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interviewLCI (sur YouTube)· 18 juin 2026 69 min

Accord USA-Iran : Téhéran récupère un pactole de 300 milliards de dollars|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] C'est l'heure du grand dossier. Soyez bien évidemment les bienvenus sur LCI avec aujourd'hui [musique] cette question, cet enjeu face à Trump, les quatre victoires de l'Iran. Trouvez-vous, vous qui nous regardez, que cet accord États-Unis, Iran est un mauvais accord ? [musique] Oui.

Et bien alors, vous êtes jaloux, malhonnête ou stupide. Enfin, c'est ce que pense Donald Trump. Il écrit que si vous critiquez l'accord, c'est que vous êtes jaloux, malhonnête ou stupide.

Retourne dans quelques instants sur ces images hier à Versailles qui entrent dans l'histoire. Mais quelles histoires ? Quelle histoire ?

Celle d'une capitulation, celle d'une rédition, celle de la pire erreur géopolitique de ces dernières décennies. Comme on le lit sur la forme, les images sont incroyables. Sur le fond, un Iran nucléaire doté de missile balistique à longue portée et d'une domination totale dans le golf sera-t-il [musique] en héritage du président américain ?

à suivre. Comptez sur nous donc pour vous dire quelles sont ces quatre victoires de l'Iran. Et puis il nous faut également nous arrêter sur cette stupéfiante image.

C'est l'image du jour et certainement des prochains. [musique] Moscou brûle. Attaque massif de drones ukrainien à frappé cette nuit la plus grande raffinerie de pétrole de la capitale.

Explosion si puissante [musique] qu'un large couvercle a été projeté à plusieurs mètres de hauteur. Le récit, les images de cette attaque à grande échelle dans cette émission [musique] et l'analyse. Quelle claque pour Poutine.

Alors, comment va-t-il réagir ? Quelle vengeance. Mais d'abord donc le grand dossier face à Trump les quatre victoires de l'Iran.

C'est parti. Écoutez, regardez. Le protocole d'accord irano-américain est désormais officiellement complet et finalisé puisqu'il a été signé par les deux parties. [musique] Et pour tout comprendre, pour tout décrypter, je suis ravi d'accueillir sur ce plateau Nicole Bacharan.

Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous. Historienne, politologue et spécialiste des États-Unis. Vous êtes auteur avec Daniel Dominique Simonet du livre Réquem pour le monde libre.

Entre trumpisme et islamisme, la tenaille est totalitaire aux éditions l'observatoire. Général Nicolas Richou, soyez le bienvenu. Ancien commandant de la 7e brigade blindée, merci d'être [musique] là.

Merci également à Xavier de Jacomoni, éditorialiste international LCI et capitaine. Guillaume Roquet, bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous également directeur de la rédaction du Figaro magazine.

Dans quelques instants, nous serons rejoints également par Michel Polaco et puis George Malbrun sera en direct avec nous depuis le Liban. Ça s'annonce vraiment passionnant. Pour commencer, un exercice étonnant.

Voilà ce que ce que nous vous proposons raconter une histoire mais avec deux points de vue. On va vous raconter l'histoire de l'accord hier soir à Versailles mais du point de vue américain et puis également du point de vue iranien et vous allez voir c'est pas du tout la même. Alors Xavier c'est vous qui vous pliez à l'exercice.

Xavier d'un côté on a Donald Trump à Versailles signature surprise qui n'était pas du tout au menu du dîner sous sous les ors du palais. Le roi soleil Donald Trump évidemment dans un univers extrêmement doré. ça lui convient extrêmement bien mais il est 1h05 hier quand il quitte le château.

Vous le voyez ici avec Emmanuel Macron, un peu en nombre chinoise avec Brigitte Macron et tout de suite le président américain confirme l'information que nous vous donnions dès 23h40 sur LCI. Écoutez-le. C'est signé.

C'est signé. s signé à Versailles. On sait pas trop si le président américain se souvient à connaissance de cet épisode historique aussi à Versailles.

C'était en 1919 et ça préfigurait les réparations de guerre que devait payer l'Allemagne la Seconde Guerre mondiale. En fait Amélie, tout s'est noué 40 minutes plus tôt. Marco Rubio demande tout simplement au ministre des affaires étrangères français Jean-Noel Barreau s'il est possible de signer le fameux mémorandum sur place pendant le dîner.

Alors, il faut trouver une imprimante. Évidemment, les services américains mettent leur grain de sel là-dedans. C'est un peu compliqué, mais 20 minutes plus tard, le texte est prêt à la signature.

Voilà Trump qui montre le texte. Tout le monde évidemment applaudit, il parafle le texte avant qu'une photo du document soit envoyée à Terran. Voilà, là on le voit parafer.

D'ailleurs, il paraf un texte qui n'est pas en anglais. Le texte est en perçant la langue parlée en Iran. Et un détail évidemment, on le comprend, à ce moment-là, les Iraniens n'ont pas encore signé, les Américains ont craqué en premier.

Côté iranien, c'est le président pèes qui a signé dans un cadre plus classique avec un message alors là tout à fait différent. Oui, c'est beaucoup plus traditionnel. Voilà, on voit les les photos diffusées par les agences de presse d'État iraniennes, photos diffusées aussi à la télévision iranienne.

Et là, on voit bien, il y a la hop, on a failli le voir, la signature de Trump et à côté celle de Massou Péch. C'est beaucoup plus sobre. Regardez ce cadre.

Voilà, là on voit les deux photos, les deux documents. Là, ici, on voit qu'il n'y a pas la signature du président iranien. Et là, l'Iranien et Donald Trump.

On voit bien d'ailleurs aussi, on pourra faire une petite analyse graphologique entre les deux signatures. Beaucoup moins de cérémoniale mais mais mais la République islamique crie victoire. La différence entre les négociations actuelles et celles des accords de Vienne sur le nucléaire réside dans le fait qu'aujourd'hui le drapeau de la victoire flotte sur le terrain. enem Xavier de Jacomon Nicole Bacharan, où se situe la la vérité enfin comment vous verbalisez est-ce que vous vous parlez de capitulation je demanderai plutôt au monsieur sur le plateau qui incarne le volet militaire s'il parle de rédition la capitulation Nicole écoutez oui je vais juste dire un mot sur ce qui n'est pas négatif disons pour Donald Trump c'est vrai qu'on peut penser même sans avoir le détail que les capacités militaires, balistiques, économiques de l'Iran ont été quand même grandement amoindri.

Ça a été fait et on ne sait pas si un jour peut-être ça fragilisera réellement le régime. Sinon, c'est vraiment une capitulation en race campagne. Donald Trump a obtenu la l'ouverture du des trois d'ormous pour 60 jours.

On ira peut-être dans le détail ensemble. Je pense qu'auudess de 60 jours, il va y avoir la discussion sur qui paye quoi, mais en tout cas le passage ne sera pas gratuit. Donc réouverture d'ormouse.

Donc immédiatement évidemment les marchés sont contents, le pétrole baisse l'essence également et Donald Trump a obtenu cela et une signature dans les circonstances que vous avez décrites. Sinon, il est hallucinant ce texte. C'est vraiment une capitulation en race campagne et le un jackpot pour l'Iran qui obtient beaucoup plus ce qu'il n'a jamais rêvé en matière financière.

Le le comment dire l'ouverture des avoirs gelés jusqu'à avant-hier, c'était pour plus tard, c'est maintenant. et récupération des avoirgelés, un fond de 300 milliards d'investissements et de reconstruction dont on a déjà parlé, la levé de toutes les restrictions sur les ventes de pétrole et dans l'accord en matière de restriction pour l'Iran, une très très vague promesse de ne jamais chercher à avoir l'arme nucléaire. ce qu'il a promis en 1970 avec le traité de non pourolifération, en 2015 avec l'accord conclu à l'époque avec Obama et puis alors grosserie sur le gâteau, la main mise totale de l'Iran sur le Liban.

Alors général, êtes-vous jaloux, malhonnête ou stupide ? Parce que encore une fois, Donald Trump estime que ceux qui critiquent son accord sont jaloux, malhonnête ou stupides. Je suis jaloux, malhonnête et stupide.

Il y a aucun doute. Il y a aucun avec moi. Nous sommes tous à priori, c'est ça le problème quand même.

Je suis d'accord avec avec ce qui vient d'être dit parce que les acquis de l'Iran sont immédiats. La levée des d'un certain nombre de sanctions. Le D3 d'Ormous ne reviendraisemblablement jamais à ce qu'il était avant, c'est-à-dire un espace de libre circulation, il va risque d'y avoir un passage qui risque d'être payé.

Et de l'autre côté, il y a aucune certitude. Il y a des négociations qui commencent, c'est fumeux et si dans 60 jours, ils veulent pas, on recommencera à les bombarder. Donc en fait, ils ont absolument euh gagné gagné à tous les étages.

Et donc aujourd'hui, on est quand même assez perplexe quand même sur la position américaine. Alors moi, je Alors, pour là où vous avez raison, c'est que il y a eu un coup de tondeuse à gazon sur les capacités iraniennes qui a été passé. Peut-être que ça va retarder le programme un certain nombre d'années.

Ça ça c'est c'est très possible. Pour le reste, je ne vois qu'un seul avantage, c'est le fait que Donald Trump, comme il l'a montré auparavant, sait sortir d'une crise quand même. C'est la seule qualité que je lui reconnais à son désavantage, mais il comprend à un moment donné quand la situation n'est plus gagnable et il s'est extrait.

