Laurent Jacobelli : "On ne peut pas tolérer une société où c'est la loi de la jungle !" (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 21 %Attaque 58 %Défensif 21 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:43OuverteRéponse directe
Quels sont les risques encourus par un enfant de 9 ans surpris en train de voler dans une bande ?
- 4:02OuverteRéponse directe
Quelles sont les mesures prévues par la législation pour les mineurs de moins de 13 ans ?
- 5:10RelanceRéponse directe
À 10 ans, on va le faire travailler ?
- 9:09RelanceRéponse directe
Est-ce que dire ce qu'a dit Laurent Jacobelli, c'est de la récupération ?
- 15:44RelanceRéponse directe
Est-ce que vous ne pensez pas que ce sont les hommes politiques qui se taisent et qui ne réagissent pas qui sont coupables ?
- 22:14OuverteRéponse directe
Est-ce que ça veut dire que le calme et la tranquillité est revenu dans cette prison ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:07Invité politiqueFait
« C'est le symbole d'une société malade, une société qui a abandonné le respect, l'ordre, l'autorité, une société sans foi ni loi. »
- 0:18Invité politiqueFait
« Donc il y a deux possibilités. Soit ce sont des mineurs dont les parents sont des irresponsables, et à ce moment-là, les peines doivent s'appliquer financièrement aux parents. »
- 1:07Invité politiqueFait
« Non, je ne pense pas, mais je pense qu'il faut les impliquer. S'ils ont des aides sociales, il faut supprimer ces aides sociales. »
- 1:24Invité politiqueFait
« Et on peut faire des retenues sur salaire. Soit ils vivent d'allocations et on peut supprimer les allocations. »
- 1:46Invité politiqueFait
« À mon avis, ils arrêtent 15 fois, ils sont libérés 15 fois, sans que rien ne se passe. »
- 9:13Invité politiqueFait
« J'aimerais alerter quand même sur la situation des mineurs isolés. Quand ils sont vraiment mineurs. Une large partie n'est pas mineure. Et c'est simplement une filière d'immigrant. »
- 9:21Invité politiqueFait
« J'aimerais dire à tous les bien-pensants qui nous expliquent que la France doit recevoir tous les enfants de la Terre. Que ces enfants sont exploités. »
- 12:12InvitéFait
« L'abrogation de la loi Merlex m'a écœurée et anéantie. »
- 16:22Invité politiqueFait
« Oui, il y a un meurtrier. C'est un Marocain, OQTF, violeur récidiviste qui n'aurait pas dû être en France. »
- 17:08Invité politiqueFait
« arrêter d'accepter toute la misère du monde car oui, il y a un lien entre immigration et insécurité. »
- 20:36Invité politiqueChiffre
« Il a été condamné à 7 ans de prison. Il en est ressorti au bout de 3. »
- 20:50Invité politiqueFait
« Il en est ressorti, je crois, en juin 2024. »
- 21:55Invité politiqueChiffre
« 20 à 30 détenus de la prison de haute sécurité est entamée une grève de la faim. »
- 24:00Invité politiqueFait
« Ils ont des conditions de détention extrêmement confortables. »
- 27:04Invité politiqueFait
« il y a des directeurs de prison qui ont une autre vision, qui est une vision plus laxiste, je dirais plus de gauche. »
- 29:42Invité politiqueFait
« ce sont des gens qui sont extrêmement dangereux il y a des vies humaines derrière le narcotrafic aujourd'hui est en train de préempter une partie de notre économie »
- 30:41InvitéFait
« ces gens là ce sont des criminels et des gens qu'on tue »
- 33:38Invité politiqueFait
« oui il y a un problème dans ce pays il s'appelle Emmanuel Macron »
- 37:27Invité politiqueChiffre
« je rappelle que c'est 900 euros pour une maman qui élève seule ses enfants c'est 1500 euros pour un couple qui gagne 1920 euros par salarié »
- 45:14Invité politiqueFait
« faites attention le 18 en manif le gouvernement attend des groupes radicaux qui viennent pour casser ils sont habillés de noir ont le visage masqué en montrant des policiers vous les reconnaîtrez facilement mais ce sera trop tard vous serez trop près »
- 49:31PrésentateurFait
« à la SNCF 3 TER sur 5 rouleront certaines lignes du transilien comme la H la N la R ou la U seront fortement perturbées »
- 50:19PrésentateurFait
« les principaux syndicats exigent l'abandon de toutes les mesures budgétaires prévues par les précédents gouvernements dans les maternelles et les écoles primaires »
- 50:32PrésentateurChiffre
« 98% des pharmacies déclarent vouloir fermer selon une estimation du syndicat USPO »
- 50:25Invité politiqueChiffre
« un tiers des enseignants devrait être gréviste »
- 50:30Invité politiqueChiffre
« 98% des pharmacies déclarent vouloir fermer »
- 51:33Invité politiqueFait
« on veut supprimer le budget Bayrou »
- 51:37Invité politiqueFait
« même Bayrou a été supprimé »
- 51:41Invité politiqueFait
« la suppression des deux jours fériés »
- 52:49Invité politiqueFait
« le reste à vivre »
- 54:16Invité politiqueFait
« la démocratie n'est pas écoutée »
- 54:34Invité politiqueFait
« on en a marre d'être tondus »
- 55:13Invité politiqueChiffre
« ils vont avoir des revenus qui vont baisser »
Temps de parole
- Laurent Jacobelli77 %
- Présentateur8 %
- Invité7 %
- Invité 24 %
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C'est le symbole d'une société malade, une société qui a abandonné le respect, l'ordre, l'autorité, une société sans foi ni loi. On va vers un ensangagement de la société. C'est-à-dire que quand la justice n'est plus respectée, quand les voyous ne vont plus en prison, le modèle se répand. Oui, on peut voler, on peut agresser sans rien risquer, surtout quand on est mineur. Donc il y a deux possibilités. Soit ce sont des mineurs dont les parents sont des irresponsables, et à ce moment-là, les peines doivent s'appliquer financièrement aux parents, c'est-à-dire rembourser le commerçant, avoir une implication parce qu'on ne laisse pas son gamin. On voit que c'est des gamins.
Regardez la photo, là, il a 9 ans. Ce gamin, d'abord, il devrait être habillé, il devrait être à l'école. Voilà. Donc il y a une déficience des parents. Soit ces gamins sont, et c'est souvent le cas, des mineurs isolés, et à ce moment-là, il faut être très vigilant parce qu'il y a des bandes organisées par des mafieux sans foi ni loi qui utilisent les enfants pour voler, cambrioler ou faire du deal parce que les enfants ne risquent aucune peine. Retour de l'autorité à l'école, responsabilisation des parents, et puis des peines minimales pour les jeunes. Quand vous êtes un gamin et que vous avez fauté, évidemment, on ne va pas vous mettre en prison avec des tueurs.
Mais est-ce qu'ils peuvent mettre en prison les parents, par exemple ? Non, je ne pense pas, mais je pense qu'il faut les impliquer. S'ils ont des aides sociales, il faut supprimer ces aides sociales. Et s'il y a des amendes, les parents doivent payer. Les parents sont responsables des enfants jusqu'à l'âge de 18 ans. Mais je pense que les parents n'ont pas les moyens de payer. Je pense que ça va être un cercle vicieux. Les parents vont vous dire « je n'ai pas les moyens », on ne peut pas. Et on peut faire des retenues sur salaire. Soit ils vivent d'allocations et on peut supprimer les allocations. Mais à un moment, on ne fera rien sans responsabiliser les gens.
On ne peut pas tolérer une société où c'est la loi du plus fort, où c'est la loi de la jungle. Il faut ramener la loi au cœur de la vie civile, faire respecter la loi. Ça veut dire aussi que les juges doivent se démener. Parce que moi, j'ai entendu le policier qui parlait du syndicat Alliance. C'est démotivant pour eux. À mon avis, ils arrêtent 15 fois, ils sont libérés 15 fois, sans que rien ne se passe. Alors on ne va pas mettre un gamin de 9 ans, je le répète, dans une prison de haute sécurité. Ce serait inhumain et ce serait inutile. Mais même dans une prison tout court. Même si elle n'est pas de haute sécurité, ça n'a pas sa place dans une prison.
En revanche, un gosse de 13 ans qui fait une faute, je pense qu'il faut lui montrer la différence entre le bien et le mal. Il n'a pas forcément ça intuitivement à 13 ans, surtout si les parents l'ont mal éduqué. Eh bien, le mettre dans un centre d'éducation spécialisé, où il comprendra qu'il a fait quelque chose de mal, où il restera 15 jours, un mois, deux mois pour comprendre qu'il ne faut pas qu'il recommence, c'est donner une chance au gamin. Parce qu'il ne faut pas oublier ça. Le gamin, sinon sa vie, elle est foutue. Et donner une chance à la société. Mais Guillaume Bastel, ils doivent être à l'école en plus à 10 ans ?
Ces gamins, ils sont dans la rue, on est en plein jour, ils sont dans la rue toute la semaine. Ils passent d'un magasin à l'autre, ils devraient être à l'école. Il y a vraiment des responsabilités de toutes parts ici. Que font les services sociaux, par exemple ? Il y a plusieurs choses. Il faut y aller en entonnoir. La première chose, je rejoins Laurent Jacobelli sur la nécessité d'identifier le bien et le mal dans la transmission de l'éducation. Ça, c'est la première chose. Ensuite, sur le cas particulier de ces mineurs, s'ils ne savent pas ce qu'est le bien ou le mal, effectivement, c'est à l'État. Alors, certes, ils doivent être à l'école, mais là, il faut un travail conjoint.
