8 conducteurs sur 10 prendront la route en électrique cet été
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8 conducteurs sur 10 vont prendre la route en électrique cet été, sereinement ou pas.
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Pourquoi ce chiffre de 82,4% de conducteurs sereins ?
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Qu'est-ce qui a provoqué ce changement de paradigme ?
- 2:14RelanceRéponse directe
Être détendu quand on arrive pour recharger sa voiture dans une station avec 5 ou 6 voitures avant ?
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Comment anticiper les grands départs comme le 1er août ?
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Avez-vous renforcé les équipes de maintenance des bornes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« 8 conducteurs sur 10 vont prendre la route en électrique cet été, sereinement ou pas. »
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« 82,4% se déclarent sereins. »
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« 1er août en France sera le week-end le plus chargé sur les autoroutes. »
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« Une vingtaine de stations déjà en France cette année qui ont été étendues. »
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« La première crainte des électromobilistes, c'est les bornes en panne, 44,8%. »
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« Toutes nos bornes, à quelques exceptions près, délivrent plus de 350 kW. »
- 7:25InvitéPromesse
« on recevront 5 kWh de bénéfices à utiliser sur leur prochaine recharge s'ils débranchent leur véhicule entre 80 et 85%. »
- 8:25InvitéChiffre
« On a installé à la fin de l'année dernière nos premières bornes qui peuvent aller jusqu'à 600 kW. »
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« Par 30% des sondés, c'est le premier aspect qu'ils mettent en avant. »
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« nous, on propose un abonnement qui fait tomber le prix à 31 centimes du kilowattheure. »
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On parle auto avec Jean-Luc Moreau et Laurence Perrault. On va parler tellement habitués de ceux qui, c'est peut-être votre cas, ont une voiture électrique et vont partir en vacances. 8 conducteurs sur 10 vont prendre la route en électrique cet été, sereinement ou pas. On en parle avec David Mignan, directeur du développement du réseau Ionity. Bonjour David. Bonjour. Bonjour David. Donc vous avez fait une petite étude, de demander aux conducteurs des véhicules électriques qui vont faire un long trajet s'ils étaient déjà sereins avant le départ. Moi le chiffre me paraît, on dirait un peu une élection soviétique. 82,4% se déclarent sereins. Pourquoi ?
Qu'est-ce qui fait que là où on était il y a quelques années à 1 sur 2, maintenant on a une très large acceptation, enfin on a intégré le fait qu'il faudrait faire de la charge rapide sur autoroute. On parle de charge long trajet sur autoroute évidemment.
Voilà, pour les longues distances. Effectivement on passe d'une phase initiale qui était plutôt de découverte, d'innovation à une normalisation des longs trajets et une massification puisqu'on constate aussi une augmentation des usages et des consommations sur les autoroutes. Mais effectivement maintenant on passe en normalisation. Donc voilà, ce qui donne ce chiffre de 80% des sondés qui sont tout à fait sereins par rapport à leur trajet longue distance pour les vacances.
Qu'est-ce qui a provoqué ce changement de paradigme ?
Typiquement je pense que c'est l'habitude. On a des usagers, certains qui commencent à être habitués. Le fait également de voir lors des trajets beaucoup de bornes disponibles. Donc voilà, ça permet d'aborder sereinement. Et on voit aussi que pour les sondés qui ont déjà voyagé en longue distance, plus de la moitié, la majorité considère que c'est une pause qui est plus agréable ou au moins équivalente à une pause classique puisqu'ils peuvent profiter d'un moment de détente. Et du coup ils apprécient cette pause en fait.
Bon j'aime faire l'avocat du diable, j'adore dans cette émission être l'avocat du diable. Alors il y a des gens qui nous écoutent qui disent ouais alors être détendu quand on arrive pour recharger sa voiture dans une station et qu'il y a 5 ou 6 voitures avant en sachant qu'ils vont rester 20-30 minutes peut-être plus pour recharger là le stress apparaît. Qu'est-ce que vous avez fait pour anticiper ça justement ? Parce que les grands départs, le week-end le plus chaud c'est quoi ? C'est celui du 30, c'est ça ? C'est le chassé croisé, le 1er de août.
Oui, 1er août en France sera le week-end le plus chargé sur les autoroutes. Alors c'est quelque chose qui se prépare chez nous bien en amont, qui s'anticipe. Alors déjà sur une partie infrastructure, c'est-à-dire qu'on connaît les usages et l'évolution des usages depuis les 8 ans pendant lesquels on a opéré le réseau en France. Donc on est capable d'anticiper et d'étendre certaines stations. Donc il y a une vingtaine de stations déjà en France cette année qui ont été étendues. Donc on rajoute des points de charge afin déjà de fluidifier. Donc c'est la première étape. Reste vrai qu'il y aura du monde.
Il y aura du monde sur les autoroutes, il y aura du monde sur les aires de service et il y aura du monde sur les bornes de recharge. Donc en parallèle, nous avons lancé un programme d'hôtes et d'hôtesses qui seront sur les aires de service.
