"Ceux qui veulent abroger Parcoursup prennent les lycéens pour des lapins de trois semaines"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 68 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Comment expliquer 3000 profs remplaçants non affectés alors que les lycées manquent d'enseignants ?
- 0:39RelanceRéponse directe
3000 profs, c'est une petite proportion mais ça suffira-t-il ?
- 1:18OuverteRéponse directe
Ces 3000 profs sont-ils des TZR ? Risque-t-il d'y avoir des manques ailleurs ?
- 1:54OuverteRéponse partielle
Les syndicats parlent de mesure d'urgence et de bricolage. Qu'en pensez-vous ?
- 2:30OuverteRéponse directe
Les lycéens veulent abroger Parcoursup. Vous parlez d'amélioration, pas d'abrogation. Que signifie améliorer ?
- 3:04OuverteRéponse directe
Les algorithmes locaux de Parcoursup sont-ils transparents ?
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Bonjour Philippe Baptiste. Bonjour ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'espace. C'est donc la première annonce concrète depuis le début du mouvement lycéen. 3000 professeurs remplaçants vont rejoindre des lycées qui manque d'enseignants dès aujourd'hui et d'ici mardi. Annonce de votre collègue de l'éducation nationale Édouard Gefrey hier soir des profs qui n'ont pas d'affectation aujourd'hui. Mais on se demande un peu ce matin comment c'est possible d'avoir 3000 profs qui ne travaillent pas en ce moment alors qu'il y a autant de besoins dans les lycées. Oui. Alors il faut rapporter ces 3000 par rapport à l'ensemble des professeurs. que l'éducation nationale, c'est quand même beaucoup d'enseignants qui sont mobilisés partout en France et
donc c'est une toute petite proportion de l'ensemble des profs et qui sont mobilisés qui vont être mobilisés là maintenant tout de suite justement pour aller justement renforcer les équipes dans les endroits les plus tendus. Mais c'est pas que ça qui a été annoncé hier aussi pour rester sur ces 3000 professeur Philippe Baptiste vous dites toute petite proportion. Ça veut dire que ça ne va pas suffire à répondre à cette problématique. Non, c'est pas du tout ça que je dis. C'est simplement quelque part la mobilisation, le fait qu'il y ait 3000 enseignants qui quelque part aujourd'hui soient pas devant les élèves est une petite proportion par rapport à l'ensemble des profs. 3000 c'est beaucoup par rapport à évidemment aux besoins dans les lycées spécifiques où
il y a des tensions et donc ça va contribuer à faire baisser les tensions. Je pense que ça va vraiment dans la bonne direction. Plus des plus ce sont des profs titulaires, des contractuels qui sont-ils ces 3000 prof. Alors, je pense qu'il faut vraiment regarder avec l'éducation nationale he mais moi je comprends que ce sont ce qu' dans dans le jargon de l'éducation nationale, ce sont essentiellement des TZR, c'est-à-dire des des des profs qui sont affectés sur des remplacements des profs titulaires mais qui sont affectés sur des Est-ce qu'il y a pas le risque aussi que ces profs là manquent ailleurs s'il y a besoin d'eux pour des remplacements d'urgence, ce qui est un peu leur première mission normalement. Alors moi je fais fais je fais vraiment confiance à la fois au recteur et au
ministère de l'éducation nationale pour justement ne pas avoir ce risque là. On est vraiment dans la mobilisation effective des volants de disponibles justement qui permettent justement d'aller d'aller d'aller renforcer les équipes dans les lycées qui en ont le plus besoin. Une mesure d'urgence du bricolage disent les syndicats euh enseignant certains en tout cas. Est-ce que c'est vraiment ce dont on a besoin tout de suite ? Non, je crois pas que on peut on peut pas dire enfin 3000 collègues qui vont sur le terrain et qui vont dans les classes. Non, c'est pas du bricolage, c'est du support, c'est du soutien. indispensable élèves aujourd'hui. Alors le manque de professeur, c'est l'une des revendications des lycéens. Il y en a beaucoup d'autres. C'est ce que