Il n'y a pas que l'école. Il y a l'aide sociale à l'enfance et il y a aussi la justice des mineurs, le cas échéant. Mais là, on est sur un constat d'échec total. Excusez-moi, c'est un constat d'échec total de nos structures, c'est un constat d'échec total de la société, c'est un constat d'échec total de l'éducation. En fait, il n'y a rien qui va dans cette histoire. Rien. Le truc, c'est que là, le reportage tel qu'il est, je ne sais pas si ce sont des mineurs isolés ou si ce sont des mineurs... Isolés ou pas, de toute façon, ils doivent être à l'école. Isolés ou pas, ils doivent être à l'école. Oui, mais ça, je suis d'accord avec vous. Il ne faut pas arriver là par hasard.
Si c'est un réseau d'immigration illégale qui les met là, il y a une faute de l'État, certes, c'est qu'ils soient dans la rue aujourd'hui, mais il faut déjà, pour que l'État agisse, il faut qu'il les détecte. Si c'est une immigration illégale, il n'existe pas dans les fichiers. On est en direct avec Fabien Guérini, qui est avocat. Bonjour Maître, merci d'être en direct avec nous. Je voulais vous avoir pour essayer de comprendre ce que risque aujourd'hui un gamin, un enfant, et à 9 ans, c'est un enfant, un enfant de 9, 10 ans, qui est surpris, en train de voler, et qui fait partie d'une bande, comme c'est le cas dans ce qui se passe à Toulouse.
Bonjour Jean-Marc, bonjour à tous et à toutes. Écoutez, c'est relativement simple en matière de législation. Les mineurs de moins de 13 ans, donc, ne sont pas éligibles à être emprisonnés. Il est prévu dans l'arsenal juridique, effectivement, un certain nombre de mesures que décide le parquet, sachant qu'il y a une première grande dichotomie à faire. Les enfants de moins de 13 ans, soit sont considérés comme présumés sans discernement, ça c'est le parquet qui va décider, auquel cas il y a un certain nombre de mesures qui peuvent être mises en place d'accompagnement, et notamment de voies de réparation.
Et puis le parquet peut décider qu'à moins de 13 ans, malgré tout, il y a un discernement sur l'infraction qui est commise. Et dans ce cadre-là, effectivement, le parquet peut décider de poursuivre et de présenter l'enfant à un juge. Dans tous les cas, l'arsenal existe et permet, effectivement, au juge de prononcer des mesures, notamment des mesures de réparation. Ces réparations, elles peuvent être, sur une durée d'un an, d'obliger le gamin en question à se présenter chez le commerçant pour qu'il répare le délit. Et réparer, en réalité, ça peut être de travailler pour faire en sorte de compenser le préjudice subi.
À 10 ans, on va le faire travailler ?
Dans le cadre d'une mesure, effectivement, d'accompagnement, c'est possible. Ah bon ? Maintenant, c'est une mesure d'obligation de réparation. Simplement, c'est prévu dans les textes jusqu'à moins de 13 ans. Simplement, effectivement, il faut que le juge le décide. Et ensuite, effectivement, il faut que l'enfant et ou ses représentants légaux soient d'accord avec cette mesure. Dans l'hypothèse où…
Ah, il faut que l'enfant et les représentants légaux soient d'accord ? Exactement. On leur demande leur avis, en fait. C'est-à-dire qu'en fait, ils volent dans un magasin, les parents éduquent mal leurs gamins, mais on leur demande leur avis s'ils sont d'accord ?
Alors, si l'enfant refuse la sanction, effectivement, ce sont les parents qui sont financièrement responsables. Civilement, les parents sont responsables. La difficulté qui a été pointée par vos intervenants, c'est que la plupart de ces enfants, soit ne sont pas représentés, c'est-à-dire qu'ils sont en situation irrégulière ou illégale, et parfois, effectivement, ils sont victimes d'un trafic, donc on n'a pas forcément la possibilité de retrouver les parents et de les mettre en cause dans des procédures de réparation. C'est ça qui, effectivement, pose beaucoup de difficultés, parce que, dans les faits, ce sont des enfants qui sont à l'abandon.
C'est des enfants qui sont à l'abandon, et c'est des enfants qu'on n'arrive pas à remettre sur le droit chemin, en fait ?
Très difficilement.
Donc, ça veut dire quoi ? C'est des enfants perdus ?
Non, il faut, effectivement, peut-être que l'arsenal change et qu'effectivement, la justice prévoit des mesures complémentaires. Par exemple, il peut y avoir des placements auprès d'établissements spécialisés d'accueil, mais encore faut-il, encore une fois, pouvoir identifier l'identité des personnes, des parents, et ensuite mettre en place d'adapter. Merci beaucoup, Maître Fabien Guérini.
Merci d'avoir été en direct avec nous, Madi Saïdi. Moi, j'ai le sentiment que là, on touche du doigt, en fait, un échec total. Il n'y a rien qui va, c'est-à-dire que la justice n'a pas les moyens, en fait, on voit bien, il n'y a pas les éléments. On va leur demander s'ils sont d'accord pour réparer, alors qu'ils ont volé. Enfin, on est chez les dingues, excusez-moi.
Mais carrément, vous avez raison. C'est grave, mais moi, je ramène toujours tout à la question des parents.
Bien sûr, mais vous avez raison.
Même quand les gamins sont isolés, qu'ils sont ces parents, qu'ils laissent leurs gamins quitter leur pays d'origine, ils les laissent partir, ils les laissent venir. Ces gamins ont quand même 9 ans, 9 ans.
Ils ont peut-être ma foi.
9 ans, vous êtes en ses mains. Oui, mais je pense qu'on s'imagine aussi beaucoup de choses, nous, de l'Occident. On s'imagine beaucoup de choses qui se passent l'autre côté de la Méditerranée. Il y a des enfants qui s'en vont, il y a des parents même qui envoient leurs enfants. Ça aussi, ça existe, donc c'est aussi de l'irresponsabilité des parents. Et en France, c'est toujours la même chose. Ça fait des années qu'on parle de réformer cette ordonnance de 45, on n'y arrive pas. Pourtant, nous avons tous conscience que le gamin d'aujourd'hui, de 9 ans, de 10 ans, n'est pas le gamin de 45.
Les enfants sont de plus en plus violents, ils sont de plus en plus jeunes, et finalement, il n'y a rien, rien n'est fait. Il y a des mesures éducatives qui devraient être prononcées. Et moi, quand j'entends que le gamin doit dire s'il est d'accord, s'il n'est pas d'accord, mais en fait, il n'a pas le choix. Il a volé la télévision.
Bien sûr, il faut lui imposer, surtout à 9 ans. Il faut lui imposer. À 9 ans, on va lui dire, mais est-ce que tu as envie d'aller réparer ce que tu as fait ? Aucun gamin n'accepterait l'attention. Moi, je ne vais pas être très différent de tout ce qui a été dit.
Je partage totalement l'art de Madi. Je ne comprends pas ce que font les parents. C'est absolument ahurissant de voir des gamins de 9 ans comme ça, dans la nature, et commettre de tels actes. Je partage encore...
Je vais vous dire ce que je pense vraiment. Je me demande si les parents ne les poussent pas, honnêtement. Si les parents ne les poussent pas à aller voler, s'ils ne travaillent pas en gros pour les parents. S'ils les poussent, c'est encore plus grave, et ça pose la question de leur responsabilité. Oui, bien sûr.
En amont, mais surtout maintenant. Et puis, effectivement, peut-être que le législateur, on en a un ici avec la présence de M. Jacobelli, M. le député, effectivement.
Mais il faudra qu'on se pose vraiment la question de remettre l'ordonnance de 45 sur la table. Mais on n'arrête pas de le dire. Ça fait des années qu'on le dit. À un moment, il va falloir agir. Je suis tout à fait d'accord avec vous. Et j'ai même envie de dire que tous ces gamins qui sont, entre guillemets, protégés par cette ordonnance, il faudrait peut-être, peut-être en lien avec les associations, peut-être leur faire un jour visiter ce que c'est qu'une prison. Peut-être qu'ils comprendront. Un mot du législateur. Oui, le législateur est en l'occurrence tout à fait d'accord. Je vous rassure, nous, nous le ferons.
Parce que nous pensons que c'est rendre au service à l'enfant et rendre au service à la société. Je ne sais pas si c'est le cas. Mais j'aimerais alerter quand même sur la situation des mineurs isolés. Quand ils sont vraiment mineurs. Une large partie n'est pas mineure. Et c'est simplement une filière d'immigrant. Là, en tout cas, ils sont mineurs, ça se voit. On le voit même en floutant les visages. J'aimerais dire à tous les bien-pensants qui nous expliquent que la France doit recevoir tous les enfants de la Terre. Que ces enfants sont exploités. Qu'ils sont envoyés en France parfois par des mafias qui veulent les exploiter. Il y a pire encore que tout ça. Il y a le deal.
Il y a la prostitution infantile. Et que sous couvert de bons sentiments, on met des enfants dans des situations terribles. Leur vie va être ratée en France au lieu d'être peut-être ratée dans leur pays d'origine. Qu'on met notre société en danger. Et que c'est profondément inhumain d'attirer ces enfants sur le sol français. Sans avoir toutes les précautions autour. Donc sous prétexte de bons sentiments, certains saccagent des vies humaines. Et j'aimerais qu'ils s'en prennent conscience. Dans cette société qui ne fonctionne pas dans un instant, on va vous parler des parents de Philippine.
