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interviewPublic Sénat· 2 juillet 2025 32 min

Censure : Le RN, maître des horloges ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et avec nous pour ce club le constitutionnaliste Benjamin Morel. Bonjour Benjamin, merci d'être là. Valérie Locap, bonjour Valérie.

Merci également d'être avec nous. Éditorialiste politique pour le journal.info.

On va parler de l'épisode de canicule qui traverse le pays qui devrait prendre fin aujourd'hui. Un sujet qui a donné des coups de chaud au gouvernement sous pression des oppositions. L'exécutif a-t-il été à la hauteur ?

Vous nous direz ce que vous en pensez. Puis on parlera de la motion de censure rejetée hier. Le PS a-t-il remis le RN au centre du jeu ?

Estive on va parler de la gauche. Est-ce qu'elle peut s'unir la gauche ? On va voir, on va voir.

Lucy Caston en tout cas a organisé une réunion aujourd'hui. On va voir qui y va, qui n'y va pas, pourquoi pas mal de gens n'y vont pas et on verra effectivement sur quoi ça peut déboucher et on voit ça dans quelques instants. Allez, tout de suite, on va parler de la canicule.

C'est l'actualité dans nos régions. [Musique] Et l'actualité dans nos régions, c'est avec nos partenaires de la presse régionale. On va à tour, on retrouve Luc Bourian.

Bonjour Luc. Merci beaucoup d'être avec nous. Rédacteur en chef à la nouvelle République Luc.

Comme beaucoup de territoires en France, le Centre-Ouest est durement touché par la canicule et c'est bal et bien la question de l'ouverture des écoles qui a généré les débats les plus vifs notamment à Tour. Oui oui très clairement. D'autant que la petite controverse sur le sujet est partie de tour avec la décision de la mairie de Tour, celle d'Emmanuel Denis, maire écologiste, de fermer les écoles en ce début de semaine et décision annoncée dès vendredi dernier, ce qui lui a valu d'ailleurs quelques petites remontrances de la la ministre Ellisabeth Borne durant le weekend.

Alors évidemment, on est allé constater, voir comment cela s'était passé euh dans les et comment cela avait été vécu par les parent jour. Ce reportage, il est évidemment à lire dans notre édition d'Indré Loir et forcer de constater que les familles, même si elles ont râé, même si elles ont même beaucoup rallé, elles se sont organisées euh et il y a pas eu vraiment de difficultés. Mais le meilleur moyen, le meilleur moyen de lutter pour les écoles contre les effets de la canicule, on le trouve dans une autre édition de la Nouvelle République, celle de l'Indre à quelques kilomètres de de tour avec l'exemple de la petite commune de Vel où là les élèves sont accueillis dans des classes climatisées.

Donc face au défi de la canicule, on voit bien que le meilleur moyen plus que des décisions dans l'urgence, c'est vraiment l'anticipation. Et si on quitte le domaine scolaire, Luc, comment ces chaleurs extrêmes sont-elles vécues par le monde agricole ? Alors retour à ce moment-là en Indré Loir avec un reportage signé.

Zacharie Mansau, le journaliste de la Nouvelle République s'est rendu dans une exploitation où ces fortes chaleurs entraînent on pourrait parler de triple peine pour le fermier et pour ces donc lié à ces conditions de travail difficiles évidemment pour les animaux et pour les cultures. L'agriculteur explique notamment comment il a dû arroser ses vaches pour que ces laitières supportent la chaleur. Et puis par ailleurs, le fermier dont on suit encore une fois le travailleur à sang dans le grâce à ce reportage s'inquiète aussi pour les cultures.

Il anticipe déjà une baisse de rendement de 30 % pour certaines d'entre elles en raison en raison de l'épisode caniculaire. Bref, même si les températures vont baisser dans les jours qui viennent, on n pas fini de parler des effets du dérèglement climatique dans nos territoires. Merci beaucoup Luc Bourrian, merci d'avoir été avec nous.

La une de la nouvelle République tourenne culture et élevage souffre. C'est à la une de votre journal et Valérie, on le voit effectivement, c'est une immense partie de la France qui est touché par cette vague de canicule. Et si on regarde sur le plan politique des questions des interrogations et les oppositions qui pilonnent le gouvernement sur un manque de préparation.

Ouais. Écoutez, ce qui est très frappant à tour, c'est qu'ils ont dû fermer absolument toutes les écoles. Je veux dire, pour moi, depuis le temps qu'on a des canicules dans ce pays, ça va faire quand même une dizaine, une quinzaine d'années.

