Le chaos est déjà là à cause d’Emmanuel Macron et son bilan désastreux ! - Philippe Ballard (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:04OuverteRéponse partielle
C'est pour quand la fin du supplice chinois, Philippe Ballard ?
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Quand est-ce que vous allez enfin dire clairement aux Français si vous censurez ou pas le gouvernement de Michel Barnier ?
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Philippe Ballard, vous nous dites qu'il n'y aura pas de décision prise avant le 18 décembre.
- 1:06RelanceRéponse partielle
Vous dites non, ce ne sera pas le cas.
- 1:13RelanceRéponse partielle
Mais je n'ai pas compris, ça peut intervenir la semaine prochaine ou pas ?
- 2:13OuverteRéponse directe
Philippe Ballard, hier, Michel Barnier a semblé esquisser quelque chose vers vous.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:19Invité politiqueFait
« On attend le texte final. La discussion se fait au Sénat. »
- 0:26Invité politiqueFait
« En l'état des discussions, le compte n'y est pas, pour reprendre une expression, loin de là. »
- 0:43Invité politiqueFait
« Donc on attend le texte final aux alentours du 18 décembre, ce texte final, pour se prononcer. »
- 1:48Invité politiqueFait
« Il y avait certaines lignes rouges, notamment ce qui concerne les soins, baisse des remboursements de médicaments, baisse des remboursements des consultations. »
- 1:56Invité politiqueFait
« alors que dans le même temps, vous avez toujours cette fameuse AME, cette aide médicale d'État, ces clandestins qui peuvent se faire soigner complètement gratuitement. »
- 3:06Invité politiqueFait
« le prix du gaz sur le marché mondial repart à la hausse. »
- 3:28Invité politiqueChiffre
« On peut faire une économie de 4, 5 milliards d'euros redonnés du pouvoir d'achat aux Français, tout simplement. »
- 4:35Invité politiqueFait
« Mais c'est complètement faux, complètement faux. Il y a des tas de dispositions, non seulement dans la Constitution, mais on serait prêt à voter une loi qui permettrait de reconduire les recettes de l'an prochain. »
- 5:18Invité politiqueFait
« la situation financière et politique actuelle, elle est due à ce qui s'est déroulé dans l'entre-deux-tours à ce front républicain, donc à Emmanuel Macron, aux républicains, aux macronistes, puis à cette alliance entre Mélenchon et Macron. »
Temps de parole
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Bonjour Philippe Ballard, et merci d'être en direct avec nous, député du Rassemblement National. C'est pour quand la fin du supplice chinois, Philippe Ballard ? Quand est-ce que vous allez enfin dire clairement aux Français, aux Français, si vous censurez ou pas le gouvernement de Michel Barnier, si vous le faites tomber ?
Écoutez, la réponse, elle est très simple. En fait, elle n'a pas varié depuis la rencontre de Marine Le Pen avec le Premier ministre à Matignon lundi. On attend le texte final. Voilà, c'est pas plus compliqué que ça. En l'état des discussions, le compte n'y est pas, pour reprendre une expression, loin de là. Donc on attend le texte final. La discussion se fait au Sénat. Il y aura une commission mixte paritaire. Et puis en 4.49.3, vous le savez, le Premier ministre peut remettre dans le texte final des éléments qui lui semblent intéressants. Donc on attend le texte final aux alentours du 18 décembre, ce texte final, pour se prononcer.
C'est Marine Le Pen et Jordan Bardella qui prendront la décision de s'en sûrner.
Attends, allez, allez, allez, allez, allez, je ressors, c'est un tic, pardon. Attendez, attendez. Philippe Ballard, vous nous dites, il ne se passera rien au RN, il n'y aura pas de décision prise, pas de censure avant le 18 décembre. Parce qu'on a entendu, notamment le Figaro qui a expliqué hier que ça pourrait advenir votre censure à vous dès la semaine prochaine. Vous dites non, ce ne sera pas le cas.
Là, c'est l'autre, il y a deux projets de loi, enfin je pense que vous en avez parlé depuis tout à l'heure. Il y a le PLFSS, comme on l'appelle, c'est-à-dire le projet de loi de finances de sécurité sociale, qui lui va arriver avant, effectivement, le 2 décembre de mémoire. Et ensuite, il y a le budget qui arrivera plus tard aux alentours du 18 décembre. Donc on va voir ce, nous on attend le texte final, voilà, tout simplement, dans l'intérêt de la France et des Français.
Mais je n'ai pas compris, donc ça peut intervenir la semaine prochaine ou pas ? Ou c'est forcément au 18 décembre ?
On va regarder déjà le premier texte qui nous sera présenté, donc le projet de loi de finances de sécurité sociale, ce qu'il y a dedans. Là, il y avait certaines lignes rouges, notamment ce qui concerne les soins, baisse des remboursements de médicaments, baisse des remboursements des consultations, alors que dans le même temps, vous avez toujours cette fameuse AME, cette aide médicale d'État, ces clandestins qui peuvent se faire soigner complètement gratuitement. Il y avait d'autres lignes rouges, comme les cotisations pour les PME, TPE. Bon, on attend encore une fois le texte issu de la commission mixte paritaire.
