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interviewLe Média (sur YouTube)· 11 mars 2020 92 min

LA RÉVOLUTION SERA FÉMINISTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] les femmes ça on nettoie les femmes [Musique] [Musique] bonsoir à toutes et à tous dans le contexte actuel après les marches de ce week end les violences aussi les césars de la honte la réforme des retraites qui précarisent davantage les femmes nous avons décidé avec le média de faire cette émission pour faire un peu le point sur nous nous en sommes sur les droits des femmes et sur la question des luttes féministes et si aujourd'hui ces combats peuvent apparaître comme secondaire pour beaucoup de personnes et que le féminisme n'est pas encore vraiment considérée comme une affaire de société on peut espérer que tout comme l'urgence environnementale ce combat s'impose de plus en plus dans le débat public et que l'on comprenne que finalement il est lié à tous les autres combats le féminisme à l'image de l'écologie doit s'inviter partout puisqu'il est une grille de lecture de nouvelles du net à adopter pour mieux comprendre notre monde s'est avancé et ses dérives et pour évoquer toutes ces questions j'ai le plaisir d'être aux côtés de geneviève fraisse philosophe de la pensée féministe vous êtes autrice de nombreux ouvrages dont la suite de l'histoire actrice et créatrice dont on parlera dans cette émission et qui a été publié en septembre dernier bonsoir merci nous sommes aussi avec aurore cochelin vous êtes doctorante en sociologie militante féministe et aux tris du livre la révolution féministe qui est sorti en août dernier tout à fait bienvenu merci beaucoup et enfin clou emma des stars vous êtes activistes féministes et coles de rue merci d'être parmi nous merci de m'avoir invité alors pour commencer ce que je voulais c'était un peu replacer les choses et donc finalement définir les termes du sujet en vous donnant deux définitions du féminisme que j'ai trouvé à la fois dans le larousse et le dictionnaire cntr elle donc je vous donne la première du larousse mouvement militant pour l'amélioration et l'extension du drôle et des droits des femmes dans la société et la seconde mouvement social qui a pour objet l'émancipation de la femme l'extension de ses droits en vue d'égaliser son statut avec celui de l'homme en particulier dans le domaine juridique politique économique et la première question que j'aimerais vous poser à chacune ses quel a été votre déclic féministe comment est ce que vous êtes devenue féministe et est ce que vous avez envie finalement de compléter ou de remplacer cette ces définitions que j'ai que j'ai proposé et qui sont celles qu'on trouve quand on fait une recherche google sur on peut commencer à vous de voir alors moi le féminisme c'est un peu toujours été une évidence parce que j'ai été élevé dans cette idée par ma mère et par la mère de ma meilleure amie qui se définissait toutes les deux comme féministe mais le moment où je me suis vraiment senti être féministe jusqu'au bout c'est quand je les politiser qu'on va dire c'était d'abord une identité puis il ya eu au moment de la politisation et ça s'est fait via le syndicalisme étudiant ce qui s'appelait à l'époque sud étudiant on a fait des réunions non mixtes pour discuter un peu de la place des femmes dans le syndicalisme justement et pour trouver une place en fait dans le milieu militant puis par la suite j'ai milité dans un collectif féministe intersectionnelle et aujourd'hui je suis au collectif féministe révolutionnaire donc voilà c'est c'est un long trajet et quant à la définition que vous avez donné ce que je trouve intéressant c'est l'importance à la question d'un mouvement que c'est un mouvement un mouvement social une mobilisation en fait que c'est en lien avec l'action politique et si je devais juste ajouter quelque chose ce serait de dire que oui il ya le mouvement féministe mais au sein même de ce mouvement il ya différents féminisme liés à différentes stratégies féministe mais je pense qu'on aura longuement parlé voilà de revenir là dessus alors moi je dirais que mon déclic féministe il a été enfin il ya une dimension qui est assez corporels en fait c'est que je les ai pas je n'ai pas imprimer d'abord ce féminisme par la théorisation ou l'apprentissage en fait de la pensée féministe c'était vraiment quelque chose qui est sorti de ma chère en fait je suis une enfant des violences conjugales donc j'ai vécu dans des violences extrêmes tout toute mon enfance toute mon adolescence et ma colère elle émerge d'abord de la halle à la marche de d'une histoire personnelle qui était enfin je reviens sur ce que tu disais tout à l'heure du coup mais assez dépolitiser parce que c'était une rage a cédé construite en fait finalement et est ce que le féminisme m'a apporté c'est de réussir voilà justement à politiser cette rage là à comprendre que ce qui m'était arrivé ça relevait pas de de la tragédie personnelle ou de l'anecdote individuelle mais vraiment en fait de tout un système politique qui a permis à mémère de d'être victimes de ces violences est à moi de façon collatéral donc voilà sa part on va dire vraiment de mon histoire et de ma chair est ensuite bien sûr c'est au contact de toutes les autres femmes que j'ai rencontrées et après la pensée de me dire en fait je ne connais absolument pas de femme qui n'est pas été agressés battus violés qui n'est pas subi de violences sexistes et c'est cet aspect aussi numérique je pense qu'il m'a mise sur le chemin du féminisme qui m'a fait comprendre encore une fois qu'il y avait une dimension systémique dans dans ces violences voilà merci les ans à 20 sous requête un historien du début du xxème siècle définit le féminisme comme un cas d' aspiration collective vers l'égalité l'inca d'inspiration collective et à l'égalité le mot égalité est un principe politique de la démocratie et moi ce que je regrette en entendant les définitions récente que vous allez donner c'est le côté sociologique social rôle droit qui me paraissent vraiment des morceaux du féminisme par rapport au fait que c'est à la fois quelque chose de collectif qui a rapport avec les qualités démocratique et qui est et qui est en mouvement puisque c'est un cas d'aspiration donc surtout la démonstration de léon mba sourds donc historiens qui a créé une histoire du féminisme il ya pratiquement son temps je la préfère encore à celle que je viens de que je viens d'entendre pour ma part je crois que c'est aussi lié à l'histoire collective parce que entre 68 ou moi je suis étudiante à la sorbonne le féministe qui commence juste après en 70 l'idée que ah bon il n'y a pas de féminisme en 68 alors qu'après je vais découvrir vite faits qui en a pendant la révolution de 1848 bref tout ça se mélange j'ai sans doute eu une éducation féministe bien sûr et en même temps j'ai été confronté au sexisme des garçons d où des grands frères ou même des douzaines d hommes qui étaient à la fois féministe et sexy ce que tout à fait possible donc j'ai pas de déclic qui ajuste une disons des contradictions ce que je viens d'évoquer la même 68 66 et des contradictions et autour de ces contradictions qu'est ce qui reste à faire si ce n'est qu'en se situer comme comme sujet politique au milieu de tout ça donc féministe ça va de soi d'une certaine soutient pas de déclic c'est juste assumer les contradictions et les transformer le terme de déclic et pas forcément bon ça c'est plutôt une évolution progressive mais ça dépend bien à son qui s'impliquent mais poursuit pour sa part de moi je suis d'accord avec la question simplement je n'arrive pas y répondre ce week end justement c'était la journée internationale des droits des femmes il y a eu des dizaines de milliers de manifestantes en france y'a pas eu de comptage officiel mais à paris on dit qu'il y avait les manier en tout cas les les organisatrices ont revendiqué 60000 manifestante et pour lancer la discussion on va regarder reportage qui a été filmé par guillaume kg monté par marion plantier il ya plusieurs années dans ce genre de manifestation voyez un type de personne là on voit de plus en plus de gens de tout âge quand même moi je suis assez jeune c'est quelque chose qu'on voyait pas mais ça montre juste le fait que encore en 2020 soit obligé de venir descendre dans la rue manifester pour des choses avec un message hyper simple en fait hyper basique qu'on soit obligé de le répéter comme ça de plus en plus fort d'y revenir et tout moi ça me fait plaisir parce que je suis contente d'être là mais c'est pas normal en fait ça me fait chaud au coeur parce que on est nombreuse que les féministes on se réunit pas toutes pas souvent tout venez nombreux justement ça va être compliqué de faire une soirée en appart et là on se rencontre tout est sûre ça génial en même temps sur sa triste qu'on a encore besoin d'être là c'est un petit peu ça devrait être un peu tous les jours et je voudrais droits des femmes d'ailleurs un jour par an mais bon on n'est pas soutenu par l'état comme on le devrait le maquereau est déclarée grande cause du quinquennat mais grande cause de rien du tout hein les manifestations sont chargés au lieu d'être encouragée alors qu'elle manie pour tous bizarrement ça se passe très bien le l'état nous entend pas perdre la police nous écoute pas on n'est pas assez pris en compte notre histoire ne sont pas assez entendue et et c'est vraiment un problème actuel à nous quand on prend des droits on enlève des privilèges à d'autres se comprend on le prend à d'autres contrairement à ce qu'on dit on peut tous partagé et cetera quand on prend notre indépendance comprendre notre liberté quand on prend le droit de disposer de notre corps on enlève à d'autres le contrôle qu'ils ont de notre corps est clairement il ya un accès emmerde je peux les comprendre moi on leur enlève quelque chose mais renvoie pas on va pas arrêter de se battre pour autant en fait j'ai marché aujourd'hui notamment parce que l' affaire polanski avec les césar n'a rebooster en fait c'était le week-end de la honte alors qu' il ya eu des hashtag nitoo balance son port et ses acquis ou les victimes pouvaient s'exprimer mais là on donne la chance à un violeur de pouvoir recevoir un prix franchement j'étais déçu c'est pas une simple déception genre fait chier il a gagné tous étaient jetés chance j'étais pas bien en fait vraiment j'étais pas bien parce que c'est c'est symbolique en fait c'était un bon bah finalement on s'en fout quoi enfin c'est pas si important en fait ce qui c'est parce que ce que vous avez subi fin [Applaudissements] à ouais avec douceur qui veut pas nommer mais là c'est un moment quand même très particulier avec tout ce qui s'est passé cette semaine face à face aux personnes qui sont encore protégés par un système protégé par par les juges protégés par des personnalités protégées par des hommes politiques et en fait ça peut plus durer c'est un système en fait qui est en train de bouffer qui est en train de détruire notre société et tout est lié et le le problème reste le même et l'ennemi et comment c'est un moment où en fait on sent fier d'être femme et en compte qu'on n'est pas seuls on est toutes là on vit la même chose parfois c'est dur mais ça nous ça nous rend plus forte en fait j'en ai marre que les victimes souffrent toute leur vie et que leurs violeurs soit récompensé j'en ai marre de d'avoir peur de la police parce que je me dis mon dieu je suis noir ça serait il bon de faire quelque chose chez une femme je suis sans défense j'en ai marre d'avoir peur de rentrer chez moi la nuit tard j'en ai marre j'en ai marre de ne pas être respecté en fait je suis choqué là c'est aussi mais en même temps plein d'espoir parce que je me dis qu'en fait on on était tellement nombreuses et nombreux aujourd'hui qu'en fait on peut plus on peut plus faire marche arrière et que ça ça peut que continuer en fait et ça c'est génial c'est donc beaucoup d'indignation mais énormément des sports nous