On en est pas à notre première canicule. Il y a eu la fameuse canicule de 2003 qui a commencé à lancer le sujet. Et on a des gamins qui sont jeunes, qui sont petits parce qu'on parle des écoles primaires qui sont obligés d'aller dans des classes parce qu'il y a 1350 écoles qui sont fermées en France et à Tour, ils ont fermé.

Mais ça pose des problèmes pour les parents. Les parents travaillent, comment ils font ? est-ce qu'ils font mettre les écoles leurs enfants et cetera.

Les crèches, c'est la même chose et c'est pas c'est quand même absolument hallucinant qu'on est des bouilloirs des pas isolés, pas de clim et c'est juste absolument insupportable. Donc ce qui ce qui est agaçant c'est qu'à chaque fois qu'il y a une canicule, on dit on va faire, on va faire, on va faire. François Béou est allé annoncer tout un tas de mesures hier qui sont des mesures tout à fait intéressantes mais en fait la canicule d'après l'année prochaine on va avoir le même sujet et donc on a l'impression qu'on est dans un pays où on parle plus qu'on ne fait la France a du mal à se préparer sur le moyen long terme à ces épisodes de canicules bah c'est quoi qu'il arrive compliqué en terme de politique publique he vous avez quelque chose qui est imprévisible à long terme même si vous savez que ça va arriver et donc vous avez des préparation vous savez que quoi qu'il arrive les les oppositions vont vous tomber sur le coin du nez et que de l'autre côté les commentateurs vont faire référence à 2003 et en effet à MATI à l'époque et ses bras de chemise qui n'apparaissent pas tout à fait préparé.

Ce qui est peut-être plus intéressant ici par rapport aux précédentes canicules, même si je vous cris absolument à ce qui a été dit, c'est qu'on arrive dans un moment de quasi remise en cause des politiques écologiques ces dernières années. C'est-à-dire que on sort quand même d'une loi simplification qui va revenir parce qu'il y a bientôt une commission mixte paritaire. Il y a la moitié des trucs qui tomberont probablement parce que c'est des cavaliers véglatifs.

On a supprimé les aides des feux. Ça a été un peu la foire euh aux bonnes idées et le concours l'épines de quel organisme on supprime parce qu'il y a écologiste dedans ou parce qu'il y a plus que c il y a plus de cinq lettres dans le cycle. Et après cette sorte de débauche de proposition qui remettait en cause les grandes lignes de la lutte contre le réchauffement climatique en France, on a cette canicule et on repart réchauffement.

Et donc cette canicule d'une certaine façon d'un point de vue politique, elle enquine parce qu'elle arrive un peu à cont-temps et là en effet il y a un enjeu aujourd'hui de repositionnement politique sur ces sujets-là qui heurent de plein fouet cette actualité météorologique. Euh sur la la préparation Bruno il a eu cette phrase hier, on attend tout de l'État, on attend trop de l'État. Est-ce que ça ça repose euh la question du rôle de l'État euh face à la responsabilité individuelle, citoyenne ?

Écoutez, s'il y a quand même un endroit dans lequel l'État a une responsabilité absolument majeure et et cruciale et c'est la première de toutes les priorités, c'est que si la planète crame, toutes les autres politiques ne serviront à rien. Donc on est quand même bien obligé de prendre en compte ce sujet-là. Je suis tout à fait d'accord avec ce que vient de dire Benjamin.

On sort d'une séquence politique sous la pression des retaillot et des autres à droite, sous la pression des agriculteurs qui ont fait sauter les fe alors qu'on sait qu'il y a des particules fines et que ça tue les gens qui ont remis en cause les pesticides dans la nourriture alors que le nombre de cancers explose. Euh cette histoire d'A69, on va pas revenir dessus mais qui est absolumentesque. Donc il faudrait qu'on ait une ligne claire.

Il faudrait que ce sujet, c'est pas de l'écologie, de l'environnement, on va dire, de du réchauffement climatique soit transcourant. Ça devrait même pas être un sujet politique en vérité. C'est ça le problème parce que c'est la première de toutes les batailles.

C'est la bataille de notre survie euh générale. Donc euh ces canicules vont se poursuivre, on va continuer. Quand on les vit, on est absolument au fond du saut, on est fatigué, tout se passe mal et quand c'est terminé, on repart à zéro comme si rien ne s'était passé.

Donc c'est une inconséquence. L'État est là pour avoir des politiques de long terme. Il y a un commissariat gér au plan qui est là pour ça.

Euh François Berou en a été le patron. Il faut euh que ce c'est un sujet euh juste absolument cher. Alors on dira "Oui mais on est que 1 % des émissions claviatiques dans le monde de CO2 dans le monde donc ça ne sert à rien." Bah ça ne sert à rien mais ça sert au moins on peut isoler les écoles.

