectivement, allez-y, monsieur St. Allez-y, pardon. Mais voilà, il n'y avait s'exprimer après allez-y monsieur ST.
Voilà, il n'y a pas eu de retard au sens où on bloque un projet au motif de utiliser les crédits pour faire autre chose. Par contre, effectivement, monsieur le président, je conçois tout à fait que au regard de ce qui était écrit au titre du contrat d'objectif et de performance, nous n'avons pas tenu les délais. C'est une constatation.
Je je ne peux évidemment pas vous dire vous dire autre chose, mais il n'y a voilà. Mais la notion de retard en fait pour nous, pour Laurence Zcard quand on en a quand à chaque fois qu'on a parlé de de cette question, c'était avons-nous siamment et volontairement souhaiter faire autre chose ? Ce n'était ce n'était pas le cas.
Mais la complexité du projet, le fait que nous n'avions pas les crédits à ce stade-là alors que nous avions déjà écrit au ministère euh à cet effet posait posa une question parce que nous savions que nous étions sur un montant de 80 millions avec un échelonnement sur plusieurs années et que nous ne pouvions pas euh nous lancer dans une procédure de de lancement de marché sans avoir la certitude que nous pourrions les financer. Et c'est c'était vraiment là le le cœur le cœur vraiment du débat. Alors, dernière question pour ma part avant que Sabine ne pose les siennes.
Est-ce que vous pouvez nous dire si le fait d'avoir un projet global l'ouvreenaissance qui est comme vous l'avez expliqué madame la présidente à plusieurs reprises est un projet global de rénovation et que vous étiez j'imagine en train de négocier avec la tutelle. Est-ce que le fait d'avoir cette négociation sur l'ouvreenaissance a entraîné les retards et notamment les discussion budgétaire avec sur le schéma de directeur de sûreté ? Non non, absolument pas.
C'est absolument des sujets totalement séparés. Non non, les schémas directeurs se déploient, se continuent, se nous constatons ce retard dans l'instruction si vous voulez administrative du marché mais pas sur la conception. C'est ça que je qu'on essaie de de moi je parle de la réalisation.
Oui. Oui. Non mais bien sûr mais la réalisation elle commence et et on peut tous s'en réjouir parce que c'est un projet de très longen que d'un certain point de vue plusieurs présidents directeurs du Loup vont porter ont souhaité.
La question d'un schéma directeur de sûreté euh existe déjà. Euh du temps d'Henry Loirette ne peut pas aboutir pour des raisons d'ailleurs budgétaires. Non non c'est c'est c'est vrai.
Ne peut pas aboutir pour des raisons budgétaires. Jean-Luc Martinez reprend cette instruction. Je la reprends à mon tour euh avec les amendements que j'assume totalement que j'assume totalement qui pour autant ne retarde pas euh le la la question parce qu'on va très vite sur ces ces arbitrages en 2022 et 2023.
Après, oui, Francisinbog vient de vous résumer la situation qui est celle de passation de marché extrêmement lourd, complexe dans un contexte budgétaire qui était compliqué puisque la tutelle à ce moment-là n'a pas encore arbitré en faveur de schémas directeur important pour la rénovation et le le soutien et la modernisation du Louvre. Pardon mais alors là je comprends plus parce que la tutelle à arbitrer sur le schéma directeur de sûreté, c'est dans le contrat d'objectif et de moyens. C'est pas un contrat d'objectif et de moyens monsieur le président, c'est un contrat d'objectif et de performance.
Il n'y a aucun engagement de la tutelle sur une question de financement. Donc c'est vous vous avancez, vous lancez les procédures sans avoir d'engagement financier de la part de la tutelle. En fait, nous savions que nous nous pourrions lancer d'ailleurs ce schéma directeur d'équipement de sûreté et le schéma directeur des équipements électriques qui était l'autre priorité absolue du musée.
Nous avions deux schémas directeurs qui étaient absolument prioritaires. Nous savions et nous avions échangé tout au long de l'année 2024 lors de comité de pilotage. Donc le sujet était parfaitement connu de la tutelle que nous avions besoin de de financement et le contrat de performance ne fait que ne fait que tracer de manière prévisionnelle ce vers quoi nous allons aller.
Mais à aucun moment la tutelle n'indique en face de tel investissement, je mettrai telle subvention. Sabine RCler. Alors merci madame la présidente directrice, monsieur Steinbok pour vos premières réponses.
Je souhaiterais moi aussi vous poser quelques questions complémentaires, avoir des précisions supplémentaires notamment sur le fait que la ministre nous a annoncé la semaine dernière en séance publique qu'elle confiait à Philippe Jost qui a relevé le défi de la reconstruction et de la réouverture de la cathédrale Notre-Dame de Paris. La mission de réorganiser en profondeur le musée du Louvre. Monsieur Jost assurera cette mission auprès de vous, madame la présidente directrice et sa tâche excédera le champ de la sûreté et de la sécurité puisque la ministre a déclaré que la réorganisation du Louvre est absolument indispensable et que des mesures indispensables sont à prendre bien au-delà de la sûreté et de la sécurité.
Alors, mes questions. Avez-vous été associé à cette décision ? Quel sera le positionnement de monsieur Jost dans l'organigramme du Louvre ?
Son intervention remet-elle en cause une partie de vos prérogative et de quelle nature sont enfin ces mesures dites indispensables ? Une question également sur la MISA. Pourquoi n'avez-vous pas jugé utile de de le faire de la faire intervenir depuis le début de votre mandat ?
Si tel est le cas, nous avons appris la semaine dernière que deux audits de sûreté avaient en revanche été réalisés depuis le début de votre mandat. le 1er en 2023 sur le risque d'intrusion par voiture Bélier et le 2 en août 2025 sur la situation générale de la sûreté de l'établissement réalisé par le service opérationnel et de prévention situationnelle de la préfecture de police. Quelles sont les raisons qui ont motivé ces audits ?
Ont-il été déclenché à votre demande ? Pourquoi faire intervenir les services de la préfecture de police plutôt que la compétence spécialisée de la MISA ? Ma 3è question s'adresse à monsieur femme.
Selon l'enquête administrative, les défaillances du musée dans la gestion de sa sûreté viendrait de l'organisation en silo de son administration dont il résulte notamment que le service en charge des bâtiments n'a pas eu connaissance des conclusions de l'audit de 2019 he l'audit van Harpel conservé par le service des objets d'art. Euh le président en a parlé tout à l'heure. Alors, il vous revient, il vous revenait en tant que qu'administrateur général de procéder à cette coordination.
Alors, quel regard portez-vous sur cette situation ? Comment expliquez-vous une telle absence de communication entre services qui confine un peu à l'absurde, il faut bien l'avouer. Et quelle mesure correctives allez-vous mettre en place ?
L'enquête administrative. pointe par ailleurs l'écarence de la gestion des archives du musée soulignant notamment la faiblesse des effectifs qui sont affecté. Comment expliquez-vous cette situation ?
Quelle est l'ampleur du retard qui a été pris en matière d'archivage et comment allez-vous y remédier ? Ensuite, une question qui concerne la filière des agents d'accueil, de surveillance et de magasinage. L'enquête administrative questionne à la fois leurs conditions de travail qui sont jugées arraçantes, les orientations retenues quant à leur formation qui ne portent que marginalement sur la sûreté et enfin leur doctrine d'emploi qui est tournée vers la protection des personnes plutôt que l'intervention directe au contact d'éventuelles intrus.
Alors, comment réagissez-vous à ces constats ? Comment cette doctrine d'emploi a-t-elle été forgée ? A-t-il été envisager de la faire évoluer à la suite des actions menées par les activistes pour le climat, lesquels ont donné, selon l'enquête administrative une image désastreuse de la sûreté du musée ?
Quel est le profil des agents qui sont aujourd'hui recrutés ? Quelle est la proportion parmi eux d'agents formés à intervenir au contact, d'éventuelles intrus ? notamment d'anciens militaires.
Et une dernière question qui porte sur les nouvelles recettes. Est-ce que vous pouvez nous donner des précisions sur ces recettes qui seraient désormais affectées aux dépenses de sûreté de l'établissement ? Si la règle d'affection d'affectation des 20 % des recettes de billetterie aux acquisitions évoluent comme cela a été annoncé, quel sera le pourcentage de ces ressources affectées à la sûreté ?
Et suivez-vous également la préconisation d'y affecter une partie des produits de la licence du de Marc du Louvre à Abu Dhabi. Je vous remercie madame présidente. Merci madame la sénatrice.
Alors je je prends dans l'ordre vos questions donc sur monsieur Philippe Jost. Donc bien sûr, Philippe Jobs est un est un grand professionnel reconnu de tous qui a accompli un travail tout à fait remarquable dans l' dans l'établissement public chargé de la restauration de Notre Dame. Et je je me réjouis que des talents évidemment de ce niveau puissent accompagner le Loufre dans sa transformation.
Je me permets de préciser que c'est moi qui a approché monsieur Philippe Jost pour qu'il puisse nous aider à à effectivement à transformer le Louvre, à l'accompagner dans cette transformation et dans les grands chantiers qui l'attendent et qui sont voilà de devant nous. Ça me paraît évidemment voilà une perspective intéressante que des talents de cette importance puissent puissent là encore nous accompagner. Je le dis aussi pour le coordonateur sûreté.