n'avons pas m [Applaudissements] donc on l'a vu dans ce reportage c'est ce que dit notamment marion l'une des jeunes manifestants a dit qu'il ya de plus en plus de deux personnes différentes et de personnes qui viennent manifester et qu'on voit une sociologie de plus en plus large dans ces manifestations pour les droits des femmes je ne vais presse je me tourne vers vous on est un peu plus de deux ans après mitu on a appris aujourd'hui carl bernstein avait été condamné à 23 ans de prison même s'il a été disculpé de trois des cinq chefs d'accusation qu'il y avait contre lui comment est-ce que vous analysez ce moment assez particulier qu'on est en train de vivre en ce moment de toute façon c'est effectivement très particulier ce qui se passe depuis l'événement mythe où il tuait un événement c'est pas autre chose un événement historique avec un e majuscule et les conséquences avance on a une ou en france adèle haenel vanessa reprise des rats et autres et ce qui se passe avec vannes qui est très intéressant d'un point du point de vue qui nous occupe parce que il est condamné sur des histoires singulières individuelle et ceux qui avaient été retenues notamment la première condamnation il ya deux ou trois semaines c'est qu'il n'était pas accusé d'être prédateur c'est à dire qu'on ne lui connaissait pas le système c'est ça c'est intéressant parce que c'est juste la bascule epstein qui arrive après et qui se suicident lui c'est parce qu'un système très clair il fait venir des jeunes filles etc c'est une organisation van chinh c'était plutôt l'occasion qui fait le larron même si ça faisait système s'était pas organisé de manière à ce qu'ils souhaitent une fille tous les jours et elle que c'était dans un agenda donc on a ça fait quand même un peu organisés oui non mais s'est réorganisée dans sa tête sûrement mais pas organisés comme ça l'a été pour einstein ou pour david hamilton qui essaient suisse d'aiguilhe avant parce que de cela se suicident parce qu'ils pourront pas aller en justice puisque toute façon le système allait être exposés tonique van chinh il pouvait jouer sur les deux individuelles pas individuel moi c'est ce que je retiendrai de ce procès c'est comment ils ont essayé à la fois de montrer qu'il était donc alors quand c'est un système ça veut dire prédation prédateurs et pas seulement violeur ou pas seulement harceleur donc là on est au coeur même du problème qu'on a envie de poser nous maintenant au bout de deux ans et demi tous c'est à dire bien sûr c'est une organisation sociale le corps des femmes disposition des hommes c'est une organisation sociale donc on s'éloigne de plus en plus et j'ai envie de dire ouf de la question morale de la question des moeurs la question de toutes ces questions qui noie le poisson volontairement relève aussi historique c'est bien une question d'organisation sociale et politique et pas seulement de comportement pour ça d'ailleurs que je n'aime pas le mot culture du viol pour cette raison là parce que c'est ça ne rend pas compte à mon avis de l'organisation de contractuels qui est qui étaient impliqués dire que sous contrat social il ya un contrat sexuelle il se comptera sexuelle c'est le corps des femmes mis à la disposition des hommes et c'est pour ça que j'aimais beaucoup dans le reportage celle qui dit c'est pas tellement elles disent pas tellement ce polanski c'est dégueulasse qui s'est passé le 10 mai le système on n'en peut plus et c'est très bien parce qu'on voit bien que c'est finalement pas disons on a tellement voulu nous faire c'était l'homme l'important dans cette affaire mais non c'est qu'on n'en peut plus de ce système est ce je trouve que c'est très bien dit dans la manif ce que des lan elle le fait de distinguer polanski c'est de cracher au visage de toutes les victimes parce que c'est oui mais se trouve que là elle désigne encore cet homme là mais ce que j'ai mais c'est qu'il est même plus désigné serre que donc je trouve ça presque plus fort encore assez la suite sa suite du lustre art si je puis dire c'est la suite qui compte c'est à dire qu'ils continuent ok on l affaire polanski ça nous ça nous plaît pas et serra mais ce que ça a mis en lumière c'est comment ce système n'est pas c'est pas acceptable cette tolérance du monde du monde de l'industrie cinématographique donc de puissants capitaliste pour ça que la tribune de virginie despentes est si forte à ce qu'elle arrive à mélanger la question du capitalisme la question du féminisme moi je m'en suis gré de sa mère dans le reportage une mais jeune femme qui prenait la parole disait tout est lié pour moi tout l'ailier s'est effectivement que ses services à ses formidables d'arriver à le faire et donc c'est cette histoire je crois que c'est là qu'elle va continuer la sphère polanski s'est prêté afin la sphère des césar on a même plus par besoin de parler de lui c'est sur le fait qu' on voit bien que c'est lié et c'est ça que ça aura démontré pour ça que j'étais vraiment contente de l'entendre ces avancées le disais c'est pas moi je trouve ça super justement il ya il ya quelque chose aussi qui est un peu dans l'air du temps du fait qu' on assiste à une forme de renouveau du féminisme c'est un peu ce que vous théorisé dans votre livre la révolution féministe vous parlez vous fait l'hypothèse d'une quatrième vague du féminisme on parle souvent quand on parle de l'histoire du fumiste de vagues du féminisme est-ce que vous pouvez nous expliquer quelles sont ces vagues je sais que ça d'ailleurs je ne le ferais je est ce que vous pouvez me fier déjà quels sont ces vagues du féminisme et qu'est ce que vous entendez par quatrième vague wii alors et après peut-être on débattra sur la question les vagues disons que l'idée des vagues c'est de mettre en lumière des moments d'accélération des mobilisations féministes et d'extension à la fois dans le temps et dans l'espace dans l'époque moderne contemporaine donc généralement on dénombre trois vagues jusqu'à nos jours la première vague c'est ce serait le moment tournant du 19e et du 20e siècle de mobilisation autour de l'égalité des droits politiques autour notamment de la figure qui est bien connu de la suffragette la deuxième vague ce serait au moment des années 60 et 70 avec une focalisation plus sur la question des droits reproductifs et notamment de la légalisation de la contraception et l'avortement et plus globalement du droit à disposer de son corps en fait même si ça s'est cristallisé autour d'eux surtout de ces deux revendications là est la troisième vague ce serait dans les années 90 un moment en quelque sorte de re conceptualisations du féminisme du sujet du féminisme en essayant d'intégrer encore plus que par le passé parce que ça a quand même été en partie fait par le passé les questions notamment de domination ethno-raciales de luttes lgbt et aussi de questions de classe même si voilà c'est présent à d'autres moments mais disons qu'à ce moment là c'est le moment de la cristallisation va essayer de penser tous ces éléments bien ensemble et donc moi dans mon livre et on est plusieurs féministes à penser qu'on assisterait à l'heure actuelle à une nouvelle vague du féminisme donc une quatrième vague si on suit cette chronologie qui bien sûr bon comme tout les chronologies est une construction et qui du coup auraient commencé alors moi je la d'attrait un peu avant mais tout quand même et je trouve que c'est intéressant mais bon c'est sujet à discussion je la ferai partir en fait de l'amérique latine et des mobilisations contre les féminicides donc plus tôt vers le milieu des années 2000 dit soir un peu avant et effectivement le moment mis tout c'est un moment dans cette quatrième vague et il ya un troisième moment en quelque sorte dont on n'a pas encore parlé c'est le moment de la construction de la greffe féministes pour le 8 mars à l'appel du collectif argentin denis ona menos à partir de 2017 qui pour chaque 8 mars appelle tous les pays à se mettre en grève et à construire vous montrer le poids économique des femmes tout à fait pourra montrer leur centralité pour réactiver remettre au goût du jour la question de la grève et avec cette idée de la grève c'est bien sûr une grève du travail salarié mais aussi une grève des tâches domestiques c'est ce double aspect de la grève mais à mon avis important mais ça va permettre en fait d'étendre le mouvement aussi parce que ça donne un objectif en fait pour les pays qui se mettent à construire cette date clé et on peut dire en quelque sorte que chaque nouveau pays arrive dans la 4ème vague autour de la construction de cette grève ça a été assez efficace notamment en suisse en belgique en islande en islande même sens en fait ce que l'islande à la porte et ça avec le collectif argentan newnham et 9 mai mais oui effectivement et donc ce qui est intéressant avec cette quatrième vague rapidement parce qu on pourrait en parler beaucoup c'est que elle reprend un peu pour simplifier encore là encore c'est une simplification mais je trouve que très de la comprendre le meilleur des deux vagues qui l'ont précédé c'est-à-dire qu'elle renoue avec la deuxième vague sur les aspects de nécessité de mettre en place une vraie mobilisation un vrai rapport de force autour de revendications et en descendant dans la rue notamment la fin des féminicides l'éducation genre le droit à l'avortement pour les pays qui n'ont pas encore obtenu et ça franchement c'est ça fait écho je trouve très fortement avec les années 70 et dans le même temps elle conserve de la réflexion des années 90 la nécessité de défendre un féminisme qui est inclusif donc qui prend vraiment en charge les appels faits de prendre en considération que les discriminations dont sont victimes tout à fait vraiment croisés voilà donc je pense que ça alors je m'appelle je regrette beaucoup de problèmes autour de cette construction des vagues énormément d'abord vous fait commencer vous n'êtes pas la seule le féminisme avec la troisième république par exemple alors qu'ils commencent avec les saint simonienne et les utopistes de 1830 le nouveau les femmes qui est alors une rupture historique commence au début du 19e siècle et pas une fois qu'on établit à république qui veut les femmes citoyennes manon on part d'un féminisme qui a fait mine qui explose comme suit 70 pour ça que je retiendrai pas non plus la description qui fait d'un féminisme que j'ai pratiqué comme témoin et comme actrice c'est pas du tout ça qui se passe donc il ya un problème pour moi d'abord de vérité historique s'il faut faire partir le féminisme de quelque part ces dunes où les femmes et le nous les femmes il est de 1830 puis de 1848 révolution des interviews un quotidien féministe andy en 48 qui s'appelle la voix des femmes sont des choses que j'ai aimé tous mes bras mes travaux sont là donc quand on fait commencer le féminisme après 18 ans 70 déjà je souffre énormément ça c'est la première chose alors souligné le gist féminisme c'est moi qui ai fait le travail dans trouver l'origine à la fin du second empire il est gâté jusqu'à ce que je fasse cette recherche autour des années 90 il est daté de 1837 c'est à dire de la mort de charles fourier c'est donc il y avait bien une représentation de ce que les utopistes on pensait la libération l'affranchissement lisez charles fourier et vous découvrirez le féministe des années 1820 1830 donc le femise qui commence avec la république qui est un féminisme que nous on a appelé bourgeois à l'époque ce que je sais que je contesterai ou critiquera depuis déjà pour moi j'ai un problème donc de structuration le deuxième problème que j'ai c'est que si on fait la deuxième va dans dix ans en 1970 on va faire de nous simplement les filles qui veulent l avortement est d'ailleurs le changement du viol non quand je prends toujours ce slogan nous avons ce slogan le machisme fait le lit du fascisme c'est contre franco on est complètement politisé sur d'autres choses que la question de l'avortement et de la contraception