"Le problème de Vladimir Poutine c'est qu'il n'a plus d'argent pour faire la guerre" (Alain Bauer)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Nous sommes avec Éric Nolo. Bonsoir mon cher Éric. Bonsoir, bonsoir à tous.
Avec Alain Bower qui nous fait le plaisir d'être là. Bonsoir mon cher Alain. Votre dernier livre, c'est Conspiration au Vatican, une mission de l'agence Mozart, mais vous avez écrit beaucoup aussi sur l'Ukraine, l'agence Mozart opération Zelenski.
On va revenir sur la situation internationale avec notre cher Gautier Lebret qui vaarriver. Bonsoir Lisa Guinan, journaliste. Bonsoir Alan Bower, la guerre en Ukraine peut-elle se résoudre là dans les prochaines heures ?
Il semblerait que les choses avancent assez vite. On va juste écouter Donald Trump qui estime qu'on a jamais été aussi proche d'un accord. Et je vous passe la parole ensuite.
Cette guerre n'aurait jamais dû éclater, mais elle a éclaté et nous essayons de trouver une solution. C'était le problème de Biden. Nous essayons de parvenir à un accord et je pense que nous sommes plus près du but aujourd'hui.
Et ils vous diront aussi qu'ils sont plus près du but aujourd'hui. Nous avons eu de nombreuses conversations avec le président russe Vladimir Poutin et je pense que nous sommes plus proches aujourd'hui que nous n'avons jamais été. Est-ce que l'optimiste américain est réaliste Alin Bower ?
Euh le président Trump a la capacité de mettre fin à la guerre en supprimant le soutien indispensable des États-Unis à l'Ukraine que personne ne peut remplacer. Je dis bien personne, en coalition, en volontaire, en ce qu'on veut. Et mais le problème c'est qu'il y a un autre interlocuteur he pour l'instant nous sommes dans une situation tout à fait inédite si on passe notre temps à négocier avec nous-mêmes.
C'est-à-dire que les États-Unis négocient avec le temps qui négocient avec les Européens qui parlent aux Ukrainiens qui à la fin se mettent d'accord sur une profession qui sera rejetée par Vladimir Poutine parce que tout le monde sait que Vladimir Poutine veut ce qu'il veut depuis le début et il est d'une cohérence absolument parfaite. il veut le petit bout de donet qu'il n'a pas eu avec quelques éléments complémentaires mais l'essentiel c'est je veux ma victoire tel que j'ai dit que je voulais ma victoire c'est l'intégration dans la Russie de tout ce que j'ai indiqué comme étant désormais russe. Voilà.
Bon et on a déjà été très très près d'un accord au plus près avec l'accord de l'hémisère russe qui s'appelait monsieur Cac, ça ne s'invente pas il y a 3 ans avec des négociations qui étaient allées extrêmement loin et quand Poutine dit non ou rien et pour l'instant il dit non ou rien et bien on ça ne veut pas dire oui. Et il y a aussi cette déclaration de former une espèce de force internationale présent en l'air de braquer le crème là. Oui, la finule, les forces intérimères des Nations- Unies si les casques bleus, les casques blancs, les casques, on peut les mettre de toutes les couleurs.
Mais là aussi les garanties de sécurité que demande l'Ukraine ont déjà été signées par la Russie, les États-Unis et la Grande-Bretagne au moment de l'indépendance de l'Ukraine et lorsque la Crimée a été réinvestie par les Russes, les Américains et les Anglais ont oublié les garanties qu'ils avaient donné en signant ce qu'on appelait le mémorandum de Budapest. les Russes aussi hein, entendons-nous bien. Mais on pouvit, on ne s'attendait pas à ce que par exemple les Anglais qui sont quand même les qui étaient les plus vates en guerre et qui ont été d'ailleurs à l'origine de la non signature de la non signature des propositions d'Istanbul qui ressemblent comme deux gouttes d'eau aux 28 points de la proposition de Donald Trump mais 3 ans de guerre en plus avait oublié les garanties qu'ils avaient donné.
Donc on est bien dans un espèce de faux semblance. Ça se négociera infinald Trump et Vladimir Poutine. Ça a failli se faire à Encorage vraiment ça failli se faire mais le problème est le petit morceau les 25 % du territoire de Donet.
