Kit de survie pour des fêtes en Macrono-Lepénie !
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bon, c'est parti pour une vidéo pédago. C'est les fêtes, là, et ça veut dire qu'au fait, c'est un moment politique. Pourquoi ? Parce que si on se retrouve avec les cousins, les cousines, les tatas, les tontons, peut-être que ça va dégoiser sur les assistés, sur les immigrés, sur les réfugiés, les patatiers, patata. Même si Darmanin, il veut nous faire croire que c'est ça, c'est pas ça. Même si Macron veut nous faire croire que c'est ça, c'est pas ça. Quelle est la vache au milieu du couloir ? Quel est l'éléphant dans la cuisine et qu'on ne veut pas voir ? Eh bien, c'est le gavage en haut et c'est le rationnement en bas.
On va vous donner de quoi vous raccrocher, non pas aux branches, mais à ce tronc, à ce baobab, à ce séquoia géant qu'il ne faudrait pas voir. Et on va vous démontrer avec des graphiques ce gavage en haut et ce rationnement en bas. On passe vite fait sur le rationnement en bas, juste un graphique pour démarrer. En pointillé, en orange, vous avez quoi ? Vous avez l'augmentation en valeur des produits agroalimentaires. Donc ça veut dire que là, ça augmente. Pourquoi ? Parce que les prix, ils augmentent. Mais en vérité, on voit qu'en volume, ça baisse d'au moins 10% sur les deux dernières années. C'est énorme.
Et c'est là-dedans qu'on retrouve les 42% de Français qui ont réduit leur portion, qui ont réduit leur quantité. Et on monte à 48% chez les familles avec enfants. C'est-à-dire que c'est d'autant plus quand il y a des enfants qu'on se rationne, qu'on se rationne très concrètement aujourd'hui dans les familles, avec une décroissance de la consommation de produits agroalimentaires. On reviendra à la fin sur ce rationnement en bas, sur la santé, sur l'alimentation, aussi sur les vacances. Mais d'abord, le gros morceau, le gavage en haut. Là, vous avez les dividendes déclarés à l'impôt sur le revenu.
Alors déjà, on vous expliquera ensuite, mais il y a un paquet de dividendes qui ne sont pas déclarés, qui ne sont pas imposés. Mais rien que si on prend cette base-là, qu'est-ce qu'on constate ? Depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron en 2017, on est passé aux alentours de 15 milliards d'euros à au-delà de 35 milliards d'euros. Ça a été plus que multiplié par 2. C'était multiplié par 2,5 à peu près depuis l'arrivée de Macron. Et vous avez ça quand vous lisez les échos. Je les cite, ils sont presque surpris eux-mêmes. Les dividendes atteignent de nouveaux records. Il n'y a pas de point d'exclamation au bout, mais on sent qu'ils auraient envie d'en mettre 3, tu vois.
L'année 2022 avait déjà été marquée par une augmentation historique. La France enregistre la plus forte hausse de la rémunération des actionnaires. Un millésime historique, un chiffre record en hausse de 5% sur un an. Ça, c'est au niveau mondial. Mais en France, on fait mieux. Coco Rico. La hausse de la rémunération des actionnaires est encore plus marquée en France avec 13,3%. En Europe, elle abondit de près de 10%. Donc tu vois, la France fait mieux que le monde. Elle fait mieux que l'Europe. On fait mieux que tout le monde grâce à BNP Paribas, Sanofi, AXA, LVMH, Engie, et ainsi de suite. Et pourtant, on nous dit les échos, toujours.
L'année 2022 avait déjà été marquée par des dividendes jamais atteints jusque-là. C'est-à-dire que 2022, ça a battu un record. Mais là, en 2023, on va battre le record des records. On peut en être super fier quand même. Et là, une bière, tu vois, des échos, c'était quoi ? La bourse à nouveau au sommet. On dit explosion des dividendes. Mais activons les dividendes. Parce qu'après tout, si ça va à l'ouvrier, si ça va à l'employé, si ça va à la caissière, si ça va à la secrétaire, pourquoi pas faire exploser les dividendes ? Et c'est là que tu as le mythe, la rumeur du petit actionnaire, de l'actionnariat salarié, voire même de la démocratisation de la bourse. La réalité, elle est stupéfiante.
