Rima Hassan, acclamée à son retour d'Israël - reportage #cdanslair 13.06.2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
de l'Etat palestinien. En attendant, les participants de la Flottille de la liberté, qui entendaient livrer de l'aide humanitaire à Gaza, ont tous été expulsés d'Israël. Acclamations. - A peine descendue de l'avion, retour triomphal pour R.Hassan.
Après 3 jours passés dans un centre de rétention en Israël, l'eurodéputée insoumise, de retour en France, nargue l'Etat hébreu. - R.Hassan: J'ai un mot à dire à Israël...
Huées. Le prochain bateau est bientôt prêt à partir! Acclamations.
Il y aura autant de bateaux que nécessaire pour briser ce blocus! Acclamations. - Epilogue d'un feuilleton qui aura duré plus de 10 jours.
Le 1er juin, R.Hassan avait embarqué avec une douzaine d'autres militants, dont G.Thunberg, à bord d'un voilier, direction Gaza.
Une opération de soutien symbolique qui a tourné court. Le bateau a été arraisonné par l'armée israélienne le week-end dernier. - A l'aube, dimanche, le yacht des selfies et ses stars a été ramené en toute sécurité sur les côtes d'Israël par l'armée israélienne.
Ils n'ont pas aidé le peuple de Gaza. Ce n'était qu'un stratagème ridicule, un coup de pub. - La bande de Gaza, toujours en plein chaos plus d'un an après le début de la riposte israélienne aux attaques du Hamas.
La communauté internationale s'indigne. E.Macron plaidait après son voyage en Egypte en avril dernier pour la reconnaissance d'un Etat palestinien. - E.Macron: On se bat pour Gaza, le retour de la paix et de la sécurité, l'humanitaire est une solution politique.
On doit aller vers une reconnaissance. Dans les prochains mois, on ira. Je ne le ferai pas pour l'unité ou faire plaisir à tel ou tel.
Je le ferai parce que je pense qu'à un moment donné, ce sera juste. - La France pose des conditions à cette reconnaissance, dont un engagement clair de la démilitarisation du Hamas et la libération des otages. Sur place, la situation ne cesse de se dégrader.
A plusieurs reprises, des foules de Palestiniens affamés ont essuyé des tirs de l'armée israélienne. 30 morts et 200 blessés mercredi. - Mon fils est allé chercher de la farine.
Quelle est sa faute? Il est allé chercher de la farine pour ses enfants et sa femme, pour qu'ils puissent manger. Voilà ce qui leur arrive.
Des jeunes hommes et des jeunes gens sont massacrés, abattus. Ce sont des pièges mortels. Ca ne peut pas continuer, monsieur.
Chaque jour, ils tuent des gens pour de la farine. C'est du pain trempé de sang. - Pour faire avancer le dossier, E.Macron tente de trouver des alliés.
En mai dernier, il signe une déclaration commune avec les Premiers ministres britannique et canadien pour une reconnaissance de l'Etat palestinien. Le sujet divise. L'Allemagne s'y oppose. - Pour nous, il est clair que ce processus doit être mené à bien dans le cadre de négociations entre Israël et les Palestiniens avant que nous puissions reconnaître un Etat palestinien.
C'est également ce que nous défendons auprès de nos partenaires et amis européens. Nous estimons qu'actuellement, une reconnaissance de l'Etat palestinien serait un mauvais signal. - Une solution à 2 Etats pour régler le conflit israélo-palestinien, ou l'affront ultime, pour B.Nétanyahou. - B.Nétanyahou: Voilà qu'ils proposent de créer un Etat palestinien et de récompenser ces meurtriers avec la récompense ultime.
Je dis au président Macron, à M.Carney et à K.Starmer: lorsque des meurtriers de masse, des violeurs et des tueurs d'enfants ou des kidnappeurs vous remercient, vous êtes du mauvais côté de la justice.
Vous êtes du mauvais côté de l'humanité et de l'histoire. - Israël continuera sans doute à faire monter la pression avant mardi prochain. Ce jour-là, E.Macron Se rendra à l'ONU pour une conférence internationale et pour tenter d'acter une solution à 2 Etats. - A.de Tarlé: A.Levallois, vous disiez que le Quai d'Orsay s'interroge sur l'opportunité de maintenir cette conférence pour reconnaître l'Etat de Palestine. - A.Levallois: Il vient de déclarer qu'il est probable que la conférence soit reportée.
On ne voit pas, dans ce contexte, comment la conférence peut se tenir. Elle est organisée conjointement par la France et l'Arabie saoudite. Je ne vois pas comment l'Arabie saoudite peut se rendre à New York dans ce contexte.
L'Arabie saoudite soutient l'Iran face aux frappes menées par Israël en Iran. En tout cas, officiellement. L'Arabie saoudite n'approuve absolument pas ces frappes.
Toute cette instabilité régionale ne va pas du tout dans le sens du prince héritier M.Ben Salman. Les intérêts économiques sont remis en question en raison de la tension dans la région depuis 2 ans.
Pour M.Ben Salman, qui était engagé dans un rapprochement avec l'Iran avant le 7-Octobre, puisqu'il y avait eu ce rapprochement sous l'égide des Chinois entre Téhéran et Riyad...
Les Saoudiens, même s'ils s'entendent bien avec Trump, ne font pas confiance absolue aux Américains. Lorsque des installations pétrolières saoudiennes avaient été attaquées par les Iraniens ou les Houthis mais avec un agenda iranien...
Lorsque le prince héritier avait appelé Trump pour lui demander de l'aide, Trump avait dit: "C'est une question de politique intérieure. Ca ne me regarde pas." Ca avait incité le prince héritier à se rapprocher de l'Iran pour permettre une certaine stabilité de la région.
Il savait qu'il devait compter sur lui et les acteurs régionaux et pas sur les Américains. Je ne vois pas comment l'Arabie saoudite peut accepter de parler de la reconnaissance Alors qu'il y a des opérations et que B.Nétanyahou a dit lui-même que ça risque de durer des jours et des jours.
Ce ne sera pas terminé la semaine prochaine, lorsque la conférence se tiendrait, d'où la réaction de la France de dire: "On va la reporter. Le contexte n'est pas favorable." - A.de Tarlé: Question. - A.Schwartzbrod: C'est une question très intéressante.
Le Hamas n'a aucun intérêt à la reconnaissance d'un Etat palestinien, à la création d'un Etat palestinien, à la paix dans la région. Ce qui nourrit le Hamas, c'est la guerre et la violence. Tant qu'il y a la guerre et la violence, il a une "raison d'être".
Tout l'objet du plan préparé par E.Macron en coordination avec l'Arabie saoudite, c'est d'abord d'obtenir un cessez-le-feu en espérant que D.Trump, comptant sur son prix Nobel de la paix, torde le bras de B.Nétanyahou pour un cessez-le-feu.
Ensuite, démilitarisation du Hamas et revitalisation de l'Autorité palestinienne. Le vieux M.Abbas s'accroche comme une moule à son rocher. - A.de Tarlé: 88 ans. - A.Schwartzbrod: Sans élection depuis je ne sais combien de temps.
Il est hors de question que le Hamas soit dans le jeu. Quand on entend B.Nétanyahou dire "un Etat palestinien, ce serait une récompense pour les terroristes", pour le Hamas, non.
Rima Hassan