Propositions budgétaires : "Le projet de François Bayrou est un budget de souffrances"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
L'heure d'accueillir mes débatteurs de la première heure. Jules Tores, journaliste politique au JDD. Bonsoir Jules.
Bonsoir Stéphanie Nemeru. En plein bouclage du journal. Oui mais bon je je viens je viens à vous.
On a en une demain. On a une interview exclusive est croisée c'est la première dans l'histoire d'Éric Zemour et Sarah Knafo en même temps. C'est la première fois qu'un couple un couple politique et bien qui nous accorde une un interview croisé et je peux vous dire que ça dépotte.
Oui parce qu'ils s'étaient pas exprimés ensemble depuis depuis toujours. Crois jamais on croisit jamais ils n'ont jamais croisé le faire ensemble. Bravo pour cette une.
On a hâte de lire tout ça. Véronique Jquier est avec nous également journaliste politique. Bonsoir ma chère Véronique.
Bonsoir Stéphanie. Bonsoir à tous. On va évidemment évoquer cette actualité politique riche hein puisque évidemment les appétits s'aiguisent.
Il y a pas d'autres mots en vue de la chute prochaine, on peut presque dire ça, hein. Ça y est, hein, on peut voilà, c'est il y a pas il y a pas beaucoup de suspense de François Beot le 8 septembre. Le RN avec Jordan Bardella s'est exprimé aujourd'hui.
Il y a pas d'autre choix que de se tourner vers les Français. Le RN qui se tient prêt évidemment à gouverner, le cas échéan avec qui on verra. Euh et puis euh le PS qui fait acte de candidature également, qui a clôturé son université d'été aujourd'hui à Blois avec d'ailleurs des contre propositions budgétaires.
On en parle avec Emma Rafovic, eurodéputé socialiste et porte-parole du Parti socialiste. Bonsoir Emma Rafovic. Bonsoir.
Alors, vous avez clôturé, je le disais, hein, vos universités d'été avec vos contrepropositions budgétaires puisque le budget proposé par François Baou ne vous allait pas. Le plan prévoit de réduire le déficit de 21,7 milliards d'euros, deux fois moins d'ailleurs que celui de François Beou. Euh pour vous, les les déficits ne sont pas assez importants.
Euh ça ne justifie pas justement qu'on qu'on puisse faire plus d'efforts que 21,7 milliards d'euros. Vous savez, le le 15 juillet dernier quand François Baou a présenté son budget, il nous a dit finalement que c'était ça ou le chaos. Euh mais la réalité, ce qu'on voit depuis, c'est que le chaos euh c'est lui euh que finalement il nous présente quelque chose qui n'est pas crédible, qui est un budget de souffrance de souffrance pour euh les Françaises et les Français.
Et oui, nous nous disons avec force euh il faut faire des économies, nous en proposons beaucoup, mais ce que nous proposons surtout, c'est un chemin pour le pays qui soit souhaitable, qui soit durable. La vérité, c'est que ce que propose François Bairou, c'est irresponsable. C'est complètement irresponsable.
Nous ce que nous voulons incarner c'est finalement une alternative crédible parce que ce que propose François Baou c'est finalement de crier maintenant au feu alors que ça fait 8 ans 8 ans qu'il soutient la politique qui nous a amené là où nous en sommes. Cette politique irresponsable c'est celle de la droite. Moi je n'ai pas envie finalement de rentrer dans le piège que voudrait nous tendre la droite que voudrait nous tendre Emmanuel Macron. celui de dire que ce serait finalement maintenant la gauche, les oppositions de venir sauver euh François Barrou.
Moi je le dis, son budget il est irresponsable et donc oui le 8 clairement nous voterons compte nous avons surtout fait des propositions. Oui. Oui.
Oui. Alors en effet alors c'est vrai que vous ambitionnez de passer à 3 % de de déficit à l'horizon 2032 un peu plus tard que prévu. Alors, c'est vrai et vous allez me dire si j'ai tort ou raison, mais quand même, je l'ai lu dans les grandes lignes en fonctionnant les plus hauts revenus et les entreprises en substance, même si vous faites effectivement des propositions sur l'économie verte, mais c'est selon vous la manière dont on va relever le pays en taxant les plus hauts revenus, hein.
