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interviewRMC· 21 juillet 2023

L'interview politique intégrale de Sébastien Chenu sur RMC

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Et vous m'auriez dit non. Mais là, vous avez quand même un motif de satisfaction. Non, écoutez, je crois d'abord que ce n'est pas la vraie actualité qui préoccupe les Français.

Moi, j'ai été troublé hier de voir que la vraie actu, c'est que les chiffres qui sont sortis hier, c'est que 9 millions de Français sont en situation de précarité. Je veux le dire parce que...

Non, mais on reviendra sur l'actualité et sur le reste de l'actualité, Sébastien. On s'intéresse à la politique, évidemment, mais je trouve que le vrai fait hier, c'était celui-ci. Ma première question est sur le remaniement.

Est-ce que le départ de Papandiaï, c'est une victoire pour vous ? Non, mais vous savez, même quand on n'entend rien avec eux, on est déçus. Oui, d'accord, le départ de Papandiaï, c'est bien, mais c'est vraiment un coup d'épée dans l'eau, ce remaniement.

Papandiaï était en situation d'échec. C'était un ministre que nous avons beaucoup combattu parce qu'il était wokiste, parce qu'il a eu des propos sur la France, il y a eu des écrits même sur la France qui étaient absolument insupportables. Donc, OK, bonne nouvelle, bon débarras.

Ce choix de mettre un homme qui défend l'indigénisme, le racialisme et le wokisme à la tête de l'éducation nationale, c'est un choix terrifiant pour les parents et grands-parents que nous sommes. C'est ce qu'elle écrivait l'an dernier lors de sa nomination. Mais en un an, l'école n'est pas devenue le temple du wokisme, du racialisme et de l'indigénisme.

Non, mais Papandiaï a abandonné les principaux de collège aux problématiques de Port-de-Abbaya parce qu'il n'avait pas le courage de s'attaquer à l'entrisme de l'islamisme. Papandiaï a été incapable de donner une relation de confiance avec les enseignants, avec les familles. Il a laissé, il a été aussi incapable de travailler sur toutes les problématiques de harcèlement scolaire.

Moi, j'ai déposé une proposition de loi, d'ailleurs, en ce sens. Papandiaï ne s'est pas attaqué à tout ça. Bon, en plus d'être idéologiquement quelqu'un de très marqué, un déconstructeur absolu, il a été une nullité affligeante.

Donc oui, bon débarras, tout le monde est content que Papandiaï. Papandiaï, et je pense que tout le monde est content. L'arrivée de Gabriel Attal, qui hier a évoqué la laïcité, qui a évoqué l'autorité de l'enseignant, qui a évoqué le harcèlement scolaire, le remplacement des profs, c'est une bonne nouvelle ?

Oui, alors, ce n'est pas une mauvaise nouvelle parce que le discours est très différent. Mais moi, je me méfie des discours de Gabriel Attal. Vous avez senti la rupture d'hier ?

Oui, probablement, il n'y a pas la même approche, c'est une évidence. Enfin, Gabriel Attal, il parle beaucoup. Je me souviens, quand il était au compte public, il y a donc encore quelques heures, il devait faire la chasse aux fraudeurs, le résultat ne nous semble pas vraiment à la hauteur.

Donc il a une culture du mouvement des jeunes socialistes, il a une culture de quelqu'un dont on va attendre de le voir à l'œuvre. Sincèrement, moi, je ne lui fais pas de procès d'intention. Il a dans le discours, il est en rupture avec Papandiaï, on va voir si réellement il arrive à s'attaquer aux problématiques de laïcité, à s'attaquer aux grands défis de l'autorité à l'école, et puis aussi du niveau, et bien entendu, de la situation des enseignants.

Donc il a un chantier énorme face à lui, Papandiaï a été en échec total dans sa mission. Gabriel Attal parle, on peut le rejoindre dans le discours, on peut comprendre ce qu'il dit, on peut avoir des points d'accord, mais je me méfie des grands discours, d'autant plus que dans ce gouvernement, parler, c'est souvent la seule chose qu'il sache faire. – Sébastien Chenu, il est déjà pris pour cible, Gabriel Attal, alors pas par vous, par un soutien d'Éric Zemmour, l'ancien ministre et fondateur du Puy-du-Fou, Philippe Devilliers, tweet qui a scandalisé à gauche dans la majorité, qui n'a suscité pour l'instant aucune réaction dans votre camp.

