The Substance : Prix du Meilleur scénario à Cannes - C à vous la suite, l’intégrale - 05/11/2024
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Q.Jones est mort hier à 91 ans à Los Angeles. ... - A.-E.Lemoine: "C à vous" jusqu'à 21h avec Emilie, Mohamed, Bertrand et un souvenir d'une scène de cinéma aussi sensuelle que romantique qui a donné à sa sortie en 1990 de soudaines envies de glaise et de poterie au monde entier.
Un film devenu mythique qui a instantanément propulsé une jeune actrice d'à peine 30 ans à la coupe garçonne au rang de star internationale. L'une des femmes les plus puissantes d'Hollywood à l'affiche de blockbusters...
Elle est aussi l'une des plus secrètes et l'une des plus surprenantes, toujours là où on ne l'attend pas, à l'affiche du 2e film de la Française C.Fargeat. Elle y incarne une gloire de l'aérobic d'Hollywood dont la carrière décline et qui se procure une substance qui fera naître de ses entrailles une version d'elle de 30 ans de moins. ... - A.-E.Lemoine: "The Substance" est un film aussi gore que féministe, une charge saignante contre le sexisme à Hollywood, ovationné pendant 13 minutes à l'issue de sa projection à Cannes en compétition officielle, récompensé du prix du scénario.
C'est un écho au combat de D.Moore qui n'hésite pas à sortir de sa zone de confort, au point qu'elle ait accepté notre invitation. Enchantée de vous rencontrer.
Je vous présente Mohamed, Emilie et Bertrand. C'est votre place. On est ravis de vous accueillir à Paris et sur notre plateau.
On s'était délocalisés à Cannes en mai dans l'espoir de vous rencontrer. Ca ne s'était pas fait. Ce film nous avait soufflés par la puissance de ce qu'il dénonce, la course à la jeunesse qui rend fou.
On avait été épatés par votre performance remarquable. C'était la 1re fois qu'un de vos films était en compétition à Cannes. Ce prix, l'accueil de la presse, ça vous a confortée dans l'idée que vous aviez fait le bon choix en cassant totalement votre image et en prenant un risque important? - D.Moore: Merci!
C'est tout à fait vrai. C'est un défi et ça défie nos perceptions de la beauté, de la jeunesse, mais plus important encore, c'est la violence contre nous-mêmes. C'est un des messages les plus importants.
Il y a des circonstances. C'est une chose. C'est quelque chose de très humain, de voir à quel point on peut être dur avec soi-même, la manière dont on se parle à soi-même.
Le film parle de ça merveilleusement bien. - A.-E.Lemoine: Il y a du sang, beaucoup de sang, des aiguilles, des monstres.
On vous voit nue sur le sol. Vous vous tapez contre les murs. Il y a une scène fascinante où vous ne cessez de vous maquiller car vous ne vous trouvez jamais assez belle.
Vous avez tellement fait cette scène devant la caméra de C.Fargeat que vous en étiez presque à vous arracher la peau. - D.Moore: C'est vrai.
Ma peau était à vif, ce jour-là. Ce moment est un moment plein d'humanité. C'est très humain.
Il y a des moments où je regardais, où on essayait d'améliorer les choses. Il y a un moment où elle pense qu'elle peut sortir de la prison qu'elle s'est auto-imposée. Il y a une défaite par sa quête et ce qu'elle se reproche... - A.-E.Lemoine: J'ai 54 ans.
Vous fêterez le 11 novembre vos 62 ans. Vieillir, ça n'amuse personne, mais comment vous le vivez? On n'a pas les mêmes atouts, l'une et l'autre. - D.Moore: Je crois...
La manière dont je perçois les choses...
Oui, il y a des standards imposés par la société, mais il y a aussi la conscience collective que nous avons acceptée que des personnes d'un certain âge sont mises de côté. Si on veut vraiment apporter un changement, ça passe par la façon dont on se comporte. Quand on change de l'intérieur, lorsqu'on soutient ses valeurs, lorsqu'on voit notre beauté et qu'on apprécie tout ce que nous sommes, comment nous sommes, la société à l'extérieur changera aussi, mais il faut que ça commence par nous. - A.-E.Lemoine: Le regard d'Hollywood a pesé sur votre carrière.
On vous a reproché de ne plus avoir l'âge du rôle quand, à 40 ans, Vous osiez, blasphème, porter un bikini dans une scène du film "Charlie's Angels" et vous aviez presque le sentiment de ne plus être à votre place. - D.Moore: Quand j'avais 40 ans, j'avais l'impression qu'à cette époque, je n'étais pas adaptée à l'image d'une femme de 40 ans.
J'étais presque trop jeune pour jouer les rôles de mon âge, la façon dont j'apparaissais...
J'étais trop vieille pour être attirante pour une histoire d'amour. J'étais au milieu de nulle part, dans un no man's land. - E.Tran Nguyen: "The Substance" est un film furieusement féministe.
Toute votre carrière, vous avez imposé votre féminité en passant outre les conventions et les injonctions. Vous avez affiché vos grossesses à une époque où les actrices préféraient les cacher. Vous en avez même ri devant des millions de téléspectateurs. ...
Acclamations. - E.Tran Nguyen: Evidemment, C'était une doublure mais il y a un message très fort derrière ces cabrioles. 2 ans après avoir été la 1re actrice à poser nue et enceinte en 1991...
Cette couverture avait déchaîné les passions de façon tellement démesurée que certaines grandes enseignes américaines ont refusé à l'époque de distribuer le magazine. Etes-vous toujours aussi fière d'avoir posé comme ça? Comprenez-vous la polémique? - D.Moore: Tout à fait.
