Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 9 novembre 2022 26 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieDéfense

"Ocean Viking", Agnès Pannier-Runacher soupçonnée de conflit d'intérêts, discussions entre Emmanuel Macron et Nicolas Maduro : ce qu'il faut retenir de l'interview d'Olivier Véran

Au micro : Marc Fauvel, Salia BrakiaSource d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 20 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 46 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:39OuverteRéponse partielle

    Est-ce que ce bateau et ses passagers sont les bienvenus en France ?

  • 1:19RelanceRéponse directe

    Quand Giorgia Meloni dit que la France a accepté d'accueillir ce bateau, elle ne dit pas la vérité ?

  • 2:15RelanceRéponse partielle

    Cette réponse d'Olivier Véran est incompréhensible au regard de ce que vous venez de dire ?

  • 3:08OuverteÉludée

    Agnès Pannier-Runacher est-elle fragilisée par cette affaire de conflit d'intérêts ?

  • 3:31RelanceÉludée

    Est-ce qu'elle aurait dû signaler cette situation à la Haute Autorité de façon préventive ?

  • 3:53FerméeRéponse directe

    Sa place au sein du gouvernement est menacée ou pas ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43InvitéFait
    « Ce bateau est actuellement dans les eaux territoriales italiennes. Il y a des règles européennes extrêmement claires et qui ont été d'ailleurs acceptées par les Italiens qui sont de fait le premier bénéficiaire d'un mécanisme de solidarité financière européen. »
  • 0:56InvitéFait
    « Ce bateau a vocation à être accueilli en Italie. L'attitude actuelle du gouvernement italien et notamment les déclarations et le refus de laisser accoster ce bateau à contrario de toutes les règles européennes qui ont été acceptées par l'ensemble des pays de l'Union est inacceptable. »
  • 1:53InvitéFait
    « Ce bateau qu'on appelle un bateau de migrants, c'est un bateau d'humains qui ont été sauvés des eaux. »
  • 2:06InvitéChiffre
    « Il y a, je crois, une cinquantaine d'enfants qui sont à bord de ce bateau. »
  • 3:15InvitéChiffre
    « Trois des enfants de la ministre ont donc bénéficié d'un don d'1,2 million d'euros. »
  • 3:19InvitéFait
    « Sans payer de droits de succession. »
  • 3:26InvitéFait
    « L'association Anticor dit qu'il y a conflit d'intérêts. »
  • 3:38InvitéFait
    « Il n'y avait rien d'illégal et qu'il n'y avait pas lieu d'y voir un conflit d'intérêts. »
  • 4:49InvitéChiffre
    « L'inflation, si elle existe et si elle peut peser sur le pouvoir d'achat des ménages, elle est la plus faible d'Europe en France. »
  • 4:56InvitéChiffre
    « Aux alentours de 6% et les mêmes contenus en légère baisse depuis désormais plusieurs semaines. »
  • 5:15InvitéFait
    « Sur certains produits alimentaires, l'inflation atteint même des taux plus importants. »
  • 6:25InvitéChiffre
    « Pour ceux qui bénéficient du fioul, en fonction des revenus, c'est 100 à 200 euros d'aide supplémentaire par rapport aux aides existantes. »
  • 6:33InvitéChiffre
    « Ce qui a été provisionné, c'est plus de 200 millions d'euros. »
  • 14:28InvitéPromesse
    « Nous interdisons, vous le savez, d'ici une petite dizaine d'années, les véhicules thermiques. »
  • 14:38InvitéPromesse
    « La neutralité carbone d'ici à 2050. »
  • 15:06InvitéPromesse
    « Plus de 50% de réduction de gaz d'émissions carbonées d'ici à la fin de la décennie. »

Temps de parole

  • Invité65 %
  • Présentateur14 %
  • Invité 29 %
  • Invité 39 %

1,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:04
Présentateur

Bonjour Olivier Véran. Bonjour. Le bateau humanitaire Ocean Viking avec 234 migrants sauvés en Méditerranée à son bord approche des côtes françaises après le refus des autorités italiennes de l'accueillir. L'ONG SOS Méditerranée qui l'a affrêté demande à la France de le laisser débarquer. Voici ce que dit sa directrice générale Sophie Beau qui était ce matin l'invité de France Info.

0:24
Invité

Je répète cet appel à la France pour que les autorités maritimes françaises nous assignent un port sûr sans aucun délai. Il n'est absolument pas possible d'attendre plus longtemps aujourd'hui à bord de notre navire sans aucune perspective.

0:39
Présentateur

Est-ce que ce bateau et ses passagers sont les bienvenus en France ?