Alors il faut savoir que la proposition qui a été faite de glaciation, de finisation, de neutralisation de Don apparaissait comme un acceptable, je dis bien acceptable, pas accepté par Moscou mais ne l'a jamais été formellement. On dit c'est une avancée, c'est un progrès, peut mieux faire mais rien de plus. Hélas.
Écoutons et et puis pensons aussi ce que ça peut impliquer aussi pour nous tous nos autres français. Écoutons Pierre de Villier, ancien chef d'étatmajor des armées qui était l'invité ce matin de Sonia Mabrou dans la grande interview c'est news Europe. L'intérêt de la France c'est la paix en Ukraine et face à la Russie.
Bien sûr, bien sûr que euh il y a un agresseur. La Russie a agressé euh l'Ukraine. Bien sûr qu'il fallait aider l'Ukraine pour éviter qu'elle ne s'effondre.
C'est ce que nous avons fait. Mais l'objectif stratégique, vous savez la stratégie important. La stratégie c'est ce qui gagne les guerres.
La tactique gagne les batailles. Mais ça ne suffit pas de gagner les batailles. Il faut gagner la guerre.
Et là en l'occurrence la seule stratégie utile pour la France, c'est la paix. une paix qui soit juste sur les territoires en particulier et qui soit durable avec des forces de garantie qui garantissent que la Russie ne va pas recommencer à envahir l'Ukraine ou d'autres pays limitrophes. Le Bret une vraie inquiétude aujourd'hui autour de de cette situation en Ukraine inquiétude des Français qui se disent au fond ce que nous disait le chef d'étatmajor des armées il y a quelques jours, c'està dire vous pouvez être prêt à perdre vos enfants, c'est à peu près ce qui peut se passer.
Alors, il a dit ça effectivement, il a jamais parlé de l'Ukraine pour être très honnête, il parlait si la Russie entrait dans un pays balte ou pourquoi pas en Pologne, là la France répliquerait et donc entrerait en guerre au côté des alliés pour répliquer face aux Russes. Évidemment que cette phrase a fait peur. Évidemment que il y a une stratégie comme cela parce que c'est fait dans une dans une longue séquence où ça commençait à Villa Coublé avec les rafales qu'on vendait soit disant aux Ukrainiens alors qu'on a pas les moyens de les fournir aussi rapidement et que les Ukrainiens n'ont plus un centime pour les payer.
Ensuite, il y a effectivement eu les propos du chef d'état-major qui ont créé une de la panique chez les Français, c'est certain même s'il parlaient pas de l'Ukraine. Et enfin, je vous rappelle, il y a eu le kit de survie pour bien clôturer la semaine en cas de conflits armés ou d'épidémie et cetera. Donc évidemment que tout cela était une séquence avec la stratégie de la peur qu'on peut reprocher à l'Élysée.
Ceci étant dit, c'est pas la première fois que Donald Trump dit qu'on est très proche d'un accord et qu'on a jamais été aussi proche d'un accord. C'était le cas quand il a reçu Vladimir Poutine en Alaska. C'était le cas quand il faisait la campagne pour être éélu.
Il devait régler le conflit en 15 jours. Donc on voit bien que ça s'enlisse quand même. Il y a jamais eu la rencontre Poutine Zelenski.
Zelenski était prêt à un moment donné. Poutine lui a répondu d'accord mais à Moscou. On peut pas dire que les garanties de sécurité pour Vladimir Zelenski étaient réunis si on lui propose une réunion à Moscou.
Et puis bah, il y a la volonté de la de la paix ou l'absence de volonté de la paix. C'est-à-dire que c'est certain que c'est Trump qui a imposé le narratif de la paix aux Européens qui n'en parlaient pas avant son retour à la Maison Blanche. Enfin, je suis absolument pas certain que Vladimir Poutine souhaite la paix.
Et évidemment ensuite, il y a Volodimir Zelenski qui veut pas concéder l'entié des territoires conquis par les Russes et qui est aussi enlisé dans son pays dans un grand scandale de corruption. où il y a certains de plus qui ont dû démissionner parce qu'on les accuse d'avoir détourné l'aide internationale. Donc tout ça vous fait une photographie très compliquée, très complexe et personne à mon avis peut s'engager en disant il y a la paix dans les 48 prochaines heures, les de semaines à venir et cetera ou avant Noël.
