5 mois au parlement Européen, Gilles Lebreton fait le bilan :
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:16OuverteRéponse directe
Quel premier bilan peux-tu tirer de cette expérience ?
- 3:48OuverteRéponse directe
Quel rôle jouez-vous ? Comment pouvez-vous faire avancer nos idées ?
- 5:28OuverteRéponse directe
Les députés européens passent-ils trop de temps à Bruxelles/Strasbourg ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:26Invité politiqueFait
« Nous sommes 23 députés du Rassemblement Bleu Marine. On s'entend très très bien. Je dois dire qu'on est probablement le groupe de députés dans lequel règne la meilleure ambiance. »
- 0:47Invité politiqueFait
« Je suis dans la commission des affaires juridiques. Et ça tombe bien, puisque étant professeur de droit, je suis comme un poisson dans l'eau. »
- 0:52Invité politiqueFait
« Je mène la vie dure à tous les eurocrates qui siègent dans cette commission. »
- 1:12Invité politiqueFait
« J'ai pu invoquer des arguments juridiques, des précédents aussi. J'ai découvert qu'il y avait toujours eu dans cette commission un non-inscrit qui était coordinateur. »
- 2:48Invité politiqueFait
« Le marché unique numérique, ça va être la possibilité pour tout consommateur de commander ce qu'il voudra par Internet dans l'Europe entière. »
- 2:57Invité politiqueFait
« Et donc potentiellement, ça va créer un dumping social numérique en quelque sorte qui va encore aggraver la situation de nos PME, de notre agriculture, etc. »
- 4:00Invité politiqueFait
« C'est sur le fameux projet de traité transatlantique. C'est un traité dont on avait parlé beaucoup pendant la campagne, par lequel l'Union européenne va organiser un libre-échange avec toute l'Amérique du Nord. »
- 4:18Invité politiqueFait
« La première chose, c'est que c'est un grand marché sans son droit de douane. Donc on va être envahis par les produits américains. »
- 4:32Invité politiqueFait
« C'était l'arbitrage. C'est-à-dire qu'en cas de litige, les entreprises multinationales auraient pu attaquer l'État français devant des arbitres, c'est-à-dire devant des juges privés. »
- 5:03Invité politiqueFait
« Ce qui est très, très important, parce que ça aurait été vraiment catastrophique pour notre État. C'était la substitution d'une justice privée à la justice étatique. »
- 5:52Invité politiqueFait
« Quand j'ai fait ma campagne électorale, j'ai rencontré des journalistes qui, en toute bonne foi, me disaient « Vous, vous serez comme les autres. Quand vous serez élus, on ne vous verra plus du tout dans l'Ouest. » »
- 6:12Invité politiquePromesse
« J'ai été engagé à ne pas être un député comme ça, et c'est la raison pour laquelle je mets un point d'honneur, malgré un agenda très chargé, à venir au moins une fois par mois dans un des départements de ma circonscription. »
Temps de parole
- Gilles Lebreton84 %
- Présentateur16 %
≈ 2,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour chers amis, nous avons le plaisir d'accueillir à Rennes aujourd'hui Gilles Le Breton, député européen, élu au mois de mai. Et j'ai envie tout de suite de lui poser une première question. Voilà déjà quelques mois que, Gilles, tu sièges maintenant au Parlement européen. Quel premier bilan peux-tu tirer de cette expérience ?
Eh bien j'en tire un bilan positif. D'abord, nous sommes 23 députés du Rassemblement Bleu Marine. On s'entend très très bien. Je dois dire qu'on est probablement le groupe de députés dans lequel règne la meilleure ambiance. C'est très très important d'avoir une très bonne ambiance pour travailler efficacement. Et ensuite, eh bien nous travaillons tous répartis dans des commissions. Chacun d'entre nous, nous appartenons à une commission différente. Donc moi je suis dans la commission des affaires juridiques. Et ça tombe bien, puisque étant professeur de droit, je suis comme un poisson dans l'eau.
Alors je dois dire que je mène la vie dure à tous les eurocrates qui siègent dans cette commission. D'abord, je me bats jour après jour pour être coordinateur de cette commission. C'est-à-dire une sorte de sous-chef. Alors normalement, aucun d'entre nous n'a vocation à être sous-chef, puisqu'évidemment nous sommes considérés comme des eurosceptiques. Mais j'ai pu invoquer des arguments juridiques, des précédents aussi. J'ai découvert qu'il y avait toujours eu dans cette commission un non-inscrit qui était coordinateur. C'est uniquement dans cette commission, c'est une tradition. Et dans le règlement, rien ne l'interdit. Donc je me suis basé là-dessus pour poser ma candidature.
Et ils sont très très embarrassés pour la refuser. Ils l'ont refusé une première fois. Je me suis accroché, je suis revenu à la charge en invoquant des arguments juridiques, car la motivation du premier refus était illégale en fait. Et à l'heure où je parle, c'est assez drôle, j'ai l'impression qu'ils cherchent un prétexte pour m'empêcher d'être coordinateur. Mais en même temps, ils ne savent pas par quel bout prendre ma demande. Donc je vais voir chacun des députés qui siègent dans cette commission. Je plaide ma cause avec vigueur.
Et je leur fais bien sentir que quand même, je représente énormément d'électeurs et qu'il serait profondément normal qu'il n'y ait pas un coordinateur qui représente le peuple français au sein de cette commission. Alors d'autre part, en séance plénière, j'essaye de prendre la parole à chaque fois qu'on me la donne. Mais comme on n'a pas un vrai groupe parlementaire pour l'instant, on a très peu de temps de parole. Donc c'est bien normal quand on nous accorde la parole. C'est Marine Le Pen qui parle en priorité. C'est tout à fait normal.