0:43
Invité

Ce bateau est actuellement dans les eaux territoriales italiennes. Il y a des règles européennes extrêmement claires et qui ont été d'ailleurs acceptées par les Italiens qui sont de fait le premier bénéficiaire d'un mécanisme de solidarité financière européen. Ce bateau a vocation à être accueilli en Italie. L'attitude actuelle du gouvernement italien et notamment les déclarations et le refus de laisser accoster ce bateau à contrario de toutes les règles européennes qui ont été acceptées par l'ensemble des pays de l'Union est inacceptable.

Donc nous souhaitons à l'heure où le bateau est encore dans les eaux territoriales italiennes que l'Italie joue son rôle et respecte ses engagements européens.

1:19
Présentateur

Donc quand Giorgia Meloni, la première ministre italienne, dit comme elle l'a dit hier soir « Merci à la France d'avoir accepté d'accueillir ce bateau », elle ne dit pas la vérité ?

1:27
Invité

Je vous dis que la vérité c'est ce qui est signé par les Etats européens qui engagent également l'Italie, qui perçoivent des fonds pour cela et qui relèvent d'un mécanisme humanitaire, de solidarité européenne. Ça fait partie des mécanismes de base d'ailleurs dans le fonctionnement des 27. Et vous demandez donc à ce bateau de faire à nouveau demi-tour, lui qui est parti vers la France, de retourner vers l'Italie ? Il est actuellement encore une fois dans les eaux territoriales italiennes, donc les mécanismes diplomatiques sont encore en action à l'heure à laquelle je vous parle, donc je ne peux pas aller au-delà de cela.

Juste rappeler que ce bateau qu'on appelle un bateau de migrants, c'est un bateau d'humains qui ont été sauvés des eaux. Certains viennent de très loin, ont traversé plusieurs mers avant d'échouer à traverser la Méditerranée par eux-mêmes. Il y a, je crois, une cinquantaine d'enfants qui sont à bord de ce bateau. Depuis trois semaines. Et en aucun cas, il ne serait question de laisser ces personnes courir le moindre danger. Alors justement, cette réponse Olivier Véran ce matin, elle est incompréhensible au regard de ce que vous venez de dire. Il y a des enfants, il y a une cinquantaine d'enfants sur ce bateau.

Il y a des personnes qui viennent de très loin, notamment du Bangladesh, qui ont passé du temps en mer au risque de leur vie. Et là, la France hésite. La France attend que les Italiens fassent le geste. Non, il n'y a aucune hésitation à ce que la France exige de la part, et demande et attend de la part de son voisin, ami, l'Italie. Mais elle ne veut pas, l'Italie a déjà dit non. Écoutez, il nous reste encore quelques heures de discussion. Et en tout état de cause, nous en sommes encore à cette étape-là. Mais je vous le dis, personne ne laissera ce bateau courir le moindre risque, notamment pour les personnes, à l'évidence, pour les personnes qui sont à bord.

Donc ça veut dire que si ce bateau se présente devant un port français, on ne lui laissera pas là-haut. Ça veut dire qu'on suit la situation minute par minute, heure par heure, notamment le ministre de l'Intérieur. Votre collègue Agnès Pannier-Runacher, sous le feu des critiques, après les révélations du média d'investigation, disclose le père de la ministre, voici les explications de l'affaire, le père de la ministre, ancien dirigeant d'une entreprise pétrolière, a monté une société pour transmettre du patrimoine à ses petits-enfants. Trois des enfants de la ministre ont donc bénéficié d'un don d'1,2 million d'euros. Sans payer de droits de succession.

Et il apparaîtrait aussi qu'une partie de ces fonds ont transité par des paradis fiscaux. L'association Anticor dit qu'il y a conflit d'intérêts. Est-ce qu'Agnès Pannier-Runacher est fragilisée ? La ministre a eu l'occasion d'expliquer la situation hier, des termes clairs dans l'hémicycle. J'y étais, en réponse à des parlementaires qui l'interrogeaient, en expliquant ce qu'elle a dit, qu'il n'y avait rien d'illégal et qu'il n'y avait pas lieu d'y voir un conflit d'intérêts. La Haute Autorité, pour la transparence de la vie publique, a la possibilité de se saisir, si elle le souhaite. Je crois qu'elle l'a fait d'ailleurs, pour vérifier que tout est en conformité.

Je n'ai pas d'autres commentaires à faire. Est-ce qu'elle aurait dû au moins le signaler de façon préventive à la Haute Autorité ? Je n'ai pas d'autres commentaires à faire concernant ces déclarations. Je vous renvoie à la ligne de défense qui est la sienne et qui, je le redis, a eu l'occasion d'être expliquée et applaudie par les parlementaires de la majorité. Sa place au sein du gouvernement est menacée ou pas ? Je n'ai pas lieu de le penser.