donc ça m'ennuie énormément cette réduction ou bien comment je vais me retrouver dans la question de la parité et dieu sait si je suis obligé de plonger dedans puisque je vais on va venir me chercher pour être femme politique ce que je n'avais pas prévu de comptes records personnels c'est clair que la parité on peut pas la réduire à simplement ces histoires d'inclusion il se passe encore autre chose donc moi cette réduction sur chaque moment qui fait un joli construction après coup quelqu'un comme moi peut pas s'y retrouver c'est quand même embêtant comme historienne du féminisme je peux pas me retrouver et comme actrice de l'histoire du finish veux pas me retrouver d'autant que et alors là j'en viens la troisième critique qui est la critique de cette représentation que pour qui pour moi un historique ce qui est la chose la plus grave pour moi par rapport à la pensée féministe c'est de faire de l'absence d'histoire essai de l'absence d'histoire les vagues parce que moi je connais la continuer ça fait en quelques décennies que je me balade au 19e ou 20e sur la pensée féministe moi j'en connais la continuité donc et cette continuité elle est tuée par la représentation des vagues elle disparaît complètement en dehors du fait que moi je vais me retrouver ma génération avec trois vagues sur quatre puisque celui-ci ce soir c'est que je peux à partir d'un quatrième vague j'ai été dans la troisième la parité a quand même occuper pas mal de mon temps et j'étais dans la première puisque c'est comme ça que je suis née au lendemain de 68 donc sur le plan d'une construction politique moi je ne peux pas y retrouver je trouve que c'est pas bon c'est tout simplement pas bon parce que trois travaillent pour une personne il y en aurait eu qu'une avant et puis on oublie les utopistes c'est pas possible puisque vous parlez de révolution féministe qu'on peut voir sur les murs de paris et dieu sait si ça me fait plaisir mais la révolution s'est elle se pense au début du 19e siècle et la valse pense que la révolution française mais elle se pense après chez les utopistes où ils sont les utopistes dans vos 90 nulle part où sont les subversion politique des vagues nulle part ça moi une lectrice du passé et comme actrice de main de ma génération je ne retrouve rien des choses importantes que j'ai découvert donc c'est très ennuyeux quand même et en plus c'est un historique or ici on veut du féminisme révolutionnaire il faut que ça soit de l'histoire est pas et c'est parce que c'est l'hypothèse la plus forte historicité sinon on dit toujours aux femmes ce temps dehors de l'histoire où il ça c'était c'était passionne à elle c'est une affaire de morale c'est ceci c'est cela on cherche sans cesse à des historiciser la question du féminisme et la question des vingtaine ne sert pas l'historicité mes desserts l'historicité ça c'est la philosophe qui parle à ce moment là et pas donc voyez j'ai plein d'ennuis avec ce mot va mais plein et franchement je crois que c'est à une classe puisqu'on dit d'où tu parles j'ai une place où j'ai quelques quelques quelques éléments de savoir pour à la fois personnel et et professionnelle puisque toute ma vie j'ai consacré à cette recherche au cnrs donc qui sont aussi des éléments quand même de savoir et tout ça est balayé par une construction qui est une construction pro domo quoi n'est pas n'est pas quelque chose qui est puis quelque chose qui est surtout moi je veux bien que le 4ème vague comme vous dites soit révolutionnaire mais les autres l'étaient avant où sont les housses et ça ça disparaît complètement tour de laisser les suffragettes mais non c'est pas seulement les suffragettes en 1906 voulait jouer ça revient non non je veux dire si vous l'avez dit vous-même la stratégie révolutionnaire c'est une des stratégies du mouvement féministe qui travaillent mais quand vous avez les cris quand vous avez décrit la première femme vous avez quand même dit et ça se concentre et ça se célèbre donné pour cela il est sage et filles et la flo friable n'en est en fait l'essai je remet pas du tout en coller ces fonds vos qualités mais c'est pas mes qualités de mon fils de l'ecal email c'est fort simplement de parler seulement le suffragisme en 1900 c'est tout simplement inexact on ne peut pas le faire simplement pour c'est tout c'est pas possible de cadrer et non j'arrête je dis plus rien non non c'est juste pas possible une idée n'est pas du tout vous censurer quoi comme ça c'est simplement d'essayer de grande synthe un peu accessible et donc je pense que bien les féministes de 1900 ne sont pas seulement des suffragettes points le féminisme n'a pas commencé avec la troisième république ou avec les républiques de l'europe elle a commencé avec les utopistes deuxième chose ça si c'est vous les pédagogistes hcf aux lettres donc si on commence avec l'utopie on ne commence pas avec l'organisation de la troisième république ce qui est de la france ça ne marche pas il va falloir quand même qu'on arrête de dire ça parce que ça ne marche pas historiquement parlant et là où je m'en fiche de mes qualités c'est pas le problème on est sur un enjeu fort qui est qu'est-ce que le féminisme et qu'est-ce que son histoire pour pouvoir aller de l'avant il faut nécessairement ne pas se tromper sur l'histoire les chemise de 1970 ne sont pas seulement obsédé par le l'avortement étaient des faux on est très politique mais six armes et si vous l'avez d en faire et si vous l'avez vous me prêter des intentions c'est ce que j'ai les miennes mais vous êtes sûr je travaillais germées mais arrêtez je travaille aussi sur la deuxième vague du féminisme je fais aussi une thèse sur cette question là je fais des archives donc j'ai aussi une parole d'expert alors maintenant mais elle est seulement la porte c'est juste que pour donner à voir cette histoire qui comme toute histoire est sujette à interprétation vous faites comme s'il y avait une histoire unilatérale qui était la vérité voilà c'est quand même je dis que vous acquérez d'une liste exactement le contraire vous l'avez réduit à l'avortement et je vous explique que nous étions politique et je suis entièrement d'accord avec vous je suis entièrement d'accord ces symboles et à part ils sont pas alors il faut arrêter de dire qu'il faut arrêter de catégoriser les vagues par un terme à chaque fois qui réduit complètement l'aspect politique du féminisme c'est pour ça que je citais léon mba sourd et que je sors de la sociologie qui vraiment et réductrice parce que l affaire est politique et est là dans la description que vous faisiez des vannes ça enlevait à chaque fois des éléments du politique c'est ce que j'ai entendu c'est parce que je sais que vous savez j'en sais rien ce que vous savez et c'est ce que j'ai entendu et sa dépolitise l'histoire et les vagues est une dépolitisation aussi donc c'est dire vrai problème épistémologique mais ça c'est indifférent que j'ai avec la sociologie news parce que c'est la sociologie qui a fabriqué ces histoires si ça vous est en bas de page préféré qu'on avance par rapport à ce débat ce qu'on fera c'est que l'on mettra en vidant de l'émission et du média plus d'informations pour aller plus loin sur ces sujets et pour que chacun puisse se faire son avis de façon éclairée pour pour parler justement des différentes mouvances du féministe parce qu'il ya plein de féminisme différent aujourd'hui au delà de l'histoire du féminisme je pense que chacun interprète son féminisme et différemment et les événements de ce week-end sont un peu en tout cas à mon sens représentatif de ça puisque on a eu deux marches différente on a une marche de nuit qui était qui était nomix qui était anti capitaliste anti fasciste dont l'objectif c'était pour les femmes de se réapproprier la rue et on a une marche de jour qui était lié à la réforme des retraites avec ce slogan les femmes sont les grandes gagnantes star et sauf que il sait il y a eu des événements de violence pendant ses marges cette marche de nuit donc on va regarder ce magnéto et ensuite clos et que même à dessein parce que vous étiez où on va on va revenir un peu sur ses veines ces événements avec vous une marche nocturne symbolique à l'initiative d'associations qui voulait montrer que la rue la nuit appartient autant aux femmes qu'aux hommes [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] le parcours se déroule globalement dans le calme jusqu'à la fin de manifestation place de la république ah ah le féminisme n'a jamais tué personne le mythe le machisme en france y tue tous les jours je suis choqué de voir que le ministère de l'intérieur choisi de mettre des moyens sur la répression des femmes plutôt que les violences machistes est ce que est ce que c'est les femmes à la maison c'est ça le message [Applaudissements] [Musique] cette spirale et je demande à ce que les forces de l'ordre fassent leur travail de faire en sorte qu'il y ait de l'ordre dans notre pays c'est à dire que les femmes elles puissent être protégés et que et qu'elle puisse être surtout protégées lorsqu'elles manifestent pour leurs droits ça me paraît absolument essentielle dans une démocratie et je pense qu'il faut vraiment un moment donné qu'on se rende compte que notre pays est en train de dérailler un petit peu l'un donc à nouveau le féminisme est un mouvement extrêmement pacifique il faut faire en sorte de protéger ces manifestations qui font progresser le droit pur pour le pour l'humanité en réalité on part d'une manifestation de nuit est organisée par des groupes anti fasciste anticapitaliste féministes qui ont décidé de faire une manifestation de nuit quel était l'intérêt pour marlène schiappa de préciser que les manifestantes à partir et des groupes féministes certes mais également anti fasciste et anticapitalistes réponse sur le fond aucun intérêt en revanche sur la forme il s'agit d'un moyen d'associer ces manifestantes à l'ultra-gauche donc d'insinuer mais sans le dire qu'elle serait violente donc de justifier mais sans le dire là encore la charge policière je suis choqué quand je vois la façon dont les jeunes femmes quatre beaucoup j'aime barnier elles sont traitées notamment quand elles sont entraînées par les cheveux c'est un fait une chose par ailleurs je sais aussi que les forces de l'ordre tous les jours sont très souvent dans de nombreux territoires en première ligne pour protéger et défendre les femmes face aux violences conjugales d'une part marlène schiappa épars d'une émotion personnelle à aucun moment elle ne condamne ce qui s'est passé elle refuse d'en faire une question politique immédiatement après il y a un mais elle nous rappelle qu'il ne faut pas oublier que les forces de l'ordre sont aux côtés des femmes pour lutter contre les violences conjugales là encore c'est une stratégie classique je peux avoir en parle lui aussi c'est son stratagème 29 ils appellent ça tout simplement la diversion ao crime a des stats vous étiez présente pendant pendant ces manifestations est ce qu'on voit c'est que y'a il ya une ambiance assez incroyable au début énormément de femmes absolument aucune violence et d'un coup ça dérape qu'est-ce-qui qu'est ce qui s'est passé et bien c'est une très bonne question en fait ce qui s'est passé donc déjà la marche était déclarée en préfecture donc parfaitement légale c'était absolument pas une marche anti fasciste anticapitaliste en tout cas il y avait forcément des militants anti-fascistes anticapitaliste qui était présente à cette marche mais par contre elle n'a pas été déclaré comme tel donc pour moi c'est déjà une façon de deux postes justifier les violences policières qui sont survenus et ensuite tout à fait et ce qui s'est passé c'est que toute la marche s'est déroulée absolument sans encombre dans la joie sans incident et on s'est retrouvé du coup place de la république donc à l'arrivée en fait de la mode de la du trajet déclaré de la marche est là en quelques secondes tout a basculé si j'ose dire en quoi les policiers ont commencé à charger