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interviewfranceinfo· 15 juillet 2025 22 min

Budget : le plan de François Bayrou peut-il passer ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Duel politique à venir à 19h33 avec deux invités. Aurélien Saint-oule, député la France insoumise des hautes scènes. Bonsoir monsieur.

Merci d'être là. Jean-René Casneu député ensemble pour la République Renaissance euh du Gers ancien, rapporteur général du budget. Absolument.

Si je me souviens bien, la majorité une des oppositions. Est-ce que parole à la majorité d'abord ce Comment avez-vous trouvé le premier ministre ? Vous vouliez un plan à base de réduction des dépenses publiques et peu d'augmentation d'impôts.

Bah, vous l'avez. Oui, benah, j'ai trouvé un premier ministre courageux, moins qu'on puisse dire. Bon, donc il a donné un cadre, je crois précis.

Ça durait pratiquement 1 heure. expliqué la gravité de la situation d'une part le contexte international d'autre part notre déficit récurrent structurel depuis maintenant plus de 50 ans et donc les effets de l'accumulation de ces déficits et il nous a proposé un plan pour réduire ce déficit et j'espère que tout le monde est d'accord pour réduire ce déficit parce qu'autrement ça nous entraînerait vers des lendemains terribles d'un point de vue de la dette d'un point de vue de l'image et la crédibilité de notre pays. On peut réduire les déficit.

Il y a plusieurs manières de réduire. Il a plusieurs manières déficit. De réduire le déficit, nous sommes d'accord.

Mais en tous les cas, nous nous souhaitions absolument réduire les déficits et de ce point de vue-là, il a parfaitement tenu son engagement. Alors, on rentrera dans le détail, on a une demi-heure, on rentrera dans le détail de ce qu'il a proposé. Euh déclaration générale sur le discours de monsieur Casneu.

La vôtre. Comment vous avez trouvé cette prestation dans le fond de cette prestation ? D'abord, calamiteuse sur la forme.

Sur la forme d'abord. Oui, calamiteuse sur la forme parce que des éléments de langage qui sont insupportables. Dire aux gens voilà, on va vous expliquer stop à la dette oui en avant la production, je trouve que c'est une façon de prendre les gens pour des imbéciles et je trouve ça calamiteux.

Calamiteux à ce point. Oui, je suis ça me met très en colère d'une certaine façon ce dont il est pas d'une certaine façon, je suis très en colère et je crois aussi sur le fond que en réalité ce qu'a fait François Baou c'est d'abord de faire le meilleur réquisitoire qu'on pouvait faire d'une certaine façon contre les 7 années de macronisme qui ont précédé. Parce que c'est de ça aussi dont il est question.

Si aujourd'hui on nous explique que euh ça va être l'apocalypse, si on ne saigne pas, on ne saigne pas et on ne se saigne pas, c'est évidemment parce que on a 7 années de macronisme, 8 années dont on est en train de payer peut-être le prix et dont on va faire payer le prix euh aux français. Donc moi, cette façon de balayer d'un revers de main l'idée que on hériterait d'une situation mais on ne saurait pas d'où et cetera, ça me paraît inconcevable. Et quand j'entends euh mon collègue Cazuve dire il faut réduire les déficits.

Mais euh excusez-moi chers collègues, vous étiez rapporteur général du budget. Donc la situation, vous nous en êtes un petit peu comptable. Les gouvernements sont se sont succédés, ils ont passé leur budget par 493.

Alors on peut dire ce qu'on veut des oppositions. On peut dire qu'elles vous ont empêché de faire des choses. Aujourd'hui vous d'une situation, vous êtes l'auteur de la situation.

Combien même ils en seraient l'auteur et qu'il y a des déficits. Est-ce que vous êtes d' Est-ce que vous êtes d'ê d'accord ? avec l'idée que maintenant il faut les réduire.

Et ben moi je vous dis que s'ils appliquent les mêmes solutions que par le passé et ce sont les mêmes solutions que par le passé, vous aurez les mêmes résultats. Donc il y a aucune raison pour que je sois d'accord puisqu'ils produiront les mêmes résultats qu' pas ma question sur l'idée de réduire les déficits. Je vous dis que c'est pas comme ça qu'il faut faire et que vous pourrez un jour espérer réduire les déficits à condition de relancer la production dans ce pays.