On peut faire que les gens vivent mieux dans une situation où l'on sait que de toute façon il n'y aura pas de retour en arrière. On va continuer à parler de François Bairou. François Bairou qui a une nouvelle fois sauvé sa place à Matignon.

Hier après-midi. Il a échappé à sa 8e motion de censure déposé par l'EPS mais non soutenu par le Rassemblement national qui donne rendez-vous au budget. Adrien P.

Plus de peur que de mal pour François Bairou qui échappe une nouvelle fois à la censure. Sans surprise, en l'absence des voix du RN, la motion de censure ne recueille pas suffisamment de voix pour faire tomber le gouvernement. Pour l'adoption 189.

La majorité requise n'étant pas atteinte, la motion de censure n'est pas adoptée. Les socialistes ont déposé cette motion juste après la fin du conclave sur les retraites qui s'est conclu sans accord. Avant le vote, François Baou se défend jusqu'au bout et met en avant des avancées sur les retraites.

Le 4è progrès et çaen est un particulièrement pour les femmes, c'est que l'âge de suppression de la décotte sera fixé non plus à 67 ans, mais à 66 ans et demi. Ce que toutes les organisations, je sais bien que 6 mois dans la vie pour vous, ça n'a aucune importance. Pas suffisant pour convaincre la gauche qui accuse le premier ministre de trahison.

Monsieur le Premier ministre, en rompant votre promesse, vous avez choisi le déshonneur et nous n'abandonnerons jamais notre tâche historique et populaire consistant à abroger cette réforme inique des retraites. Si le RN épargne le gouvernement pour cette fois, le budget à l'automne sera décisif. Rendez-vous au budget pour déterminer l'espérance de vie restante de votre gouvernement.

Après les résultats du vote, les députés de gauche fustigent la position du RN. Ce sont ceux qui sont toujours au rendez-vous quand il faut sauver monsieur Baou. Le budget s'annonce comme une nouvelle épreuve du feu pour le premier ministre qui compte intégrer les avancées du conclave sur les retraites dans le budget de la sécurité social.

Benjamin, est-ce que vous avez compris la stratégie des socialistes hier ? Alors oui, la stratégie des socialistes, c'est tout bêtement d'expliquer, de montrer qu'ils sont dans l'opposition et je veux dire c'est à peu près normal. Le groupe socialiste est un groupe d'opposition qui vise demain à incarner l'alternative et donc l'alternance et en attendant d'être quand même dans une position qui va être une position favorable pour les municipales.

C'est pas la première fois qu'ils font ce couplà. Souvenez-vous juste après le la non censure du dernier budget, François Baou est chez vos confrères et parle de submersion migratoire. Que font les socialistes ?

Ils font une motion de censure en sachant très bien que le RN ne la votera jamais et que donc c'est une motion de censure de posture en soit. La posture politique, c'est souvent nécessaire pour les groupes politiques. On peut le juger mais au fond malgré tout, c'est ce qui permet actuellement de tenir.

Ce qui est intéressant, c'est qu'elle va être leur stratégie pour la suite. Et là en la matière, François Baou, lui voit se destiner un plan. C'est-à-dire que pour le PLFSS, dans l'Himalaya qu'il attend, il y a deux évrestes.

Première évrests, le projet de loi en sécurité sociale, le fameux budget, celui sur lequel Michel Barnier est tombé. Le plan de François Baou été évoqué dans votre sujet, c'est de mettre des éléments issus du conclave qui plaisent à la CFDT pour dire aux socialistes chiche de me censurer alors que sur ce texte-là, il y a des éléments qui vont clair normalement à la CFDT et sur lesquels vous aurez du mal à me faire tomber. Et pour le PLF, le 2e rest, le projet loi de finance, le budget de l'État, là il a proposé de mettre la proportionnelle pas avant le budget mais après.

Façon de dire au Rassemblement national, si vous voulez la proportionnelle, va falloir que je survive jusque-l donc va falloir me permettre de survivre jusqu'à la fin du budget. C'est pas idiot. Est-ce que ensuite ça peut être suivi par les groupes politiques ?

Est-ce que les socialistes et le RN peuvent avoir jusque-là intérêt à ne pas le faire tomber ? Et ben ça c'est pas forcément très probable mais au moins il y a un plan. Valérie, ce que vient de décrire Benjamin Morel est exactement le projet de François Ber c'est-à-dire que c'est étape par étape ce qu'il compte faire.