Je pense qu'il y a eu des moments où j'ai créé le changement pour les femmes, mais l'intention était vraiment de poser des questions...
Ce n'était pas juste une vérité pour moi. Mais c'était par rapport à des situations injustes. Dans ce cas, je n'ai pas compris quelle était la peur.
C'était une vraie réflexion sur ma situation en tant que femme enceinte. Je crois que j'étais plus à l'aise et que je me sentais plus belle que jamais auparavant. Cette photo a été réalisée à la fin du shooting pour moi. - M.Bouhafsi: Le féminisme a souvent été au coeur de vos engagements et de vos rôles.
L'année d'après, vous tournez "Des hommes d'honneur", dans lequel vous tenez tête à T.Cruise et à J.Nicholson. - D.Moore: Pour moi, c'était une scène très importante.
Aussi laid que ce moment puisse avoir été, c'était important de partager, de montrer ce à quoi une femme devait faire face. C'est drôle. Je n'ai pas vu cette scène depuis tellement longtemps...
C'est une scène extrêmement forte. - A.-E.Lemoine: J.Nicholson qui dit: "Et bientôt une femme présidente." Forcément, on pense à ce qui peut se passer demain avec l'élection de K.Harris. - D.Moore: Oui, s'il vous plaît! - A.-E.Lemoine: Vous avez voté par procuration.
Vous n'êtes pas abstentionniste. Vous avez soutenu K.Harris.
Une femme à la tête de la présidence des Etats-Unis...
En France, ce n'est pas arrivé. Ce serait quand même extraordinaire, aux Etats-Unis. - D.Moore: Ce serait extraordinaire.
Mais je pense que cela apporterait un changement énorme dans la représentation pour les jeunes femmes, de voir une femme à ce poste d'importance. Pour moi, c'est le plan humain. J'ai choisi quelqu'un que je pensais être un meilleur être humain pour représenter notre pays.
Je pense que j'adorerais qu'on soit à une époque où on n'ait plus besoin de créer une séparation entre les hommes et les femmes. Quand on en arrivera là, il n'y aura plus de problèmes. - M.Bouhafsi: Les années 90 vous consacrent comme une des plus grandes actrices à Hollywood.
En 93, vous donnez la réplique à R.Redford. En 1996, le rôle qui vous consacre comme l'actrice la plus puissante, une femme prête à tout pour récupérer la garde de sa fille, y compris à devenir strip-teaseuse. ...
Tout à l'heure, on voyait la une de "Vanity Fair". Avec un contrat de 12 millions, vous devenez la femme la mieux payée d'Hollywood. Les journalistes vous surnomment "Demi More", qu'on pourrait traduire par une "Demi toujours plus".
Vous réclamiez juste l'égalité salariale. - D.Moore: J'ai eu une réponse un peu punitive.
Voilà ce que j'ai reçu pour vouloir être l'actrice la mieux payée de Hollywood. N'importe quelle femme qui aurait été la première à qui cela arrive aurait fait face à beaucoup de défis, de controverses. Le fait que je jouais une strip-teaseuse, ça a permis les attaques.
On a voulu me faire honte et me diminuer, mais je ne pense pas que c'était personnel ou conscient. C'était une peur collective, de donner autant de pouvoir à une femme. - A.-E.Lemoine: Je suis désolée parce qu'on doit vous en parler tout le temps mais je n'aurais pas 2 fois dans ma vie l'occasion de vous poser directement ces questions.
J'en profite. "Ghost", la scène de la poterie...
Quand P.Swayze, torse nu, vient derrière vous pour vous aider à fabriquer ce qui finira par tomber parce que vous aurez mieux à faire...
C'est l'une des plus sensuelles et sexy que vous ayez tournées pour le cinéma? - D.Moore: Ce qui est magnifique, c'est que ça en dit tellement sans montrer beaucoup. - B.Chameroy: Cette scène est tellement culte qu'elle a été parodiée des dizaines de fois.
J'aurais pu vous proposer de rejouer la scène ce soir sur notre plateau, mais je préfère épargner ce moment gênant pour tout le monde. Je vais plutôt vous montrer une parodie européenne, dans l'espoir que vous ne l'ayez jamais vue. C'est une chaîne italienne qui a rejoué la scène au nom de l'amour du foot et de la Ligue des champions. ...
Hymne de la Ligue des champions. Vous la connaissiez? - D.Moore: Je n'ai jamais vu ça.
J'ai vu beaucoup de parodies avec des personnages très drôles. - B.Chameroy: Je ne pensais pas prononcer cette phrase, mais nous avons un point commun.
Nous avons un chihuahua tous les 2. Le mien est très mignon mais loin du niveau de notoriété du vôtre. Il a été à Roland-Garros.
Il a obtenu un badge VIP dans un festival du film la semaine dernière. Mon chien ne connaît que P.Cohen.
Le vôtre connaît Lady Gaga. Il a fait la une de la version canine de "Vogue". Il a un petit surnom, "Little Mouse".
Sur le tournage de "The Substance", qui a eu lieu en France, vous avez appris à le dire en français. - D.Moore: Petite souris.
C'était plus facile que de dire "Little Mouse". - A.-E.Lemoine: Vous avez appris d'autres mots en français? - D.Moore: C'était embarrassant.
J'ai honte de ne pas avoir appris plus de mots français, mais nous avons travaillé si dur...
J'ai passé 5 mois et demi ici. C'est dommage que je n'en aie pas appris plus. J'ai du sang français.
Donc c'est encore pire que mon français soit aussi mauvais. - A.-E.Lemoine: Rien du tout, même pas un gros mot? - D.Moore: Quelques-uns. - A.-E.Lemoine: Un petit "merde"...
