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interviewRMC (sur YouTube)· 9 novembre 2022 20 min

🔴 EN DIRECT - Le Général Pierre de Villiers invité de RMC et BFMTV

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

la France du wokisme de l'écologie mais la guerre d'abord il est de mon devoir voilà ce que vous écrivez il est de mon devoir de vous dire que nous vivons sur un volcan voilà ce que vous dites aux jeunes les jeunes s'il y a une guerre c'est eux qui devront la mener vous avez dirigé l'armée Emmanuel Macron qui présente aujourd'hui à Toulon les prémices d'une nouvelle loi militaire et à l'Élysée on explique qu'il faut préparer les esprits à la possibilité d'une guerre est-ce que les esprits sont prêts bien c'est un des objectifs de mon livre évidemment moi je fais un pari sur la jeunesse je crois que la jeunesse attend qu'on s'intéresse à elle et mon autre jeunesse et nous le rendra c'était le titre de mon premier livre et j'ai vécu dans l'armée dans un univers de jeunes plus de 50% des des militaires ont moins de 30 ans c'est pour ça que j'ai souhaité écrire ce livre parole d'honneur pour leur transmettre finalement les valeurs les points d'ancrage qui me semblent essentiels pour réussir dans sa vie mais surtout pour réussir sa vie et vous avez des conseils très concrets quasi quotidien sur la ponctualité sur la discipline sur le respect on va y revenir mais bien sûr qu'on vous attend aussi sur la question de la guerre la guerre en Ukraine ça a été un choc ces jeunes auxquels vous vous adressez s'il y a une guerre c'est eux qui l'amèneront je le disais quand on a vu ces hommes ukrainien devoir partir à la guerre quand on a vu ces femmes et ses enfants de voir se résoudre à l'exode est-ce que les Français serait prêt à se battre et est-ce qu'ils en auraient les moyens c'est une vraie question la capacité de résistance du peuple français sa cohésion nationale son attachement au drapeau à la patrie à la terre des pères ce qui a réuni les Français dans les périodes de l'histoire les plus difficiles dans les pertes de guerre modestement ce livre doit contribuer à cet objectif parce que on le voit on gagne une guerre avec des moyens on gagne une guerre avec un modèle d'armée avec une doctrine avec une vision mais on gagne une guerre aussi avec des tripes avec une cohésion nationale une fraternité et c'est cela que j'ai voulu faire passer parce que la jeunesse comme vous l'avez dit c'est probablement elle qui sera confrontée à cette situation et on voit bien que la guerre de haute intensité comme l'on dit vous avez vu les consommations de munitions vous avez vu les problèmes logistiques que cette guerre de haute intensité elle est là au cœur de l'Europe elle est là au cœur de l'Europe elle est peut-être un jour aux portes de la France plus présentement qu'on ne l'aurait jamais imaginé je le disais l'Élysée a fait passer le message hier qu'il fallait je cite préparer les esprits à la possibilité d'une guerre est-ce que vous qui avez été à la tête des armées françaises vous considérez qu'en effet c'est une possibilité écoutez en 2017 j'ai démissionné précisément parce que je voyais le monde de plus en plus dangereux mais surtout de plus en plus instable sous le coup finalement de deux lignes de conflictualité le terrorisme islamiste radical vous savez j'étais chef d'état-major quand il y a eu le premier attentat le 7 janvier 2015 et puis ensuite ce chapelet avec le Bataclan le 13 novembre donc cette menace existe et demeure toujours et pour longtemps le terrorisme islamiste radical et puis ensuite le retour des étapes puissances à l'époque vous parlez même des tas carnivores oui bien sûr à l'époque on disait toujours mais mon général qui va nous compliqué et puis on aura le temps de remonter en puissance on pourra se reconstituer et bien malheureusement l'expérience montre que ce n'est pas le cas et mon but est aussi d'alerter de rassembler de faire prendre conscience à cette jeunesse de France que la cohésion nationale dans des situations difficiles c'est essentiel la cohésion