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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 29 septembre 2025 25 min

Ségolène Royal est l'invitée de "Tout est politique"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Nous recevons à présent Ségolen Royal. Bonsoir Ségolen Royal. Merci d'avoir accepté notre invitation.

Aussi ministre, ancienne candidate à l'élection présidentielle en 2007 face à Nicolas Sarkozy. 18 ans plus tard, c'est Golen Royal. L'ancien chef de l'État a été condamné, comme chacun le sait pour des faits relatifs à cette campagne hein, pour avoir laissé des proches aller solliciter des fonds libiens.

Est-ce que vous vous dites aujourd'hui et bien que finalement cette campagne, elle était d'une certaine manière tronquée ? En tout cas, le jugement le le dit, mais ce qui est plus grave, je je trouve, parce que c'est accablant tout ce que tout ce que l'on voit, ce qui est accablant, c'est pour le pour la démocratie et pour l'image que la France donne à l'international. Voyez, la France était un modèle de démocratie avec les lois en particulier sur le financement public des campagnes électorales et découvrir en effet qu'une tricherie financière avec de l'argent sale pour tronquer les résultats d'une élection présidentielle a été possible en France.

C'est ça qui est douloureux. Moi, je pense d'abord aux électeurs de Nicolas Sarkozy et bien sûr à tous les électeurs de des campagnes présidentielles parce que c'est dur, vous savez, de militer. Les gens, ils donnent beaucoup de leur temps, de leur énergie, de leur argent.

Donc quand il découvrent un tel scandale, c'est c'est lourd à porter pour un pays, pour une démocratie. Bien sûr, c'est c'est pas nouveau. C'est R vous dites quand les gens découvrent comme si c'était un phénomène nouveau, on a eu sous Jacques Chirac, on a eu beaucoup de phénomènes de cette nature concernant le financement des partis, la cassette mairie les toutes les choses qui ont pu se passer par bien sûr malheureusement mais au fur et à mesure cahier des croix OPS enfin ça remonte au déluge.

Oui, mais mais c'est pas parce qu'il y a une répétition que c'est une justification. Et là, je pense qu'on change de dimension à la fois par l'origine des fonds qui sont liés quand même à la promesse de relaxer un Abdallah Senusi qui est un terroriste qui a tué 170 personnes, c'est quand même pas rien et et surtout une campagne présidentielle. Et et mais ce qu'il faut rappeler je pense c'est que au fond l'intervention de la justice sauve la République aujourd'hui, sauve la démocratie parce que les gens peuvent se dire y compris, je vois les réactions dans dans à l'international, finalement il y a une corruption mais la justice a quand a eu quand même le courage de d'intervenir et de continuer ses investigations pendant plusieurs années et à tranché.

Et donc c'est d'une certaine façon la décision de justice qui sauve la réputation. de la démocratie française. Et vous trouvez pas que les la prison c'est peut-être superflue ?

Je vous ai entendu dire l'autre soir que vous trouviez ça triste. Oui, bien sûr. Euh est-ce que c'était sachant que de toute façon avec les recours et la suite où il faudra motiver cette le fait d'être en prison, est-ce que c'était vraiment nécessaire ?

Ça m'est difficile. Moi je peux pas commenter je peux juste faire un peu de droit et dire pourquoi comment est-ce que le tribunal a justifié cette décision. Mais en tant que en tant que responsable, juste, on va ouvrir le débat, on va ouvrir le débat juridique, mais en tant que responsable politique euh quand vous voyez un ancien chef de l'État, c'est une première dans l'histoire de la République hein, qui va qui va aller en prison.

Une deuxème, c'est une seconde parce qu'il a déjà été condamné une fois de la première. Oui, mais il va aller en prison. C'est la première fois qu'il va qu'un qu'un chef de l'État, qu'un ancien chef de l'État va aller en prison, va faire de la prison ferme.

Ça ça vous inspire quoi ? Est-ce que vous vous dites c'est normal ou est-ce que vous vous dites c'est beaucoup quand même, c'est cher payé ? Je dis que c'est c'est beaucoup mais en même temps c'est douloureux.