Simplement, il a fait une seule erreur François Ber parce que le reste c'est le MEDEF, c'est pas lui. Mais il a fait une erreur, c'est que quand il a ouvert le conclave, il a dit "Si vousz pas un accord, on reviendra à la à la réforme d'avant." Et ça ça a permis au MEDF de camper sur sa proposition, de ne rien lâcher et de porter tranquillement la responsabilité de l'échec parce que en gros ils s'en fichaent puisqu'ils savaient qu'il récupéraient leur loi d'avant.

Donc ça c'est l'erreur qu'a fait François dans ce déroulé qui par ailleurs peut tenir la route. Après vous venez de recevoir Pierre Jouvet, il y a eu un changement important au Parti socialiste, c'est que pendant les six fois où ils ont voté contre la censure, le Congrès se présentait devant eux. Le Congrès ça n'intéressait personne mais les socialistes pour eux c'est très important parce que c'est lui qui détermine qui va diriger le parti socialiste.

Or Olivier Fort était extrêmement critiqué au sein du PS pour toutes les accointances voir les allégances qu'il avait eu avec la France insoumise d'accepter la destitution, le nouveau Front populaire et cetera et cetera et d'avoir été sous domination de Jean-Luc Mélenchon. Olivier Fort a été réélu euh parce qu'en fait ce qui s'est passé c'est qu'il a donné des gages à ses adversaires qui l'accusait de ça en disant mais non pas du tout regarder je suis quelqu'un de responsable et je vote contre la censure et je sauve le gouvernement donc votez pour moi. Je suis quelqu'un d'insponsable.

Mais maintenant qu'est-ce qui s'est passé ? Il est réélu. Il a été réélu.

C'était pas gagné. Il a fait une belle campagne. C'était compliqué et il a été réélu.

Et le pire de l'histoire, c'est que non seulement il a été réélu, c'est que à ses côtés, il y a Boris Vallot. Ils ont sorti hier soir la composition du secrétariat national qui est 1/3 Boris Vallot, 2/3 Olivier Fort 1/ Boris Vallot, c'est énorme. Là la motion de censure, qui était le faire de lance ?

Boris Valot parce que Boris Valallot il a des ambitions personnelles que il voulait être celui pour comme président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale qui annonçait la motion de censure et donc on est sur un parti socialiste qui repart à gauche toutes. Pourquoi ? parce qu'il faut aller au municipal, parce qu'il faut aller à la présidentielle et que donc il faut se démarquer complètement de ce gouvernement de François Berou qui ne réussit pas, qui est extrêmement impopulaire et donc ce sont vraiment comme François Berou l'a dit des raisons politiques internes qui font que le dialogue entre le Premier ministre et le Parti socialiste est devenu extrêmement compliqué.

Est-ce que alors Valérie le disait, le le Parti socialiste se replace à gauche, mais est-ce qu'ils ont pas aussi remis le RN au centre du jeu ? Parce que jusqu'à maintenant, c'est le PS qui avait la clé de la censure. Oui, et non, parce que comme on l'a dit, sur le PLFS, ce sera peut-être encore le PS.

L'idée que tout d'un coup les socialistes auraient rompu complètement les amars, même si je suis absolument d'accord, à terme, ce sera le cas parce que tout bêtement bah il y a des municipal derrière et que vous pouvez pas vous permettre quand vous êtes le parti socialiste de perdre des grandes villes et donc d'avoir un gain sur euh d'avoir des des villes qui sont qui sont déstabilisées par une opposition trop forte sur votre gauche. Donc les socialistes vont se radicaliser dans une forme d'opposition. Néanmoins, pour l'instant, le gouvernement pense qu'il peut jouer sur les deux terrains qui flus.

Bah si Marine Le Pen ne censure pas hier, c'est pas parce qu'elle est enthousiasmée par la prestation de François Baou à la tribune. C'est parce qu'elle considère que cette censure s'élève eu lieu aurait été aux conditions de la gauche. Là on a un sujet qui est porté par la gauche qui est notamment porté par les socialistes à la suite d'un conclave qui avait été demandé et donné à la gauche.

Si jamais la censure était votée, c'était une victoire pas de son opposition à elle mais de l'autre opposition. Ce qui va se passer au moment du budget, c'est probablement ce qui s'est passé au moment du dernier budget. On va avoir une Marine Le Pen qui va arriver qui va dire bah voilà, moi je veux ça, ça l' liste de course, ça c'est inimaginable mais je le veux quand même.

Si jamais je ne l'ai pas, qu'est-ce qui se passe ? Et bien à ce moment-là, je sens sûre. Mais si je sens, ce sera à mes conditions en ayant protégé mes électeurs et en m'étonant battu pour eux et donc en leur adressant un message.

Ça, elle pouvait pas le faire sur ce texte-là. Elle pourra plus le faire au moment du budget. Et donc pour le gouvernement en effet le vrai danger actuellement en tout cas le point qui est le vrai point d'interrogation il est plutôt du côté du rassemblement national.