David, avant de parler des hôtes et hôtesses, je trouve que c'est une bonne idée. Déjà, le préalable, c'est d'avoir des bornes qui fonctionnent bien. Est-ce que vous avez renforcé les équipes de maintenance ? Parce que c'est un des points aujourd'hui, je trouve, qui pêchent encore un peu.
Oui, ça c'est un point qui est également cité dans l'étude comme une priorité pour les utilisateurs d'assurer la fiabilité. Donc nous continuons à investir massivement sur la partie maintenance avec des équipes renforcées. Une maintenance préventive et prédictive au maximum. Donc nos systèmes sont connectés. Donc on détecte des fonctionnements différents de la norme. Et on fait des remplacements de pièces éventuellement en amont. Et on a des équipes qui préparent l'été et qui sont à pied d'oeuvre sur tous les week-ends à venir pour assurer la fiabilité.
D'après votre étude, c'est la première crainte des électromobilistes. C'est les bornes en panne, 44,8%. C'est pas négligeable. C'est vrai qu'on a tous, enfin je parle de tous ceux qui roulent en électrique depuis longtemps, on a tous à un moment, à un autre, été confrontés à une borne. Alors là, on parle du réseau Unity. Moi, ça m'est arrivé pas mal de fois. Une borne qui fonctionnait pas ou pas bien. C'est-à-dire que soit on avait, carrément ça marchait pas, soit on avait une vitesse de charge qui était extrêmement lente. Est-ce que c'était dû à la compatibilité avec la voiture ? Ça peut être possible. Mais moi, ça m'est arrivé pas mal de fois.
Mais ça, effectivement, c'est quelque chose qu'on a adressé dans cette préparation et qu'on tend à corriger. C'est aussi le but des hôtes et hôtesses qui seront là pour aider parce qu'on a parfois des problèmes liés au parcours client ou à un utilisateur qui est moins habitué. Donc, on va essayer de fluidifier, de les accompagner au maximum, de les guider vers...
Ça va se passer comment ? Parce que cette année, il y a plein d'automobilistes qui découvrent l'électrique à longue distance, même si ça fait 6 mois, 8 mois qu'ils sont équipés d'un véhicule électrique. Ils n'ont sans doute encore pas fait de grand trajet. Les vacances, ça va être le premier grand trajet où ils vont s'arrêter pour faire de la recharge rapide. Là, comment ça se passe ? Les hôtes et les hôtesses, ils sont là pour conseiller les gens, pour les aiguiller sur la bonne borne. Alors déjà, chez Unity, c'est pratiquement que de la borne très haute puissance. Il n'y a pas de différence d'une borne à l'autre.
Oui, toutes nos bornes, à quelques exceptions près, délivrent plus de 350 kW. Donc, on n'a pas vraiment de choix à faire. Donc, ils pourront les aiguiller vers la prochaine borne disponible. Et ils vont les guider lors du processus de recharge, notamment pour les nouveaux électromobilistes. Ils vont pouvoir les guider sur le parcours client afin de fluidifier. Donc, le but étant de fluidifier, leur donner également des conseils de bons comportements et leur rappeler. Il y a encore des nouveaux électromobilistes qui ne connaissent pas la conséquence de la recharge au-delà de 80%. Effectivement, une fois qu'on commence à recharger au-delà de 80%, ça ralentit.
Donc, le temps de recharge s'allonge pour un gain qui est limité. Donc, on les encourage à partir à 80%. Donc, ce sera fait par les hôtes et les hôtesses. Ce qui va permettre de fluidifier l'ensemble des...
Vous avez des concurrents qui pratiquent la politique du bâton. C'est-à-dire que quand on restera trop longtemps, on paiera la minute supplémentaire à un tarif totalement prohibitif. Vous avez choisi quoi pour dissuader les gens de faire voiture ventouse sur les bornes ?
On a choisi d'inciter les bons comportements, de récompenser les bons comportements. Donc, on a un problème de fidélité. Donc, pour les gens qui lanceront la charge via notre application, on recevront 5 kWh de bénéfices à utiliser sur leur prochaine recharge s'ils débranchent leur véhicule entre 80 et 85%. Ce qui permet de fluidifier le fonctionnement et puis, pour eux, de récupérer 5 kWh qu'ils utiliseront lors de la prochaine charge, ce qui est toujours un bénéfice agréable.
Quoi qu'il en soit, quand on a besoin de 20 minutes, on a besoin de 20 minutes pour faire 10, 80. Ça, on ne va pas pouvoir faire moins. Il y a des voitures maintenant qui vont un peu plus vite en vitesse de charge. C'est malheureusement les plus riches qui passeront le moins de temps dans les stations de charge. Mais bon, la technologie évolue très vite. Tiens, d'ailleurs, la technologie évolue très vite. La technologie des bornes, elle évolue aussi vite que la technologie des voitures. Parce qu'on a des voitures qui prennent du 400 kW. Les nouvelles qui sortent. Et il y en a même qui vont bien au-delà de ça. Est-ce que Unity va faire évoluer ces stations de charge ?