4:11
Présentateur

Les Français s'inquiètent pour leur pouvoir d'achat, pour leur porte-monnaie en ce moment, Olivier Véran. L'inflation dépasse les 6% et ce n'est pas fini. Le pire est sans doute à venir. C'est ce que dit Michel-Edouard Leclerc, le patron des magasins du même nom. Il l'a dit hier chez nos confrères de BFM. Écoutez. L'inflation qui se prépare avec les nouvelles négociations autour de Noël, cette inflation, elle est à deux chiffres. Face à ce qui est une vague d'inflation et après celle qu'il y a eu déjà, on va vers un tsunami. Un tsunami d'inflation, dit Michel-Edouard Leclerc.

4:41
Invité

Est-ce que vous voyez la même chose ? Vous rappelez ce que les Français ont parfaitement intégré, que l'inflation, si elle existe et si elle peut peser sur le pouvoir d'achat des ménages, elle est la plus faible d'Europe en France. Aux alentours de 6% et les mêmes contenus en légère baisse depuis désormais plusieurs semaines. Pourquoi ? Parce qu'il y a l'action résolue du gouvernement. Le bouclier tarifaire notamment. Et j'insiste sur le fait que cette nuit, les parlementaires ont adopté, on va y venir j'imagine, de nouvelles mesures pour soutenir le pouvoir d'achat des Français. Donc on continue d'agir pour juguler cette inflation.

5:10
Présentateur

Sur l'alimentaire, l'inflation est déjà à plus de 10% aujourd'hui et c'est pire, nous dit Michel-Edouard Leclerc.

5:15
Invité

C'est vrai ou pas ? Sur certains produits alimentaires, l'inflation atteint même des taux plus importants. Et nous travaillons aussi avec la grande distribution qui a tout son rôle à jouer pour pouvoir rogner sur des parts de marge lorsque c'est possible et faire en sorte que le panier des ménages ne soit pas trop perturbé. Ce que nous ne voulons pas, c'est que les Français soient obligés de renoncer à des achats, notamment dans la période qui va s'ouvrir, qui est une période festive évidemment. Et donc nous continuons de les accompagner. Et nous travaillons aussi pour juguler les mécanismes par lesquels l'inflation est arrivée en Europe et dans le monde. C'est important de le rappeler.

Vous disiez il y a quelques instants, vous parliez du projet de loi rectificatif qui a été voté cette nuit. Il y a le bouclier tarifaire pour l'énergie. Les Français se chauffent au fioul, ils peuvent aussi profiter d'une aide. Et puis il y a ceux qui se chauffent au bois. Et là, il y a une nouveauté. Oui, bien sûr, c'est un amendement du groupe socialiste qui a été soutenu par le gouvernement, voté à la quasi-unanimité, je crois qu'il manquait une voix, je ne sais pas pourquoi, mais en tout cas qui va permettre de développer le même type d'aide pour les Français qui se chauffent au bois et au pelet que les aides existantes pour les Français qui se chauffent notamment au fioul.

Ils vont toucher combien ? C'est un texte majeur, ça va être défini bientôt, mais vous le savez, pour ceux qui bénéficient du fioul, en fonction des revenus, c'est 100 à 200 euros d'aide supplémentaire par rapport aux aides existantes. Ce sera le même montant pour ceux qui se chauffent au bois, que ce soit des bûches ou du pelet ? Ce qui a été provisionné, c'est plus de 200 millions d'euros, doit permettre de faire un geste en tout cas significatif. Ce que je veux vous dire, c'est que ce texte, c'est un complément de budget qui a été adopté. Et je vous en parle pour plusieurs raisons.

Un, parce qu'il est porteur de vrais progrès pour les Français, je pense notamment aux universités françaises qui sont soutenues face à la hausse du coût de l'énergie, je pense à nos armées qui sont soutenues, je pense à nos agriculteurs, je pense à l'ensemble des automobilistes qui bénéficient grâce au texte adopté cette nuit de la prolongation jusqu'au 15 novembre de la ristourne sur le carburant à la pompe. Et je le dis d'autant plus que nous l'avons adopté 149.3, alors que c'est un texte budgétaire. C'était loin d'être évident. Et donc il y a eu un très gros travail que Chaluc a été fait par les ministres, le ministre et les parlementaires de tous bords.

Et on a à la fin des fins une abstention des républicains, une abstention des socialistes. Donc ça veut dire que le travail qui est réalisé au quotidien, à la main tendue à destination des oppositions, la capacité de la majorité à accepter du gouvernement, à accepter des amendements des oppositions, y compris de la France insoumise, y compris des républicains, nous a permis à 3h du matin, de voir un texte adopté, un texte budgétaire, alors que nous n'avons pas la majorité absolue. Y compris du RN, Olivier Véran, si un amendement est bon, vous le reprendrez. Mais en l'occurrence, les RN ont voté contre, donc ils s'expliqueront.