Je vais vous le lire, la nomination de Gabriel Attal, écrit Philippe Devilliers pour remplacer Papandiaï, c'est la catastrophe de l'été, c'est le passage du WOC au LGBT. Est-ce que ça vous choque ? – Oui, je suis face à vous ce matin, donc je peux réagir, et je trouve que c'est consternant.

Venant de quelqu'un comme Philippe Devilliers, qui est quelqu'un qui est à un certain niveau, on n'attend pas des attaques personnelles sur ce nouveau ministre de l'Éducation nationale. – Vous ne faites pas ce procès-là d'être communautariste, Gabriel Attal, parce que sous-entend Philippe Devilliers, dans un tweet qui, encore une fois, a beaucoup scandalisé. – Je ne vois pas en quoi la vie privée de Gabriel Attal en fait un acteur du communautarisme, pas du tout.

Donc je trouve que c'est un propos qui est déplacé, venant de Philippe Devilliers, je n'y souscris pas, et je trouve que ce n'est pas au niveau du combat politique que nous devons mener. Mais pour revenir sur ce remaniement, sincèrement, quand on fait un remaniement, c'est pour dire quoi ? Ou c'est pour changer de cap politique, c'est pour donner une nouvelle orientation.

Or, il n'y a pas de nouvelle orientation. D'ailleurs, il n'y a pas d'orientation depuis les législatives. – Il y a une prise de parole tout à l'heure d'Emmanuel Macron en ouverture du Conseil des ministres. – On verra, mais je ne crois pas qu'Emmanuel Macron change radicalement la position qui est la sienne, l'orientation de ce gouvernement.

Ou alors c'est pour élargir sa majorité. Il n'y a pas d'élargissement. Ils se sont au contraire rétrécis.

On voit bien, ce sont les acteurs fidèles de la Macronie. Les gens qui rentrent au gouvernement sont archi-fidèles. Ce sont des acteurs historiques, parfois même hystériques, de la majorité macroniste. – Vous pensez à qui ? – Je pense à tous ces députés qui ont souvent parlé fort pour défendre Emmanuel Macron.

Ce sont des archi-fidèles, soumis, fans d'Emmanuel Macron. Donc il n'y a pas d'élargissement, il y a un rétrécissement. Je pense que c'est un gouvernement qui rétrécit, tout comme cette majorité rétrécit. – Puisque vous évoquez les députés.

En attendant, le travail parlementaire se poursuit. Je rappelle que vous êtes vice-président aussi de l'Assemblée nationale avec une loi d'urgence qui a été votée hier, qui doit permettre de reconstruire les dégâts causés par les émeutes de fin juin. Loi définitivement votée, unanimité au Sénat, quasi unanimité à l'Assemblée.

Mais votre groupe, le Rassemblement national, a voté contre. Pourquoi ? Vous ne souhaitez pas reconstruire ?

Vous souhaitez priver les communes ? – Non, non, pas du tout. – Des aides pour reconstruire les dégâts. – Simplement, il faut que vous compreniez bien une chose, c'est que nous ne sommes pas là pour faire comme les autres.

Nous ne sommes pas là pour mener les mêmes politiques que les autres qui depuis 40 ans amènent les résultats que nous connaissons. Et nous ne sommes pas là pour que les Français, les contribuables, avec leur argent, qu'on leur pique du matin au soir, viennent à nouveau reconstruire, participer à la reconstruction de ceux qui étaient détruits par des émeutiers. – Donc on fait quoi ?

On laisse tout détruits ? – Pas du tout. Il y a une différence de philosophie extrêmement forte dans ce qui nous anime et ce qui anime le gouvernement.

Il y a 650 millions d'euros minimum de dégâts, dont 30% sont liés aux collectivités locales. Ce projet de loi visait d'abord à faciliter… – Ce n'est pas un texte budgétaire, c'est un texte qui lève des contraintes administratives. – Je vais vous dire, vise d'abord à lever un certain nombre de contraintes urbanistiques, administratives, etc.

Et nous avons voté l'article sur ces contraintes administratives. Mais ce qui manque à ce texte de loi, la philosophie que nous n'acceptons pas et à laquelle nous ne voulons pas conscrire, c'est le fait de faire payer les casseurs. Nous n'acceptons plus que ce soit les Français, les contribuables, quels qu'ils soient, qu'ils soient mis à contribution. – Mais comment on fait payer les casseurs ? – Comment on fait payer des délinquants pour reconstruire, par exemple, les deux écoles de la verrière qui ont été brûlées ? – Mais je vais vous expliquer. – Je vais vous expliquer, on doit mettre dans ce pays un simple principe qui est celui de casseur-payeur.