Euh ce le la l'annonce est imminente. Là aussi, c'est un grand professionnel de la sécurité, de la sûreté qui est envisagé et qui sera donc placé directement, vous le savez, à mes côtés pour précisément corriger une question fondamentale de la maison de la grande maison Louve qui est effectivement ce travail en silo et ce cloisonnement de la formation et cette difficulté à à voir l'ensemble de de la question sûreté qui concerne à minima trois directions au plus près. et l'ensemble des agents avec des enjeux absolument importants de formation qui ont été d'ailleurs placés dans les dans les mesures d'urgence sur la MISA.
Alors la missa là je je renvoie aux deux courriers qui ont été envoyés à la tutelle pour informer de l'état d'avancement du schéma directeur de de sûreté puisque le les courriers en date du 17 juillet 2023 et du 18 décembre 2024 qui sont adressés conjointement au directeur général de d'architecture et des patrimates et au secrétariat général aussi au fonctionnaires de défense et de sécurité. Euh évidemment on ces conliers sont restés malheureusement sans réponse du ministère. Ils ont été fournis d'ailleurs dans le rapport de de LIGAC.
Euh mais il est bien entendu que c'est par son l'administration de la direction générale des patrimoines que la MISA peut être saisie par le la direction générale du patrimoine pour nous accompagner dans telle ou telle telle ou telle opération. Je je le dis aussi, des deux courriers aussi relatifs à ce schéma directeur ont également été envoyés au centre au C2 RMF, le centre de recherche et de restauration des musées de France. C'est aussi un interservice qui dépend de la direction générale des patrimoines.
Donc là aussi, on est toujours dans cet environnement du ministère de la culture qui est parfaitement informé de de notre état d'avancement sur ce schéma directeur. Je confirme que c'est moi qui ai demandé les deux audits à la préfecture de police de Paris sur des sujets très spécifiques pour lesquels la préfecture de police a une compétence évidemment particulière. Il y avait la question des dispositifs euh antivoiture béliers donc euh qui viennent d'ailleurs de les premiers sont posés à la porte des Lions au à l'accès l'accès aussi dans le tunnel de Monier, l'accès des livraisons du musée du Louvre et qui vont continuer à se déployer tout autour évidemment du domaine et du et du palais pour là aussi par parachever cette sécurisation du domaine.
Quand au deuxème au deuxème sujet, il s'agissait de la surveillance de nuit, sujet extrêmement sensible pour lequel là aussi l'expertise de la préfecture de police et de services particulièrement compétent nous paraissait intéressant d'avoir un tiers, quelqu'un qui puisse là aussi euh nous conseiller sur l'amélioration des dispositifs de de de surveillance de nuit, l'organisation des équipes, voilà, enfin tout ce qui ce qui fait l'enjeu de la surveillance de nuit et d'être aussi présente dans les dans le retour d'expérience, la présentation et dans l'accompagnement de cette des évolution nécessaires pour la surveillance de nuit avec là aussi un souci de pédagogie euh que je que je tiens à saluer et là encore je veux remercier nos excellentes relations avec la préfecture de de police. Je crois que je passe la parole à Kimf. Oui, madame la présidente, madame la sénatrice, pour répondre à votre question sur la doctrine d'emploi des agents d'accueil et de surveillance, effectivement ces agents relèvent du code du patrimoine et non pas du code de la sécurité intérieure.
Et donc, ils n'entrent pas dans leur mission de contrer par la force des actes d'intru à l'intérieur du du musée. En revanche, il convient pour nous de les former davantage. Nous voyons à quel point la formation sûreté qui existe dans leur parcours professionnel doit être renforcée.
Et c'est une décision qui a été prise par la présidente dans la dans la foulée de du vol du 19 octobre que de d'augmenter le budget de formation, le budget total de formation du Louf qui est de 1 million d'euros, de l'augmenter de de 20 % soit de 200000 €. Mais avec ces 200000 € totalement dédiés euh à des formations de sûreté euh soit très spécialisé comme sur la vidéosurveillance, soit plus des formations de de culture de sûreté de de d'approche générale de la sûreté et ceci non seulement pour les agents d'accueil et de surveillance mais plus généralement pour l'ensemble des agents du Louvre. Je rappelle sur cette question de doctrine d'emploi que j'ai pu évoquer, elle est assez commune dans la plupart des États européens.
On on a cette même définition d'agents qui sont là pour pour surveiller, pour avoir le réflexe de sûreté mais qui ne sont pas dans l'emploi de la force pour pour contrer les agissements d'intru mais dans le fait de circonvenir la situation et de et de recourir aux forces de police, de retarder les agissements et de d'appeler les forces de police. Si cette doctrine devait devait évoluer, s'agissant d'une filière de fonctionnaires ministériel, cette doctrine aurait à être examinée et et repensée avec le ministère et par le ministère sur les recettes peut-être. Oui.
Alors sur les recettes, vous avez euh posé la question du fléchage de certaines recettes vers la sûreté. Alors euh on on ne on on fonctionnera euh essentiellement euh sur la base du financement de l'ensemble des schémas directeurs. C'est-à-dire que c'est bien la tarification additionnelle pour les visiteurs non européens qui va permettre de financer massivement les investissements des schémas directeurs dont significativement et premièrement le schéma directeur sûreté avec un appui également des finances publiques puisque ces schémas directeurs sont l'objet aussi de d'une subvention annuelle qui est de l'ordre de 10 millions d'euros tandis que cette tarification différencière apporterait dans la première année 15 millions et sans doute davantage jusqu'à 20 millions annuellement chaque année.
Donc on voit que à l'intérieur de ces schémas directeurs, le le schéma directeur sûreté qui lui fait de manière pluriannuelle un ensemble de 80 millions pourrait être couvert par ses financements. Peut-être la la [rires] parole à Marie Lacampe sur la question des archives. Je su prés dépend bien de la direction générale des patrimoines.
C'était peut-être pas très clair ce que j'ai évoqué, c'est l'organisation. Concernant les archives, peut-être vous précisez que la délégation aux archives a été créée en 2011. Euh la délégation a compté euh 1 à deux agents euh selon les années.
Le la mise en place du versement des archives électroniques euh date de 2018 et à partir de 2020-2021, nous avons eu des versements très importants qui sont liés au déménagement de plusieurs dizaines, même plusieurs centaines de de personnes d'agents qui étaient dans les locaux de l'aile Ran. Donc à partir de la sortie de la crise sanitaire, on s'est retrouvé avec des locaux qui étaient assez assez contraints et et occupé. Et donc la stratégie qui a été mise en place euh à partir de enfin 2022 2023, ça a été de rationaliser les locaux, de vérifier qu'ils étaient euh adapté à la conservation des archives, de d'enrichir les outils euh des des je pardon, je vous recite les différents euh outils qui sont civis qui sont suivis comme les les registres des entrées, les tableaux d'état des fonds, les registres des éliminations et les registres des recherches et des communications euh qui sont en fait le vraiment le la brigue fondamentale pour pouvoir avoir une gestion des archives adaptées.
Et enfin, il y a eu le développement d'un SIA, donc d'un système d'information archivistique qui a été réorienté là aussi et qui aujourd'hui recense les notices d'archives qui ont vocation à être mises à disposition des agents en janvier 2026 et qui permettront à chacun de savoir où sont les fonds et éventuellement de d'en demander communication. On rappelle que la communication est soumise à une décision évidemment du service métier euh concerné. Euh merci madame.
Je vais prendre vos questions en commençant par Marie-Pierre Monier. Président. Euh mesdames et messieurs, madame la présidente directrice, le rapport de l'inspection générale des affaires culturelles nous amène à nous pencher de nouveau sur le cambriolage sur Musée du Louvre le lundi le pardon le 19 octobre dernier.
Il révèle des failles structurelles graves dans la gestion de la sécurité d'un établissement qui incarne le patrimoine national. Le rapport est clair. Des dispositifs vétustes, une chute brutale des dépenses d'investissement en matière de sécurité passé de 12 millions d'euros entre 2019 et 2022 à 3 millions seulement sur la période 2023-2026, soit une division par 4 et un défaut manifeste de tutelle de l'État.
À cela s'ajoute un point particulièrement préoccupant, le renouvellement intégral des équipes à l'arrivée de la nouvelle direction avec une perte du savoir-faire accumulé dans un moment où la continuité et l'expertise auraient dû être partagée. Enfin, le rapport met en lumière un déséquilibre profond, une culture de l'accueil du public qui a progressivement supplanté une culture de la sécurité comme si ces deux exigences étaient incompatibles alors qu'elles devraient être indissociable. Je crois qu'il ne faut pas chercher à dédouiner le ministère de tutelle du Louvre de ses responsabilités.
Pour mémoire, le ministère de la culture siège au conseil d'administration du Louvre. Il est donc par conséquent informé de la situation en matière de sécurité. Il contribue aux arbitrages en matière de moyen alloué à la sécurité.
Rappelons d'ailleurs que les trois exercices budgétaires successifs PLF 24 25 26 dans ces trois exercices la dotation pour charge de service public du Louvre est en baisse. Je souhaitais donc vous poser les questions suivantes. Le rapport IGAC a mis en évidence la faiblesse de la relation du Louvre avec sa tutelle.
Quel était l'état de vos échanges et du pilotage du ministère de la culture ? Aviez-vous des échanges vous poussant à réorienter vos choix dans votre dialogue avec le ministère ? Et enfin, pouvez-vous nous préciser les modalités du tuilage avec votre prédécesseur ?
Pierre Zouyas ? Merci monsieur le président. Merci madame la présidente.
J'ai pas bien compris les conditions de nomination de monsieur Jost. Est-ce que c'est vous, madame la présidente, qui le qui le recrutez ou est-ce que c'est la tutelle qui le désigne à vos côtés ? Et j'ai pas compris non plus la durée de sa mission.
