Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationSud Radio (sur YouTube)· 27 septembre 2025 10 minMixteBudget & impôtsÉconomie & entreprisesImmigration & asileSolidarités & famille

ISF, retraites, économie : Sébastien Lecornu est-il trop prudent ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Comment avez-vous regardé ce matin cette première grande interview du premier ministre ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pensez qu'il a le talent suffisant pour jouer le funambule ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Comment est-ce que ce n'est pas trop risqué de la part du premier ministre de vouloir écarter la taxe Zucman ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est possible aujourd'hui d'avoir des accords politiques ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous sentez cette capacité à avoir du mal à s'extraire de la volonté de leur base ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Lucas PlanavergeFait
    « le gouvernement n'y pense pas »
  • 8:00John Christopher RolandChiffre
    « une réduction du train de vie de l'État à hauteur de de près de 6 milliards »
  • 10:00Lucas PlanavergeChiffre
    « 80 % des Français demandent une politique migratoire plus dure »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bonjour John Christopher Roland. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin.

Vous êtes constitutionnaliste et maître de conférence à l'université Paris Assas. Merci d'être avec nous ce matin. Bonjour et bonjour Lucas Planaverge.

Bonjour Maxime. Journaliste au CJ OJD. Comme d'habitude ravi de vous retrouver en ce samedi matin à la question qu'on pose en effet est-ce que le style le cornu est un peu trop prudent ?

Lucas PLVerge me tourne vers vous. Vous avez l'habitude des politiques et des longs débats, des longues explications, de les croiser, de les interviewer. Comment vous avez regardé ce matin cette première grande interview du premier ministre ?

Alors, deux choses, je pense qu'il y a le fond et la forme. Dans la forme, il est fidèle à ce qu'il a esquissé depuis sa nomination à Matignon, c'est-à-dire que c'est un premier ministre modéré, discret, qui pratique une méthode qu'on pourrait qualifier de sous-marin, c'est-à-dire qu'il s'efface et qu'il remonte à la surface seulement ponctuellement. euh jusqu'à cette interview, il avait fait seulement une interview dans la dans la presse quotidienne régionale.

Euh seulement euh un déplacement, une visite publique, un déplacement public, pas de JT contrairement à à ses prédécesseurs. Donc voilà, on voit un premier ministre qui euh, chose rares sans doute dans la classe politique, euh fait preuve d'humilité et essae en tant que ancien ministre des armées de contrôler sa parole pour qu'elle qu'elle impacte plus. Euh maintenant dans le fond euh pour moi, il n'a il n'est enfin c'est-à-dire qu'il a dit des choses dans cette interview.

Euh par exemple sur la tax Zucman, c'est assez clair, il il en est pas question. Euh sur l'ISF également. Euh donc voilà, le gouvernement n'y pense pas, je cite le gouvernement n'y pense pas.

Euh bon, il y a pas encore de gouvernement donc pour le coup c'est c'est pour ça qu'il est tranquille. Voilà. Donc maintenant, il est sûr que pour la pour la gauche en tout cas, c'est déjà trop imprudent puisque évidemment bon LFI brandit la censure depuis la nomination de le corps nuimporte qui ça aurait été, ils auraient brandi la censure.

Mais ce matin, Out Vier Fort également brandit la censure et menace voilà de faire tomber le gouvernement même pas encore nommé au terme d'une rencontre la semaine prochaine. Donc on voit que même s'il marche sur un fil, Sébastien le Cornu a encore beaucoup de dialogues à avoir avec les oppositions et aussi les syndicats. Lucas PV qui parle de de fil John Christopher Rolland, est-ce que vous pensez qu'il a le talent suffisant si vous voulez que nous sommes dans un contexte on va dire suffisamment serein d'une certaine manière pour qu'il puisse continuer à jouer le funambule le premier ministre ?

Bah en fait ça peut être un des objectifs hein essayer de gagner du temps. On se rapproche lentement mais sûrement d'échéances électorales notamment les municipales et puis en point de mire la présidentielle. Son souci si vous voulez c'est que voilà, on n pas besoin de savoir exactement qui sera dans son gouvernement puisqu'on sait qu'il n'y sera pas.

Il a besoin de la droite pour pour le gouvernement et il aurait besoin de la gauche pour ne pas avoir une motion de censure contre lui. Euh cette motion de censure, la gauche dit qu'elle l'a en l'état actuel, elle la votera. Donc il ne reste plus que le Front national, enfin pardon, le Rassemblement national à éventuellement euh ménager.

