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InterviewRadio France (sur Site radio)· 6 juillet 2026 7 minComplaisantActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieÉconomie & entreprises

"La sécheresse a un mois d'avance en Dordogne", estiment les agriculteurs irrigants de France

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:11OuverteRéponse directe

    Bonjour Éric Frétillère.

  • 0:13OuverteRéponse directe

    Pas de prélèvement d'eau pour les agriculteurs dans 13 cours d'eau en Dordogne, où on est là aujourd'hui sur les restrictions. Ça arrive très tôt pour la saison.

  • 1:07OuverteRéponse directe

    Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'à la fin de l'été, on en sera où ?

  • 2:09OuverteRéponse directe

    Comment vous faites-vous pour gérer ? Est-ce que vous comptez plus, par exemple, l'eau que vous prélevez cette année qu'il y a cinq ans ?

  • 2:49OuverteRéponse partielle

    Est-ce que c'est la seule solution ? Ou est-ce qu'il y a un panel de solutions, par exemple, travailler sur des cultures moins gourmandes en eau ?

  • 3:38OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il ne faut pas se dire qu'il faut arrêter de cultiver du maïs en Dordogne et essayer de trouver d'autres choses ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:25Invité politiqueFait
    « une plante pour se développer, elle a besoin d'eau. C'est un élément essentiel. »
  • 1:00Invité politiqueFait
    « cette sécheresse, pour répondre à votre question, elle a quasiment cette année un impact d'un mois en précocité par rapport aux années précédentes. »
  • 1:20Invité politiqueChiffre
    « le premier épisode sur le maïs, on annonce 30% de baisse et d'impact par rapport à la production. »
  • 1:24Invité politiqueChiffre
    « On est quasiment à 60% sur les légumes. »
  • 1:27Invité politiqueChiffre
    « Sur l'arboriculture, je crois qu'on est à 20%. »
  • 1:49Invité politiqueFait
    « On cumule des hivers très pluvieux. On a battu des records en janvier et février de pluviométrie. »
  • 3:02Invité politiqueChiffre
    « La France a beaucoup d'eau. On est le deuxième pays européen au niveau de l'abondance en eau. »

Temps de parole

  • Eric Fretillere65 %
  • Présentateur33 %

1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez votre radio locale, ici Périgord, avec l'actu près de chez vous tous les matins. Et l'invité d'ici matin, c'est le président des Irrigants de France, Éric Frétillère, qui est aussi candidat aux élections sénatoriales en septembre, Louis Dédard-Jevin. Bonjour Éric Frétillère. Bonjour. Pas de prélèvement d'eau pour les agriculteurs dans 13 cours d'eau en Dordogne, où on est là aujourd'hui sur les restrictions. Ça arrive très tôt pour la saison.

0:23
Eric Fretillere

Oui, en effet. Alors ce qu'il faut rappeler quand même, c'est qu'une plante pour se développer, elle a besoin d'eau. C'est un élément essentiel. Plus il y a de température, plus il y a d'évapotranspirations, et plus la plante a besoin d'eau. Alors cette année, on le vit depuis maintenant un petit moment, une sécheresse et en plus une canicule, qui a la particularité d'être très violente, de brûler, d'impacter toutes les floraisons. Et donc les répercussions sont dramatiques pour le monde agricole. Et c'est important de le rappeler, une des premières victimes du changement climatique, ce sont les agriculteurs qui le vivent de plein fouet.

Et oui, effectivement, cette sécheresse, pour répondre à votre question, elle a quasiment cette année un impact d'un mois en précocité par rapport aux années précédentes.

1:07
Présentateur

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'à la fin de l'été, on en sera où ? Alors on ne peut pas vraiment savoir, mais les conséquences peuvent être importantes ?

1:16
Eric Fretillere

Oui, mais on les mesure déjà. Déjà le premier épisode sur le maïs, on annonce 30% de baisse et d'impact par rapport à la production. On est quasiment à 60% sur les légumes. Sur l'arboriculture, je crois qu'on est à 20%. Donc les répercussions sont déjà importantes. Et demain, dans la semaine, arrive une deuxième canicule qui va encore plus impacter l'agriculture. C'est vraiment dramatique. Parce que si c'était une année exceptionnelle, une année exceptionnelle, un agriculteur, il peut la passer. On cumule des années exceptionnelles. Et ça, c'est dramatique. On cumule des hivers très pluvieux. On a battu des records en janvier et février de pluviométrie. On a des sécheresses.

Et on ne stocke surtout pas l'eau encore.

1:59
Présentateur

Alors vous, Éric Frétière, président des Irrigants de France, chez vous, vous avez du stockage d'eau. Vous cultivez du maïs et du tournesol, en tout cas cette année. Comment vous faites-vous pour gérer ? Est-ce que vous comptez plus, par exemple, l'eau que vous prélevez cette année qu'il y a cinq ans ?

2:15
Eric Fretillere

Mais un agriculteur, par essence, il gère son eau. Parce que ça coûte très cher.

2:21
Présentateur

Plus qu'hier.

2:22
Eric Fretillere

Et aujourd'hui, il y a plus de besoins en eau. Donc, il faut amener plus d'eau. Mais bien entendu qu'on la gère. Alors moi, j'ai la chance d'avoir des retenues collinaires, des réserves qui sont déconnectées du milieu. Je ne suis pas impacté par les restrictions. Mais par contre, bien entendu, je gère pour tenir ma production le plus longtemps possible en bon état de santé.