1% des foyers français concentrent 96% des dividendes. T'imagines, 1%, c'est presque rien, et il rafle presque la totalité 96%. À l'intérieur de ces 1%, tu as encore plus de concentration. Parce que 0,1% des foyers français, ça veut dire 40 000 foyers, 0,1% rafle 67% des dividendes. Et 0,01%, donc là c'est sur 3 700 foyers, rafle 1 tiers, 33% des dividendes. Je ne sais pas si tu imagines ce que ça signifie comme hyperconcentration de ces dividendes-là. Je rappelle 1% des foyers français, 96% des dividendes. Mais le pire, c'est que ça augmente encore. Sous Macron, ça s'est hyperconcentré.
Non seulement les dividendes ont augmenté, mais la concentration des dividendes au sommet du sommet, c'est encore accrue. Les 0,01% à l'arrivée de Macron en 2017, ils avaient 20% des dividendes. Et maintenant, c'est 0,01%, donc c'est-à-dire les 3 700 familles, les plus riches du pays, maintenant ont 33% des dividendes. Non seulement les dividendes ont augmenté, mais en plus, ils sont encore plus concentrés sur le sommet. Publicité habituelle pour Challenge, à la création du classement en 1996, donc tu vois, il y a 25 ans à peu près, les 500 fortunes du classement de Challenge pesaient 6% du PIB. À l'arrivée de Macron au pouvoir, on était à 20% du PIB.
Après la crise Covid, on était à 43% du PIB. Honnêtement, je me disais, c'est un effet de loupe parce qu'il y a eu une baisse du PIB, donc ça fait qu'en proportion, les 500 fortunes pèsent plus gros. Mais non, parce que la réalité aujourd'hui, nous dit Challenge, c'est que ces grandes fortunes pèsent 45% du PIB. Challenge nous dit du jamais vu. Ce gavage en haut, ce gavage des 500 familles, c'est aujourd'hui du jamais vu. Et tout ça, pendant qu'on nous parle de la crise, qu'on nous a parlé de la crise Covid, j'avais dit à ce moment-là que l'augmentation de la fortune des milliardaires, c'était plus 55%.
J'avais eu le droit à un fact-checking de France Info qui m'a dit, non, c'est pas plus 55%, c'est plus 68% pendant la crise Covid. Et les secteurs qui, à l'époque, s'étaient gavés, c'était les plateformes Amazon et compagnie, les assurances parce qu'il y avait moins d'accidents, Big Pharma, même quand ils ne trouvaient pas de vaccins comme Sanofi, et c'était les grandes surfaces parce que les petits commerces étaient fermés. Voilà les profiteurs de crise qui n'ont jamais eu à payer sur leurs bénéfices. Surgit une deuxième crise, la guerre en Ukraine, et on nous parle de crise, crise, crise, crise de l'inflation, crise des matières premières, bon.
Avec, vous le voyez sur ce graphique, des secteurs qui se gavent. L'énergie, le gaz, le pétrole, total, c'est la courbe en noir, avec un taux de marge de 70% quand même. En jaune, on le voit, le transport, c'est CMA, CGM, pour les portes-containers, dont le taux de marge passe de 25% à 40%. Et vous avez l'industrie agroalimentaire, qui, c'est la courbe en bleu, qui, elle, bondit au-dessus de 45%. Il faut voir que 75% des entreprises du pays ont un taux de marge qui a baissé. Le taux de marge de ces trois secteurs-là, il est tellement exponentiel que ça fait monter le taux de marge général. Mais il faut voir que le taux de marge général des entreprises du pays a baissé.
