#9 Michaël Delafosse : Pompiers, Mamans solos et réponses à vos questions
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bienvenue sur le podcast de Mickaël Delafosse. Chaque semaine, il abordera l'actualité. Voici votre nouvel épisode. Bonjour Monsieur le Maire. Bonjour. Je vous propose d'ouvrir ce podcast avec la francophonie. Montpellier, la semaine dernière, a accueilli le forum CAP sur le Québec en marge des rencontres universitaires. Qu'est-ce que ce rendez-vous va apporter aux entreprises qui veulent se développer là-bas et de la même façon à celles de nos collègues qui veulent chercher à s'installer chez nous ?
D'abord, Montpellier est jumelé avec la ville de Sherbrooke. C'est un jumelage qui a été initié en 2012 parce que l'université de Sherbrooke et l'université de Montpellier travaillent ensemble depuis très longtemps dans beaucoup de coopérations scientifiques et en particulier sur un sujet qui va beaucoup compter dans les années qui viennent qui est le quantique qui va accroître encore la puissance de calcul de nos ordinateurs et qui va être une des grandes évolutions attendues sur lesquelles le site d'IBM à Montpellier travaille. Et donc j'ai reçu même la mairesse de Sherbrooke pour faire un point sur nos relations et ça a été un moment important.
Mais les jumelages, c'est pas fait pour être que des temps protocolaires. Il en faut. Mais ça doit être des temps efficaces pour le développement économique. Et donc le délégué général du Québec en France est venu à Montpellier. La mairesse de Sherbrooke a présenté toutes les opportunités de développement pour accéder au marché québécois pour les entreprises de la métropole de Montpellier. Mais inversement, pour des entreprises québécoises, pour venir s'implanter dans la métropole de Montpellier et donc créer de l'emploi. Ça, c'est un enjeu qui est majeur parce que si on veut que l'emploi se crée sur notre territoire, il faut des entreprises qui se développent.
Il faut accueillir des entreprises. Et le Québec, c'est un atout. D'abord, c'est l'espace de la francophonie. Il n'y a pas la barrière de la langue. Et depuis peu, dans la relation internationale, le Canada a fait le choix de dire qu'il fallait que les puissances dites moyennes travaillent ensemble compte tenu de l'attitude de l'actuelle direction des États-Unis. Et donc il faut prendre cette opportunité-là. Et puis, nous, on doit accompagner nos entrepreneurs sur le territoire pour aller conquérir de nouveaux marchés. Ouvrir des portes. Par exemple, avec le Québec, à Montréal, c'est la ville des jeux vidéo dans l'espace nord-américain. Montpellier est la ville des jeux vidéo en France.
Donc là, il y a des choses qui peuvent se nouer. Donc ça dit, ces rencontres, qu'aujourd'hui, on est pleinement mobilisés pour aider nos entreprises à s'internationaliser. Cap sur le Québec. Bientôt, Cap sur le Maroc, qui est un des pays qui est aujourd'hui le plus développé sur le continent africain. Récemment, le Maroc est passé devant l'Afrique du Sud. Nous, on a une chance. C'est une grande diaspora qui donne beaucoup d'opportunités de développement. Et donc il faut travailler, travailler pour aider nos entreprises à s'internationaliser. C'est le rôle de la métropole et de sa compétence développement économique.
— Très bien. Autre sujet, M. le maire. À Montpellier, près d'une famille sur deux est monoparentale. — Sur quatre. — Sur quatre. Et monoparentale. Ce week-end, vous étiez avec ces mères isolées dans un week-end répit à la Grande-Motte. La ville accélère les aides, notamment pour la rentrée. Derrière toutes ces mesures, M. le maire, quel est l'objectif prioritaire ?
D'abord, il faut dire les choses. La réalité des femmes seules avec enfants, c'est une réalité qui est très méconnue, mais pourtant considérablement vécue. En effet, dans le débat social, dans le débat économique, dans le débat de la société, on parle rarement des femmes seules avec enfants. Moi, j'en ai fait un thème d'action prioritaire pour la municipalité en termes de solidarité, de dignité et d'accompagnement. Les femmes, elles portent seules la charge mentale de l'éducation des enfants. Des fois, d'ailleurs, on me dit « M. le maire, il n'y a pas que des mamans solos ». C'est vrai. Il y a quelques papas solos, mais c'est généralement beaucoup de mamans solos.
Et donc elles portent la charge mentale, l'éducation des enfants. Elles mettent en stand-by, pour parler en Occitan, entre parenthèses, leur propre carrière professionnelle. Parfois, certaines basculent dans la pauvreté. Et pour moi, ce phénomène, je l'ai vu, on l'a vu lors de la crise des gilets jaunes. Ça y est, on a beaucoup méprisé cette crise sociale. Mais quand des femmes ont revêtu ce gilet jaune, étaient sur des ronds-points, elles disaient « C'est dur. C'est dur parce que je suis seule ». On l'a vu aussi...
