Arrêtez d'écrire des livres cochons et rendez l'argent !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 90 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:04InvitéFait
« « Ce rapport de l'Inspection générale des finances sur, je cite, le modèle économique des sociétés consociolaires d'autoroutes. » »
- 4:45InvitéFait
« « Les décideurs, c'est-à-dire vous, les ministres, vous adoptez des postures de négociation trop favorables aux concessionnaires. » »
- 5:09InvitéFait
« « Au 30 avril 2026, les sociétés rendraient tout à l'État. » »
- 5:39InvitéFait
« « Bruno Le Maire l'a enterré. Et il s'est exclamé « Un super-profit, je ne sais pas ce que c'est. » »
- 7:09PrésentateurFait
« « Nous sommes maintenant au cœur du pic inflationniste. » »
- 7:25PrésentateurFait
« « la ruine soudaine qui s'abattrait sur la Russie de Vladimir Poutine suite aux sanctions européennes. » »
- 10:16InvitéFait
« « Nicolas Sarkozy, lobbyiste invisible du géant des paris en ligne Betlic. » »
- 10:34InvitéFait
« « Après avoir été derrière son arrivée en Côte d'Ivoire, il travaille à son implantation au Sénégal, en RDC et au Bénin. » »
Temps de parole
- Présentateur78 %
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- Invité 23 %
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Ah là là, quelle époque ! Comme qui dirait ? Quand je vois ça, franchement, j'ai mal à ma France. Oui, c'est vrai quoi, on en a marre, on n'en peut plus, on n'en peut plus des wokistes. Non seulement on n'a plus le droit de rien dire, mais en plus, on ne peut plus rien écrire. Bon, ok, j'ai du mal à être crédible dans le rôle d'un Alain Finkielkraut Mélaniné.
Non, non, laissez-vous ! Non, non, non, rappelez-vous !
En vrai, je voulais juste me moquer d'un grand spécialiste de la littérature érotique que le monde entier nous en vit, et aussi évoquer la reconversion professionnelle de nos anciens présidents de la République devenus travailleurs émigrés. C'est un nouvel épisode de l'actu démasquée. Je ne sais pas si vous avez vu passer cette petite vidéo tournée devant le siège de la chaîne de télévision TV5 Monde, où notre merveilleux ministre de l'économie se rendait pour un enregistrement.
« Dilater comme jamais ! Dilater comme jamais ! Dilater comme jamais ! Dilater comme jamais ! Dilater comme jamais ! »
Mais de quoi ils parlent ces gens ? Je ne vois pas du tout. Arrête tes mythos, Théo. Mais non, je ne vois pas de quoi il s'agit, je n'ai pas Twitter.
Par contre, tu sais que ça a quelque chose à voir avec Twitter.
Bon, bon, bon, comme tout le monde, j'ai entendu parler du dernier roman de Bruno Le Maire, « Fugue américaine ». Et ce n'est pas grâce à une recension du magazine littéraire, comme vous vous en doutez. Je vous lirai bien un extrait de l'unique bonne feuille qui a fuité, mais du coup, cette vidéo serait censurée par YouTube, et pas pour cause de scènes de violence policière. Si vous voyez ce que je veux dire, on va quand même se poser la question existentielle qui secoue la France entière, bien avant la fonte des glaces ou la fugue en Arabie Saoudite de Lionel Messi. Mais qu'est-ce qui leur prend à tous d'écrire des livres cochons ?
On avait oublié les pages salas et vaguement machistes de l'ancien Premier ministre Édouard Philippe dans une fiction politico-érotique co-écrite avec son ancien conseiller Gilles Boyer et finalement adapté à la télévision. Une fiction dont le titre est « Dans l'ombre ». On était déjà habitué à la production prolifique de Marlène Schiappa qui, avant son Playboy Buzz, avait déjà défrayé la chronique pour avoir écrit 11 livres depuis son entrée au gouvernement, soit plus d'un livre par an.
Soyons honnêtes, il faut reconnaître que la secrétaire d'État chargée de l'économie sociale et solidaire et de la vie associative s'est calmée sur les titres depuis qu'elle a conseil des ministres tous les mercredis. En 2021, elle publiait « Sa façon d'être à moi » puis en 2022, « C'est une bonne situation ça, ministre ? » Alors qu'en 2014, c'était sous le pseudo de Marie Minelli, des titres plus olé-olé comme « Les filles bien n'avalent pas » ou « Sexe, mensonge et banlieue chaude ». Vous voyez qu'il y a de l'effort, de la maîtrise de soi, ce qui prouve bien qu'à contrario, chez Bruno, il y a du relâchement.