C'est c'est vrai que c'est pénible à parce que c'est derrière un chef d'état, il y a à la fois l'institution et l'homme. Là c'est l'homme qui est condamné, c'est pas l'institution. Mais malgré tout ça ça influence sur le discrédit jeté sur l'institution.

Parce qu'on se dit si en étant ministre de l'intérieur et ensuite en accédant responsabilité, on peut continuer et se prêter à une association de malfaiteurs, c'est quand même douloureux pour la pour la démocratie française. C'est très fragile. Vous avez une démocratie, c'est entre les mains du peuple.

Et donc par rapport mais en même temps, il y a une un argumentaire du de la présidente du du tribunal. Il y a eu quand même plus d'une centaine de magistrats. Il y a eu des policiers qui ont fait les investigations.

Je dis ça par rapport aux attaques insupportables et inadmissibles qui ont eu lieu contre l'autorité judiciaire. C'est quand même plusieurs dizaines de de magistrats professionnels et de policiers qui ont parachevé et qui ont mené ces investigations. Et donc ce que ce que dit la le le jugement, c'est que il y a il y a l'application de la loi.

Vous savez que quatre condamnations quatre condamnations sur 5 à des peines de prison 5 ans d'association sont applicables immédiatement. ou justement dans le cas de dans le cas d'association de malfaiteurs, c'est applicable souvent parce qu'il s'agit de repris de justice, de trafiquants, de stupéfiant, c'estàd gens qui sont des des dangers publics si j'ose dire et des récidivistes et qui peuvent être des dangers pour le entourage. Alors que là, il s'agit pas de ça.

C'est pour ça que on peut s'interroger d'ailleurs même Emmanuel Macron s'interroge sur cette notion d'exécution provisoire quand il s'agit de gens qui ne sont pas dangereux pour la société. C'est Nicolas Sarkozi va pas recommencer euh surtout qu'on sait pas exactement ce qu'il a fait. Euh donc est-ce que là il y a pas quelque chose à revoir aussi bien dans le cas de Marine Le Pen d'ailleurs euh qui risque de ne pas pouvoir être candidate à cause de ça que dans le cas de Nicolas Sarkozy ?

Que je pense que l'opinion publique supporterait très mal que l'on révise des lois parce que ce sont des puissants qui sont condamnés. Si on leur explique dans le cas de Marine Le Pen et aussi a une QPC mais la loi la loi est votée la loi a été votée justement par ceux-là même qui la conteste aujourd'hui puisqu'elle a été votée en 2019 et ce que dit le tribunal dans son argumentaire c'est la menace à l'ordre public mais la menace à l'ordre public c'est pas seulement la violence physique. Non, c'est que les gens trouvent ça tellement injuste par exemple qu'il y a un soulèvement ou qu'il y a un certain nombre de choses.

Mais dans le cas de Marine Le Pen, c'est pas l'ordre public. Il y a aussi une menace à l'ordre public au sens où il y a une menace sur la crédibilité des institutions. C'est-à-dire l'idée que euh finalement avec une succession de condamnation, cette condamnation pourrait ne jamais être efficiente puisque tous les tous les moyens de recours sont utilisés par la défense.

C'est leur droit. Mais vous voyez même la contestation de la compétence du tribunal, ensuite l'appel, ensuite la cassation, ensuite la le recours dans la cour de justice européenne. Donc à chaque élément de procédure, il y a les 4 degrés de juridiction qui sont sollicités.

Marine Le Pen a fait pareil. C'est pour ça d'ailleurs que ça dure si longtemps. On dit que la justice est lente.

Non, c'est parce que la défense utilise tous les voyens, y compris quand elle sait que ça n'a aucune chance d'être jugée en ce sens. c'est-à-dire y compris dans la contestation de la compétence du tribunal ou dans la contestation du fondement juridique de tel ou tel acte de procédure. Et donc c'est ça je pense que le tribunal a voulu dire, c'est que si on a encore le sentiment que ou la certitude que la sanction ne sera jamais appliquée alors que les faits sont gravissimes par rapport au fonctionnement des institutions, alors ça crée un trouble à l'ordre public au sens où ça crée un trouble sur la confiance que les citoyens peuvent avoir à l'égard du fonctionnement de leurs institutions.