Moi, je l'ai vu quand au département, je m'occupais des aides pour les femmes qui étaient au RSA et retrouvaient de l'activité où il fallait payer la garderie, les frais de cantine. Et donc ce sujet-là, il est aujourd'hui au cœur des politiques de solidarité qu'on veut mettre. Dès que j'ai été élu maire en 2020, tarif de cantine à 50 centimes pour les femmes seules avec enfants au RSA, RSA Activité. La gratuité des transports. Parce que quand vous êtes une femme seule avec enfants au RSA Activité, professeur, avocate, caissière, agent de banque, enfin la réalité, quand vous deviez payer pour vos deux enfants 2 fois 190 euros, c'était un coût sur votre budget. Donc soutien au pouvoir d'achat.
Gratuité des transports. J'ai reçu beaucoup de courriers sur ce sujet. Et puis, aide sociale, action en leur faveur, mais aussi comment leur rendre du temps libre ? Comment leur donner du temps ? Quand vous avez deux enfants, peut-être trois ou un, mais c'est dur d'avoir du temps pour soi, pensez à tout, tout le temps, parce que vous avez des pères défaillants, des pères qui assument leurs responsabilités et ok, et puis d'autres qui font juste leur responsabilité.
Et on a monté, et c'est quelque chose qui est très regardé aujourd'hui en France, des week-ends de répit, où à la base nautique, à la grande mode, grâce au 3MTKD, eh bien on accueille des femmes le vendredi soir jusqu'au dimanche soir. Et là, les enfants peuvent jouer dans la base. Et elles, avoir du temps pour elles, pour se resocialiser, pour recréer un groupe d'amitié, pour avoir du temps pour souffler. Et 230 personnes ont bénéficié, 230 femmes, de ce programme cette année, que nous avons augmenté. Et à l'occasion, régulièrement, une fois par an, on organise des temps d'échange avec moi en direct, et les élus, Mme Inbal-Médaillon, Muriel Ressigué, pour entendre leurs problématiques.
Parce qu'il y a aussi un problème démocratique. Quand on est une femme seule avec enfant, on n'a pas le temps d'aller aux réunions du maire, on n'a pas le temps de s'engager dans la vie sociale, parce qu'on porte la charge mentale. Et donc, pendant qu'on fait ces temps de concertation, les enfants, ils sont gardés, ils jouent, et c'est très bien. Et on essaye de continuer à améliorer leur dispositif. Alors certains diront, oui, il faudrait faire plus. C'est vrai. C'est pas le grand soir. Mais enfin, au problème quotidien, il faut des réponses concrètes. Et aujourd'hui, moi, je suis très fier qu'à Montpellier, on commence à esquisser des réponses concrètes face à une vulnérabilité.
Certains se sont moqués sur les réseaux sociaux en disant « c'est de l'assistanat ». Mais c'est vrai. On devrait les laisser tomber, les gens. Ben non. Il faut être là. Parce que quand vous aidez ces femmes, vous faites contribuer la cause de l'égalité femmes-hommes. C'est un enjeu féministe. Vous aidez les enfants dans leur réussite scolaire et vous luttez contre le décrochage. Bien sûr, les enfants sont très engagés. Ces femmes, elles donnent tout pour que leurs enfants puissent réussir. Et donc la société, elle doit mettre des filets de sécurité. Elle doit mettre des cordes pour pouvoir s'en sortir.
En tout cas, moi, j'aimerais que pour l'élection présidentielle de 2027, à ceux qui avancent à coups de slogan, ils avancent très concrètement sur ce dossier qui est une réalité très forte de notre société. Combien de femmes se sont retrouvées seules après un divorce fragilisé, où elles doivent se battre pour obtenir la pension alimentaire ? Moi, je crois que c'est un grand sujet. Et je suis très fier qu'à Montpellier, on ait esquissé des solutions. Et après le week-end de répit, il y a ces petites boucles WhatsApp qui se montent. Il y a des réseaux de sociabilité qui se recréent. Moi, j'ai entendu des femmes seules, des mamans solos qui disaient « Mais nous, on n'a plus de vie ».
Mais non, mais il faut une vie. Il faut que tout le monde puisse avoir une vie. Moi, je me bats pour cette dignité. Et Montpellier, qui est une ville de solidarité, elle doit porter cela. Nous en avions fait un des thèmes chaque année, le 14 juillet. Je termine là-dessus. Depuis 2023, on donne un thème et on fait une grande réception en mairie. La première année, c'était les femmes seules avec enfants. C'était formidable. Il y a des enfants qui couraient partout dans la salle des rencontres. Et on avait pu avoir un échange avec beaucoup de ces femmes. Et on avait dit tout ce qu'on allait déployer.