Et moi, pour l'instant, je n'ai pu prendre la parole qu'une seule fois sur un thème dont personne ne voulait, qui est très technique, qui est le marché unique numérique. Voilà, donc j'ai découvert d'ailleurs un peu le problème en préparant mon intervention. Et je ne le regrette pas parce que c'est un problème très important. Le marché unique numérique, ça va être la possibilité pour tout consommateur de commander ce qu'il voudra par Internet dans l'Europe entière. Et donc potentiellement, ça va créer un dumping social numérique en quelque sorte qui va encore aggraver la situation de nos PME, de notre agriculture, etc. C'est de la dynamique. Donc j'ai évidemment pris parti contre ce projet.
Mais malheureusement, c'est la priorité du président de la commission, Jean-Claude Juncker. Donc on va avoir du mal à s'y opposer. Mais au moins, au moins, on se bat et on prévient l'opinion publique. Et puis, parfois, on a quand même des succès. On arrive à faire reculer sur certains points des projets. Donc c'est un bilan que je trouve positif.
Alors justement, 23 députés européens du Front National, plus vos amis souverainistes des autres pays, quel rôle jouez-vous ? Comment pouvez-vous faire avancer nos idées ? Alors que, comme tu viens de le dire, Gilles, nous n'avons pas encore de groupe. Oui.
Alors on est quand même efficace. J'aimerais donner un exemple de succès, qui est en train de se dessiner. C'est sur le fameux projet de traité transatlantique. C'est un traité dont on avait parlé beaucoup pendant la campagne, par lequel l'Union européenne va organiser un libre-échange avec toute l'Amérique du Nord, les États-Unis, le Canada aussi. Alors, il y a deux choses qui nous gênent là-dedans terriblement. La première chose, c'est que c'est un grand marché sans son droit de douane. Donc on va être envahis par les produits américains. Et ça, malheureusement, c'est une priorité de Juncker. Donc j'en ai peur à y avoir droit.
Mais en revanche, il y avait une deuxième chose qui nous gênait. Et là, j'ai l'impression qu'on va gagner. C'était l'arbitrage. C'est-à-dire qu'en cas de litige, les entreprises multinationales auraient pu attaquer l'État français devant des arbitres, c'est-à-dire devant des juges privés.
D'accord.
Et là, on a réussi à faire tellement de bruit que certains parlementaires d'autres tendances politiques finissent par sentir qu'il y a un mécontentement populaire qui monte. Et ils sont en train de reculer.
D'accord.
Et là, récemment, Juncker a commencé à donner des signes de faiblesse. Donc je pense qu'on va réussir au moins à supprimer l'arbitrage. Ce qui est très, très important, parce que ça aurait été vraiment catastrophique pour notre État. C'était la substitution d'une justice privée à la justice étatique et qui est la possibilité pour les entreprises multinationales de faire condamner la France à chaque fois qu'elle aurait tenté par une sorte de remords de protéger les consommateurs, de protéger les agriculteurs, etc. Donc voilà un exemple concret de ce que déjà on va arriver à faire.
D'accord. Alors une dernière question. Il est de tradition, pas toujours exact, c'est vrai, mais de dire que finalement, les députés européens, une fois qu'ils sont élus, passent beaucoup de temps à Strasbourg, ils passent beaucoup de temps à Bruxelles, et que finalement, ils n'ont plus de prise avec la circonscription, avec les électeurs, dans la circonscription dans laquelle ils ont été élus. Et toi, Gilles, qu'est-ce que tu en penses ? Et comment te positionnes-tu face à ce problème ?
Oui, alors ce que j'en pense, c'est que c'est vrai pour beaucoup de députés qui n'appartiennent pas à notre mouvement. Quand j'ai fait ma campagne électorale, j'ai rencontré des journalistes qui, en toute bonne foi, me disaient « Vous, vous serez comme les autres. Quand vous serez élus, on ne vous verra plus du tout dans l'Ouest. Vous serez toujours à Bruxelles et à Strasbourg. » Alors justement, j'ai été engagé à ne pas être un député comme ça, et c'est la raison pour laquelle je mets un point d'honneur, malgré un agenda très chargé, à venir au moins une fois par mois dans un des départements de ma circonscription. Aujourd'hui à Rennes ? Aujourd'hui à Rennes.
Et une fois, c'est vraiment un minimum, parce que là, pour l'instant, la rentrée parlementaire était très très lourde, mais très rapidement, je vais passer à au moins deux fois par mois. Là déjà, rien que ce mois-ci d'ailleurs, c'est-à-dire que je commence à trouver ma vitesse de croisière. Aujourd'hui à Rennes, et puis dans une dizaine de jours, ça sera le 14, très exactement, le 14 novembre, ça sera à Brest. D'accord. Et je crois que tu étais, il y a une dizaine de jours, à Nantes. Voilà, j'étais à Nantes, où j'ai fait un meeting, bien arrosé à la fin d'ailleurs, dans une atmosphère très très conviviale, ce qui est très réussi.
Et il y avait beaucoup, beaucoup de monde, la salle était trop petite, et comme il faisait beau, heureusement, et que la salle était au bord de l'herbe, on a fini sur les quais, à prendre un verre tranquillement, tous ensemble à la fin. C'était extrêmement réussi, convivial. Et ça prouve d'ailleurs, l'exemple de Nantes, prouve d'ailleurs qu'il ne faut pas avoir peur de troubles, etc. Ça s'est très bien passé.
Et bien écoute, merci beaucoup, Gilles, et à un prochain rendez-vous sur cette plateforme vidéo. D'accord, à bientôt.