Je rappelle quand même que 10 % des plus riches pèsent 75 % d'impôts sur le revenu. Oui, il faut arrê finalement des mêmes. Il faut arrêter de toucher toujours les mêmes.
C'est les travailleurs, c'est les Français qui aujourd'hui souffrent à qui on demande tout le temps, tout le temps, tout le temps de se serrer la ceinture. Nous, nous l'assumons, il faut une taxe Zucman. Ça rapporterait 15 milliards d'euros.
Il faut taxer les grandes fortunes, les grandes entreprises. Finalement, faire contribuer ce qu'Emmanuel Macron a servi pendant 8 ans. Aujourd'hui, les Françaises et les Français, ils en peuvent plus.
Moi, j'ai vu avec Olivier Fort avec des membres du Parti socialiste tous les jours des Françaises et des Français qui nous disent "On dilue notre shampoing avec de l'eau, on dilue notre soupe avec de l'eau et demain ça va être quoi ? On va dissoudre l'eau avec de l'eau, on nen peut plus et nous ce qu'on veut c'est de la justice et on est d'accord pour faire des efforts mais aussi seulement seulement et pardonnez-moi mais de taxer les entreprises. On rappelle aussi que pour les particuliers bon on le rappelle tous les jours mais enfin que le prélèvement obligatoire est un des plus élevés au au monde.
On est à plus de quasiment 43 % du PIB. On rappelle aussi quand même que moins de la moitié des Français pay l'impôt sur le revenu. La sex sur 1800 foyers hein.
Oui, il y a déjà contribution qui possède qui possède plus de 100 millions d'euros qui possède plus de 100 millions d'euros de patrimoine quand même pas il avait la taxation des des hauts revenus déjà prévus dans le budget de François Beirou. Vous voulez encore plus d'impôt toujours ? La réalité c'est que François Baou avec lui la confiance elle est rompue.
C'est François Baou synonyme des cadeaux aux plus riches et du matraquage sur les plus précaires. Nous ce que nous voulons, c'est enfin un budget responsable, un budget qui amène la France à se réparer. Mais est-ce que c'est responsable de taper sur les entreprises qui vont vous le savez que les cotisations sociales sont au plus haut, on est à 26,6 % du coût du travail contre par exemple 16,5 % en Allemagne.
Est-ce qu'on en rajoute encore sur les entreprises qui souffrent en ce moment de l'instabilité ? Et ce n'est pas jamais les PME que nous allons viser ou taper. Je vais vous le dire, c'est très simple finalement ce que nous proposons.
La taxe Zucmane, c'est une taxe sur les 1800 foyers en France qui ont plus de 100 millions d'euros de patrimoine. Nous voulons aussi avancer sur la lutte contre la fraude fiscale. Il faut reconfigurer massivement les exonérations patronales.
Il faut aussi taxer les Games, vous savez ces grandes entreprises Google, Amazon, toutes celles-là. et aussi de taxer la malbouffe. Franchement, croyez-nous, notre objectif, on a vu qu'Usulan Vleyen n'a rien fait devant le président Trump à part se prendre 15 % de taxe.
Euh, elle a rien dit sur les gafames et et vous avez bien raison, moi je ne suis absolument pas une soutien d'Ursula Varle et faut-il le rappeler, c'est aussi Emmanuel Macron qui pendant longtemps a permis à Ursula Varien d'être présidente de cette Commission européenne. il faut de la jusce les dividendes ils ont explosé explosé les plus grandes fortunes elles ont triplé en quelques années alors que les français eux s'appauvrissent et oui il faut de la relance il faut assumer d'investir investir massivement pour le pouvoir d'achat mais aussi assumer rien sur rien sur des réformes structurelles et marafovic rien sur les dépenses publiques parmi les plus élevées au monde 1700 milliards en 2025 que nous annonçons ce que nous annonçons c'est des économies portent d'ailleurs sur le fonctionnement de l'État, l'optimisation des fonctions support, du fonctionnement des agences. On prévoit d'ailleurs plus de 5 milliards d'économie.