C'est ce que dit quand on souhaite bonne chance à un film ou une pièce de théâtre. Vous pourrez dire "merde" à Coralie. - D.Moore: Merde.
Big shit. - A.-E.Lemoine: Merci d'avoir accepté notre invitation.
Merci à l'interprète. Cet entretien a été enregistré car vous êtes attendue à la Cinémathèque pour une masterclass avant l'avant-première ce soir à Paris et la sortie demain de "The Substance" en France. C'est interdit aux moins de 12 ans.
On le comprend, mais ça parlera à tous les adultes qui comprendront bien ce sur quoi on essaie de les alerter. C'est signé C.Fargeat.
C'est son 2e film. Elle a un avenir extraordinaire. C'est formidable que vous lui ayez fait confiance.
C'est un film d'auteur. Votre notoriété et votre talent lui ont beaucoup apporté. D'un autre côté, on reçoit un homme extraordinaire qui a signé le fameux "Le Tourbillon de la vie", mais tout de suite, c'est l'heure de "Jibé et Lucien en coulisses". - Aïe. - Fais gaffe. - Je ne vois pas où on est.
On est où? - On arrive sur le plateau. Parle moins fort. - On passe dans combien de temps? - Dès que Bertrand commence sa chronique sur le Salon du cheval.
Dans 10 minutes, je pense. - C'est stressant. - De quoi? - On va passer en direct devant 1 million de personnes. - Personne ne va nous voir.
Ils vont voir 2 abrutis dans un costume de cheval. - C'est pas mal, quand même. - Bonsoir.
Bah alors? Coucou, toi. C'est qui, ça?
Ca va? Qu'est-ce que tu fais là? Tu as faim?
Tu as faim ou pas? - J'ai la dalle. - Regarde ce qu'a papa.
Oh là là...
Qu'est-ce que c'est? C'est une carotte, une petite carotte. C'est bon, la carotte? - Viens, on se casse. - On ne peut pas se casser.
On a la chronique. - Tu veux un bisou? Un gros bisou?
Oh, la belle robe. Un gros bidon. Une grosse bedaine.
Attention, je passe derrière. Tu me laisses monter? Je monte.
Abaisse-toi. Voilà. Super.
Ouais! Tu te relèves. Viens, mon loulou.
N'aie pas peur. Viens, mon doudou. Je te laisse ici.
Tu seras mieux que dedans. A tout à l'heure, mon lapin. Bisous. - A.-E.Lemoine: C'est un artiste qui aime dire, comme J.Cocteau, qu'il touche à tout et que tout le touche.
Peintre, romancier, dramaturge, indissociable de la nouvelle vague de la chanson française, signant une centaine de trésors immortalisés, notamment par A.Karina et J.-P.Belmondo dans "Pierrot le Fou". - Ma ligne de chance, ta ligne de chance...
Qu'est-ce que t'en penses? - Quelle importance. C'est fou, ce que j'aime ta ligne de hanche. - A.-E.Lemoine: "La vie de Cocagne" ou "Le Tourbillon de la vie", devenu la BO de "Jules et Jim". - On s'est connus, on s'est reconnus.
On s'est retrouvés, on s'est réchauffés puis on s'est séparés. Chacun pour soi est reparti dans le tourbillon de la vie. Je l'ai revu un soir, ça fait déjà un fameux bail, ça fait déjà un fameux bail. - A.-E.Lemoine: A 96 ans, S.Rezvani aime la vie, qui le lui rend bien.
Un album qui réunit...
Son 1er livre a été salué hier par le prix Renaudot poche 60 ans après sa parution. - Le livre est donné comme l'un des favoris au prix Goncourt ou Renaudot. Il n'a pas été couronné aujourd'hui, mais S.Rezvani, auteur des "Années-lumière", poursuit son oeuvre dans la sérénité des hommes libres. - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Vous êtes aux côtés d'H.Noguerra. On est ravis de célébrer avec vous ce prix Renaudot qui s'est fait attendre. - S.Rezvani: Prix Renaudot poche.
J'ai été sélectionné au Renaudot il y a 100 ans et il se rattrape. - A.-E.Lemoine: Vous vous êtes lancé en littérature car R.Queneau et F.Truffaut vous y avait encouragé, mais c'était surtout pour plaire à votre épouse.
Si vous avez créé, c'était d'abord pour la séduire. - S.Rezvani: Absolument. - A.-E.Lemoine: Il y a 25 ans, vous avez écrit une lettre de groupie à Serge pour lui dire votre admiration pour lui. - H.Noguerra: J'avais lu "Le Testament amoureux" et j'avais écouté un disque qu'il a enregistré seul, sur lequel il chante des chansons à lui à la guitare.
C'est d'une liberté tellement incroyable...
Je pensais qu'il s'appelait "Fraisevanille". Je lui ai écrit. Je recevais des courriers.
J'envoyais mes disques. Je lui disais que je chantais et que je l'admirais. - A.-E.Lemoine: Vous vous souvenez de cette lettre d'Helena? - S.Rezvani: Oui et elle en a retrouvé une qu'elle m'a donnée récemment. - M.Bouhafsi: Votre 1re passion, c'est le dessin, la peinture, mais vous n'avez jamais voulu choisir entre tous les arts. - S.Rezvani a chanté, écrit, vécu l'expression multiple de sa solitude. - S.Rezvani: Je n'aime pas m'ennuyer, me répéter.
Toutes les grandes aventures de l'art ont été faites par ceux qui ont regardé aussi. C'est très important. - M.Bouhafsi: Vous détestez le mot "touche-à-tout".