les manifestantes allait tirer par les cheveux à les balancer par terre il ya eu également beaucoup d' insulte à sexistes et lesbophobes qui m'ont été rapportés par par les personnes présentes je pense à un moment très symbolique qui m'a beaucoup marqué on criait très souvent le slogan et la ruelle et à qui elle est à nous mais je pense que c'est hyper important parce que cette marche elle visait une chose elle visait la réappropriation de l'espace public dans la nuit donc en fait un endroit et un temps où les femmes sont souvent en situation de vulnérabilité et de danger c'était le seul objet de cette marche c'était se réapproprier la rue en tant que femme et en après ce slogan qui a été scandé plusieurs fois un des policiers regarder une manifestante la traînée par terre et lui a dit et maintenant la rue à l'état qui est en fait je trouve que c'est c'est très très symbolique de ce qui se passe en fait c'est l'impossibilité d'accepter que les femmes peuvent rentrer dans une pensée plus radicale est effectivement vouloir se réapproprier sans compromis en fait ce qu'il aura été ce qu'il a été refusée en fait pendant longtemps et ce qu'on a vu en fait dans la relation aux forces de l'ordre présentes c'était vraiment ça c'était un reçu un refus pardon complet j'ai un petit peu ému de nous autoriser en fait de reprendre cette ces droits là qui nous qui nous appartiennent il ya eu aussi du coup et beaucoup d' insulte lesbophobes une cape plusieurs femmes ont été interpellés et emmenés en garde à vue elles ont entendu des phrases comme vous irait bien vous lécher la chatte en cellule bande de win as ce genre de choses et tout le monde les a entendus donc on et voilà on était sur les actions témoignait aussi dans un média en ligne sur nous elles disent aussi qu'ils le qu'il en dit je vais te donner des raisons de pleurer elle témoigne de toutes les joutes à questions qu'elles ont su les échanges ont été de manière générale extrêmement violent ces femmes sont sortis complètement traumatisé ce qu'il faut comprendre en fait c'est que contrairement à ce que madame schiappa voudrait nous faire croire dans son intervention en fait la plupart des femmes présentes n'ont pas forcément de passif militants pour la plupart d'entre elles c'est des femmes en fête qui n'était même pas activis à quelques mois qui pour la plupart ne le sont pas en fait qu'ils ont juste voulu encore une fois se réapproprier la rue et elle se retrouve dans une situation où elles sont confrontées de façon très immédiate à une violence assez inouï mais c'est pas du tout les les les méchantes aux terroristes qu'on veut décrire il s'est absolument rien passé c'est à dire que les charges ont été immédiates sans annonce et sa justification de rappeler l'achat le motif de l'arrestation c'est un motif qui est souvent utilisée notamment aussi dans les manifestations des gilet jaune c'est l'attroupement en vue d'une dégradation ce qui veut tout et rien dire et notamment donc dans le dans le communiqué de presse de dé la préfecture de police que j'ai ici on est le dit qu'il n'y a aucun blessé parmi les manifestants alors qu' il y à une des femmes qui a été arrêté qui a eu quatre jours d'interruption de travail parce qu'elle était blessée à l'épaule là je le dis mais vraiment sans aucun compromis le communiqué de presse de la préfecture de police est un tissu de mensonges c'est à dire que il y a eu des blessés il ya eu des constatations qui ont été effectuées par des médecins des blessés au niveau aussi à psychologique parce qu'avec des gros traumatisme ça a réveillé notamment chez certaines femmes des stress post traumatique tout ça était content de constater par par les médecins et encore une fois on veut nous faire croire qu'on est sorti du cadre autorisé de la marche alors que pas du tout puisqu'on le voit bien sur les vidéos on a été arrêtée gaz est menacée au niveau de république qui en fait le point final de notre marche donc après la défaite à la place de la république exactement ça donc le deuxième motif qui a été donnée c'était le fait que la marche avait dépassé en horaire puisque les arrestations avaient eu lieu après 22h avec la marche devait s'arrêter à 22h et comme le disait marlène schiappa dans le magnéto il ya un rapport apparemment qui va être commandés pour pour savoir parler mais je intérêt pour savoir exactement ce qui s'est passé à mais j'attends avec plaisir la contre expertise pour essayer de comprendre ce qui s'est passé parce que j'ai du mal en fait à comprendre le positionnement de madame schiappa dans toutes ses déclarations où elle a l'air de condamner un petit peu quand même les violences qui ont été faites envers ces femmes qui défilent et en fait pacifiquement mais en même temps elle a l'air de justifier le fait qu'on se soit fait en fait brutalement violente et parce qu'on aurait dépassé le cadre autorisé de la marche comme si en fait je sais pas à marcher en dehors de ce qui est autorisé par la préfecture ça méritait de recevoir des coups d des palais de lacrymo de se faire traîner par les cheveux de se faire insulter enfin c'est j'attends vraiment en fait un vrai positionnement de sa part oui mais d'ailleurs vous avez collet presque dès le lendemain dans les rues de paris les insultes qui avaient été proférées par les forces de police elle en compte de ces manifestantes pacifique pour dénoncer aussi ces violences la wii tout à fait encore une fois moi je fais partie du collage enfin du groupe de collage contre les violences conjugales et les féminicides à paris et c'est un dispositif qui voilà qui nous semble aussi intéressant dans ce cadre là parce que notre but c'est de visibiliser les violences qui sont faites aux femmes est allé en l'occurrence et des violences qui ont eu lieu dans la rue donc c'est aussi un moyen pour nous de bain de l'airé affiché dans la rue de dire qu'on n'oublie pas qu'on sait ce qui s'est passé et on reviendra recoller pour nos soeurs qui ont été arrêtés et brutalisés ce soir là encore quelques jours et quelques semaines s'il le faut juste rapidement avant de passer à la prochaine partie comment comment est ce que vous vous réagissez assez assez images à ces violences moi ce que je trouve intéressant c'est le changement clair de la politique de l'état et du gouvernement vis-à-vis du mouvement féministe à partir du moment où ce dernier prend en en assurance prend en nombre et prend radicalité c'est à dire que c'est très facile de se déclarer féministe finalement quand il n'y a pas de mobilisation massive qui se développe en france mais c'est beaucoup plus compliqué quand on a justement cette mobilisation qui se laisse pas faire qui réclament davantage de budget pour les femmes victimes de violence qui remet en cause la politique de l'état en fait telle qu'elle est faite qui fait le lien comme on l'a dit en début d'émission entre luttes féministes et luttes anticapitalistes notamment dans un contexte qui est celui des mobilisations pour que la réforme des retraites quand même il faut le dire ce 8 mars il était marqué aussi par ce contexte là et bien là on voit que l'état le gouvernement via la police réagit en réprimant en fait dans quand justement le mouvement féministe redevient mobilisations de rue alors que l'égalité hommes-femmes et les clés williams est grande quand ce week-end là aussi je peux juste rajouter là où je te rejoins c'est que il ya effectivement une bascule pour moi enfin dans la vision des choses que j'ai ou le féminisme et les luttes féministes on n'était peut-être pas considéré comme un adversaire à la hauteur avant et je sens une bascule maintenant depuis l'action des césars dont on va parler juste après mais effectivement j'ai l'impression que avant voilà on ne prenait pas au sérieux on n'était pas peut-être assez radical dans notre démarche on n'arrivait pas à provoquer en fait ce sentiment d'un vrai rapport de force notamment avec avec les forces de l'ordre mais finalement avec l'état parce que c'est ce qu'ils représentent et j'ai l'impression que ce qui se passe là c'est ça c'est qu'on a réussi un petit peu a déplacé le rapport de force en faisant des actions qui sont sans compromis qui sont ne serait-ce qu'au niveau visuel assez radicale on pourra revenir dessus mais le soir des césars salle était un donc là ce qui se passe c'est qu'on a en face de nous des forces de l'ordre qui se disent ok on les a peut-être un petit peu sous-estimée et de fait il va falloir du coup qu'on applique peut-être une répression à la hauteur de celle qui a été mise en place dans le cadre des des d'autres luttes sociales notamment dans la lutte contre la réforme des retraites mais ce qu'on peut dire aussi enfin moi ce que vu de ma fenêtre c'est que c'est la première fois que j'assiste à une répression de manifestations de femmes et j'en ai vu dans ma petite vie donc c'est la première fois que l'on juge nécessaire de les réprimer je vais dans le même sens que ce qui que ce qui vient d'être dit et mais en même temps pardonnez moi c'est aussi ce qui se passe avec ce gouvernement puisque cet après midi là je n'étais pas à paris mais à marseille et j'ai vu tout d'un coup toute la police se mettre en ordre de marche avec des avec des boucliers et autres tout ça parce qu'il y avait un groupe de femmes kurdes qui passait sur le sur le vieux port de marseille donc une disproportion complète c'est je rajouterais ça tout les aux analyses précédentes une disproportion alors c'est vrai que c'est aussi parce qu'on se rend compte que les femmes deviennent peut être un adversaire politique au sens fort historique du terme mais aussi ce qui se passe dans ce gouvernement est assez stupéfiant parce que j'ai vu ça aussi en bas de chez moi dans paris c'était la démobilisation disproportionnée au regard d'autres manifestations qu'on a pu connaître ces dix vingt trente dernières années c'est totalement disproportionné et alors moi c'est aussi ça qu'il faut c'est aussi pour ça que marlène schiappa est obligé de défendre quelque chose par rapport à ça parce qu'elle défend le gouvernement oui alors même que plutôt des fins plus dans la journée elle elle disait qu'il fallait demander des comptes au ministre de l'intérieur et que les femmes devaient a été l manifester librement elle a convaincu les amis remise l'armée est mis en place mais c'est vrai que je suis d'accord avec mes deux camarades ici il ya une à une une quelque chose de politique qui apparaît et qui n'est pas supportable jusqu'au les gens vont quand même bon elles sont pas là ne sont pas censés manifester pour ça tout simplement donc là il ya une quelque chose et on continue dans l'événement quoi puis a quelque chose de choquant dans ces violences policières contre un mouvement qui se bat contre les violences je pense que julia cet élément aussi de deux négations totalement de l'essence même de notre mobilisation oui parce que ça on n'en a pas parlé non plus mais qu'est-ce que ça envoie comme message qu'est ce que ça veut dire qu'un gouvernement annonce que la grande cause du quinquennat c'est l'égalité femmes hommes et qu'à la veille du 8 mars on se retrouve avec les forces de l'ordre qui violentent très brutalement des femmes qui n'ont absolument rien fait en fait quel message ça envoie à l' après le grenelle contre les violences faites aux femmes qui nous a sortis du coup un document de politique transversale complètement biaisé qui a même été épinglé par le sénat fin en fait depuis depuis quelques mois j'ai l'impression qu'on assiste à un enfumage total sur le soi-disant positionnement du gouvernement contre les violences faites aux femmes et je pense que très symboliquement ça c'est encore une fois réaffirmé samedi soir à l ironie était aussi à la déclaration des manuels macron qui était qui étaient postés sur les réseaux sociaux lui mars au matin où emmanuel macron parler des violences faites aux femmes et annonçait le forum égalité le 7 juillet en expliquant que les les les pende les idées