Il est pas parti sur un combat de 10 ans comme en comme au Vietnam, comme en Irak et cetera et cetera ou en Afghanistan, 20 ans, il a il a dit "Ça ne fonctionne pas, je me retire." Et ça c'est euh c'est la seule qualité que j'arrive à à à donner euh au président des États-Unis aujourd'hui. Surtout peut-être peut-être a-t-il compris qu'il était coincé sur le front de l'économie.

Regardez comme son discours a évolué sur la question du pétrole entre le 1er avril dernier et ce 17 juin 2026 hier. Donc regardez, les États-Unis n'importent presque pas de pétrole via le D3 d'ormous et ils n'enorteront pas à l'avenir. Nous n'en avons pas besoin.

Nous n'en avons jamais eu besoin et nous n'en avons pas besoin aujourd'hui. Si on continue à bombarder, ces navires ne pourront plus partir. Et on parle de 500, 600, 700 millions de dollars par jour.

C'est une somme colossale, vraiment colossale. De plus, nos réserves seront épuisées dans 4 semaines environ. Vous savez, il y a des réserves partout dans le monde et nous on serait vraiment à court et il arrivera un moment où vous ne pourrez plus vous en procurer.

Euh Guillaume Rocket, il ne veut pas être le Hoover qui a provoqué la crise de 1929 et puis c'est tout. Enfin, c'est c'est ça le fond de l'histoire. Oui, c'est tout.

Mais c'est pas négligeable. On est sur des préoccupations géopolitiques et on a raison. Et la force de Donald Trump, c'est qu'il peut basculer d'un univers à l'autre comme s'il y avait deux mondes parallèles.

Il est évident que dans le monde sur le monde de la diplomatie, du rapport de force, c'est l'Iran qui sort vainqueur. Mais moi, je vais vous raconter une toute petite histoire. J'ai vu lundi un acteur important de la du du monde du du tourisme et et du voyage aérien français et il me disait cette cette paix est formidable.

Et on lui disait "Oui, mais quand même, l'Iran se renforce." Il dit "Mais l'Iran c'est pas mon sujet." H et donc et donc ce qui compte c'est que l'économie mondiale reparte.

Je pense que cet élément là il faut pas le négliger parce que pour 90 % des habitants de cette planète cette cette paix est une bonne nouvelle et c'est pour ça que de son point de vue Trump peut sans mentir totalement dire que c'est une bonne nouvelle. Et de votre point de vue à vous ma mon point de vue c'est que le le redémarrage du business ne règlera pas le problème géopolitique. Mon point de vue, je pouvais tout vous dire.

Je suis heureux de pas être israélien aujourd'hui. Absolument. Donc euh donc parce que pour eux la menace demeure parce que vous avez euh des pays comme le Kouit ou comme Barin qui ont vu leurs usines de dessement d'eau.

Donc des activités vitales qui ont été bombardées par les Iraniens. Donc euh je pense que de toute façon, il fallait sortir de ce mauvais pas si vous me demandez mon point de vue. Donc il fallait faire la paix, il fallait prendre sa perte comme on dit au casino.

Et effectivement c'est un échec américain. Le fait que le le monde économique mondial accueille aussi bien cette paix, c'est pas quelque chose de secondaire. Les Israéliens, le point de vue israélien, on en parle dans un instant, on sera du côté d'Israël justement et nous serons en direct pour tout comprendre.

Mais là tout de suite, nous prenons la direction de Teran. Nous prenons la direction de l'Iran pour trouver Siavol Gazi qui va vous montrer. Vous allez voir combien les Iraniens se moquent littéralement de cet accord ce matin.

Les journaux iraniens peu nombreux ce jeudi se moquent bien sûr de Donald Trump. Par exemple le journal Hamchari qui affirme donc en premier en première page, autant on emporte le vent avec une cette photo de Donald Trump en affirmant que tous les bluffs et toutes les déclarations que le président américain a dû retirer. Ensuite, il y a ce le journal Kean, le journal conservateur Kean qui affirme que le détroit d'Ormous, c'est c'est l'arme de dissuasion de l'Iran et et aussi donc d'autres titres avec Trump qui a été obligé de de céder ça céder sur toute la ligne et aussi mes plus politiques et le journal Iran qui parle qui parle de donc d'un d'une coopération stratégique avec la Chine comme l'a affirmé le président du du parlement iranien.

Les journaux et les médias reprennent également les déclarations de euh Tucker Carlson qui a affirmé euh donc le journal le grand journaliste américain qui a affirmé que l'accord avec l'Iran, c'est la fin de l'Empire euh américain et surtout euh Barak Travid euh donc le journaliste Laxios très proche de la Maison Blanche qui a affirmé dans un texte sur le réseau X que on nous avait promis une victoire totale. Simplement on nous a on nous a pas dit qui serait le le vainqueur. Et donc ce moquant quelque quelque sorte de la maison blanche et de de notre trampe.

Merci beaucoup siveug Gazi correspondant RFI France 24 depuis ter Nicole Bachoran. Et après tout, débattons-en. Est-ce qu'il avait raison de vouloir à tout prix stopper l'hémorragie pour des raisons surtout économiques.

Dans les faits sur le passage des navires ? On a vérifié, il passe effectivement il passe. Regardez ces images en direct [raclement de gorge] des navires, ça repart.

Alors, c'est peut-être pas du 100 %. On va rester prudent, mais depuis hier, nos informations nous indiquent une dizaine de navires qui ont traversé le D3 dont un battant pavillon français. Nicole Bacharan.

Rentrons peut-être dans la discussion. Après tout, stop la crise économique tout à fait tout à fait valable parce qu'effectivement la crise économique était de devant nous sans sans aucun doute. Donc, j'ai envie de vous dire quand on se lance dans une guerre, il faut savoir la gagner sinon il faut pas la faire. et la doctrine du général Powell avant la guerre d'Irak, donc à l'époque de George H.

Bush le père, c'est ce qu' ce qui avait été appliqué pour libérer le cohète de de l'Irak. C'était on rassemble une force écrasante. C'était 500000 soldats à l'époque, une coalition internationale.

On a un mandat international, une mission très précise et une sortie programmée à l'avance très précise. Il y avait rien de tout ça dans la dans la guerre de de Donald Trump. Donc il s'est mis dans une impasse.

Mais le fait est que en fait la puissance dominante du Moyen-Orient aujourd'hui, c'est l'Iran. Et ça veut dire que la prochaine guerre, elle est devant nous. Parce que quoi qu'en dise Donald Trump pour nous faire croire que tout d'un coup le le pouvoir iranien est raisonnable, non, les molats ont encore beaucoup de poids.

Les gardiens de la révolution, ce sont des militaires absolument fanatiques. Réellement fanatiqu, c'est pas des Jy V en train de nous dire le président, le vice-président américain, on va les traiter comme des un pays normal et ils vont agir comme un pays normal. C'est pas un pays normal, c'est une dictature fanatique religieuse qui massacre son propre peuple.

Donc le problème est là. Vous vous distinguez à juste titre la l'avantage économique immédiat clair et tout à fait valable et la le la situation géopolitique qui je vous assure malheureusement augure très mal de l'avenir. Oui.

Mais peut-être que c'est justement parce que l'Iran était et est toujours cette dictature abominable que vous venez d'écrire si bien que ça valait la peine d'essayer. C'est-à-dire que que le le essayer de de mettre ce régime hors d'état de nuire, c'était un paris. C'est un paris qui s'est révélé perdant.

On peut dire qu'on n'a pas le droit de parier [raclement de gorge] euh et de jouer au d le le destin du monde, mais euh il est certain que militairement et d'ailleurs tout experts sur ce plateau étaient d'accord, l'affaire était mal engagée de de depuis le départ. Pour autant, il me semblait que la cause était légitime. Donc euh donc alors évidemment euh le perdant a toujours tort.

Donc donc aujourd'hui, on dit Trump n'aurait jamais dû y aller. Mais donc vous dites qu'il est perdant. Moi je dis qu'il est perdant.

Bien sûr. Je dis qu'il est perdant. Je dis que il y a il y a pas de honte à perdre une guerre qu'on croyait juste.

Ça valait la peine d'y aller. Non non non. Je pense qu'il y a une erreur extraordinaire qui a été faite à la fois par l'administration américaine, certainement énormément poussé par les Israéliens.

Benjamin Netaniaahuou en tête qui est allé réclamer à main et ma mainreprise. Hillary Clinton racontait qu'à l'époque où elle était secrétaire d'état, c'était tous les jours tous les jours tous les jours que les Israéliens Benjamin Netaniau lui demandaient d'aller bombarder l'Iran avec eux. Non non, c'est une erreur gravissime.

En plus, visiblement euh l'État major américain pour le coup là, pas que l'administration, pas uniquement l'administration n'ont pas pris en compte certaines données extrêmement importantes. On parlait d'économie, évidemment le D3 d'Ormous. Donc on a absolument pas compris comment ça se fait que ça se faisait que les premiers bombardements n'anniaent pas toute la défense du D3 d'ormous pour au moins préserver la sortie de quelques navires.

Maintenant, il fallait terminer cette guerre. Évidemment, c'est une bonne chose qu'elle soit terminée, mais ça aura des conséquences notamment sur la crédibilité des États-Unis euh dans le futur. Alors, c'est intéressant comme discussion.

