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Interviewici (France Bleu) — L'invité d'ICI matin (réseau) (sur Site radio)· 7 juillet 2026 7 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJustice

Dix ans de l'attentat de Nice : "Le chagrin est intact, la solidarité est profonde", selon Bernard Cazeneuve

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:37OuverteRéponse directe

    Et vous Bernard Cazeneuve, vous étiez où ? Est-ce que vous vous en rappelez ?

  • 1:20OuverteRéponse directe

    Comment ça se passe un peu au ministère ? C'est-à-dire qu'on vous fait l'état des lieux, vous avez les premières infos qui vous arrivent ?

  • 1:54OuverteRéponse directe

    On dit que les tireurs sont dans la ville, notamment place Masséna. Il faut que le préfet démente en fait ses propos et ses rumeurs.

  • 2:43OuverteRéponse directe

    Vous arrivez à Nice donc quelques heures après, qu'est-ce que vous voyez quand vous arrivez sur cette promenade des Anglais ?

  • 3:47OuverteÉludée

    Quelques heures après, il y a déjà une polémique entre vous et Christian Estrosi sur les moyens, sur cette sécurité, donc ce soir-là.

  • 3:57RelanceRéponse partielle

    Elle vous chagrine cette polémique tout de suite avec Christian Estrosi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00PrésentateurChiffre
    « On commémore dans quelques jours, mardi prochain, les 10 ans de l'attentat de Nice qui a fait 86 morts et 458 blessés. »
  • 0:40Invité politiqueFait
    « J'étais à Versailles, il y avait un spectacle qui était organisé à Versailles qui mobilisait beaucoup de public »
  • 1:39Invité politiqueFait
    « Et j'ai à ce moment-là pris la décision, après en avoir parlé au président de la République et au Premier ministre, de me rendre immédiatement sur place. »
  • 2:04Invité politiqueFait
    « Ce qui me parvient, ce sont des informations vérifiées par les services de l'État et très vite je fais la part de ce qui relève de la rumeur, de ce qui relève de la réalité des faits qui viennent de se produire. »
  • 2:23Invité politiqueFait
    « Et les services de l'État sur place m'informent de ce qu'est la situation, de l'identité de celui qui vient d'être abattu sur place et qui conduisait ce camion qui est à l'origine de cette tragédie. »
  • 4:00Invité politiqueFait
    « Je n'ai déclenché aucune polémique avec Christian Estrosi. »
  • 4:34Invité politiqueFait
    « En revanche, Christian Estrosi en a déclenché une et j'ai dû, le plus factuellement et le plus précisément possible, apporter des réponses qui relevaient mes responsabilités pour y répondre. »
  • 4:53Invité politiqueFait
    « Je trouve cela tout à fait indécent. »
  • 5:24Invité politiqueFait
    « Il y a une procédure judiciaire qui est en cours, je crois. Cette procédure judiciaire a vocation à faire toute la lumière. »
  • 6:01Invité politiqueFait
    « D'abord, je rencontre des victimes de l'attentat de Nice depuis dix ans. »
  • 6:12Invité politiqueFait
    « Et donc je leur dirais que le chagrin est intact, que la solidarité est profonde, que la compassion que nous avons ressentie à ce moment-là pour les familles, pour leurs proches, pour leurs enfants, a aussi contribué à renforcer la mobilisation de l'État. »
  • 6:31Invité politiqueFait
    « Et toutes les victimes du terrorisme dictent à l'État un devoir de protection. »

Temps de parole

  • Invité politique72 %
  • Présentateur21 %
  • Présentateur 27 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

On commémore dans quelques jours, mardi prochain, les 10 ans de l'attentat de Nice qui a fait 86 morts et 458 blessés. Ici Azur vous propose tous les jours des invités et des reportages pour revenir sur cet épisode douloureux, entendre des victimes, les secours de ce soir-là et les hommes politiques qui étaient ce 14 juillet 2016 aux affaires. Ce matin, le ministre de l'Intérieur de l'époque, Bernard Cazeneuve, forcément l'un des premiers à être saisi, il est notre invité et répond à Laurent Vareil. Bonjour Bernard Cazeneuve, on se rappelle tous ce qu'on faisait ce 14 juillet 2016 à 22h34 précisément. Et vous Bernard Cazeneuve, vous étiez où ? Est-ce que vous vous en rappelez ?

0:40
Invité politique

J'étais à Versailles, il y avait un spectacle qui était organisé à Versailles qui mobilisait beaucoup de public et qui m'avait conduit à aller inspecter le dispositif de sécurité mis en offre par les services du département des Yvelines. et donc j'étais présent à Versailles pour inspecter le dispositif mis en offre par l'État pour assurer la sécurité de cette manifestation. Lorsque j'ai reçu un coup de film informant de la tragédie qui venait de se produire à Nice et j'ai à ce moment-là décidé de rejoindre immédiatement Nice par un avion gouvernemental.

1:16
Présentateur

Oui, vous êtes venu très vite en fait, vous la prenez, on vous met au courant, vous avez des notes. Comment ça se passe un peu au ministère ? C'est-à-dire qu'on vous fait l'état des lieux, vous avez les premières infos qui vous arrivent ?