allaient se traduire en actes ce jour là bas soit enfin ce nouveau sopra monde fait parler je suis un peu du métier j'aimerais qu'on parle d'un autre moment politique qui est celui des césar qui est un peu incontournable en ce moment et qui est assez intéressant à analyser me semble en ce qu'il est une sorte de catalyseur de énormément de questions qui sont liées aux droits des femmes à la fois l'impunité des agresseurs à la fois les envies l'invisibilisation des femmes et aussi les questions qui sont liées à l'anti racisme etc vous étiez chloé devant devant le les césar pour manifester le soir où polanski a reçu son prix qu'est ce que vous pouvez nous raconter rapidement on commence à manquer un peu de temps et j'aimerais qu'on aille après un peu plus dans le fond comment comment est-ce que ça comment est-ce que ça s'est passé et qu'elle était un peu l'ambiance là je vais refaire un lien avec ce que j'ai dit précédemment mais en fait en arrivant on s'attendait à être très très loin de la salle pleyel déjà enfin on se disait qu'ils allaient avoir un périmètre de sécurité très importants autour surtout au lendemain des des nouvelles accusations contre polanski a qui ont été mises à part valentinois nié après le discours d' adèle haenel en fait on s'est dit voilà il ya quelque chose qui se cristallisent qui est très important forcément la réponse en train de sécurité va être va être à la hauteur absolument pas donc on est arrivé devant la salle pleyel il y avait un jeu c'est pas une petite barrière très fine face au tapis rouge donc c'est là aussi qu'on s'est rendu compte à quel point on n'était pas considéré comme un adversaire politique à la hauteur et donc ce qui s'est passé très rapidement parce que ça a été enfin je sais pas a évolué en quelques secondes c'est qu'on s'est retrouvé avec une marée de femmes extrêmement en colère qu'ils ont et qui ont essayé en fait de rentrer sur le tapis rouge comme pour montrer en fait la porosité à grandissante entre ces deux mondes qui s'affrontent et qui qui commence en fait à faire se fracturer et du coup on voit là on a vu des femmes qui ont commencé à investir le tapis rouge à craquer des fumigènes et on a été arrêtée extrêmement rapidement par les forces de l'ordre qui encore une fois nous ont gazés de façon pour le moins disproportionnée donc on sait tout retrouver à ne plus pouvoir ni marcher ni voir ni respirer pendant plusieurs plusieurs minutes voire plusieurs heures mais en tout cas voilà je pense que c'est un moment qui était extrêmement fort et symboliquement qui marque une rupture parce qu'il ya une montée en puissance aussi dans dans la dans la radicalité du nôtre féminisme moyenne notamment il à l'actrice aïssa maïga qui a rejoint les manifestantes ensuite mais avant avant de parler du discours dada sergey moi je voulais parler aussi de cette question des représentations en fête et de comment la création peut faire avancer aussi la cause des femmes parce que on peut aussi imaginer une toute autre version de l'histoire ou le portrait de la jeune fille en feu de ciencia ma gagne le césar du meilleur film ou de la meilleure réalisatrice ses initiales m'a d'ailleurs qui était la seule femme citée dans ces deux catégories et où on finalement c'est un tout autre message qui envoyait est la société de ce fait là donc je me tourne vers vous geneviève fraisse que dans votre livre la suite de l'histoire vous parlez vous parlez beaucoup de la femme artiste et de la conquête de droits qui se fait à travers la création de droit justement le dérèglement des représentations c'est pas une conquête de droits c'est que la production artistique créé un désordre dans la représentation que l'on n'aura pas avec l'inclusion donc ça c'est assez particulier je voudrais juste dire quelque chose juste avant parce que on a dit que le geste adèle haenel était une façon donc de conseil dans ce casse donc de montrer son dos et ceux des souvenirs des tirs oui et puis ça a été repris et moi j'ai aussi une autre image qui n'est pas incompatible avec celle là qui est qu'en fait la scène se déplace au lieu d'être sur la scène la scène et dans l'ain et c'est ce qui se passe avec les manifestations qu'on vient de jouer dans la rue c'est à dire oui certes la scène s'est déplacé et c'est adèle haenel qui fait la représentation ce soir là et non pas ceux qui sont sur la vraie scène du la salle pleyel moi j'aime bien cette idée qu'on change de seine quoi ça qu'on se déplace esquive nantes après je voudrais parler du raid des règlements une journaliste avait twitté ce soir là elle était à l'intérieur de la salle pleyel et elle a dit c'est marrant on ça sans gaz à l'intérieur de la salle ça nous piquent les yeux et je me suis dit mais en fait c'est formidable parce que ça montre encore une fois à quel point je sais pas les murs deviennent de plus en plus fébriles à quel point comme je vous disais c'est un déplacement de seine et un déplacement ça j'aime bien cette idée là plutôt que simplement on tourne le dos et on s'en va j'aime bien l'idée que bas la scène a basculé et c'est ce qu'on voit effectivement avec les manifs pour rejoindre l'histoire des manifestations non pas juste avant et sur la question moi je comprendrai bien le film de céline sciamma que j'ai vu est souvent on retient beaucoup l'histoire du désir homosexuel qui a qui est tellement bien montrer et c'est en discute et pour moi et ça rejoint le effectivement mon travail et même d'ailleurs quelqu'un que tu y as croisé mon livre avec ce film je trouvais s'était cassé oui ça s'est passé assez sympathique et passionnant mais pourquoi parce que la première partie du film il est sur le fait qu'on ne peut pas représenter le visage de quelqu'un qui ne veut pas se vendre dans un mariage arrangé donc la question de l'impossibilité de la représentation du visage moi c'est ce qui c'est la première partie du film qui m'a plus intéressés que la seconde encore non parce que peut-être des histoires homosexuels effectivement on commence à en voir au cinéma et tant mieux bon c'est vrai que c'est particulièrement magnifique comme expression du déduit des idées de l'érotisme du désir mais la première partie qui et comment représenter quelqu'un qui ne veut pas être présentée tout en étendant la dent la sympathie de 7,2 ce refus est que ce refus tient tout fait que c'est un mariage arrangé après la sortie du couvent où je ne sais quelle quelle éducation cette idée de la résistance à la représentation c'est c'est quand même facile moi ça m'a fasciné complètement et ça me plaisait énormément parce que ça rejoint merci de denfert d'enfer étape a rejoint effectivement le travail que j'ai fait dans mon livre sur ce que j'appelle le dérèglement des représentations dans l'histoire de l'art la question et pas seulement d'être incluse pas seulement de j'ai enfin le droit d'aller à l'école des beaux-arts j'ai enfin le droit de s'échanger la face on sait que les représentations de l'histoire de l'art ont donné des repères jon de facile la muse et le génie bien sûr chacun sa place mais faites des enfants pas des livres chacun sa place etc etc et toutes ces représentations sont modifiées par l'émancipation des femmes donc qui commence bien au lendemain de la révolution française et au début du 19e siècle et elles vont essayer de faire bouger les lignes et en faisant ils y arrivent donc et c'est ça que je suis bon alors je pas le temps de raconter l'histoire mais c'est ça mais c'est de suivre dans mon livre c'est ce que j'appelle le dérèglement des représentations ce qui du coup par ricochet est une interpellation de l'histoire de l'art et pas seulement quand on sait quand on s'est battu pour la parité c'était effectivement quelque chose de l'ordre de il faut que nous aussi nous soyons dans la représentation politique ou dans les gouvernements des entreprises ou dans les bureaux des associations enfin ya tous les niveaux de parité possible et pas seulement la parité politique représente ti vct est en fait alors la question est est-ce qu'on change quelque chose dans ces inclusions est-ce qu'on va changer quelque chose pas sûr à voir tandis que la question de l'art particulier à travers l'histoire du corps ils sont enlevés au xxème siècle avec les artistes du xxème siècle la question du corps du corps nu de l'utilisation du corps comme auto modèle d'une fan de frida kahlo a aujourd'hui des femmes dit c'est mon modèle d'abord il se passe quelque chose de dense et passionnant je trouvais qui est peut être alors je vais suscité de la discussion évidemment plus subversif que ce qui s'est passé avec l'inclusion et j'ai rien contre l'inclusion et la visibilité est passé des dizaines d'années à m'occuper mais je pense que du point de vue de l'art quelque chose peut être et du coup on peut le voir même avec si on prend les collages ou si on les colle aux pardons mais c'est sans doute cette question de la représentation c'est comment est ce que enfin c'est ce qu'on appelle aussi le mail games etc c'est comment est ce que en fait les femmes se réapproprie des récits et on n'a pas des des films qui sont pensés par des hommes réalisé par leurs propres idoles ainsi c'est que simplement si elles veulent faire de la elles sont obligés de modifier les repères elles n'ont pas le choix donc c'est même pas une intention non par exemple oui quand une femme qui est modèle devient artiste comme suzanne valadon très bel exemple autour des années 1900 il est clair que elle passe d'objets à ce sujet mais sauf qu'il n'était pas prévu que l'on passe d'objets à ce sujet donc c'est pas tellement refaire des récits s'est bousculé des repères et ses repères produisent dollars c'est ça que je trouve que je trouve très très enthousiasmant mais ce qui s'est passé avec les césar c'est aussi des invités à repenser en fait toute la chaîne de fabrication cinématographique c'est un peu ce que dit un maïga dans son discours où elle dénonce l'invisibilisation des personnes racisées et on voit sur le moment comme le discours provoque une certaine gêne dans la salle elle a fait couler beaucoup d'encre il ya eu il ya eu des réactions absolument immonde notamment celle de nadine anoh qui a fait un tweet en orbite en effet à maïga de retour à retourner en afrique eric zemmour et c est alors que finalement son message c'était c'était plutôt de dire la bonne nouvelle c'est que l'inclusion elle va passer par nous toutes et tous qui sommes dans cette salle est d'essayer d'être dans quelque chose de constructif ce qui m'amène donc à vouloir évoquer un peu cette cette question en fait de l'art de l'intersexualité et aussi de la censure ça que c'est intéressant de se dire où est ce qu'on place la censure pas ce qu'est ce que la censure c'est on a beaucoup parlé de censure par rapport à polanski et au fait que les féministes invités à ne pas aller voir ce film est à la fois finalement la ceinture c'est aussi le l'invisibilisation et ça peut être la visualisation des passes imprécises et ça peut être la médiation des femmes et voilà je voulais vous faire réagir là-dessus or sur la question de la censure peut être rapidement c'est vrai qu'on a accusé les féministes de faire de la censure mais en fait il faudrait revenir sur qu'est-ce que la censure la véritable censure c'est la censure d'état gouvernementale la censure des puissants ça c'est de la censure ce à quoi a appelé le mouvement féministe français c'est un boycott c'est autre chose c'est de ne pas y aller c'est de refuser en fait cette présence là dans l'espace public mais ce n'était pas une censure en tant que tel c'était un acte politique venant d'en bas venant de la majorité donc c'est à mon avis très important de revenir sur les mots effectivement je trouve intéressant de cette idée que la censure c'est aussi l'invisibilisation la cie lancia sion le fait de ne jamais mettre devant les projecteurs certaines personnes et je pense que justement c'était vraiment très important dans le cadre de cette question