Vous gardez en mémoire une phrase terrible "tu manges à tous les râteliers". Vous préférez le mot "pluridisciplinaire". - S.Rezvani: Pluri-indisciplinaire!
Pourquoi on le reprocherait à Léonard de Vinci. On a tous les talents en nous. - M.Bouhafsi: Ca vous parle d'entendre ces mots de Serge, Helena.
On retrouve cet éclectisme chez vous. Vous jouez la comédie, chantez, écrivez des livres...
Comme S.Rezvani, vous refusez de choisir. - H.Noguerra: Au départ, je ne sais pas pourquoi je suis attirée par cet écrivain, ce chanteur, ce monsieur.
Quand j'écris, je n'ai pas la conscience qu'il m'inspire mais aussi parce que je lui ressemble...
Il y a quelque chose qui m'a plu, qui m'a rassurée. C'est comme un grand frère. - S.Rezvani: Un grand-père... - H.Noguerra: Non! - A.-E.Lemoine: Votre vie est incroyable. de Truffaut, Godard ou P.Eluard.
A 15 ans et demi, vous sautez par-dessus le mur de la pension. Vous vous installez à Montparnasse et vous vivez de rien. Racontez-nous comment vous avez gravé vos 1res oeuvres tirées qui ont attiré l'oeil de P.Eluard. - S.Rezvani: Je me trouvais à Nice.
Je n'avais pas d'argent du tout. C'était la fin de la guerre...
On ne mangeait pas. J'étais avec C.Lanzmann.
On ne pouvait pas acheter ce qu'on voulait. A l'époque, il n'y avait pas de boîtes. C'était des petits cageots en bois où les gens mettaient leurs ordures.
J'ai pris des planches et j'ai gravé des profils de femmes. Quand je suis rentré à Paris, quelqu'un les a montrées à P.Eluard.
Il a dit: "Il faut absolument qu'on fasse un livre." Il m'a donné un de ses plus beaux poèmes. C'est le livre le plus rare de la poésie française.
Il a été tiré à 16 exemplaires. - A.-E.Lemoine: C'est le début d'une carrière de peintre que vous arrêtez à la fin des années 70 parce que le marché de l'art vous dégoûtait. - S.Rezvani: On dit Koons...
Mais non, il ne descend pas de Léonard de Vinci. C'est Walt Disney. Il faut remettre les choses...
J'ai fait un livre là-dessus. L'art contemporain, c'est trop compliqué pour en parler ici...
Ca a été inventé par les Américains, qui n'avaient pas de musée. Ils ont tué l'école de Paris dès qu'ils ont compris qu'ils pouvaient inventer l'art contemporain et enfin avoir des musées pour les classes montantes qui avaient besoin de culture. - A.-E.Lemoine: De la même façon, vous n'avez jamais voulu être un faiseur de questions.
Hors de question de devenir un professionnel en la matière. Vos chansons étaient un amusement que vous écriviez en dilettante? - S.Rezvani: Non.
C'était mon journal. Dès qu'il m'arrivait un événement, une chanson m'arrivait. Mais je ne connais pas la musique du tout. - A.-E.Lemoine: Vous n'avez jamais voulu apprendre à lire ou à écrire la musique. - S.Rezvani: J'ai commencé, j'ai pris une guitare, j'ai trouvé 2 accords... "Le Tourbillon de la vie", c'est 2 ou 3 accords. - P.Cohen: Vous n'êtes pas un faiseur de chansons, mais vous leur avez donné votre charme, à ces dizaines de chansons qui séduisent encore aujourd'hui la jeune génération.
H.Noguerra est là. V.Dedienne nous écoute, il vous adore.
Il vous a chanté l'an dernier dans un disque. On a vu une scène de "Pierrot le Fou", tout à l'heure. Il y avait une chanson formidable chantée par A.Karina. - A.Karina: Jamais je ne t'ai dit que je t'aimerai toujours, oh, mon amour...
Jamais tu ne m'as promis de m'adorer toute la vie. - P.Cohen: "Jamais je ne t'ai dit que je t'aimerai toujours"...
A.Karina...
Godard vous a dit: "Je veux pour mon film des chansons sublimes." "Le Tourbillon de la vie" lui avait tapé dans l'oreille. - S.Rezvani: Il est arrivé le matin à l'improviste et m'a dit qu'il voudrait avoir des chansons.
J'avais 2 ou 3 chansons sur mon magnétophone. "C'est celle-là!" Je lui ai dit qu'il était paresseux.
Il m'a dit que c'était exactement ce qu'il lui fallait. - P.Cohen: Il faut absolument réécouter toutes les chansons que vous avez écrites pour J.Moreau, qui sont formidables. - S.Rezvani: Je n'ai jamais écrit pour personne. - P.Cohen: Que J.Moreau a sublimées, effectivement.
Il y a bien sûr cette ritournelle de 63 qu'on n'oublie jamais. - J.Moreau: J'ai la mémoire qui flanche.
Je ne me souviens plus très bien quel pouvait être son prénom et quel était son nom. Il s'appelait, je l'appelais...
Comment l'appelait-on? Pourtant, c'est fou comment j'aimais l'appeler par son nom. - P.Cohen: C'est une chanson sur les amours multiples.
La femme essaie de se souvenir du nom de ses amants. On retient que c'est une chanson sur la mémoire qui s'évapore, qui disparaît. Ca vous a semblé prémonitoire.
Votre femme a perdu la mémoire 40 ans après. - S.Rezvani: La pire chose qui puisse arriver.
Il faut faire attention. Beaucoup de gens nous entendent...
Il y a malheureusement beaucoup de gens qui vivent avec quelqu'un qui a la maladie d'Alzheimer. Il faut faire très attention à ceux qui viennent aider. Beaucoup de gens profitent, comme si c'était un cadavre dans la forêt.