C'est ça que ça veut dire. Vous considerez que c'est pas nécessaire de remettre le nez si j'ose dire là-dedans. Parce que pour le coup, si Marine Le Pen était interdite de se présenter, le troupe qui pourrait y avoir dans la dans la société vu les sondages et les scores dont elle est créé, ça pourrait éventuellement poser un problème aussi.

Mais c'est pas la loi qu'il faut changer, c'est le comportement des responsables politiques. Si les responsables politiques se comportent correctement et s'il s'ils respectent les lois et s'ils ne font pas et s'ils ne sont pas corrompus, ils n'auront pas l'application de cette loi. Je précise, cela dit que dès le premier jour d'incarcération, Nicolas Sarkozy peut faire appel et fera mais dès le premier jour, c'estàdire donc ça peut ça s'achever aussi rapidement.

Qu'est-ce que vous pensez de du du flot de critique qui s'est abattu sur cette décision de de justice depuis depuis la semaine dernière ? Nicolas Sarkozy lui-même ce weekend dans le journal du dimanche a estimé que les limites de l'état de droit avaient été franchis. Henry Genau, ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkoziier est même allé jusqu'à dénoncer un coup d'état judiciaire.

Je pense que c'est sans fondement quoi. C'est c'est assez grave de la part de ceux qui ont justement violé la loi de prétendre parce que parce que la loi leur a été appliquée de prétendre que cette décision est est hors la loi. OK ?

Voyez, c'est un renfor c'est un retournement de situation mais bon je mets ça sur le dos aussi de l'émotion et puis c'est c'est leur façon de se défendre. Donc ça, ils ont le droit de se défendre mais je pense que il faut faire attention à ne pas mettre en cause l'autorité judiciaire parce que c'est un des piliers hein de notre démocratie. Il y a l'indépendance déjà l'indépendance de de l'autorité parlementaire c'est la séparation des pouvoirs déjà en ce qui concerne le parlement est quand même très limite.

Donc si l'autorité judiciaire est en plus contestée, on bascule dans un autre modèle de société. Mais c'est déjà le cas, j'ai envie de vous dire. On l'a vu avec la condamnation de Marine Le Pen qui évoquait Nathalie à l'instant.

On a l'impression que désormais quand il y a un politique qui est qui est condamné, les juges sont accusés de prendre des décisions politiques, il y a une contestation de la de la décision. On est sur une pente là inquiétante pour vous. Bien sûr, c'est extrêmement grave et d'ailleurs Emmanuel Macron a a réagi pour rappeler la Il y a eu d'autres temps.

Il y a eu effectivement un communiqué première partie où il considère que c'est absolument honteux de s'en prendre au magist. Oui et en plus c'est pas juste mais dans un second temps il y a quand même une toute petite phrase à la fin qui est de dire qu'il est temps de éventuellement de réfléchir sur les modalités de recours d'appel ce qui laisse entendre que voilà mais simplement parce que les avocats par exemple les avocats par que des si on modifie la loi parce que ce sont des puissants et des politiques qui sont condamnés mais pour l'opinion publique c'est c'est catastrophique que les politiques se comportent correctement et ils ne seront pas regardez par exemple François Baot dans les emplois fictifs du modène on le juge considéré que il n'était pas au courant. Il aurait pu considérer qu'il était au courant et qu'il couvrait.

Voilà, c'est les éléments du dossier. Ça c'est facile. Souvent les gens parlent sans avoir lu le dossier, sans avoir lu les considérants de et les justifications qui sont apportées pour les condamnations.

Donc forcément, on se laisse influencer par les premiers qui parlent. Les premiers qui parlent, c'est les avocats de la défense. Donc les premiers qui parlent, bah ils défendent leurs clients.

Mais je pense qu'il faut que ça calmer les choses et bien regarder les l'argumentation parce que on n pas le droit de saper la confiance que les citoyens accordent à la justice de leur pays. C'est quelque chose de crucial. On parle un peu de politique.

Sébastien Lecornu, comment vous jugez ces golen royal les premiers pas à Matignon du nouveau premier ministre ? Il y a des premiers pas. Ils sont tout petits ces premiers pas.

On va voir. De toute façon, faut toujours penser que les choses vont aller dans le dans le bon sens. Et quel est le bon sens ?