En réalité euh voilà partie comme c'est mais je l'avais dit dès le départ hein d'ailleurs hein sur euh sur la nomation la nomination de Sébastien Lecnu à part gagner du temps, c'est une question en fait euh juste pour vous c'est ce que vous voyez vraiment dans la nomination du premier ministre et de mettre dans cette interview, c'est une volonté vraiment de jouer la montre. C'est une des volontés et je pense qu'il y a d'autres volontés. C'est aussi nommé infidèle.

Sébastien Lecornu a été de tous les gouvernements depuis 2017. Mais euh c'est aussi le constat que il y a pas de compromis possible entre les partis politiques, contrairement à ce qu'on voit en Belgique ou en Allemagne et que par conséquent euh à part gagner du temps, faire adopter un budget à minima qui ne contentera pas donc le Parti socialiste, il reste à savoir. Mais vous croyez pas du tout, pardon John Christopher Roland euh en réalité à une nouvelle méthode, à une nouvelle façon de faire parce que c'est vrai qu'on n'est pas habitué, il y a pas eu tout d'un coup une prise de parole au 20h.

Est-ce que ça ce n'est pas possible totalement de de voir immerger ça en ce moment ? Ça peut être une une différence de méthode sur la forme. C'est diff pardon.

C'est difficile d'avoir une différence de méthode quand vous prenez le plus fidèle d'entre vous pour incarner ce cette rupture. C'est comme je sais pas c'est ça serait comme si vous demandiez à au pape de promouvoir tout d'un coup une politique pro liberté et cetera. Enfin en tout cas sur les c'est c'est compliqué.

Et puis il y a une différence de méthode je dirais médiatiquement parlant. C'estàd que voilà, il se fait plus discret. Mais par rapport à ces deux prédécesseurs que sont François Brot et Michel Barni, on peut pas dire non plus que c'était que c'était pas des hommes de dialogue.

Enfin, je veux dire, on a on a beaucoup entendu ça ces derniers mois en France. Le dialogue le dialogue le dialogue. Enfin, on a promu des hommes de dialogue, notamment Michel Barnier parce que en réalité, il avait négocié le fameux Brexit François Bairou mais en réalité le conclave 3 jours après il dit que de toute façon il met des lignes rouges.

Donc c'était ils ont été décrits comme des zones de dialogue. Dans les faits, je pense que beaucoup ont été déçus. Non.

Oui, mais parce que comme tant dialogue à la fin il faut des réponses et voilà, là les réponses elles n'arrivent pas donc forcément et malheureusement le le chemin que prend Sébastien Lecnu me semble à ce stade être le même que ses prédécesseurs et on voit encore difficilement à ce stade comment ça pourrait être autrement. H autrement en tout cas on verra. Néanmoins, il il y a vraiment une volonté.

On a l'impression ici budgétairement parlant, on sent à quel point le sujet est tendu. Quand on voit notamment la capacité et la volonté, pas la capacité la volonté de certains français à être pro la taxe Zugman, je crois que c'est à plus de près de 90 %. Comment est-ce que ce n'est pas trop risqué de la part du premier ministre de vouloir, on va dire, l'écarter d'un revers de la main ?

Alors, c'est exactement, je pense c'est un un une des données du malentendu global. On parle de dialogue, on parle de changer de méthode. En réalité, le débat est déjà préampté.

C'est-à-dire que en fait, il y a déjà un postulat qui est acté, c'est que il faut réduire les dépenses. Le reste, les recettes, le déficit, la dette en elle-même, on en parle pas beaucoup. Et donc, puisque le débat est déjà, si vous voulez avancé à un stade où on revient pas sur cette donnée là, sur ce postulat, et bien forcément, il ne peut y avoir qu'un malentendu derrière. donc budgétairement aller vers une taxe duman mais même si on pouvait enfin si on allait un peu plus loin sur une justice fiscale et cetera un grand débat c'est pas du tout dans l'optique.

D'autant que il dit quand même dans l'interview un moment l'attaque Zukma ne me paraît pas la plus adéquate parce que en réalité il cite un certain nombre de raisons mais il ajoute en revanche j'entends la volonté d'avoir beaucoup plus de justice fiscale notamment en faisant contribuer les plus les les plus hauts revenus donc on va peut-être y arriver justement je voulais revenir là-dessus parce qu'à mon avis sa formulation correspond plus je pense à ce que au sentiment global dans dans l'opinion français c'est-à-dire que je je sais pas s'il y a 80 % des français qui sont strictins pour la taxe zu en ces termes expliqués avec les arguments que donne Sébastien Lecornu mais que donne beaucoup de personnalités de la classe politique depuis plusieurs semaines à savoir qu'on que ça reviendrait aussi à taxer le patrimoine professionnel et cetera. C'est ce qu'il explique. Ou voilà.