Ils expliqueront aux Français pourquoi est-ce qu'ils ont décidé de voter contre la prolongation de la ristourne, contre l'aide au chauffage au bois et au pelet, contre le chauffage des universités, contre le soutien à nos armées. Ils auront à s'expliquer devant leurs électeurs. Mais je le redis, c'est un texte budgétaire qui n'avait pas vocation à être adopté 149.3 et qui pourtant l'a été grâce au travail qui a été conduit dans le cadre de ces débats.

8:08
Présentateur

Le fil info 8h41 avec Mathilde Roumanion. Et on poursuit avec vous Olivier Véran, porte-parole du gouvernement dans un instant.

8:16
Invité

Refuser de laisser débarquer l'Ocean Viking est contraire à la solidarité européenne et à un comportement inacceptable. Sur France Info, le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, vise l'Italie qui refuse pour l'instant d'accueillir le navire humanitaire bloqué entre les eaux françaises et italiennes avec 234 migrants à son bord. La bataille pour la majorité au Congrès s'annonce serrée aux Etats-Unis. Les premiers résultats des élections de mi-mandat sont dévoilés. Pas de vagues rouges des Républicains pour l'instant, même si l'ex-président Donald Trump parle de chiffres extraordinaires pour son camp. Des allégations fausses et calomnieuses.

Agnès Pannier-Runacher se défend face à des accusations de conflits d'intérêts. La ministre de la Transition énergétique est épinglée sur le patrimoine de ses enfants associés à une entreprise montée par son père, l'ancien dirigeant de la société pétrolière Perenco. Départ de la route du Rhum. Aujourd'hui, 138 marins s'élanceront à 14h15 de Saint-Malo, direction la Guadeloupe, après un faux départ dimanche. Les voiliers les plus rapides de cette course en solitaire devraient traverser l'Atlantique en six jours.

9:25
Présentateur

Toujours avec Olivier Véran, le porte-parole du gouvernement,

9:32
Invité

Clément Beaune, votre collègue ministre des Transports, demande à la SNCF un bouclier tarifaire sur les prix des billets de train. À quoi ça va ressembler ? Il faut savoir que normalement, les billets de train devraient augmenter. Si j'en suis les propos, les déclarations du président, du directeur de la SNCF, ils auraient dû augmenter de 10% et quelques à cause du coût de l'énergie. D'abord, ce qu'on a fait, c'est que le gouvernement a travaillé en lien avec la SNCF pour baisser leur consommation énergétique.

J'ai fait moi-même un déplacement il y a quelques semaines avec le ministre des Transports Clément Beaune pour constater que désormais, les TGV sont équipés de logiciels qui permettent de rouler en consommant moins d'énergie. Ça, c'est une façon vertueuse de voir les choses. Et ensuite, il faut parer à l'urgence. Il est hors de question que les prix des billets de train augmentent de, je ne sais, 8, 9 ou 10% pour les voyageurs. Donc, ce que le gouvernement demande à la SNCF, c'est la mise en place d'un bouclier tarifaire de deux natures.

D'abord, pour ceux qui utilisent beaucoup le train et dont les revenus sont modestes, eh bien qu'il n'y ait pas d'augmentation, donc qu'il n'y ait pas d'inflation du prix du billet de train. Et pour l'ensemble des consommateurs des trains, que les billets de train augmentent dans des proportions moins importantes que l'inflation. C'est-à-dire qu'on va vraiment mettre en place...

10:35
Présentateur

Moins important que les chiffres globaux de l'INSEE qui est à 6%. Donc, ce sera moins de 6% en moyenne.

10:40
Invité

Moins importante que l'inflation, à minima que l'inflation constatée par la SNCF sur ses coûts de transport. Ah, qui est à 10% pour le coup à la SNCF. C'est en cours de discussion. Mais c'est une mesure, encore une fois, importante qui montre, là encore, que partout où il est nécessaire de faire en sorte que les Français n'aient pas à renoncer, à acheter, à circuler, à se déplacer, à travailler, eh bien l'État intervient. C'est une mesure importante, mais c'est moins bien que ce que font les Allemands, eux, qui vont proposer un forfait unique à 49 euros pour pouvoir, un forfait mensuel, pour pouvoir circuler dans le pays, bus, train, métro. Les Allemands vont pouvoir circuler avec 49 euros.

Pourquoi on n'arrive pas à le faire en France ? Pourquoi est-ce que nous sommes le seul pays à avoir mis en place un bouclier tarifaire qui fait que, pendant toute l'année, les prix de l'électricité et du gaz n'ont pas augmenté ? Pourquoi nous sommes le seul pays à avoir fait le choix de mettre un bouclier tarifaire pour limiter à 15% la hausse ? On peut se comparer de pays à pays. Il n'y a pas d'argent magique. On ne va pas activer la planche à billets et on ne va pas transformer la France en Grèce en dépensant des dizaines de milliards d'euros en permanence. On ne peut pas. Donc on fait des choix.