On connaît le principe d'ailleurs, pollueur-payeur, et bien casseur-payeur. Lorsque vous cassez, vous devez être sanctionné, et l'argent qu'on peut récupérer, que ce soit via des amendes, tout le monde n'est pas insolvable, doit être redirigé vers les constructions, vers la réparation. Et si vous avez cassé, vous allez devoir payer, y compris jusqu'à la fin de vos jours, y compris lorsque vous trouverez un boulot, on vous fera une saisie sur salaire, – C'est une condamnation derrière à vie, en quelque sorte. – Quand vous avez cassé, vous devez vous acquitter de votre réparation tout au long des mois et des années qui viennent. – Mais ça veut dire qu'il n'y a pas de réhabilitation ?

Quelqu'un qui aurait cassé, vous dit « à vie, ce travail est un prélèvement sur salaire ». – Non, quand vous avez terminé de payer, et bien vous êtes réhabilité. Mais je veux dire, il faut mettre des principes qui sont différents.

Aujourd'hui, les Français ne peuvent plus accepter, et nous, nous n'acceptons pas en tous les cas, qu'on revienne sans arrêt à la case départ, comme si de rien n'était, en disant « Écoutez, il y a eu des émeutes, aucune leçon n'en est donnée ». Et à la fin, on demande encore aux Français de mettre la main à la poche. – Mais sauf que vous voyez le risque, Sébastien Chenu, s'il n'y a pas de réparation, si c'est l'État qui s'efface en quelque sorte, il y a aussi ce risque de voir ce que l'on a vu, les images de Nice, de Cavaillon, où les autorités publiques soupçonnent des trafiquants de drogue d'avoir repris la main, d'organiser des kermesses, d'organiser la solidarité en local.

Donc en fait, c'est l'État qui capitule, si on ne reconstruit pas. – Non, non, parce que l'État a capitulé depuis longtemps. Vous savez ce que disait Anatole France, il n'y a plus d'État, il n'y a que des administrations.

Et c'est un peu ce à quoi nous sommes aujourd'hui. – Mais ne pas reconstruire, ce n'est pas l'État qui s'efface et qui laisse la main précisément à la débrouille, aux trafiquants. – Ça, ça a été la politique de la ville pendant 40 ans.

C'est-à-dire, on a réparé des vitres, on a réparé des ascenseurs, on a réparé des escaliers, on a repeint des quartiers. Moi, je ne suis pas pour qu'on abandonne la politique de la ville et des quartiers. Moi, par exemple, je soutiens un plan en rue dans ma ville de Denain.

L'an rue, c'est Jean-Louis Borloo qui l'a monté. Ça fonctionne plutôt bien. Mais je suis contre le fait qu'on disperse de l'argent public à des associations comme on le fait depuis 40 ans, tout simplement pour tenir les quartiers, pour acheter la paix sociale.

L'établissement de l'autorité. Et d'ailleurs, vous parlez des problématiques de drogue dans un quartier de Marseille, je crois, de Cavaillon. – De Cavaillon. – De Cavaillon.

Je rappelle qu'il y a un an, Gérald de Darmanin nous racontait, elle racontait sur votre plateau, qu'il allait faire fermer tous les points de deal en France. Un an après, échec total. Je veux dire, quand on ne sait pas faire, quand on ne veut pas faire comme Gérald de Darmanin, on n'annonce pas des choses pareilles. – Mais est-ce que ce n'est pas pire de voter, par exemple, contre une loi qui permet précisément de reconstruire des équipements, des écoles, la poste notamment ? – Je dis vous-même, d'ailleurs, ce n'est pas cette loi qui va empêcher ou pas de reconstruire.

Cette loi, elle vise à lever un certain nombre de barrages administratifs. Nous, nous disons que cette loi ne fait pas son boulot, et c'est pour ça que nous ne la vantons pas, parce qu'elle ne permet pas de faire entrer dans le cadre de la loi le principe du casseur-payeur. Le rétablissement des autorités dans notre pays.

Je dis des autorités parce que c'est dans l'éducation nationale, on en a parlé, c'est évidemment dans la justice, on en a parlé, mais c'est aussi à l'école. C'est un chantier extrêmement important. Aujourd'hui, ce gouvernement est en échec total.