Ce qui frappant, c'est qu'il y a pas de gouvernement. Vous avez remarqué ? Et que c'est l'indifférence générale.

C'est l'indifférence générale. Vous avez le sentiment que les Français se se moquent de ne pas avoir de gouvernement. Mais c'est l'indifférence générale, c'est il y a pas de gouvernement, ça veut dire deux choses.

Ça veut dire que premièrement euh plus grand-chose ne se passe. C'est-à-dire qu'il y a un certain nombre de de dégradation dans un certain nombre de domaines et de problèmes qui ne sont pas réglés. On parla à l'instant, regardez des des l'auto-école.

C'est c'est grave c'est grave ce qui se passe sur les permis de conduire pour les jeunes. Je voyais aussi un hôpital qui faisait un appel à à la à la charité publique pour pouvoir euh réouvrir des lits. C'est quand même grave.

Je voyais qu'il m'ont manquait des milliers d'enseignants à la rentrée scolaire. Donc la politique, c'est d'abord bien faire fonctionner ce qui existe. Ça c'est très important.

C'est l'essentiel de l'essentiel. Il a promis euh la rupture à son arrivée euh Sébastien Lecornus sur la forme et et sur le fond notamment euh dans les les compromis et les discussions qu'il a promis de mener avec les les oppositions. Pour l'instant avec le Parti socialiste, le compte n'y est pas.

C'est ce qu'a redit ce matin Olivier Fort. l'écoute, vous réagissez après. Si rien ne change, et bien le résultat est déjà connu.

Il y aura une censure et donc ce gouvernement tombera et il y aura vraisemblablement une dissolution à laquelle nous sommes prêts. Moi, je voudrais la copie complète. Pour l'instant, on a bien compris ce qu'il ne voulait pas.

On n pas très bien compris ce qu'il était prêt à faire. Et donc ce que je veux vendredi, c'est de savoir exactement ce qu'il sera demandé aux Françaises et aux Français et que quel sera le rendement euh que de toutes les mesures qu'il entend présenter face au nôtre. Vendredi donc c'est le jour où Olivier Fort sera reçu à Matignon par Sébastien Lecnu.

Qu'est-ce que vous lui dites ? Il a raison de mettre autant la pression sur prémis. Oui, il a raison.

Il est en phase avec ce que pensent les Français en fait parce que le débat c'est en face. aussi il y a aussi un désir de stabilité chez les Français qui est assez quand vous dites que tout à l'heure qu'il faut qu'il y ait une plus qu'une continuité de l'État mais que les choses continuent à marcher, on peut se dire que si on a vu une dissolution supplémentaire ça resterait de repartir dans des élections dans une majorité dont on n'est même pas sûr qu'elle serait plus confortable. Est-ce que finalement le Parti socialiste ne devrait pas faire un petit effort supplémentaire et peut-être Sébastien le Corné aussi pour s'entendre parce qu'on a l'impression qu'Olivier force s radicalisé dans ses demandes depuis quelques jours.

Je crois qu' au centre il y a Oui, bien sûr qu'il faudrait s'entendre qu'il faudrait trouver une solution pour donner un signal fort d'une d'une justice dans la dans la présentation de ce de ce budget. Et voyez, si le débat sur le sur la taxe sur les plus riches est né, pourquoi est-ce qu'il est né ce débat ? C'est parce que les coûts qui ont été portés aux catégories moyennes et aux catégories populaires ont été très très violents.

La réforme des retraites, les deux jours férier non payé, les reculs des services publics et donc les catégories moyennes et moyennes supérieures qui sont en déclin à cause justement de ces mauvaises décisions et les catégories populaires. À un moment se sont dit mais il y a quand même un problème par rapport à la justice fiscale. il y aurait pas eu cette violence sociale.

Sans doute que le cette thématique de l'impôt sur les plus riches n'aurait pas émergé et d'ailleurs le MEDF aurait dû être en premier à s'opposer à la réforme des retraites. Et la mécanique, elle a été aussi encouragée par un certain nombre de discours politiques, c'est-à-dire c'est pas bah les discours politiques. Par exemple, à gauche, je parle pas du Parti socialiste, mais un certain nombre de des autres des co, comment dire, de ceux qui travaillent avec le Parti socialiste, le le faire payer les riches, la faute des riches, c'est monté.