Ce qui veut dire que cette déformation au profit de l'énergie, au profit du transport, au profit de l'industrie agroalimentaire, pose un problème au travail, aux travailleurs, on va le voir plus tard, mais ça pose un problème au sein du capital lui-même, puisque ça bouffe, finalement, les profits sur les dos des autres secteurs, la construction, et ainsi de suite. Ce graphique, c'est marqué, on le doit à Elucide, je le dis, parce que c'est des camarades qui font un super boulot statistique de mise en scène, mise en lumière d'un certain nombre de données.
Ils se gavent, ce sont des goinfes, c'est une orgie, c'est un banquet gigantesque, mondial, ce qu'on vient de décrire avec ces dividendes tous azimuts. Mais le pire encore, c'est qu'ils ne payent pas d'impôts, c'est qu'ils mêlent moins d'impôts que toi. Ce graphique, c'est la part de nos revenus qui est donnée en taxes, en impôts, en cotisations, en TVA, tout compris. C'est le taux de prélèvement. Ce qu'on voit, c'est que chez les pauvres, on a un taux de prélèvement qui est aux alentours de 40%. Ils s'élèvent dans la France moyenne ou dans les classes un petit peu aisées, un peu en dessous de 50%. Mais chez les très riches, ils plongent sous les 35%.
En vérité, on va atterrir à 25-20% pour les plus riches, les plus riches, les plus riches. Pourquoi les hyper-riches, pourquoi les méga-riches payent moins d'impôts que le français pauvre ou que le français moyen ? D'abord, il y a le poids de la TVA, qui est le plus gros impôt du pays. C'est un impôt indirect, mais on va acheter sa baguette de pain, on paye de la TVA. On va acheter un shampoing, on paye de la TVA. On achète une table, on paye de la TVA. C'est à peu près 10% des revenus des modestes qui passent en TVA. Chez les plus riches, on passe à 6%.
Et chez les plus riches, les plus riches, ça devient quasiment rien tant ils épargnent énormément comparé à ce qu'ils consomment réellement. Donc première cause, cet impôt injuste qu'est la TVA. Deuxième cause, c'est les réformes Macron, suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune, qui coûtent 4,5 milliards d'euros, qui vont quasiment intégralement aux 1% les plus riches. Maintenant, on va dire la vérité. C'est que c'était les millionnaires qui payaient l'impôt de solidarité sur la fortune, et pas trop les milliardaires. C'est ce qui nous était dit dans l'hémicycle quand Gérald Darmanin veut nous expliquer pourquoi il supprimait l'ISM.
Il disait, ben voilà, parce que ça touche pas les milliardaires et que ça touche les millionnaires. Je répliquais, mais faites donc un véritable impôt de solidarité sur la fortune qui touche plus les milliardaires. Mais non, ils ont décidé de supprimer ça, pour tout le monde, sur les revenus mobiliers. Les revenus mobiliers, ça veut dire pas les immeubles, ça veut dire pas les résidences. Là-dessus, il y a encore un impôt de solidarité sur la fortune qui s'appelle l'IFI, mais on l'a supprimé pour les actions, on l'a supprimé pour les assurances-vie.
Autre réforme Macron injuste, c'est l'instauration de la flag taxe ou du prélèvement forfaitaire unique, qui fait que c'est 20% sur les dividendes qui sont à payer, alors qu'auparavant, ça pouvait monter bien au-delà, comme ça le serait pour l'impôt sur le revenu, finalement. Quand on a des gros revenus, on paye plus que 20%. Ben là, c'était 20% et c'est tout. Maintenant, troisième cause, ce sont les holdings financières, qui en vérité ne payent même pas ces 20% du prélèvement forfaitaire unique. Il faut comprendre cette injustice à l'intérieur du monde des actionnaires.