Par exemple, sur l'excuse de minorité, ça ne coûte pas un euro, l'excuse de minorité de revoir ce dossier de l'excuse de minorité. – C'est une demande récurrente du Rassemblement national. – Oui, j'ai déposé là aussi une proposition de loi avec l'ensemble des députés du Rassemblement national, avec Marine Le Pen, pour qu'on revoie l'excuse de minorité, qu'on puisse lever cette excuse de minorité.

Le gouvernement ne s'y engage pas. La suppression des allocations familiales pour des mineurs ou des délinquants multirécidivistes, je précise. – C'est une mesure symbolique. – On sait que 60% étaient des primo-délinquants sur ces émotions. – D'accord, mais donc ça veut dire qu'il y a 40% qui sont des récidivistes. – Mais donc on n'est pas sûr qu'elles soient toutes mineures. – 40% sont des récidivistes, et bien qu'on supprime les allocations familiales.

Vous dites que c'est une mesure symbolique. Oui, mais l'autorité, ce sont aussi des symboles. Et c'est parce qu'on a abandonné tous ces symboles qu'aujourd'hui, il n'y a plus de cadres qui tiennent la France. – Puisque vous évoquez ces symboles, je voudrais vous montrer une vidéo.

C'était à Marseille, hier, des policiers déférés, soupçonnés d'avoir tabassé un jeune homme, et leurs collègues qui se donnent rendez-vous pour les applaudir au moment du déferme. Regardez. Alors je précise que les policiers qui ont été déférés ont été mis en examen, qu'ils sont donc soupçonnés d'avoir tabassé un jeune homme qui passait dans la rue, qui lui dit qu'il rejoignait sa petite copine à Marseille.

Plus de huit jours d'incapacité totale de travail, des indices graves et concordants d'après la justice. Est-ce que c'est remettre en cause l'état de droit ? Que de se donner rendez-vous pour les applaudir ? – Non, mais il y a plusieurs choses là-dedans.

D'abord, la présomption d'innocence, elle existe pour tout le monde. Et si des policiers se comportent mal, ce qui peut arriver, comme dans tout corps, eh bien ils doivent être durement sanctionnés, et ils le sont d'ailleurs. Vous savez que la police, c'est le corps d'État qui est le plus contrôlé et donc aussi le plus sanctionné.

Non, elle ne me choque pas parce que je sais ce que vivent les policiers. Parce que voyez-vous, moi lorsque je vais au commissariat de Denain ou de Valenciennes, je sais le sentiment d'abandon que ressentent nos forces de l'ordre lorsqu'ils ont entendu par exemple Emmanuel Macron immédiatement pointer du doigt le policier qui avait tiré sur le jeune Naël sans connaître du tout les circonstances. Le fait que les policiers se sentent abandonnés, parfois par leur hiérarchie, mais surtout par une certaine forme d'autorité politique, amènent effectivement un sentiment de corps très fort.

Mais ça n'excuse pas, on est d'accord, le fait de tabasser un jeune homme, par exemple, si, et je suis d'accord avec vous, il y a eu une enquête qui est en cours, mais ces policiers sont bien évidemment ce matin déférés. La police doit être exemplaire et je pense que dans 99% des cas, elle l'est. La police de notre pays, ce sont des hommes et des femmes jeunes, issus souvent de quartiers populaires qui essayent, parce qu'ils sont républicains, d'assumer, de faire assumer l'ordre public dans des conditions extrêmement difficiles et pour des salaires extrêmement modestes.

Quand il y a des gens qui se tiennent mal, ils doivent être sanctionnés à la hauteur du comportement exemplaire qu'on attend d'eux. Donc moi, je n'ai pas de problème avec ça. Quand on est dépositaire de l'autorité publique et qu'on se comporte mal et qu'on commet des actes qui ne vont pas dans ce cadre, il faut être sanctionné.

De l'autre côté, sincèrement, notre police se sent abandonnée, notre police se sent que ce soit dans les moyens, que ce soit les conditions dans lesquelles elle travaille, la situation des commissariats. Enfin, je veux dire, qui accepterait de travailler dans des conditions pareilles ? Oui, mais ce n'est pas la question.

La question, c'est qu'ils sont mis en examen déféré, que les policiers applaudissent. Oui, parce que les policiers font corps, parce qu'ils se sentent abandonnés et que comme toute communauté professionnelle, lorsqu'elle se sent abandonnée, elle fait corps. Donc moi, je comprends que les policiers fassent corps.

Il y a une enquête. On verra bien. Si ces policiers ont commis des infractions graves, ils seront jugés et sanctionnés à la hauteur de celles-ci.