L'année dernière, c'était nos compatriotes qui ont obtenu la nationalité française, rappelant que la France, c'est une grande idée et que ceux qui la rejoignent font partie de la communauté nationale. Voilà. La République, elle doit être bien vivante. Mais pour qu'elle soit bien vivante, elle doit être sociale et féministe. Eh bien là, nous nous y employons.
Autre sujet d'importance, M. le maire. Il y a eu une inauguration d'une troisième caserne des pompiers à Montpellier Sud. Qu'est-ce que ça va permettre ?
Attendez. Ça, c'est un dossier qui, depuis 2008, est un vieux serpent de mer. Je l'avais promis lors de la campagne des municipales. Et donc, nous allons inaugurer, avec le président Mesquida et le général Flores, dont je veux saluer l'action, un troisième centre de secours pour les pompiers. Il y a Montaubérou et Guisonnier, la Mosson et la partie Est. Et là, on dote la ville d'une troisième caserne de pompiers que la municipalité a financée avec le département, mais que nous avons financée tout simplement pour mieux améliorer la protection, incendie, protection des personnes sur la ville.
Le rôle d'un maire, c'est d'accompagner les forces qui nous protègent, les pompiers, les policiers, les militaires, auxquels je veux rendre un hommage appuyé pour leur engagement et leur professionnalisme. Donc la ville de Montpellier aura maintenant, pas deux, mais trois casernes. Et donc les délais d'intervention vont se réduire. La projection de nos forces en cas de problème va être améliorée. Et ça s'inscrit dans un engagement qui est le mien. Donner à ceux qui nous protègent les meilleures conditions pour qu'ils exercent leur mission.
Le Conseil municipal de Montpellier, par son budget, ceux qui l'ont voté, a permis de financer le nouveau commissariat devant la gare pour mieux protéger l'entrée de la ville. La gare, c'est 12 millions de voyageurs chaque jour, chaque année, pardon. Et donc un nouveau commissariat pour que les gens, quand ils viennent déposer une plainte, ils soient accueillis dans de bonnes conditions, pas des locaux dégradés, pour que nos policiers travaillent dans de bonnes conditions. Nous avons financé le commissariat mixte Uranus entre police municipale et police nationale. Je me souviens du commissariat sur le Grand Maille. Tout était sale, tout était dégradé.
Comment voulez-vous que les gens travaillent dans de bonnes conditions, que le public soit reçu ? Nous avons financé. D'ailleurs, c'est le Premier ministre qui était venu et qui avait salué notre engagement. Ça fait plaisir de recevoir quelques compliments de temps en temps quand vous mettez de l'argent. C'est pas à substituer à l'État, mais on ne pouvait plus attendre. Et donc, commissariat devant la gare, commissariat à la Mosson, nouvelle caserne de pompiers, donner de bonnes conditions de travail pour que ceux qui nous protègent soient pleinement efficaces. C'est un grand jour pour nos pompiers de l'Hérault.
Une nouvelle caserne, c'est un grand jour pour les Montpellierains, ce mardi, avec cette nouvelle caserne pour mieux protéger. Des casernes de pompiers, on en fait une tous les 20 ou 30 ans. Là, nous en faisons une troisième. Et mon but, en tant que président de la métropole, c'est avec M. le maire de Montferrier, M. Guédan, c'est d'en construire une quatrième à Montferrier, parce que là, il y a la grande zone du risque incendie. Montmore, Lunaret, tout l'espace de la Vallette, Grabelle. Et donc, il faut s'adapter au risque, mettre des moyens, et nous serons là encore présents pour que nos pompiers puissent nous protéger dans les meilleures conditions.
Mais je veux ici saluer leur engagement.
Très bien, M. le maire, si vous le voulez bien, on va passer aux questions.
Avec grand plaisir.
Trois questions cette semaine. Lily Kitsch, qui demande où est passée l'eau de la Fontaine des Trois Grasses et dans quel état est le bassin de l'Esplanade ?
Alors, le bassin de l'Esplanade, je pense qu'elle fait allusion au champ de Mars, fait l'objet d'interventions régulières parce qu'il est très ancien, ce bassin. Et donc, c'est vrai qu'il y a parfois des fuites d'eau qu'il nous faut traiter. Ça va demander des investissements très conséquents. Donc, pour qu'on puisse intervenir, pour l'instant, on est plutôt en situation de colmater que d'engager des sommes très importantes pour reprendre tous les bassins du champ de Mars. Ça avait été fait par mon prédécesseur. Donc, on suit ça de près. Sur la Fontaine des Trois Grasses, il y a eu un problème. Sous la comédie, la tuyauterie fuit. Donc, ce qu'on fait, elle va être changée.
