Petite pique à Zemmour et charge contre Macron: le discours de Marine Le Pen à Reims passé au crible
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Ça, d'une part, la positionne comme la vraie challengeuse du président.
La France dégringole dans le classement des puissances affaiblies par les erreurs, la vanité et le cynisme d'Emmanuel Macron. Emmanuel Macron, Emmanuel Macron, qui a bradé nos fleurons. Le prétendu Mozart de la finance. On nous avait promis un krach, mais le seul krach que nous avons vu est financier. La France orange macronique.
Le discours de Marine Le Pen ne peut pas être considéré comme un discours isolé puisqu'il s'est tenu en fin d'après-midi de ce samedi du début février, alors qu'Éric Zemmour venait de parler une heure avant à Lille. Autant Éric Zemmour cherchait à conquérir l'électorat de Valérie Pécresse, autant Marine Le Pen a essayé de se positionner, encore une fois, en adversaire numéro 1 d'Emmanuel Macron, dans une logique de deuxième tour.
Les Français ne sont pas condamnés à l'abandon. Ensemble, nous allons rendre à nos compatriotes la France qu'ils aiment. Je rendrai aux Français leur pays.
Ça, d'une part, la positionne comme la vraie challengeuse du Président, et d'autre part, ça coupe court aux attaques qu'on pouvait attendre contre Éric Zemmour suite aux polémiques qui ont eu lieu cette semaine.
Une France attentive aux personnes les plus vulnérables, bienveillante pour ses enfants, tous ses enfants. La grandeur de notre société se mesure à l'attention que nous portons à l'égard des plus vulnérables. Je pense bien évidemment aux personnes touchées par le handicap et à leur famille. La France a su, par le passé, mettre en place de grandes politiques afin d'assurer aux handicapés leur juste place dans la société.
Là, il y avait un message subliminal à Éric Zemmour. Ils ont tous les deux décidé que ce ne serait pas l'autre, ce serait la suite du discours. Eh bien, on voit bien que des deux côtés, on a choisi d'aller vers d'autres adversaires.
Ma première mesure sera de déconjugaliser et d'augmenter l'allocation adulte handicapé jusqu'à 1 000 euros. Mesure que j'ai soutenue sur les bancs de l'Assemblée nationale face au gouvernement d'Emmanuel Macron qui restait sourd à cette exigence minimale de justice.
La fin du discours est tout à fait intéressante. Elle est assez originale. Marine Le Pen descend de l'estrade, abandonne son public. On croit que c'est terminé. Elle va raconter son histoire.
Maintenant, mes amis, je vais prendre quelques minutes pour vous parler de moi. La politique fait partie de mon existence. J'ai parfois échoué, je suis tombée. Je me suis toujours relevé.
Donc, c'est un discours de l'éthos. Cette idée, c'est qu'elle va jouer à fond l'éthos de la proximité avec les Français. C'est-à-dire, je suis une Française comme les autres.
Ma père, pris dans le tourbillon des engagements. Et puis, il y a eu ce divorce parental. La vie, en fait, est faite de sacrifices, de difficultés, d'épreuves. Si rien n'est sacrifié, rien n'est obtenu.
Elle a tous les codes, on va dire, de la femme ordinaire française. Un peu trans-classe, ce qu'elle cherche aussi à délivrer comme message. C'est une force qu'elle a et que, si on le réfléchit bien, aucun autre candidat n'a. Donc, elle a vraiment une proximité, une authenticité qui peut lui faire gagner, qui peuvent lui faire gagner l'adhésion, notamment de l'électorat populaire. Par cette fin, elle a plutôt fait une bonne prestation.
Vous êtes ma force. Je ne crains ni les trahisons, ni les embuscades, ni les manœuvres. Tout commence aujourd'hui. Vive le Français ! Vive la République ! Vive la France !
Sous-titrage ST' 501
Marine Le Pen