répétait ce matin Marius Ménil. Il est cécrétaire de l'Union syndicale lycéenne. Il était notre invité. On constate qu'on est toujours pas écouté sur le reste de nos revendications. Par exemple, on veut un plan d'urgence sur le bâtiste scolaire, on veut abroger parcours sup, on veut repenser les rythmes scolaires, on veut une refonde de la démocratie lycéene. Et pour l'instant, on a aucune annonce là-dessus. Alors que ça fait quand même plus de de semaines que le mouvement est là. Euh Philippe Baptiste, là il y a un un des sujets évoqués par Marius Médil qui vous concerne directement ses parcours sup. Euh cette plateforme de sélection d'accès à l'enseignement supérieur qui génère beaucoup d'angoisse hein chez les lycéens qui dénoncent la sélection par euh algorithme euh parfois
euh qu'ils ressentent comme un peu arbitraire. Vous dites travailler à l'amélioration de la plateforme quand eux réclament l'abrogation. Ça veut dire quoi améliorer la plateforme ? Ben très concrètement aujourd'hui, c'est comprendre, c'est donner d'abord plus de lisibilité, plus de lisibilité au système, plus de transparence et puis euh travailler aussi euh sur des points qui sont des points très précis. par exemple ce que vous avez mentionné les la question la manière dont les étudiants aujourd'hui sont choisi par les différentes formations. Il y a aujourd'hui il y a le secret des délibérations des juris qui quelque part protège un petit peu la manière dont c'est dont c'est fait aujourd'hui et je pense qu'il faut donner plus de lisibilité, plus d'ouverture. Ça veut
dire très concrètement c'est ce qu'on appelle les algorithmes locaux. Je pense que il faut qu'on arrive à à être plus transparent sur ces questions-là. La plateforme elle-même, vous savez, euh c'est une plateforme qui permet de euh de de donner des enfin de de mettre en contact des formations et des lycéens. Elle est extrêmement simple et elle est tout à fait transparente. Le code de la plateforme est disponible. Il est en ce qu'on appelle dans le jargon des développeurs en open source depuis très longtemps. Il y a des milliers de pages qui expliquent justement la transparence. Donc la plateforme, il y a rien de magique derrière. Il y a pas d'algorithme. Par contre, après chaque université, chaque école et ben effectivement elle a elle a sa manière de faire pour aller constituer ses
listes d'appels. Et ça, je pense qu'il faut qu'on travaille. C'est il y a déjà de la transparence dessus mais il faut aller plus loin. Qu d'abrogation euh comme le réclament les lycéens de cette plateforme ou certains partis politiques de mettre en place un autre système. Je pense que les partis politiques qui réclament ça, honnêtement c'est de la démagogie pure. Ils prennent les lycéens pour des lapins de 3 semaines. Mais mais pardon, c'est c'est pas respectueux parce que la vérité c'est qu'aujourd'hui vous avez un million de candidats sur la plateforme qu'il faut affecter dans l'ensemble de nos établissements d'enseignement supérieur. Moi j'entends des gens qui disent il faut abroger par cour. J'entends ça avec intérêt, j'ai jamais entendu ce qu'il voulait mettre à
la place et il va falloir m'expliquer comment vous allez faire. Donc on peut faire évoluer cette plateforme. Je pense vraiment qu' on peut la faire évoluer, être plus lisible, regrouper un peu des formations parce que il y a des fois un sentiment un peu habissal devant le fait d'avoir 25000 formations devant vous. Donc ça c'est vrai. Mais par contre dire on va abroger parcours sup, je comprends bien que l'intérêt que ça peut avoir mais franchement c'est pas très responsable et j'appelle tout le monde à la responsabilité. Alors, parcours sub, c'est l'une des revendications partagées aussi par les étudiants qui ont rejoint le mouvement, hein, qui bloque aussi certaines universités, manifestent ces derniers jours. C'est le cas à la fac de lettre d'Orléan où Lidy Lae s'est rendue.