Alors on va parler de la gauche de l'union de la gauche Steve et on reparle de Lucy Casté. Oui Lucy Casté vous en souvenez ex candidate du Nouveau Front populaire à Matignon. Elle avait lancé au mois d'avril une initiative en direction des différentes formations de gauche et c'est le jour J Orian.

Rendez-vous a lieu ce mercredi à Bagnieu dans les Hautes Scènes pour discuter d'une des conditions d'une candidature commune à l'élection présidentielle de 2027. Lucy Castet d'y vouloir obtenir à l'occasion de cette rencontre un calendrier le plus précis possible sur la méthode de désignation commune mais aussi une méthode de travail pour les aspects programmatiques. Alors qui est invité ?

Qui participera ? Tout le peuple de gauche est invité pour reprendre la terminologie de Lucy Casté. autour de la table, on retrouvera aujourd'hui les écologistes, le Parti socialiste, l'après le parti de Clémentine Autin et d'Alexis Corbierre.

Génération, la formation fondée par Benoît Amont et debout le nouveau mouvement de François Ruffin. On va écouter Johanna Roland, la socialiste qui explique et bien pourquoi les socialistes et bien voient cette initiative d'un bon œil. Le moment venu, face à l'histoire et face au risque du Rassemblement national, nous saurons nous retrouver en ce qui concerne les insoumis, vous l'avez dit, je suis numéro 2 du Parti socialiste.

Le mandat qui est le mien et clair allait construire un périmètre de François Ruffin à Raphaël Cluxman ou de Clémentine Autin à Marine Tondelier. N'oublions pas qu'il y a aussi des femmes dans cette aventure politique. Mais le sujet c'est quoi ?

Pour moi, c'est d'abord de parler aux français. Cette union de la gauche chez des écologistes, on la doit à la France des épuisés. Alors ça c'est il y a les gens qui y vont et puis Steve il y a trois refus pas des moindres.

Ouais. Ni les insoumis, ni place publique ni les communistes n'en seront. Ces derniers ont dit non.

Dans une lettre adressée à Lucy Casté, Fabien Rousell estime que ce n'est pas le bon moment. Toute la gauche doit faire preuve de lucidité et d'ambition pour retrouver la confiance d'une majorité de citoyennes et de citoyens. Ce n'est pas une primaire proposée par cette réunion qui répondra à cette question.

Mania pour Fabien Roussel de dire que lui aussi pense à la présidentielle de 2027. Lui aussi car les insoumis de Jean-Luc Mélenchon ont aussi ont eux aussi claqué la porte au nez de Lucy Casté. Écoutez Mathilde Panot, c'était la semaine dernière.

Nous nous ne participerons pas et nous ne participerons jamais à je ne sais quelle tentative de faire une primaire où nous nous parlerions entre nous alors qu'il faut parler à l'ensemble du pays et convaincre l'ensemble du pays autour d'un programme de rupture. Même refus poli du côté de Raphaël Gluxman. Le patron de place publique ne soutient pas l'initiative du jour et préfère se concentrer sur sa candidature pour 2027.

La semaine dernière, il a organisé une conférence de presse pour poser les jalons de son futur programme. Écoutez, plus que les stratégies à 12 bandes, le cœur de la politique, c'est de dire qui vous êtes, ce que vous voulez et ensuite d'aller le discuter avec les Françaises et les Françaises. C'est ce qu'on a fait ce matin.

Maintenant, on va engager une grande discussion avec les corps intermédiaires, les syndicats, les petits patrons partout dans le pays, les agriculteurs, les pêcheurs pour pouvoir faire quoi ? Pour pouvoir décliner cette vision en programmé. Vous parliez union de la gauche, c'est pas gagné.

Regarde. Non, c'est pas gagné. Est-ce qu'elle peut aboutir cette union de la gauche hors mélanchonniste ?

C'est très très improbable à ce stade là. Alors, malgré tout, pour un certain nombre de des candidats en question, il y a quand même un impératif qu'un impératif financier. Vous savez, une campagne présidentielle, c'est pas la portée de toutes les bourses, c'est environ 15 millions d'euros si vous voulez la jouer gagnant. 8 millions d'euros pour ne pas être tout à fait ridicule.

Or, place publique ne les a pas. Euh, François Ruffin ne les a pas non plus. Et donc dans ce cadre-là, la primaire permettrait potentiellement d'accéder au gros mago et le mago, il est essentiellement du côté du par socialiste qui a les moyens encore de financer une campagne.