Alors alors que alors que je pense que quand il dit je suis favorable à plus de justice fiscale, ça correspond plus à l'attente des Français qui voilà qui n qui ne se basent pas sur taxman ni SF ou une mesure en particulier mais sur un sentiment global et et j'allais dire un des des aussi des symboles. Et parmi ces symboles, et ça c'est quand même quelque chose de notable dans son interview, c'est qu'il pour le coup il annonce une réduction du train de vie de l'État à hauteur de de près de 6 milliards de 6 milliards et on sait que c'est un sujet qui suscite beaucoup de crispation dans la population surtout quand on demande à chacun de serrer la ceinture et donc là-dessus en tout cas on a eu une annonce concrète et sur l'ambiance politique également j'aiinterroge Bruno Cotes à l'instant parce que allez partons du principe que Sébastien Lecroui de très bonne foi. va essayer naturellement d'aller tendre la main avec plus ou moins de sincérité à la majorité des partis politiques avec lesquels il pourrait trouver un dialogue.

Néanmoins, tous ces parti politiques sont conditionnés à leur électeur, à leur base et quand on voit la volonté chez les Français, notamment peut-être chez ceux qui nous écoutent, de se débarrasser du macronisme, d'avoir potentiellement même une démission du président de la République et même une dissolution, est-ce que quand même on va dire il pose tous les éléments de bonne foi sur la table, est-ce que c'est possible aujourd'hui Jean-Christopher Rolland en réalité d'avoir des accords ? C'est exactement l'équation à laquelle il va de enfin à laquelle il est confronté. C'est d'ailleurs que vous pouvez politiquement quand vous êtes dans les instances nationales, les partis, le Parti socialistes, même le Rassemblement national, la droite, peu importe, même LFI, avoir une volonté par exemple de stabilité, de dire bon, on n'est pas entièrement d'accord avec ce qui se passe et le programme et éventuellement le budget que va proposer Sébastien Lecornu.

Mais en revanche, quand vous rentrez sur vos circonscriptions le weekend, vous êtes confronté à des électeurs qui ne comprennent pas et c'est d'ailleurs l'erreur fondamentale qu'a commis François Berou, c'est que vous pouvez pas demander à un parti politique de vous de dire qu'il a confiance en vous alors qu'il a pas confiance en vous. Donc on est c'est entre le marteau et l'enclume en fait. Et les électeurs avec des échéances électorales qui arrivent très vite font finalement vont faire la loi sur ces questionsl.

Vous avez beau être de bonne volonté à au bout d'un moment vous êtes quand même avant tout le le fruit de on va dire de ce que veulent vos électeurs Lucas Pal qui avez l'habitude je rappelle vous êtes le journaliste au journal du dimanche est-ce que précisément dans toutes les dans tous les intermédiaires que vous rencontrez les politiques et cetera, vous sentez cette capacité à avoir du mal à s'extraire on va dire de la volonté de leur base. Non, mais alors justement sur la volonté des électeurs, alors euh euh effectivement le Premier ministre a beaucoup parlé dans cette interview de de la question de l'impôt et de la tax duman parce que c'est vrai que c'était un débat très euh qui a beaucoup agité l'opinion ces des derniers jours. Ah depuis 3 semaines, c'est nonstop.

Mais voilà, par exemple, dans cette grande interview, moi ce qui me semble un sujet qui est très peu abordé finalement, c'est l'immigration. quand on voit euh encore ce matin, je on a un sondage alors il y a alors j'y viens mais ce matin on avait un sondage là le JDD euh qui montrait encore une fois que 80 % rebond à la pétition de Philippe Deviler et de son succès euh qui montrait que 80 % des Français demandent une politique migratoire plus dure. Là, on parle alors déjà de l'AME qui est déjà un sous-sujet dans le grand sujet de l'immigration et en plus là encore c'est ce sont des des petits ajustements des on va revoir dans le détail mais en tout cas ce n'est pas de de grosses mesures comme basculer on va dire à faire basculer et comme le demande le demandent les Français en tout cas selon les enquêtes d'opinion et et les résultats des dernières élections.

Merci beaucoup Lucap un journaliste au JDD d'avoir été avec nous. JDD bien sûr à retrouver en kiosque demain évidemment et merci à John Christopher Rolland constitutionnaliste et maître de conférence à l'université. Merci beaucoup d'avoir été nerviers de Nanterre.

Alors, merci beaucoup d'avoir été avec nous ce matin.