Ils ont bloqué l'entrée du bâtiment principal avec des bans et des palettes de bois. Nathan et l'une de ses camarades prenaient le micro pour expliquer les revendications. C'est vraiment le soutien au mouvement lycéen et contre la répression policière horrible qui subissent. Et on a aussi des revendications partagées avec ce lycé. C'est dire qu'il nous faut globalement plus de budget partout, plus de moyens dans la rénovation des bâtis qui sont délabrés et encore plus ici en LSH. Et c'est un point on est tombé d'accord pour le coup avec le président de l'université. Le maintien du repas 1 € c'est des revendications très concrètes et on doit mettre tous la pression et toutes les faces doivent rejoindre le mouvement et c'est déjà le cas. Et surtout Orléan, on doit encore
plus se mobiliser pour faire entendre ses revendications. En milieu de matinée, le président de l'université Éric Blanc est venu discuter avec eux. Pour l'instant, on est sur une ambiance extrêmement saine avec des étudiants que j'ai trouvé responsables. Au-delà de la tâche d'huile sur d'autres UFR, c'est un mouvement national. On pourra pas tout faire mais on peut pas être dans une obstruction euh simplement dire bah non quoi. Je veux dire quand on a autant de jeunes dans la rue faut quand même les écouter et je pense qu'il il y a des voix de sortie possibles. Les étudiants de lettrre devraient rester mobilisés aujourd'hui et peut-être au-delà en pointiller jusqu'aux vacances de la Tousse vendredi prochain. Reportage Lid ici Orléan pour France info Philippe Baptiste. Les
organisations étudiantes on entend leur revendication ici à Orléan. Elles affirment que le dialogue avec votre ministère ne mène à rien, qu'ils ne sont pas entendus. Il dénonce un manque de moyens concret pour répondre à leurs inquiétudes sur le manque de place, sur la précarité étudiante. Qu'est-ce que vous leur répondez ce matin ? Non, je pense que c'est pas vrai le dialogue. Enfin, d'abord, on y a pas il y a pas de ligne rouge. Nous, on est très ouvert au dialogue. J'ai reçu les organisations syndicales, les organisations étudiantes, les présidents d'université. Donc vraiment, on est en plein en plein dialogue. Les lycéens aussi hier avec Édouard Gefrey, on est en train de regarder, il y a effectivement des revendications, un certain nombre de ces revendications,
elles sont très légitimes. Moi, ce que j'entends sur le repas 1 € je peux vous garantir que le repas 1 € il va continuer, il va se faire. On a on a quand même créé 800 emplois dans les restaurants universitaires pour faire le repas 1 €. Excusez-moi, c'est pas rien, hein, je veux dire, c'est beaucoup d'argent. Il réclame aussi le il y a le des APL qui est prévu par exemple dans le budget, faut revenir dessus. Je pense que oui. Alors le logement, la question du logement, moi je enfin le plan le plan Bairou 45000 logements, c'est 5 milliards d'euros qu'on a investi euh pour justement créer de nouveaux logements. Ce plan, il est en train de se dérouler. On est en train de le mettre en œuvre. Donc des logements, on est en train d'en faire. Le bâti universitaire, il se caractérise surtout
par une très forte hétérogénéité. C'estàd qu'il y a des bâtiments qui sont magnifiques, qui sont flamb, d'autres qui sont encore très dégradés. Il faut peut-être qu'on accélère sur un certain nombre de points, mais je veux dire, il y a toutes ces revendications là. Effectivement, moi je suis prêt à discuter, la porte est ouverte et encore une fois vraiment je crois qu'on a des voies pour trouver des solutions qui sont des solutions pour avancer ensemble. Encore un mot sur l'université Philippe Baptiste, c'est une information France info ce matin, ce mouvement des lycéens et des étudiants qui pourraient perturber la semaine prochaine le concours de l'internat étudiants en médecine. Ça commence lundi pour 4 jours. 12000 étudiants concernés. La règle, c'est que si une université sur
les 37 qui accueille ces épreuves est bloquée, tout s'arrête pour tout le monde et ça angoisse évidemment beaucoup euh les étudiants. Est-ce que vous pouvez les rassurer ce matin sur la tenue possible de ces épreuves ? Mais nous évidemment, on fait le maximum pour tenir ces épreuves. Évidemment, je pense qu'il faut qu'elles se tiennent. C'est indispensable. Vous savez, ce concours de l'internat, c'est un moment où il y a eu un travail qui a été gigantesque, qui a été fourni par les étudiants en médecine. C'est un moment crucial pour l'avenir et on a besoin de on a besoin de médecin. Je sais pas qui sera assez irresponsable pour bloquer le concours de l'internat, mais franchement, on fera tout pour que ça se passe bien et que ça se passe dans de bonnes conditions. Je crois que tout le
monde est mobilisé sur cette question. Philpe Baptiste, vous restez avec nous.
Philippe Baptiste