Et ces choix, ils sont de nature à faire en sorte que les plus fragiles soient ultra protégés et que l'ensemble des consommateurs soient protégés dans leur quotidien pour ne pas être freinés dans leurs activités ou dans leurs achats, tout en permettant à la France de tenir sa dette et ses déficits. Sinon, on ne se sortira pas de la spirale de l'inflation. Donc je comprends parfaitement qu'on puisse comparer tel ou tel. Nous faisons des choix budgétaires votés par les parlementaires et que nous assumons pour faire en sorte qu'il n'y ait pas un secteur qui explose et auquel les Français devraient renoncer.

12:04
Présentateur

Vous avez, Olivier Véran, supprimé la taxe d'habitation. Pas vous, mais le gouvernement. Plus personne ne la paiera l'année prochaine. Mais dans le même temps, la taxe foncière augmente et parfois dans des conditions, dans des... Je pense que je ne veux dire pas des conditions, dans des proportions importantes. à Paris, merci de m'aider, à Paris, à Lidalgo, par exemple, va l'augmenter de 52%. Elle dit qu'elle n'a pas le choix car le gouvernement ne l'aide pas aujourd'hui à financer toutes les mesures qu'elle doit mettre en place en tant que maire de la capitale. Que lui répondez-vous ?

12:30
Invité

Que gouverner, c'est choisir. Je ne vais pas commenter les choix municipaux de la maire de Paris. Ce n'est pas mon rôle de le faire. Par contre, je peux rappeler quelques vérités. Un, les dotations aux collectivités, non seulement n'ont pas baissé, mais elles ont plutôt augmenté et ça faisait très longtemps que ça n'était pas arrivé. Je parle de ces dernières années. Deux, nous mettons à chaque fois des mécanismes de compensation à destination des collectivités quand nous supprimons une recette directe ou indirecte de manière à ce qu'elle ne soit pas impactée.

Trois, l'état financier des collectivités dans notre pays est loin d'être aussi catastrophique que celui de Paris puisque généralement, une commune a besoin de 4 ou 5 ans pour se désendetter. Pour Paris, c'est plus de 20 ans. Or, la maire de Paris nous explique que la gestion financière est saine. Pardonnez-moi, mais quand on regarde la dette accumulée par Paris, la responsabilité n'incombe pas à l'État, elle incombe à la municipalité, parisienne. Mais d'accord, mais sur la taxe financière en particulier. Non, mais je dis à Mme Hidalgo, il faut assumer ses choix.

13:23
Présentateur

Elle dit par exemple, j'avais demandé de pouvoir augmenter la surtaxe sur la résidence secondaire à Paris. Le gouvernement a refusé, ce qui est exact. Et donc, on m'a privé d'autres...

13:32
Invité

Vous venez de m'interroger sur le bouclier tarifaire sur la SNCF et sur pourquoi est-ce qu'on ne fait pas différemment, etc. Je voulais assumer en expliquant qu'il faut que nous protégeons l'économie de la France et les économies des Français. La maire de Paris a vocation à préserver l'économie des Parisiens et l'économie de sa ville. Les économies des Parisiens et l'économie de sa ville. Je constate qu'augmenter de plus de 50% la taxe foncière, c'est un coût qui est très dur, qui était sans doute prévisible compte tenu de l'état des finances de la ville de Paris, parce que ce n'est pas nouveau, elle ne découvre pas aujourd'hui que sa ville est très endettée. Et c'est de sa responsabilité.

Donc, vouloir mettre la patate chaude ou le mystérie sur l'épaule de l'État ne parlera à personne parce que ce n'est pas la situation des collectivités en général dans notre pays. Hier, Emmanuel Macron a reçu les industriels les plus pollueurs du pays et leur a demandé de réduire de moitié leur volume d'émissions de gaz à effet de serre d'ici 10 ans. Comment les y contraindre ? D'abord, c'est totalement fondamental. Face à la crise climatique, nous mettons en place des réformes profondes, systémiques. Ce n'est pas du saupoudrage. Nous le faisons dans le champ de la rénovation thermique. Vous le savez, déjà 600 000 logements rénovés cette année. Nous le faisons dans le champ de l'agriculture.

Nous interdisons, vous le savez, d'ici une petite dizaine d'années, les véhicules thermiques. Et nous avons un objectif, la neutralité carbone d'ici à 2050. Il se trouve que 20% de la consommation de l'émission de gaz à effet de serre, c'est l'industrie. Et que la moitié, c'est représenté par 50 secteurs industriels. Le président de la République s'y était engagé. Il a réuni ces acteurs. Il leur a dit, on va faire d'une pierre deux coups. Vous, vous allez mettre le paquet pour réduire et atteindre vous-même la neutralité carbone. Vous allez montrer l'exemple. Il y aura un véritable impact sur le climat mesurable à très court terme.