nationale mais aussi par contre les moyens et les moyens comme vous disiez qu'en 2017 vous avez démissionné précisément sur cette question là parce que vous considériez que l'armée française et que nos soldats n'avaient pas les moyens de leurs actions à la fois intérieures comme vous le disiez mais aussi sur les théâtres d'opérations extérieurs est-ce que vous estimez vous avez été entendu dans un sens puisque le budget de l'armée a fini par augmenter contrairement à ce qui avait été décidé avant votre démission mais c'est sous la pression sous la pression en effet du contexte international il a été augmenté de 3 milliards l'Allemagne a rajouté 100 milliards est-ce que nous on fait suffisamment est-ce que c'est à la hauteur alors il a été augmenté de 1 milliard 7 pendant le quinquennat précédent et pour cette année qui vient 2023 il semblerait que l'augmentation soit de 3 milliards conformément d'ailleurs à la loi de programmation qui avait été votée au début du 1er quinquennat du président Macron moi j'appelle évidemment à rétablir la cohérence entre les menaces cette analyse qu'il faut faire cette vision quel rôle de la France avec quel type d'alliance quel type de coopération et puis les missions qu'on va confier quel est le contrat opérationnel dans cette nouvelle situation que nous connaissons aujourd'hui et puis les moyens bien sûr il faut y mettre les moyens alors moi je pense que tout ceci sera suffisant parce qu'un nouvel situation nouveau moyen 3 milliards pour la France 100 milliards pour l'Allemagne vous l'avez dit je crois que on n'est pas dans la bonne échelle de valeur pourquoi tout simplement parce que nous avions une belle armée avec des soldats marins aviateurs exceptionnels reconnu comme tel la première AR en Europe en opération mais elle était capable de mener des opérations de guerre là il s'agit de gagner une guerre ce n'est pas le même la même échelle à la fois dans la durée dans la dureté des opérations en termes de munitions sont des stocks énormes en termes de pièces de rechange il faut revoir notre logistique tout ceci mérite d'être revu corrigés vous savez moi je connais bien mon histoire de France on se dit toujours comment est-ce que en 14 on n'a pas vu le couvenir comment en 39 on a eu cette myopie collective et bien c'est pour éviter cette myopie et pour être prêt pour que les Français soient protégés que je veux faire cette pédagogie pour accroître la connaissance des sujets de défense chez les Français on est comme en 14 je dis que en 14 aucun des dirigeants ne voulaient la guerre on l'a eu en 39 non plus aujourd'hui on est dans une situation d'une instabilité mondiale grandissante il faut en prendre conscience et mettre les moyens vous savez quand il y a eu la pandémie on a mis des centaines de milliards quand il y a le bouquet carburant mais des dizaines de milliards donc je crois qu'il faut passer à la vitesse supérieure il faut passer la vitesse supérieure je vous repose la question vous avez parlé des munitions vous dites d'ailleurs auprès de la jeunesse dans votre livre vous leur dites j'espère que nous n'aurons pas à regretter les choix budgétaires qui avaient été fait pendant les 15 années qui viennent de s'écouler si nous sommes attaqués général est-ce que vous estimez que la France peut résister longtemps combien de temps alors si c'est aujourd'hui le nombre de jours ou deux semaines en fonction des difficultés de la nature de l'ennemi je ne veux pas rentrer là-dedans je ne suis plus en fonction et je fais toute confiance au chef d'état-major des armées actuelles le général burkar qui est quelqu'un de remarquable simplement on voit bien comment ça s'est passé en Ukraine je pense que on était plus préparé à ce genre de guerre parce qu'on avait évacué cette hypothèse cette une des difficultés que j'ai eu en 2017 pour expliquer tout cela alors je continue cette explication parce que je pense que les jeunes en ont besoin d'espoir honnêtement c'est assez frappant c'est-à-dire que à la fois vous avez un constat très sévère sur la situation de notre pays vous