Par exemple, je vais te dire en arrêtant de faire appel à des cabinets de conseil comme Maim qui finalement à chaque fois font en sorte que les dépenses publiques explosent pour finalement pas tellement d'efficacité. Mais nous, on a envie finalement de proposer des choses concrètes. Les ultra riches se sont enrichis.
L'État euh parfois s'est délabré, les services publics n'ont pas connu d'investissement. Si on veut demain un État, une France qui aille mieux, il faut réduire il faut réduire les déficits et il faut investir. Investir, investir dans le logement, investir dans les transports, investir pour notre souveraineté.
Là, on est à 3000 500 milliards de dette. Donc ça monsir madame la député. Euh bonsoir.
Encore encore une fois, vous vous en prenez un petit peu une catégorie de la population qui sont en l'occurrence les riches et derrière les riches. Il y a quand même un concept extrêmement flou parce que je vous rappelle quand même que François Baou lui-même disait que pour être riche en France, c'était 3500 ou 4000 € de revenus brut y compris à Paris. J'ai pas l'impression qu'on soit riche quand c'est cela mais en effet Stéphanie rappel.
J'ai pas terminé ma question mais moi je voulais vous poser la question. Est-ce que vous avez pas finalement l'impression de tomber dans le même écueil que François Baou qui lui coûte cher ? C'est-à-dire de cibler une catégorie de la population.
En l'occurrence lui c'est les boomers, vous c'est les riches. Bah là on parle de 1800 foyers qui possèdent plus de 100 millions d'euros. Vous savez très bien que c'est même pas 100 millions d'euros parce que c'est sur des revenus non côté qui appartiennent soit à des holdings soit immobilier.
Donc c'est c'est pas des c'est pas des millions d'euros qui sont dans les comptes ou dans les par moi j'en ai Non mais non je ne suis pas d'accord avec vous. Vous savez, à un moment, il faut aussi de l'égalité et de l'équité. Moi, je crois que les plus riches de ce pays, ils sont des patriotes et moi j'en appelle aux patriote, et bien oui, il faut assumer la solidarité.
La solidarité c'est pour tout le monde. L'égalité c'est pour tout le monde. Aujourd'hui, il faut dire la croissance en France, la croissance, elle est tirée à 50.
On vous rappelle quand même que 1 % des plus riches payent 30 % de l'impôt. Donc donc ils y contribuent déjà. Essayons d'avancer.
Oui, allez-y. Aujourd'hui, les précaires, les pauvres dans ce pays, ils font aussi tenir la France. Ils font tenir la France mais ils n'en peuvent plus.
Ils ont faim, ils n'arrivent pas à soer. Et 10 du mois, ils ne savent pas comment je le dis, les 1800 foyers les 1800 foyers de France qui ont plus de 100 millions d'euros de patrimoine, moi j'en appelle à leur patriotisme. Je suis sûr d'ailleurs qu'ils en ont.
Et je pense qu'ainsi, on arrivera à réunir et à réconcilier et je dirais même à réparer la France. Avancons un petit peu. Euh bon, Olivier Fort a déjà prévenu qu'il était inimaginable que les socialistes votent la confiance à François Beou.
François Beirrou devrait tomber autour en effet du 8 septembre. Vous allez vous rendre tout de même à Matignon lundi. Vous en attendez encore quelque chose ?
Alors c'est assez étrange le sort de du premier ministre sans cellé puis on va négocier. Alors on ne sait pas quoi. Vous pouvez peut-être nous éclairer.
Onira pas onira pas tout à fait négocier. Vous le savez très bien. Nous nous avons annoncé notre position.
Nous voterons pas nous voterons contre. Noss voterons contre euh la confiance à François Baou. Alors, il nous invite, nous irons tout simplement lui dire en face ce que nous avons dit partout.