Aujourd'hui, on est dans une situation où la réduction des dépenses ne produira aucunement les encore. C'est pas ma question moi ma préoccupation mais je comprends vous monsieur disait disait il y a plusieurs manières de réduire les déficits effectivement mais sur l'idée qu'un pays perd de son indépendance en étant extrêmement endetté on parlera de la façon de les réduire est-ce que vous êtes d'accord avec ça ou pas bien mais enfin c'est pas moi qui ai décidé d'aller sur les marchés pendant des années quêtter et demander le financement de la dette publique. Donc je pense qu'on pourrait faire autrement, mais à supposer que ils faillent rentrer dans leur logique de réduction des déficits, il faut faire exactement le contraire de ce qu'ils annoncent et alors on va pouvoir en discuter parce que j'ai plétor de chiffres.

Mais vous m'avez toujours pas répondu. Est-ce que sur le je me fiche bien de garantir les intérêts des financiers. Donc je ne vais pas arriver comme ça le bon mais vous êtes responsable d'une situation qui est intenable.

C'est ça le problème. Alors je vous repose la question. Non parce qu'il y a 50 ans, figurez-vous cher Jean René je vous la question après la libération, on finançait l'état autrement.

On finçait l'état autrement que sur les marchés et moi je suis partisan de l'idée qu'on réoriente le financement de l'État autrement que sur les marchés. Donc oui, si vous voulez, je veux bien désendetter autant que vous voulez. C'est pas le problème.

Le problème c'est que vous arrivez à caler sur vous vous créez un environnement extrêmement anxiogène en disant "Oh là là, vous rendez compte, on va finir comme la Grèce et cetera." Le but est de faire céder les gens par la panique. Et moi, je ne suis pas d'accord avec cette idée qu'il faille paniquer.

Il y a pas de raison de paniquer. Oui. Faut-il désendetter l'état ?

Mais oui, si vous voulez. Non, si vous ne voulez pas, je n'ai rien à faire. Votre question n'a aucun intérêt.

Je vous remercie de votre merci de votre courtoisie, votre Je m'en fiche. L'objectif est de dire clairement ce qu'il en est. Il faut relancer la production dans ce pays.

Il faut protéger socialement les habitants de ce pays et arrêter de les maltraiter et arrêter de supporter que quelqu'un qui a perdu les élections puisse imposer une cure d'austérité de ce tir de ce type qui va tuer l'économie française. Voilà. Donc après des endettés, c'est une question secondaire.

Bon mais on peut poser la question sans qu'elle soit particulièrement stupide. C'est pas secondaire qu'elle est stupide. Je vous dis qu'elle est pas pertinente, vous avez le droit de la poser mais je vous dis et alors vous insistez vous insistez vous bien le droit et moi je trouve qu'elle est pas pertinente donc si ça vous déplaît c'est votre problème et moi je trouve pas pertinente sans dire que celui qui la pose est stupide pas on va discuter des mesures.

On va discuter des mesures très énervé par les décisions du gouvernement. D'accord. C'est pas une raison pour être énervé par mes questions.

On va discuter des mesures que va nous rappeler Camille Novac. Et la plus inflammable de cette de ces mesures, c'est sans aucun doute la suppression des deux jours fériers annoncés par François Bairou. Aujourd'hui, on a 11 jours fériers en France.

Les voici. François Bairou souhaite supprimer le lundi de Pâqu, le 8 mai. Le lundi Pentecôte, vous savez, c'est la journée de solidarité, ce qui signifie qu'il y aurait plus que 8 jours fériers qui seraient sanctuarisés pour les Français.

Une mesure qui permettrait d'économiser, selon le premier ministre 4 milliards d'euros. Autre grande annonce, évidemment, on l'attendait, c'est euh la mesure euh qui concerne l'année blanche. Concrètement, les dépenses seront gelé, ce qui signifie qu'elles seront reconduites par rapport au budget de l'année euh 2025.

Une mesure qui là permettrait d'économiser 7 milliards d'euros. Alors, les secteurs concernés dans les grandes lignes Gill et bien le barême des impôts qui sera gelé. Les pensions de retraite ne seront pas revalorisées.