dites notre pays ne va pas bien rien ne sert de le nier notre démocratie est en péril l'état régalien ne fonctionne plus correctement pour autant vous dites au fil des pages à quel point vous avez espoir dans la population française mais enfin je retiens quand même que vous parlez de jour ou de semaine vous avez pas dit moi ou années bien sûr bien sûr écoutez parce qu'il y a pas assez de munitions bien sûr ça fait 20 ans qu'on parle d'accroître notre capacité en Force de réserve nous avons 40 000 réservistes ça fait 20 ans qu'on pense augmenter tout ça on l'a pas fait ces Bercy qui décide de notre stratégie militaire essentiellement pour des histoires de moyens budgétaires comme d'habitude avec les astuces de garçons de bain de gestion en gestion qui nous a qui nous ont imposé une pression budgétaire n'oubliez pas que entre 2008 et 2015 on a supprimé 20% militaire pour moi c'était une myopie c'était en fait une faute à l'aune du contexte que nous voyons aujourd'hui et il est temps de corriger tout cela il est temps de corriger vous le dites à nouveau vous dites vous parlez dans le livre de techno structure à propos du ministère de Bercy qui semble à vos yeux décider davantage que le ministère des des armées les équipes ce que je veux dire je n'attaque pas Bercy intuitet personnel il y a des gens de très grande qualité à Bercy évidemment heureusement pour notre pays la souveraineté budgétaire financière économique c'est essentiel ce que je dis c'est quand on construit un modèle d'armée pour protéger la France et les Français il faut partir des menaces ensuite déterminer ce modèle en physique avec les hommes les équipements la logistique et tout ce qui va autour pour être cohérent et enfin on détermine l'enveloppe budgétaire général Pierre de Villiers ça veut dire que pour vous ce qui doit déterminer c'est le danger c'est le danger qui détermine combien est-ce qu'on doit mettre et non pas combien est-ce qu'on a et donc on verra bien pour le danger et oui et c'est toujours le même raisonnement et je vois que les affaires continuent comme en temps de paix or nous sommes dans une période d'économie de guerre le président a eu raison le président de la République de dire cela l'économie de guerre ça veut dire qu'on prend des procédures adaptées le 24 février l'Ukraine a été attaqué et depuis on est toujours dans ces procédures budgétaires et la loi de programmation militaire serait votée au printemps prochain moi je dis accélérons le calendrier il y a urgence vous savez on ne reconstitue pas des stocks de munitions en six mois on ne construit pas des chars des avions des bateaux des sous-marins en 6 mois on ne reconstitue pas une cohérence entre les hommes les équipements la formation l'entraînement en six mois il faut se dépêcher et il faut que les les techno structures la procédure de temps de pêche soit adaptée à cette situation il y a urgence un mot encore sur ce que pourrait prévoir Vladimir Poutine les équipes autour de Vladimir Poutine vous les connaissez vous les avez rencontrés vous avez participé à des réunions avec eux alors que vous étiez ses mains est-ce qu'il bluffe lorsqu'il parle par exemple de représailles vis-à-vis de la Grande-Bretagne est-ce qu'il bluffe lorsqu'ils évoquent l'utilisation d'armes nucléaires comme beaucoup de gens j'ai été surpris lorsque la Russie a envahi l'Ukraine le 24 février parce que on voit que quand ils disent quelque chose ils le font donc quand un dictateur est dans un tunnel j'ai toujours retenu ça comme le son de l'histoire il ne recule pas aujourd'hui l'enjeu de mon point de vue c'est d'arrêter l'escalade depuis le 24 février nous sommes dans une escalade permanente moi je prône une désescalade je suis un homme de paix et non pas un pacifiste parce que je sais quelles sont les dégâts de la guerre et je crois qu'aujourd'hui il est temps de trouver une solution qui ne soit évidemment pas déshonorante pour pour les Ukrainiens qui se battent courageusement et qui ont été attaqués dans cette affaire il y a un attaquant et des attaqués mais il est temps de