Et puis dans le fond, on a tous en tête notre petite hiérarchie des postes ministériels. On se dit « Ok, Chiappa, elle n'a pas trop de boulot, elle avait même le temps il n'y a pas si longtemps de se faire des soirées avec des influenceuses cheloues. » Mais le patron de Bercy, en pleine guerre en Ukraine, en pleine bataille des retraites, où est-ce qu'il prend le temps pour imaginer et écrire ces trucs alors que le monde va littéralement en vrille et qu'il tient notre tassette ? Bref, il l'a bien cherché et forcément, tout le monde lui attrape la veste et à ce petit jeu-là, François Ruffin n'est pas le dernier. « Bruno Le Maire a ses pudeurs.
Eh oui, il n'y a pas que le sexe dans la vie. »
Il y a quoi encore ?
« Il y a ce rapport aussi. Ce rapport de l'Inspection générale des finances sur, je cite, le modèle économique des sociétés consociolaires d'autoroutes. Ce rapport, avec sa timidité, Bruno Le Maire a tout fait pour le cacher, pour le maintenir secret. Et il a fallu que mon collègue Éric Coquerel, président de la Commission des finances, aille le dénicher à Bercy. »
Que contient donc ce document de si terrible ? Il faut savoir qu'en pleine poussée d'inflation, le gouvernement a fait grimper les tarifs des péages autoroutiers de près de 5% en début 2023, alors même que les super-profits des entreprises du secteur explosaient.
« Qu'en disent les auteurs du rapport ? Qu'en disent-ils, ces inspecteurs des finances ? Je les cite, « Les décideurs, c'est-à-dire vous, les ministres, vous adoptez des postures de négociation trop favorables aux concessionnaires. » Qu'en termes galants, ces choses-là sont dites. Ça signifie en clair, « Vous défendez davantage les intérêts des Fâches, Vinci, Albertis que ceux des Français. » Pour en sortir, les inspecteurs recommandent un raccourcissement de la durée des concessions de 10 ans. Au 30 avril 2026, les sociétés rendraient tout à l'État.
Ce serait faisable, d'après les inspecteurs, ce serait, je les cite, « légalement envisageable » au titre de la jurisprudence Olivier du Conseil d'État. Cependant, ajoute-t-il, « L'activation de cette jurisprudence suppose une faute volonté politique. » Et votre volonté politique forte, les inspecteurs semblent en douter. Ils n'ont pas tort. Car à la remise de ce rapport, comment avez-vous réagi ? On l'a dit, Bruno Le Maire l'a enterré. Et il s'est exclamé « Un super-profit, je ne sais pas ce que c'est. » Ah, certes, maintenant que ce rapport est public, le ton a changé. On s'est trompé, concède le ministre. Non, vous ne vous êtes pas trompé. Vous avez trompé les Français.
C'est un scandale, on est d'accord, mais un scandale banalisé par la récurrence de tels outrages impunis à l'intérêt général. C'est un scandale qui fait malheureusement moins le buzz que les récits d'orifices intimes signés par notre grand argentier. Ces pages me paraissent
dix fois, cent fois, mille fois plus choquantes. Plus indécentes, plus révoltantes que les passages érotico-littéraires
de Bruno Le Maire. Est-ce sombré dans le complotisme que de se dire qu'au fond, ces mini-buzz faciles à commenter, ce snacking du buzz, profite bien à un exécutif objectivement aux abois. Parce qu'au fond, cette histoire de bagatelle intervient en même temps que quoi. Ce double A,
ce sera désormais un double A moins. Attribuée par Fitch, l'une des agences qui évalue la solidité financière d'un État.
Alors, c'est pas la fin du monde. Les agences de notation sont un peu les Madame Irma du risque pays. Mais bon, les génies qui nous gouvernent nous juraient que justement, grâce à leur réforme des retraites, on serait les meilleurs potes des marchés et de leur système d'évaluation. Big Flop. Souvenons-nous, que nous disait Bruno Le Maire en juillet 2022 ? Nous sommes maintenant au cœur du pic inflationniste. Et je crois avoir dit depuis plusieurs mois que le plus dur était devant nous, le plus dur, nous y sommes. Le pic inflationniste, c'est maintenant.
On ne lui fera pas l'affront de lui rappeler ses propos catégoriques de mars 2022 sur la ruine soudaine qui s'abattrait sur la Russie de Vladimir Poutine suite aux sanctions européennes. Quelque part, si j'étais Bruno Le Maire, quitte à passer pour un loser, je préférerais qu'on commente mes piètres performances littéraires plutôt que ma nullité économique. D'ici à ce qu'on imagine qu'il n'est pas mécontent de son récent bad buzz et de nos railleries, ma foi, comme qui dirait, on ne nous dit pas tout. En tout cas, si j'avais le talent d'un hacker pouvant pirater le groupe WhatsApp du Conseil des ministres, je leur enverrais un message en prenant le contrôle du compte d'Emmanuel Macron.