Ils viennent dévorer les gens. Il faut faire attention aux "aideurs". - A.-E.Lemoine: Dans l'un des 3 CD qui composent ce magnifique coffret collector, H.Noguerra, vous reprenez 5 chansons de Serge. ...
Ce soir, vous chantez "Le Tourbillon de la vie", accompagnée d'un guitariste. - H.Noguerra: Elle avait des bagues à chaque doigt, des tas de bracelets autour des poignets.
Et puis elle chantait avec une voix qui, sitôt, m'enjôla. Elle avait des yeux, des yeux d'opale qui me fascinaient, qui me fascinaient. Y avait l'ovale de son visage pâle de femme fatale qui me fut fatal, de femme fatale qui me fut fatal.
On s'est connus. On s'est reconnus. On s'est perdus de vue.
On s'est reperdus de vue. On s'est retrouvés. On s'est réchauffés.
Puis on s'est séparés. Chacun pour soi est reparti dans le tourbillon de la vie. Je l'ai revue un soir, aïe, aïe, aïe.
Ca fait déjà un fameux bail. Ca fait déjà un fameux bail. Au son des banjos, je l'ai reconnue.
Ce curieux sourire qui m'avait tant plu, sa voix si fatale, son beau visage pâle m'émurent plus que jamais. Je me suis soûlé en l'écoutant. L'alcool fait oublier le temps.
Je me suis réveillé en sentant des baisers sur mon front brûlant, des baisers sur mon front brûlant. On s'est connus. On s'est reconnus.
On s'est perdus de vue. On s'est reperdus de vue. On s'est retrouvés.
On s'est séparés. Puis on s'est réchauffés. Chacun pour soi est reparti dans le tourbillon de la vie.
Je l'ai revue un soir, ah là là. On a continué à tourner, tous les deux enlacés, tous les deux enlacés, tous les deux enlacés. - A.-E.Lemoine: C'est un magnifique coffret.
Cette chanson a changé votre vie. Pourtant, j'ai appris qu'à la Sacem, longtemps, elle a été attribuée à un autre que vous, cette mélodie! - S.Rezvani: Oui, S.Reggiani. - P.Cohen: Oui... - S.Rezvani: J'avais pris un pseudonyme! - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup à P.Eveno, parti plus vite qu'un tourbillon, mais qu'on remercie.
J'aime votre façon de calculer votre âge. Vous dites que vous avez 100 ans moins 4. Vous avez plein de projets? - S.Rezvani: Plein.
Je viens de terminer un roman. Je ne vais pas vous énumérer tous les projets...
J'en ai beaucoup. - A.-E.Lemoine: Parce que vous ne pensez qu'à l'avenir, Serge. - S.Rezvani: Je suis créatif.
Après, je jette derrière mon épaule et j'avance. - A.-E.Lemoine: Vous avez jeté 2 ou 3 trésors sublimes qu'on est très heureux... - S.Rezvani: Ils volent par eux-mêmes. - A.-E.Lemoine: Ils volent très bien.
C'est vraiment sublime. Je sais qu'Helena était très heureuse d'interpréter cette chanson. On est très heureux de vous avoir ce soir, Serge.
Il y a un peu de solennité, ce soir. Ce n'est pas tous les quatre matins. Vous restez avec nous?
On a d'autres sujets à vous soumettre. - S.Rezvani: Je croyais que j'allais partir... - A.-E.Lemoine: Pas tout de suite.
Il y a un dîner, tout ça... - M.Bouhafsi: Une histoire qui va vous surprendre.
Je pense qu'elle vous agacera, Helena. "Peanut", "noisette" en anglais, c'est devenu un sujet de la campagne électorale aux Etats-Unis. Le voici avec son maître qui dit l'avoir récupéré blessé dans la rue.
Il est tellement mignon qu'il est devenu une star sur Instagram. 760 000 followers le suivaient. Après des signalements pour détention d'animaux sauvages potentiellement porteurs de rage, il a été confisqué à son maître.
Son propriétaire a plaidé sa cause dans les médias, mais Peanut a été euthanasié. - M.Bouhafsi: L'épilogue triste a pris une tournure politique surréaliste.
A la veille de la présidentielle américaine, les trumpistes se sont emparés de l'affaire. E.Musk trouve dégueulasse que le gouvernement débarque chez vous et tue un animal.
D.Trump Jr, avec le même culot que son père, en a fait un emblème du laxisme des démocrates. - M.Bouhafsi: On en est là.
Un écureuil mort est instrumentalisé pour convaincre les indécis dans les dernières heures de la campagne de la présidentielle américaine. On se dit que c'est bien que ça se termine ce soir. Les députés français sont à l'heure américaine.
Les débats sur le budget leur font passer des nuits blanches. Aujourd'hui encore, à l'Assemblée, c'était le sujet pour les journalistes. On est allés leur changer un peu les idées.
On leur a demandé s'ils allaient être aussi accros que nous à la nuit électorale américaine. - On va les suivre cette nuit, notamment avec mon collègue R.Lescure.
Il nous a créé une petite boucle Telegram. - Je ne vais pas y passer toute la nuit, mais on verra ça et on verra demain matin, les tendances. Je ne suis pas sûre qu'on ait tous les résultats demain matin. - Je ne vais pas dormir. - Petite nuit? - Comme les autres, mais c'est une nuit très importante.
Merci. - M.Bouhafsi: L'autre question essentielle, c'est pour qui leur coeur balance.