Philippe Ballard, hier, Michel Barnier a semblé esquisser quelque part vers vous, vers le Rassemblement national. Les taxes sur l'électricité, par exemple, oui, elles vont augmenter. Le Premier ministre rappelle que malgré ces hausses de taxes, le prix va baisser. Et il dit, on va voir si on peut faire plus que la baisse de 9% qui est prévue. Ça, c'est un petit pas vers vous. Il parle de la proportionnelle, où il explique qu'il a demandé à un politologue, Pascal Perrineau, de travailler sur cette proportionnelle, et que lui est prêt à en débattre au printemps prochain. Est-ce que ça, ce matin, c'est de nature à vous apaiser un tout petit peu ?
Alors, la proportionnelle, c'est pas dans le cadre budgétaire. Non, je suis d'accord, c'est pas dans le budget, effectivement. On a toujours été partisans de la proportionnelle, on attend. Mais il y a le budget, l'électricité. Est-ce que vous avez compris ce que Michel Barnier a dit hier ? Il nous a dit, l'électricité va baisser de 9%. Alors, 9%, pardon, mais pour l'instant, parce que vous savez que le prix de l'électricité en France est assis sur le prix du gaz. Et depuis plus d'un mois maintenant, le prix du gaz sur le marché mondial repart à la hausse. Donc, ce qu'il faut, c'est tout simplement sortir de ce mécanisme complètement dingue de fixation du prix de l'énergie.
Merci, l'Union européenne, assis sur le prix du gaz. Donc, on va voir, nous, effectivement, ça, c'est une ligne rouge, la hausse des taxes sur l'électricité. Et je peux vous dire, en circonscription, c'est un marqueur très, très fort. Les gens n'ont pas arrêté de m'en parler ces derniers jours. Donc, on peut faire une économie de 4, 5 milliards d'euros redonnés du pouvoir d'achat aux Français, tout simplement.
Ce matin, Philippe, là, il y avait des rumeurs de presse, notamment relayées par Europe 1, qui disaient que le Rassemblement National, finalement, ne voterait pas la censure. Et Marine Le Pen a répondu à l'article d'Europe 1. On va voir le message publié par Marine Le Pen, qui explique, effectivement, il y a des discussions qui sont en cours, de simples discussions avec Michel Barnier, avec le gouvernement. C'est mieux que rien. Mais elles ne suffiront pas. Les Français attendent des engagements clairs et fermes. Et le Premier ministre n'en prend pas le chemin, si j'en crois, le 20h.
Marine Le Pen qui publie, par ailleurs, ce matin, une tribune dans le Figaro pour expliquer qu'il ne peut pas y avoir en France de shutdown, comme il se passe aux États-Unis, c'est-à-dire le shutdown, c'est-à-dire que quand il n'y a pas de budget, les fonctionnaires ne sont plus payés. Marine Le Pen, dans le Figaro, explique que tout le monde se calme, les fonctionnaires seront payés, les impôts seront prélevés. Est-ce que, d'une certaine manière, c'est pour rassurer les Français, pour désamorcer les choses et dire aux Français, si on censure, si le gouvernement tombe, rassurez-vous, ce ne sera pas le chaos ? Est-ce que c'est ça, la démarche ?
Mais non, c'est pour dire la vérité aux Français. Vous savez, même la présidente de l'Assemblée nationale, Mme Broun-Pivet, a tenu quasiment des propos similaires, ce fameux shutdown à l'américaine, c'est-à-dire le 1er janvier, les fonctionnaires ne sont plus payés, les hôpitaux ne fonctionnent plus, les cartes vitales sont hors service, tout ça. Mais c'est complètement faux, complètement faux. Il y a des tas de dispositions, non seulement dans la Constitution, mais on serait prêt à voter une loi qui permettrait de reconduire les recettes de l'an prochain. Donc tout ça, c'est du flanc, c'est fait. Moi, j'écoutais Michel Bernier, j'écoutais également M.
Moscovici, par exemple, qui ne fait pas partie du gouvernement, Maude Bréjon également ce matin, qui font peur aux Français. Mais les Français n'ont pas à avoir peur. Et puis pardon, mais enfin, la situation financière et politique actuelle, elle est due à ce qui s'est déroulé dans l'entre-deux-tours à ce front républicain, donc à Emmanuel Macron, aux républicains, aux macronistes, puis à cette alliance entre Mélenchon et Macron. On paye tout ça. Et puis vous savez, M.
Barnier, quand il a commencé son interview hier, en réglant quelques comptes avec le microcosme parisien, quand Mme Borne dit « Ni la partie recette, ni la partie dépense ne me conviennent », dans l'hémicycle, on a assisté, mais à des scènes quand même, vous ne les avez peut-être pas montrées, mais quand M. Darmanin tacle M. Saint-Martin, ministre du Budget, prend le relais M. Wauquiez, qui tacle le budget de M. Saint-Martin, franchement, on n'a même plus besoin d'être là, nous. Ils font très bien le job entre eux.
Philippe Ballard