Guillaume Rocket qui dit "Il est certes perdant, mais ça va ça valait la peine d'y aller." Alors, moi j'aurais j'aurais tendance à à être comme Xavier. Je dis non, il fallait pas y aller parce que compte tenu dès le départ l'affaire a était mal engagée parce qu'à partir du moment où on prétend conquérir un pays continental avec trois portes avions, on sait que ça va mal se passer et c'est là que Non mais c'est exactement ça si vous je caricature mais on met trois portes avions devant, il y a 1800000 km², ils ont 84 80 % de frontières terrestres et on dit rendez-vous, comment vous voulez-vous que ça se passe bien ? que à partir du moment où on engage l'affaire comme ça, c'est pas la peine d'y aller.

Alors bon, maintenant euh c'est c'est vrai que euh peut-être que ça, comme je disais tout à l'heure, ça ça donne un coup de ton de gazon ça. Je pense qu'Israël, il retire un avantage quand même. C'est-à-dire que le programme nucléaire iranien va être remis à plus tard.

On dit qu'ils n'ont pas repris un certain nombre de choses depuis depuis juin 2025. Donc peut-être que ça va arranger Israël qui est peut-être pas le tout à fait perdant dans cette affaire-là, mais pour le reste pour le reste c'est une catastrophe. C'est-à-dire que les Américains ont attaqué sur le plan militaire en pensant que la force militaire emportait la victoire politique et les les Iraniens ont répondu sur le champ économique.

Donc on éétait pas du tout sur le même truc. Et et c'est là que je suis pas d'accord, c'est que je ne pense pas que l'état major n'ait pas pu analyser ça. Je crois surtout que c'est le pouvoir politique qui n'a qui l'a pas voulu et qui pas suivi en disant attention voilà les inconvénients, un état major, ils sont intelligents les gars, ils sont des centaines.

Non mais ils ont sans doute bien vu cette affaire là, sauf que c'est le pouvoir, il est l'heure de nous demander si aux États-Unis on parle de l'accord de la honte. Regardez certaines déclarations. Tê cruise, l'histoire nous apprend que donner des milliards de dollars à des dingues théocrates qui veulent nous assassiner n'est pas une bonne idée.

Le sénateur Bill Cassidi, c'est la pire bévue politique étrangère depuis des décennies. Suzanne RA est ancienne conseillère à la sécurité nationale américaine. Les États-Unis ne s'en remonteront pas de sitôt du plus grand faux pas en matière de sécurité nationale depuis des décennies.

Hélène Bonet, merci beaucoup d'être avec nous en direct depuis Washington. Hélène, aux États-Unis se réveillet-on avec la gueule de bois ? Oui he c'est ça si l'on en croit toutes ces déclarations que vous venez de citer déclarations politiques.

Il y a énormément de critiques qui pleuvent depuis hier après la signature de de cet accord par Donald Trump à Versailles a commencé dans le camp démocrate évidemment où là on estime que Donald Trump a été littéralement humilié par les Iraniens. des démocrates qui se moquent, qui rappellent que Donald Trump a beaucoup critiqué l'accord signé en 2015 par Barack Obama et qui estime que cette fois et bien l'accord est bien moins bon pour les États-Unis parce que il n'atteint pas tous les objectifs que s'étaient fixés Donald Trump au début de son intervention en Iran. Et puis il y a surtout ce qui ce qui pose problème à Donald Trump, c'est cet embarras au sein de son propre camp.

Je regardais la chaîne Fox News hier qui est plutôt conservatrice et qui euh où les journalistes lisaient les les les morceaux de ce ce cet accord et et interroge des Républicains qui qui avaient de la peine à justifier certaines concessions faites aux Ianiens notamment en matière de sanction, en matière d'un fond qui va être créé de 300 milliards de dollars pour les Iraniens. Et donc c'est face à cela que Donald Trump va devoir continuer de se justifier. son vice-président va prendre la parole dans quelques minutes à la Maison Blanche pour une conférence de presse.

On suivra ça grâce à vous et avec vous Hélène Bonet. Euh la pire bévue de politique étrangère du côté des États-Unis depuis des décennies. Vous êtes d'accord avec ça Nicole BCH ?

Ça fait un bout de temps qu'on a pas vu une telle catastrophe. Franchement, je me souviens en 2003 avant le déclenchement de la guerre d'Irak et là aussi, on peut dire que la cause était juste parce que je pense que la cause de vouloir démolir Saddam Hussein ou démolir le pouvoir des Mola est une est une bonne cause. Mais enfin, en 2003, peu de temps avant l'attaque américaine, je me souviens d'avoir écouté les auditions au Congrès et Paul Wolfovitz qui était vraiment un des artisans néoconservateurs de cette attaque disait donc les choses n'avaient pas commencé.

Il faut préparer les Américains à une occupation longue peut-être 6 mois. Et moi, j'écoutais ça et je me disais dites-moi qu'ils ont un secret qu' qu'ils ont des éléments secrets que je connais pas. C'est pas possible.

Donc c'est vrai que engager cette guerre dans ces conditions avec des moyens qui n'étaient pas ceux qui permettaient de un renversement politique alors que le problème c'est le régime iranien. C'est une énorme faute pour aussi oui la crédibilité de Donald Trump à l'évidence. Et dans son propre camp, je veux dire les les fissures, ça devient des gouffres mais aussi pour les États-Unis, l'idée on ne peut pas compter sur les Américains, c'est quelque chose qui va peser beaucoup dans les années à venir et pour longtemps, on le comprend.

Soyez le bienvenu Michel Polaco, merci beaucoup d'être avec nous pour de vrai. Encore une fois, on vous moi je vous vois rarement pour de vrai, j'en suis toujours ravie. Du coup, vous avez donc des jambes, vous n'avez pas qu'un [rires] buste et oui, soyez le bienvenu expert en aéronautique, question de défense et de et du nucléaire.

Euh je voudrais vous soumettre une information qui nous nous a marqué euh ces dernières heures. Un drone de surveillance américain, alors je vais être tout à fait précise, vous le saurez beaucoup plus que moi, MQ4C Triton, voilà, a été détecté volant au-dessus de Cuba. Et oui, on vous parle de Cuba.

Je lis que les spéculations sur une opération militaire américaine contre le régime vont croissant à la suite justement de la fin de la guerre en Iran. Alors, gar aux spéculations bien évidemment, mais le questionnement est légitime. Peut-on imaginer ? une accélération du côté de Cuba et de l'intervention américaine pour passer autre chose, détourner le regard de l'Iran et essayer d'aller chercher un autre trophée.

Écoutez, après ce qu'on vient de vivre depuis 3 mois et des poussières, tout est possible parce que le président Trump est totalement imprévisible, euh très difficile à comprendre euh dans tous les sens du terme et pourquoi pas aller comment dirais-je tourner ses ses centres d'intérêt vers Cuba. C'est moins dangereux, hein, c'est moins compliqué, c'est sûr. D'un autre côté, bon, un drone en soi, c'est pas un événement.

Si vous voulez que les Américains promènent un drone audessus de Cuba, ils ont des drones de longue portée, moyenne porté, Triton, c'est moyenne portée. Bon, ils vont regarder quoi ? Je sais pas parce que franchement, il y a pas grandchose qui soit intéressant à regarder auudess surveille le blocus déjà.

Oui, mais enfin si vous voulez le blocus il est il est facile à surveiller avec des tas d'autres moyens quoi. Si il y a pas besoin de mettre un DR dans l'air toute la journée. Non, je crois que bon c'est c'est une gesticulation probablement qui est destinée à nous faire parler et à nous intéresser.

Nicole Bacharon. Oui, je n'ai aucune marque de café comme d'habitude mais je serais pas étonné du tout que Donald Trump essaie de monter un coup à Cuba parce que son idéal c'est le Venezuela. Il se félicite tous les jours de la manière dont il dit qu'il a réglé le problème au Venezuela.

En tout cas, le pétrole coule à flot. Donc essayer d'accrocher un trophée Cuba à son à son palmarès, faire oublier un peu l'Iran n'est pas invraisemblable en tout cas. Alors nous sommes également en direct avec George Malbrune mais en plus George Malbrun en direct de l'un des points les plus chauds de la guerre.

On parle de la guerre au Liban maintenant. George Malbrun grand reporter au Figaro, spécialiste du Moyen-Orient. Merci beaucoup d'être avec nous ensemble dans un instant.

On va parler de ce que beaucoup appellent la défaite, la rédition, la capitulation, l'humiliation, la flotte historique de Donald Trump. Vous nous direz vous comment vous verbalisez les choses surtout depuis le terrain et du haut de votre expérience. Autant on parle de défaite de Trump, autant on parle de triomphe de l'Iran.

Alors, dans quelques instants, on va vous montrer quelles sont précisément les les quatre principales victoires de de Teran. Et surtout, on va se demander si Terran non seulement a gagné mais sort renforcer sur le nucléaire hormous, le programme balistique, la mane financière, on va poser les choses ensemble. Et un autre front nous attend également dans cette émission.

Ça prend de l'ampleur. C'est très important. Regardez ces images.

Maintenant, nous sommes en Russie et nous sommes à Moscou. Plus précisément, nous reviendrons sur ces images surréalistes de la plus importante attaque de drone mené par Kev en Russie depuis 2 ans avec cette image folle précisément qu'on vous décrira de réservoir de pétrole qui part qui file dans le ciel. Et la question c'est quelle vengeance désormais de Poutine puisqu'il l'a promet.

Le rapport de force est-il en train de changer et avec quelle conséquen ? Allez à tout de suite. [musique] Vous êtes toujours devant le grand dossier avec toujours cet enjeu face à Trump, les quatre victoires de l'Iran.

On en parle avec mes invités bien évidemment, mais là c'est l'heure de l'essentiel de l'actualité. La France suffoque à nouveau. 53 départements vont passer en vigilance orange à partir de demain de la façade ouest du pays au centre en passant par l'Île-de-Fance.