Plus de 50% de réduction de gaz d'émissions carbonées d'ici à la fin de la décennie. C'est demain. Et la deuxième belle opération, c'est de se dire, vous allez le faire en plus, en exploitant en grande partie des technologies qu'on est en train de financer, de développer, comme l'hydrogène par exemple, des technologies vertes, pour lesquelles nous souhaitons que la France soit le leader européen, voire le leader mondial. Mais comment être sûr, Olivier Véran ? Et pour cela, l'État met de l'argent pour dire, en fait, on finance les moyens qui doivent vous permettre de sortir des émissions carbonées.

15:33
Présentateur

L'État met au total 10 milliards d'euros sur la table. 5 qui étaient déjà prévus, plus 5 ajoutés hier. 5 qui vont suffisamment vite et accélérer. Comment être sûr que les entreprises ne vont pas prendre ces aides et aller délocaliser et polluer à l'étranger,

15:45
Invité

en dehors ? Alors, c'est simple parce que nous avons des outils de mesure, qu'il y a des contrats, des chartes qui sont signées avec les industriels, qu'on est capable de le mesurer, qu'on parle d'argent public. 5 milliards d'euros, ce n'est pas une paille. Et c'est 5 milliards d'euros supplémentaires qu'a annoncé le président de la République si nous voyons que les entreprises, non seulement jouent le jeu, mais qu'elles accélèrent avec des résultats mesurables.

16:03
Présentateur

Donc, si par exemple, ArcelorMittal

16:04
Invité

ferme un fourneau en France et en ouvrant à l'étranger, ils ne toucheront pas les aides ? Non, c'est totalement dans l'intérêt des entreprises françaises de jouer le jeu et de s'impliquer très fortement dans cette stratégie de décarbonation. C'est l'un des grands chantiers, encore une fois, structurants, fondamentaux de la décarbonation. C'est visible, c'est palpable, c'est quelque chose de très profond.

16:23
Présentateur

Olivier Véran, porte-parole du gouvernement avec nous jusqu'à 9h. Le fil à faux à 8h50 avec Mathilde Romagnon.

16:30
Invité

Les premiers résultats des élections de mi-mandat aux Etats-Unis. La bataille pour le Sénat est très serrée pour l'instant. Démocrates et républicains sont à égalité de siège. Du côté de la Chambre des représentants, les républicains ont une légère avance sur les démocrates selon les résultats partiels. L'Ocean Viking a vocation à être accueilli en Italie selon Olivier Véran. Sur France Info, le porte-parole du gouvernement qualifie le refus de laisser débarquer le navire humanitaire d'inacceptable et appelle Rome à respecter ses engagements européens. Le bateau de SOS Méditerranée est bloqué en mer avec 234 migrants à son bord.

Adoption cette nuit à l'Assemblée nationale du budget 2022 le texte comprend de nouvelles mesures anti-inflation comme un chèque énergie pour les plus modestes entre 100 et 200 euros ou encore une aide pour les ménages se chauffant au bois. Fin du suspense. Ce soir, le sélectionneur des Bleus, Didier Deschamps, révélera dans le journal de 20h de TF1 la liste des footballs retenus pour le mondial au Qatar. entre 23 et 26 joueurs seront choisis. Griezmann, Mbappé ou Benzema sont déjà assurés d'en faire partie. France Info

17:44
Présentateur

Le 8.30 France Info Salia Brakia Marc Fauvel

17:49
Invité

Olivier Véran et Emmanuel Macron doivent annoncer cet après-midi la fin de l'opération Barkhane au Sahel. Les troupes étaient présentes depuis une dizaine d'années. 3000 soldats sont encore sur place. Quand rentreront-ils en France ? Le président de la République aura l'occasion de l'annoncer lors de son déplacement à Toulon. Il aura aussi l'occasion d'annoncer le soutien que nous portons à nos armées.

J'ai parlé d'un texte qui renforce le budget de nos armées qui a été adopté cette nuit par le Parlement et viendra bientôt avec le ministre des Armées Sébastien Lecornu le moment d'adopter, d'examiner ce qu'on appelle la loi de programmation militaire qui continue d'augmenter les moyens alloués à nos armées pour qu'elles puissent se moderniser. Vous dites on augmente l'argent alloué à la défense sauf que dans une interview parisienne aujourd'hui en France le général Pierre Devillet dit que l'armée française n'a pas les moyens d'une guerre de haute intensité. Est-ce qu'il a raison ?