La ministre lors de l'audition budget de de la discussion budgétaire nous a dit 3 mois euh je vois pas ce qu'on peut faire en 3 mois dans dans ce domaine là. Il me semble que la la mission devait être plus importante. Donc j'aimerais avoir des des éclaircissements sur ce point-là.
Euh par ailleurs euh lors du débat budgétaire qui a été extrêmement éclairant, on a bien compris que c'était au Louvre de dégager sur ces moyens propres les moyens nécessaires pour faire face euh à l'engagement des 80 millions qui permettent la mise à niveau. Je ne vois pas comment aujourd'hui vous pouvez poursuivre tout tous vos travaux sur le grand projet l'ouvre renaissance quand la quasi totalité de vos ressources propres vont être affecté à la mise à niveau urgente et rapide du plan de de sécurisation. Est-ce que sur ce point vous avez eu une décision de la tutelle vous demandant de satisfaire l'un ou l'autre objectif ?
Les deux en même temps me semblent complètement irréalisable. Et enfin, et j'en finirai là, j'ai posé régulièrement des questions auxquelles je n'ai pas eu de réponse sur les réserves extérieures. Est-ce que il y a eu un audit de la MISA réalisé sur la sécurité vol et incendie de toutes les réserves extérieures ?
La ministre m'a dit oui, mais LIGAC m'avait dit non. Donc il doit y avoir peut-être une réponse. Merci monsieur le président.
Les réponses oui non sont toujours suspectes. Max Brisson. Merci monsieur le président.
J'ai il y a un instant relu l'ordre du jour notre commission et j'ai bien vu que nous devions auditionner la présidente de l'établissement public musée du Louvre et non tout son état major. Pour autant, je vous remercie messieurs madamees de ce cours sur la commande publique et le respect des procédures devant la chambre des territoires et des collectivités. Cela a été certainement nécessaire.
Je vous remercie quelement de votre analyse du temps administratif et en vous écoutant, j'ai pensé au maire de mon département qui seraient tombé plusieurs fois de leur chaises en vous écoutant. Et c'est à vous maintenant, madame la présidente et à vous seul que je vais m'adresser. Lors de votre première audition par notre commission, je peux vous dire, sans risque de me tromper que le sentiment commun des sénatrices et des sénateurs était la sidération.
Et pour certains, ce n'était pas mon cas, j'en conviens. C'était également un sentiment de compassion à votre égard. Peu à peu à la sudération ont succédé la stupéfation, l'incompréhension et la colère.
Et en plus ce soir avec vos collaborateurs vous amplif vous empilez les justifications qui ne font nullement une explication. Cette maison, votre maison a donc connu une avalanche de rapport aux recommandations oublié, différé, repoussé. Ainsi, dès 2015 puis en 2017, deux rapports d'audit confidentiel sur la sécurisation du musée poêtaient déjà l'ensemble des dysfonctionnements.
En 2022, 2023 et 2024. Trois rapports soulignés quant à eux le retard pris dans la mise en œuvre du schéma directeur des équipements de sécurité. Depuis 10 ans, donc les rapports s'accumulent.
Certains confidentiels, d'autres rendus publics, certains établis sous votre présidence, d'autres sous celles de votre prédécessaire. Pour autant, le constat est implacable. La galerie Apollo n'est toujours pas sécurisée et le schéma directeur des équipements de sécurité que monsieur Martinez gentlemen avait pourtant indiqué devoir être finalisé avant les Jeux Olympiques demeure inachevé.
C'est le moins qu'on puisse dire quant à sa mise en œuvre. Vous nous avez dit que vous aviez pleinement conscience de cette vulnérabilité. Pourtant, sous votre présidence, les moyens budgétaires consacrés à la sécurité n'ont jamais été à la hauteur.
Pourtant, sur votre présidence, l'organigramme officiel, révélateur des priorités d'une direction, n'a jamais placé la sécurité au cœur de l'institution. En d'autres termes, vous avez fait des choix politiques. C'était là votre droit.
Quand les choix politiques entraînent des conséquences, vous devez en assumer seul. L'entière responsabilité, c'est là votre devoir. Alors madame la présidente, mes questions sont les suivantes.
Comment avez-vous pu affirmer ne pas avoir connaissance des rapports remis à votre prédécesseur alors qu'ils ont pourtant été retrouvés aux archives ? Pensez-vous que la représentation nationale puisse accepter une passation de pouvoir aussi désordonné entre deux hauts fonctionnaires de l'État ? Comment avez-vous pu laisser vos équipes de sécurité sans instruction clair, sans procédure établi, sans formation adaptée, autrement dit sans aucun cadre officiel en cas de situation de crise, de danger ou d'alé ?
Dans ces conditions, comment avez-vous pu laisser le plus grand musée du monde, le plus visité, l'un des plus aimés du public, l'un de nos joyaux nationaux dans un tel état de vulnérabilité ? N'z n'aviez-vous pas pour mission première de garantir la sécurité du Louvre et l'intégrité de ces collection ? Par exemple, pouvez-vous assumer le choix de localisation du PC central de sécurité ?
Ne pensez-vous pas par ailleurs que la nomination de Vidjos par le ministre de la culture est pour vous un des aveux singlant ? Finalement, madame la présidente, n'est-il pas temps pour vous de confirmer votre intuition première et cette fois d'imposer votre démission ? Monique de Marc.
Merci. Monsieur le président. Euh moi je reviens sur le rapport de de l'enquête administrative que j'ai lu attentivement et j'avais remarqué donc euh euh le problème de fonctionnement silo, la perte de mémoire sur la question de sécurité et hier nous avons auditionné l'ancien président, monsieur Martinez et trois anciens directeurs.
Euh donc ma question est comment s'est passé cette station en 2021 ? Avez-vous renouvelé une partie, une grande partie, toute votre équipe de direction euh d'où la perte de tuilage et la perte d'information ? Ça c'est ma première question.
Je reviens sur la deuxième sur le Louvre, nouvelle Renaissance, nouvelle entrée, nouvelle salle. L'objectif quand même d'atteindre 12 millions de visiteurs pour un coût de 1 milliard. Donc projet que vous dites réaliste et responsable.
Euh donc j'avais déjà posé la question précédemment. N'a-t-il pas été donc la priorité au détriment de la sécurité des travaux d'urgence avec des des marches de travaux qui ne seront lancés qu'en 2026 ? Vous avez annoncé lors de votre dernière audition par contre que les équipes d'architectes si j'ai bien compris qui vont concourir ont été déjà sélectionnés.
Donc vous dites ce sont deux sujets différents mais pour ce l'ouvre nouvelle renaissance il faut des équipes, il faut du personnel, il faut des personnes qui travaillent sur ce sujet. Donc c'est fait moyen constant de personnel alors que vous avez eu une paire de personnel d'équivalent temps plein ces derniers temps. Qui est-ce qui a géré ça ?
N'est-ce pas justement au détriment de ce qui se passe actuellement au Louvre qu'on n'a pas favorisé ? Donc ce projet de nouvelle renaissance qui qui est en cours et quand même je me permets de revenir sur le rapport de la Cour des comptes qui date de novembre 2025 qui dit que sur le projet nouvre une grande colonade de nouvelles Renaissance ont été tout au fond été engagé par le par le musée ce projet sans études préalables qu'il s'agisse d'études de faisabilité technique et d'architectural de définition des besoins fonctionnels d'évaluation financière ou encore d'impact sur le flux des visiteurs. De même, aucune évaluation de coût de fonctionnement induit par l'ouverture de ces nouveaux espaces.
Comment répondez-vous à ce rapport de la Cour des comptes ? Sonia de la provoter. Oui, mais merci euh monsieur le président.
Madame la présidente, moi j'ai un certain nombre de de questions suite au rapport et puis de de l'inspection générale et puis aux auditions précédentes, même si je vous cache pas qu'il est un peu compliqué de de comment dire d'isoler la vérité au milieu de de ces propos qui ont fluctué dans le temps. C'est pas une accusation personnelle hein, c'est un global sur les sur toutes les auditions que nous avons eu et de savoir finalement comment les choses se sont passer. En tout cas, ce qui est certain, c'est qu'il y a pas eu de tuilage ou en tout cas s'il y a eu un tuilage, on n connaît pas le contenu et il a été probablement insuffisant.
Euh moi, j'ai plusieurs questions par rapport au rapport euh de l'inspection générale. Il y a un sujet sur la cartographie des risques euh avec une sous-estimation hein du risque de vol par intrusion euh et même euh euh une cotation qui semble complètement euh dérisoire de 8/ 64 he de risque avec un risque d'accès à l'étage qui n'était pas identifié en 2023. Euh et en 2024, c'est ce qui est écrit dans le rapport hein, le passage de 12 à 8 de ce de ce risque.
Donc même une régression de du scoring. Et il est préconisé évidemment de réévaluer de de en urgence urgentissime même cette cartographie des risques en cours en est-on dans ces travaux de cartographie des risques parce que en l'état actuel des choses manifestement elle n'est pas opérante, elle n'est pas opérationnelle et elle le reste là tant qu'elle n'est pas remise en œuvre. Euh il semble aussi que ce soit quand même un prél un préliminaire essentiel euh à la mise en place de du plan de euh de de prévention et du schéma directeur.
Donc est-ce que euh vous avez prévu aussi de réviser le schéma directeur à l'ône de cette révision des cartographies des risques ? Je sais que tout ça est désastreux, mais finalement les retires se prennent parce que une espèce de désorganisation ou de non priorisation de des choses qui sont pourtant assez logiques finalement n'a pas assez été faite. Il y a un plan de formation exceptionnelle qui a été proposé euh enfin qui a été proposé qui a été largement préconisé pour développer la culture de la sûreté, la vigilance compartementale, des exercices avec forces de sécurité.