Éric Revallet à côté. Je je me demande si le maillon faible de toute cette séquence là à son corps défendant parce qu'il aura fait beaucoup de choses, c'est pas Zelinski lui-même. Parce que en réalité à chaque fois par exemple que Trump rajoute une louche pour cet éventuel accord de paix, par exemple, je pense à la tenue d'élection, ce qui paraît quand même problématique dans un pays en guerre de tenir des élections, Zelenski dit "Bah pourquoi pas, on peut essayer ?" Alors on explique qu'en interne, il est pas du tout populaire, que les sondages dit qu'il serait battu.
Euh là, il vient de demander une trêve de Noël à Poutine qu'il a refusé. Moi, j'ai l'impression que Zelenski est plus alors pour des raisons de corruption aussi à l'intérieur de son gouvernement, mais n'a jamais été aussi fragilisé. Et je me demande si c'est pas lui qui fera en fait les les les frais d'un accord de paix parce qu'il est fragilisé, parce que son gouvernement a été corrompu, parce qu'il accède à toutes les demandes en gros que que lui mettent sur la table et Trump et Poutine lui refuse.
Non mais je et je me demande si c'est pas en fait lui qui maintenant va être dans le si j'ose dire dans le viseur. Alin qu'est-ce que vous en pensez Allain Boa ? Historiquement, le général de Gaul a gagné la guerre perdu les élections.
Winson Churchill a gagné la guerre, perdu les élections deux fois de suite. Euh, il y a pas eu d'élections en Grande-Bretagne pendant euh 8 ans ou 10 ans. C'est un pays hautement démocratique.
Donc, tout ça ne sont que des que des prétextes. La question est comment convaincre Vladimir Poutine que le moment est venu de s'arrêter ? Le problème de Vladimir Poutine aujourd'hui, ce n'est pas moi qui le dit, c'est sa banque centrale que dont je salue la gouverneure, madame Namiulova qui mérite le prix Nobel d'économie pour avoir sauvé l'économie russe, l'avoir transformé mais elle est à sec de par ses propres documents.
Le premier ministre Mcostine n'explique qu'il n'a pas assez d'argent pour financer l'effort de guerre, ne serait-ce que l'effort de guerre, il lui manque 10 à 15 % de monnaie. La Russie vend son et désormais euh libelle ses achats sur le marché internationaux euh pour financer sa dette en yan, c'est-à-dire, elle se fait financer par les Chinois. Chinois, d'accord.
Et ça n'est pas secret, hein. Tout ceci est librement confirmable, vérifiable sur les sites russes officiels. Donc il y a un moment où l'attrition, la durée, la perte euh la fin des moyens financiers, ils ne payent plus les retraites, ils ne sont plus en mesure de payer les frais sociaux et ils ne payent plus la prime au soldat mort.
Donc il y a un problème qui est réel plus un copec comme on dirait. Et donc cette question, elle pèse autant chez Vladimir Poutin qu' a quand même aussi une réalité intérieure, même si elle est invisible, inaudible, mais à la fin du mois, il y a quand même une fin du mois. Et ce problème existe.
Ils ont tous besoin que ça s'arrête, tous. Mais il faut qu'il y ait une victoire pour Vladimir Poutine et donc c'est celui qui s'arrêtera le dernier. Donald Trump a compris ça.
Président Zelenski l'a compris aussi. il sait que globalement il ne sera pas le il sera peut-être le vainqueur du cesser le feu parce qu'il sera pas le vainqueur de la guerre puisquil l'a perdu au sens des territoires qu'il ne récupérera pas et tout le monde a compris que les territoires ne seront jamais récupérés ça sera la Corée du Nord contre la Corée du Sud un cesser le feu qui durera peut-être 50 ans, qui n'y aura jamais de paix. Voilà la question c'est où se situe la ligne d'arrêt des combats ?
Il faut pour cela que la question de Donet soit résolue. La proposition de la finlandisation, de la neutralisation et de la glaciation était une excellente proposition. Elle permettait à tout le monde de sortir mais elle ne suffit pas à Vladimir Poutine car jusqu'à présent il n'y a pas eu le signal venu de Moscou que cette proposition était acceptée.
Ils ont juste dit qu'elle était discutable, ce qui est toujours mauvais signe comme ceci vient d'être appelé juste avant moi.
Marina Ferrari