revenir à une approche de paix pour mettre tout le monde autour de la table cette guerre n'est pas aucun intérêt des pays européens et certainement pas de la France peut-être des Américains certainement pas pour nous général Pierre de Villiers la fin officielle de l'opération barkhane devrait être annoncée aujourd'hui vous avez été chef des états majors lorsque cette opération a été commencée à être mené quel regard vous portez là-dessus aujourd'hui sur cette fin d'opération j'attends d'abord de voir les annonces parce que on sait jamais ce qui va être annoncé dans la réalité est-ce que on va rester sur place au Niger au Tchad avec combien d'hommes pour quelle mission dans quel contexte qu'on s'en va vraiment le nom d'une opération arrêtée ne signifie pas l'ensemble des actions arrêtées je ne sais pas j'attends j'attends de voir ce que le président de la République va annoncer dans quelques heures mais ce que m'inspire cette cette décision c'est que depuis 20 ou 30 ans nous avons pratiquement gagné toutes les guerres et nous avons pratiquement perdu toutes les paies et qu'il y a une vraie réflexion à mener quand on engage une opération militaire quelle est l'effet final recherché comment on va l'atteindre quelle filament peut-on définit la cible quand on lit votre livre on dit qu'il est à la fois d'actualité parce que vous n'arrêtez pas de parler de l'actualité dans votre livre et en même temps un peu décalé par rapport à l'image que l'on voudrait donner aujourd'hui de la société Vous faites l'éloge de l'autorité de la hiérarchie de la discipline vous aimez le mot chef vous y consacrez plusieurs pages vous êtes un homme blanc de plus de 50 ans et vous avez pas l'air de vouloir culpabiliser non moi j'en ai un peu marre que en face de la repentance permanente qu'on n'aime pas notre pays moi j'aime mon pays je suis fier de mon pays j'ai servi la France pendant 43 années et j'ai beaucoup d'admiration pour ces jeunes qui s'engagent aujourd'hui 25000 jeunes parents pour la France je crois que un pays se construit non pas par la médiocrité par la repentance par une forme de dépression collective mais par une fierté et c'est ce qui m'anime j'ai terminé ce livre par un chapitre à prendre aux jeunes à aimer la France le drapeau la patrie la France l'humanité l'unité la réconciliation et enfin l'espérance parce que la petite fille espérance de Peggy manim la petite flamme au fond des yeux et parce que j'ai vécu avec des jeunes qui l'ont cette petite flamme au fond des yeux et il faut l'entretenir ces hommes qui étaient donc sous vos ordres dans l'armée vous parlez on sent bien que l'individualisme notamment est l'un de vos ennemis mais aussi le walkisme alors pour autant vous êtes très écolo vous dites à quel point le respect de la nature est à vos yeux vital écologiste convaincue dites-vous ces jours-ci l'écologie elle prend elle prend des moyens d'expression souvent radicaux avec des actions spectaculaires est-ce que vous considérez ou est-ce que vous comprenez qu'il faille en arriver là pour faire passer le message non je suis totalement opposé à cette fameuse désobéissance civile c'est un terme d'ailleurs curieux si on parle d'incivilités maintenant le vocabulaire est très ésotérique non moi je suis pour l'ordre je suis pour l'obéissance et c'est comme ça que l'armée française tient aujourd'hui dans notre société extrêmement fracturée en revanche cette vraie fermeté qui n'existe pas il faut la mettre en place mais elle doit s'accompagner d'une humanité il faut expliquer aux jeunes ils attendent des explications il faut leur parler au cœur au tripes et pas simplement à l'intelligence je crois qu'on parle trop processus on parle gain de productivité rationalisation quand eux ils veulent de la raison d'être du sens de l'engagement et c'est l'esprit de mon livre la question aussi de la religion vous avez parlé des ennemis extérieurs les pays carnivores je le disais mais aussi intérieur l'islamisme radical les chiffres des attentes à la laïcité à l'école sont rendus publics demain mais on sait déjà qu'il