Réponse parfois inattendue de nos députés. - Comment allez-vous? ... - Vous êtes plutôt D.Trump ou K.Harris? - J'ai dit très clairement que j'étais plutôt D.Trump. - K.Harris. - Même si elle n'est pas sur notre ligne politique, plutôt K.Harris.
C'est choisir entre la peste et le choléra. - Quel que soit le résultat, la situation va être inflammable. - Les Américains choisiront très bien. - M.Bouhafsi: Sur les 10 députés qu'on a rencontrés, le seul qui a répondu D.Trump, c'est E.Ciotti. - P.Cohen: J.Stein, c'est la candidate écologiste soutenue par d'autres, comme A.Caron.
Il y a une controverse. Elle peut faire perdre K.Harris si son score est trop important. - A.-E.Lemoine: Elle m'avait échappée. "C à vous" se met à l'heure armoricaine avec Bertrand dans un instant.
Mais nous avons une cheffe américaine qui va vous proposer un plat américain. Et par-dessus le marché, un humoriste américain qui s'appelle S.Marx.
Il vit en France depuis 20 ans. Voilà comment il se présente à chaque début de spectacle. - S.Marx: J'aime commencer avec la base.
Oui, je parle comme ça...
Oui, c'est mon vrai accent. C'est parce que je viens de Toulouse. Rires.
Non, je parle comme ça parce que je viens des Etats-Unis. Une personne, Merci...
Quel enthousiasme pour mon pays! Oui, je suis américain, mais ne vous inquiétez pas, je ne suis pas armé. Et je ne suis pas contre l'avortement.
Apparemment, je suis le dernier. - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Bienvenue. Nous sommes autour d'une spécialité venue de Nouvelle-Angleterre, préparée par C.Clarity, notre cheffe ce soir, directrice culinaire de l'agence extreme Miaaam!
C'est une crème de palourdes dans un hamburger. - C.Clarity: Oh...
C'est dans un joli pain au levain, toasté, beurré... - A.-E.Lemoine: Mais il faut quand même enlever les coques des palourdes.
On est bien, là! C'est une expression qui n'a pas d'équivalent en anglais. C'est le titre de votre 2e one-man-show.
Vous êtes bientôt en tournée dans toute la France. Le 25 avril, vous serez à La Cigale. Vous avez atterri par amour en France? - S.Marx: Oui.
J'ai suivi une Française. Elles sont très convaincantes. - A.-E.Lemoine: Et aussi pour la carte Vitale? - S.Marx: Evidemment.
On est bien, là, grâce à cette Assurance maladie, surtout par rapport aux Etats-Unis. C'est très cher, là-bas. On aime bien être ici. - A.-E.Lemoine: L'hôpital public a des difficultés mais soigne gratuitement... - S.Marx: Pour l'instant, ça va bien. - A.-E.Lemoine: On est assez fiers de notre système de santé français. - P.Cohen: Malgré votre accent, que vous situez entre J.Birkin et K.Lagerfeld... - S.Marx: Bourré, K.Lagerfeld.
Il faut préciser. - P.Cohen: Vous vous sentez français, au point d'adopter les expressions et les onomatopées typiquement françaises. - S.Marx: J'étais à New York et je rentrais en France.
J'étais à l'aéroport Charles-de-Gaulle devant un officier de l'immigration qui m'a demandé mon passeport français. Il était dans mon sac, mais ce sac était lourd. Quand je me suis penché pour attraper mon sac, j'ai dit chose la plus française que je n'ai jamais dite: "Allez, hop!" Rires.
Il m'a dit: "Allez-y, monsieur." - P.Cohen: C'est pour les expressions françaises.
Vous explorez Aussi les expressions régionales, les singularités régionales, comment on va le voir. Je pense que ça a été tourné dans le Nord. Vous explorez des insultes ch'tis. - S.Marx: Je peux vous poser des questions par rapport au Pays basque?
Il y a beaucoup de fêtes pendant l'été, c'est ça? J'ai demandé à quelqu'un d'ici ce qu'on fait pendant ces fêtes. Rires.
Il m'a dit: "On boit." J'ai une liste d'insultes ch'tis... "Espèce de babache".
J'ai aussi "boubourse". Ca veut dire quoi? - "DEMEURE". - S.Marx: OK! - P.Cohen: Vous avez un petit carnet pour chaque ville? - S.Marx: Avant de jouer dans chaque ville, je fais une recherche sur Internet et avec le régisseur du coin.
Je demande quelles expressions sont locales. Je demande au public. C'est vraiment improvisé.
C'est une liste que j'ai récoltée dans le train, en arrivant là-bas. Ca fait un ping-pong avec le public. Parfois, j'ai des réponses dingues. - A.-E.Lemoine: Quelle est l'expression qui vous a le plus sidéré, amusé ou intrigué? - S.Marx: Dans les régions? - A.-E.Lemoine: Où en France... - S.Marx: En Alsace, on dit "shnoutre", pour la morve.
J'adore. C'est vraiment une onomatopée. On dirait vraiment que ça coule du nez.
J'adore la France pour ça. On voyage une heure, ça change. Chaque région est très fière de ses expressions.
J'adore. - M.Bouhafsi: Quand vous retournez aux Etats-Unis, vous redevenez un Américain comme les autres.
Vous détectez très vite le Français qui n'est pas loin. - S.Marx: Est-ce qu'il y a des gens qui sont allés à New York?
Je sais...
Je vous ai vus, là-bas. On peut toujours identifier le touriste français à New York. Rires. "Putain..." "On est dans un film, quoi!" Quand il est à Central Park, c'est comme s'il était dans un safari. "Regarde, un écureuil!" "Il fouille dans la poubelle.