Pour vous donner une idée, cette année, elles avaient été revalorisées en janvier dernier de 2,2 %. euh pour euh se conformer à l'inflation et bien il n'y aura pas de revalorisation donc en 2026 et puis également les ministères qui vont devoir se serrer la ceinture. Enfin euh grande annonce également du Premier ministre qui concerne cette fois-ci le secteur de la santé avec 5 milliards d'euros d'économie à la clé.

François Bairou souhaite s'attaquer notamment euh au au régime des affections de longue durée. Ces ALD qui concernent 20 % de la population aujourd'hui avec la fin de remboursement des médicaments qui sont sans lien avec ces affections. Et puis également une autre mesure qui concerne cette fois-ci les arrêts maladie.

Le Premier ministre qui souhaite que le travail soit possible, on puisse reprendre le travail après un arrêt malie de 30 jours sur avis uniquement de son médecin généraliste et non plus du médecin du travail. Merci beaucoup Caminovac. On va parler de l'année blanche.

Dans l'année blanche, il y a les gels prestations et de toutes les prestations, il n'y aura pas d'exception, a dit le premier ministre. C'est donc une mesure assez violente et il y a aussi le gel de l'impôt sur le revenu et du barê de l'impôt sur le revenu. Et ce gel va faire rentrer 400000 personnes dans l'impôt sur le revenu et va mécaniquement augmenter les impôts de tout le monde.

Il y avait une promesse qui avait été faite, ne pas augmenter les impôts des classes inférieures et moyennes. Or là, l'impôt des classes inférieures et moyennes va augmenter ces mécaniques. C'est une promesse qui n'a pas été tenue par le Premier ministre.

Alors pour être précis quand vous regardez d'avant d'entrer dans le dans votre question Non mais attendez là j'ai exigé des réponses de monsieur je vous êtes d'accord que là je vais vous répondre je vais pas alors plus de gens vont payer l'impôt permettez c'est pas tout à fait on va tous en payer plus non non si vous gagnez la même chose en 2026 qu'en 2025 vous ne payerez pas plus d'impôt non mais c'est quand même important de le dire effectivement si vous gagnez plus d'argent et que le bar est figé, vous perz plus d'impôts. Mais c'est pas un impôt nouveau, ce sont pas des taux qui augmentent, c'est simplement une année blanche sur le bar. Si vous gagnez pareil, si vous gagnez pareil et que les et que les barou vous pez vous pouvez rentrer dans une tranche ou changer de tranche.

Non, si vous gagnez pareil l'année prochaine, et bien vous perrez le même niveau d'impôt. Là où c'est Mais bien sûr que si le barême ne bouge pas et si votre salaire ne bouge pas, si le si votre salaire augmente comme l'inflation, effectivement vous perrez un petit peu plus d'impôt. Et moi ce qui est important, ce que je voulais dire, c'est que le Premier ministre a présenté un menu assez copieux et assez courageux.

On va on va certainement y revenir avec une participation de tout le monde et je pense aussi avec des mesures de justice de manière à ce qui de tout le monde vraiment de tout le monde, on y reviendra. Mais il a aussi précisé que on avait maintenant 1 mois et demi de travail parlementaire pour modifier ces mesures, améliorer ces mesures, faire en sorte qu'elles soient plus justes. Et c'est ce que nous ferons nous en Renaissance.

Et typiquement sur la peau que vous prenez, moi je m'opposerai à titre personnel à ce qu'il y ait de nouvelles personnes qui rentrent dans l'impôt sur le revenu. Donc je pense qu'il faudra modifier le bas du barême en tous les cas de manière à ce que il n'y ait pas plus de français qui rent survêtes un proche enfin vous êtes faites parmi vous faites partie des plus proches vraiment de du président de la République et vous-même vous vous opposez déjà à une des mesures de ce budget. Non, je je c'est une amélioration.

C'est une amélioration. Quand on dit que je suis bien dit que je suis favorable à ce que le barê de la peau sur le revenu soit soit figé. C'est pas c'est pas une mesure électoraliste hein.

Quand je fais je me fais pas de copain quand je dis ça dans le G, ils vont me sauter dessus mardi au marché ou samedi au marché en me disant qu'est-ce que qu'est-ce que tu as raconté ? Je l'assume et je suis solidaire de cette décision parce que une fois de plus la priorité des priorités des priorités c'est de réduire notre déficit. Je dis simplement c'est que la première tranche qui effectivement pourra avoir pour conséquence cette première tranche moi je propose de l'indexer que la première tranche.