Est-ce que dans le premier trimestre de 2026, il est bien prévu un calendrier extrêmement précis de mise à niveau de la formation, des connaissances, même si évidemment il y a il y a un passé de non formation, donc il y a beaucoup de choses à récupérer. Il y a une refonte totale de l'ensemble des procédures de crise et d'alerte avant fin 2025. Est-ce que ça ça a été fait ?
Puisque on voit bien que par exemple la diffusion des messages d'alerte par le PC ont été pour certains inaudibles parce qu'il y a pas de canal prioritaire. Euh on nous parle de réponse au téléphone fixe, enfin de d'un certain nombre de sujets qui paraissent quand même assez euh comment dire décalé euh face à l'importance et de la situation actuelle mais aussi l'importance du lieu et des collections qu'elles renferm. Et donc est-ce que les fiches de procédure qui ont pas été révisées depuis 2016 euh il est prévu qu'elles soient révisées euh j'allais dire dans l'urgence urgentissime de comme pour la cartographie.
Et enfin euh on évoque un sujet de comologie entre l'ouvreenaissance, l'ouvre grande colonade, euh un problème d'organ d'organigramme de d'autorité fonctionnell notamment de la sécurité. Euh tous ces sujets-là, est-ce qu'il est prévu d'avoir un organigramme un peu propre, un peu comment dire clarifié et en tout cas euh assez évident pour n'importe quelle personne qui travaille au Louvre euh de savoir qui est responsable de quoi et comment et comment les autorités euh se transmettent d'un domaine à l'autre. Je vous remercie.
Lordcos. Merci monsieur le président. Plusieurs choses chers collègues, j'aurais quand même vous rappeler le contexte dans lequel madame Descart a pris cette présidence.
On est après juste après le Covid. Je pense que vous avez tous à peu près oublié le chaos dans lequel nous étions tous et en particulier les établissements. Je peux le dire parce que j'ai quelqu'un de proche qui a eu en effet aussi des établissements publics à remettre euh en en état de marche avec des déficits absolument énormes et savoir comment on allait réouvrir les musées.
Je voudrais poser cette question parce que en fait vraiment depuis le début, on en parle pas, c'est après le Covid, après le traumatisme qui a fait un tsunami dans le monde entier et auprès de beaucoup beaucoup d'établissements culturels. Euh Max, les passations de pouvoir, tu en as jamais fait au dans les ministères, je peux te dire comment ça se passe. Les ministres se parlent, mais c'est surtout les administrations, les les administrations et notamment les directeurs de cabinet.
Bon, ça n'arrive rien à voir euh rien à voir avec les é rien à voir avec une passage de pouvoir. On va on va Non mais rien à voir avec une passation de pouvoir peut-être mais j'aimerais bien en effet avoir des précisions des précisions sur le tuilage qui a pu avoir et la passation de pouvoir parce que de ce de son côté monsieur Martinez était un tout petit peu vague sur la question disons qu'il avait fait cette permanence de pouvoir avant votre nomination et on sait pas trop exactement en effet comment ça s'est passé, quels ont été les dossiers qui ont été discutés et avec en fait vos vos administrateurs généraux et et direction et savoir si du coup ce ce au-delà même du document lui-même mais savoir si la sécurité a été a été envisagée. Je pense que c'est important et moi j'ai pas pu poser ma question à monsieur Martinz hier mais il a été 10 ans en place et donc aujourd'hui tout vous retombe dessus parce qu'il y a eu ce cambriolage mais la galerie à Polon, il était quand même très embêté d'y répondre et je pense qu'en 10 ans, en effet, il a pas fait grand-chose non plus.
Et donc à savoir comment est-ce qu'au fond tout ça depuis des années n'a pas été vu par la tutelle. On a bien vu que c'était assez léger comme correspondant de tutelle hein dans le rapport c'est très très bien de de Noël Corbin. C'est très très bien vu.
Euh c'est quelqu'un qui n'a pas forcément autorité pour pouvoir remonter ensuite au cabinet euh les les les urgences forcément dans le avec une sorte d'injonction. Euh voilà. Mais je veux que vous puissiez revenir sur le tuilage et puis rappeler à nos collègues dans quelles conditions on était déjà et je vous assure que ça fait toute la différence.
Agnèse. Je vous remercie monsieur le président, madame la présidente, les auditions que nous avons mené donc hier ont apporté de nouveaux éclairages très précieux sur l'état d'avancement du schéma directeur de sûreté à l'été 2021, sur les modalités de la passation, ça a été dit à l'instant par le Darcos et sur les choix opérés ensuite. Et il est vrai qu'elles appellent aujourd'hui des précisions de votre part tant elles sont en totale contradiction avec vos propos devant notre commission.
D'abord, monsieur Martinez, faut-il le rappeler parce que la sécurité c'est du temps long, a été président de 2013 à 2023 avant le Covid donc 2000 2020 et c'est donc pour moi 10 ans d'inaction sur la sécurité malgré un contexte de menace accru sur la sécurité de nos musées. La vérité, c'est que la sécurité n'a jamais été une priorité ni en terme d'investissement, ni en terme d'organisation. Et on assiste là depuis 2 jours, depuis quelques semaines désormais, les Français sont assez indignés à une espèce de partie de ping-pong entre les deux équipes.
Et c'est vrai que c'est assez c'est assez stupéfiant, je dois le dire, au lieu tout simplement de reconnaître reconnaître simplement ça peut arriver qu'il y a eu des erreurs fatales qui ont été commises parce qu'on voit bien que c'est une chaîne de défaillance et d'absence de hiérarchisation des priorités qui a conduit à un tel cambriolage, je le rappelle, en quelques minutes, en plein jour et en plein Paris. Alors, sur la transmission des alertes de sûreté, en fait, on ne sait pas qui croire. Monsieur Martinez qui dit que la continuité du service public a été parfaitement assurée ou vous qui avez indiqué ne pas avoir eu connaissance de certains audits antérieurs notamment sur 2017 et 2018 au moment de votre prise de fonction.
Et pourtant les auditions d'hier ont établi qu'un tuilage et ça a été dit par leur Darcos de plusieurs mois a été organisé que des notes de synthèse ont été produites par les directions et que deux des directeurs principaux sont restés en place après votre arrivée ainsi que les équipes clés. Et donc, pouvez-vous nous dire précisément ce qui selon vous n'a pas été transmis, les documents eux-mêmes, leur porté ou leur caractère prioritaire ? Avez-vous considéré que les alertes existantes n'étaient pas suffisamment étayées pour justifier une action immédiate ?
Et enfin, dernière question. Que pouvez-vous dire aujourd'hui, madame la présidente, aux Français qui sont, je dois le dire encore une fois, meurtris et indignés pour les rassurer sur la sécurité des collections et sur la sécurité du plus grand musée du monde. Je vous remercie.
Jean-Gérard Pomier. Oui, merci monsieur le président. À l'issue de des auditions de vous-même, madame la présidente et de votre prédécesseur, une seule chose apparaît clairement.
La fragilité de la sécurité de la galerie d'Apollon était connue de tous avec deux sur croix un risque d'incendie élevé. Les audits successifs, notamment celui de Vancliff et Harpels, attestent de la prise de conscience des équipes de Louvre pour en accroître la sécurité. Par contre, les auditions nous laissent sans réponse claire et très perplexe sur les faibles suites données à ces audites, ce qui a conduit au désastre du Louvre.
Dans ces conditions, une question me taraude qui n'a pas été évoquée lors de nos auditions et qui ne me semble pas avoir effleuré les équipes successif du Louvre. Pourquoi ne pas avoir déménagé les bijoux de la couronne dans un endroit plus sécurisé d' du Louvre, le temps de sécuriser la galerie d'Apollon dont la fragilité était connue ? Et envisagez-vous de déménager ce qui en reste.
Merci. Et enfin Jacques Cropérin. Merci président.
Madame la présidente, vous êtes fatigué de ce type de de réunion de questions et cetera, mais nous aussi nous sommes fatigués tout de tout cela parce que si vous aviez je je pas fait l'effort mais si vous aviez été plus franche lors de la première audition, on n serait pas là. Lorsque je vous avais posé la question si vous aviez posé votre démission à la ministre de tutel, vous m'avez répondu, je l'ai fait. Je vous ai demandé si ça avait été écrit, vous m'avez pas répondu.
Et il est vrai que le flou de vos questions nous interroge et nous interpelle. Et lorsque vous venez et là je rejoins Max Brisson, lorsque cette audition aujourd'hui vous concerne, vous revenez avec vos équipes. On s'interroge sur le fait que soit vous répondez pas aux questions, soit vous déportez vis-à-vis de vos collaborateurs et vous les mettez dans des situations pas faciles également.
Et je crois que lorsqu'on est patron, on doit assumer. Est-ce que vous êtes imaginé de la hauteur de la tâche à laquelle vous étiez confronté lorsque vous avez pris cette responsabilité du Louvre ? Ce n'est pas une MJC.
Je ferai c'est pas dommage que je fais MJC, mais en tout cas c'est pas quelque chose d'anodin parce que derrière tout cela, c'est une perte du patrimoine historique de la France de la France. C'est pas simplement 80 millions d'euros. Ce sont des couronnes, c'est tout un ensemble de bijoux qui représentent la France et dont on est fier. et on se rend compte que euh vous interrogez, vous répondez, il y a des auditions qui ont été faites.