Tu as l'actionnaire normal, le petit actionnaire ou le moyen actionnaire, qui lui va avoir à payer ce PFU, ce prélèvement forfaitaire unique à hauteur de 20%, chaque on lui prend ça. Si t'es un peu plus malin que ça, si t'as plus à placer, tu fais une holding financière, tu fais une société écran, voire une deuxième société écran, et c'est parfaitement légal, et ils font tout ça là-dedans, tu vois ? Là-dedans, dans les 500, ça m'étonnerait qu'il y en ait un qui ait oublié de faire sa holding financière. Et à partir de ce moment-là, tu n'as plus 20% à payer. Tu vas t'en sortir au pire avec 2% à payer.
Ça, c'est l'Institut des politiques publiques qui explique cette chute de l'impôt chez les hyper-riches, qui dit, « Au fur et à mesure que l'on s'élève dans la distribution des revenus, les foyers fiscaux reçoivent de plus en plus de revenus par le biais des bénéfices des sociétés qu'ils détiennent. » Ce sont donc des holdings financières qui ne sont pas taxés, qui ne sont pas soumises à ce prélèvement forfaitaire unique. Qu'est-ce que ça donne tout ça ? Qu'est-ce que ça donne qu'il y ait de plus en plus d'hyper-riches qui soient de plus en plus hyper-riches et qui pourtant payent de moins en moins d'impôts et moins que le français moyen ?
Ça donne un grand sentiment d'injustice, d'injustice fiscale. La fondation Jean Jaurès vient de faire un sondage qui est intéressant, qui dit quoi ? Qui dit que 64% des Français sont d'accord pour dire que ce que je paye, moi, en impôts et en taxes, c'est indispensable pour avoir des services publics et un système social de qualité. Donc tu as les deux tiers des Français qui disent « On est d'accord, ce qu'on paye, c'est normal. » La même proportion, puisque c'est 65%, dit « Le système fiscal est injuste.
» Et ils ont raison dans les deux cas, de dire qu'il faut qu'on paye, qu'on paye tous pour avoir des écoles, pour avoir des hôpitaux, mais aussi pour pouvoir assurer la transition écologique face à cet énorme défi qui est le choc climatique en cours. Ils ont raison aussi de penser que ce n'est pas juste, que comme le disaient les Gilets jaunes sur les ronds-points, il faut que les petits payent petits et que les gros payent gros. Et que là, les gros, ils ne payent pas. Les gros, ils échappent à l'impôt. Et que ça, ce n'est vraiment pas juste. Tu sais, ça me rappelle une expérience qui paraît-il est classique en sciences politiques. On met des gens autour d'une table, un genre de poker.
On leur donne à chacun 100 euros. Et on leur dit ce que vous allez mettre au milieu, on va en faire la moyenne entre vous tous. Et ça sera doublé pour chacun. Au début, les gens, ils disent, bon, si c'est comme ça, alors sur mes 100, je vais mettre 50. Ils mettent 50, tout le monde met 50, plus ou moins, et on leur redonne 100. À partir d'un moment, il y a des petits malins qui disent, finalement, si moi, je ne mets que 10, les autres, ils vont continuer à mettre 50. Donc, grosso modo, je vais ramasser 80, 90, ça sera très bien comme ça. Mais les autres, ils s'en rendent compte qu'il y a des passagers clandestins qui essayent de filouter comme ça. Et donc, chacun se met à diminuer.
Et en plus, à avoir du ressentiment, à être en rage, à regarder son voisin, à ne pas aimer ça. Il faut qu'il y ait quelqu'un qui arrive de l'extérieur, qui rétablisse la règle, qui punisse les filous, et qui dise, voilà, on remet tout le monde à égalité pour qu'à nouveau, le degré de confiance dans ce qui se passe sur la table de jeu soit retrouvé. On en est à ce point-là, à du ressentiment de la rage, parce que les uns échappent à l'impôt. Et donc, il y a besoin d'une remise en ordre. En quoi consisterait cette remise en ordre du système fiscal ?