Pointe attendue jusqu'à 40°. La vigilance rouge sera très certainement activée d'ici ce weekend dans certaines régions et lundi, accrochez-vous, pourrait être la journée la plus chaude de l'histoire du pays. Face à la situation, par crainte de panne liée à la chaleur, la SNCF supprime à nouveau des trains.

Au total, 71 trains sont supprimés entre aujourd'hui et lundi. Et puis, elle a une également l'avenir du Premier ministre britannique qui est en jeu aujourd'hui. Des bureaux de vote sont ouverts pour une élection législative partielle à haut risque qui pourrait voir tomber Kirchtstarmer fragilisé et très impopulaire.

Voilà pour l'essentiel de l'actualité. Nous reprenons le fil de ce grand dossier face à Trump, les quatre victoires de l'Iran. Toujours, j'en suis ravi, avec Nicole Bacharan, avec Guillaume Roquet, avec le général Richou, Xavier de Jacomoni.

Merci également d'être avec nous Michel Polaco, on est ravi de vous recevoir. Et George Malbrun donc merci également grand reporter au Figaro, spécialiste du Moyen-Orient. Et ce qui est d'autant plus intéressant, c'est que vous êtes en direct du Liban, vous êtes sur le terrain.

Avant de vous entendre, on va expliquer à nos téléspectateurs quelles sont ces quatre principales victoires obtenues en effet par l'Iran alors que certains parlent déjà de la capitulation de Versailles. Xavier de Diacomoni, on y va. On y va. [rires] J'ai eu un doute.

Je me suis dit est-il au courant qu'il m'accompagne de OK. Xavier de Jacomoni sur les deux principaux sujets qui sont au cœur des négociations, c'est clairement qui gagne. Expliquez-nous quels sont ces deux sujets ?

Alors le premier c'est un sujet qui n'était pas d'actualité du tout àmous comme vous le voyez sur cette image tout se passait très très bien avant la guerre et là-dessus Taner a gagné et ils ont gagné même un très très haut niveau puisque pendant 60 jours, a priori le D3 va être ouvert sans aucun sans aucune taxe sans péage mais après 60 jours, vous verrez il y aura un péage. On écoute le président du parlement pendant la guerre. J'ai écrit dans un tweet que le D3 d'Omous ne redeviendrait jamais ce qu'il était auparavant et je maintiens cette opinion aujourd'hui encore.

Ça c'est une très lourde défaite pour Donald Trump. Mais il y a une autre défaite, c'est sur le nucléaire bien évidemment puisque cette guerre au départ, elle a été conçue par les Américains avec les Israéliens pour se débarrasser de la menace nucléaire. Mais pour le moment, il y a pas d'avancé.

Pour le moment, le l'Iran garde son uranium. L'Iran a simplement déclaré, comme il avait fait déjà en adhérant au TNP le traiter de non prolifération nucléaire qu'il ne souhaitait pas se doté de l'arme nucléaire. Mais ça c'est une déclaration, on n'est pas du tout du tout obligé de les croire.

Alors Donald Trump avait promis de venir par la force chercher les 11 tonnes d'uranium enrichi donc 440 kgie enrichi à 60 %. Il n'en sera rien du tout. Il est juste demandé dans le texte de manière très précise à Tréran de diluer ces 11 tonnes.

Mais la dilution pourrait être supervisée par des inspecteurs de l'AI comme c'était le cas avant que Donald Trump ne sorte de l'accord de Vienne. Mais là encore on est vraiment très très loin de la coupe aux lèvres. Alors il y a ce qui se trouve dans l'accord et mais il y a ce qui ne s'y trouve pas et c'est important également.

C'est très important. Le grand absent dans cet accord, c'est le programme balistique de l'Iran qui était pourtant là aussi au cœur des objectifs de cette guerre. L'Iran va pouvoir continuer à menacer ses voisins.

On en a eu l'exemple depuis le 28 février, hein. Les pays du golfe ont été bombardés par des drones et par des missiles à de multiples reprises. Et puis il y a évidemment Israël.

Mais Donald Trump, lui, il ne voit aucun inconvénient à ce que l'Iran garde ses missiles. Ce que j'ai dit, c'est que si d'autres pays ont des missiles balistiques, c'est un peu injuste que l'Iran n'en est pas. Les missiles balistiques à un arsenal nucléaire, ce n'est pas la même chose.

Et enfin, il y a l'argent avec la promesse de milliards pour l'Iran. Oui, dizaines, centaines de milliards pour l'Iran. Mais là, Amélie, c'est carrément jackpot, hein, pour les Iraniens.

Euh, une centaine de milliards d'avoir gelé rendu au régime de manière extrêmement rapide. On le disait tout à l'heure, 12 milliards, 24 milliards surtout la levée de toutes les sanctions et c'est sans doute le point crucial. Donald Trump pense qu'il peut même lever les sanctions prises par le Conseil de sécurité de l'ONU.

Ça, il ne le peut pas mais quand même gain estimé uniquement pour l'industrie pétrolière entre 60 et 80 milliards de dollars par an. Et puis il y a les fameux 300 milliards d'investissements, une sorte de dommage de guerre en fait qui dans l'esprit de Trump serait payé essentiellement par les pays du golf. En fait, il demande aux victimes de rembourser leur agresseur.

Enfin, je vais vous reparler du D3 d'ormous. J'ai fait les petits calculs. Le D3 d'Ormous pourrait rapporter chaque année 18 milliards de dollars à l'Iran.

Enfin, pas tout à fait parce qu'ils vont diviser cette somme peut-être en de peut-être 60 40 avec le pays qui est au sud du D3, le Sultana Deman. Merci beaucoup Xavier de Jacomoni. George Malbrun depuis le Liban, l'Iran a remporté la guerre contre les États-Unis et Israël.

C'est ce que dit le principal négociateur GaliBF. Oui, mais dites-vous que non seulement ils ont gagné, mais en plus les Iraniens se sont renforcés. Bah, dans la mesure où ils n'ont pas été renforcés, ils n'ont pas été renversés, ils sont renforcés.

Mais enfin euh je crois qu' moi je n'ai jamais cru que le le 2 mars le régime tomberait après les premières frappes massives américaino-israélienne. Et aujourd'hui, je ne crois pas quand même que l'Iran soit le vainqueur triomphal et cetera. Je crois que c'est une victoire.

Oui, c'est une victoire mais un peu à l'apyus et puis surtout on n'est qu'à la mi-temps. Alors, on peut dire que l'Iran gagne 1-0 parce qu'effectivement comme ça a été dit il y a rien eu sur le balistique, il y a rien eu sur le nucléaire. Tout ça c'était déjà annoncé il y a quelques semaines par les Iraniens qui avaient dit "Nous ne sommes pas prêts à discuter du nucléaire. le balistique, tout le monde savait que dans la mesure où l'Iran négocierait son nucléaire après ou que ses voisins ont des missiles balistique, l'Iran ne renoncerait pas à ces missiles balistiques. simplement simplement effectivement ils ont reporté une victoire je dirais en terme très symbolique parce que il y a il y a une il y a rien eu sur le nucléaire et qu'ils ont comme ça a été très bien dit effectivement à cause de la stupidité de Donald Trump et de Benjamin Netaniaahou ils ont trouvé en hormous un levier extrêmement important après euh il y a quand même 60 jours de négociation qui vont être entamés il y a le dossier nucléaire qui va être sur la table Rien ne dit que ils vont trouver un arrangement.

Comme je vous le disais, je vous le répétais systématiquement, la levée des sanctions pour l'Iran est une priorité absolument essentielle parce qu'il en va de la survie du régime. Donc ils vont tout faire pour l'obtenir. Mais en contrepartie, il faudra qu'il fassent des concessions en particulier sur le nucléaire.

Et j'ai toujours pensé que sur le nucléaire, ils sont capables de faire des concessions parce que le nucléaire ne leur a jamais apporté, contrairement à Ormous aujourd'hui, autant de bénéfices. Donc voilà, certes, l'Iran a remporté une victoire mais euh mais ça n'est pas la fin de la partie. On en parlera probablement.

Une des une des victoires, je dirais probablement les les plus les plus importantes aujourd'hui de l'Iran, c'est effectivement par exemple au Liban que euh le retrait israélien du sud a été inscrit dans le fameux accord cadre d'une page et demi où on parle de souveraineté de l'État libanais. Donc euh ça veut dire que souveraineté, ça veut dire retrait israélien. On peut penser que Benjamin Netaniaou ne voudra pas se retirer, mais en tout cas ça donne à l'Iran un levier important euh sur le Liban.

Justement, on en parle dans un on a dans un instant et puis on est avec vous au Liban, on ira en Israël également pour écouter tous les points de vue. Juste sur la question du jackpot, on a retrouvé un tweet de Donald Trump en 2013. Il disait du de l'accord qui avait été conclu à l'époque par l'administration américaine quel marché pourri nous avons conclu avec l'Iran.

Nous n'obtenons rien. Ils obtiennent tout y compris des retards et beaucoup d'argent. Bon si Trump de 2026 avait écouté le Trump de 2013, l'histoire aurait été pardon c'était 1 milliard 7. 1 milliard 7 l'argent redonné par Obama à l'Iran, c'était pas 300 milliards.

Pardon ? Non mais je vous en prie. Nicole Bacharan.

Michel Polaco, estimez-vous qu'il y a des victoires plus dangereuses que d'autres dans celles qui ont été acquises par l'Iran ? Et si oui, lesquelles ? Le balistique par exemple, l'argent par exemple.