Donc l'idée qu'il pourrait y avoir forcément beaucoup de candidatures dans cet espace-là est pas non plus tout à fait évident, mais il faut bien comprendre que c'est un espace très réduit. L'espace social-démocrate d'un point de vue électoral c'est 10 % et dans l'espace social-démocrate j'inclus les écologistes parce que quelle que soit leur position sur le fond il y a une grosse porosité électorale entre les socialistes entre une partie des macronistes et les écolos. Et donc là on est sur un espace politique très restreint.

Il y en a deux qui ont une capacité d'élargir un peu cet espace. D'abord Jean-Luc Mélenchon parce qu'il a des grosses réserves de bois dans l'abstention. D'ailleurs, toute la stratégie un peu d'outrance de Jean-Luc Mélenchon se comprend parce qu'il cherche à mobiliser des abstentionnistes notamment dans les banlieux et Raphaël Luxman qui mort de trois points sur le centre droit ou en tout cas sur le centre macroniste.

Pour le reste, c'est un jeu à somn nul. On est sur un espace électoral très restreint. Donc si vous enlevez Raphaël Luxman d'un côté et si vous enlevez Jean-Luc Mélenchon de l'autre, l'espace pour porter une candidature gagnante à la présidentielle est très compliqué.

Il faudra un seuil de qualification excessivement bas. Il faudrait que la droite soit complètement dans les choux, que le RN soit enchargé ou divisé, mais même au sein du centre droit, vous avez quand même un espace électoral qui aujourd'hui est un peu plus important. Donc ça va être objectivement très très compliqué.

Après dans cet espace électoral, il y a guerre de euh il y a guerre d'autres choix. S'il y a pas d'union, ce sera la défaite assurée. Pour moi, les choses sont assez simples aujourd'hui.

On a Jean-Luc Mélenchon qui est candidat à l'élection présidentielle. Il y a pas de doute. Il y va tout seul, les autres ne l'intéressent pas.

Il ne cherche pas l'union, il mise tout sur lui-même, sur sa stratégie qui est la même. C'est la 4e fois qu'il se présente le chaos, aller chercher les abstentionnistes, les communautés, euh la radicalité et il se dit queil sera au-dessus des autres et que les autres le suivront. C'est la stratégie qu'il a amené en 2022 et qui a failli réussir à côté de Jean-Luc Mélenchon et sans Jean-Luc Mélenchon.

Il y aura un autre candidat de la gauche, un candidat qui ne soit pas un candidat insoumis. Donc ce qui est en train de se jouer en ce moment, c'est ça, c'est qui va être le candidat. Donc Olivier Fort Pierre Jouvet vous l'a rappelé tout à l'heure, ils disent de Ruffin à Gluxman ou de Clémentinotin euh à je sais plus qui peu importe euh enfin ça peut être une femme disons.

Donc et ils ont à peu près abandonné l'idée d'une primaire parce que même Olivier Fort trouve que c'est dangereux mais ils veulent faire émerger quelqu'un qui sera le candidat de la gauche non insoumise, donc la gauche de gouvernement responsable social-démocrate appelzla ou social écologiste, c'est très à mode social écologiste en ce moment à l'élection présidentielle et leur idée c'est c'est que finalement celui qui sera le mieux placé le plus haut dans les sondages s'imposera. Alors, ils partent tous du programme. Olivier Fort a envie d'y aller, Boris Valot a envie d'y aller, Raphaël Gluxman a envie d'y aller et François Hollande a envie d'y aller.

En gros, ils sont quatre dans sur le truc de départ pour avec des lignes qui sont pas tout à fait les mêmes. C'est-à-dire que Bluxman et Hollande sont pour la rupture totale avec les insoumis, voire à ouvrir sur la droite avec les macronistes. Je sais pas si vous avez vu l'initiative de Pascalfin dans le monde hier qui dit "On va faire une plateforme pour les progressistes qui est tout à fait intéressante et qui va tout à fait dans ce sens-là, c'est de dire tous les il met dedans Gabriel Atal enfin toute la gauche de la Macronie, les Clément Bone enfin tout dans la Macronie, il y a beaucoup de gens qui viennent du Parti socialiste à la base.

Donc c'est de se dire on va tous les récupérer ceux-là, on va les inclure pour élargir. Et vous avez la ligne Olivier Fort et Boris Vallot qui est de dire qui est celle d'aujourd'hui en fait, qui est de dire il faut faire l'union de ce qu'on appelle la petite gauche, c'est-à-dire avec les écologistes, les communistes et cetera. Donc en gros quand on leur dit les insoumis sont pas là et ben ça nous arrange qu'ils soient pas là parce que c'est pas avec eux qu'on y va.