Pour le reste, arrêtons de jeter l'opprobre. Vous savez, on entend la France insoumise qui, du matin au soir, salit la police, dit la police tue, les traînent dans la boue. Si les Français voyaient les débats de l'Assemblée nationale et entendaient ce que l'extrême-gauche dit sur notre police, les Français seraient révoltés.

On est dans un pays qui a besoin d'apaisement. Et je ne crois pas que c'est en tapant sur la police qu'on arrive à cet apaisement. Sébastien Chelieu, on a appris en début de semaine des hausses significatives dans plusieurs domaines.

Prix de l'électricité au 1er août, plus 10%, hausse du pass Navigo en Ile-de-France et cette réflexion autour d'une taxe sur les alcools et les vins. Est-ce que l'une de ces augmentations est pour vous justifiée ? Et vous oubliez les fournitures scolaires, plus 10% on apprend ce matin.

Alors ce n'est pas une augmentation du gouvernement. Non, ce n'est pas une augmentation du gouvernement. Mais on voit bien que les Français sont dans un corner, sont dans un coin où chaque jour, ils s'aperçoivent que leur pouvoir d'achat diminue, que leur pouvoir d'achat est fortement impacté.

Mais en même temps, est-ce qu'il y a une hausse qui est justifiée ? Par exemple, celle de la taxe sur les alcools et les vins. Alors celle sur la taxe sur les vins me semble totalement injustifiée, mais c'est vraiment la cash machine qui essaye de mettre à contribution...

C'est la lutte contre l'alcoolisme, certains produits néfastes. C'est la lutte contre la surconsommation d'alcool, disait celui qui était encore ministre de la Santé hier. Alors il fallait s'y attaquer il y a 6 ans, quand ils ont pris les manettes, et nous faire des vrais programmes de lutte contre l'alcoolisme, de prévention, d'accompagnement.

Et pas au moment où ils cherchent 14 milliards pour boucler leur budget, inventer une taxe pour aller taper les viticulteurs, les producteurs, etc. qui sont déjà soumis à une concurrence déloyale. L'idée c'est d'aller sur les alcools forts, a priori, dans la réflexion, parce que ce n'est qu'une piste, ce n'est pas une décision.

Et ce ne sont pas les alcools forts en général qui contribuent à l'alcoolisme. Au-delà de ça, les hausses sur lesquelles le gouvernement a la main, a le levier, c'est par exemple l'électricité. Marine Le Pen l'avait dit en juin 2022, elle avait dit l'effet de rattrapage du bouclier énergétique va être terrible.

Bruno Le Maire, qui a menti encore une fois dans la représentation nationale, dit pas du tout, il n'y aura pas d'augmentation de l'électricité. Il y a évidemment une augmentation insupportable. Mais il n'y a pas de rattrapage ?

La commission de régulation, Sébastien Cheney, disait 75% d'augmentation, c'est plus de 10%. Ça fera 26% de plus. Non mais on peut retourner le problème dans tous les sens.

Les Français vont payer à cause de ce gouvernement l'augmentation de leur électricité plus chère qu'auparavant. Mais il y a des solutions. Moi je regarde, quand on propose, avec les députés du Rassemblement National, avec Marine Le Pen, avec Jean-Philippe Tanguy, qui réfléchit sur ces questions, de sortir du marché européen de l'électricité, ça ne fait sortir d'aucun traité.

Ça ne nous fait pas sortir de l'Union Européenne. Ça ne nous met pas dans une situation, j'allais dire, bancale vis-à-vis de l'Union Européenne. Sortir du marché européen de l'électricité, c'est quoi ?

C'est en fait sortir de l'indexation sur le gaz. Eh bien c'est quelque chose qui a été fait dans des pays comme le Portugal et l'Espagne, avec des résultats. Il y a des moyens, il y a des leviers, il faut y aller. 8h53 sur RMC, BFM TV.

Merci Sébastien Cheney. Merci. Député Rassemblement National du Nord, vice-président de l'Assemblée Nationale.

Bonne journée à vous, bonne journée à tous. Merci. Dans un instant, le live BFM, 8 entrants, 8 sortants, 4 promotions en interne.

C'est le bilan de ce remaniement ministériel. On suivra la suite et la fin des transitions dans les ministères. Et puis à un moment, évidemment, que nous vivrons en direct, l'intervention, la prise de parole d'Emmanuel Macron, elle est prévue à 11h avant le Conseil des ministres.

A tout de suite. La prise de parole s'il n'est rien. ...

L'interview politique intégrale de Sébastien Chenu sur RMC — Sébastien Chenu · Pourquijevote