Prends une photo!" - M.Bouhafsi: Vous évoquez aussi notre plus grand défaut, sans doute, qu'on est tous nuls en anglais. - S.Marx: Ca va de mieux en mieux.
La nouvelle génération, avec Netflix et YouTube, commence à mieux parler anglais. Mais les Français ne sont pas les plus forts en Europe. - A.-E.Lemoine: C'est pour ça qu'en Suisse ou en Belgique, vous jouez en anglais... - S.Marx: Oui, des fois.
Je vais jouer dimanche à Luxembourg en anglais. - A.-E.Lemoine: En France, c'est impossible? - S.Marx: J'ai joué à Paris en anglais, mais en dehors de Paris, c'est moins évident.
Paris, c'est très international. Il y a des gens de partout du monde. C'est un peu plus facile.
Mais oui, je joue de plus en plus en anglais. - A.-E.Lemoine: Vous serez à Sanary le 17 janvier, à Lille le 21, à Dijon le 31...
D'ici là, l'Amérique aura un nouveau ou une nouvelle présidente. Vous avez déjà voté. - S.Marx: Oui, par correspondance. - A.-E.Lemoine: Pour K.Harris. - S.Marx: Je ne sais pas... - A.-E.Lemoine: Pardon, je pensais que c'était une information. - S.Marx: Je pense que c'est évident, avec la 1re blague.
Je ne suis pas forcément contre l'avortement...
C'est l'avis d'un New-Yorkais. - A.-E.Lemoine: K.Harris faisait face à son sosie dans le "Saturday Night Live". - A.-E.Lemoine: K.Harris a le soutien de tout Hollywood.
Elle peut l'emporter? Vous êtes, comme une partie de l'Amérique, en apnée? - S.Marx: Je suis évidemment en apnée.
C'est tellement serré...
On ne sait pas. Ce qui est intéressant, c'est qu'aux Etats-Unis, on voit à quel point l'image compte. Là, on voit qu'elle est sympa, qu'elle a un peu d'humour.
C'est important, aux Etats-Unis. En France, nos politiciens commencent à faire ce genre de choses, comme on l'a vu avec Macron et McFly et Carlito. - A.-E.Lemoine: Ils sont allés à l'Elysée, faire des roulades...
Ca a été très critiqué, d'ailleurs. - S.Marx: Evidemment.
C'est la France, justement. - A.-E.Lemoine: D.Trump, il y a mille blagues, mille late shows qui s'emparent et qui le font très bien, mais il y a un aspect de D.Trump qui n'est pas assez exploité, c'est qu'on ne dit pas assez qu'il a de la chance? - S.Marx: Il a de la chance!
Il est né dans une famille riche. On lui a tiré dessus récemment et ça a frôlé son oreille! C'est tellement proche...
Il est criminel et il risque d'être président. C'est incroyable, sa chance. - A.-E.Lemoine: Vous dites qu'il ne veut pas gagner des électeurs mais des followers. - S.Marx: Oui.
On a l'impression qu'ils ne jouent pas le même jeu, avec Kamala. J'ai l'impression que Kamala veut la présidence, lui, il veut juste plus de followers... - P.Cohen: Et surtout éviter d'aller en prison.
S'il n'est pas élu, il ira en prison. C'est une certitude. - S.Marx: Oui! - A.-E.Lemoine: On parle souvent d'une Amérique irréconciliable.
Vous avez ce sentiment? - S.Marx: De plus en plus, malheureusement.
Je parle avec mes amis là-bas. J'ai un ami qui habite dans le New Jersey. J'étais au téléphone avec lui.
Il était dans la rue. Il ne voulait pas dire "K.Harris" trop fort.
Il avait peur car il y avait des gens qui votaient D.Trump autour de lui. Il a chuchoté.
C'est incroyable. Ce n'était pas comme ça quand je vivais là-bas. - A.-E.Lemoine: Résultat, "On est bien là", en France, c'est le titre de votre spectacle.
Serge et Helena, merci de votre présence. Votre 1er livre a été enfin couronné du prix Renaudot du livre de poche. Il y a également ce livre merveilleux.
Merci à tous les trois d'avoir accepté notre invitation. Merci, C.Clarity.
Patrick a déjà tout mangé. - P.Cohen: Non... - A.-E.Lemoine: On termine avec Bertrand. - M.Bouhafsi: C'est bientôt le 4...
Le cas. - B.Chameroy: Bonsoir.
Nous sommes le 4 novembre. Edition spéciale car c'est le jour J. Le monde entier retient son souffle et nous sommes déjà en mesure de vous révéler qui a remporté l'élection. - Je vous propose de désigner F.Binet comme titulaire.
Je vous invite à voter. C'est adopté. - B.Chameroy: Elle a été élue au comité départemental des Hautes-Alpes.
C'était ce matin. Place à l'autre élection, celle qui persuade tous les journalistes français qu'ils sont "born in the USA". - Good morning! - Aïe! - Because le wokisme... - A Philadelphie, Philly, comme on dit... - Quand on regarde sur le Website de la campagne... - Ca représente un American dream. - The winner takes it all? - B.Chameroy: J.Arnaud est le seul journaliste à prononcer le mot "quiche lorraine" avec l'accent américain.
Il était censé couvrir l'élection pour "Télématin", mais depuis 2 jours, il en profite pour se "péter le bidou". - J'ai pris des bretzels. On va troquer les croissants contre des bretzels, des muffins et des cookies pour le petit-déjeuner à New York.
On s'est dit qu'on allait prendre un breakfast à New York, à Times Square. - B.Chameroy: Alors que pendant ce temps-là, d'autres donnent tout pour décrocher des scoops, comme sur LCI. - Petite anecdote...
K.Harris est rentrée à Washington. Nous venons de la voir. - B.Chameroy: Quoi?