de l' affaire polanski et des césars de reparler du discours d'aïssa maïga effectivement parce que elle incarne aussi un féminisme qu'il faut mettre en avant et c'est la question de l'intersexualité on a beaucoup parlé d' adèle haenel et c'est une figure que moi j'adore qui apportait et qui porte toujours je pense énormément de féministes mais il faut aussi mettre en avant les discours d'aïssa méga aussi mettre en avant un discours féministe antiraciste qui dit oui il faut porter est question féministe il faut aussi porter question antiracistes et la position des femmes noires c'est une position c'est le principe de l'intersexualité 1 qui se trouve à l'intersection entre ces deux rapports de domination qui a ni tout à fait pris en charge par les luttes féministes ni tout à fait pris en charge par les luttes antiracistes et pourtant qui existent puisque les femmes noirs existent et qu'elles doivent s'organiser elles doivent faire entendre leur voix et c'est l'idée l'intersexualité qui est un peu héritiers de toute une vague de théorisation des féministes noire américaine en fait et du coup le mouvement féministe il doit entendre cette voix je pense et il doit la mettre en avant il doit pas reproduire ces phénomènes l'invisibilisation d'où l'importance vraiment de mettre cette voie en avant et dernier point là on parlait de questions de représentation et je pense qu'effectivement c'est un enjeu qui est qui est centrale mais je pense là aussi que la question de construire une mobilisation de féministe antiraciste de féministes racisées de féministes noir c'est un une des réponses aussi la question de l'art et de la visibilité à sion des questions qui sont centrales c'est un premier pas on va dire mais il faut aussi ça c'est d'ailleurs au soutien du sun notre imaginaire électif local fin des récits comme illustrateur centre et enfin sur une vision blanche hétérosexuels et c'est tout à fait tout appelle simplement moi je veux juste rappeler que dans les années 70 la question c'est que race classe était crucial dans les discussions aussi donc ça s'appelait pas comme ça s'appelle aujourd'hui mais que ça aide in existait auparavant non il ya eu là aussi des questions qui étaient violentes d'ailleurs on pourrait citer angela davis mais pas seulement keith qui étaient autour de comment fait mais c'était ça s'appelait sexe race classe dire qu'on avait donc le mouvement social le mouvement antiraciste et le mouvement féministe et comment ça pouvait se passer dans la difficulté c'est à dire la difficulté des stratégies d'émancipation et de la question de la strate la question de l'identification du problème et la question de la stratégie et ce sont deux questions différentes et il faut les pensées toutes les deux et c'est ça qui est difficile parce que c'est pas si simple que de dire on va croiser les trucs et puis et puis c'est bon bien sûr qu'il faut le faire sauf que on s'aperçoit que en termes de stratégie on va être confronté à des hiérarchies qui vont se faire de façon de façon tendu et qu'on doit ce que moi ce que j'appelle habiter la contradiction c'est on est face à des contradictions et c'est con parce qu'on va pas dire simplement mais tout va bien on met tous ensemble et non c'est beaucoup plus compliqué et ça a été construit comme des contradictions donc nous on doit habiter cette contradiction pour voir ce qu'on peut en faire comment va la dénouer ben voilà c'est aussi une des questions c'est pas seulement des solutions c'est d'abord des questions et ça c'est ça c'est là aussi ça a été posée à des prendre en prendre certains mots mais à des époques précédentes du féminisme avec force et c'est pas pour dire ça a déjà existé c'est pour dire on est structurellement dans cette question là c'est comme le rapport entre mouvement social entre peuples et féminisme pour le 19ème siècle qui est au coeur aussi d'une d'une interrogation à la fois théorique et pratique donc c'est pour ça que moi j'irais plutôt et c'est pour ça aussi que je pense que c'est pas seulement une question de visibilisation c'est une question de production de production d' imaginaires il n'y a pas que de la question de la visibilité puisque la visibilité elle se casse n justement on se rend compte un certain nombre de fois qu'elle peut pas donner plus que ce qu'elle donne on peut rendre les femmes visible les femmes du passé les femmes du présent peu les rangs mais c'est à la fois ne s'adonnera parce que cela aurait si qui est qui nous conditionnent notre île a fait deux morts et six mois ne suffit pas ah oui c'est l'imaginaire français louis ferré la filière auditionne gérer chalenge préfère imaginaire est ce que l'imaginaire ça peut être une construction jeu pas d'une sculpture je ne lis pas desservir ici l'idée dans cette émission c'était aussi pas de parler des levier d nouveau levier de mobilisation des nouvelle forme d'activisme donc on va passer à une troisième partie est lancée un magnéto mais je précise avant que geneviève fraisse vous m'aviez dit que vous aviez des impératifs et vous deviez partir un peu plus tôt donc j'en profite pour vous remercier d'être quand même venu avec votre emploi du temps très chargé et j'aimerais bien prendre les choses dire je regarderai pas voir et je vous enverrai bien regardé la fin et et je pourrais même créer une boucle e mail ou pour être continue de compter les battre entre eux vous donc dans les dents les nouvelles formes de mobilisation et d'actifs en fait on va lancer le magnéto et vous pourrez partir pour des mois ça sera plus simple double dans une forme d'activisme notamment chez les jeunes familiale et collages des rues vous l'avez évoqué un petit peu plus tôt et l'idée c'est surtout de sensibiliser aux violences faites aux femmes et au féminicide est de permettre à la fois aux femmes qui ont vécu des violences de les dénoncer mais aussi de dénoncer celles qui ont été vécues par d'autres femmes pour rappel en 2019 en fait en fonction des sources on a entre 122 et 105 ans était une femme qui ont été tuées par leur compagnon ou ex-compagnon et 121 meurtre en 2018 et donc lors de la marche de samedi on a suivi des militantes en fait qui ont collé tout le long du parcours et notamment recueilli le témoignage de l'une d'elles qui s'appelle clotilde qui a 35 ans et qui a été victime de violences sexuelles pendant son adolescence et en fait pour ce format on a voulu essayer quelque chose de nouveau avec caroline des lois qui a pris à la fois les photos de son et qui a fait le montage est donc c'est un format photo sont l'idée c'est justement de d'écouter avant tout avec plus d'attention l'histoire qui est donnée plutôt que de s'intéresser à l'esthétique ou à la personne et de vraiment écouter sa parole et son témoignage donc si la régie est prête on va a lancé le dernier magnéto on reconnaît aura collé faut qu'on trouve un mur sur chemins digne de ce nom ma une vitrine et en hauteur hawass et en lâchant la dernière ça sera moins droit mais c'est moins grave moi ça a été d'abord l'envi de oui l'envié d'exprimer une colère que j'ai toujours eu en moi en y mettant des mots mais c'est la première fois que je faisais vraiment quelque chose pour des idées ou en fait j'avais envie de pouvoir parler aussi pour toutes les femmes qui peuvent pas parler qui n'ont pas le droit qui osent pas un pic moi aussi ce matin j'ai témoigné parce que j'étais victime d'agression sexuelle c'était il ya 20 ans et même encore aujourd'hui je vois comme c'est dur de pouvoir en parler de se reconnaître comme il y avait tout de la couche ce n'est pas normal alors que je me sens très privilégié parce que je suis blanche parce que j'ai actionné de questions parce que je suis parisien et je me dis mais toutes ces femmes qui sont seuls qui sont isolés qui sont vieilles qui sont qu'on n'écoute pas qu'ils restent dans l'humiliation dans la soumission celle que ce moment il est là pour exprimer toute la voix de de ces personnes qu'on n'écoute pas en fait qu'ils sont constamment être constamment nié et renier et à qui on dit non c'est pas vrai non tu exagères c'était pas si méchant finalement tu as aimé finalement tu l'as cherché c'est ce à quoi mais c'est pour ça que j'ai trouvé ça hyper fort qu'eux j'ai une personnalité publique se lève à un moment dans la cérémonie des césar j'ai en fait non non on ne va pas encore une fois tu as mais notre gueule quoi on se lève et on se barre puis c est politique c'est un manière de se réapproprier aussi la rue de proposer autre chose que des publicités où l'on marche de la femme complètement objets is lycées qui va jouer dans un seul sens je me sens dans la bienveillance aussi je me sens reste le responsable de l'éducation qu'on peut être amené aussi à transmettre auprès des personnes qui vont nous interpeller qui nous interroger des gens qui sont pas d'accord il y en aura tout le temps c'est pas grave c'est pas la question c'est normal c'est la partie du haut du cycle du site des choses mais essayez toujours et toujours de d'informer de dia mais est ce que vous savez en fait que que ça ne se passe pas que chez les pauvres parce que vous savez que quand même voilà c'est un viol toutes les sept minutes vous savez que c'est une femme sur deux qui a subi des violences sexuelles est ce que vous savez un whip il ya toujours un petit moment là la coquille se font en fait ça on va dire oui non mais c'est vrai il ya toujours ce moment moi je trouve que le plus important ce qui me touche le plus c'est de voir les femmes qui me remercient et de voir aussi à chaque fois même mes amis qui trouve que c'est super et qui n'osent pas le faire c'est ça en fait est le plus important c'est de réussir à faire parler toutes ces femmes quoi chloé comment est-ce que vous réagissez en voyant un reportage comme ça sur sur les actions des collèges bas honnêtement j'ai très envie de pleurer non je suis très ému toujours de les voir parce que ce qu'on partage c'est quelque chose d'assez puissant et d'assez fort et je pense que n'importe quelle femme peut se retrouver aussi dans l'eure dans leur récit en fait parce qu'on a toutes été victime de une de violence sexiste de manière générale témoin aussi d'autres violences qui ont été faites commis sur d'autres femmes donc effectivement c'est un discours assez universel je pense en tant que femme on comprend dans notre chère en fait les écolos c'est une nouvelle forme de mobilisation inquiète de plus en plus populaire ce que vous me disais qu'en tant qu'enjeu préparer l'émission quand on s'est eu au téléphone qui avait de plus en plus de jeunes femmes qui vous appelez qu'il voulait accoler et qui avait un besoin en fait de cette forme d'activisme qui est qui est beaucoup plus concrète finalement et qui permet aussi de s'approprier à bas parfois des drames individuels qui deviennent collectif mais aussi parfois aussi de dénoncer les violences qu'on a qu'on a subi ce que vous pouvez me raconter un peu quels sont les grands objectifs décolleuse comment ça comment ça se passe combien vous êtes alors déjà combien on est faut savoir que on est organisés partout en france et dans d'autres pays dans le monde aussi à paris c'est en fait c'est très compliqué d'avoir des chiffres sur les participantes parce que c'est un point un dispositif qui est assez autonomes dont il ya plein de femmes qui vont coller seul sans nous le dire qu'ils vont coller une fois avec nous et puis qui après volée avec leurs amis donc c'est un petit peu compliqué d'avoir des chiffres mais globalement on sait qu'on entre 500 et 800 à paris il ya 80 villes actives en france aujourd'hui est un petit peu moins d'une dizaine de pays dans le monde qui font aussi des collages et qui du coup d'arrêt adapte aussi les slogans et les messages qu'elles veulent faire passer aux problématiques spécifiques de leur territoire après sur les objectifs décollage initialement c'était de visibiliser les violences conjugales et les féminicides et d'essayer de faire rentrer