Tout simplement, la Déclaration des Droits de l'Homme de 1789, qui a d'ailleurs encore valeur constitutionnelle, dit « La charge de l'impôt doit être également répartie entre tous les citoyens en raison de leur faculté ». Mais on peut même laisser tomber en raison de leur faculté, que ce soit en proportion de leur revenu. Et donc, simplement proposer que les milliardaires, ils payent au moins le même taux d'impôt que le français moyen. Tu vois, c'est même pas l'impôt progressif. On est supposé être dans une imposition progressive. Donc, plus on touche, plus en proportion on paye. Mais là, ça serait même pas ça. On serait juste dans un impôt qui serait plus régressif.
Parce qu'aujourd'hui, cette chute qu'on voit sur le graphique de tout à l'heure, c'est un système immensément régressif. Si les milliardaires étaient simplement taxés comme le français moyen, ça ferait 30 milliards d'euros en plus par an. J'ai parlé tout à l'heure des holdings financiers. Tu mets simplement en place la taxation des holdings financiers, c'est 20 milliards d'euros. Rien que ça, sur les 30 milliards d'euros qu'on doit les récupérer chez les milliardaires minimum, t'en récupères 20 par la taxation des holdings financiers.
Alors, mais ils vont tous partir, c'est pas possible, c'est l'Union soviétique, c'est la Corée du Nord, c'est le Venezuela, je sais pas qu'est-ce qu'ils vont encore trouver. Non, ce sont les États-Unis, mon bon ami, qui taxent les holdings financiers. Et d'ailleurs, l'Institut des politiques publiques que je citais tout à l'heure nous dit « Depuis 1934, les holdings dont les revenus sont principalement constitués de revenus financiers aux États-Unis et qui sont contrôlés par un petit nombre de personnes physiques sont soumis à une taxe spécifique sur les revenus non distribués dont le taux de 20% a une vitesse dissuasive autant que budgétaire.
» Puisque ces 20%, ils sont payés, ça sert à rien de faire des holdings financiers puisqu'ils vont être taxés comme s'ils faisaient pas de holdings. Mais nous, en France, on a ce double système qui est injuste pour les petits actionnaires. On est là pour défendre les petits, même chez les actionnaires, tu vois, et qui fait que si tu crées ta holding financière, t'es tranquille, t'as plus à payer ça. Donc on a un capital qui se gave de dividendes, qui refuse de payer des impôts. Mais si c'était tout le monde qui était à l'aise, qui mangeait à sa faim, qui se soignait comme il faut, qui avait un avenir radieux, qui se ouvrait devant nous, bon, après tout, il ferait ce qu'il voudrait là-haut.
Mais c'est pas ça. Aujourd'hui, pendant qu'il se gave là-haut, on demande aux gens en bas de se rationner. Ce graphique m'a vraiment alerté. C'est l'évolution du salaire horaire corrigé par l'IPCH, l'indice des prix de la consommation harmonisée. Bref, c'est l'inflation. On voit que depuis le premier trimestre de 2021, on est bien dans le négatif. Et encore aujourd'hui, en 2023, tout est en dessous. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que tous les trimestres, il y a du pouvoir d'achat qui est perdu par les salariés. Que sur la dernière année, on est à moins 2%. Qu'on est à moins 3% sur la France du milieu. Pourquoi ?
Parce que la France de tout en bas, il y a le SMIC, au moins, qui lui sert de socle. Et la France d'en haut, elle peut toujours le négocier en individuel, selon ses compétences, avec son patron. Donc, moins 3% pour la France du milieu, moins 5% au moins depuis deux ans. Mais ce qu'on voit sur le graphique, c'est plus discret. Mais si tu regardes, c'est que dès fin 2017, début 2018, on est déjà en négatif. Discrètement, mais on y est déjà. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que dès que Macron est arrivé, il a mené des réformes qui ont contribué à faire baisser le coût du travail, à faire baisser le coût du travail réel.