Vous savez, Philippine, c'est cette jeune fille de 19 ans qui a été tuée par un OQTF à l'Université de Paris-Dauphine. C'était le 20 septembre 2024. Il parle chez nos confrères du Figaro. On va en parler. Vous allez entendre ce qu'ils disent. Et aussi dénoncent cette société qui ne marche pas. On s'en aperçoit. Il va falloir à un moment bouger les choses. Tout de suite, Sommay Al-Abidi, le CNews Info.
La veuve de l'enseignante qui s'est suicidée le jour de la rentrée va porter plainte contre l'éducation nationale. La directrice d'école homosexuelle était victime de harcèlement et de messages anonymes depuis deux ans à Moussage, un village du Cantal. 5 000 à 10 000 individus seront là pour casser durant la mobilisation prévue demain. Une fourchette donnée par Bruno Retailleau ce matin. Et pour y faire face, le ministre des missionnaires de l'Intérieur a mobilisé 80 000 policiers, 24 blindés centaures et une dizaine d'engins lanceurs d'eau. Et puis une route sécurisée vers le sud de l'enclave palestinienne ouverte pour la population par Tzahal. 400 000 Gazaouis sont déjà partis.
650 000 autres sont en cours d'évacuation. Déclaration ce matin dans notre matinale du colonel Olivier Rafovic, porte-parole de l'armée israélienne, au lendemain du début de l'opération terrestre lancée à Gaza City.
Merci beaucoup Somaïa, on vous retrouve tout à l'heure à 11h30. On va donc revenir sur cette interview bouleversante, interview des parents de Philippines. Ils parlent ce matin chez nos confrères du Figaro et ils dénoncent cette société qui ne va pas. Vous voyez cette photo de Philippines, ça fend le cœur chaque fois qu'on voit cette photo. En tout cas moi, personnellement, ça me fend le cœur chaque fois qu'on voit cette photo. Écoutez ce qu'en disent les parents.
Elle avait émue la France entière. Un an après, la famille de Philippines témoigne dans le Figaro. Cet article est aussi pour remercier tous ces gens qui ont été bouleversés et choqués par ce qu'il s'est passé. La maire de Philippines évoque sa peine et sa détresse. Je n'ai pas avancé d'un pouce depuis un an, je suis à moitié morte. Philippines avait été tuée par un OQTF condamné pour viol en 2019. Il devait être renvoyé au Maroc, mais faute de réponse du pays, l'homme était arrivé au terme des 90 jours en centre de rétention administrative. Il avait alors été remis en liberté.
Cet individu n'aurait jamais dû se trouver sur son chemin, donc c'est encore plus révoltant.
La loi Merlex qui permettait l'allongement de la durée maximale de rétention pour les étrangers jugés dangereux a été censurée par le Conseil constitutionnel début août. L'abrogation de la loi Merlex m'a écœurée et anéantie. Comment des hommes et des femmes peuvent prendre le risque que nos jeunes soient assassinés ? Un an après, les parents de Philippines sont révoltés de la situation. Plus on avance, plus on voit de dysfonctionnements. Et quand on en parle les yeux dans les yeux, ce n'est jamais la faute de personne. Ceux qui ont failli à leur fonction n'ont pas eu un mot pour Philippines. Aucun n'a envoyé une gerbe sur sa tombe.
Cela montre à quel point ils ne se sentent ni coupables, ni responsables. La date du procès n'est pour leur pas connue.
A l'interview des parents, Madi Saïdi, qui dénoncent finalement cette société qui ne fonctionne pas. Et puis cette indifférence aussi. Parce que c'est intéressant aussi de savoir que personne ne les a appelés, que personne n'a envoyé de gerbe de fleurs sur sa tombe. Je le disais tout à l'heure, on a le sentiment qu'il n'y a rien qui va.
Oui, mais c'est terrible. C'est terrible parce que finalement, ces parents se retrouvent seuls face à leur deuil, seuls face à ce qui est arrivé à leur fille. Mais malheureusement, eux n'ont pas de responsabilité dans ça. Et la réalité, c'est que les politiques de notre pays ont failli. Et des Philippines, malheureusement, c'est terrible. Moi, quand je vois les images, elles ont l'air si gentilles, si innocentes, toujours souriantes. Et malheureusement, c'est toujours les personnes honnêtes, les personnes qui ne demandent rien à personne. Puisqu'en réalité, elle allait en cours, elle sortait de la fac, je crois, de mémoire.
Mais là où c'est terrible, c'est que finalement, ça n'a pas changé un an après. Où est-ce qu'on en est ?
On voit sa photo, là, quand vous en parlez. Cette photo, elle est terrible.
Elle est terrible, je n'arrive même pas à la regarder. Et malheureusement, je crois qu'il y en aura d'autres. C'est terrible de le dire comme ça, mais tant qu'on ne bougera pas, tant que les politiques n'auront pas conscience de leur responsabilité, parce que c'est ça, il y a une vraie responsabilité, on a laissé faire, on le sait tous. Et un an après, finalement, rien n'a changé, ni pour les parents de Philippines qui le disent, ni pour les Français de manière globale.
La seule chose qui change aujourd'hui, c'est que les parents osent prendre la parole. Et ça, c'est aussi les victimes, parce que c'est des victimes pour moi. Oui, absolument, c'est des victimes. Dans cette affaire, les victimes osent prendre la parole de plus en plus, ce qui n'était pas le cas avant. Pendant des années, les victimes se sont tues. Les victimes n'avaient pas le droit à la parole. Et là, quand on voit les parents qui prennent la parole un an après, il faut les écouter, il faut les entendre. Guillaume Bastel. Je vais rejoindre ce qui a été dit. C'est compliqué d'avoir autre chose que de la compassion. Mais pourquoi ça ne marche pas ?
Pourquoi vous entendez ces parents qui disent, on nous a laissés finalement, on nous a abandonnés ? Je vous dirais, pour une raison simple, c'est que, si je me remémore à peu près, il y a un an, si je ne dis pas, oui, ça fait un an à peu près. Grosso modo, qu'est-ce qui s'est passé ? Vous avez eu d'un côté une partie de la sphère politique qui a sauté sur l'affaire, pour des raisons qu'on comprend bien, parce que le profil de l'affaire est assez vendeur en matière de récupération. Ça veut dire qu'il y a eu une récupération politique ? Des deux côtés, si vous voulez. À la fois de ceux qui dénoncent l'incapacité de la France à renvoyer leurs EQTF dans les pays d'origine.
De l'autre côté, l'extrême-gauche qui se met là-dessus pour hurler à la récupération et dire que c'est abject de faire d'un fait... Donc pour vous, le Rassemblement National a récupéré l'affaire ? Puisque vous avez Laurent Jacobéli en face, c'est pour ça que je suis sur la Rassemblement National. Non, mais je n'ai pas dit spécifiquement Laurent Jacobéli. Non, mais pas lui, mais son parti. Osez aller au bout de ce que vous dites. Moi, j'ai une autre question à vous poser. Laurent Jacobéli.
Est-ce que vous ne pensez pas que quand une jeune fille qui n'a rien demandé à personne se fait tuer par quelqu'un qui ne devrait pas doublement être dans la rue, soit parce qu'il a violé il y a peu de temps et qu'il est sorti trop tôt de prison, soit parce qu'il est étranger, qu'il ne devrait pas être sur le sol français puisqu'il avait une OQTF contre lui, est-ce que vous ne pensez pas que ce sont les hommes politiques qui se taisent et qui ne réagissent pas, qui sont coupables ? Moi, je suis fier d'avoir réagi. Je suis fier d'avoir réagi pour dire notamment à cette famille non, vous n'êtes pas seul. Non, nous avons compris le problème.
Et moi, j'aimerais souligner avec quelle décence, avec quelle justesse des mots employés, cette famille décrit une réalité. Oui, il y a un meurtrier. C'est un Marocain, OQTF, violeur récidiviste qui n'aurait pas dû être en France. Déjà, rien que ça devrait tous nous choquer et dire que non, ça ne marche pas en France. La justice, le contrôle de l'immigration, le renvoi aux frontières ne fonctionnent pas. Deuxièmement, moi, je tiens à le dire, il y a des complices.
Tous ceux qui ferment les yeux sur l'immigration, tous ceux qui nous disent qu'il faut tout accepter, tous ceux qui protègent les étrangers des OQTF, tous ceux qui nous disent qu'il faut les excuser quand même parce qu'ils ont eu une vie difficile, tous ceux-là sont les complices de ce tueur. De même que tous ceux qui ne font pas appliquer la loi ont une part de responsabilité.
Et quand on est un homme politique, non seulement il faut décrire la réalité, il faut s'offusquer quand elle est choquante, mais il faut agir, renvoyer les OQTF chez eux, faire des peines de prison plus longues pour tous les individus dangereux, arrêter d'accepter toute la misère du monde car oui, il y a un lien entre immigration et insécurité. De ne pas vouloir le dire et de le cacher, c'est d'accepter de tels phénomènes. Et moi, je suis fier de faire partie d'un mouvement qui ose dire les choses. Est-ce que dire ça, c'est la récupération ? Je vous réponds simplement calmement, tranquillement. Je ne vous attaquais pas personnellement. Non, non, mais ce n'était pas lui personnellement.