Et quand on leur dit le PC n'est pas là, il dit bah ils nous rejoindront mais chaque chose en son temps. Donc chacun est en train d'élaborer son programme. En fait Raphaël Guxman, qu'est-ce qui se passe ?

Il a lancé son programme le premier parce que au moment de la dissolution, il s'est fait avoir. Il considérait qu'il avait gagné. Il était en tête de la gauche.

Il était à 13,8 % devant la France insoumis. Très important. Et qu'est-ce qui se passe ?

Et tout d'un coup, le Parti socialiste lui dit "Maintenant, on va faire le nouveau Front populaire." Autant vous dire qu'il était furieux. Il s'est dit "On ne m'y reprendra pas une deuxième fois." Et la seule force pour dominer la gauche, c'est d'avoir son programme et d'arrêter d'utiliser à chaque fois le programme des insoumis parce que c'était les seuls qui avaient bossé jusque-l.

Donc voilà. Donc c'est un grand jeu qui est en train de se passer qui va durer 2 ans. Je pense qu'ils vont être tous mobilisés là-dessus pendant 2 ans.

Et l'objectif est de faire sortir donc là aujourd'hui avec Luci, on va dire qu'on a la tendance Olivier Fort Boris Valot qui se réunit. Euh c'est pour ça que Luxman n'y va pas parce que lui il est pas sur cette tendance exactement même s'il n'est pas du tout impossible au bout de l'histoire que le PS roule pour lui et que ça se passe comme ça si c'est lui qui s'impose. Mais on en est au prémiss de la campagne présidentielle de la gauche.

Allez on va terminer par l'actualité du Sénat marqué aujourd'hui par un débat qui aura lieu ce soir à 21h30 sur le proche et et Moyen-Orient. Benjamin, pour qu'on comprenne bien, c'est un débat qui avait eu lieu déjà la semaine dernière à l'Assemblée euh qui est un débat sans vote. Expliquez-nous.

Oui, c'est un débat assez prévu dans la Constitution et donc vous pouvez quand vous êtes le gouvernement demander aux députés et aux sénateurs de débattre sur un sujet sans engager même symboliquement parce qu'au sénat on peut également faire voter théoriquement quand on a un engagement comme ça d'un débat mais sans engager la responsabilité de votre gouvernement. Donc c'est une façon de consulter les parlementaires, de créer une grande catarcisse collective et également d'informer et de répondre aux députés puis ensuite aux sénateurs à des seins bah de rentrer justement dans ce jeu d'information du parlement. Euh Valérie euh sur le le fond alors il s'est passé une semaine hein entre l'Assemblée nationale et le Sénat et du coup c'était un débat qui était centré sur la situation entre Iran et Israël.

Sauf que là depuis la la guerre est finie. Qu'est-ce qu'on peut attendre de ce débat du coup ? justement de tirer les leçons de tout ce qui s'est passé maintenant que c'est derrière nous, ne plus être dans l'immédiateté de chaque intervention, il y a des leçons importantes à tirer, hein, c'est que c'est la force qui s'impose finalement, que le multil multilatéralisme est derrière nous, que Israël est devenu un état extrêmement puissant au proche Orient, que il devrait normalement être en train de construire la suite, c'est-à-dire la paix avec cette histoire d'État palestinien qui a été entravée euh par cette guerre en Iran.

L'initiative française à l'ONU d'aller faire un état palestinien. Donc peut-être reprendre ce sujet parce que qu'est-ce qui va devenir de Gaza aujourd'hui ? Est-ce que les Israéliens vont en occuper la plupart du territoire et laisser un petit bout au Gazaoui ?

Est-ce queil y a une possibilité de relancer une initiative en faveur d'un état palestinien qui est quand même la base de la paix durable ? Qu'est-ce qu'on fait des accords d'Abraham ? Est-ce que l'Arabie Saoudite va être d'accord maintenant pour repartir et pour participer elle-même aux accords d'Abraham ?

Je veux dire la la situation géopolitique au Moch Orient a considérablement changé depuis le 7 octobre parce que tout ça s'est enchaîné et que finalement ça a été une brique après l'autre et que les Israéliens ont été au bout de leur stratégie jusqu'à jusqu'à l'Iran. Qu'en est-il aujourd'hui du régime des Mola ? Est-ce qu'il va continuer de la même façon ?

Est-ce qu'il va y avoir des évolutions ? Enfin, il y a tout un tas de sujets absolument passionnants qui concernent bien évidemment de très près nos parlementaires et je trouve tout à fait constructif et intéressant euh que ce débat ait lieu. Alors, il y a pas de vote, c'est pas on n'est pas engagé, la France n'est pas engagée dans tout ça.