On parle du même général qui a démissionné dès l'élection du président Macron et qui a commencé vers de la politique. Je vous dis que nous avons augmenté de plus de 20% les budgets alloués aux armées et que parler de guerre de haute intensité quand on parle d'armée française qui dispose d'une arme de dissuasion nucléaire par ailleurs je ne sais pas trop ce qu'il veut dire par là.

Ce que je sais c'est que nous confortons nos armées nous avons arrêté les baisses depuis 2017 des dotations qui étaient allouées à nos forces armées et nous faisons en sorte de les moderniser et je crois que nous n'avons pas à rougir d'ailleurs de notre capacité d'innovation matérielle militaire et la capacité non seulement de la très grande qualité de la formation des militaires français mais de la capacité des forces armées françaises à former nos alliés.

19:14
Présentateur

Mais vous reconnaissez par exemple que la livraison d'armes à l'Ukraine nous a affaibli militairement. Le fait de livrer par exemple des canons César on en a forcément

19:20
Invité

moins dans nos stocks. Mais attendez quand nous livrons des armes à nos alliés qui aux portes de l'Europe font face à l'invasion d'un envahisseur ne nous affaiblissons pas nous nous renforçons en européen. L'armée française est affaiblée nous nous renforçons en européen. On n'a pas déshabillé nos armées et vous aurez l'occasion encore une fois de débattre de ces questions lors de la loi de programmation militaire pour 2024-2030.

19:41
Présentateur

Olivier Véranjus qui ici Emmanuel Macron avait toujours refusé de reconnaître la victoire de Nicolas Maduro au Venezuela il se trouve qu'en marge de la COP cette semaine il a discuté avec lui pendant une minute une minute trente et il lui a même donné du président Maduro est-ce que la France a changé de position est-ce qu'elle le reconnaît désormais comme président élu du Venezuela ?

19:59
Invité

Je n'ai pas d'annonce à vous faire en matière diplomatique pardonnez-moi pour cela ce que je peux vous dire c'est que la COP par définition c'est un événement mondial qui doit réunir tous les pays du monde autour d'un seul objectif et cet objectif il n'a pas de couleur politique c'est la planète

20:13
Présentateur

Si on donne du président à quelqu'un c'est qu'il est président

20:16
Invité

être capable d'influencer des forces extérieures pour leur dire enfin des nations pour leur dire rejoignez-nous dans nos objectifs pour faire en sorte que la planète survive et qu'on soit capable de réduire les gaz à effet de serre qu'on soit capable de réduire les exploitations minières pardonnez-moi je préfère retenir me semble-t-il le message essentiel de la COP c'est l'appel du président de la République à ce qu'on arrête d'explorer les fonds marins et qu'on arrête de ravager les fonds pour aller agraper des ressources qui sont épuisables voilà me semble-t-il ensuite c'est des questions diplomatiques le pétrole rend poli à ironiser Jean-Luc Mélenchon en voyant ce revirement d'Emmanuel Macron il n'a pas tout à fait tort ?

je pense que Jean-Luc Mélenchon devrait avoir compris depuis un certain temps qu'il aurait tout intérêt à se détacher politiquement de monsieur Maduro je l'invite à s'adresser à ses électeurs Jean-Luc Mélenchon et leur proposer le même programme que celui de monsieur Maduro et de leur parler de l'inflation et de la dévaluation de la monnaie et des conditions dans lesquelles les vénézuéliens vivent depuis un certain nombre d'années

21:18
Présentateur

mais du coup par exemple

21:18
Invité

il est bienvenu en France monsieur Maduro ou pas ? je ne sais pas vous répondre à cette question pardonnez-moi qui relève du quai d'Orsay d'accord c'est vous c'est à la fois de vous répondre sur tout mais d'être aussi capable de vous dire parfois de renvoyer les balles quand je ne suis pas en demeure ou en mesure de vous répondre pardonnez-moi pour ça

21:35
Présentateur

c'est vous en revanche Olivier Véran qui êtes chargé de consulter les groupes politiques sur la question de la fin de vie et de la possibilité de légaliser l'euthanasie en France quelle est non pas la position du gouvernement mais quelle est votre conviction personnelle

21:46
Invité

sur ce sujet ?

vous ne la connaîtrez pas vous ne la connaîtrez pas pour une bonne et simple raison c'est que le président de la république qui est la première ministre ont souhaité qu'il y ait une consultation citoyenne via une convention citoyenne pour laquelle je travaille avec ma collègue Agnès Germain-le-Baudot nous sommes un binôme et que tout ce travail de consultation il nécessite me semble-t-il une mise en surplomb en tout cas un peu en retrait en tout cas en ce qui me concerne de mes convictions personnelles mais vous en avez une de conviction mais vous ne la rendrez pas publique ma conviction c'est qu'il faut le courage de la nuance ça c'est certain que c'est pas un débat politique c'est pas une conquête sociale ou sociétale ça touche à l'intime il faut beaucoup de pudeur