Mais la confiance avec François Bairrou, elle est désormais rompue. Il n'y a pas de retour en arrière possible. Les socialistes ont présenté aujourd'hui un autre budget.
Nous sommes prêts. Nous sommes prêts à gouverner. Nous avons des propositions.
Elles sont, je crois, solides et nous savons aussi comment gouverner. Avec quelle légitimité ? Vous êtes 66 députés à l'Assemblée nationale.
Marafovic. Mais vous savez madame qui a une majorité aujourd'hui à l'Assemblée nationale personne pas le pas les socialistes mais aujourd'hui exactement donc aujourd'hui il faut des il faut des propositions je crois innovantes. Il faut assumer que la gauche et bien oui nous nous sommes prêts parce que nous sommes arrivés en tête aux dernières élections législatives que aux dernières nouvelles à aucun moment Emmanuel Macron n'a choisi de donner sa confiance à la gauche.
Et bien nous avec les socialistes nous le disons. lain à cit pas une une majorité claire, c'était une majorité relative avec les insoumis. Euh j'y viens évidemment à cette cas avec les insoumis.
Excusez-moi mais pardon pardon excusez-moi. J'ai dit j'ai dit nous ne gouvernerons pas avec les insoumis. Donc vous allez gouverner à 121 députés si on comprend bien si on prend donc les communistes, les écologistes et les socialistes.
Comment est-ce qu'on peut gouverner avec 12 gouverner à gauche ? Et bien ce que nous voulons c'est gouverner à gauche de Ruffin à Gluxman avec une propose des propositions concrètes un cap clair mais surtout un engagement. Mais est-ce que vous pouvez nous expliquer comment gouver passé des textes avec ça ?
Mais pour ça monsieur pour que je vous explique il faut juste vous laisser terminer la phrase et je vous le dis nous nous gouvernerons notamment parce que nous respecterons le parlement nous placerons le parlement au cœur de notre projet gouvernemental en le laissant lui faire des compromis laisser parler le parlement. Nous avons, vous savez, depuis que il y avait Michel Barnier, ensuite François Baou, texte par texte, nous avions proposé que des compromis puissent avoir lieu. À aucun moment, ils n'ont choisi de ne bouger d'un mm de leur dogmatisme.
Et bien, nous nous le disons, nous avons des propositions fortes, un programme de gauche parce que nous sommes de gauche mais nous ne serons pas dogmatiques parce que nous connaissons que le pays est à gauche et nous n'utiliserons pas le 493. Estimez-vous, estimez-vous et Maropovite ? Non, mais c'est c'est vraiment une question sérieuse.
Estimez-vous qu'aujourd'hui vous avez le sentiment que les Français vous attendent dans votre programme de de gauche ? Vous vous sentez plébiscité par les Français ? Écoutez, moi ce que je vois et et je vous le dis parce que avec beaucoup de sincérité, moi j'ai fait avec euh le Parti socialiste et beaucoup d'autres élus un Tour de France où on est allé partout euh dans énormément de villes où aujourd'hui la politique de manière générale hein, pas uniquement la gauche, pas uniquement la droite, pas uniquement l'extrême droite, la politique elle dégoûte beaucoup de gens parce que finalement il y a une perte de confiance, il y a une défiance énorme entre les Français et la politique aujourd'hui parce qu'ils sont déçus finalement, ils n'y croient plus.
Exactement. Mais c'est ce que je viens de dire. C'est ce que je viens de dire madame.
Je je honnêtement je ne sais pas ce que les Français aujourd'hui si les Français il nous attend de nous plus qu'un autre. Je ne suis pas persuadé qu'on soit vous savez une promesse incroyable. Mais je pense que nous nous avons envie d'agir en responsabilité.
Moi le projet qu'on porte je pense qu'il est bon pour la France, qu'il est capable de réparer la France, qu'il est capable de réparer aussi la démocratie et nous faire sortir de cette crise de régime. Véronique Jaquier veut veut veut vous parler, veut vous interpeller. Oui, moi j'ai l'impression quand même que votre projet pour réparer la France n'est pas à la hauteur des enjeux.