Donc c'est pas étonnant qu'il n'y ait pas de vote. Si la France devait se être engagée, il y aurait bien évidemment un vote. Mais moi, je trouve que c'est constructif.

Il arrive pas un peu tard quand même ce débat ? Bonjour. Il arrive un peu tard parce qu'en effet il est prévu à l'origine dans l'endroit du jour dans le moment où on est dans ça ét évoqué mais dans la phase chaude du conflit et comme on a un effet de décalage entre l'Assemblée et le Sénat et ben on est aujourd'hui dans une position où on parle beaucoup plus de la canicule que d'un conflit au Moyen-Orient qui malgré tout perdure he notamment à Gaza.

Mais il est vrai que là-dessus on peut avoir un sentiment de relégation au Sénat. Mais je rejoins tout à fait ce qui a été dit. C'est-à-dire que au fond, les problèmes structurants et structuraux sont loin loin loin d'être réglés.

La position de la France dans ce nouvel échequier mondial est également une question qui se pose. Et donc dans ce cadre là, on peut pas douter queil y aura des sujets de débat ici dans cette maison. Et on suivra ce débat au Sénat.

Ce sera donc ce soir à 21h30. On en parlera bien sûr demain dans ce club. Merci Valérie Locable.

Vous nous quittez un petit peu plus tôt que prévu exceptionnellement. Merci d'avoir été avec nous. À bientôt Benjamin, vous restez là, on regarde ensemble la de Bah vous, vous avez pas le choix.

On regarde, on regarde une de nos jour [Musique] et Steve à la une, toujours la canicule. Encore un jour à tenir nous dit le Berry républicain. En tout cas pour ce qui concerne le département du cher où la vigilance rouge devrait prendre fin ce soir.

Viendra ensuite un autre défi, celui de l'arrivée d'une vigilance aux orages. Plus à l'est, l'Alsace écrasé aussi sous la chaleur. Le SAMU est sur le pont, nous dit le journal l'Alsace.

Ce sont les plus fragiles qui sont en première ligne. La Charante Lib nous le rappelle en faisant sa une sur les sans-abris. Le bien public fait un focus sur les logements bouilloirs.

Ces logements devenus tout simplement invivable avec la canicule. Oriaman, les prises ont suffoc. C'est un cocktail explosif, alertent les syndicats.

Le plan canicule est appliqué depuis la fin de la semaine dernière dans l'ensemble des prisons françaises. Mais ce plan ne résout pas la vraie question, la surpopulation. C'est à la une de midi libre aujourd'hui.

Les surveillants appellent un blocage des lieux ce mercredi. Détenus, avocats et médecins dénoncent les conditions d'enfermement. témoignage sur une situation explosive à lire dans Midi libre aujourd'hui.

Un cas de chikun qu l'Alsace. J'adore vous mettre ce mot dans vos lancements. C'est à la une des dernières nouvelles d'Alsace.

Oui, le chikungunia s'installe en métropole en Alsace. Un premier cas non importé d'un pays tropical a été confirmé. Il s'agit d'une personne qui réside dans la banlieu de Strasbourg.

Le journal nous apprend que le moustique le moustique tigre est présent dans plus de 150 communes de la région. La cigarette mise au bon. C'est à la une de Corse Matin aujourd'hui depuis hier.

Il est interdit de fumer dans plusieurs lieux publics, plages, parc, abribus à bord des écoles. L'objectif de cette mesure du gouvernement est de renforcer la lutte contre le tabac et la protection des plus jeunes. Les avis des Corse divergent, ça ne vous étonnera pas sur cette interdiction.

Orien, allez, on termine par vos bons plans culture. Oui, les bons plans de Nice matin en tout cas qui nous promet un bel été en musique, électro, jazz, rock. Il y en aura pour tout le monde cet été dans les Alpes Maritime et le Var.

Le journal propose un guide des festivals. On pourra notamment retrouver Mathieu Chellide et son super groupe malien ou encore Carlos Santana qui jouera au Monté Carlo Festival. Orian, merci Steve.

Est-ce qu'il y a des bons plans culture vers Clairmontferrand ? Il y a toujours des bons plans culture vers Clermontferrand. Clermontferrand pas seulement en été.

Et la future capitale européenne de la culture, on y croit à chaque fois. C'est pas fou. Allez, merci beaucoup.

Merci Benjamin d'avoir été avec nous. Merci beaucoup Steve d'avoir été là. Merci à tous de nous avoir suivi.

Vos prochains rendez-vous, c'est à 15h, la séance de questions d'actualité au gouvernement euh au Sénat que vous suivrez bien sûr en direct en intégralité sur notre antenne. Et puis nous, on se retrouve demain. On vous souhaite une très bonne journée.

À demain. [Musique]