Oui, on a installé à la fin de l'année dernière nos premières bornes qui peuvent aller jusqu'à 600 kW. On continue en France. On continue à le déployer dans toute l'Europe. Donc, c'est quelque chose qui va se voir sur les nouvelles stations à venir. Et puis, lors d'extensions de stations existantes ou de remplacement de matériel, on va également faire évoluer l'ensemble du parc vers ces bornes plus puissantes. Voilà. Effectivement, encore peu de véhicules aujourd'hui. Mais on voit une petite augmentation des charges qui dépassent les 350 à 400 kW lors de la session.
Il y a une très bonne réaction sur Facebook. C'est notre amie, je ne sais pas, de bêtise Thierry qui réagit sur la page Facebook de Radio qui dit que le pire, c'est quand le câble a été coupé avec le bol de cuivre. On n'en parle pas assez souvent, mais c'est une vraie réalité pour le milieu. Bon, sur les autoroutes, c'est quand même beaucoup plus rare. On est d'accord. Ah, sur les autoroutes, oui, tu as raison. Ça aurait été un peu plus compliqué quand même. Ça vous arrive ou pas ?
Ça nous arrive comme tous les opérateurs. Alors, sur autoroutes, effectivement, c'est un milieu qui est beaucoup plus protégé, entre guillemets, puisqu'il y a quand même toujours du monde. Mais sur les stations urbaines, c'est quelque chose qui se répand. On a pris des mesures dans ce qu'on indiquait dans notre politique de renforcement de la maintenance. On a maintenant des câbles qui sont protégés contre ce vol de câbles. Donc, il les rend beaucoup plus difficiles.
Et la solution nano-carbone, ce n'est pas quelque chose que vous envisagez ? Parce que là, voler du carbone, ça n'a aucune valeur. Donc, ça peut être une solution. Ça permettrait déjà des vitesses de charge plus rapides.
Ce n'est pas quelque chose qui est évoqué pour le moment.
D'accord. Est-ce que là, avec les canicules, ça impacte la vitesse de charge ? Quand il fait 40 degrés, est-ce que ma charge va être plus lente que quand il fait 20 degrés ?
Alors, la température, notamment sur le pack batterie, vous voyez que c'est souvent l'inverse. C'est qu'en hiver, la batterie, lorsqu'elle est froide et pas préchauffée, préconditionnée, elle va avoir tendance à charger plus lentement. Donc, la température a plutôt un aspect positif sur la vitesse de charge et sur l'autonomie de manière générale. Donc, c'est plutôt le bon moment pour le véhicule électrique. Les températures très élevées, forcément, jouent un rôle sur la maintenance, sur les bornes. Mais ces bornes sont conçues, on les installe du sud de l'Italie au nord de la Norvège, donc elles sont conçues pour fonctionner sous tous les climats.
Il y a des conditions de température assez élevées, donc il n'y a pas de problématiques particulières sur les bornes.
Bon, le dernier point qui coince pour moi, c'est que quand on n'a pas d'abonnement spécifique, un trajet en électrique sur autoroute, ça coûte aussi cher que de rouler avec un diesel. On en est où en termes de tarifs ? Et est-ce qu'il y a des baisses qui sont prévues dans un avenir proche ?
Et pourtant, dans notre sondage, c'est le premier facteur motivant pour passer au véhicule électrique, ça reste le côté économique. Par 30% des sondés, c'est le premier aspect qu'ils mettent en avant.
Vous l'avez fait quand, votre sondage ? Avant ou après d'Hormouz ? Non, mais c'est vrai que si on la recharge à domicile, c'est sans concurrence en termes de prix. Mais sur l'autoroute, quand on est à 60 centimes du kilowattheure, comme ça arrive sur certaines bornes rapides, on est à un coût qui est pratiquement équivalent à celui d'un parcours avec un véhicule thermique.
Oui, mais aujourd'hui, il y a énormément d'abonnements. Donc nous, on propose un abonnement qui fait tomber le prix à 31 centimes du kilowattheure. Donc vous voyez que du coup, l'image n'est plus du tout la même. Et ça devient beaucoup plus bénéfique pour le véhicule électrique, cette comparaison. L'abonnement mensuel se rentabilise totalement sur un trajet longue distance de départ en vacances. Et donc, ça permet de faire baisser la facture. Aujourd'hui, on a constaté que la plupart des électromobilistes sont préparés, ont déjà un abonnement qui leur permet d'accéder à des prix.
Est-ce qu'on pourrait appeler aussi les électromobilistes des automobilistes également ? Oui, oui, c'est des automobilistes. Ce serait des automobilistes. Donc vous pouvez prendre un abonnement pour un mois, c'est le bon plan pour partir en vacances. Maintenant, voilà, profitez-en. Merci beaucoup David Mignon. Merci David Mignon. Au revoir. Directeur du développement du réseau Ioniti qui était avec nous sur Sud Radio.