Euh, d'abord sur la méthode, c'est-à-dire vous parler de compromis, vous parlez de de de textes sur lesquels on n'utiliserait pas le 493 le Oui, le le 493. Euh franchement, ça me paraît bien utopique. On a l'impression qu'on retourne à la 4e République.
Je vous rappelle quand même que la 5e République a été fait pour faire vivre le le bipartisme. Et effectivement, comme l'a dit Jul Tores, vous n'auriez absolument aucune majorité. Donc, je ne vois pas ce que vous pouvez tricoter et avec qui vous pouvez trouver des compromis.
Ensuite, on a toujours la vieille rangaine de taxer les riches. Je pense que c'est loin d'être suffisant. Et vous parlez d'une politique irresponsable de la part de François Baou.
Euh finalement l'irresponsabilité en politique, elle a peut-être commencé euh au début des années 80 avec François Mitterrand quand il a fait passer la la retraite à 60 ans, sincèrement. Donc je crois qu'on vit sur 40 ans. Non, je crois ben je attendez, laissez-moi terminer avant de comprendre où je vais vous emmener.
Euh j'ai que j'ai quand même le sentiment que vous avez euh installé dans la tête des Français cette idée euh depuis 40 ans, qu'on pouvait travailler moins pour vivre mieux. On arrive au bout d'un cycle, on arrive au bout de cette idée et taxer les riches, franchement ça va pas suffire. Il faut réindustrialiser le pays.
Il faut réhabiliter la valeur travail. Bah alors là, bah non, je je vous ai pas suffisamment entendu sur cette questionlà. Alors non, non, je je vois pas où sont vos ambitions pour pour retrouver une vraie gauche du gouvernement.
Mais ce que vous dites à l'instant pour moi est essentiel essentiel. Évidemment qu'il faut réindustrialiser le pays. Mais vous savez ce que ça veut dire réindustrialiser le pays ?
Et bien ça veut dire investir, ça veut dire faire des grands investissements. La vérité c'est qu'il faut un plan de relance pour le pays et oui pour la réindustrialisation. Ça veut dire qu'il faut des plans logement, qu'il faut des plans pour le transport, pour les transports collectifs, qu'il faut assumer que nous voulons que la France elle soit souveraine en terme d'industrie, en terme d'énergie, en terme d'alimentation, qu'il faut soutenir les collectivités locales.
Moi j'en ai marre finalement que vous dites parfois mais avec quel argent vous avez pas le sentiment justement si on en arrive vous avez pas le sentiment que si on en arrive là où on en arrive c'est parce que il y a eu trop d'argent public donné à tort et à travers et que ça n'a jamais produit les résultats escomptés. Non moi j'ai envie de vous dire parce que vous avez cité beaucoup de choses aujourd'hui à l'Assemblée nationale au Sénat qui sont les parlementaires qui font avancer les choses pour améliorer la vie des Français. Vous me parliez à l'instant du fait que nous n'avions pas de majorité et que toutes les propositions que nous que nous sommes en train de faire en ce moment étaient impossible de faire valider.
Moi, j'ai envie de vous dire quelque chose. La table de Zukman rapidement parce qu'on est au bout et on vous garde si vous voulez quelques instants après. Avovic beaucoup.
La taxe Zutman, elle a été votée par l'Assemblée nationale. Les déserts médicaux, une grande proposition de loi euh écrite par Guillaume Garot a été voté par l'Assemblée nationale. On va pas faire un listing.
Emaravit, je vous propose de de rester avec avec nous dans dans quelques instants juste après la pub parce que j'ai encore quelques questions à vous poser. Notamment, on est passé rapidement là-dessus. Vous avez dit que vous ne voulez pas d'alliance avec la France insoumise et je vous poserai des questions sur ce sujet.
Restez avec nous Jul Toress et et Véronique Jacky également. Et on parle politique toujours en compagnie de mes débatteurs de la première heure Jul Toress et Véronique Jaciquier et de mon invité qui a eu la courtoisie de rester encore quelques minutes. Emma Rafovic, eurodéputé PS, porte-parole du Parti socialiste.