Alors déjà sur le balistique, je trouve que le propos du président Trump est un propos qui est impropre parce que les pays voisins, c'est-à-dire l'Arabie Saoudite, les Émirats et cetera, ne possède quasiment pas de missile balistique. Et quand je dis quasiment pas, c'est peut-être quelques dizaines et encore, j'en suis pas du tout sûr. À une époque, il y a eu une véléité d'en avoir, les Égyptiens et cetera.

Mais tout ça, à mon avis, c'est tombé à l'eau. Donc la menace balistique iranienne qui a été terriblement amoindrie et tout à fait capable de se reconstituer dans les mois qui viennent. Donc cette menace va durer.

Deuxièmement, les drones bah c'est aussi une menace qui va durer. Troisièmement, le D3 d'Ormous, ils annoncent déjà la couleur dans 60 jours, euh nous allons d'une manière ou d'une autre faire payer des frais. Donc voilà, ils ont quand même des leviers puissants qui sont presque des armes nucléaires parce que on a bien vu qu'avec ça, ils avaient faireculé le grand Satan, c'est-à-dire la le pays le plus puissant du monde dont la dissuasion conventionnelle n'a pas fonctionné. y compris avec tous les bâtiments, les portesavions, les 20000 frappes et cetera.

Il y a un fait majeur qu'il nous faut analyser, ce sont les félicitations du Esbola. Quand le Esbola félicite l'Iran pour cet accord, écoutez et on en reparle juste après. Tout d'abord, nous tenons à féliciter le peuple iranien, la résistance ainsi que les pays et les peuples de la région et du monde entier qui aspirent à l'indépendance et à la liberté pour cette grande victoire.

Et donc direction Israël comme promis pour vous retrouver Bab Salem. Merci beaucoup d'être avec nous. Mis sur la touche le Premier ministre israélien.

Peut-on même parler d'humiliation ? Et quelle forme pourrait prendre sa colère Betsabé pourrait-il continuer très concrètement à frapper le Liban ? Al vous savez Benjamin Natanahou n'a aucun intérêt à se mettre Donald Trump à dos.

D'abord sa relation privilégiée avec Donald Trump, ça a toujours été un atout politique très important. Et puis aussi le partenariat stratégique euh des États-Unis avec Israël est quasiment indispensable. Et d'ailleurs, Benjamin Natsouigné il y a quelques minutes auprès de ses ministres et bien qu'il appelait à préserver la relation vitale, a-t-il dit avec Washington.

Et d'ailleurs sur ces frappes au Liban, vous savez ces tout derniers jours et bien elles ont fortement diminué. C'est ce que soulligne l'appareil sécuritaire ici. Ce qui est très surprenant, c'est qu'aujourd'hui et bien Benjamin Netanahou a décidé de tenir tête tout de même à Donald Trump puisqu'il a affirmé et bien que les troupes israéliennes resteraient au sud de Liban tant que les intérêts sécuritaires israéliens le nécessiteraient.

Et finalement aussi, c'est plutôt la réaction de Donald Trump que l'on redoute, qui pourrait donc euh voir que Donald Trump que Benjamin Netaniaou ne respecte pas finalement ce protocole d'accord et ne respecte pas les exigences de Théran. Merci infiniment Babe Salam, merci beaucoup d'avoir été avec nous en direct. Alors juste une petite rectification parce que on écrit Benjamin Netaniaou le grand perdant.

Le peuple iranien potentiellement est le grand perdant. Mais parlons donc de Benjamine Netaniou avec vous George Malbrun. Encore une fois, vous êtes du côté du Liban donc je vous pose la question à vous de [raclement de gorge] là où vous êtes.

Est-ce que autour de vous au Liban, on se dit Benjamin Netaniaou va le faire ? Il va repartir en guerre, il va frapper, le veut-il, le peut-il sans les Américains ? Alors ici au Liban qui est un pays comme vous le savez extrêmement fracturé, tout le monde est est convaincu que Israël, Benjamin Netaniaou va continuer de frapper au sud de Liban.

Euh moi, j'ai passé une nuit euh il y a 3 jours et bien après le cesser le feu, il y a eu 94 obus qui ont été lancés au cours de la nuit et il y a eu 10 drones du Esbola qui ont été euh qui ont frappé euh des positions israéliennes. Donc euh il va pas y avoir un cesser le feu tout de suite. Simplement ici, c'est un petit peu comme comme ailleurs. qui pensaient que le 2 mars et bien le le régime iranien allait tomber par conséquent le esbola allait s'effondré aujourd'hui sont déçus et la la grande avancée comme je vous disais c'est que finalement l'Iran a obtenu un cesser le feu que le gouvernement libanais n'arrive pas à trouver dans ses négociations à Washington avec avec Israël et les Américains.

Et et ce qu'il y a de ce qu'il y a aussi de de très intéressant à souligner, c'est que si vous voulez au sud au sud Liban, l'arrivée des drones à fibre optique a été une bascule, un game changer pour le pour pour le Esbola parce que et bien ça rend extrêmement vulnérable les positions israéliennes. Ils ne peuvent plus sortir quasiment avec leur Mercava parce qu'ils sont immédiatement ciblés. Donc on assiste un petit peu à une Je dirais pas que l'armée israël est embourbée mais en tout cas elle n'avance pas beaucoup.

Ce qui paraît certain, c'est que enfin aux yeux des experts militaires locaux, hein, et pas que uniquement locaux, mais internationaux qui sont sur le terrain, et bien l'armée israélienne ne se retirera pas à court terme, en tout cas de cette bande de sécurité ou de cette bande de cette zone tampon d'une dizaine de kilomètres sur laquelle ils ont rasé tous les villages. Bon, j'ai été assez stupéfait de voir àura que je connais depuis longtemps. Il y a 7 mois, il y avait encore une cinquantaine de maisons.

Aujourd'hui, il n'y a plus rien du tout. Et donc sur toute cette bande, à l'exception de trois villages chrétiens, tous les villages ont été rasés. Donc là, l'armée israélienne va rester là pour euh pour soi-disant protéger justement les localités du nord de l'État hébreu euh de pénétration, de tir de missile de mais avec ces drones qui sont indétectables et bien cet argument ne tient pas puisque demain vous pouvez avoir un drone qui partira de la région de tir ou de plus au nord et qui pourra atteindre le nord le nord d'Israël.

Mais mais encore une fois, l'avenir justement à la fois de la présence militaire israélienne et de la question essentielle ici au Liban du désarmement du Esbola et bien va se poser au cours des 60 jours de négociation puisque dans le papier qui a été publié hier et bien il est dit que le cesser le feu s'applique à toutes les zones que les Américains ont reconnu la souveraineté du Liban donc ça veut dire retrait israélien. comme l'a dit votre correspondante à Telviva augure quand même des une un dialogue assez musclé entre Nethaniaou et euh et Donald Trump. Mais effectivement, on ça va être l'avenir de cette régionlà au sud de Liban va se jouer au cours des 2 mois.

Est-ce qu'on va assister à un retrait militaire israélien ? J'en doute fortement parce que Israël et les États-Unis vont exiger en contrepartie le désarmement du Esbola et l'Iran s'y opposera. Merci beaucoup George Malbruno d'avoir été avec nous en direct.

Je le rappelle en direct depuis le Liban. Bon courage à vous sur le terrain pour vos articles et vos recherches. Merci d'avoir été avec nous.

Général Richou, allez-y. Oui, je suis assez d'accord avec ce qui vient d'être dit. En fait, nous avons, je pense que ça va un secteur qui va rester assez chaud et moi je suis assez pessimiste pour le Liban actuellement parce qu'on y a des acteurs qui n'ont pas forcément intérêt à ce qu'il y ait une pause.

Le Esbola lui, va bien l'intention de se sentir renforcé de de la crise parce que c'est un proxy iranien et il continue à exister. il a il a montré qu'il était capable de survivre à ce qui s'est passé euh avec l'histoire des bipers et cetera. Et donc euh je peur que le Liban finalement à terme avec de l'autre côté bien entendu Israël qui ne veut pas euh évacuer le sud de Liban parce que on tire sur le nord-Israël, ce qui est une préoccupation légitime.

Mais notre côté il y a une disproportion de la réponse et donc euh Nathaniaou a bien dit que il n'était pas partie prenante des accords, donc il ne se sentait pas tenu par les accords en cours. Et donc il aura on aura quand même sur l'Iran, oui, on aura du mal à les calmer sur le Liban et j'ai peur que infin le Liban et bien soit laissé pour compte de ce qui va se passer dans les 60 jours. Guillaume Roquet, Nicole Bachan et on parle de la Russie juste après.

Allez-y. Oui, je je suis vraiment tout à fait d'accord avec ce que dit le général Richou. Il faut repartir de de du fondement du Esbola.

La raison d'être du Esbola c'est la destruction de l'État d'Israël. Donc donc comment peut-on imaginer un seul instant qui disent "Ah bah finalement puisque nos amis iraniens nous le demandent, désormais on on va faire à mi ami et et construire des colonies de vacances avec les Israéliens." Ça sera pas.

J'ajoute que l'autre objectif du du Esbola c'est de consolider. Selon le New York Post, l'Iran promet d'aider toujours plus le Esbola une fois en gros qu'ils auront touché les sous quoi. Et je rappelle que l'autre objectif du Esbola c'est de consolider l'influence chite au Liban et de faire en sorte que le Liban ne soit jamais un état souverain mais qu'il reste sous le sous sous sous l'orbite de l'Iran.