Mais si aujourd'hui vous trouviez dans le fameux compte de Sébastien le Cornu un impôt qui ne serait pas que symbolique et qui s'attaquerait effectivement au haut revenus ou au moyen haut ou au patrimoine ? pas au moyen en c'est au très haut revenu au trèshaut mais pas en en ayant une fourchette qui ne concerne pas que 16000 ou 160000 ou 200000 personnes. Est-ce que là vous vous diriez il faut un effort ça vaut le coup d'essayer ou est-ce que vous avez été refroidi comme le parti socialiste par le fameux contrat qui avait été passé avec François Bairou dont les socialistes considèrent aujourd'hui que sur le papier le compte n'est pas bon.

Déjà François, il avait menti sur le contrat sur les retraites puisqu'il avait dit qu'il remettrait sur le chantier les retraites et en fait il a remis au conclé. C'était non oui mais enfin ils sont quand même d'accord avec le MDEF donc c'était juste un habillage et une tentative pour pour gagner du temps. Donc là la question elle est elle est c'est la question de la justice dans la répartition des efforts mais c'est une question centrale de cohésion nationale.

C'est une question même constitutionnelle. Oui, mais est-ce que vous par exemple vous seriez prêt à dire l'assurance chômage, ils se sont arrêtés ? Euh, s'il y a une contribution qui est plus que symbolique, il faut dire laquelle ?

Ah pour l'instant, il y a rien sur la table. C'est pas moi qui fait le budget donc. Oui.

Non, non, mais vous voyez ce que je veux dire ? Non, mais est-ce que vous mettez aussi la barre à suspension de la réforme des retraites vous ? Bah, c'est évident ça.

D'accord. C'est trop violent ce qui a été fait. Trop violent.

Je veux dire, un bon gouvernement, qu'est-ce que c'est un bon gouvernement dans un pays comme la France qui a quand même tout pour réussir ? c'est qu' pas c'est qu'il y ait pas de mouvement sociaux. C'est ça un bon gouvernement.

Or, il y a mouvements sociaux sur mouvements sociaux. Les gens sont obligés de descendre dans la rue, les entreprises seront fragilisées, l'image de la France se dégrade. Mais c'est insupportable.

On a eu la taxe carbone qui aurait pu s'arrêter en 24 heures en retirant la taxe. Il a fallu attendre des mois. On a eu les manifestations sur les retraites qui ont été avec une répression d'une extrême violence parce qu'elles ont été imposées par le 493.

Donc, il y a un dysfonctionnement démocratique qui entraîne des révoltes sociales et qui entraîne de la répression féroce. Et là ça recommence, les manifestations recommencent. Les agriculteurs sont obligés de manifester parce qu'on importe en effet des produits qui ne respecte pas les normes sanitaires et il se passe rien.

Donc nos agriculteurs sont en train de s'effondrer parce que le gouvernement ne fait rien pour empêcher pour interdire l'apportation de produits qui ne respectent pas les normes demain voyez un gouvernement qui gouverne bien, il y a pas de mouvement sociaux. Non non, c'est ça la dégradation du fonctionnement démocratique qui explique le désordre social en France. 493 sur les retrait.

Alors, qu'est-ce qu'il faut faire pour s'en sortir ? Qu'est-ce qu'il faut, il faudrait que le gouvernement euh capitule, enfin capitule, non pas un terme guerrier, mais cède sur beaucoup de choses, sur tout ce qui est demandé. C'est pas céder, c'est écouter une majorité parlementaire.

Mais il y a pas de majorité justement s'il y en avait il y avait il y a eu un groupe politique quand même qui est arrivé en tête des élections et depuis la réélection d'Emmanuel Mar nouveau frère pour arriver en tête. Oui le nouveau mais oui mais enfin ils s'entendent plus vous le savez aussi bien que moi. Non mais au départ si vous voulez ce qui se dégrade aujourd'hui c'est que échéance après échéance il y a un non respect du vote des Français.

Emmanuel Macron il a été élu avec le Front républicain on est d'accord là-dessus. Il a même fait appel à LI pour il est élu. Est-ce que dans son gouvernement il y a la représentation ?