On parle du parti. On ne parle pas de Laurent Jacobéli. Il n'y a pas de rassemblement à soi. Non, non, mais juste, Guillaume Bastel, est-ce que dire ce qu'a dit Laurent Jacobéli, c'est de la récupération ? Ou c'est simplement un état des lieux ? Je réponds simplement. Vous m'aviez posé une question sur le silence. Et c'est pour ça que je parlais de récupération. Évidemment qu'on est d'accord sur le fait qu'un OQTF, dès lors que l'OQTF a été décrété, n'a plus rien à faire sur le territoire. Et que les laissés-passés consulaires doivent être faits pour qu'ils puissent rentrer dans son pays. Là, il n'y a pas de débat. Est-ce qu'il y a eu une défaillance de l'État ? À deux niveaux.
L'OQTF n'a pas été appliqué. On est tous d'accord. Et le manque de contrôle a engendré ce problème. Est-ce que le dire, c'est de la récupération ? Ce n'est pas ça qu'il y a de la récupération. Le fait qu'il y ait de la récupération, selon moi, c'est le dénoncer très fortement pendant 15 jours et ensuite qu'il ne se passe plus rien. que les familles... Désolé, on n'est pas encore au pouvoir. Il ne se passera quelque chose. Mais nous, pour l'instant, on est dans l'opposition. Moi, je m'intéressais à la famille. Vous me dites... Oui, mais qu'est-ce que vous voulez ? L'accompagnement, ce n'est pas juste pendant 15 jours. L'accompagnement, ce n'est pas un parti politique de le faire. Excusez-moi.
Et puis on a agi, Jean-Marc. On a fait une proposition de loi qui est que les délinquants et criminels étrangers doivent être immédiatement expulsés dans leur pays d'origine avec un certain nombre de facilités pour le faire. Et on fait comment ? Excusez-moi, excusez-moi, mais tous les autres partis politiques ont voté contre. Donc il y a un moment... On ne peut pas mettre en place un appareil législatif pour essayer de protéger les Français contre l'ensemble des partis de la majorité. Donc oui, il y aura un changement politique, mais aujourd'hui, nous, on est force de proposition et force de réaction. Dès lors qu'on dépasse l'idéologie, la solution...
Mais c'était cette proposition de loi que vous n'avez pas votée. Mais... Pas vos collègues. Mais surtout, vous décrétez qu'un étranger sans papier est expulsable immédiatement. Très bien, dont on peut tous être d'accord. Mais concrètement, on fait comment après ? C'est-à-dire qu'une fois qu'on décide de l'expulser, c'est bien l'objet d'une OQTF ? Mais c'est ce que vous n'avez pas fait depuis des années, c'est de voir avec le pays en face et dire, c'est très simple, soit vous les reprenez, soit nos aides au développement s'arrêtent, soit les flux financiers de la diaspora qui est chez nous s'arrêtent, soit les visas donnés à vos concitoyens s'arrêtent. Nous avons des moyens de pression.
Et surtout que là, nous parlons du Maroc, qui fait partie des pays qui sont les plus à l'écoute de ce type de demande. Donc, honnêtement, la défaillance, elle est très claire. Un mot, Madi, et puis Ryan.
Est-ce qu'on peut dire que dénoncer, c'est de la récupération politique ? Non, pas du tout. Il faut dénoncer. Et je crois que chacun a sa responsabilité. Nous, en tant que citoyens et les élus aussi ont un rôle, c'est de dénoncer. Et ensuite, l'action, elle appartient au gouvernement, elle appartient à ceux qui nous gouvernent. D'ailleurs, les parents de Philippines disent bien qu'ils remercient tous ces gens qui ont été sympathiques, qui ont été sensibles à ce qui s'est passé. Mais dès l'heure où on dénonce, on ne peut pas dire que dès qu'on dénonce, c'est de la récupération. Comment on ne dit plus rien ? On ne fait plus rien.
Tout d'abord, avoir une pensée pour les parents de Philippines, déjà, dans un premier temps. Et ensuite, je pense que la trajectoire que vous avez prise, M. Vastel, je suis absolument contre cette trajectoire de parler de récupération pour une raison très simple. Parce que si c'était l'une de nos filles, je ne pense pas qu'on aurait réagi comme ça. Première chose. La deuxième, moi, je suis, pour ma part, profondément choqué de constater que cet individu avait été condamné, je crois, en 2021 pour un viol. Il a été condamné à 7 ans de prison.
Il en est ressorti au bout de 3. Incroyable. Au bout de 3. Il est ressorti en juin 2024, je crois, si j'ai bien regardé. Il avait été condamné pour le viol d'une étudiante dans une forêt du Val-d'Oise en 2019. Voilà, en 2019. Il en est ressorti, je crois, en juin 2024, je crois. Je ne comprends pas pourquoi il n'est pas resté en prison en attendant d'avoir le laissé-passer consulaire. Parce qu'un autre sujet, M. Vastel,
c'est que c'est bien beau de livrer des OQTF, en tout cas de décider d'une OQTF, mais encore faut-il que le pays d'origine délivre le laissé-passer consulaire. C'est exactement ce que je vous dis. Oui, oui, non, mais...
Le problème,
c'est le laissé-passer consulaire. Oui, oui, non, mais justement, c'est pour ça que je dis que sur ce sujet des OQTF,
sur cet individu comme sur d'autres, il faut renverser la table diplomatique sur ce sujet parce qu'on ne peut pas avoir constamment des OQTF qui ne peuvent pas être appliqués parce que soit nous n'avons pas de contacts ou soit nous n'avons pas de retours. Il faut renverser la table diplomatique sur ce sujet. Allez, un dernier mot, Laurent. Et la dernière faille, c'est qu'effectivement, il a fait moins de la moitié de sa peine, je crois, que le reste de l'exécution de la peine aurait permis, avec le Maroc, qui est un pays ami et qui travaille avec nous, d'obtenir le laissé-passer consulaire.
Donc, tout a failli dans cette histoire et le fait de l'avoir laissé en liberté, laissé dans les rues de France, donne une part de responsabilité à ceux qui ont pris ces décisions. Je voulais qu'on s'arrête ce matin également sur la prison de Vendin-le-Vieille. On en a beaucoup parlé de cette prison de haute sécurité qui a été mise en place. Si vous vous souvenez également, le 1er septembre, on avait évoqué le fait que 20 à 30 détenus de la prison de haute sécurité est entamée une grève de la faim. De nombreux incidents s'étaient également déroulés dans cet établissement.
Il y avait eu en particulier des tentatives d'inondations qui avaient été faites puisque les toilettes avaient été bouchées, l'eau avait coulée et puis c'était fait justement pour protester contre les conditions de détention. Hier, on a appris que les détenus avaient cessé leur grève de la faim. On est en direct avec Emmanuel Baudin, secrétaire général F.O. pénitentiaire. Bonjour, merci d'être en direct avec nous. Est-ce que ça veut dire que le calme et la tranquillité est revenu dans cette prison ? Oui, alors il y a encore un détenu qui fait la grève de la faim et il le fait coutumier. C'est un coutumier du fait. Il en fait régulièrement donc il n'y a pas d'inquiétude à voir.
Oui, moi j'avais dit à l'administration, on avait d'ailleurs écrit et communiqué pour dire qu'il ne fallait rien céder et qu'ils allaient, eux, céder avant nous. On les a mis sous cloche, le système fonctium, ils sont coupés du monde et on va réussir ainsi à pouvoir les empêcher de continuer leur trafic à l'extérieur. La bonne nouvelle, c'est que Condé-sur-Sardes va bientôt ouvrir. Le 15 octobre, on va réouvrir une aile et que le ministre Darmanin a annoncé qu'il souhaitait ouvrir d'autres établissements de ce type et je pense que c'est ce qu'on revendique depuis longtemps, ça va porter ses fruits. Ça veut dire également que la stratégie de la fermeté, ça a marché.
Fermeté face aux inondations qui étaient tentées, fermeté également face aux grèves de la faim, l'administration pénitentiaire n'a pas bougé et ça marche. Oui, oui, moi, le samedi matin où j'ai appris qu'ils avaient de nouveau inondé, j'ai appelé l'administration pénitentiaire, je leur dis, on coupe l'eau. Ce soir, on coupe l'eau, vous allez voir que ça va vite les calmer. C'est ce qu'on faisait à l'époque. Effectivement, ça les a vite calmés. On leur allait donner des bouteilles d'eau. Voilà, on sait gérer ce genre de choses. Donc, il ne faut pas céder, c'est à eux de céder.
Et l'objectif de ces prisons, c'est qu'à un moment donné, parce qu'ils peuvent quitter cet établissement s'ils veulent, la simple chose qu'ils ont à faire, c'est de collaborer avec la justice, c'est de devenir des repentis et donc de donner des éléments à la justice qui va nous permettre de casser des réseaux à l'extérieur et ils pourront quitter cet établissement. Je rappelle aussi, j'écoute beaucoup, ils ont des conditions de détention extrêmement confortables.
L'établissement, les cellules, ils sont seuls, ils ont des cellules toutes propres, ils ont un terrain de sport immense, ils ont une salle de musculation immense, enfin, tous que n'ont pas les détenus dans les maisons d'arrêt où ils sont trois, voire ils dorment sur des matelas au sol dans les cellules. Donc, ils ont des conditions de détention qui sont hyper confortables. Mais, c'est coupé du monde et il faut qu'on continue comme ça.