Mais on en profite pour faire un état des lieux de la Fontaine des Trois Grasses. Et j'espère que début juillet, elle va pouvoir être remise en eau. Vous savez, avoir un équipement, c'est bien. Mais la maintenance, c'est mieux. Et quand on a des dysfonctionnements, faire un contrôle global, c'est encore mieux pour éviter d'avoir à réintervenir. Donc, j'espère une remise en eau. Si vous me posez la question la semaine prochaine, j'espère pouvoir donner un calendrier très précis sur la Fontaine des Trois Grasses. Je veux dire que les équipes du service Fontaine sont très mobilisées. La porte d'eau a été, depuis lundi dernier, est à l'œuvre.
Mais sur chaque Fontaine, il faut monitorer de manière très précise parce que l'enjeu, ce n'est pas d'avoir des fuites trop importantes et des fuites qui, ensuite, créent des dégâts plus importants, là, notamment avec le parking sous la Comédie.
Deuxième question. David, qui s'étonne, il demande pourquoi il n'y a pas de tram arc-en-ciel cette année pour la Pride.
C'est une bonne question. Peut-être qu'il va surgir. En tout cas, le drapeau arc-en-ciel, cher David, il est maintenant à l'entrée de la gare Sud de France. Il est sur le mât de la mairie à cet endroit. Il est dans le bureau du maire. Et il sera évidemment sur l'arc de triomphe le jour de lancement de la Pride. Et je veux le dire, à Montpellier, nous ne lâcherons rien. Malheureusement, dans notre ville, on a encore eu des échos d'agrégation homophobe et de propos homophobe. J'ai vu qu'à Béziers, il y avait eu des choses très graves qui s'étaient déroulées ce week-end. Ici, nous le brandissons fièrement. Le drapeau arc-en-ciel. C'est très important.
Et je veux le dire, ici, chacun doit pouvoir vivre pleinement sa sexualité. Personne ne doit être jugé. Voilà. On peut dire que c'est une ville de la tolérance. C'est une ville où on s'aime quand on veut, comme on veut. Et le rainbow flag est là. Et je veux le dire, en ce moment, au Sénégal, il existe une très grande régression avec une loi infamante qui tourne le dos aux valeurs du président Senghor et aux valeurs universelles. Et donc, je le dis, on voit que la réaction est très présente dans le monde. M. Poutine explique que la décadence de l'Occident est, parce qu'il y a des rainbow flags qui sont justement sur les mairies, des marges des fiertés, eh bien, nous tiendrons bon.
C'est mon engagement. David a raison de m'interpeller. Je vais regarder ça au plus vite, mais je nous souhaite une très grande marge des fiertés qui doit résonner, évidemment, dans la joie, mais dans la gravité du monde. Et de ce point de vue, Montpellier s'inscrit à la fois comme une ville de résistance pour les droits LGBTQI+. Nous inaugurerons d'ailleurs, comme je m'y étais engagé dans la campagne des municipales, un nouveau lieu consacré aux enjeux des fiertés. Et j'invite tous les militants et militantes à s'engager dans ces villes où la réaction est en train de l'emporter, parce que même en France, rien n'est acquis, tout est fragile.
En tout cas, à Montpellier, cher David, cher David, nous tiendrons bon sur tous ces sujets-là, plus que jamais.
Dernière question avec Thivada. À quand le retour de la maquette du quartier Pont-Mariane dans le pavillon Jean Nouvel ?
Alors, les maquettes, vaste sujet à l'hôtel de ville dans le hall pour que chacun puisse les voir. Le pavillon Jean Nouvel est aussi un lieu pour soutenir la vie associative du comité de quartier. Et donc, certaines ont été transférées à la mairie. D'ailleurs, on va procéder quand nous en aurons les budgets, parce que ce sont des coûts. Et chacun doit être conscient que tout a un coût et chaque euro dépensé doit être un euro utile. Donc, phasé. En tout cas, les maquettes ont fait leur grand retour dans l'hôtel de ville. Je voudrais le dire d'ailleurs parce que beaucoup de maquettes avaient disparu. Et un jour, en visitant des locaux, je les ai retrouvées.
J'ai dit, vous n'allez pas les laisser là longtemps. On va les mettre dans le hall de la mairie parce que les maquettes, elles façonnent un peu notre imaginaire pour comprendre le développement de notre magnifique ville qu'est Montpellier. Bien sûr, le quartier Port-Mariane. Bien sûr, les transformations de l'écusson. Et d'ailleurs, on va réactualiser la maquette parce que la place Max Rouquette est encore un parking. Et depuis maintenant près d'un an, elle est un grand espace de convivialité comme nous l'aimons sous le soleil de Montpellier.
Merci, M. le maire.
Merci beaucoup. À la semaine prochaine. À la semaine prochaine. Sous-titrage Société Radio-Canada
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Michaël Delafosse