Bon, je reviens sur sur mes notes, mais pardonnez-moi si je me suis laissé aller par rapport à ça, mais euh moi je je m'interroge parce que lorsque la recommandation numéro 2 de monsieur Corbin qui demande l'institution l'obligation d'organiser une passation de pouvoir et cetera, comment s'est-il passé ? Est-ce qu'il y a eu un contradu ? Qu'est-ce que vous êtes dit ?
Rien n'apparaît par rapport à ça. J'ai l'impression que vous essayez de protéger alors je ne sais pas qui. Vous tutelle vos collaborateurs.
Le problème c'est qu'à moment donné on comprend plus ce qui se passe et on a besoin à un moment donné de savoir pour comprendre au-delà de ça tout ce qui s'est passé lorsque l'audit Van Cliff avait montré qu'il y avait risque de braquage. Bon, j'ai bien compris, vous l'aviez pas vu ? Bon, vous l'avez pas vu.
C'est quand même c'est lunaire. Moi, c'est lunaire. Lorsqu'il y a un document qui avait été fait il y a plus de 7 ans sur le mode opératoire du Louvre et du vol et qui est arrivé et ben on s'interroge lorsque vous nous avez dit qu'il y avait 12 agents qui ont bien réagi.
Moi je me rappelle première réunion, ils ont bien réagi, ils ont évacué tout le monde. Mais attendez 12 agents vis-à-vis de deux personnes qui ont posé leurs outils. Mais moi, j'attends autre chose de 12 agents.
De 12 agents. Je je pense qu'à un moment donné euh je suis désolé mais 12 contre de il y a quand même quelque chose à faire. Alors vous avez dit oui ils ont bien réagi ils ont évacué tout le monde.
Moi je pense qu'un moment donné il il y a quelque chose par rapport à ça. Et puis enfin pour terminer lorsque vous dites vous avez choisi, vous avez demandé à Philippe Jost rappelez-vous je vous avais dit ça serait peut-être bien que ce soit un général c'est Philippe Jost qui a succédé à feu monsieur le général Georgelin. Mais je pense que c'est ou un désaveux parce que vous avez besoin de quelqu'un.
Donc ça montre un certain degré d'incompétence, pardonnez-moi, ou alors c'est quelque chose qui vous avez qui vous a été imposé et je terminerai sur les propos que Max Brisson a dit. Pourquoi êtes encore vous là ? Qui protégez-vous ?
Merci madame la présidente, je vais vous laisser répondre. Alors, je vais tenter de répondre avec quelques synthèses. Donc, sur la question du tuilage et de la transmission.
Donc, je redonne le calendrier. Donc, ma nomination est annoncée fin mai 2021 et nous voyons avec Jean-Luc Martinez à plusieurs reprises en juin et juillet 2021. Euh, il assume à ce moment-là la présidence par intérim jusqu'à la jusqu'à la fin août 21.
Et moi-même, je préside je continue à présider les musées d'Orsé et de l'Orangerie pendant cette pendant cette période. Euh pour ses rendez-vous, il a effectivement euh préparé un certain nombre de dossiers qui est une sorte de photographie de du Louvre à l'instant té notamment de son organisation avec des dossiers par direction et par département, direction transversale et département. Euh d'ailleurs de nature parfois un tout petit peu hétérogène dans leur dans leur contenu avec des degrés de précision plus ou moins forts, mais c'est peu importe.
Euh donc ça c'est pour présenter euh l'État euh et l'organisation du Louvre, l'organigramme tel qu'il s'était euh euh développer sous sous sous ces différents mandats. Il me nous faisons aussi un point très important sur les différents chantiers muséographiques, ceux qui étaient en cours et ceux à venir qui était important notamment du au sein du département des antiquités grecques étrusqu et romaines que d'ailleurs Jean-Luc avait dirigé auparavant. Enfin, il y avait plusieurs autres chantiers, certains que je n'ai pas poursuivi, que je n'ai pas lancé, peu importe hein, c'est simplement un tour un tour d'horizon de la programmation culturelle, la question des acquisitions avec d'ailleurs euh des questions liées aux trésors nationaux.
La question des schémas directeurs bien sûr est évoquée de façon là synthétique, évidemment pas euh tout à fait dans le détail puisque c'est là que ça ça se sera ensuite au niveau des différents directeurs que les choses vont se jouer. Et puis la question de la préparation du budget initial 2022 qui effectivement est une effeque comme la sénatrice Darcos vient de de le rappeler, nous sommes dans une situation très particulière au début de l'été 21. Nous ne sommes pas encore sortis de la crise du Covid.
Euh je rappelle d'ailleurs que une de mes premières priorités et là euh tout à fait euh demandée par la tutelle était de faire revenir tous les agents euh au musée du Lou pour euh pour reprendre leur poste de travail et de relancer bien entendu la fréquentation. Je rappelle que la fréquentation chute à ce moment-là à 2 millions de visiteurs par an. C'est-à-dire que le modèle économique budgétaire du Louvre est totalement fracassé, mis à mal.
Et à ce moment-là, avec Jean-Luc, nous n'avons ni l'un ni l'autre la visibilité de ce qu' allait se de ce qui allait se passer. Et je transmets les premiers les premières orientations d'ailleurs budgétaires euh à Kim Fam qui allait me rejoindre comme administrateur général dès le 1er septembre 2021. Je prends mes fonctions le le 1er septembre 2021 avec d'immenses interrogations qu'on partagera d'ailleurs avec la tutelle pour la pour la construction du du budget 2022.
Je pense c'est effectivement important de de rappeler ces questions de de contexte comme il faudrait aussi rappeler la mobilisation de l'établissement public au moment des Jeux Olympiques. Je me permets de le dire, il se trouve que le Louvre a été au cœur du dispositif olympique. On peut s'en féliciter, il a été très à l'honneur de la cérémonie d'ouverture, mais pas que.
Il était l'ussi le vous savez le lieu d'accueil de la vasque olympique avec une mobilisation très importante de la DAPS de la fameuse DAPS des accueil des équipes d'accueil et de sécurité sous la houlette de de Denis Fous qui ont remarquablement travaillé dans cette période avec une évidemment une pression tout à fait considérable à accueillir des milliers et des milliers de visiteurs qui étaient à Paris pour les Jeux Olympiques. Je voudrais saluer le travail des équipes du Louvre à ce moment-là qui a été exemplaire en lien bien sûr avec la préfecture de Pilis, le Cojop, mais enfin, il faut aussi rappeler ces moments qui ont certainement pris du temps hein sur les pour les équipes de la de la de la de de de la DAPS, mais qui était absolument absolument essentiel et qui font partie des des fonctions du Louvre. Alors sur le tuage donc c'est un c'est une revue générale d'ensemble avec Jean-Luc Martinez qui est tout à fait qui se fasse passe tout à fait normalement avec des échanges des choses où évidemment on converge totalement des choses où il peut y avoir des discussions, des choix qui seront ensuite fait notamment de programmation mais peu importe ce sont pas les questions sans doute les plus essentielles et les questions des schémas directeurs qui sont effectivement là le schéma directeur incendie qui est en développement déjà depuis plusieurs années qui s'achèvera euh dans un an et demi à peu près, qui est un schéma absolument capital, le schéma de sûreté qui est en ce moment à ce moment-là en phase euh en phase d'étude et la sécurisation du domaine qui est déjà lancé et qui vous savez s'achèvera en 2026 avec la dernière grande geste qui sera la restauration de la la grille de de côté Concord des tuileries et d'ailleurs la pose d'un dispositif antibélier aussi qui complètera cette sécurisation.
Donc là, voyez la continuité et je rejoins totalement Jean-Luc quand il dit qu'il y a eu une continuité de l'État sur cette question. Il y a pas du tout de rupture et mais par ailleurs, il y a pas de procédure normalisée de passation de pouvoir. J'en ai connu une autre au musée d'Orsé avec mon prédécesseur au musée d'Orsé, Guuycheval.
Je peux vous dire que ça n'a pas été tout à fait la même ambiance. Bon voilà, c'est tout. Je rentrerai pas dans les détails, mais c'est pas du tout normalisé.
Il je sais que le ministère de la culture se pose la question de normaliser et et et de et d'organiser ces passations de pouvoir. Il pourrait d'ailleurs y avoir une réunion stratégique au sein par exemple du cabinet de la ministre entre les présidents, les deux présidents. C'est une chose qui pourrait très bien se concevoir bon pour moi je ne l'ai jamais connu.
Donc nous avons travaillé ensemble, nous connaissions bien par ailleurs. nous avions travaillé notamment autour du Louvre Abu Dhabi et nous avions voilà des rapports extrêmement courtois et et de et de de je vais dire confraternel et ça s'est passé dans cette ambiance là. Par ailleurs, ce qui est vrai, c'est que des directeurs, il y a pas je n'arrive pas avec une équipe qui remplace une autre équipe, ça n'est absolument pas cela.
J'arrive avec effectivement un administrateur un administrateur général à mon côté, un administrateur adjoint euh un directeur de cabinet aussi qui est à mes côtés aussi aujourd'hui. Pour autant, tous les directeurs sont là, ne changent pas et c'est évidemment un élément de continuité et de transmission effectivement de l'information et de l'organisation du du musée notamment autour de la santé puisque Denis Fous que vous avez entendu hier reste mon directeur de l'accueil et la surveillance jusqu'à il y a presque 1 an. Donc euh voilà, Denis, il a la mémoire de cette direction et je m'appuie énormément sur ses recommandations parce qu'il connaît parfaitement le Louvre, les équipes, euh les les difficultés euh évidemment, les forces et les faiblesses et notamment euh c'est sur sa recommandation que je déciderai euh de l'établissement d'une jauge à 30000 visiteurs par jour pour éviter les phénomènes de saturation et aussi pour des raisons de sécurité euh du public, de conditions de travail des agents et de sécurité des œuvres.