La seule faille qu'on peut avoir, c'est les avocats, c'est leur conseil qui, à mon avis, c'est le risque qu'on a et qu'aujourd'hui sur lequel on est un peu faiblard, on se rend compte que certains détenus passent énormément de temps jour et nuit au téléphone avec leurs avocats, ce qui est surprenant. Alors, c'est peut-être un peu tôt pour faire un premier bilan de cette prison, mais ça fait déjà quand même plusieurs semaines que c'est ouvert. Est-ce qu'au fond, aujourd'hui, vous diriez que c'était une bonne idée ? Oui, c'est l'idée que nous, on a revendiquée à l'époque pour les terroristes. On demandait la même chose quand on a eu les vagues de terrorisme.
On voulait faire des établissements spécifiques, éviter de mélanger ce type de détenus avec le tout venant, les détenus, ceux qui attaquent les fourgons, les violeurs. Il faut faire des établissements en fonction du profil des détenus, de leur dangerosité. C'était vrai pour les terroristes. Alors, aujourd'hui, on est dans une phase, à l'époque, c'est pas le choix qu'on avait fait. Là, sur la Crimorgue, il est important, effectivement, d'isoler ces détenus, de concentrer un maximum de moyens sur ces structures. C'est-à-dire qu'à côté, on va avoir des établissements beaucoup moins sécuritaires, avec beaucoup moins... Et on va davantage être tournés vers la réinsertion.
Et c'est la voie qu'il faut emprunter. C'est aujourd'hui ce que Darmanin, le ministre, je pense qu'il nous a écoutés, est en train de faire. Merci beaucoup, Emmanuel Baudin. Merci d'avoir été en direct avec nous. C'est intéressant, Laurent Jacobéli, de voir que la fermeté, ça marche, finalement. Oui, oui. On a essayé depuis 40 ans le laxisme, on a vu à quoi ça menait. Et si on essayait la fermeté, voilà une bonne idée. Maintenant, la fermeté, là, c'est l'exception qui confirme la règle. Moi, j'ai visité encore il y a quelques mois une prison à Toulouse. Et ce que j'ai vu m'a effaré. Une prison où on avait donné des cours de massage aux prisonniers.
D'autres ont eu des cours de poneys, pas dans la même prison. Certains... Et pas en même temps, non plus. Non, pas en même temps, non plus. C'est parce que ça fait que de masser un poney. Enfin, chacun analysera ça comme il le veut. Il y a des activités de loisirs. Excusez-moi, la prison n'est pas un lieu de détente. La prison est à la fois un lieu de rétention, ce qui veut dire qu'on isole un individu dangereux du reste de la société. C'est un lieu où on punit les gens. C'est-à-dire, ils ont commis un acte délictuel ou criminel et ils doivent donc purger une peine.
Et puis, c'est aussi un lieu de réinsertion, il faut le dire, on l'oublie souvent, pour préparer l'avenir et protéger à la fois l'individu et la société. Aujourd'hui, c'est devenu un centre de loisirs parfois où, quand ils ne sont pas contents de la nourriture, des horaires, etc., ils font grève. Non, c'est pas comme ça que ça marche. Donc, il faut redonner le pouvoir et l'autorité aux agents pénitentiaires. Malheureusement, il y a des directeurs de prison qui ont une autre vision, qui est une vision plus laxiste, je dirais plus de gauche. Mais là, la stratégie d'Armanin marche ? Vous pouvez le reconnaître ou vous avez mal au RN à reconnaître que d'Armanin ça marche ?
Non, non, mais quand ça marche... Nous, on a toujours été pour des centres de rétention spécialisés. Tant mieux si ça arrive. Ce que je regrette et ce que nous regrettons, c'est que ce sont des centres de rétention qui existaient déjà, qui ont été transformés et que donc le problème est décalé. C'était pour aller vite. Je le comprends bien, mais ça a fait des places de prison en moins au niveau national et c'est des dizaines de milliers de places de prison qu'il faut construire. Réad Chahibis, ça marche visiblement, la fermeté, ça marche et cette idée de faire des prisons de haute sécurité qui sont consacrées aux détenus les plus dangereux, ça marche ? Si on a des grèves comme ça
ou des révoltes, c'est que ça marche, heureusement d'ailleurs.
Il faut tenir aussi, vous avez vu, il faut tenir. C'est intéressant ce que nous a dit le syndicaliste, il nous a dit on a coupé l'eau, ils ont voulu inonder, on a coupé l'eau, ils ont fait des grèves de la faim, on leur a dit continuez et vous arrêterez, voilà, donc ça marche. Bravo.
La prison de haute sécurité, ça sert à mettre des individus sous haute sécurité. Maintenant, moi si j'étais eux, je remercierais plutôt d'être en France plutôt que d'être au Salvador.
C'est sûr, Guillaume Bastel. Oui, le sujet c'est quoi ? Est-ce que la prison c'est le Club Med ? Non, est-ce que la prison ça marche ? Est-ce que la prison et la fermeté ça marche ? Et est-ce que finalement cette prison de Vendin-le-Vieille qui a été contestée par certains au début en disant c'est pas une bonne idée, c'est pas bien, finalement ça perçoit que ça marche ? J'ai un vague souvenir parce qu'on en avait discuté et si ma mémoire est bonne, je vous avais dit mais testons un truc faisons conscience à Gérald Darmanin et qui est en train de les faire à la justice. Manifestement, j'avais peut-être pas tort pour une fois.
Moi ce qui m'interpelle là si vous voulez c'est d'un côté vous avez le représentant FO qui dit pour eux c'est presque le Club Med parce qu'ils sont tout seuls etc. Il n'a pas employé cette expression mais en tout cas il a dit que c'était des conditions de détention qui étaient plus favorables que dans les autres prisons qui est vrai non mais c'est vrai parce que quand on visite les prisons on s'aperçoit qu'il y a des cellules qui sont faites pour deux ou ils se retrouvent à quatre ou ils dorment par terre c'est assez terrible.
On est d'accord le respect de la personne humaine en prison c'est pas un luxe c'est vrai que c'est plus confortable ce que nous a dit le délégué c'est que c'est plus confortable que dans d'autres prisons. Oui, je ne doute pas que ça soit plus confortable en termes de vie en revanche disons-nous un truc quand même mais on peut être d'accord et d'ailleurs je suis plutôt en phase avec ça c'est que compte tenu de la dangerosité des personnes l'isolement auquel ils sont soumis peut être quand même peut heurter l'humain qui est derrière.
Alors vous allez me dire ah mais il faut je sais très bien ce que vous allez me dire pas une seconde alors je vous dis pas une seconde parce que une fois encore c'est pas quelqu'un qui a chapardé un bonbon dans une boulangerie parce qu'il avait faim on est d'accord ce sont des gens qui sont extrêmement dangereux il y a des vies humaines derrière le narcotrafic aujourd'hui est en train de préempter une partie de notre économie il est en train d'acheter un certain nombre de juges d'hommes politiques etc l'enjeu c'est que dans 10 ans on ne soit pas un narco-état donc je trouve que se lamenter sur l'isolement de ces personnes honnêtement n'est pas de bonne alloi je me l'avoue pas j'avais cru comprendre non mais franchement
j'essaie d'analyser pourquoi ils le font c'est tout c'est juste ça non mais il faut arrêter de les plaindre en fait mais vous m'avez entendu les plaintes non mais on a trop pris l'habitude en France je les plains pas j'analyse la vérité c'est que ce sont des privilégiés alors évidemment ils ne sont pas au Club Med on est d'accord parce qu'ils n'ont pas ils ne sont pas libres il faut qu'ils arrêtent de se plaindre mais la vérité vous parlez justement du Salvador mais pas besoin d'aller au Salvador traverser la Méditerranée les mecs qui sont dans une pièce 50 mètres carrés ils sont 150 debout ils dorment debout ou adossés sur un mur
ça devrait être un modèle il faut arrêter
évidemment ça c'est pas normal mais c'est juste pour vous dire qu'il faut arrêter de pleurer ils ne sont pas dans des conditions lamentables je ne pleure pas et après il ne faut pas oublier que ces gens là ce sont des criminels et des gens qu'on tue
c'est des gens qui je vous parle simplement par rapport aux prisons que M. Jacobelli a visitées où il y aurait des cours de massage et des cours de poney mais oui mais ça aussi ça existe
c'est pas qu'il y aurait ça a été reconnu c'est un scandale c'est des gens qui sont en prison pourquoi est-ce qu'on s'occupe de leur faire des loisirs ces mecs là ont une sanction ils doivent être en prison on va faire en sorte qu'ils puissent se réinsérer après néanmoins il faut arrêter en quoi est-ce que faire des massages ça les réinsère en quoi est-ce que faire des cours de poney ils vont être moins violents il faut arrêter à un moment
vous ne m'entendrez pas dire non plus que je suis pour les cours de massage ou les cours de poney ce que je vous dis c'est que le but de la prison il faut que la prison leur fière
il faut qu'ils se rappellent que là où ils sont c'est une punition aussi quand on est criminal c'est pas juste la réinsertion il faut qu'en sortant ils se disent là où j'étais je ne peux plus jamais remettre les pieds
parce que c'était chaud on va parler de politique on va parler de politique maintenant on va parler de Nicolas Dupont-Aignan qui était prisca on n'en parlait pas là politique répressive politique de justice menée par Gérald Darmanet effectivement on va parler de Nicolas Dupont-Aignan qui lui voudrait destituer le président voilà il trouve que ce serait une bonne idée de destituer le président de la république il a dit ce matin il était chez Sonia Mavro la dissolution et la démission elle le sait très bien ne dépendent que d'Emmanuel Macron
bien entendu
alors moi je pose une question très simple pourquoi les parlementaires ne lancent pas la destitution parce que la destitution c'est une arme qui est en leur possession parce qu'il y a un moment dans la vie quand la nation est en danger de mort parce qu'un naufrage c'est le danger de mort naufrage financier naufrage économique naufrage sécuritaire naufrage migratoire quand la nation est en danger de mort la responsabilité des parlementaires c'est pas d'obéir au petit calcul des partis parce qu'on est revenu sous la 4ème république
attendez je vais vous laisser poursuivre
c'est pas de revenir au petit calcul c'est de lancer la destitution qui est le seul moyen de forcer le président à partir Thomas Bonnet cette idée de destitution ça fait un petit moment mais c'est surtout chez LFI jusque là qu'on entendait c'est eux qui ont déposé la motion de destitution à l'Assemblée Nationale disons-le tout de suite ça n'a aucune chance d'aboutir il faudrait réunir une majorité à l'Assemblée une majorité au Sénat et il faudrait surtout c'est les deux tiers c'est ça ?