Il n'y aura pas d'exception dit le premier ministre donc euh vous avez peu de chance de il a ouvert la porte aux discussions avec l'ensemble des partis politiques. Alors je vois que évidemment la France insoumise est est contre déjà systématiquement mais il a ouvert les portes et j'espère qu'il y aura de de négociations avec l'ensemble des partis politiques. L'année blanche Aurélien Saint-U.

B. Écoutez, de toute façon euh l'objectif de François Baou, c'est de faire payer ceux qui ne sont pas les responsables de la crise, mais de les faire payer quand même. Donc il va choisir, il a choisi tous les moyens possibles d'y parvenir.

Alors s'il a des idées, des idées d'années blanche, d'abord je relève l'élément de langage. C'est pas une année blanche, c'est une année noire. En fait, les gens vont c'est pas ça l'élément de langage parce que je l'ai déjà entendu.

Je l'ai déjà entendu 10 fois aujourd'hui Oui, mais voyez-vous que la la bataille se mène aussi du point de vue de des mots et il faut pas accepter cette idée que ce serait blanc, c'est-à-dire pas douloureux et cetera. Mais oui, mais allons-y sur les chiffres. Alors, moi, je vous dis, on pourrait envisager une année blanche sur les dividendes.

Prenons l'année de référence 2017, par exemple. qu'on était pas en économie soviétique, il y avait des dividendes qui étaient versées dans ce pays. En 2017, on versait 47 milliards d'euros de dividendes.

En 2023, on en a versé 68 milliards. Vous voyez, vous avez 21 milliardement, on peut les taxer mais il peut pas 21 milliard. C'est pas dans un budget qu'on décide.

Écoutez, si c'est dans un c'est dans un budget que vous décidez des recettes. Donc vous pourriez modéliser taxer les dividend mais peut pas empêcher une entreprise de les verser. Oui, mais vous pouvez modéliser des des recettes qui vous permettraient de grosso modo orienter 20 milliards et de vous assurer que de toute façon vous allez redistribuer la richesse là où elle se trouve. 40, je vous dis 47 milliards 68 milliards.

Ça veut dire que chaque année ça a quand même continué à augmenter. Ces gens-là se sont fait du gras, passez-moi l'expression. On a largement on a les marges des marges de manœuvre ou alors sur le montant global des aides aux entreprises. 211 milliards d'aides aux entreprises.

C'était l'éléphant dans la pièce. L'année blanche. Oui, mais c'est imaginez une année blanche en matière d'aide aux entreprises.

Bah vous êtes à 7 milliards. Si l'année prochaine ça continue à des niches on est nich vis entreprises sur la tax sur la taxation sur les hauts revenus. Oui.

Franchement, j'ai rien compris. Je ne sais pas comment ça va se faire et j'ai le sentiment quand même que c'est il y a beaucoup de baisses de dépenses publiques effectivement beaucoup qui s'adressent au plus mal d'entre nous. Il y a pas il y a pas de baisse et dépenses publiques.

Elles sont Non mais non mais c'est important je une baisse qui est pas une baisse c'est pas une baisse. Donc elles sont stabiliser non avec une inflation avec une inflation fonctionnair en moins le la baisse des franchises médicales et cetera ça ne va pas s'adresser au riches. Quelles sont les mesures ?

Je n'ai pas vu de mesures de justice fiscale qui s'adressent au riches. Il y a une promesse de les faire contribuer. Je n'ai pas compris comment.

Donc si vous le savez, dites-le nous. Écoutez, le barê de l'impôt sur le revenu, ça s'adresse par définition au 45 % des Français euh qui payent l'impôt sur le revenu et pas aux autres. Mais oui, mais il n'est même plus une contribution, il a parlé d'une contribution exceptionnelle sur les plus riches.

Elle a eu lieu en en 2025, il a parlé je crois je crois que c'est chiffré à à 3 ou 4 milliards, je sais plus. Il a parlé de réduction d'un certain nombre de niches fiscales. Ça évidemment ça s'adresse contribution.

L'année dernière, il y avait une contribution différentielle sur les haut revenus qui faisait que quelqu'un qui avait un haut revenu ne pouvait pas payer moins de 20 % de son revenu. On est d'accord ? Absolument.