Donc c'est pas possible de de faire comme si ce problème n'existait pas. Et moi ce que je pense c'est que Donald Trump pour l'instant fait semblant de lâcher Israël parce que ce qu'il veut c'est tourner la page. Il est en train de tout de tout lâcher au au aux Iraniens, de leur donner tout ce qu'ils veulent mais que il ne veut pas qu'Israël soit un obstacle et que ensuite il reviendra à cette ce partenariat, cette alliance qui est presque fraternelle entre les États-Unis et Israël.

Nicole Bachard. Oui, je souscris totalement à ce que Guillaume vient de dire. Vous parliez Amélie au début de notre discussion de la gueule de bois éventuelle aux États-Unis dans le monde politique.

C'est vrai mais un pays qui a vraiment la gueule de bois aujourd'hui c'est Israël. De la droite à la gauche de tout le monde critique cet accord de Donald Trump était très populaire 60 70 % c'est ça c'est ça a complètement basculé parce qu'ils se sentent évidemment trahis. Alors c'est vrai que vous mettez en avant vous avez raison. la disproportion de la réaction [raclement de gorge] israélienne.

Souvent, on a également, on pourrait parler aussi de la 6 Jordanie, mais c'est pas le moment. Mais le fait est que dans cet accord signé hier, l'Iran a imposé le premier paragraphe qui est en fait une mine prête à exploser qui est en gros si le cesser le feu ne tient pas partout et particulièrement au Liban, ils peuvent dire le l'accord n'est plus valable, on se retire, on ferme mormous pour pour euh pour commencer. et la souveraineté territoriale du Liban telle qu'elle est conçue par cet accord donc par l'Iran et Donald Trump a accepter ça c'est un Iran sous la coupe du Esbola on en vient maintenant à ces images sur un Liban pardon un Liban sous la coupe du excusez-mo en vient maintenant à ces images et un autre front l'explosion a été si puissante qu'une énorme chappe placée au-dessus de la raffinerie a été projetée à plusieurs mètres de hauteur ça se passe à Moscou Moscou qui brûle.

L'Ukraine a lancé ce jeudi matin sa plus importante attaque de drone contre Moscou depuis au moins 2 ans, provoquant des incendie dans la région autour de la capitale et donc frappant la plus grande raffunerie de pétrole de la zone. Quelle claque pour Poutine. La grande question maintenant, c'est comment va-t-il réagir ?

Déjà, les éléments de langage du Kremelin sont en train de de tomber et ils font froid dans le dos. Mais d'abord, on pose les éléments, les images, les faits avec vous, Général Richou pour pour nos téléspectateurs général. Donc regardez ces images.

Regardez ces images de l'explosion d'une raffinerie avec cette chape là qui fuse dans le ciel. C'est spectaculaire. On a les nuages, les panages de fumée ensuite qui ont englobé la ville.

Décryptage avec vous de ces images infraisemblables. On est seulement à 15 km du Crèeland. Oui, et je crois qu'on a une des photos de l'année parce qu'on a rarement vu une chappe comme ça euh se s'envoler comme une soucoupe volante dans le ciel.

Il faut se rappeler que là qu'on est quand même à 750 km de Kief. Alors euh ça veut dire que aujourd'hui les ils ont des drones qui sont capables de tirer à euh pratiquement 1000 peut-être 1500 km et on dit qu'ils en ont balancé plus de 200. C'est absolument considérable.

Alors effectivement la défense anti-aérienne en aurait intercepté un certain nombre. On cite 180 mais ça on a absolument pas la confirmation, c'est du côté russe mais quand on voit les dégâts qui sont commis, c'est absolument considérable. Je rappelle que c'est une raffinerie qui produit un/ers des besoins de la région de Moscou dont bien entendu beaucoup de kérosènes pour les avions et aujourd'hui on a eu des centaines de vols annulés où en retard ça a désorganisé totalement le trafic aérien dans la région de Moscou.

On le voit sur les images qui nous sont parvenues. Cette attaque, elle a provoqué la la panique, peut-être une panique même sans précédent. Euh du côté des habitants de de Moscou, l'Ukraine porte la guerre au cœur du territoire russe et ça c'est un enjeu majeur.

Écoutez par exemple cette jeune moscovite. On voit défiler des drones les uns après les autres. C'est complètement dingue.

Ça fait déjà le 5e. J'ai vu des débris là-bas. On dirait que tout a explosé.

Les débris sont tombés. C'est n'importe quoi cette image. C'est n'importe quoi. [soupir] C'est quoi ce bazar ?

Quand est-ce que ça va s'arrêter ? Général. Oui, la guerre qui était virtuelle pour bien souvent pour les habitants de Moscou qui vivent encore dans des conditions privilégiées.

On dit que la vie à Moscou a pas beaucoup changé quand on continue à faire la fête le soir et bien aujourd'hui cette guerre arrive au centre de la vie des moscovites et ça ça contraste avec bien le message qui est délivré par le président Poutine que l'opération militaire spéciale et bien se déroule tout à fait sans accro. Donc là, il y a un effet psychologique à mon avis qui est puissant parce que là les images sont quand même très spectaculaires. Et puis les dégâts sont politiques également parce que Vladimir Poutine peut pas nier aujourd'hui que la région de Moscou a été puissamment attaquée par les Ukrainiens, c'est-à-dire qu'ils sont capables de tenir la dragée haute aux dégâts que font les Ruches chez eux tous les jours.

D'autant en général que ce n'est pas du tout la première fois que Kief parvient à frapper aussi fort et aussi loin. La même raffinerie avait été touchée il y a seulement de jours. Oui. seulement de jours.

Ça veut dire aussi ça, on en reparlera peut-être des faiblesses de la défense antiaérienne car quand on est capable de frapper la la même cible deux fois en de jours, ça veut dire que le ciel aérien de Moscou est mal défendu. Alors, j'ajoute que les aéroports de la région bien sûr été perturbés. L'espace aérien a été bouclé et notre reporte correspondant sur place Jérôme Garot était à l'aéroport à la mi-journée.

Il nous raconte, regardez. Bonjour. Oui, je me trouve dans l'aéroport de Moscou.

Alors ce matin en arrivant, j'étais seul aux douanes. Je voyais même des passagers russes passer les douanes dans l'autre sens. Les contrôles de sécurité aussi en sens inverse parce que leur vol était purement et simplement annulé.

Donc ces gens-là rentraient chez eux. Moi, mon arrivée, l'espace aérien a été fermé. Les vols retardaient jusqu'à nouvel ordre.

Mais là, regardez, les pistes étaient encore désertes il y a quelques instants, mais à la mi-journée, on voit les les avions qui sont de retour. Les passagers commencent à embarquer là pour pour Istanbul. C'est pas la première fois évidemment hein que des vols sont annulés dans les aéroports Moscovites.

C'est quelque chose qui arrive quand même relativement euh régulièrement en tout cas lorsqu'il y a des attaques de drone. Ce qui est beaucoup plus euh frappant notable en revanche, c'est de voir cette raffinerie euh taper, frapper coup sur coup deux fois en 3 jours. Ça c'est quelque chose qui est tout à fait inédit.

Merci à Jérôme Garot depuis Moscou. Merci général pour les explications. On retourne ensemble devant l'écran dans quelques instants parce qu'il y a une question d'intercepteur qui est au cœur des enjeux dont [rires] on vous parle pour le moment.

Mais la priorité, c'est de se demander quelle va être la réponse que dis-je, la vengeance de Poutine. Déjà, écoutez ce que nous dit Lavrof. La promesse est là.

Je suis depuis longtemps convaincu que les mots ne suffisent pas. Ce n'est pas un hasard si le président a annoncé il y a quelques temps, à la suite d'une éème provocation du terroriste de Kiev, que nous allions désormais mener régulièrement des frappes massives et coordonné contre des cibles dont l'État influent directement sur les capacités de combat des forces armées ukrainiennes. Il s'agit là d'une mission définie par le commandant chef suprême.

Nos [raclement de gorge] forces armées s'y emploient et continueront de le faire. et de Michel Polaco, selon vous, quelle va être la vengeance russe ? B à mon sens, ils vont essayer de faire dans le même registre que les Ukrainiens.

Bon là, c'est une raffinerie proximité d'un centre-ville, 15 km. Raffinerie, c'est quand même quelque chose d'important. Euh donc ça veut dire que ils vont chercher des cibles du même style.

Évidemment, ils toucheront pas en centrale nucléaire parce que personne n'y a intérêt puis ils sont du mauvais côté hein puisque le vent vient de l'ouest donc ils y toucheront pas. en revanche euh qui s'attaque au réseaux ferroviaires, au réseaux électriques, qui s'attaquent à des cibles du même style puisqu'il y a aussi des dépôts de carburant et cetera qu'ils attaquent les aéroports parce qu'en Ukraine, il y a plein d'aéroports qui n'ont pas été détruits. Tout ça c'est tout à fait possible et même envisageable parce que je vois pas très bien sinon ce qu'ils peuvent faire parce que ils n'arrivent pas à produire des moyens antiaérien de qualité à une vitesse suffisante pour lutter contre les milliers de drones que développent l'Ukraine.

Il ils n'y arrivent pas. En plus ce qu'ils avaient l'habitude de produire c'était des moyens extrêmement sophistiqués. Les S400 les S300 les S500 qu'ils ont d'ailleurs exporté qui sont des trucs de grande qualité.

On peut pas utiliser des armes de ce genre-là. C'est comme quand on disait qu'on utilisait des patriotes pour euh détruire des drones euh russes. C'est pareil, ça n'a pas de sens.