L'inflation, au fond, est une occasion pour faire baisser le coût du travail énormément, quand même, moins 5% en deux ans, discrètement, derrière le voile de c'est pas de ma faute, c'est les prix qui montent, j'y peux rien. Avec, du coup, une smicardisation quand même du pays, puisque à l'arrivée de Macron, t'avais un salarié sur 10 qui était au SMIC, maintenant, t'en as un sur 6. Ça veut dire une augmentation de 60% du nombre de salariés au SMIC. Voilà l'effet Macron. Du coup, les gens se serrent la ceinture d'un cran, deux crans, trois crans, quatre crans, cinq crans, cinq pour cent. C'est la baisse de volume de nourriture achetée, j'en ai parlé.
C'est des Français qui mangent moins à leur faim et je pourrais te raconter des histoires avec ça de chez moi, mais il y a un papier rendu par Jérôme Fourquet pour la Fondation Jean Jaurès sur ce qu'il appelle la vie au rabais, qui est une expression que j'aime pas trop, j'irais plutôt la vie rabaissée, mais j'espère que même dans cette vie rabaissée, les gens trouvent des moments de bonheur. Je sais qu'il y a des efforts qui sont faits, par exemple, pour qu'on ne nous prive pas ses enfants de quelque chose au pied du sapin à Noël, quitte à mettre de côté pendant des semaines ou des mois à l'avance.
Il montre que 42% des Français ont réduit leur quantité sur les repas, il montre que 24% ont supprimé certains repas, le petit déjeuner, le déjeuner, le dîner. Il montre que les hypermarchés, supermarchés, il y a un souci, que ça se déplace vers le Hard Discount, que même dans le Hard Discount, les dévaporisés n'y vont plus. Ils se sont rabattus sur les associations caritatives et avec ce phénomène noté, Carrefour déploie l'enseigne à Takadao. J'ai regardé, en brésilien, ça veut dire de gros, en portugais, parce que ça vient du Brésil, c'est une enseigne que Carrefour avait là-bas au Brésil d'Ultra Discount et qu'ils ont décidé d'importer en France.
Notamment là, ils vont le faire à Aulnay-sous-Bois avec un plan de licenciement de 96 personnes à la clé. Ça signifie, quand on fait venir ça en France depuis le Brésil, qu'on est dans un temps de carre mondialisation. On importe des pratiques des pays qui étaient du tiers-monde. Alors certes, c'est un pays émergent, c'est un brique et ainsi de suite, mais enfin quand même, pour les classes populaires françaises. Mais même les formes d'emploi. Quand je regarde la forme d'emploi que Macron a hyper développée si on compare avec les autres pays européens, c'est la forme d'auto-entrepreneuriat. 2,4 millions de création d'auto-entreprise en 5 ans de Macron.
Et on est le deuxième pays européen à en avoir créé le plus après la Hongrie. Est-ce que c'est seulement bon signe parce que les gens ont envie d'entreprendre, que voilà, il y a un souffle dans l'entreprise sur le pays ou est-ce que c'est un signe au contraire cette indépendance d'une sortie du salariat qui est en vérité une autre forme de carre mondialisation ? En partie, tu prends un autre thème. Tu sais, on avait travaillé là-dessus l'année dernière avec des collègues de tous les groupes parlementaires de gauche, les vacances. Regarde là le graphique sur les vacances. Il dit quoi ? Il dit, d'un côté, ceux qui partent moins souvent ou jamais en vacances sont maintenant 42%.
Ça a grimpé de 11% en 10 ans. Tandis que de l'autre côté, évidemment, c'est symétrique, ceux qui partent tous les ans en vacances, ça a baissé de 11%. On n'est plus qu'à un Français sur carte qui part tous les ans en vacances.