vraiment cette question là dans le débat public et c'était aussi un projet qui a été constituée en amont de du grenelle contre les violences faites aux femmes comme com comment dire une une réponse aussi un petit peu apporté à ce cadre de discussion et de réflexion qui avait été amené par le gouvernement donc voilà aujourd'hui ça s'est un peu élargie on parle pas qu on ne parle plus que des violences conjugales ou des féminicides on parle des violences sexistes de manière générale et effectivement le format aussi un petit peu évolué on parlait beaucoup aux débuts des histoires des femmes victimes de féminicide en les collant sur les murs aujourd'hui à plein de femmes qui racontent leur propre histoire c'est ce que j'ai fait par exemple moi aussi ce qui est une démarche vraiment très émancipatrice et très libératrice parce que du coup on fait reconnaître au monde ce qui nous est arrivé les personnes qui passent devant le collège ne peuvent pas détourner le regard et quand on a vécu un petit peu toute sa vie à vivre des violences entre quatre murs c'est quelque chose de très très puissant en fait de réussir à le mettre à la face du monde en fait et c'est ce que dit clotilde aussi dans le dans le reportage sur cette volonté aussi d'éduquer de sensibiliser c'est vrai qu'on a souvent tendance à reléguer les violences faites aux femmes à des questions demeurent et non des questions de société donc c'est awesome de le mettre dans le débat public en le mettant physiquement publiquement dans le dans la rue courbet ce qui est important aussi c'est que écoles dans les lieux communs on colle sur ta maison on colle enfin on ne choisit pas spécifiquement de lieu symbolique pour pas sur ta maison littéralement je vais remplir et le sénat mais en tout cas voilà on essaie vraiment de toucher le commun et je pense que c'est hyper important de se dire voilà on rend dans le quotidien des gens en fait et on parle cette histoire qui sont souvent vécu dans l'ombre effectivement peu de personnes connaissent les chiffres réels des violences faites aux femmes et l'afficher sur les murs on sait que voilà des centaines de personnes qui auront des niveaux dit les rangs de sensibilisation sur le sujet les verront de façon égale enfin nous verrons ces messages de façon de façon égale donc ça c'est assez important et puis en aval de ça on a aussi une une bonne structuration quand même sur les réseaux sociaux ce qui nous permet de diffuser le message à une plus grande échelle également est-ce que vous avez une idée de l'impact que vous avez jusqu'à présent fin des moyens de l'évaluer d'une façon ou d'une autre que ce soit par des retours que vous ayez ou alors je pense qu'en termes d'impact politique par rapport en fin je parle de politique institutionnelle par rapport à notre objectif de base qui était tout simplement que les femmes arrêtent de mourir on est sur un échec total parce que les femmes continuent de mourir enfin je dis absolument pas d'avancé de ce point de vue là et on n'a pas forcément vu c'est le moins qu'on puisse dire de réponse satisfaisante de la part du gouvernement sur ce sujet par contre moi ce que je vois pas ce que ça a permis c'est une révolution sans commune mesure dans la tête des femmes en fait je vois bien que là ce qui se passe c'est une politisation et une une militante isation de plein de femmes qui n'auraient jamais imaginé être à cette place il ya quelques mois la plupart des colonies n'étaient pas militantes avant c'est leur première pote porte d'entrée en fait vers l'activisme et en fait comme c'est un dispositif qui est très physique et très corporelle s'est on prend son saut ça colle on va dans la rue il n'y a pas on fait jamais de réunions ont fait pas on fait une ag par an pour la forme mais voilà enfin concrètement on ne se réunit pas pour parler on se réunit pour agir il ya quelque chose d'incroyablement fort en fait là dedans c'est de se dire bah voilà non seulement j'agis en plus j'agis dans la rue on revient à l'idée de se réapproprier l'espace public désire bah voilà normalement normalement je vais d'un point à un point un point b très rapidement et ben là je vais déambuler pour trouver mon mur pour afficher mon message donc c'est une c'est un trajet dans l'espace public est complètement différent et surtout hélas c'est un point sur lequel j'insiste parce qu'il est très important pour moi on trouve en fait des soeurs de luxe et ça c'est quelque chose qui est complètement fondamental c'est que se rencontrer ça permet de déjà de se légitimer de prendre conscience de sa propre force mais ça permet aussi de de s'organiser et en fait s'organiser c'est quoi c'est réussir à structurer sa pensée militante sait réussir à monter des actions c'est réussir à porter un message collectif donc pour moi une finesse et réussir à faire une révolution c'est vraiment le point sur lequel j'ai envie d'insister c'est celle là la question de la sororité en fait c'est de se retrouver entre groupes de femmes parce que effectivement notre groupe et non mixtes c'est quelque chose pendant mixité choisi plutôt c'est extrêmement important parce que on décide de nos propres modalités d'émancipation et c'est sans commune mesure en fait en terme de jeu c'est pas de libération de quelque chose dans nos esprits quoi c'est vraiment très charnelle jeu c'est compliqué à expliquer mais voilà c'est assez fort pour rebondir peut-être sur les nouveaux moyens d'action de cette nouvelle vague du féminisme alors effectivement il ya les collages ça a été commentée il ya les hashtag en fait c'est un peu le même principe finalement s'est livré sur le mur public mais cette fois ci des réseaux sociaux ses propres récits d'expériences de violences et autres autre nouvelle nouvelles formes d'action on a beaucoup vu aussi les chorégraphies la chorégraphie un violeur sur ton chemin des féministes chilienne qui a fait le buzz qui après ça a été ré approprier la par tous les pays du monde effectivement la chorégraphie en france à cause de macron dans le cadre de la mobilisation de la contre la réforme des retraites mais avec cette dimension féministe d'intégrer vraiment à l'intersection mouvement social et féminisme est en fait à chaque fois ce que je trouve fort dans ces nouveaux moyens d'action c'est qu'il ya une insistance sur d'abord d'une part l'aspect structurel en fait de ce qui est vécu puisque c'est par la répétition en quelque sorte par le nombre ont fait nombre et où on vise ibiliz l'invisible que repose sur sur lesquelles reposent ces nouvelles mode d'action donc en fait ça montre bien qu'on est face à un problème qui est structurelle qui est un problème individuel fait la multiplication des actions individuelles ou des récits individuels ou des chorégraphies bon collective mail à l'échelle planétaire ça montre bien qu'on est face à quelque chose de très nombreux et donc deux structurel de socialement structurants l'ensemble de nos sociétés donc ça c'est le premier point que je trouve intéressant est le deuxième point et ça c'était très fort dans ce que tu disais c'est que c'est vraiment en lien avec avec avec l'action avec la mobilisation c'est à dire que le but en fait c'est dans le cas des collages de pousser en fait les femmes à se réapproprier ce mode d'action à elle-même qui peut-être n'ont jamais milité de leur vie ben descendre dans la rue et coller leurs propres leurs propres comme le collage en fait ce que je trouve très fort dans le cas des chorégraphies la plupart en fait ont lieu souvent dans le cadre de mobilisations dans le cadre de manifestations et là aussi ça pousse à faire sa propre chorégraphie à descendre dans la rue pour faire la chorégraphie il ya vraiment cette idée que on va visibiliser ses actions mais pour pousser à ce que chacun chacune s'en empare ça je trouve que c'est vraiment très fort et c'est un certain usage des réseaux sociaux aussi qui permet que vraiment tout de suite y est il buzze mais dans un but vraiment toujours en lien avec cette idée d'action de mobilisation va construire la mobilisation parce que ce que vous disiez tout à l'heure sur le fait que en termes d'impact malheureusement les collages n'avait pas du tout permis de réduire le nombre de féminicide on peut néanmoins être optimiste sur d'autres aspects et il me semble que on l'avait évoqué aussi un peu avant l'émission sur la question de l'intimé l'intimé temps c'est à dire la question du plaisir féminin mais aussi tout ce qui a été fait depuis depuis un an autour du tabou autour des règles des femmes etc sont deux points à mon avis où il ya eu vraiment une il ya eu un avant et un après et on voit bien qu'aujourd'hui il ya énormément de jeunes femmes qui en fait sont arrivés à leur activisme féminisme par féministe par cette question du corps du corps individuel et de l'intimité et qui les a amenés en fait après à politiser ça est complètement on va effectivement d'en parler tout à l'heure mais je pense qu'il ya une dimension hyper importante dans notre activisme et aussi parce que c'est bien un activisme est pas un militantisme au sens où on est dans l'action c'est qu'il ya une dimension de corporalité qui est hyper forte donc souvent sa part effectivement de l'ain team sa part c'est une rage ventrale en fait c'est hyper hyper viscérale où on se dit balla mon corps il est arraché où je dois aller dans la rue pour coller mon message parce que c'est plus supportable je reprends un exemple mais je suis une des personnes qui tient le compte du coût parisien donc haut la cheminée de paris il s'est passé une espèce de bascule après l'action des césars donc après la scénarisation polanski a pour la meilleure réalisation on a reçu un nombre incommensurable de messages de jeunes femmes qui avaient été du coup d'anciennes victimes de paix de criminalité qui nous disait en fait cette annonce ça a été l l'ont vécu comme un traumatisme corporels très très fort donc réactivation trauma il ya des femmes qui nous ont écrit en nous disant que au moment de l'annoncé de la scénarisation et s'était mise à vomir à faire des crises d'angoissé plus pouvoir respirer donc en fait je pense que c'est important de voir sa note au moment de l'entretien d'alan elle à mediapart et de ces accusations du moment où elle décide d'accuser publiquement christophe ruggia lille beaucoup de personnes m'ont dit qu'il y avait c'était une sorte de seconde phase d'amis tout parce que justement on parlait plus que de de violences faites aux femmes mais aussi aux enfants qui avaient été un peu un à côté jusqu'à lors de complètement pointe ça c'est un sujet assez assez oublié oui je complètement d'accord et là on essaie de voilà de repolitiser aussi cette question des violences faites aux enfants via les collages mais via aussi d'autres d'autres moyens militants je sais plus ce que je voulais dire du cou mais qu'elle avait eu beaucoup de témoignages de femmes qui elles étaient traumatisés parce que ça que je veux dire c'est que je pense que ce qui est intéressant dans la période mitu c'est qu'il ya eu effectivement une libération de la parole extrêmement importante et là j'ai l'impression ou peut-être que j'ai juste envie mais j'ai l'impression quand même qu'on passe à l'espace une espèce de phase 2 qui est aussi encore une fois quelque chose qui est plus de l'ordre de la parole qui complètement déjanté d'actualiser mais qui qui est dans le corps quoi et je pense que ça vraiment la libération de la parole et le fait de mettre son corps en action c'est vraiment les deux leviers qui peuvent mener une fille née à une vraie révolution féministe c'est quoi si on en reste au stade de la libération de la parole qui dans tous les cas et entendu mais pas forcément écouté c'est une étape hyper important bien sûr mais faut-il en rester là je ne pense pas je pense qu'il faut vraiment dépassé aussi ça pour réussir à faire de nos corps des outils politiques et j'ai l'impression que encore une fois les collages c'est un levier qui permettent