Il y a une union nationale, il y a le Front républicain qui est représenté. Non, il s'est replié sur son son groupe central, sur son groupe. Les socialistes, les écologistes LFU veulent pas participer.

Il y a même un ils sont pas vrai. Vous connaissez des socialistes qui ont envie de participer à gouvernement. Mais c'est pas vrai puisque même LFI avait dit à l'époque si nous on constitue l'obstacle, on ne demande pas rentrer au gouvernement.

Mais non, ils se sont repliés sur eux-mêmes. Ils ont même remis au pouvoir. Ils ont même remis au pouvoir les partis qui ont perdu les élections.

Ils ont même nommer premier ministre celle qui était à l'origine du 493 pour les retraites qui a mis jeté les gens dans la rue et qui a fait la taxe carbone. Mais c'est c'est insupportable que les gens voient revenir ceux qui sont battus aux élections. Donc ensuite élection législative, le pouvoir en place perd les élections législatives.

Il n'a que la majorité relative. On est d'accord. Les Français sont très intelligents.

Vous savez, le vote des Français est très fin parce que les Français ont élu un président de la République avec le Front républicain et ne lui donnent plus la majorité absolue. Pourquoi ? Parce qu'ils veulent justement que rentre au gouvernement aussi des forces de gauche.

Ça ne se fait pas. Qu'est-ce qu'on fait pour sortir de l'impie sur eux ? C'est Golden Royal.

Il redissent les il perd les élections européennes. Il redissent, il repèrent les élections. La gauche arrive en tête, ils sont pas capables, ça se fait dans tous les pays européens, au moins d'essayer un gouvernement avec un premier ministre de gauche.

Comment on sort de l'impasse aujourd'hui ? Il continue, ils remettent les mêmes au gouvernement. Comment on sort de l'impasse aujourd'hui ?

Ben, on met sur la table un projet de loi de finance qui correspond aux attentes des Français. Qu'est-ce qu'ils veulent les Français ? C'est att de la gauche, ils veulent plus le déclin, ils veulent qu'on règle les problèmes, mais ils sont conscients qu'il y a un dans tous les sondages, ils sont totalement conscient.

Oui, mais il voit ici aussi qu'il y a beaucoup d'argent d'un côté et un déficit de l'autre. Il vaut aussi que le pouvoir d'achat diminue. Il vaut aussi que les prix continuent à augmenter.

Il voit aussi que l'énergie est très très cher et que si on sortait du marché européen de l'énergie, on pourrait peut-être baisser l'énergie et donner une bouffée d'oxygène aux entreprises et au particuliers. Donc il voit aussi que des solutions opérationnelles d'amélioration de la situation ne sont pas prises. Donc vous dites à Sébastien le corn il faut à côter cela une explosion des des fortunes financières.

C'est-à-dire que la valeur travail aujourd'hui est en train d'être considérablement affaiblie puisque vous gagnez plus d'argent en ayant une fortune financière qu'en travaillant. Et quand en plus on vous dit et en plus on va vous supprimer 2 jours de travail et vous allez travailler gratuitement où est la valeur de travail. Ça c'est retiré.

Ça c'est retiré. Qu'est-ce que ça vous dites à Sébastien Lec ? Vous dites il faut faire il faut tendre la main faire des propositions au Parti socialiste pour obtenir une non justice fiscale.

Je dis vous ne pouvez pas demander les efforts supplémentaires aux catégories moyennes et aux catégories même moyennes supérieures et bien sûr aux catégories populaires. Si vous ne faites pas la justice fiscale, c'est tout. Si vous ne demandez pas aussi à ceux qui se sont considérablement enrichis, écoutez, les 500 plus grandes fortunes quand même ont multiplié leur patrimoine par 5 en 15 ans par 5.

La taxe du cubane de 2 %, il faudrait un siècle pour qu'il revienne un siècle, c'est pas grand-chose pour qu'il reviennent à la base initiale de leur fortune, c'est pas grand-chose. Mais je vous dire même eux, ils auraient intérêt les les multimilliardaires à dire quelque chose. Aux États-Unis, ils ont demandé à payer plus d'impôts.