les deux tiers même il faudrait surtout démontrer qu'Emmanuel Macron a manqué à ses devoirs et qu'il y a une forme de trahison donc on n'est pas du tout dans ce cas de figure là si Emmanuel Macron quitte l'Elysée c'est parce qu'il aura décidé et comme il n'en a pas envie il ne partira pas de l'Elysée mais pourquoi Nicolas Dupont-Aignan avance sur cette idée ? c'est un coup c'est tout ? c'est un coup de coche ?
oui parce qu'il veut montrer que le problème vient de l'Elysée et de ce point de vue là on ne peut pas totalement dire qu'il a tort c'est-à-dire qu'effectivement Emmanuel Macron a aujourd'hui le point de blocage mais il ne partira pas il peut prononcer la dissolution ça lui appartient la démission aussi l'Assemblée Nationale elle n'aura pas son mot à dire dans cette affaire elle ne pourra pas le pousser à partir Laurent Jacobelli vous êtes contre une motion de destitution ?
mais c'est juste pas possible en fait moi on n'est pas là pour mentir aux Français on n'est pas là vous savez moi s'il faut déclarer que je souhaite que tous les Français demain gagnent à l'euro million je peux le faire mais ça n'a aucune chance d'arriver donc à un moment il faut dire la vérité aux Français oui il y a un problème dans ce pays il s'appelle Emmanuel Macron oui la sagesse voudrait dans la 5ème République qu'Emmanuel Macron s'en rende compte qu'il n'est soutenu par personne qu'il n'a plus de majorité il devrait de lui-même partir c'est pas le cas faire croire que 2 tiers des parlementaires votent pour la destitution c'est faux le Sénat est essentiellement LR LR est devenu Macron je vous interromps parce qu'il y a le patron du parti socialiste qui prend la parole et qui vient de sortir de sa réunion on y va en direct bon moment à expliquer au Premier ministre ce qu'il y avait nos intentions ce que nous portions vous avez pu constater ce matin dans un journal parisien que en fait les mesures que nous proposons pour la France et les Français sont plébiscitées qu'il s'agisse à la fois de chercher des économies dans les poches de celles et ceux qui ont les moyens de les offrir qu'il s'agisse aussi de rendre du pouvoir d'achat aux Françaises et aux Français et à la veille d'un grand mouvement social je crois que le message que nous devions porter ce matin c'était de dire que les Français doivent voir leur vie changer et pas simplement se retrouver avec une équation comme celle qu'on a connue précédemment avec François Bérou et nous avons évidemment plaidé le fait que avec le départ de François Bérou c'est toute la copie de François Bérou qui devait tomber maintenant le Premier ministre est resté très flou sur ses intentions il continue à consulter et nous n'avons pas à un moment où on se parle la moindre indication de ce qu'il ferait et donc nous restons évidemment très prudents sur ce qui pourrait se passer nous lui avons dit très clairement que si il était là pour refaire François Bérou les mêmes causes produiraient les mêmes effets et que nous censurerions dès l'entrée de son dès la discussion de politique générale pour faire clair donc pour l'instant nous ne savons rien nous avons simplement réaffirmé ce que nous portons et ce que nous portons pour les Françaises et les Français Qu'est-ce que vous a-t-il dit en matière de justice fiscale ?
Est-ce qu'il compte prendre de nouvelles mesures ? Vous a-t-il donné des indices sur ce sujet-là ?
Il n'a pas donné d'indice clair sur quelque sujet que ce soit il a dit qu'il consultait qu'il avait d'abord rencontré les partenaires sociaux qu'il allait continuer à consulter les partis politiques qui étaient prêts à le rencontrer et qu'à l'issue de ces rencontres il aurait certainement quelque chose à nous dire pour l'instant nous ne savons rien et donc je ne vais pas vous déclarer ici ni que nous avons trouvé un Premier ministre compréhensif ni qu'il était prêt à avancer sur quelque sujet que ce soit nous n'en savons rien nous avons réévoqué à la fois la question des retraites nous souhaitons vous le savez que nous en finissions avec la réforme borne nous avons évoqué la taxe Zuckman nous avons évoqué tous les sujets qui nous permettraient de redonner de l'oxygène à ce pays nous avons plaidé une relance de l'investissement nous avons plaidé là aussi le fait que les français notamment les plus modèles puissent voir leur poids d'achat augmenter dès à présent ce qui pour l'instant n'est pas sur la table à notre connaissance donc on verra bien ce qu'il répond à l'issue de ces consultations pour l'instant nous sommes restés sur notre faim et nous verrons bien ce qu'il a à nous dire dans les prochains jours si dans les prochains jours nous sommes réinvités à Matignon et évidemment nous reviendrons à Matignon parce que nous voulons savoir ce que le Premier ministre a à dire non seulement à nous mais aux français pour ne pas le faire tomber c'est tout ou rien ou par exemple il y a certains points si vous obtenez une victoire ça pourrait suffire à ne pas faire tomber ce matin le Premier ministre ce que Boris lui a dit dans cet entretien c'est que nous ne croyons pas à une forme de moyenne ou d'équidistance ce que nous croyons c'est qu'il y a des mesures qui sont très majoritaires dans le pays et je reviens à ce sondage qui a été publié ce matin c'est qu'il y a aujourd'hui une majorité très large y compris parmi les gens qui sont censés soutenir le bloc central pour la taxe de Zuckman pour finir avec la réforme Borne pour rendre du poids d'achat notamment à travers ce que nous avons proposé c'est à dire un taux différentiel de CSG qui rendrait du poids d'achat je rappelle que c'est 900 euros pour une maman qui élève seule ses enfants c'est 1500 euros pour un couple qui gagne 1920 euros par salarié donc vous voyez bien qu'il y a la matière à avancer pour les français maintenant on verra ce que le Premier ministre est prêt à entendre s'il n'est pas prêt à entendre nous le censurons s'il est prêt à reprendre ce que nous avons expliqué s'il est prêt à faire en sorte que nous sortions de l'état dépressif dans lequel François Béroud a fait rentrer le pays et bien là il y aura matière à discussion mais pour l'instant nous n'en savons rien donc à ce stade nous sommes simplement venus répéter ce que nous portons depuis notre campus de Blois il y a quelques semaines Estimez-vous comme Carole Delga qu'il faut je cite tout faire pour éviter la censure mais je ne vais pas commenter les uns et les autres nous ne cherchons pas la censure nous ne cherchons pas la dissolution nous ne cherchons pas la destitution nous cherchons à ce que les français soient entendus c'est très différent et donc s'ils sont entendus nous ne censurerons pas s'ils ne le sont pas nous censurerons Il appartient au Premier ministre de tout faire pour donner aux françaises et aux français le sentiment qu'il a compris qu'ils attendaient le changement il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale il y en a une dans le pays Olivier Faure l'a dit une écrasante majorité de françaises et de français
qui veulent la justice fiscale et la taxation des très hauts patrimoines une très large majorité de français qui veulent un soutien au pouvoir d'achat des hommes et des femmes qui travaillent qui n'ont que leur travail pour vivre un très fort soutien à la remise en question de la réforme injuste adoptée brutalement
de Mme Borne sur les retraites et cela est vrai quelles que soient les sensibilités politiques des français interrogés en réalité la responsabilité de la suite est moins entre nos mains qu'entre celle du Premier ministre
et c'est ce que nous lui avons dit en nous faisant les porte-parole des urgences sociales à la veille d'un mouvement qui va être important et qui devra être écouté par l'exécutif jusqu'à l'Élysée en nous faisant les porte-parole de celles et ceux pour lesquels il est de plus en plus difficile de vivre de son travail
de remplir son réfrigérateur de remplir son réservoir d'essence
et qui ont le sentiment qu'ils ne peuvent plus
Voilà les socialistes qui s'expriment à la sortie de cette réunion à Matignon Thomas Bonnet moi si je devais résumer ce qu'ils ont dit rien Oui alors je pense qu'il faut un peu décoder je vais essayer Alors allez-y décoder parce que moi j'ai retenu qu'Olivier Faure a répété 7 fois pour l'instant que ça vaut rien Oui Le discours qu'ils tiennent là n'est pas du tout le même qu'ils ont pu tenir lorsqu'ils ont été dans des consultations précédentes Donc là on sent qu'ils ont déjà amendé un petit peu leur position La durée de l'entretien ça a duré quand même près de 2 heures donc ça montre quand même qu'ils ont été à mon avis assez loin dans les discussions Simplement ils ne peuvent pas dire qu'un accord a été conclu parce qu'évidemment il y a encore des consultations à mener mais c'est la seule voie de passage pour Sébastien Lecornu donc soyons clairs il va y avoir un accord avec le parti socialiste Quelle est la nature de cet accord c'est encore trop tôt pour le dire mais il y aura vraisemblablement des concessions qui vont être faites pour que le parti socialiste ne censure pas Sébastien Lecornu Guillaume Vastel Oui Moi je vous avoue que je trouve intéressant d'avoir coup sur coup Nicolas Dupont-Aignan qui crée la destitution bon il peut crier mais ça montre simplement une chose c'est qu'il n'est pas prêt à gouverner manifestement et après le parti socialiste qui comme vous le disiez bon 2 heures d'entretien là on a écouté quoi près de 3 minutes ou 4 minutes c'est long quand il se dit rien quand même la seule chose que je retiens c'est qu'ils sont pro-Tax Zuckman alors c'est bien parce que ça montre qu'ils ne sont pas tout à fait prêts à avoir une économie structurée en France je renvoie vers Eric Coquerel et son interview lunaire sur les 100 milliards de patrimoine versus le chiffre d'affaires et le bénéfice où on confond tout bah là c'est pareil donc effectivement attendons de voir sur quoi l'accord a été trouvé si c'est sur la taxe Zuckman je m'inquiète un peu Laurent Jacobelli vous aussi vous lisez ça en disant il y a un accord qui est dans les tuyaux bien sûr parce que monsieur Lecornu est missionné pour rester pour durer pour s'accrocher à son siège et pour ça il va falloir qu'il accepte le diktat des socialistes et socialistes c'est 1,7% de suffrage à l'élection présidentielle le socialisme c'est le droit à la paresse c'est l'impôt c'est le laxisme judiciaire c'est l'immigration c'est je crois un des facteurs les plus déstabilisants pour notre économie et pourtant monsieur Lecornu qui vient des LR lui-même pour rester ministre est prêt à négocier avec ces gens qui ne représentent que 1,7% de l'opinion publique c'est ça aujourd'hui la Macronie un président dont plus personne ne veut qui nomme un premier ministre de droite pour faire une politique de gauche et donc il est temps face à cette embrouillamine de retourner aux urnes que les français décident s'ils veulent une politique de gauche de la taxe folle de l'immigration intensive qu'ils le disent je ne crois pas qu'ils feront ce choix là s'ils veulent autre chose qu'ils le disent mais qu'il y a enfin une majorité à l'Assemblée nationale pour avoir un gouvernement qui ressemble à quelque chose et non pas un Olivier Faure qui vient tout accepter et qui vient vendre son âme pour essayer de rester député le même je le rappelle qui veut mettre des drapeaux palestiniens devant toutes les mairies pour flatter l'électorat et les filles de sa circonscription un mot rapide ça vous inspire quoi ?