Ou des drones iraniens d'ailleurs, ça n'a pas de sens. Donc voilà, ils ont un problème de comment dirais-je de support de soutien qui est insuffisant par rapport à la demande et donc bah il leur reste qu'une seule solution, c'est de faire des offensives qui soient douloureuses. Même question générale.

Quelle serait dans les prochaines heures la réponse russe ? Ben moi, je crois alors je suis je suis d'accord avec ce qu'il se dit sur les cibles globalement, mais globalement euh quand on voit ce que fait la Russie à l'Ukraine tous les jours, je pense qu'il n'y aura ils n'arriveront pas à obtenir des effets sur le terrain supérieurs à ce qu'ils font, c'est-à-dire euh balancer euh 600 drones missiles euh de variés par jour avec beaucoup moins de précision. D'ailleurs, il faut le dire que les Ukrainiens puisque ça atterrit bien souvent sur les immeubles, sur les cathédrales notamment que sur les installations les installations de raffinerie.

On craint souvent les les missiles balistiques. On craint les oréchniques. La Russie a encore les moyens de de faire peur et de répondre.

Ah oui oui oui oui. Parce que on voit bien que les salles qu'il tirent par jour sont encore de 5 600 vecteurs. Alors et donc effectivement le le pouvoir de nuisance est énorme mais depuis 4 ans, on a vu que ça ne mettait à genou absolument personne.

Donc donc je vois pas comment ils peuvent encore grader leur réponse. Voilà c'est puis en matière balistique ou en matière domicile de croisière sophistiqué. Ils ont pas des stocks très importants.

Ils ont de quoi s'attaquer euh à des drones. Ils ont de quoi s'attaquer s'attaquer à un certain nombre de vecteurs. Par exemple, ils ont une défense anti-aérienne qui fait que il est hors de question que les F16 ou les Mirages de 1000 qui sont en Ukraine pénètre sur le territoire russe.

Mais en revanche, ils ont pas ils n'ont pas des stocks suffisants en matière d'armes sophistiquées. Alors, on le comprend bien, Volodimir Zelenski veut amener la la guerre au plus près de Poutine et au plus proche du peuple du peuple russe et puis potentiellement privé aussi de l'argent du pétrole. le le patron du Kremelin.

Visiblement, ça commence à marcher puisqueon apprend il y a quelques instants que il y a une limite de 20 L sur les ventes de carburant qui va être introduite du côté de Moscou. Ça devient donc très concret. Ce que ça veut dire Guillaume Roquet de la situation pour Poutine, à quel point il semble affaibli mais à quel point l'est-il réellement ?

Je pense qu'il l' de plus en plus parce que moi je serais frappé par la la réaction de ce cette jeune fille là qu'on qu'on voyait en disant "Mais qu'est-ce qui se passe ? C'est une catastrophe. Ces images-là, elles elles on on elles vont se multiplier au fur et à mesure que l'Ukraine réussit à frapper de plus en plus efficacement la Russie.

Et je pense que pour Poutine, c'est ça ça va être très compliqué. D'autant qu'il y a une autre mauvaise nouvelle. Vous avez vu les cours du pétrole, ils sont redescendus à 75 dollars le baril.

Donc, autant la guerre en Iran é une une formidable bouffée financière pour la pour pour la Russie qui continue malgré l'embarg européen à exporter son pétrole vers l'Inde, vers la Chine avec sa flotte grise. Mais là euh ça devient à nouveau compliqué. Et moi ce que je crains, j'espère me tromper, mais euh l'histoire nous apprend que euh l'armée soviétique, elle a parfois été d'une grande brutalité, y compris des vis-à-vis des populations civiles.

Et ce que j'espère, c'est que devant l'incapacité des Russes à à remporter des victoires militaires face aux Ukrainiens, il décident de de frapper d'autres cibles plus civiles. Mais encore une fois, c'est une crainte. Rien ne me permet de l'affirmer.

J'ajoute juste avant de vous donner la parole Nicole Bacharant, une image qu'on ne vous a pas encore montré mais de ce que nous on a appelé une pluie toxique. Ce sont des images qui viennent des réseaux sociaux euh russes. Voilà, c'était cette espèce de pluie huileuse qui s'est abattue sur des voitures, sur les habitations autour de l'explosion massive qui a eu lieu avec l'attaque sur la raffinerie.

Voilà, donc c'est encore une fois l'image de la guerre qui s'invite dans le quotidien des Moscovites et de la Russie. Nicole Bacharon. Oui, c'est ça.

On voit que les Russes enfin les civils Russes découvrent la guerre d'une certaine manière. Évidemment, les familles de soldats l'ont découvert depuis longtemps. Mais outre la recherche par la Russie de cibles stratégiques, comme le fait l'Ukraine, l'Ukraine frappe des cibles stratégiques, des cibles pétrolières parce que c'est la capacité de raffinerie qui est qui plombe beaucoup la Russie.

Ils ont le pétrole mais s'ils n'arrivent plus à raffiner, ils n'ont plus d'essence en quelque sorte. Mais depuis le début de la guerre, il y a 4 ans et demi, la Russie mène une campagne de terreur sur l'Ukraine, sur les population, les privés de d'électricité, de chauffage, de lumière en en plein hiver, abattre des immeubles, abattre cette cathédrale dont on ne sait si c'est voilà une erreur ou quelque chose de volontaire, mais en tout cas, il faut pas oublier ce qu'est un régime totalitaire et c'est ce que la Russie aujourd'hui, que un animal blessé comme Vladimir Poutine est encore plus dangereux. Et vous parlez de vengeance à très juste titre et la vengeance c'est la terreur, la terreur pure qui veut voir s'abattre sur la population ukrainienne en espérant que ça les fera plier.

Et il y a aucune chance que que ça les fasse plier parce que même si vraiment ils souffrent énormément, ils sont aussi quelque part galvanis de voir la portée des frappes ukrainiennes en Russie. Et puis il y a eu cet entretien avec Donald Trump, cet entretien au G7 qui laisse à penser qu'il peut y avoir peut-être une inflexion côté américain. Alors justement, on va en débattre dans quelques instants.

Général, je je vous emmène à nouveau avec moi et je vais montrer une autre image à nos à nos téléspectateurs. Une image assez spectaculaire. Là, c'est un drone ukrainien qui a bel et bien été abattu par la Russie.

Regardez l'explosion. Mais pour combien de drones ukrainiens qui sont passés ces dernières heures et c'est ça qui compte, un élément majeur explique peut-être pourquoi l'Ukraine parvient un peu plus ces derniers temps à lancer des frappes efficaces plus profondément en territoire russe. Et bien Moscou est à cour d'un type clé d'intercepteur de domicile.

C'est ce que nous apprend nos confrères de CBS News général. Que faut-il comprendre de ces interprétations ? Il y a deux éléments là-dedans.

Effectivement, il semblerait que Moscou soit à cour de vecteur. Aujourd'hui, on dit que certaines pièces de S300 n'ont plus que un à deux coûts. Et puis et et donc c'est très difficile de défendre la totalité de l'espace.

La deuxième chose que que je que je trouve pertinent sur le plan militaire et même sur le plan stratégique, c'est que pour la première fois de son histoire et bien la Russie est victime de la taille de son espace stratégique et de sa profondeur stratégique. C'est-à-dire que aujourd'hui avant si vous voulez du temps de de de l'empereur Alexandre, il suffisait de reculer au-delà de l'oral et on était hors de Port Napoléon. On attendait, l'hiver arrivait, c'était réglé.

Aujourd'hui, la taille de de l'Empire fait que on n'est pas capable de protéger son espace aérien et toutes les cibles qui sont des cibles cibles fixes que l'on connaît bien, c'est-à-dire les raffineries, les usines, tout ça, et bien on ne peut pas le défendre. On n'a pas le le dô voulez que euh est capable de produire Israël mais sur la table de sur un pays de la taille de la Bretagne. Vous voyez donc ça et et encore ça ça passe de temps en temps.

Là, c'est absolument impossible. Et donc la profondeur stratégique qui était un avantage jusqu'à présent peut se révéler aujourd'hui un gros inconvénient et d'ailleurs Donald Trump l'a euh vu à ses dépends quand il a voulu défendre euh toute la péninsule arabique et on a vu que les vecteurs iraniens tombaient également sur un espace de cette taille-là. Qu'est-ce qu'on voit ici ?

Alors là vous avez le S300. Le S300 alors ils ont les S300 S400. Là je pense que Michel est plus compétent que moi là-dessus mais le S300 il va à peu près.

Les vecteurs les plus modernes, je crois vont à peu près à 250 km. Donc c'est ce sont des vecteurs de longue portée. C'est un peu l'équivalent si vous voulez des patriotes américains.

Et les plus modernes encore, c'estàd les S400 donc ils ont ils en ont encore moins, vont jusqu'à 400 km. Ce sont des des intercepteurs ultramodernes qui coûtent très très cher et ils en ont de moins en moins. Donc ils sont obligés de faire des choix et du point de vue militaire et bien choisir ses renoncés.

Ben c'était parfait général. Merci. Et donc la passe décisive du général pour Michel Pac.

Rien à ajouter. Rien à ajouter. [rires] Alors ça ça m'arrange pas.

Je cache pas. Alors non mais posz-moi une autre question. Dans quelle dans quelle mesure effectivement on est en train de toucher du doigt un affaiblissement concret réel de la Russie dans cette guerre ?

Alors euh la Russie, comme le disait le général, grosse profondeur stratégique, immense territoire, euh quand même une grande population. Euh ils ont pas encore les deux genoux à terre, faut pas euh penser ça. Maintenant ils traversent une période difficile.