On expliquait il y a quelques instants avec nos échanges. Voilà, on éétait pas forcément d'accord avec les dépêteurs et vous sur votre contreproposition budgétaire présentée aujourd'hui. clairement le PS ambitionne de gouverner.
Je vous posais la question si vous envisagiez en cas de départ probable he du gouvernement Baot et de dissolution surtout si vous envisagiez des alliances avec les insoumis. Vous m'aviez dit non. Pour quelle raison Emma Varafovic ?
Oui, nous ne voulons pas gouverner avec les insoumis. Nous l'avons évoqué. nous avec qui nous voulons gouverner, c'est une alliance, un périmètre de travail qui va de Russin à Gluxman du Parti communiste à place publique.
Nous le pensons, c'est une alliance cohérente. Moi je le dis depuis très longtemps. Jean-Luc Mélenchon.
Oui, bien sûr. Vous savez ne va pas changer d'avis devant les sièges qui s'envolent. Vous savez, c'est c'est Olivier Fort lui-même qui a porté cette alliance de refin à Gman lors du dernier congrès du Parti socialiste.
Donc non, je n'ai aucun doute. Je crois que Jean-Luc Mélenchon, il s'est exclu finalement lui-même de l'Union de la gauche en faisant évidemment les pires sorties. Je pense évidemment à ses positionnements sur l'Ukraine, mais pas que.
On peut évidemment penser la manière dont il a traité évidemment la question de la guerre à Gaza et à quel point je crois oui il a galvaniser les antisémites par de nombreux propos et notamment les propos de certains de ses très proches. Moi en tout cas je ne crois pas que Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui soit quelqu'un avec qui nous voulons gouverner. Nous voulons gouverner avec celles et ceux qui partagent le même objectif que nous à savoir euh réparer la France.
Jean-Luc Mfont, il est je crois dans un show assez individuel où il prépare une présidentielle anticipée. Ce n'est pas notre souhait. Le parti des insoumis a clairement dépassé la ligne rouge pour vous sur les questions de l'antisémitisme.
Vous le dites sans embage clairement et sans ambiguïé. Oui, bien sûr. Vous savez, moi j'ai été moi-même la cible pendant très nombreux mois de beaucoup d'attaqu de cyberharcèlement d'une LS6, je m'en suis jamais caché et je pense en effet que ce n'est pas en tout cas que moi j'aurais toujours aimé en effet que peut-être certains puissent revenir là-dessus.
C'est c'est ça a pas été le cas. Euh je pense qu'il faut être cohérent et avancer avec ceux avec qui nous partageons finalement l'envie de réparer le pays. Et est-ce que vous avez le sentiment de votre ligne justement sur le rejet de Jean-Luc Mélenchon par rapport à cette question de l'antisémitisme majoritaire au Parti socialiste.
On sait très bien par exemple que Jérôme G pas que le sujet de l'antisémitisme, il y a pas que le sujet Oui, mais c'est c'est quand même c'est quand même le principal. En tout cas, c'est sans doute celui qui vous concerne parce que vous avez été attaqué directement. Jérôme GG également et c'est aussi pour cela que vous vous êtes aussi clair et ferme sur cette questionlà.
On avait Arthur de la porte cette semaine dans studio d'Europe 1. Il était beaucoup moins clair que ça sur une possible un possible accord avec les insoumis en cas de potentiel dissolution. Donc vous comprenez que ce que vous nous dites ce soir est extrêmement clair, c'est pas forcément le cas de tous vos camarades socialistes.
Écoutez, moi je pense que ce que je porte en tout cas l'alliance de Ruxsman, c'est quelque chose que porte directement Olivier Fort qui est notre premier secrétaire. Moi je le dis honnêtement, moi j'ai pas envie de jouer en fait. J'ai pas envie de jouer.
Je ne souhaite ni une dissolution ni une destitution du président de la République. Moi ce que je souhaite c'est qu'une gauche responsable gouverne. Et vous savez aujourd'hui une gauche pour la gauche pour être crédible, je pense qu'il faut qu'elle soit solide sur ses appuis.