C'est c'est très clairement une réflexion portée par la DAPS et par Denis qui m'a convaincu qu'il fallait prendre cette décision qui n'a pas forcément été extrêmement bien appréciée évidemment du côté de de Bersier à l'époque mais enfin c'est comme ça. Donc voilà, il y a une continuité. vous vous échangez entre de chef d'établissement et puis après vous êtes immédiatement en contact avec les directeurs.
Dès le mois de juillet, je reçois même à Oré, je commence à recevoir les directeurs de de des des services transversaux, les directeurs de département pour commencer à parler des projets de l'état, voilà, de des différentes questions. Et là aussi, on est on est effectivement dans une période de redémarrage extrêmement lent, extrêmement incertain où on sent qu'il va falloir donner énormément d'énergie pour que cette grande maison se remette en marche. Ça, ce sera une de mes priorités qui est d'ailleurs très clairement énoncée, je me permets de le rappeler devant cette assemblée dans ma lettre de mission qui m'est adressée par la ministre de la culture au janvier 23 si je ne m'abuse, donc quelques mois après 22 janvier 22, quelques mois après ma prise de confiance.
C'est assez classique, il suffit de la regarder, elle est publique et vous voyez très bien les priorités qui sont énoncées et que je je pense que j'ai rempli les objectifs qui m'avaient été fixés. Donc voilà, les conditions de cette passation, elles sont très simples, elles sont très directes, elles se font de personne à personne. Euh pour autant, les deux audits qui euh ont été mentionnés à plusieurs reprises aujourd'hui ne me sont pas transmis.
Euh je pense parce que alors dans le cas de l'audit de VCLleff et je me permets de de je suis un peu dans la conjecture aussi parce que tout simplement le le le réaménagements de vitrines les changements de vitrine de la galerie d'Apollon avait été réalisé en 2018-29 et que c'est un dossier clos pour le Louvre à ce moment-là. Euh je je me souviens d'un échange avec le directeur du département des objets d'art de l'époque, Jannique Duran, euh qui avait piloté euh cette opération et avec qui euh j'ai rendez-vous mensuel en tête à tête avec tous les directeurs de département, me dit à la à l'automne 21 me dit je suis extrêmement rassuré sur les nouvelles dispositions que nous avons pris pour la présentation des joyaux de la couronne dans la galerie d'Apollon, nous avons changé les vitrines enfin car les anciennes vitrines étaient extrêmement pe sûres et en plus avait abîmé un certain nombre de de abîmer des objets et et donc nous avons nous avons là un dispositif tout à fait tout à fait sécurisé. Je rappelle d'ailleurs que Jannick d'après ce que je comprends pousse sur l'épaisseur du verre va plus loin puisque le verre choisi pour les vitrines est un tout petit peu plus fort et plus sécurisé que celui qui est recommandé dans le dans le rapport Vanclef.
Mais moi le rapport VF à l'époque je n'en ai pas connaissance et je vais permettre de revenir peut-être sur les circonstances dans lesquelles je reconnais le le rapport de 2017 qui est un rapport plus global et qui a nourri à l'évidence les réflexions pour lancer les premiers états du schéma directeur, je n'en ai pas connaissance non plus parce qu'à ce moment-là on est déjà un sans doute à une autre étape avec un schéma directeur qui commence à à avancer évidemment dans ces phases de de conception et on est déjà on a on est on est plus loin dans le temps sur Pour le rapport BL, je vais être très précise avec vous. J'ai pris connaissance, j'ai découvert ce rapport puisque donc nous sommes le 19 octobre. Évidemment, dès le le le 20 au matin, je demande à l'ensemble des équipes de me remonter tous les dossiers qui concernent les chantiers qui ont eu lieu dans la galerie d'Apollon depuis une vingtaine d'années.
Nous savons qu'il y a eu deux grands moments de chantiers dans la galerie d'Apollon. un en 2003-2004 qui a consisté à restaurer la galerie d'Apollon et notamment les les plafonds qui étaient une très très belle opération mais moment où il est décidé de retirer la fameuse grille que dont je vous annonce qu'elle s'est reposé dans quelques jours. Ça sera fait avant Noël.
Donc voilà, ça c'est un premier état de de de voilà de la question. Donc on fait remonter des euh les les les documents et effectivement dans un ordre dispersé. C'est là que je fais le constat de notre désorganisation.
Je le reconnais parfaitement. Je je prends ma part hein. Je vais pas vous dire que tout va bien.
Non, nous sommes dans une situation de crise et nous devons rebondir et bien entendu remettre les choses dans le bon ordre. Et c'est mon devoir de présidente que d'accompagner le Louvre et de le piloter dans cette dans cette période complexe, difficile, mais c'est mon honneur de présidente que de le que de le faire avec une vision, avec un cap pour protéger cette instition et les équipes qui travaillent. Donc on on me donc on commence à remonter un certain nombre de dossiers.
Je suis auditionné le mercredi après-midi, vous l'avez rappelé monsieur le président donc très peu de temps, 3 jours après les les faits. Quand je suis auditionné, je n'ai pas connaissance du rapport VCLlev. 24 heures plus tard, jeudi, nous sommes en train de de compulser tous les documents et là remonte le rapport VCLlef.
Je le lis, je suis comme vous extrêmement troublé et il remonte par une coordinatrice de travaux, voilà, au sein des la direction des de l'architecture qui nous transmet ce document qu'elle connaissait, qui était archivé et archivé pas aux archives don que Marie vient d'évoquer, mais au sein de la direction dans un certain nombre de dossiers qui étaient voilà euh inactif. si vous voulez qui n'était plus actif et qui était voilà dont elle avait connaissance qu'elle avait été associée à ce chantier. Immédiatement quand je lis le rapport, j'ai je pense que j'ai le même état de saisissement que vous tous.
Nous contactons, nous le transmettons immédiatement au cabinet de la ministre, nous le transmettons immédiatement aux inspecteurs de l'IGAC et nous le transmettons aussi dans la foulée à l'OCBC. très clair. Ah non, ça ce mais d'ailleurs Jean-Luc l'a dit, je crois très très clairement hier.
Non, enfin, je mais mais je pardonnez-moi, monsieur le sénateur, je je me permets alors vous allez me dire que je protège mon prédécesseur, mais je le salue avec beaucoup d'amitié et d'estime. Euh je pense que le dossier était clos, c'est-à-dire que il y avait un certain nombre de de travaux, changement de vitrine et cetera qui avaient été fait. Vous savez, dans un musée comme le Louvre, on passe constamment d'un dossier à un autre et de de chantier à un autre.
Nous sommes plus de 2 ans après. Moi, je me souviens être allé à la l'inauguration en tant que président d'Orsé de ces nouvelles vitrines, de cette nouvelle présentation. C'était 2 ans auparavant, donc avant le Covid.
Là encore, on est voilà et le le dossier et encore le directeur de département qui a été au cœur de ce de ce de cette transformation me dit à l'étone 21 bon la galerie d'Apollon, voilà, on est sécurisé avec ces nouvelles vitrines, c'est quand même beaucoup plus satisfaisant qu'avant et voilà, moi je n'ai pas de raison de mettre en cause le travail des des équipes précédentes. Je m'appuie sur cette connaissance et je évidemment je je fais totalement confiance. Donc oui, là ce que nous soulevons c'est un défaut effectivement de mémoire de l'organisation de la mémoire du loup, ce que j'ai évoqué de façon rapide dans mon proposiminaire.
C'est pour ça que je diligente un audit interne dès le mois de janvier pour que nous organisions enfin euh cette transmission de la mémoire, que nous organisions par exemple des processus très clairs lorsque les uns et les autres nous quittons cet établissement. Euh là aussi euh il y a eu des il y a on s'aperçoit que certains ont laissé des archives, d'autres pas d'archives. Enfin bon, ça ça ne peut pas continuer comme ça.
Nous sommes tous d'accord qu'il faut absolument garder cette mémoire parce qu'elle est importante. Ce temps long lulouve, il est capital pour bien comprendre le palinest en quelque sorte architectural et muséal qui est le Louvre. Mais oui, je constate avec vous et c'est effectivement un point évidemment d'immense faiblesse de cette maison qu'il m'appartient dans l'urgence et avec beaucoup d'exigences de corriger et j'aurais donc à mes côtés, je l'espère Philippe Jost mais mais aussi un coordonateur sûreté parce que il y a des enjeux là aussi de sensibilité de certains dossiers.
Trop de documents sensibles fuite du loup. J'ai pas besoin d'insister dans les médias. Voilà, c'est totalement inadmissible.
C'est totalement inadmissible. Donc ça veut dire aussi que c'est une culture de sûreté, de responsabilité. rappeler aux uns et aux autres qui travaillent dans cet établissement qui leur devoir de discrétion de réserve lorsqu'il manipulent des des information sensible.
C'est très clair. J'ai d'ailleurs fait déposer une plainte contre X parce que un organe de presse a publié, c'est pas contre l'organe de presse, mais simplement si nous identifions la personne qui a fait fuiter des documents extrêmement sensibles du Louvre, il n'y aura évidemment une action. C'est c'est totalement évident.
Donc oui, la marche est longue, elle va être elle va être très forte, mais nous ne pouvons pas continuer comme ça, ça c'est certain. Et c'est effectivement ces deux rapports, mais c'est surtout le rapport Vanclev qui est sans doute le plus troublant par rapport évidemment au sujet qui nous a réuni et et sans doute le le déclencheur, je pense, d'une prise de conscience extrêmement profonde dans l'établissement. Juste un point sur les rapports Vancliff, vous ne pouviez pas le mentionner quand vous êtes venu ici au Sénat puisque vous n'aviez pas connaissance.