de faire ça pour vous dire je suis d'accord sur l'idée il ya une première phase et par dessus il faut construire d'autres phases et j'étais d'accord avec cette question du rapport au corps mais je pense aussi qu'à un moment la mobilisation féministe elle devra s'affronter à la question de l'organisation ce que ce qui m'a tuer réagir c'est que tu disais que vous faisiez une ag parents ou quelque chose comme ça ce qui est relativement peu finalement ce qui est un avantage parce que du coup il ya une très grande liberté de réappropriation de ce mode d'action mais je pense que à un moment et c'est pas du tout pour critiquer c'est pour lancer le débat un peu dans les mois qui suivront du coup celui mars très très réussie se posera la question de comment est-ce qu'on va réussir à coordonner ces différentes initiatives pour continuer à mobiliser et à faire en sorte que le mouvement s'étende toujours plus et c'est vrai que la question de la coordination et de l'organisation on la met un peu de sou vent de côté parce que c'est difficile en fait c'est compliqué le mouvement féministe il est divisé mais je pense que à un moment pourra pour pouvoir passer un nouveau cap et je suis vraiment d'accord avec cette idée des nouveaux caps il faudra affronter la question de d'avoir un cadre et ce qui est intéressant c'est que en amérique latine notamment en argentine il ya cette tradition finalement deux rencontres féministes nationale je crois que même tous les ans ou en fait une fois par an toutes les féministes se rencontrer les organisations féministes les associations féministes et son handicap féministe d'accord voilà vraiment où toutes les personnes et toutes les structures qui se reconnaissent comme féministe se rencontrent et débattent alors pas forcément de façon simple mais parce que voilà il ya des divergences mais en tout cas il ya cet espace pour pouvoir discuter et je pense que ça a été et d'ailleurs dans des interviews que j'ai vu ça a été un des points d'appui qui a permis en argentine en tout cas le développement de la nouvelle vague du féminisme et je pense que ça c'est des idées qu'il faut qu'on garde dans un coin de notre tête pour pour pour le futur quoi juste il ya deux réponses face à sa très rapidement déjà j'ai du mal en fin j'ai du mal à voir comment on pourrait réussir justement cette coordination spécifiquement en france parce qu'il ya une une culture de l'opposition militante qui est quand même très très profondément ancré et on est souvent voilà dans dans une forme de divergence par rapport à d'autres groupes féministes qui sont pas d'accord avec nous qu'ils sont pas sur la même ligne ce qui est je pense il me semble quelque chose qui est très français fait en tout cas on en parle souvent avec mes soeurs de l'iut c et on en revient toujours à cette conclusion là et après sur l'organisation même si je suis d'accord que ce serait absolument nécessaire et sur l'organisation après pour le coup un point organisation par rapport aux collages c'est qu'on n'est pas un collectif en est pas une asso on est vraiment une nébuleuse et ça fait partie aussi de notre projet politique et c'est en ce sens là parce qu'on a un mouvement horizontal est complètement décentralisée que c'est très compliqué justement de structure est aussi en forme d'organisation c'était très compliqué et je notamment sur des questions lgbt cuillé plus qu'ils sont oui voilà par exemple mais ça mais en même temps non parce que ça pour le coup on s'est positionné mais mais en tout cas voilà c'est je pense important pour nous et ça fait partie aussi de la raison d'être des collages et de et de son identité de leur identité 2 de se dire voilà on n'est pas un groupe constitué on pourrait être n'importe quelle femme que vous croisez dans la rue en fait c'est une nébuleuse c'est pas un mouvement avec des têtes identifier ça peut être ça peut être n'importe qui et ça c'est important autant de réappropriation du dispositif pour conclure cette émission le moi je voulais évoquer un sujet alors évidemment qui est très bateau parce qu'en fait à chaque fois qu'on parle de féminisme on est obligé quand même de dire et les hommes c'est une réalité est évidemment enfin c'est à dire que c'est c'est un problème systémique et donc il ya un moment où il faut aussi qu'on soit en tout cas que qu'il soit inclus dans la conversation et le titre de l'émission s'appelle la révolution sera féministe c'est une affirmation dont c'était un peu un peu provocateur il ya une chose en fait que j'ai lu dans certains de vos papiers horreur que je trouvais intéressant sur le fait qu'en fait les hommes avaient intérêt à être les alliés spontanée des femmes du fait des dîmes des discriminations puisqu'en fait il ya un intérêt des opprimés à ses alliés et c'est ce qu'on a vu notamment sur la réforme des retraites c'est que les hommes et les femmes ont lutté ensemble et les femmes qui subissent est d'autant plus de discrimination du fait que la réforme des retraites les précariser davantage été aussi d'alliés des hommes sur cette lutte là en particulier et et donc ma question c'est enfin alors peut-être que pour vous c'est pas une solution d'ailleurs ça enfin c'est simplement de se demander comment est ce que finalement la révolution sera féministe vous avez quatre heures non mais en tout cas d'essayer de donner des premiers éléments de réponse selon vous à cette question c'est à dire en fait si on s'imagine dans un dans un monde idéal quelles sont les différentes choses à allier pour que cela fonctionne pour que finalement on est on est ce changement systémique dont on a besoin aujourd'hui bah je pense qu'il ya pas une réponse unilatéral après jean le cadre de notre mouvement vous du coup ça va un petit peu à l inverse de ce que tu disais tout à l'heure mais moi je pense que le fait de se retrouver entre femme et d'avoir un expert n'est ce pas sony mixte c'est justement une des raisons un des dispositifs qui va permettre la révolution parce que du coup on décide de nos modalités de libération entre nous entre personnes qui vivent du coup ces oppressions au quotidien donc à quelque chose à voilà où on redéfinit la société ce que l'on pourrait plus difficilement faire en présence en présentant fin je pense que le fait d'être un groupe de femmes c'est ça nous met dans une posture qui assez novatrice on n'est pas du tout le premier groupe les mixtes c'est parce que je suis mais en tout cas quelque chose de très très fort à dire voilà comment on construit société en ayant simplement notre point de vue de mémoriser et en plus dans les collèges ce qui est important c'est de voir que il ya effectivement plein de femmes qui sont d'anciennes victimes de violences conjugales ou de violence sexiste de manière générale et qui en fait en présence d'hommes ne peuvent pas construire la révolution parce qu'elles sont dans une forme de censure est dans une forme de de peur intériorisé qui est réel donc moi j'ai l'impression que le premier palier fait en tout cas un des moyens qui peut nous permettre de créer cette révolution là c'est vraiment de construire enfin d'utiliser la non mixité non pas comme un projet de société parce que ça n'allait pas il veut pas d'une société séparée en deux évidemment mais en tout cas comme juste un outil en fait un outil pour temporairement pouvoir se libérer en fait du joug patriarcale et réussira à justement pas réactivé cet imaginaire dont vous parlais tout à l'heure on parlait tout à l'heure voilà les questions étaient volontairement provocatrice mais voilà réponse aussi non mais c'est une bonne façon de conclure la révolution féministe elle est nécessaire parce que toutes les missions on a vu que en fait les violences faites aux femmes les données la domination sexiste a été un niveau systémique qu'elles étaient structurels dans nos sociétés et du coup bah on a besoin de remettre en cause ces structures pour permettre l'émancipation des femmes et l'idée c'est de réussir à allier à la fois ce que tu disais la nécessité d'un espace non mixtes la nécessité d'un mouvement féministe qui avance ces revendications et aussi une potentielle et une possible convergence des luttes avec les autres mouvements sociaux que ce soit du point de vue de la classe tout les voilà les mobilisations comme les gilet jaune comme la mobilisation contre la réforme des retraites où que ce soit d'autres mouvements comme le mouvement antiraciste comme le mouvement lgbt qui est tous ces mouvements ont une partie d'autonomie qui est lié à la fois à l'histoire politique et au fait que voilà on est face à des groupes politiques et sociaux qui dans la société immédiate dans laquelle on vit peuvent avoir différents avantages et du coup ponctuellement peuvent s'opposer mais l'idée c'est de voir que cette séparation c'est vraiment une séparation historique et tactique et qui vise à être dépassée en tout cas pour moi dans ma vision comment faire cette révolution et comment faire en sorte qu'elle soit féministe c'est à la fois avoir ce rapport de force féministes qui est garantie par l'autonomie est à la fois un moment converger en se rendant compte que finalement on est tous et toutes aux prix mais différemment ou semblablement mais qu'on a tous et tout intérêt à part une infime minorité en fait à renverser le système actuel est et du coup à faire cette révolution mais pour que la révolution soit féministe il faut vraiment à mon avis ces deux aspects et résoudre la contradiction finalement une autonomie féministe et en même temps un moment de convergence et cette convergence elle se crée aussi à mon avis parce qu'il fait notre force autant en tant qu prix mais c'est qu'on est sans travail sans trop dans le système actuel que le travail qu'on fournit que ce soit le travail domestique ou le travail salarié il est central a à faire fonctionner le système avec du coup de notre arme c'est celle de la grève et justement la greffe féministe c'est vraiment quelque chose qui est mis au centre de la nouvelle vague du féminisme à laquelle on est en train d'accéder et à mon avis au delà de la convergence des luttes la question c'est de transformer cette greffe féministes qui pour le moment est un peu symbolique du 8 mars en grève générale générale de tous les jours qui viendront après générale de tous les secteurs d'opprimer qui constitue la société si je peux juste quand il a rejoint un petit peu ce que tu dis aussi mais j'ai l'impression aussi je ne vois pas comment on peut construire une révolution féministe qui n'est pas radical donc je reprends un petit peu les propos choix c'était de anne cécile mail faire tout à l'heure qui disait le féminisme est profondément pacifique en fait je vois pas comment il peut parler de révolution donc vraiment d'une déconstruction total pour recréer un autre projet de société en ayant une vision réformiste ou institutionnel est à mon sens le féminisme n'est pas forcément profondément pacifique aprilia différents courants et les uns ne valait pas forcément les autres mais on a aussi besoin de radicalité pour pouvoir va être un adversaire encore une fois à la hauteur de ce à quoi on s'oppose c'est à dire un système entier bien plus gros que nous ça pour moi c'est fondamental si on veut vraiment faire une révolution féministe je suis entièrement d'accord sur ces belles paroles on va conclure l'émission merci à toutes et à tous de nous avoir suivi et on espère vous retrouver très vite pour deux papous creuser davantage ces questions parce que clairement en une heure et demie c'est même en une heure et demie c'est un peu court mais en tout cas on espère que vous avez appris des choses que ça vous a donné envie peut-être de vous mobiliser ou d'aller plus loin sur tous ces sujets on essaiera de vous mettre un maximum de liens et de référence pour le faire et merci beaucoup à vous d'être venu et bonne soirée à tous merci merci beaucoup [Musique] [Musique]

LA RÉVOLUTION SERA FÉMINISTE — Geneviève Fraisse · Pourquijevote