1:26
Invité politique

J'ai eu une information par téléphone alors que j'étais encore à Versailles, j'ai à ce moment-là rejoint le ministère de l'Intérieur où mon cabinet m'a fait part des informations dont il disposait sur la tragédie qui venait de se produire et les premières estimations quant au nombre de victimes. Et j'ai à ce moment-là pris la décision, après en avoir parlé au président de la République et au Premier ministre,

1:49
Présentateur

de me rendre immédiatement sur place. Alors dans les premières heures, les premières minutes, il y a beaucoup de rumeurs aussi. On dit que les tireurs sont dans la ville, notamment place Masséna. Il faut que le préfet, même sur l'antenne de Radio France, démente en fait ses propos et ses rumeurs.

2:04
Invité politique

Ce qui me parvient, ce sont des informations vérifiées par les services de l'État et très vite je fais la part de ce qui relève de la rumeur, de ce qui relève de la réalité des faits qui viennent de se produire. Et les services de l'État sur place m'informent de ce qu'est la situation, de l'identité de celui qui vient d'être abattu sur place et qui conduisait ce camion qui est à l'origine de cette tragédie. Et donc j'obtiens des informations de la part des services de l'État assez précises sur les circonstances dans lesquelles cet attentat a été perpétré.

2:43
Présentateur

Vous arrivez à Nice donc quelques heures après, qu'est-ce que vous voyez quand vous arrivez sur cette promenade des Anglais ?

2:47
Invité politique

Ce sont des images extraordinairement poignantes, ce sont des images de désolation. On voit des familles agenouillées devant le corps de leurs proches, soit blessées, soit décédées. Et il y a une lumière qui inonde presque de façon lugubre et macabre la promenade des Anglais pour des raisons qui tiennent aux circonstances, pour des raisons qui tiennent à l'émotion, pour des raisons qui tiennent aussi à la tragédie à laquelle les familles se trouvent soudainement confrontées et qui laissent apparaître le sentiment du chagrin partagé par tous ceux qui, à Nice... Ça vous marque, ça vous touche à ce moment-là ?

Je suis avec le préfet à ce moment-là sur la promenade des Anglais et bien entendu le préfet comme moi-même, nous sommes bouleversés, effondrés, terrassés par la scène à laquelle nous assistons.

3:47
Présentateur

Quelques heures après, il y a déjà une polémique entre vous et Christian Estrosi sur les moyens, sur cette sécurité, donc ce soir-là. On n'attend pas, la polémique démarre tout de suite. Elle vous chagrine cette polémique tout de suite avec Christian Estrosi ? Je n'ai déclenché aucune polémique avec Christian Estrosi.

4:03
Invité politique

Il y a eu de nombreux attentats entre 2015 et 2018 et pendant toute la période où j'ai été de Nice ou de l'intérieur, aucune polémique n'a jamais été déclenchée entre les élus et l'État lorsque des circonstances de ce type sont survenues pour des raisons qui tiennent à l'attitude et à la dignité qui doit toujours présider au comportement de ceux qui ont une responsabilité publique dans ces circonstances. Je n'ai donc déclenché aucune polémique à l'égard de la ville de Nice. L'idée ne m'en serait pas venue.

En revanche, Christian Estrosi en a déclenché une et j'ai dû, le plus factuellement et le plus précisément possible, apporter des réponses qui relevaient mes responsabilités pour y répondre.

4:45
Présentateur

Mais est-ce que ça vous chagrine à ce moment-là ? Est-ce que ça vous met même en colère de se dire « Bon voilà, on rentre dans une polémique » alors qu'il y a encore quasiment des corps sur cette promenade des Anglais ?

4:53
Invité politique

Je trouve cela tout à fait indécent. Je le fais savoir à Christian Estrosi à l'époque, mais il poursuit visiblement d'autres buts et poursuit cette polémique par tout moyen pendant des jours et des semaines, ce que personnellement je regretterais et que je n'alimenterais pas.

5:13
Présentateur

Aujourd'hui, des questions demeurent, Bernard Cazeneuve. Combien y a-t-il de policiers nationaux ce soir-là qui a validé le dispositif de sécurité ? Qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur ces deux questions notamment ?

5:24
Invité politique

Il y a une procédure judiciaire qui est en cours, je crois. Cette procédure judiciaire a vocation à faire toute la lumière. Et donc moi, je ne vais pas perturber par des déclarations sur les faits sur lesquels l'enquête est en cours. Je ne vais pas perturber par des déclarations le travail des juges. Donc laissons les juges faire leur travail, laissons les enquêtes se poursuivre et un moment viendra où la vérité sera établie. Serez-vous là mardi prochain, Bernard Cazeneuve ?

5:52
Présentateur

Si je suis invité, je viendrai, bien entendu. Qu'est-ce que vous pourriez dire aux victimes si vous les voyez devant ? Qu'est-ce que vous avez envie de leur dire aujourd'hui si vous en re-rencontrez ?

6:01
Invité politique

D'abord, je rencontre des victimes de l'attentat de Nice depuis dix ans. Certaines même ont noué avec moi des relations personnelles. Et donc je leur dirais que le chagrin est intact, que la solidarité est profonde, que la compassion que nous avons ressentie à ce moment-là pour les familles, pour leurs proches, pour leurs enfants, a aussi contribué à renforcer la mobilisation de l'État. Et toutes les victimes du terrorisme dictent à l'État un devoir de protection.

Et je crois que tous les gouvernements, quels qu'ils soient, depuis maintenant plus de dix ans, ont fait du mieux qu'ils pouvaient, par-delà leur sensibilité politique, pour renforcer la protection des Français face à un haut niveau de menaces terroristes. Merci Bernard Cazeneuve. Bonne journée. Je vous en prie. Bonne journée. Bernard Cazeneuve donc au micro de Laurent Varey

6:55
Présentateur

et de la rédaction d'Ici Azur.