En revanche, vous n'en aviez connaissance quand vous êtes allé à l'Assemblée nationale. Vous ne l'avez pas mentionné non plus. Alors, je ne l'ai pas mentionné.
Aucune question ne m'a été posée sur ce rapport à l'Assemblée nationale. Je ne l'ai pas mentionné à dessin parce que pardon, je vous il pouvait pas vous poser de questions, ils n'en avait eux-mêmes pas connaissance. Mais est-ce que vous n'avez pas Je vais vous expliquer pourquoi monsieur monsieur le président parce que ce bon d'abord ce dossier contenait des informations extrêmement sensible.
Nous étions dans le cadre d'une audition publique. Ce rapport était à ce moment-là transmis, déjà je l'ai dit au cabinet de la ministre et à l'IGAC qu'il allait donc être analysé dans le cadre de du rapport de l'IGAC et surtout il a été transmis à l'OCBC et c'est un élément important dans l'enquête actuelle. Euh donc je ne voulais pas, si vous voulez commencer à dire que tout en ne pouvant pas rentrer dans le détail, j'ai pris sur moi peut-être et j'ai eu tort de ne pas le mentionner euh devant la la représentation nationale.
Mais si la question m'avait été posée, j'aurais dit oui, il y a un rapport mais je ne serai évidemment pas rentré dans le détail parce que là il y avait évidemment des questions de très forte sensibilité dans le cadre d'une enquête. la question des budgets monsieur femme. Oui, volontiers monsieur le président sur la question des budgets.
Un point un point très important c'est le fait que le rapport de l'Inspection générale des affaires culturelles s'arrête en 2025 année incluse. Or, pendant cette période significativement en 2023, 2024 2025, oui, on est dans des phases de définition des besoins pour le schéma directeur sûreté et de conception du projet. Et dans ces phases, il est inévitable, comme pour tout projet, que les dépenses soient moindres que lorsque les investissements physiques vont arriver.
Or, ces investissements physiques, il ils débutent en 2026 et montent en puissance à partir de 2027. Et donc si dans le petit graphique que donne l'IGAC, ils avaient projeté les dépenses après, d'ailleurs je je tiens à votre disposition un graphique avec une projection de ces dépenses après 2025, on voyait évidemment une montée en puissance très forte, très significative en 2027, 2028, 2029, 2030 sur ce schéma directeur sûreté. Il est important aussi de dire que ce rapport IGAC se se centre et il a raison de le faire sur les investissements, mais que du côté du fonctionnement, qu'il s'agisse de notre prestata d'agents de sûreté ou que qu'il s'agisse des des dépenses de maintenance qui s'inscrivent en fonctionnement, et bien il y a eu une véritable montée en puissance de ces de ces dépenses également.
De même que nous avons profité de tous les chantiers muséographiques de rénovation pour corriger et avoir une sûreté à la hauteur. Je permet de signaler l'ouverture récente de la galerie des cinq continents et des salles de peinture espagnoles et une partie des salles de peinture italienne complètement rénové euh et l'entrée de la la porte des Lions où vous verrez justement une partie de ces dépenses de fonctionnement affecté donc à la rénovation et donc à la montée en puissance de la de la sûreté du Louvre. C'est pas de l'investissement, c'est du fonctionnement, mais c'est sans plus de 134 caméras, 135 caméras qui ont été déployées entre 2023 et 2025, c'est 1200000 €.
Ça n'est pas rien. Là encore, nous n'avons pas attendu que le schéma directeur soit actif pour évidemment monter constamment en puissance dans dans les des équipements modernes et dignes dignes du Louvre. Euh le sur alors la réponse, je je me permets de dire que nous avons rédigé et que j'ai signé donc une réponse IGAC au rapport de l'IGAC qui est à la disposition de la commission pour voilà que vous avez reçu monsieur le président donc qui est parfaitement public et qui permet de préciser là aussi un certain nombre de choses notamment cette dynamique d'investissement.
Euh je pense qu'il y a une une un élément aussi madame la sénatrice sur la question des 80 millions d'euros euh dans le cadre des Lénir du Nouvelle Renaissance. Entendons bien, nous sommes dans du pluriannuel hein. Nous sommes sur un déploiement de de schéma qui se fait à partir de des modes de financement qui ont été évoqués. la surrification extraeuropéenne, la subvention de 10 millions d'euros pluriannuel de l'État.
Euh le l'ouvre l' nouvelle renaissance euh c'est deux jambes comme je l'ai souvent dit euh un schéma des schémas directeurs technique de rénovation et le schéma de sûreté est au cœur et certainement le principal euh schéma euh de de de rénovation et de et de modernisation du Louvre, mais c'est aussi des solutions structurelles. Nous ne pouvons pas nous contenter de réparer le Louvre et de le et de le faire monter en compétences technologique sans toucher aux questions structurelles. Je rappelle le problème du Louvre, c'est un très beau problème que beaucoup de directeurs de musée dans le monde voudraient avoir, mais c'est son immense succès, fréquentation.
Aujourd'hui, cette année, nous allons annoncer 9 millions de visiteurs avec une jauge à 30000 visiteurs par jour pour une pyramide qui a été conçue pour en accueillir 4 millions. Donc des effets de saturation que vous connaissez bien. Euh le concept de l'entrée unique qui est mise à mal, une partie du Louvre qui a été qui n'a pas été traité par le Grand Lou, tout le quadrilateur suili où vous le savez, nous commençons à voir des problèmes bâtimentaires.
C'est au cœur du projet Louincence que de rénover bien sûr cet ensemble patrimonialigné important et bien sûr aussi la question de la présentation de la Joconde, ce chef-dœuvre universel qui n'est pas présenté de façon correcte et satisfaisante aujourd'hui et qui mérite un espace qui lui soit dédié et qui est euh au cœur euh là aussi du projet L'ouvre nouvelle Renaissance. Donc c'est un projet bien sûr de longue haleine hein qu'il faut envisager sur euh euh plusieurs années, mais c'est bien ce cap de transformation qui projette à la fois dans ses besoins euh techniques, technologiques de rénovation du bâtiment et de solutions structurelles, l'avenir du Loufre. Et c'est à cette mesure que nous que nous devons travailler.
Je rappelle que les grands musées comparables dans le de au Louvre ne sont pas forcément en France, ils sont à l'étranger. Je signale le British Muséum qui a annoncé il y a quelques mois un plan qui est très très similaire d'ailleurs à l'ouvre Nouvelle Renaissance avec un concours architectural qui a été donné à gagné par l'architecte franco-liimanaise Lina Ga le projet est annoncé à plus d'un milliard de livres sterling bien sûr et je voilà j'échange énormément avec mon confrère Nickelham qui était au Louvre la semaine dernière dans une institution publique pas tout à fait comparable au Louvre mais ce sont histoires différentes. Mais néanmoins, c'est une grande institution publique qui prend aussi euh la mesure de la nécessité de sa rénovation.
Là aussi, les infrastructures techniques, l'obsolescence du British Muséum sont totalement avérées et très comparables au Louvre. Je je vous invite à regarder les enjeux du British Muséum aujourd'hui et puis on pourrait évoquer d'autres très grands musées comme le Métropolitan Museum qui est dans une série de très grandes rénovations et transformations. Ce qui se joue aujourd'hui avec le projet Louvre Renaissance, c'est non seulement de rénover le Louvre, de le réparer, mais de je de je dire qu'il ne perde pas son rang de plus beau et de plus grands musées du monde.
Il y a un danger de déclassement du Louvre aujourd'hui très très clairement et c'est bien ce constat que j'avais porté devant la représentation nationale à plusieurs reprises devant les médias qui est aujourd'hui une ligne d'horizon qui doit être le cap pour l'établissement dans les dans les années qui viennent sur la cartographie des risques et le fait que le risque intrusion et avait une faible cotation qui a même diminué dans le temps entre 2023 et 2024. Effectivement, erreur sous-estimation que nous prenons tout à fait les informations remontées de la direction de l'accueil et la surveillance. Enfin, c'est pas moi qui fait cette notation.
Je voilà. Mais c'est comme ça, j'assume, présidente, j'assume. C'est évidemment un risque qui a été sous-estimé et qui effectivement montre la nécessité de cette culture de la sûreté qui doit être y compris au sein des équipes même qui en charge de la crière de la surveillance certainement renforcé par la formation qui démarre.
Alors là aussi dès le mois de janvier hein, le plan de de formation globale. J'ai quelques questions très courtes et précises pour éclairer notre compréhension. Hier, monsieurons passe hier monsieur Martinez Hier, monsieur Martinez a a précisé que en 2018, je crois, il avait mis un comité de en place un comité de pilotage sur la sécurité, sur la sûreté qui se réunissait tous les 15 jours.
Rappelle, nous n'avons pas eu de réponse à la pression posée. Madame madame madame Decart réponse aux questions auquell elle souhaite répondre. tourner sur la partie droite qui vous d'abord l'audition n'est pas finie monsieur Brisson je je disais que monsieur Martin hier nous avait dit qu'en 2018 pour répondre aux questions de au problème de sécurité il avait mis en place un comité de pilotage qui se réunissait durant sa présidence tous les 15 jours.
Ce comité de pilotage existe-til toujours ? Oui absolum monsieur le monsieur le président les questions de sécurité sont abordées dans ce comité de pilotage. Absolument.