S'il avait voulu la péréniser comme ça, il aurait dit "Je la reconduis, il a été précis." Quel sera le dispositif qui fera que les plus riches payent des impôts, payent davantage d'impôts pour participer à l'équité fiscale ? C'est lui qui l'a dit.

Je dis, il a précisé qu'il y aurait donc une contribution exceptionnelle sur les plus hauts revenus et les plus haut patrimoines. Il l'a dit. D'accord.

Il est pas rentré en détail, vous avez raison. Une fois de plus, je renvoie aux discussions et c'est tout à son honneur. Moi, à titre personnel, je suis favorable à que à ce que la contribution 2025 soit reproduite.

En 2026. C'est une mesure d'antoptimisation. Moi, je suis pas contre l'optimisation fiscale.

Je suis farouchement contre cette optimisation fiscale. Donc, je pense qu'il faut la reproduire. Maintenant, est-ce qu'elle va être reproduite exactement dans les mêmes termes ?

Est-ce qu'elle va être complétée par une mesure sur les trésoreries des holdings par exemple qui est un processus aussi d'optimisation ? Il y a des choses à faire et le premier ministre a clairement dit qu'il voulait le faire. Donc oui, il y a des mesures taxer plus les distributions de dividendes, les rachats d'action par les entreprises, toutes ces mesures qui profitent essentiellement aux grandes entreprises.

Aurélien Saint-Thoule a l'air de le souhaiter. Est-ce que vous êtes prêt à en discuter également ? Mais bien évidemment, bien évidemment.

Comme nous l'avons comme nous l'avons fait nous avons proposé une mesure sur la taxation sur recher nous qui fait voulait pas voter d'ailleurs la France insoumise n'a pas voté ils votent rien ils sont un peu contre tout systématiquement et et par principe et toujours en colère on l'a vu il en colère de quoi être en colère par dialogue je dois comprendre de ce que vous dites que vous trouvez que ce plan fait quand même un peu trop la parbelle à la baisse des dépans aux entreprises et qu'il manque quand même un peu de mesure d'équité fiscale tel qu'il a été présenté là vous dites ça peut se discuter est-ce qu'il faut le discuter pour y rajouter un peu défaut. Vous avez vu l'étendue des mesures. Donnez-nous un peu de temps pour travailler dessus.

Nous allons travailler dessus parce que nous sommes très attaché. Nous sommes très attachés à la à ce que l'effort soit justement réparti, équitablement réparti avec ce type de mesure. Je voulais quand même préciser parce que quand on dit que c'est une baisse des dépenses, ça n'est pas vrai.

La dépense publique va augmenter. L'année dernière, elle a augmenté de 63 milliards. Voilà.

Donc elle va augmenter peut-être l'année prochaine de 20 ou de 30 milliards, je sais pas, j'ai pas encore reçu les documents euh définitifs. Donc la dépense publique va augmenter. Oui.

Donc il faut pas dire que la dépense publique baisse, elle va continuer à augmenter. On monte simplement à ce qu'elle augmente moins vite que ces dernières années de manière à réduire notre déficit parce que réduire notre déficit, c'est un engagement moral, éthique vis-à-vis des générations qui nous suivent. Aurélien Saint-Toule, Jean-Luc Mélenchon l'a dit, on va peut-être revoir sa déclaration sur X.

Il faut que François Baou parte le plus vite possible. Donc, j'entends que vous, il s'agit pas de négocier, enfin quel que soit l'issue des négociations, vous censurerez euh ce budget. Est-ce que vous avez l'espoir que le RN et les socialistes le censurent aussi ?

Il y a rien à espérer de des uns et des autres. Ils feront ce qu'ils pensent devoir faire. Moi, non, mais moi je ne place pas mes espoirs, ni dans le Parti socialiste ni dans le RN, je place mes espoirs dans la mobilisation du peuple français.

Voyez-vous, c'est comme ça que je vois les choses. Non, mais j'avais cru comprendre que certain nombre de déclaration, j'espère bien que finiront par tomber ces gens-là et que ils arrêtent de faire du mal au pays. Oui, effectivement, mais je ne place pas mes espoirs dans l'un ou dans l'autre.

