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ChroniqueFrance Inter (sur YouTube)· 6 mai 2025 3 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & international

Le RN, avec Le Pen ou Bardella, grand favori de la présidentielle de 2027 - L'édito politique de Pat

Au micro : Patrick CohenSource d'origine 1 locuteur

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    « un solide sondage IFOP mené le mois dernier auprès d'un très vaste échantillon, près de 10 000 Français »
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    « est-ce que vous entendez beaucoup parler d'Edouard Philippe ces temps-ci ? »
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    « il est le challenger le plus sérieux du RN, le seul à pouvoir lui faire échec avec 22 à 26% au premier tour et 48 à 52 au second »
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    « la compétition interne à LR qui expose Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez matin, midi et soir ne leur offre que des scores à un chiffre, 8 ou 9 pour le Vendéen, 3 pour le Pono »
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    « seul Raphaël Glucksmann parvient à s'imposer aux côtés de Jean-Luc Mélenchon »
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    « L'eurodéputé Fréjeux égale avec le chef insoumis, même en présence d'autres candidatures de gauche »
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    « Roussel, Tondelier, Ruffin, tous en dessous des 2%, des 5% pardon »
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    « Et en cas de candidature commune portée par Glucksmann, avantage à celui-ci, 15% contre 13 à Mélenchon »
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    « Le RN domine dans toutes les catégories d'électeurs, dans la France qui travaille, 36% chez les actifs et désormais chez les retraités, 29% »
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    « Et zéro déperdition si c'est Bardella qui remplace Le Pen »
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    « Le moins expérimenté est légèrement plus performant »
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    « Le sondage a été commandé par Hexagone, un think-tank financé par le milliardaire conservateur Pierre-Edouard Sterrin »
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    « dont le bras droit François Durvie est l'un des principaux conseillers économiques du RN »
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    « Bardella était le seul à porter ses couleurs. Le Pen avait disparu »
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    « c'est une interférence politique. Le but de ces gens soi-disant là pour nous aider, ce terrain en l'occurrence, c'est de poignarder Le Pen, puis d'affaiblir Bardella pour propulser Retaillot »

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Édito politique, Patrick Cohen, vous nous parlez, Patrick, encore d'un sondage présidentiel ? Ah oui, mais c'est une enquête aussi intéressante, côté sale que côté cuisine, comme on dit à Top Chef. Dans l'assiette, c'est roboratif, en cuisine, c'est rocambolesque. Au menu donc, un solide sondage IFOP mené le mois dernier auprès d'un très vaste échantillon, près de 10 000 Français, qui confirme la position de favori du Rassemblement National et même de grand favori pour 2027, ce qui n'est pas rien, quel que soit le candidat, et qui montre une opinion en partie désynchronisée du bruit médiatique qui nous assourdit ou nous aveugle.

Par exemple, est-ce que vous entendez beaucoup parler d'Edouard Philippe ces temps-ci ? Pas vraiment, non. Malgré cela, il est le challenger le plus sérieux du RN, le seul à pouvoir lui faire échec avec 22 à 26% au premier tour et 48 à 52 au second, silence gagnant, l'autre ex-premier ministre, Gabriel Attal, est pour l'instant loin derrière. En revanche, la compétition interne à LR qui expose Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez matin, midi et soir ne leur offre que des scores à un chiffre, 8 ou 9 pour le Vendéen, 3 pour le Pono. Ce sondage devrait dégonfler des ambitions et refroidir des têtes. Et à gauche ?

Là aussi, le paysage s'éclaircit, seul Raphaël Glucksmann parvient à s'imposer aux côtés de Jean-Luc Mélenchon. L'eurodéputé Fréjeux égale avec le chef insoumis, même en présence d'autres candidatures de gauche. Roussel, Tondelier, Ruffin, tous en dessous des 2%, des 5% pardon. Et en cas de candidature commune portée par Glucksmann, avantage à celui-ci, 15% contre 13 à Mélenchon. Mais ce serait insuffisant pour accéder au second tour. Et c'est donc l'ERN, le Rassemblement National, qui continue de s'imposer. La tête et les épaules, entre 32 et 35% au premier tour selon les scénarios, jusqu'à 17 points d'avance sur le deuxième. Et zéro déperdition si c'est Bardella qui remplace Le Pen.

Au contraire, le moins expérimenté est légèrement plus performant. Le RN domine dans toutes les catégories d'électeurs, dans la France qui travaille, 36% chez les actifs et désormais chez les retraités, 29%. Et maintenant, racontez-nous l'arrière-cuisine. Le sondage a été commandé par Hexagone, un think-tank financé par le milliardaire conservateur Pierre-Edouard Sterrin, dont le bras droit François Durvie est l'un des principaux conseillers économiques du RN. Or, dans la commande d'origine, Bardella était le seul à porter ses couleurs. Le Pen avait disparu, ébullition de Jean-Philippe Tanguy hier matin sur CNews.

J'ai dû intervenir sur une tentative de ne pas tester Marine Le Pen dans un sondage pour affaiblir le camp national. Pardon, j'ai dû intervenir. Effectivement, Le Monde nous apprend ce matin qu'Hexagone a différé sa parution. L'étude devait sortir le 1er mai et que 3 jours avant, en urgence, l'IFOP a réactivé une partie de son panel pour réintroduire le nom de Le Pen auprès de 2000 personnes, quand Bardella et les autres ont été testées sur 10 000, ce qu'indique la notice écrite en tout petit. Commentaire de Tanguy auprès du Monde, c'est une interférence politique.

Le but de ces gens soi-disant là pour nous aider, ce terrain en l'occurrence, c'est de poignarder Le Pen, puis d'affaiblir Bardella pour propulser Retaillot. Bonne ambiance. Et voilà comment Marine Le Pen a été à deux doigts de se faire grand remplacer. Patrick Cohen.