Absolument. Quand sur la galerie d'Apollon, est-ce qu'il y a eu un comité de pilotage spécifique sur la galerie d'Apollon ? Nous avons renforcé notre comitologie depuis le 19 octobre.
Je préside toutes les semaines un comité de mesures d'urgence sur le déploiement des mesures d'urgence. 17 ont été ont été rendus publics mais il y en a plus d'une cinquantaine actuellement activés que je suis. Pardon, je vous interromp mais je voulais dire avant le 19 octobre, est-ce qu'il y a un comité de pilotage qui a identifié un R sur le la galerie d'Apollon ?
Ah non, sur la galerie d'Apollon. Non. Non.
Euh, il nous a précisé aussi qu'il avait recruté un chef de projet sûreté. Je crois que c'était monsieur Salagnon. Effectivement, monsieur monsieur le président, Romain Salignon avait été recruté par l'ancienne équipe qu'il avait continué à travailler avec nous euh toujours dans la même optique et dans le dans le même état d'esprit.
Euh après, il est resté plusieurs années au Louvre, il a souhaité avoir une nouvelle orientation avec sa carrière professionnelle. Il est parti et nous l'avons remplacé. Après, c'est les délais de recrutement habituel et nous avons un nouveau chef de projet au sein du Louvre depuis la rentrée du mois de depuis la rentrée de cette année 202.
Il est parti quand ? Il est parti début 2025. D'accord.
Euh, il nous a précisé aussi et ça envoie une autre question euh que parallèlement au schéma directeur est élaboré un plan d'action, c'està-dire des actions immédiates avant euh l'élaboration finale du du plan du schéma directeur. Ce qui recoupe une autre marque qu'on fait les inspecteurs de de LIGAC en disant "C'est pas parce qu'il y a un schéma directeur en cours d'élaboration qu'il y a pas des investissements d'urgence à faire. Est-ce que vous avez vous-même un plan d'action Alors euh sur cette question en fait effectivement il y a eu des mesures de d'urgence qui ont été mis en œuvre pour un montant d'environ 700000 €.
Elles ont été mises en œuvre à la suite du premier rapport de l'UNSJ, donc le fameux premier rapport de 2017. Et cette ces ces opérations sont d'ailleurs retracées dans la chronique budgétaire. On a l'intégralité des dépenses, elles ont été faites sur 2018-29.
Ensuite, ces ces mesures d'urgent se sont arrêtées puisque nous lancions, nous travaillons sur l'élaboration du schéma directeur. Donc les mesures d'urgence ont été faites avant que nous arrivions. Nous étions sur le schéma directeur sa conception et maintenant il a été notifié.
Et sur les dépenses principales, c'était sur la sécurisation. En fait, c'était ça qu'il faut bien comprendre, c'est que les grandes dépenses qui sont intervenues sur les années 2020, 2021, 2022, c'est la sécurisation. Donc c'est la périmétrie, c'est les grilles.
Ouais. Non, mais j'entends bien, mais euh ils ont fait référence clairement hier à ce plan d'action en précisant bien que c'est pas parce qu'il y a un schéma directeur en cours d'élaboration qu'il y a pas des actions et c'est aussi une remarque qui apparaît clairement dans le rapport de de l'IGAC. Vous vous nous dites à travers votre réponse, mais monsieur Stenbok, en tout cas je la comprends comme euh comme comme telle, c'est que vous vous préférez attendre l'élaboration du schéma directeur pour euh engager des les mesures suites à ce premier rapport ont été mises en œuvre dans les années 2018, 2019, 2020.
Oui, mais pas c'est je je parle de de votre présence à vous. C'est bien, c'est bien ce que je rappelais tout à l'heure, c'est-à-dire que toutes les actions de modernisation, notamment en dans les salles sont accompagnées de remonter évidemment en matière de sûreté. tous les travaux muséographiques des années 2023-2025 notamment, je reviens sur la les les vidéos.
Voilà, 135 caméras à poser, ça c'est ce sont des mesures d'urgence qui accompagnent la vie, j'allais dire quotidienne de l'établissement. Et d'un certain point de vue, les 50 mesures d'urgence actuellement euh je vais pas les détailler parce que il y a des choses très sensibles parmi elles sont effectivement exactement ce type d'exercice, le schéma directeur qu'on commence mais pour autant on avance très concrètement très pratiquement sur un certain nombre de mesures. La directrice de la surveillance vous a remis une note le 26 octobre, c'est-à-dire après le le cambriolage, euh mettant en lumière l'absence de prise en compte des risques d'inscrusion et elle écrit, je cite, euh c'est dans le rapport aussi de l'IGAC, euh le scénario du 19 octobre n'ayant pas été envisagé.
Nous avons compris que vous n'avez pas eu connaissance du rapport Vancliff, ni monsieur Fam ni monsieur Steinb. Ça veut dire que la responsable de la sûreté alors on parle pas de sécurité mais la responsable de la sûreté qui je crois est commissaire de police n'a elle-même pas eu connaissance du rapport Vancliff pas eu elle n'a pas eu connaissance de ce rapport ce qui quand même vous comprendrez nous étonne que une personne responsable de la sûreté n'est pas connaissance d'un rapport de 2019 pas très ancien monsieur le président il est important de de rappeler que son prédécesseur n'a pas n'a pas eu connaissance de ce rapport en tout cas ne lui ne lui a pas transmis. Je pense que il l'a dit hier pas qu'il ne l'avait pas qu'il n'en avait pas connaissance.
Euh autre point, petite question précise, mais euh dans le rapport, il est dit qu'il a fallu une dizaine de jours pour avoir un effectif stabilisé du nombre de personnes du employé du Louvre présente dans la galerie d'Apollon au moment des faits. Comment se fait-il que il est fait une dizaine de jours pour que vous sachiez vous combien de personnes employées du Louvre étaient présentes dans la galerie d'Apollon ? Je crois que là, monsieur le président, il y a pas eu tant d'imprécision que ça.
C'estàd que à chaque fois queon nous posait la question, elle était posée sous un angle différent. C'était combien avait-il de personnes ayant ayant aperçu les les cambrioleurs ? Ensuite, c'est combien de de de personnes ont procédé à l'évacuation ?
Alors oui, les collègues de la de la salle d'à côté ont prêté ma main forte pour aider à l'évacuation et puis il y a eu un troisème élément d'équivoque mais pas mais pas d'erreur, c'était qu'il y avait une personne qui était comment dirais-je est resté après la fin de son service. Voilà. Mais donc des des équivoques liés à la manière dont les questions nous étaient posées mais pas de d'erreur de décomte.
On ne sait, on sait exactement qui était là parmi nos agents et ils ont fait leur devoir. J'ai une dernière question un peu plus personnelle, vous me permettrez, madame la présidente. Est-ce qu'au au regard de ce qui s'est passé le 19 octobre et des conséquences sur le Louvre, des conséquences qui vont durer pendant quelques temps est-ce que vous avez des regrets sur ce qui aurait pu être fait avant le 19 octobre et qui n'a pas été fait ? souhaitez aller plus vite, monsieur le président, bien sûr, on peut toujours se dire qu'il fallait aller plus vite.
Pourtant, je pense que nous avons été pleinement mobilisés euh sur ces questions de sûreté par le par le schéma directeur. Bien sûr, on peut tous regretter de ne pas être aller plus vite, mais voilà, c'est comme ça. Et aujourd'hui, ce schéma directeur existe.
Il est très solide et il est il rentre en activité maintenant et il nous donne un cadre de déploiement extrêmement solide pour améliorer la sûreté du Loufre. Bien sûr. Petite dernière question à moins que Sonia va en rajouter une.
Vous nous avez annoncé il y a quelques instants que vous allez remettre la grille. On n'est plus là depuis 2003. Euh cette grille est une question lancinante depuis 20 ans.
Pourquoi est-il possible aujourd'hui de la remettre sans que ça pose de moindre difficulté sur le plan incendie alors que depuis 20 ans, il semblerait que soit pour la BF, pour des questions esthétiques, soit pour des questions de risque incendie, ça n'a pas été possible parce que c'est une décision qui me paraît s'imposer aujourd'hui et que par ailleurs, nous allons déplacer la baie pompiers dans une salle adjacent, dans la dans la salle, voilà, dans le salon carré. Voilà. en accord avec le SP en en accord avec bien sûr le SPCI et et en travaillant avec notre architecte en chef des monumement historique.
Voilà, il a plus de questions. Moi, c'est juste le sujet du financement parce que en l'état actuel des choses, le déploiement a été prévu jusqu'en 2033 pour que vraiment tout soit mis en place. On est censé accélérer, ça va donc accélérer le financement.
Est-ce que tout ça est bien cadencé dans le temps ? Est-ce que la programmation pluriannuelle en euros son et tribuch est bien prévue ? Et notamment, on évoquait les recettes de la marque Abu Dhabi, donc l'ouvre Abu Dhabi.
Est-ce que c'est prévu d'abonder au cas où ? En tout cas, pour les prévisions actuelles et vous avez vu donc les les les prévisions qui ont été transmises à LIGAC, mais elles ont pas été retenu dans leur entièreté. Oui, nous sommes dans une projection qui par le la la surtirification extraeuropéenne et par le soutien de l'État permet de déployer le le le schéma directeur de façon sécurisée dans les années qui viennent, pardon, avant 2030.
Avant3, de toute manière, nous sommes plutôt dans un phénomène d'accélération et d'intensification. Donc voilà, plus vite nous irons, mieux ce sera. Voilà.
Madame la présidente, merci mesdames madames et messieurs, merci de ces compléments d'information.
Laurent Lafon