Alors évidemment, tout ça dépend des classes, mais ce que note Jérôme Fourquet quand il dit « Au regard du poids des vacances d'été dans notre imaginaire collectif, qu'on pense aux publicités pour les crèmes solaires et les tenues de bain, aux campagnes promotionnelles des différentes destinations, à la météo des plages ou aux sempiternels reportages sur la grande transhumance et ses inévitables bouchons au moment du grand chassé-croisé entre juillettistes et haussiens, on mesure le sentiment de marginalité qu'éprouve et de plus en plus les défavorisés et les catégories modestes qui sont de moins en moins nombreux à pouvoir communier dans le grand pèlerinage annuel de notre société de loisirs.
Là se pose un grand souci social évidemment, mais en vérité un grand souci démocratique, un grand souci politique quand on a cette classe moyenne, cette classe moyenne inférieure qui se sent en décrochage, en décrochage sur l'alimentation, mais en décrochage aussi sur quelque chose qu'on doit partager en particulier quand on a des enfants qui est ce temps de vacances. Donc que dire à l'oncle, à la tata devant la dinde de Noël ? Tout ça ! Alors vous n'aurez pas les graphiques en appui, mais de dire simplement que la France est un pays riche, le gâteau chez nous il est immense. La question elle n'est pas de est-ce qu'on doit faire grossir le gâteau ? Elle est du partage du gâteau.
La question elle n'est pas des miettes que prenneraient des assistés, que prendraient des réfugiés, que prendraient des immigrés. La question elle est de la masse énorme des parts gigantesques que prennent les riches en haut. Et en plus, ce sont des riches, c'est montré, y compris dans les échos toujours, qui le font, obtiennent ces parts du gâteau de moins en moins par leur propre travail, de moins en moins par leur génie, mais de plus en plus par l'héritage. Il s'agit de rétablir de la justice, il s'agit de baisser les plafonds, baisser les plafonds des hyper riches, parce qu'en plus, non seulement, ils se gavent comme ça, mais en plus, leur gavage produit quoi ?
Produit une hyper pollution. Et puis, il s'agit de remonter les planchers. Il s'agit qu'au minimum, partir en vacances à la mer près de chez soi et pas forcément à Rio, ça puisse être accessible à tout le monde. Et enfin, il s'agit d'égager des milliards, des dizaines de milliards. Pourquoi ? Pour opérer la transition écologique dont on a besoin, sur les logements, sur les déplacements, pour réinstaller du rail, pour avoir un étonnier de réparation par quartier et par canton. Il faut qu'on ne nous dise pas « Je crois que ça ne va pas être possible. De l'argent, il n'y en a pas. Les caisses sont vides. Et patati et patata. Vous voulez nous ruiner ? » C'est eux qui nous ruinent.
Il faut comprendre que le taux d'endettement de la France, c'est de leur faute. Qui a le plus endetté le pays ? Dernier graphique, toujours de nos camarades délucides, qui montrent quoi ? Qui endettent le pays le plus ? Les gouvernements de droite. Sarkozy, Macron. Pourquoi ? Parce qu'ils dépensent, d'une part, pour rien, mais surtout parce qu'ils refusent d'aller chercher l'argent là où ils se trouvent. Et en baissant les impôts sur les plus riches, en leur permettant d'échapper à l'impôt, il est évident qu'on creuse comme ça le déficit. Il s'agit que le mot « égalité » qui est au cœur de notre triptyque républicain « liberté, égalité, fraternité » ne soit pas qu'un mot.
Il s'agit de tout faire pour que les Français, tous les habitants de notre pays, puissent vivre de leur travail. Bien en vivre et pas en survivre. Et bien le vivre aussi. Est-ce que c'est mes voeux pour la nouvelle année ? Ça va être dans la foulée. Mes voeux à vous pour la nouvelle année. Et sur tout ça, pour arracher votre cuisse ou votre part d'elle de la dinde de Noël, il ne faut pas lâcher. Il faut y aller avec combativité face au tonton, au tata qui viendrait vous chercher sur les assistés ou sur les immigrés. Et à part ça, profitez bien du bonheur dans tout ça avec vos parents, vos gamins, vos cousins et le tonton et la tata.