"C'est la rencontre de ma vie": Anne Barrère, vice-présidente de la Fondation des hôpitaux de France, réagit à la mort de Bernadette Chirac
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Alors d'abord, je vais commencer par dire que pour moi, c'est une nouvelle très triste parce que nous avons travaillé ensemble pendant plus de 25 ans. Je ne l'ai pas vu ces derniers mois, mais je l'ai accompagné ces dernières années. Voilà, c'est quelqu'un qui a compté dans ma vie plus que ça. Moi, je dis que c'est même la rencontre de ma vie. Je l'ai rencontré en 94. Vous me faisiez allusion aux pièces jaunes. Je l'ai rencontré quand le professeur Grichelli, qui est lui-même disparu il y a quelques semaines, qui avait créé la fondation en 89 et nous avions ensemble créé l'opération pièces jaunes.
Et il était allé chercher Madame Chirac en 94, voilà, pour donner une grande dimension à la fondation des hôpitaux. Et elle est arrivée donc un an avant l'élection de son mari avec un projet, effectivement, vous l'avez souligné, qui était important, qui était les maisons des ados pour les jeunes filles et les jeunes gens en souffrance. Nous, on avait créé des maisons des parents, des chambres parents-enfants avec Claude Grichelli. Et elle, son combat, c'était les jeunes. Et donc, elle a repris tous ses combats en tant que présidente de la fondation des hôpitaux à partir de 94. Et je peux vous dire qu'elle n'a pas ménagé sa peine. Rien n'était assez important.
C'est avec elle qu'on a créé le train, pièces jaunes. Les pièces jaunes ont permis à Madame Chirac, d'abord, je pense que c'est ça qui l'a rendue extrêmement populaire, parce que les gens avaient une image d'elle, peut-être, un peu désuète, au côté élue de Corrèze, allant voir les personnes âgées, à laquelle elle s'est intéressée, puisqu'on a créé une opération pour les personnes âgées aussi en 96. Madame Chirac était de tous les combats, parce qu'elle connaissait les pensées, elle connaissait les souffrances. Son rôle d'élu en Corrèze lui avait appris beaucoup de choses.
Donc voilà, c'était une femme de cœur, comme dit le président, une femme engagée, mais aussi une élue, une femme politique et une femme moderne.