Dans le genre « Arrêtez d'écrire des conneries et bosser » ou alors « Traversez la rue et allez chercher un vrai boulot qui ne vous laissera pas le temps d'écrire des conneries ». Est-ce que vous avez eu les dernières nouvelles de François Fillon ? Notre ancien Premier ministre était entendu mardi 2 mai par les députés membres de la commission d'enquête relative aux ingérences politiques, économiques et financières de puissance étrangère. Bien entendu, il était cuisiné sur ses liens réels ou supposés avec des entreprises russes dont il a été membre du Conseil d'administration, sur Vladimir Poutine et sur le Kremlin. Mais rendre des comptes, François Fillon n'aime pas.
Mais alors, pas du tout. À partir du moment où j'ai quitté la vie publique, je veux le rappeler, je veux dire, je suis une personne privée et je mène ma carrière professionnelle comme je l'entends. Si j'ai envie de vendre des rillettes sur la place rouge, je vendrai des rillettes sur la place rouge.
Mais il parle mal, lui-là. Vous l'imaginez, vous, avec son foot truck en plein centre-ville de Moscou en train de hailer les passants dans un mauvais russe ? Non mais en plus sérieux, ça lui rapporterait moins que le premier emploi fictif de Pénélope. Plus sérieusement, c'est quand même assez fou qu'un ancien premier ministre d'une grande puissance, courtisé pour cette raison par des firmes étrangères qui convoitent le carnet d'adresses qu'il s'est constitué et même peut-être les secrets d'État qu'il a accumulés, estime qu'il n'a pas à s'expliquer auprès du peuple à qui il doit les aspects les plus prestigieux de sa carrière. Il estime ne rien nous devoir.
Et du coup, on a envie de lui dire « Hé François, rends l'argent ! » Mais rends l'argent maintenant ! Toujours dans la catégorie « Je n'ai aucune dignité mais j'ai un portefeuille bien garni », je vous présente Nicolas Sarkozy. C'est l'histoire d'un gars qui a été président de la République, qui s'est caractérisé par un activisme guérié débridé en Afrique et dont les choix de gouvernance ont détruit la Libye et mis à sac le Sahel.
Et depuis, il passe son temps dans les tribunaux, a même été condamné pour corruption, trafic d'influence et financement illégal de campagnes électorales, ce qui ne l'empêche pas de voyager notamment en Afrique pour immobiliser des fonds en faveur de la lutte contre la pauvreté ou la désertification ? Non ! Écoutez ce que nous apprend le site spécialisé Africa Intelligence.
David Jean à Kinshasa, Nicolas Sarkozy, lobbyiste invisible du géant des paris en ligne Betlic. Depuis plus d'un an, Nicolas Sarkozy fait discrètement avancer les intérêts en Afrique du géant des paris et jeux en ligne Betlic, dirigé par son ami Stéphane Courby. Après avoir été derrière son arrivée en Côte d'Ivoire, il travaille à son implantation au Sénégal, en RDC et au Bénin.
Il disait quoi encore lors de son fameux discours de Dakar, l'ami et étrangleur de Kadhafi ? Le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire. Vite, vite, on arrête tout et on fait entrer le jeune homme africain dans l'histoire des addictions contemporaines, notamment celle des jeux de hasard sur Internet ? Ces gens, pas de face. Entre nous, vous imaginez le petit Nicolas avec son petit bracelet électronique faire le tour des palais présidentiels, dire à l'un et rappelle-toi que c'est grâce à moi que t'es arrivé au pouvoir et signe un agrément à mes potes de Betclic ?
Dire à l'autre, si tu donnes une licence à mon ami Stéphane, je te file le 06 de Manu Macron. J'ai saboté la campagne de ma candidate Valérie Pécresse pour l'aider à être réélu. Il me doit un renvoi d'ascenseur. Il disait quoi encore lors de sa campagne électorale en vue de la présidentielle le 2007 ? Vous avez un site de cette vente de racailles ? On va vous en débarrasser. Mais là, c'est toi la caïra, Nico. Il disait quoi encore, François Fillon, à propos de Sarko, avant d'être lui-même pris dans la tourmente des affaires ? Qui imagine
un seul instant
le général de Gaulle mis en examen ? Qui imagine le général de Gaulle faire l'influenceur de luxe pour des boîtes de jeux de hasard ? Bientôt, on verra Sarko sur TikTok en train de dire mes chéris, pour perdre seulement la moitié de votre paie mensuelle dans les paris sportifs, utilisez mon code promo Sarko prison de la santé 2023. Je ne sais pas si on a les dirigeants qu'on mérite, encore moins si on a les ex-dirigeants qu'on mérite, mais au secours quoi ? Restez connectés aux médias, signez notre pétition pour qu'on ait notre canal à la télévision, soutenez le média pour qu'il vive.