Je pense que c'est le pays tout entier qui devrait voilà faire entendre sa voix. Je vais le pays, c'est les députés qui votent la. Oui, ben bien sûr.

Mais enfin, vous savez, le mouvement social, il existe dans ce pays. Il a il a son mot à dire. Sophie Binet a été interviewé tout à l'heure.

Donc vous voyez, moi je crois que il peut se passer plein de choses. Jean-René Casneu disait en me taquinant un petit peu que j'étais en colère. Mais écoutez, il y a quand même de quoi en colère mais je suis particulièrement aujourd'hui en colère.

Pourquoi vous rendez compte ? Vous avez un premier ministre qui vient nous expliquer que on va aller gratter sur les affections longue durée par exemple. Mais les affections longue durée ça veut dire sont des maladies graves, plus ou moins graves, mais par exemple le diabète. et en disant "Ah mais écoutez, les prescriptions qui pourraient être autour du diabète mais qui ne serait pas vraiment le diabète, bah peut-être que vous allez quand même finir par être obligé de devoir payer et vous ne serez plus remboursé à 100 %." Excusez-moi, je veux juste finir là-dessus parce que c'est pas un c'est pas rien quoi dans la dans notre vie.

Mais et les affections vou dire il vair responsabiliser les malades comme s'ils étaient eux-mêmes responsables de la leur médication, des ordonnances qu'ils recevaient et du fait qu'ils sont malades. Mais c'est ça qui moi me rend malade, passez-moi l'expression, on est dans un pays quand même où les accidents, alors je choisis un sujet un peu connexe sur la question de la santé, mais où les accidents du travail ont augmenté. On est passé de, j'ai les chiffres, de 626000 en 2016 à 717000 euh l'année dernière.

Vous voyez donc on est dans un monde social dans lequel il est de plus en plus difficile de rester en bonne santé, d'avoir un travail et cetera et on vient mettre la tête sous l'eau des gens en leur disant "Mais en fait vous serez plus remboursé parce que si vous prenez des Dolipran du Dolipran en plus et ben vous serez pas remboursé. Voilà, fallait pas et cetera." Vous voyez que c'est toujours les mêmes qui payent.

Il y a une espèce de mesquinerie et et de cruauté sociale qui qui moi me rend fou en fait. C'est juste du bon sens. affection longue durée, elles continueront à être remboursé à 100 %.

Bien évidemment, bien évidemment cette même personne, si elle se tort la chille, vous voulez, est-ce qu'il faut qu'elle ait 100 % sur le taxi qui va l'amener à l'hôpital et sur peut-être pas et elle est considérée sur ce type de maladie qui n'ont rien à voir avec leur comme tout le monde. C'est saf qu'une c'est un risque de complication extrêmement important. Vous connaissez la question, vous étiez docteur en plus.

Vous non plus, mais vous le savez bien et mais vous avez des malades autour de vous. J'ai des malades autour de moi et vous savez bien qu'il y a un risque différent quand on a une ALD. On n'est pas susceptible de mêmes complications et cetera.

La réalité c'est que le choix que vous avez fait les indemnités journalières comme les absents l'absentéisme augmentent de manière très significative. Il faut juste un peu de bon sens revenir à de la gestion éviter les abus. Il y a aujourd'hui des abus dans notre société.

Vous pouvez fermer les yeux mais il y a des abus dans dans notre société dernière question. Ils vous censuront, il y a aucun doute là-dessus. Le Rassemblement national avec le rassemblement national le Rassemblement national vous censurera.

Est-ce que en négociant vous avez un espoir que le PS ne vous censure pas avec les ce que vous avez dit ? Voilà moi je suis prêt. Bien sûr parce que la politique du pire elle n'est bonne pour personne y compris pour le Parti socialiste.

La politique du pire elle va amener plus d'incertitude dans notre pays. Elle va amener plus d'angoisse auprès de nos concitoyens. elle va amener un risque euh de notoriété euh et de et de et de vis-à-vis de de l'international, elle va amener un risque sur les marchés.

Donc si vous voulez, si le Parti socialiste nous censure et que le lendemain notre dette dévisse, et bien ils prendront une certaine responsabilité, une sacrée responsabilité devant leur concitoyens. Donc moi, j'en appelle à la responsabilité du parti. Bien, merci messieurs d'avoir participé à ce débat.