Il devrait dire quelque chose parce que je vais vous dire quelque chose. Non, parce que je vais vous dire quelque chose. Même les ceux qui ont des grandes fortunes financières, les grands groupes de luxe par exemple qu'on a la chance d'avoir avec le talent de ceux qui les dirigent, ils auraient intérêt aussi à trouver des solutions parce qu'ils ont intérêt à ce qu'il y a une cohésion nationale.

Ils ont intérêt à ce que les mouvements sociaux s'arrêtent parce que c'est une question de prestige de la certains qui sont pas hostiles. Madame Carlac par exemple au MDF n'est pas du tout hostile. Alors au lieu de tout bloquer il bloque pas tout il bloque pas tout.

Je voudrais juste savoir où vous en êtes vous personnellement avec l'Union de la gauche. Qu'est-ce que vous puisque maintenant on entend des horreurs, enfin on entend on entend en gros qu'il y a une rupture dans le au sein du NFP entre le Parti socialiste et LFI et que on se demande où les écolos sont arrimés, vous qui les connaissez bien, est-ce qu'ils sont arrimés plutôt à les flux plutôt PS ? Est-ce que vous pensez que c'est un mouvement, une union de la gauche qui a de l'avenir ?

Ça ça se décide souvent au moment des élections et des programmes électoraux. Mais de toute façon l'électorat, il veut l'union. Après, il y a les opérations d'appareil, c'est une chose, les ressentiments personnels, les chocs de caractère ou les programmes différents.

Mais à la base, ceux qui veulent une société apaisée, ceux qui veulent une société plus juste, ceux qui ne comprennent pas pourquoi les services publics se se dégradent, ceux qui ne comprennent pas pourquoi l'environnement se dégrade. Vous avez vu, on vient encore de renoncer à un certain nombre de règles européennes. Donc les gens se disent et bah oui, ceux qui portent ces valeurs-là, ils doivent être unis à un moment.

Bien sûr, mais une gauche Gluxmade, un dernier sondage IfOP vient de sortir, le mettant très largement en progression. Est-ce qu'une gauche gluxmane, ça peut être votre gauche ? Vous saz, je moi je j'ai appris à ce que la politique ne se résout pas une personne.

Voilà, c'est un mouvement c'est un mouvement en profondeur la politique et par conséquent c'est ça qu'il faut redéfinir. H c'est il faut redéfinir ça par rapport à l'angoisse, notamment à l'angoisse des jeunes générations qui ne comprennent pas ce qui est en train de se passer, qui ne savent pas dans quel monde elles vont vivre, qui renoncent à faire des enfants aujourd'hui. Ça c'est un signal quand même très déprimant par rapport à l'angoisse des jeunes générations.

Et le rôle de la politique, c'est de rendre un pays en meilleur état que celui qu'on a trouvé quand on arrive aux responsabilités. Et ça ça n'en prend pas le chemin puisqu'on a le sentiment du déclin et moi je pense que la France est capable de stopper ce déclin et de remonter la pente. Après la chute de Michel Bernier, vous aviez écrit au président de la République pour dire votre disponibilité pour Matignon.

Est-ce que si Sébastien Lecnu subit le même sort que ses prédécesseurs euh vous dites "Je suis de nouveau disponible, je suis toujours disponible." Je je vais pas faire ça sur un plateau parce qu'il y a quelque chose de de ridicule. Mais ce que je voulais dire c'est que je ne veux pas qu'on puisse penser qu' que que que personne n'était candidat pour être un Matignon parce qu'à un moment il communiquait sur mais de toute façon personne ne veut venir à Matignon à gauche et cetera.

Donc j'ai pas changé d'avis de ce Oui, bien sûr. J'ai pas changé d'avis de ce point de vue-là. Vous êtes disponible ?

Non mais je vais pas faire de déclarations comme ça parce que c'est grottesque. Tualis dire avoir une dépêche à FP Golden Royal se disent c'est grottesque. Je veux dire la situation est tellement est tellement tendue, tellement difficile que c'est pas opportun déclaration comme celle-ci.

Mais merci de me poser la question. Je vous la pose. J'ai j'ai vu que c'est vous-même he qui aviez dit j'ai écrit à à Emmanuel Macron.

C'est pour ça c'est pour ça que je vous la pose.

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