22:21
Présentateur

c'est pas une conquête sociétale

22:23
Invité

non parce que le rapport à la mort n'est jamais une conquête sociétale il s'agit de la manière dont nous considérons la fin de vie de nos concitoyens et de notre capacité à répondre à la demande exprimée par un certain nombre d'entre eux de pouvoir accélérer une fin de vie qui leur serait devenue insupportable je pense que je suis convaincu que la méthode qui a été retenue celle de la consultation citoyenne mais nous mobilisons aussi les parlementaires à travers des groupes d'appui nous mobilisons aussi les professionnels c'est indispensable c'est la bonne méthode forcément les conclusions de la convention citoyenne mais il n'y a pas de suivre forcément nous demandons à la convention elle-même de se déterminer en mettant au jour un certain nombre de controverses c'est à dire est-ce qu'il y a des situations qui peuvent justifier que nous puissions accélérer on puisse accélérer une fin de vie devenue insupportable et dans quelles conditions

23:08
Présentateur

il y aura un filtre après cette convention Emmanuel Macron tranchera en conscience

23:11
Invité

les français sont interrogés en référendum comment ça va se passer à l'issue de cette convention citoyenne à l'issue aussi des consultations des professionnels de santé des soins palliatifs des cancérologues des académies de l'ordre des médecins à l'issue aussi de la consultation des forces politiques de notre pays ici donc au printemps vers la fin du mois de mars et bien fort enrichi de toute cette réflexion collective et bien le président de la république et la première ministre auront à déterminer les voies et moyens par lesquels nous modifierons le cas échéant la loi le référendum est toujours d'actualité sur la table en tout cas en fait nous demandons à la convention citoyenne de nous proposer aussi les voies et moyens pour faire en sorte qu'on crée du consensus autour de cette question qui touche à l'intime encore une fois et qui vous avez raison de m'interroger et merci pour ça parce qu'elle est fondamentale et on ne fait pas une campagne sur le terrain ou un marché sans qu'on nous parle de cette question là parce qu'il y a une attente très forte et il y a un enjeu d'appropriation démocratique de cet enjeu de la fin de vie une proposition de loi de la NUPES dans les rangs de la majorité le texte proposé par le député insoumis Aymeric Caron vise à interdire la corrida si vous étiez encore député est-ce que vous voteriez pour ?

je ne fais pas de politique fiction je ne suis pas député je suis en l'occurrence heureux de ne pas l'être et donc il y aura un débat au parlement vraisemblablement et le gouvernement donnera sa position à ce moment là

24:19
Présentateur

il y aura une consigne de vote donnée à la majorité ? probablement il n'y aura pas une liberté de chacun en fonction des territoires notamment certains députés du sud-ouest ou du sud peuvent considérer

24:31
Invité

on est avant tout député de la nation député de la république tout débat est bon à avoir tout débat est bon en ligne dans la majorité sur la corrida tout débat est puissamment légitime et je comprends que ce débat ait lieu je dis juste que nous sommes dans un moment particulier où nous faisons face à l'inflation à une guerre aux portes de l'Europe où nous sortons de mesures contraignantes avec le covid pendant plus de deux ans et demi je crois qu'il y a une aspiration à de la liberté et donc il faut aussi tenir compte de ces paramètres quelles que soient nos convictions personnelles en la matière

24:56
Présentateur

merci beaucoup Olivier Véran je rappelle ce que vous nous avez dit tout à l'heure en préambule de cet entretien au sujet du bateau l'océan viking qui fait route en ce moment de l'Italie vers la France l'Italie doit jouer son rôle et respecter ses engagements européens à accueillir les migrants c'est ce que vous nous avez dit avant d'ajouter également que personne je vous cite toujours ne laissera ce bateau courir le moindre risque on parle d'un européen bien sûr j'en déduis donc pardon de vous reposer la question elle est importante si le bateau arrive demain en Corse ou à Marseille les migrants descendent

25:26
Invité

je vous redis qu'on ne fait pas encore moins avec ce sujet là de la politique fiction que le bateau est dans les eaux territoriales italiennes il est en route vers la France c'est ce que nous a confirmé l'Italie a vocation à respecter ses engagements européens et accueillir ces personnes

25:38
Présentateur

merci beaucoup Olivier Véran très bonne journée à vous

25:40
Locuteur

merci à vous

"Ocean Viking", Agnès Pannier-Runacher soupçonnée de conflit d'intérêts, discussions entre Emmanuel Macron et Nicolas Maduro : ce qu'il faut retenir de l'interview d'Olivier Véran · Pourquijevote