devrait être mauvais notamment avec les coups de butoir sur le voile à l'école avec notamment les abayas ou le voile à l'armée tout le monde est habillé pareil il y a l'uniforme est-ce que vous faites partie de ceux général Pierre de Villiers qui estime qu'il faudrait mettre l'uniforme à l'école oui une réussite de l'armée française c'est qu'on arrive à faire voisiner toute les religions ensemble avec nos aumôneries y compris en opération c'est-à-dire dans les moments extrêmes de tension et l'uniforme à l'armée ce n'est pas c'est une forme d'homogénéité mais ça représente tout le monde est pareil tout le monde est égal au sens de cet uniforme mais on enlève pas la diversité on enlève pas la richesse qui est la diversité je crois c'est ce qu'il faut obtenir moi ça ne me choquerait pas que mes petits-enfants qui commencent leur parcours à l'école on leur dit j'ai un uniforme à l'école bien au contraire c'est comme ça que petit à petit on retissera le creuset national se creuser national qui nous amènera à prendre conscience de notre appartenance à des valeurs communes il y a un moment où on est tous ensemble pour des valeurs communes c'est le moment du foot je sais que vous êtes un grand passionné de foot vous jouiez d'ailleurs avec avec vos soldats au foot il y aura la liste la liste tout à l'heure des Bleus est-ce que vous allez regarder cette coupe du monde même si elle est au oui bien sûr moi je suis un footballeur je l'ai toujours été j'ai créé des clubs de foot dans toutes les garnisons où j'ai été j'ai joué maintenant avec l'âge on regarde la télévision on va dans les stades mais le foot m'a façonné parce que il m'a donné le sens de la fraternité et de la valeur collective on ne gagne pas avec des individualités on gagne en équipe Didier Deschamps a été champion du monde il a amené non pas les meilleurs joueurs mais la meilleure équipe c'est comme ça qui était champion du monde et c'est valeurs là ont été transmises par le football alors je regarderai la Coupe du monde que je regrette profondément tout ce qui s'est passé dans la désignation moi je suis un homme de l'avenir je pense qu'il faut en tirer les enseignements et à partir de là moi je suis insupportunteur d'équipe de France vous savez il y a pas de temps que ça de moments d'unité nationale en France la Coupe du monde en est un et il faut le préserver il faut le préserver quitte à passer sous silence de ce qui se passe au Qatar qui t'a accepté alors en effet vous le disiez ça a été décidé il y a il y a très longtemps tirer les leçons de ça ça veut dire quoi ça veut dire que il faut redonner des valeurs au football arrêter que l'argent ne soit finalement le principal instrument de décision lorsque l'on décide de tout cela moi je suis pour un retour au vrai valeur du football celui que l'on voit dans le football amateur et je constate que la jeunesse attend cela c'est c'est j'entends ça partout moi je suis un footballeur amateur je suis un patriote je soutiendrai l'équipe de France Didier Deschamps est dans une situation compliquée on a beaucoup de blessés mais l'infirmerie est pleine je compte sur lui parce que c'est un vrai chef vous savez c'est un meneur d'homme alors bien sûr quand on regarde des statistiques ça joue pas en faveur de l'équipe de France puisque les champions du monde généralement 4 ans après théorie pas pour garder les statistiques donc général fier de Villiers bien sûr bien sûr c'est important en football vous savez il faut tout regarder pour gagner et là je dis chef du chef Didier Deschamps en l'occurrence général d'armée Pierre de Villiers je cite donc votre livre paroles d'honneur qui paraît aujourd'hui chez fire sous forme de lettre donc à adresser à la jeunesse de France et je retiens malgré tout votre votre nécessaire constat il faut accélérer sur la reconstitution de l'armée française accélérée parce qu'on ne reconstitue pas des stocks et des munitions en 6 mois voilà ce que vous dites donc ancien chef d'état-major de l'armée merci à vous d'avoir répondu à

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