Autant par exemple ils ont été capables de se de reconvertir leur industrie d'armement [raclement de gorge] assez rapidement et par exemple ils fabriquent énormément de drones. Aujourd'hui, ils ne sont pas impactés par l'absence des drones iraniens dont qui les alimentait encore il y a 3 mois. Vous voyez, ils arrivent à produire énormément de drones.

En revanche, il faut quand même des matériaux beaucoup plus sophistiqués pour les S300, les S400 et même le S500 qui était en développement et que certains clients de la Russie attendaient. Et ça, c'est vrai que ils ont pas et puis il y a les moyens de détection. La Russie possède peu de systèmes de détection aéroporté.

Euh ce sont des systèmes qui ne sont pas très modernes. Donc ça veut dire que il il voit arriver tout ça avec beaucoup de retard et donc plus il y a du retard dans la détection et moins il y a de facilité dans la destruction. Donc vous voyez quand même bon une ville comme Moscou quand vous pensez qu'il y a 50 ans Moscou était défendu par des batteries de missiles antimissiles euh c'était l'époque du traité ABM anti balistique missile et on reprochait aux Russes de casser la dissuasion parce qu'ils avaient euh mis de quoi protéger Moscou des missiles intercontinentaux américains et éventuellement français britanniques et cetera aujourd'hui on voit que la défense de Moscou ils sont pas capables capable de l'assurer à 100 % et de loin.

Et justement, visiblement Vol Zelenski, il croit toujours plus, il dit ses mots forts si l'Ukraine brûle. Désormais, Moscou brûle aussi. Regardez, nous ne voulons pas de cette guerre et nous ne l'avons jamais voulu.

Tout le monde le sait. Nous ne voulons certainement pas que l'Ukraine soit la proie des flammes à cause de l'ennemi. Mais si l'Ukraine brûle, votre Moscou brûlera aussi.

C'est pourquoi nous insistons une fois de plus sur le fait qu'il est temps de mettre fin à l'agression. Il est temps de mettre fin à cette guerre. En quelques mots, voyez, Poutine n'est pas Trump.

Trump, il s'arrête peut-être trop tôt, mais Poutine, il a raté plusieurs occasions de s'arrêter et où il aurait été en position de force pour négocier. Ça c'est quelque chose de très important. Et le mot force justement, le mot force, le rapport de force est-il en train de s'inverser comme s'interroge Nicole Bacharon il y a quelques instants.

On le sent quand même plus en confiance Volodimir Zelenski pour des raisons techniques, on l'a compris ensemble, mais est-ce qu'il a des raisons politiques et stratégiques de se sentir en confiance quand on voit au G7 à quel point il était en tête à tête avec Donald Trump et on voit cet accord général pour aider l'Ukraine à produire ses propres missiles longues porté sur son territoire. Alors, il y a une chose qui est sûre, c'est que l'Europe est un allié fidèle, vraiment qui reste fidèle à travers les les bons et et les mauvais jours et c'est une des forces de Volodimir Zelenski. Mais c'est vrai que ces avancées euh techniques, technologiques de l'Ukraine inversent [raclement de gorge] le rapport de force et que face à Donald Trump, il n'était plus le pardonnez-moi loser tel que le voyait Trump alors qu'en réalité Zelenski n'a jamais cité d'être un homme extrêmement courageux.

Mais il est on sentait chez Trump une espèce d'hésitation. Peut-être que finalement ce serait Poutine le loser et il ne veut surtout pas être arrimé à à un loser. Et donc il faut pas négliger que l'aide américaine n'a pas disparu.

D'abord le renseignement est toujours là. Euh les satellites, le guidage, le les renseignements sur les mouvements de de troupe russes et cetera. Voilà, c'est ça ça persiste.

C'est très important. Il y a des aides directes en armes qui continuent à arriver parce que les crédits de l'époque Biden ne sont pas terminés. Donald Trump aurait le choix par exemple de refuser de vendre certaines armes à l'Europe pour les donner à l'Ukraine.

Il ne le fait pas. Donc cette voie d'acheminement d'armes vers l'Ukraine euh persiste. Il a le comment dire le pendant la guerre avec l'Iran, Donald Trump avait levé les sanctions sur les pétroes russes sur le pétrole russe.

Là, il l'a parlé, il considère la vraiment la possibilité de le remettre, remettre ses sanctions sur le pétrole, ce qui priverait Moscou de beaucoup d'argent. Donc c'est et même vous le disiez, on évoque mais ça me paraît quand même assez lointain la fabrication sur le sol ukrainien de patriotes ou d'équivalents de patriotes sous licence américaine. Ça me paraît compliqué pour Donald Trump mais saiton jamais.

Alors, j'ai j'ai fait ma petite lecture du Bruno Tertré comme on le fait presque religieusement tous les jours. Bruno Tertr qui a retweeté les images de l'attaque de drone ces dernières heures et qui a dit ceci : "J'aime l'odeur d'une raffinerie de pétrole russe qui brûle le matin. Ça sent la victoire." Guillaume Roquet, ben j'aimerais être aussi optimiste que Bruno Tertray.

Je pense que Volodimir Zelenski a les moyens de continuer cette guerre. surtout qu'on pourrait ajouter à la liste de Nicole Bachar les 90 milliards d'euros de près de de l'Union européenne qui ont été débloqués grâce à la à la au changement de pouvoir euh euh en Hongrie et au départ de Victor Orban. Mais euh les les les Russes ont pas dit leurs derniers mots, pardon d'être aussi prosaïque.

Mais je ne vois pas moi de de changement stratégique dans cette guerre. Les Ukrainiens n'ont pas trouvé leur détroit d'Ormous euh euh comme les Iraniens. Effectivement, ils affaiblissent en frappant une un une partie de de l'outil pétrolier russe.

Mais de de mémoire, il y en a une quinzaine de de de d'outils. Euh ça fait beaucoup de mal. à tel point que la Russie est obligée pour une des premières fois de son histoire d'importer des produits raffinés euh depuis l'Asie et que ça va lui coûter extrêmement cher.

Et le kérosène sur Moscou par exemple, ça va manquer euh très vite, hein. Je pense que ça a cette ces frappes affaiblissent la Russie. Mais est-ce que c'est un changement stratégique de de nature à à transformer le cours de la guerre et à assurer une victoire à l'Ukraine ?

Je pense que ce serait un peu optimiste de le dire aujourd'hui. Alors moi je partage ces doutes dans l'immédiat car bien entendu un pays 17 millions de kilomè carr qui est assis sur sur un tas absolument de matière première colossale peut pas être mis à plat comme ça en 3 secondes. C'est-à-dire que le temps économique n'a rien à voir avec le temps militaire.

Donc ça l'affaiblit bien entendu. Et moi je je renverse toujours la question. Je dis imaginez la puissance de la Russie s'il n'y avait pas les sanctions et s'il n'y avait pas les frappes.

Et bien moi je pense que la guerre serait déjà terminée. S'ils avaient accès au semiconducteurs, s'il pouvaient vendre leur pétrole librement, s'ils avaient la possibilité de s'approvisionner librement en armement sur tous les marchés du monde, et bien je pense que l'Ukraine serait pas là. Donc voilà, ça ça vertu là.

En revanche, la capacité de résilience des Russes, faut jamais jamais la sous-estimer. Je pense que ça n'est pas terminé. Allez-y, Xavier.

Oui. Alors, effectivement, c'est pas la fin de l'histoire, loin de là. Il y a pas de il y a pas de victoire en vue à mon sens pour les Ukrainiens dans le sens classique du terme.

En revanche à terme avec des mouvements notamment des Russes mais spécialement des Moskovites d'ailleurs puisqu'on voit bien que là ça commence à poser énormément de problèmes. Est-ce qu'on va pas arriver à un moment où Vladimir Poutine va se dire comme Trump vient de le faire mais il aura mis beaucoup beaucoup plus de temps. Il y a un moment où il faut négocier.

Il y a un autre aspect qui est important dont on a très peu parlé, on a parlé à d'autres occasions, c'est le fait de mettre la Crimée sous cloche. Les Ukrainiens sont en train de couper tous les accès routiers et ferroviaires de la Crimée, toujours avec les mêmes techniques de bombardement missile et drone. Ils ont leur hormouse.

C'est peut-être la Crimée peut-être le détroit d'ormous des Ukrainiens. Effectivement, si on voit les choses comme ça. Michel Paco, oui, je suis d'accord.

Effectivement euh ce qu'ils font autour de la Crimée c'est assez habile et probablement c'est stratégique parce que finalement si les Russes étaient d'accord pour signer un accord euh ce qu'il voudrait d'abord c'est garder la Crimée parce que ça c'est ça passe devant tout. Ensuite, ils ont ils essaieront de garder un certain nombreophones, mais ils seront obligés d'en lâcher. Donc voilà, en gros, c'est le terrain tel qu'il se prose.

Si les Ukrainiens parviennent à isoler la Crimée et je dirais d'une manière ou d'une autre à gêner véritablement les Russes sur ce territoire, la Crimée du coup redevient un élément de discussion dans une négociation. Donc c'est quelque chose qui est très intéressant sur le plan politique. Merci beaucoup Michel Polaco pour de vrai.

Merci beaucoup Guillaume Roquet. Merci infiniment Nicole Bacharant. Merci à vous général Richou.

Merci mon capitaine Xavier de Jacomony. Alors merci à vous de nous regarder et vous le savez ou si vous ne le savez pas je vous le dis. Vous pouvez nous retrouver en podcast, vous flashz le petit QR code qui est juste là et vous nous retrouvez sur toutes les plateformes habituelles.

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