En exclu? - Pas directement. Mais les 2 hélicoptères qui transportaient la vice-présidente venaient de passer au-dessus. - B.Chameroy: Toujours ça de pris.
Etre en direct des States, ça gonfle la confiance en soi. - A partir de 18h, ne prévoyez rien. Cuisinez à la maison, faites du café, amenez vos amis...
C'est la nuit américaine sur LCI. - B.Chameroy: Non, je fais ce que je veux.
Je regrette de ne pas habiter en province. C'est là-bas que se déroulera la soirée de l'année. ... - Quand on entend ça, on se dit que ce sont des professionnels du divertissement.
Ils savent faire. - B.Chameroy: La Provence n'a pas dit son dernier mot. - Vous promettez cette ambiance ce soir, à l'espace Philippe-Seguin jusqu'à 4h du matin? - Presque, avec des conférences qui vont se succéder, jazz band, chorale... - B.Chameroy: The place to be, c'est à l'espace Philippe-Seguin, ce soir.
On a eu droit à un décompte un peu trop bruyant, ce soir. - Voilà pour cette 1re américaine. - B.Chameroy: Mais les vainqueurs haut la main de la course au décompte se trouvent sur la 26. - Soit pour le candidat républicain, soit pour la candidate démocrate. - B.Chameroy: Le compteur a été dégainé à 22 heures 55 avant la nuit américaine.
Voici le décompte avant l'élection américaine de 2028. En tout cas, ça valait le coup de cramer la caisse...
Le son est de mauvaise qualité. - S'agissant des intentions de vote...
Le son est coupé. - B.Chameroy: Finalement, on n'est pas mal, en France.
Comme d'habitude, compétition de qui a envoyé le plus de journalistes aux Etats-Unis. - A scrutin exceptionnel, dispositif exceptionnel. Nous allons rejoindre dans quelques instants nos envoyés spéciaux... - B.Chameroy: 3 pour franceinfo.
Qui dit mieux? - On sera avec nos reporteurs... - B.Chameroy: 7 pour BFM.
Mais il y a plus fort. - Vous voyez sur cette carte toute notre équipe... - B.Chameroy: Il y a du monde, mais les photomatons, ça fait plus avis de recherche.
Je ne sais pas ce qu'on leur reproche...
Je taquine. C'est la jalousie qui parle à ma place. J'aurais aimé couvrir l'élection depuis l'Amérique, mais faute de budget...
Il en faut plus pour m'arrêter. Chose promise, chose due. On file à Morlaix pour suivre en direct l'élection armoricaine!
Dispositif exceptionnel. Nous avons dépêché un maximum d'envoyés spéciaux aux 4 coins de l'Armorique. Vous me recevez? - Bonjour, Bertrand.
Je suis actuellement sur le lieu de naissance du 46e président des Etats-Unis. - Nous nous trouvons à la frontière de l'Armorique. - Je suis au mont Rushmore armoricain. - B.Chameroy: On a une myriade d'envoyés spéciaux.
Merci. Comment les Armoricains se sentent-ils quelques heures du résultat? Réponse en anglais. ... - Je suis française...
Ca va peut-être poser problème. - Je ne parle pas anglais. - Qu'est-ce que vous me dites? - Pas du tout. - Vous ne pouvez pas me le dire en français? ...
Je n'ai pas très compris. ... - Je suis heureux parce que je suis pieds nus.
Je viens de nager. Elle parle en anglais. ... - No stress...
Un sentiment d'écoeurement. - No stressed for me, but I am stressed for the Americans. - D.Trump est déjà imbuvable.
Harris, ce n'est pas terrible, mais il faut ce qu'il faut. ...
Merci. - Tu as dit l'inverse! - B.Chameroy: Nous avons pu décrocher une interview exclusive du maire de Morlaix.
Il commence à poser une question en anglais. - Je vous arrête...
Vous parlez français ou breton? - Oui. On va faire l'interview en français, alors. - Quelles sont vos relations avec le maire de New York et celle de Los Angeles? - Ce sont de parfaits inconnus.
Si vous m'aviez parlé de maires de Bretagne, ce sont des amis très proches, mais là, vous dépassez le cercle de mes connaissances. - Vous êtes plutôt team D.Trump ou team K.Harris? - On est plutôt team Mayala Harris.
Son prénom Kamala vient de notre prénom local Maëla. On a cette attache particulière avec Maëla Harris. On la supporte avec tout notre coeur de Bretons.
Bonne chance pour les élections américaines. - B.Chameroy: Merci.
L'un de nos envoyés spéciaux se trouve avec un des fameux grands électeurs. - Tout à fait. Je suis avec John.
Vous êtes grand électeur. Vous mesurez combien? - 2,12 m. - C'est un inconvénient au quotidien? - Ca peut être handicapant, mais j'ai appris à vivre avec.
Je suis très fort au basket. - Voilà. C'était une interview exclusive d'un grand électeur des élections armoricaines.
C'est une première en France. - B.Chameroy: Merci.
Ca valait le coup de vous envoyer là-bas. Qui remportera cette élection armoricaine entre K.Harris et D.Trump?
Qui sortira gagnant du duel beurre doux/demi-sel? Le suspense est à son comble. Le résultat des analyses demain. - A.-E.Lemoine: Vous avez vraiment fait voter beurre doux ou beurre demi-sel?
Bravo! Merci à tous les trois. Merci, cheffe.
On va se quitter sur "Le Tourbillon de la vie", interprété par H.Noguerra. Si vous voulez bien tous vous tourner vers John, qui a un prénom un peu américain!
Merci de votre fidélité.
Xavier Bertrand