ça m'inspire tout simplement je vais mettre les pieds dans le plein je pense qu'on aurait mieux fait de dissoudre parce que de toute façon ce gouvernement je lui souhaite quand même
de tenir la barque mais on ne va pas se mentir ce gouvernement c'est même plus qu'un CDD on aurait mieux fait de dissoudre et enfin d'avoir une majorité stable parce qu'on ne peut pas fonctionner comme à l'allemande à chercher tout le temps des compromis entre gauche progressiste et droite ça ne peut pas marcher
il faut renvoyer les français aux urnes en tout cas cette réunion s'inscrit avant la journée de demain journée importante que celle du 18 septembre et journée crainte également puisqu'on parle d'une journée noire on parle de violence également avec des dizaines voire des centaines de Black Bloss qui pourraient déferler dans les villes écoutez ce qu'en disait Bruno Rotaillot ce matin
je m'attends à une mobilisation qui sera très très forte avec une journée hybride et ce qui en fait la difficulté hybride parce que on risque d'avoir tôt le matin dans la matinée des bloqueurs du sabotage des groupuscules d'ultra gauche qui veulent casser et qui sont des ultra violents et on risque d'avoir cette convergence des violents et puis ensuite il y aura les cortèges il y aura des milliers sans doute entre 5 et 8 000 ou 10 000 individus qui viendront pour la bagarre pour la casse animer du haine anti-flic et c'est ce qui sera compliqué à gérer Tanguy Hamon on a le sentiment qu'il y a une vraie crainte de la part du gouvernement Oui exactement plus on s'approche de cette date du 18 septembre plus on a peur on a entendu Bruno Rotaillot qui nous a indiqué que les ultra gauches les radicaux d'ultra gauche vont venir se greffer au black bloc 5 à 10 000 sur l'ensemble du territoire on a la crainte aussi que des lycéens viennent avec eux et dès que les jeunes sont dans la rue évidemment le risque est amplifié à Paris environ 500 black blocs et le même nombre d'ultra gauche de radicaux d'ultra gauche qui vont être ça va faire un millier d'individus violents avec la casse contre les bâtiments publics les banques le mobilier urbain si on peut donner un conseil aussi aux gens qui nous regardent évitez de stationner vos voitures à proximité des parcours des cortèges parce qu'on ne va pas savoir dans quel état vous allez les récupérer et évidemment le risque la haine anti-flics les forces de l'ordre qui vont être ciblées par les radicaux et les black blocs les forces de l'ordre qui sont 80 000 policiers et gendarmes sur l'ensemble du territoire à Paris on nous a dit qu'il y avait 16 unités de CRS et 25 escadrons de gendarmerie mobile ça fait entre 3500 et 4000 policiers et gendarmes spécifiquement dédiés au maintien de l'ordre ça risque de faire une journée très très tendue
c'est intéressant parce que vous parliez de la haine anti-flics et je voudrais vous montrer un tweet qui m'a choqué un tweet je ne sais pas si vous l'avez vu c'est celui de Bruno Gassiot vous savez qui a longtemps travaillé d'ailleurs sur Canal qui est humoriste je ne sais pas trop ce qu'il est regardez ce tweet et ce qu'il écrit alors c'est une image de policiers vous le voyez de policiers qui sont casqués et armés pour se défendre bien évidemment il écrit faites attention le 18 en manif le gouvernement attend des groupes radicaux qui viennent pour casser ils sont habillés de noir ont le visage masqué en montrant des policiers vous les reconnaîtrez facilement mais ce sera trop tard vous serez trop près à ce moment là c'est surréaliste Laurent Jacobili mais c'est terrible la gauche est rentrée donc la haine du flic est assumée par la gauche aujourd'hui la gauche tue la gauche est raciste voilà ce que nous dit en permanence pas la gauche la police tue la police est raciste voilà ce que nous dit en permanence la gauche et on voit là dans ce tweet qu'on stigmatise la police et si finalement la police était violente si la police était dangereuse est-ce que ça ne veut pas dire derrière qu'on légitime la défense mais ça veut dire que la violence est chez eux là avec ce tweet il nous explique que la violence est du côté des policiers mais évidemment c'est toujours la même rengaine on excuse les voyous et on condamne ceux qui protègent la république et encore heureux que nos policiers sont là parce que sinon notre république elle serait dans un sale état quand vous voyez Louis Boyard qui fait le tour des lycées pour chauffer à blanc les lycéens pour aller dans la rue rejoindre les Black Blocks c'est inquiétant mais il y a autre chose d'inquiétant c'est Bruno Retailleau qui nous semble être un prévisionniste alors il nous dit il y aura 10 000 Black Blocks bravo Bruno je pense qu'on aurait tous pu le dire en revanche qu'est-ce qu'il fait en tant que ministre de l'Intérieur est-ce que c'est Black Blocks il met des policiers non non mais Jean-Marc il faut faire autre chose il faut d'abord les empêcher d'arriver sur le lieu de la manifestation on connaît leur nom on sait qui ils sont et les assigner à résidence il faut dissoudre ça j'ai posé exactement la même question la semaine dernière et bien voilà il faut dissoudre les groupes près des Black Blocks des groupes antifa donc on sait très bien qu'il y a des passerelles entre les idéologies et la violence des Black Blocks c'est là qu'on attend aussi Bruno Retailleau parce que les constats c'est sympa mais il y a un moment il faut protéger les français Tom Abonné ça vous faisait réagir le tweet de Bruno Gassio qui montre des policiers en disant le danger est là parce qu'en plus on oublie quand même que la violence légitime dans notre république ce sont les policiers les gendarmes qui l'exercent donc en fait qu'ils puissent exercer la violence c'est tout à fait normal quand ils ont face à eux de la haine ce qui sera malheureusement probablement le cas demain on rappelle qu'ils se défendent en fait c'est pas de la violence gratuite ils se défendent et ils protègent souvent les biens également des français poster ce message après ce qu'on a vu à Reims après ce qu'on a vu à Tourcoing ces derniers jours mais c'est mettre de l'huile sur le feu c'est vraiment irresponsable moi vraiment je ne sais pas alors je ne suis pas juriste mais je me demande est-ce qu'on ne peut pas faire condamner les gens qui tiennent des propos appelant à la haine de la police il va dire que c'est l'humour je pense qu'il dira que c'est l'humour que c'est l'humour qui était sur notre antenne dimanche c'était pas de l'humour et il disait à peu près la même chose Rayef Chahibi ça vous choque ce tweet par exemple ?