2:40
Présentateur

Et donc, ce que vous défendez, c'est de mettre en place ces réserves d'eau. Est-ce que c'est la seule solution ? Ou est-ce qu'il y a un panel de solutions, par exemple, travailler sur des cultures moins gourmandes en eau ? Non, mais les enjeux sont énormes.

2:54
Eric Fretillere

Vous l'imaginez. Regardez la France. Aujourd'hui, on importe de plus en plus de fruits et légumes qui arrivent de pays qui ont beaucoup moins d'eau que nous. La France a beaucoup d'eau. On est le deuxième pays européen au niveau de l'abondance en eau. On a des excès d'eau dans les périodes hivernales. On vit en ce moment des sécheresses et des canicules. Et ça, depuis trois ans maintenant. Et évidemment, le stockage de l'eau fait partie des éléments importants. Mais par contre, le changement climatique, la souveraineté, ces enjeux qui sont colossaux, il n'y a pas une seule réponse. Il n'y a pas que le stockage. Mais le stockage fait partie des éléments importants.

3:29
Présentateur

Par exemple, est-ce que vous dites, est-ce que vous réfléchissez ? Le maïs, on sait que c'est une culture gourmande en eau. Est-ce qu'il ne faut pas se dire qu'il faut arrêter de cultiver du maïs en Dordogne et essayer de trouver d'autres choses ? Est-ce que ça fait partie de votre réflexion, ça ?

3:40
Eric Fretillere

Vous savez, une exploitation agricole, je le dis souvent, ce n'est pas un petit dériveur où on va de droite à gauche. C'est un énorme paquebot. Lorsqu'on parle d'une exploitation agricole, on parle de sociale, de sociétale, parce qu'il y a une famille. Il y a une production agricole. Derrière la production, il y a une filière. Mais justement, on y réfléchit aujourd'hui à ça. On y travaille ou pas, là-dessus ? Oui, mais bien sûr, on réfléchit, on se projette. Mais par contre, aujourd'hui, les exploitations agricoles sont dans une grande fragilité économique et on ne peut pas prendre de risque de changer non plus aussi facilement.

4:12
Présentateur

Donc par exemple, vous dites aujourd'hui, on ne peut pas dire, l'année prochaine, on arrête le maïs en Dordogne. Ce n'est pas possible de faire ça comme ça. Mais non, ce n'est pas possible.

4:19
Eric Fretillere

Il faut aller vers des trajectoires. Et puis le maïs, on en a besoin. Le maïs, c'est l'alimentation animale, c'est l'alimentation humaine, c'est l'industrie. On a besoin du maïs. C'est essentiel pour notre production française. Et donc, ce que vous dites, ce que vous portez,

4:32
Présentateur

c'est que les réserves d'eau sont la solution importante. Ça, c'est la solution que vous défendez. C'est une solution importante, effectivement. Éric Frétière, président des Irrigants de France. On l'a dit, vous êtes aussi candidat aux élections sénatoriales en septembre prochain. Vous êtes déclaré il y a quelques jours. Vous partez sans étiquette. Vous voulez porter quoi au Sénat si vous êtes élu ?

4:51
Eric Fretillere

En fait, très simplement, c'est la suite logique de ce dont on vient de parler maintenant. Mon engagement dans le monde agricole, mon engagement dans l'eau et dans l'irrigation et dans la vie publique en général, il s'est construit en partant du terrain. Partir du terrain et porter la voie de la base, c'est ce qui m'a motivé jusqu'à maintenant. Ça a été ma ligne de conduite pour l'amener jusqu'au lieu de décision et notamment au niveau national. Et ma mission aujourd'hui, en tant que candidat au sénatorial, elle est celle-ci. Et puis, vous l'avez précisé, sans étiquette, parce que je veux une grande liberté politique.

Mais mon vrai parti politique, c'est la ruralité, l'agriculture et la défense du territoire du département de la Dordogne.

5:38
Présentateur

Par exemple, vous parlez de votre combat pour les réserves d'eau. La loi Duplomb qui est discutée en ce moment, vous voteriez pour cette loi ?

5:47
Eric Fretillere

Non seulement je voterai pour, mais Irrigan de France a fait partie des fondateurs de cette loi, puisque c'est elle qui porte les amendements. Bien évidemment, ça va être peut-être une des réponses. On attend d'avoir le retour, mais c'est en très bonne voie.

6:02
Présentateur

Et c'est pour ça notamment que vous voulez entrer au Sénat quand vous voyez les débats autour de cette loi ?

6:06
Eric Fretillere

Oui, parce que j'ai envie d'appuyer tout ce travail-là, qui a été négligé jusqu'à maintenant. Et je vous le disais, ne pas stocker l'eau, ne pas donner de réponse aux agriculteurs, ne pas donner de réponse aux changements climatiques et l'adaptation, ne pas vouloir donner tous les moyens à notre monde agricole pour produire, pour limiter nos importations. Voilà la mission que je me fixe dans cette candidature.

6:27
Présentateur

Si pour l'instant, le Sénat est favorable en tout cas à cette loi, telle qu'elle est présentée pour l'instant. Je rappelle aussi les noms des autres candidats aux élections sénatoriales officiellement en Dordogne. Serge Mérihou du Parti Socialiste, Marie-Claude Varayas du Parti Communiste, qui sont donc les deux sénateurs actuels candidats à leur réélection, ainsi que Guillaume Forquet de Dorne, candidat pour le Rassemblement National. Merci beaucoup Éric Frétillère, président des Irrigants de France et donc candidat au Sénatorial. Merci de m'avoir accueilli. Interview à retrouver avec toute l'actu près de chez vous sur ici.fr.