Et donc oui, ça veut dire défendre défendre sans jamais bouger, sans jamais trembler l'Ukraine et Volodomir Zelenski. Ça veut dire protéger euh toutes nos concitoyennes, tous nos concitoyens. Ça veut dire s'engager clairement pour la reconnaissance de l'État de Palestine sans jamais tomber dans des dérives.
Vous avez vous avez un français juif. Je pense que et je soutiendrai euh avec honnêtement beaucoup de force cette annonce comme je l'ai fait lorsqu'il l'a annoncé, mais je pense que honnêtement euh la gauche elle peut aujourd'hui demain euh réparer le pays. On a des propositions fortes.
On est évidemment ancré dans la répon Véronique voulait interpeller. Oui, en vous écoutant, je j'ai une question qui qui va peut-être vous surprendre, mais est-ce que vous pensez que François Hollande pourrait être dans la course justement puisque là vous dites on fait une offre de proposition mais et le président de la République s'il devait nous choisir choisirait finalement quelque part le meilleur d'entre nous, est-ce que ce ne serait pas François Hollande déjà ? Voyez ce que je veux dire ?
Mais il y a pas que Olivier Fort, il y a pas que Rapha Gman, il y a pas je sais pas entre vous, il y a une sacrée tombouille quand même. Non non, moi je vous dis pour le coup, je vais être très là-dessus. Peut-être que ça va vous faire rire par rapport à ce qu'on été les derniers mois.
La balle l'arrêté, c'est qu'elle est dans le camp d'Emmanuel Macron. C'est lui qui va choisir, c'est lui qui va nommer. Moi, j'ai pas envie de retomber dans le feuilleton qu'on a eu l'année dernière où il y a eu les défilés de négociation, les défilés d'entretien.
Euh vous savez les un jeu de casting, un casting sauvage un un casting sauvage pour trouver qui serait le meilleur premier ministre. Moi ça m'intéresse pas. Moi ce que je veux ce que je veux c'est que la gauche gouverne.
Je pense que euh nous pouvons le faire et vous savez euh vous savez aussi que les questions de casting se posent toujours. Euh Marafovic, j'ai une toute dernière question pour vous. Vous êtes eurodéputé hein outre votre poste de de poste de porte-parole du PS.
Vous travaillez j'imagine pas très loin de de Rima Hassan qui fait l'objet de plusieurs plaintes. Apologie du terrorisme, menace incitation à un crime contre un élu en la personne de François Xavier Bellami récemment en situation à la violence contre l'imam Shalgoui. Est-ce que clairement Rima Hassan a-t-elle toujours sa place au Parlement européen ?
Écoutez, je sais qu'il y a eu beaucoup de de demandes notamment de lever du milité parlementaire pour que des choses se passent. En tout cas, moi en tant que député, je ne suis pas membre du bureau qui va décider de ce genre de choses. Euh d'ailleurs dans la métard, non mais à titre personnel, moi je vais vous dire Rima Hassan, c'est pas une alliée.
Voilà, c'est pas une allié politique. J'ai pas à me positionner par rapport à un éventuel dossier, par rapport à des affaires judiciaires dont d'ailleurs, je moi je moi je respecte vraiment l'autonomie et la la comment dire le fait que la justice soit indépendante et que tout ça va se passer. Donc tout le monde a évidemment le droit de d'avoir une défense.
Donc moi, tant que les personnes ne sont pas jugées ou condamnées, elles sont évidemment présumé innocente. Dans tous les cas, ça n'a rien à voir avec les affaires. Pour moi, les sorties de Rima Hassan d'un point de vue politique fond quelqu'un avec qui en tout cas je ne reconnais pas d'alliance possible.
Merci Marafovic, eurodéputé PS, porte-parole du Parti socialiste. Merci d'avoir été avec nous sur l'antenne de rep et à noter que Jérôme Gedge, député PS de Leson, sera l'invité de Pierre de Vilneau dans le grand rendez-vous européen. C'est news les échos demain matin.
François Bayrou