complètement parce qu'en plus de ça en complément de ce que vous avez dit ça leur met une cible dans le dos alors qu'ils l'ont déjà ça la renforce parce qu'ils l'ont déjà la cible
c'est du délire de faire ce genre de tweet et par rapport aux déclarations du ministre de l'Intérieur alors visiblement s'il sait qu'il y a je crois qu'il a dit entre 10 et 15 000 je crois 5 et 10 000 si ils arrivent à les identifier pourquoi ne pas les neutraliser en un mot comme on fait alors je sais que la comparaison
sur les gilets jaunes comme on l'a fait sur les gilets jaunes comme ceux qui sont interdits de ce temps on sait qu'ils viennent pointer etc juste Anguille moi j'ai été surpris également ce matin j'ai eu le sentiment que l'estimation du nombre de participants simplement avait énormément augmenté en 24 heures c'est à dire qu'on nous parlait de 400 000 personnes là je vois des chiffres de 600 000 800 000
alors il faut savoir d'où viennent ces sources parce que c'est complètement possible que ce qu'on dit les sources proches du dossier ça puisse venir des syndicats les syndicats ont tout intérêt aussi à faire gonfler ces chiffres pour donner un allant l'envie des personnes de se mobiliser demain
Guillaume Bastel il ne faut pas s'inquiéter du chiffre qui grossit est-ce que vous vous inquiétez du chiffre qui grossit non je ne m'inquiète pas je dis juste c'est étonnant de voir grossir autant en 24 heures c'est à dire que l'estimation ça demande de pétition donc face à pétition pour le référendum que les dynamiques de masse c'est biologique et plus ça va vite quel est le risque pour la sécurité publique je ne crois pas que les black blocs vont casser des vitrines parce qu'on signe une pétition je vous faisais un parallèle sur l'effet de masse que plus ça grossit et après la dynamique s'enclenche sur la journée de demain la semaine dernière on avait à peu près discuté de la même chose Bruno Retailleau s'inquiétait des mouvements force est de constater que ça a été il y a évidemment eu des destructions mais ça a été plutôt circonscrit on s'y habitue c'est ce que vous voulez dire non c'est que ça a été circonscrit donc il s'est bien débrouillé plutôt pas mal la semaine dernière on est d'accord regardez les secteurs qui devraient être touchés demain par la mobilisation cette nouvelle journée de mobilisation devrait être plus suivie que celle du 10 septembre dernier dans le ferroviaire ce jeudi s'annonce noir à la SNCF 3 TER sur 5 rouleront certaines lignes du transilien comme la H la N la R ou la U seront fortement perturbées bonne nouvelle tout de même 90% des TGV sont maintenus idem du côté de la RATP seules les trois lignes automatiques du métro parisien devraient fonctionner normalement pour les autres le trafic sera assuré essentiellement aux heures de pointe il sera très limité sur 9 lignes dont la 2, la 3 ou encore la 12 mais aussi sur les RER, D et E toujours côté transport seul l'aérien a reporté sa grève au 7 octobre faute d'interlocuteurs au sein du gouvernement une centaine de contrôleurs aériens vont tout de même cesser leur activité dans l'éducation nationale les écoles, les collèges et les lycées vont également tourner au ralenti les principaux syndicats exigent l'abandon de toutes les mesures budgétaires prévues par les précédents gouvernements dans les maternelles et les écoles primaires un tiers des enseignants devrait être gréviste au niveau de la santé 98% des pharmacies déclarent vouloir fermer selon une estimation du syndicat USPO de nombreux cabinets de kiné devraient également garder porte close des répercussions sont également à prévoir dans les hôpitaux publics hors urgence enfin d'autres secteurs seront également concernés par cette journée de mobilisation parmi eux celui des VTC du gaz ou encore l'énergie dont les négociations salariales débutent hasard du calendrier le même jour voilà et on vivra ça en direct bien évidemment demain dans une édition spéciale de Morandini Live Thomas Bonnet qu'est-ce qu'ils veulent ?
parce que c'est toujours pareil en fait je posais la même question la semaine dernière parce que j'ai toujours du mal à comprendre quelle est la revendication principale ?
moi je me suis mis à la place du gouvernement en me disant quelle mesure je pourrais donner à ces manifestants qui calmeraient la colère en fait il n'y en a pas une il y a une vraie colère dans le pays ça c'est indéniable ça c'est clair il y a beaucoup de témoins qui le disent sur notre antenne notamment donc ça c'est un fait sur le pouvoir d'achat sur les problèmes d'argent etc mais là dans la manifestation de demain moi je ne suis pas certain de savoir exactement quel est le mot d'ordre parce que initialement ce que disait la CGT qui est l'un des syndicats quand même qui appelle à cette manifestation c'est on veut supprimer le budget Bayrou ça de facto c'est fait même Bayrou a été supprimé même les deux jours fériés la suppression des deux jours fériés Sébastien Lecornu est déjà revenu dessus donc en fait ça ça n'existe plus donc effectivement il y a aussi de ceux qui vont appeler à la démission d'Emmanuel Macron ça c'était déjà le cas le 10 septembre dernier donc effectivement il y a une convergence des luttes qui rend le sujet très difficile politiquement je veux dire pour un responsable politique apporter une réponse c'est pas simple Rayef Shaibi vous avez compris vous quelle était la revendication ?
c'est un ras-le-bol général je suis tout à fait d'accord ce que vous avez dit ça comment on le calme ce ras-le-bol ? en faisant quoi ? qu'est-ce qui peut les calmer ? c'est intéressant ce que disait Thomas Bonnet je me suis mis à la place du gouvernement pour dire quelle mesure je peux faire je sais pas moi non plus au pluriel sincèrement moi non plus au pluriel vous avez des idées ?
non mais quelle mesure au singulier vous pouvez pas puisque comme l'a dit Thomas c'est justement il y a une convergence des luttes vous pouvez pas répondre avec la même mesure aux pharmaciens et aux profs c'est bien logique donc c'est quelle mesure au pluriel mais pour ça malheureusement il faut attendre qu'Olivier Faure ait fini cette tractation pour garder son siège pour qu'ensuite on ait un gouvernement qui ensuite pourra discuter avec les partenaires sociaux et proposer des solutions secteur par secteur en revanche il y a peut-être un point sur lequel tout le monde s'accorde puisque même les pharmaciens in fine c'est le même sujet c'est effectivement le reste à vivre donc là la mesure forte pourrait être sur le pouvoir d'achat mais ça demande plus qu'une semaine de prise de pouvoir de Sébastien Lecornu pour la proposer il n'y a pas de martingale on va écouter quelques français Laurent Jacobili je vous donne la parole
je ne sais pas trop si les maîtresses de mes enfants vont faire grève demain donc je suis censée m'engager pour le boulot et du coup je ne sais pas encore qui fait grève qui fait pas grève donc je ne sais pas comment on va être la journée de demain moi je vais devoir poser ma journée pour pouvoir garder ma fille à la maison donc voilà on n'a pas le choix la maîtresse de ma fille faisant grève nous sommes obligés de la garder à la maison toute la journée demain très très très stressant pourquoi ? parce qu'on n'a pas de solution je n'ai pas de solution je comprends bien la grève il faut que les choses changent mais c'est pour nous on ne sait pas quoi faire
il faut que les choses changent dit cette dame et je crois que voilà c'est ce que pense tout le monde en fait oui oui je pense qu'elle a tout résumé en fait elle comprend ce mouvement général de ras le bol mais en même temps elle voit bien les conséquences pour sa vie quotidienne en fait moi je vois un point commun quand même entre toutes ces colères c'est que c'est toujours la même méthode oui on a un problème de gestion dans ce pays et du coup c'est ceux qui bossent qui vont devoir payer les pharmaciens sur leurs recettes ceux qui travaillent dur et qui effectivement et vous l'avez dit très justement à la fin du mois n'ont pas assez pour vivre je crois que c'est le point commun et ils demandent une autre politique alors ils le disent dans la rue puisque la démocratie n'est pas écoutée et que le président ne veut pas retourner aux urnes je pense qu'il faut l'entendre moi je préférerais un retour aux urnes pour que les français puissent s'exprimer j'ai très peur que leur message soit gâché tous autour d'un plateau en train de commenter le nombre de voitures brûlées et de policiers agressés or il y a un vrai message on en a marre d'être tondus on en a marre de payer pour tous ceux qui ne font rien ou que ceux qui viennent d'arriver on en a marre de payer pour la mauvaise gestion de nos dirigeants qu'on soit ouvriers salariés cadres pharmaciens chefs d'entreprise c'est intéressant parce que vous parlez des pharmaciens et les pharmaciens également sont mobilisés demain mais chacun a ses revendications alors écoutez quelles sont les revendications des pharmaciens qui également seront fermés demain pour la plupart puisqu'ils ont décidé de faire grève oui c'est de l'argent mais on a un peu du mal à comprendre pourquoi on leur enlève on regarde non très bien on a perdu le sujet en cours de route donc effectivement on peut vous répondre Jean-Marc pourquoi ils font grève parce qu'ils vont avoir des revenus qui vont baisser notamment sur les ristournes faites dans la distribution de médicaments génériques donc in fine on est toujours sur un problème de revenus sauf que pourquoi on change pourquoi on change pourquoi les pharmaciens elles ne se portent pas très bien les pharmaciens ne se portent pas très bien ah oui mais arrêtez il n'y a plus d'argent Jean-Marc il y a un problème de justice les pharmaciens il y a des années ont accepté de passer des médicaments originaux aux médicaments génériques on les a donc incités ils ont fait l'effort dans leur pharmacie dans leur gestion de stock dans leur rapport aux clients ils ont fait l'effort de le faire aujourd'hui on leur dit vous avez fait l'effort et ben finalement vous allez le payer enfin c'est inaudible bon on va vous expliquer
Laurent Jacobelli